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faune

La Vallée "Era Artiga de Lin" et le Goueil de Jouèou (Val d'Aran-Espagne)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques de films composées par la compositrice anglaise Rachel Portman. Leurs titres : "We Had Today", "Little Edie On Chair", "Love Is Divine", "Wedding Jewels", "We All Complete", "Main Titles" (avec John Lenehan pianiste et David Snell, compositeur), "Passage of Time", "Vianne Sets Up Shop" et "End Titles" (From "Emma"/Score)"

La Vallée "Era Artiga de Lin" et le Goueil de Jouèou (Val d'Aran-Espagne)

La Vallée "Era Artiga de Lin" et le Goueil de Jouèou (Val d'Aran-Espagne) 

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C’est fin mai lors d’un séjour d’une semaine dans le Val d’Aran que nous avons découvert l’Era Artiga de Lin (*). Nous avions loué un hôtel sympa à Betrén, petit village adjacent à la jolie ville touristique de Vielha. L’hôtel Ço de Pierra était sympa pour de multiples raisons. Son patron, déjà accueillant de nature, nous a mis tout de suite à l’aise en n’ayant aucune exigence supplémentaire car nous avions déjà tout réglé sur Booking.com. Il se contenta de nous remettre la clé et de nous indiquer les services dont nous pouvions bénéficier. La chambre était plutôt grande et disposait en sus d’une mezzanine et de ce fait il y avait 2 grands lits permettant de se reposer, de bien dormir et de regarder la télé le cas échéant. Ce ne fut pas le cas préférant le plus souvent la lecture et compulser les sites Internet pour les visites du lendemain voire des jours suivants. Le secteur en cette période hors saison étant très calme, le parking privatif, le petit déjeuner se présentant sous la forme d’un grand buffet où tout était à volonté, quoi demander de plus à cet hôtel rustique et paisible ? Seule la météo très maussade et un ciel souvent menaçant nous empêcha de faire les quelques petites balades pédestres que j’avais envisagées. On fut donc le plus souvent contraints de remplacer la marche pédestre par des promenades routières mais finalement il y a tellement de jolies routes, de beaux villages, de belles découvertes champêtres et montagnardes à faire que l’on ne vit jamais le temps passer. Du Val d’Aran au Luchonnais en passant par l’Aragon et le Pallars Sobirà, les kilomètres défilèrent sans jamais aucune lassitude. C’est ainsi qu’on découvrit beaucoup de belles choses mais aussi des lieux de restauration aussi divers que variés, allant de la « table familiale d’une dame âgée mais ô combien excellente cuisinière » à Sort jusqu’à la salle à manger d’une cathédrale à Roda de Isábena, petit joyau aragonais qu’on découvrit au pas de course car malheureusement sous une averse torrentielle..

Parmi toutes ces découvertes, reste l’Era Artiga de Lin que je vous présente ici. Ce fut un vrai coup de foudre car après y être allé une première fois sous un ciel très gris, il nous sembla obligatoire d’y retourner lors de la plus belle journée de notre séjour. Quand je dis « belle journée » entendez simplement « quelques coins de ciel bleu ». Comment vous dire à son propos  ? Il nous semblait que ne pas y retourner c’était un peu comme si on avait voulu visiter Paris sans aller voir la Tour Eiffel, Montmartre ou les Champs-Elysées. Ce fut donc notre seule marche pédestre et quand je dis « notre », je devrais dire « je » car Dany peu en forme ce jour-là me lâcha très vite, et avant même le milieu de la vallée pour retourner vers la voiture. Il est vrai que la balade aller et retour que j’avais programmée était plutôt courte. Depuis le parking, où non loin de là se trouve un imposant et magnifique refuge, elle consistait seulement à remonter la vallée jusqu’au pied des premiers pierriers du cirque glaciaire où deux ou trois petits névés subsistaient. C’est donc pratiquement tout seul que j’ai accompli cet aller-retour puis le trajet jusqu’à la cascade Goueil de Jouèou (voir plus loin), Dany m’ayant rejoint là-bas en voiture. Mais quel parcours sur le plan visuel, photographique et floral ! Grâce à un renard coursant un jeune chevreuil et à quelques oiseaux et papillons, je peux rajouter « faunique ». Cette petite vallée est une pure merveille ! Un vrai spectacle ! Je serais bien tenté de vous décrire cette vallée et ce cirque glaciaire mais il y a tant de sites Internet qui en parlent bien mieux que je ne pourrais le faire que j’ai le sentiment que ma description aussi belle soit-elle serait de trop. Vous n’aurez aucun mal à trouver des liens sur n’importe quel moteur de recherches car si en hiver la route qui y mène est fermée à cause des risques d’avalanches, en période estivale le lieu est excessivement prisé. Et puis je me dis que de cette merveilleuse découverte, il restera toutes les photos de mon diaporama musical ainsi que le récit et le plan de la balade expliquée ici. Toutefois, outre tout cela, deux choses restent gravées dans ma mémoire. La première,  c’est une amusante anecdote. La seconde, c’est « l’eau ». Ici, dans ce secteur des Pyrénées, elle est omniprésente. Quoi de plus normal qu’il y ait de l’eau quand on sait que le nom « Val d’Aran » est un toponyme pléonastique signifiant la « vallée de la vallée ».  Or une vallée est un relief façonné par au moins un cours d’eau. Concernant l’anecdote, il faut savoir que pour rejoindre l’Era Artiga de Lin, il faut emprunter une jolie petite route depuis le village de Es Bordes. Ce village est situé au bord de la Nationale N-230 permettant de rejoindre Vielha depuis la France. Là , il suffit de suivre la « Carrer dera Artiga de Lin ». La route est excellente mais comme il s’agit d’une route de montagne, elle est étroite et surtout très souvent humide. Si étroite est un problème pour celui qui  conduit la voiture ; ici en l’occurrence moi ;  humide fut un problème pour Dany mais aussi pour moi car cette route étant très souvent parsemée de grosses limaces brunes ou noires (leur nom vernaculaire est souvent « Loche » et en latin « Deroceras), j’étais prié de les éviter. De ce fait, ma conduite se transforma en une compétition routière où le but était de rouler très lentement mais surtout d’écraser le moins de limaces possibles. Zigzags, ralentissements, estimations précises pour que les bestioles passent au mieux entre les roues, il me fallait calculer tout cela et en même temps faire attention aux éventuels autres véhicules susceptibles de me croiser ou de me suivre. Par bonheur, nous étions hors saison estivale où paraît-il les touristes affluent en grand nombre et tout se passa pour le mieux car nous fûmes pratiquement les seuls sur cette jolie route. Voilà pour l’anecdote prouvant que Dany et moi n’avons aucune limite dans l’amour pour les animaux. Il est vrai que ces limaces n’ont une durée de vie que d’environ un an et qu’il est donc important de ne pas la raccourcir arbitrairement pour notre seul plaisir. Le second souvenir qui m’a profondément marqué est l’eau coulant dans ce secteur des Pyrénées. Il m’a sans doute marqué car les Pyrénées-Orientales où j’habite sont constamment en forte pénurie. Ici, ce n’était pas le cas et avant même d’arriver dans la vallée, on voit de l’eau couler de partout. Il est vrai que la « Carrer dera Artiga de Lin » est parallèle au torrent Joéu qui est un des tout premiers affluents espagnols de la Garonne. Le Goueil de Jouèou (Uelhs deth Joeu en Aranais signifiant les Yeux du Diable ou de Jupiter), magnifique cascade que l’on découvre aussi lors de cette visite n’est-elle pas toujours considérée  par certains hydrologues comme étant la vraie source de la Garonne ? (https://books.openedition.org/pumi/41621?lang=fr). Oui, ce secteur-là a une chance inouïe d’avoir de l’eau en abondance. Aussi, une flore et une faune exceptionnelles y sont constamment présentes. L’ours brun y vient régulièrement faire quelques prudentes virées. Ses escapades n’empêchent nullement quelques passionnées de haute montagne de venir gravir les 3.404m du  pic d’Aneto, le plus haut sommet pyrénéen  étant accessible pour les plus costauds d’entre eux avec un simple aller-retour d’une journée à partir du même parking que celui où nous avons garé notre voiture. Oui, grâce à tout ce que je viens d’écrire cette vallée de l’Era Artiga de Lin restera gravé dans nos têtes. N’ayant procédé à aucune vraie préparation de cette balade, je ne suis pas à même de donner une distance accomplie. Je l’estime à moins de 10km et de toute manière, telle qu’effectuée et indiquée sur le plan IGN espagnol elle est vraiment facile. De plus, des panonceaux sont là pour vous aiguiller. Prudence toutefois autour du torrent Jouèou et de sa cascade, le bouillonnement monstrueux ne laisse aucun doute quant à la puissance des eaux qui s’écoulent ici. Une chute, et c’est un canyoning exponentiel assuré.

Sinon que dire de plus : il y a aussi sur la route la Fontaine de Grésillun ou Grésilhon ainsi qu'une une chapelle dédiée à la Mère de Dieu (Mair de Diu en aranais) mais elle était fermée. A la bonne saison, une Centre d'interprétation accueille le public et un train touristique fait la navette du village d'Es Bordes jusqu'à la vallée. Dans le secteur, l'arboretum de Jouéou mérite le détour même si une mauvaise météo ne nous a pas permis une visite. Alors bien sûr, au départ du parking du refuge, bien d’autres randonnées bien plus difficiles sont possibles et vous n’aurez aucune difficulté à les trouver sur le Net. Enfin, vous serez sans doute nombreux à penser qu'il y a bien trop de fleurs dans ma vidéo. Mais que voulez-vous, la Nature en général, les fleurs, les papillons et les oiseaux en particulier sont devenus des passions. Je les aime, j'aime les connaître, les observer de très près et pour cela rien de mieux que de les photographier. Il y a tant à apprendre sur eux. Tout celà m'incite à penser que plus nous serons nombreux à les regarder de près, à voir leur diversité, leur beauté et plus nous serons nombreux à vouloir les protéger. Nous qui détruisons beaucoup trop la Nature sur cette planète, son avenir n'est-il pas associé au nôtre finalement ?

(*) Toponyme Era Artiga de Lin : Comme toujours en pareil cas quand un toponyme m’interroge, je tente de comprendre si derrière son nom se cache une explication. Et finalement ici c’est assez simple puisque chaque mot a sa propre explication et qu’il suffit de réunir les 3 pour une bonne compréhension de l’ensemble. C’est ainsi que j’ai trouvé que le mot « era » était une zone de battage. En agriculture, le battage étant je vous le rappelle une technique permettant de séparer les graines d’une plante (épi, tige, fruit, graine, gousse, etc…).Le mot « artiga », je me souviens l’avoir déjà analysé lors d’une autre balade intitulée « La Serre de l’Artigue del Baurien depuis St-Paul-de-Fenouillet ». J’avais trouvé qu’il pouvait signifier soit « un terrain défriché soit labouré » Et bien ici, on peut supposer qu’il ait sensiblement la même explication. Enfin concernant le mot « lin », il s’agit tout simplement de la plante oléagineuse et fibreuse dont on tire la célèbre huile mais qui sert aussi à la fabrication du textile connu depuis la nuit des temps puisque les bandelettes de certaines momies avaient été tissées il y a plus de 8000 ans avec des fibres de lin. Le linceul, petite pièce de lin, tire également son nom de la plante.

L’Era Artiga de Lin, c’était donc une terre qui avait été défrichée et déboisée où l’on cultivait du lin, lequel ensuite était battu. Comme très souvent en pareils cas, cette réunion de noms communs est devenue un nom propre par le fait même du langage oral courant. Les agriculteurs disaient « je vais à l’era artiga de lin », c’est à « la zone de battage du lin ». On peut aisément supposer que cette vallée que nous avons remontée, dont son vieux déboisement semble évident au regard de la forêt subsistante, constituait cette zone de culture et de battage. J’ai d’ailleurs pu photographié un pied de Lin cultivé près du refuge mais force de reconnaître que c’était le seul et que je n’ai pas réussi à en voir d’autres. Un cas isolé. Normal sans doute puisque nous étions fin mai et que sa floraison intervient au mieux à la mi-juin et sans doute encore un peu plus tard à cette altitude qui oscille entre 1.200 et 1.500m où la froidure est un élément souvent déterminant. Peu de fleurs de lin visibles dans cette vallée et à cette époque dont le genre compte environ 200 espèces parmi laquelle on trouve le Lin cultivé (Linum usitatissimum) étroitement apparenté au Lin sauvage ou bisannuel (Linum bienne) avec lequel d’ailleurs il est interfertile. Par contre, j’ai pu photographier une fleur de lin. En Aragon, j’ai pu photographié d’autres Lins, certains bleus comme le Lin de Narbonne (Linum narbonense) ou jaunes comme le Lin de France à trois stigmates (Linum trigynum) sans doute.

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Le Sentier du Barrage sur l'Agly depuis Cassagnes (66)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons interprétées par le ténor britannique Paul Potts. Elles ont pour titres : "Sei Con Me" (There For Me) accompagné de la chanteuse soprano Hayley Westenra, "Senza Luce" (A Whiter Shade of Pale de Procol Harum), "What a Wonderful World" (de Louis Armstrong) accompagné par le Yomiuri Symphony Orchestra et "Nella Fantasia" (d'Ennio Morricone et Chiara Ferraù)

Le Sentier du Barrage sur l'Agly depuis Cassagnes (66)

Le Sentier du Barrage sur l'Agly depuis Cassagnes (66)

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C’est lors du récent « Tour du Lac de Caramany » réalisé le 6 mars dernier que j’ai eu connaissance de ce « Sentier du Barrage sur l’Agly ». En effet, c’est en lisant un grand panneau situé sur l’esplanade jouxtant le remblai du barrage que j’ai eu connaissance de cette randonnée au départ du village de Cassagnes. Les 6km qui étaient mentionnés correspondant parfaitement à ce que Dany était à même d’accomplir, je ne voyais aucune raison de ne pas la faire ou de la remettre à plus tard. En ce 3 mai totalement printanier ; car avec un grand ciel bleu lessivé de tout nuage ;  nous voilà déjà à pied d’oeuvre sur un petit parking adjacent au cimetière de Cassagnes. Si nous avons le choix de démarrer de là ;  plutôt que de la rue des Hyères située au centre du village comme l’indique le topo officiel ; c’est que l’endroit nous a paru plus accessible et plus simple. Plus simple pour garer la voiture et plus simple aussi car immédiatement sur le bon chemin. Cette balade étant courte et comme en sus nous envisageons de piqueniquer, il est 10h30 quand nous démarrons. Bien évidemment, et comme je le fais à chaque randonnée, j’ai analysé les cartes IGN et les vues aériennes Géoportail car ça permet de se faire une petite idée du terrain et des décors  que l’on va cheminer. Ici, pour faire simple, le parcours circule tout autour d’une colline dont le nom est « Las Rocas d’En Barraut ». Elle est composée à la fois de quelques vignobles, à un degré moindre de vergers quand au reste de l’espace, broussailles et boqueteaux se le partagent.  La météo est tellement clémente qu’après avoir démarré en tee-shirts et pantalons longs, nous optons très vite pour une tenue plus légère. Pour cela rien de plus simple que d’ôter une fermeture-éclair afin de transformer le pantalon long modulable en un short plus rafraîchissant. Cette tenue nous conviendra tout au long du parcours. D’emblée et comme toujours, un « wagon » de fleurs printanières m’arrête tous les 2 mètres. Dany, elle, marche à son rythme mais elle m’attend dès lors qu’une intersection se présente car bien évidemment elle n'a aucune connaissance du parcours et pas de GPS. Elle s’arrête aussi pour écouter le chant des oiseaux et me demande si je les connais. Comme j’en connais certains mais d’autres non, j’utilise l’application BirdNET que j’ai sur mon smartphone pour les identifier. C’est ainsi que malgré un mélange hétérogène de chants, nous arrivons quand même à savoir qu’il y a surtout des pinsons, des rossignols et des mésanges. Par chance mais aussi avec un peu de patience, je vais réussir à photographier les 2 premières espèces mais aussi quelques autres tout au long du parcours. Si les oiseaux sont à l’honneur mais souvent difficiles à immortaliser, je me rattrape avec quelques criquets et surtout des papillons. Si j’en vois des plutôt communs, il y en a aussi des plus rarement visibles. C’est le cas des Proserpines mais surtout des Damiers de la Succise que je n’ai vu qu’assez rarement jusqu’à présent. Pourtant dieu sait si j’en ai fait des kilomètres à courir derrière toutes sortes de papillons pour les immortaliser.  Or ici, les Damiers de la Succise qu’on appelle aussi Damier des Marais sont très présents et même en assez grand nombre. C’est bien la toute première fois que j’en vois autant et comme je sais qu’il peut y en avoir des bien différents avec des colorations et des motifs variables, je photographie tous ceux qui se laissent approcher. Je le fais avec d’autant plus d’entrain que je sais aussi que ce papillon figure sur la liste rouge mondiale des espèces menacées et qu’il est en voie de disparation dans certaines régions et pays.  Autant vous dire que cette balade m’est hautement agréable car mon appareil-photo est constamment mis à l’épreuve, les fleurs étant nombreuses et extrémement variées. Elle est d’autant plus agréable que les décors et paysages environnants sont également plutôt chouettes. Ils vont l’être encore bien plus dès lors que le lac et son barrage deviennent nettement plus visibles même si très souvent au-dessus du lieu-dit La Devèze la végétation assez dense constitue un obstacle. Le pique-nique est si agréable aussi que l’on s’éternise bien au-delà du seul intérêt de manger. Il est vrai que le oiseaux continuent à être nombreux qu’ils soient sédentaires ou de passage. Je passe donc une belle partie du déjeuner à tenter d’en figer quelques-uns, mais ce n’est jamais facile même en utilisant tous mes appeaux. Quant à Dany, allongé sur un tapis de ramilles qu’elle a pris soin de couvrir d’une polaire, elle profite de la douce chaleur des rayons du soleil. On se remet en route presque contraints. Les décamètres défilent sans qu’on se lasse de marcher et quand un carrefour se présente doté d’ un panonceau nous annonçant une aire de pique-nique « Le Bousquet », je sais que Cassagnes n’est plus très loin. En effet, j’ai suffisamment analysé le parcours sur la carte IGN Géoportail pour en connaitre les quelques rares mentions que j’ai pu y déceler. Nous finirons cette jolie balade comme nous l’avons commencée, c’est-à-dire en flânant et en traversant Cassagnes, mais en évitant ainsi une partie du tracé original contournant le village. Traverser Cassagnes d’un regard curieux nous paraît plus divertissant et surtout plus captivant afin de découvrir son patrimoine. Quelqu’un a dit «  la curiosité est un vilain défaut mais un défaut permettant de progresser sur la voie de la connaissance ». Alors connaître Cassagnes est un choix presque manifeste. Et comme le village a conservé un beau patrimoine historique mais est aussi un véritable petit paradis paisible pas étonnant que son nom rime avec « cocagne ». Oui, Cassagnes, un pays de cocagne ! De plus ce barrage (et son lac) que l'on appelle le plus souvent de "Caramany" ou de l'Agly est en réalité situé sur la commune de Cassagnes. Les Cassagnols, très sympas, n'ont jamais râlé de ce "vol manifeste" ? Cette balade telle que je l’explique ici  a été longue de 6,4km. Les montées cumulées de 354m. A 364m d’altitude, le départ que nous avons choisi proche du cimetière est le point le plus haut. Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt top 25.

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La Boucle de la Combe Redonde à Port-la-Nouvelle

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 morceaux de musique extraits d'une playlist YouTube intitulée "Baroque Mix". Ils ont pour titres et interprètes : "Emotional Violins"  de Rafael KruxDavid Krulic y Orchestralis"Piano Passacaglia" de Mango Audio"Baroque Harpsichord and Strings" de Rafael Krux, David Krulic y Orchestralis et "Violinist Playing in the Snow" de Oleg Semenov.

La Boucle de la Combe Redonde à Port-la-Nouvelle

La Boucle de la Combe Redonde à Port-la-Nouvelle


 

Après le calcaire du « Sentier du Charbonnier », 7 jours plus tard, j’avais décidé de partir randonner vers celui de « La Combe Redonde »(*), boucle au départ de Port-la-Nouvelle que j’avais découverte en 2014 lors d’un inoubliable « Tour pédestre du Golfe Antique » en 3 jours. Oui, en ce 24 avril 2023, printemps oblige, j’avais décidé de rester dans les Corbières et la garrigue. Ici, cette dernière est prénommée « Haute ». La Garrigue Haute. Bien qu’ayant toujours eu un mal fou à identifier cartographiquement les limites du Massif des Corbières par rapport à leurs différents qualificatifs ;  on trouve tellement d’appellations avec « orientales », « occidentales », « centrales », « basses », « hautes », « méridionales », « maritimes », « catalanes », « du Languedoc »  « d’Alaric », j’en passe et des meilleures ;  j’allais passé grosso-modo des Basses-Corbières aux Corbières dites maritimes. En descendant ainsi de quelques échelons altimétriques, j’avais l’espoir d’y découvrir une faune,  et surtout une flore, quelque peu différentes à celles du Sentier du Charbonnier, déjà si riches. Car là elle était mon idée première : recenser d’autres fleurs, nouvelles ou pas,  mais insolites de préférence, et bien sûr en photographier un maximum. En effet, contrairement à l’idée qu’on peut se faire du calcaire avec ses sols aux aspects secs et donc arides, d’innombrables plantes s’y complaisent en permanence et bien d’autres adorent y pousser le printemps venu. C’était donc cette flore-là, de ce calcaire-là, que j’avais bien l’intention de découvrir en choisissant cette boucle.  Ici, ce calcaire, c’est celui du Massif des Corbières, datant du Crétacé dont le nom trouve son origine dans le mot latin « creta » signifiant «  craie » , roche sédimentaire calcaire comme chacun sait. Quant à cette « Combe Redonde », avant de partir j’ai essayé de savoir un maximum ce que l’on disait d’elle et ç’est comme ça que j’ai appris qu’il s’agit en fait à la fois d’une doline (*) mais également d’un ruisseau, les deux géologies étant peu éloignées l’une de l’autre. Le fond de la doline est désormais occupé par une vigne et les abords du cap Roc qui la domine sont truffés d’une bonne dizaine de blockhaus mais la boucle en question n’y passe pas. Quant au ruisseau situé un peu plus au nord,  j’ai appris que des « carriers » (*) y avaient vécu au début du siècle dernier afin d’extraire du marbre mais ils ont aussi activement participé à produire des moellons pour la construction, des bordures de trottoirs, des mausolées sans oublier la construction des jetées et autres digues du port de la ville. Voilà ce que j’ai appris de ce secteur que je vais partir découvrir. Si côté « idées », « objectifs » et « infos à connaître »,  les boucles sont bouclées, celle de « La Combe Redonde » reste  à accomplir. Il est 9h15 quand je range ma voiture sur le parking du lieu-dit « La Combe des Buis ». Je connais bien les lieux car outre mon passage lors de la dernière étape du « Sentier du Golfe Antique », j’étais revenu avec Dany en décembre 2021 lors d’une autre balade intitulée « La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle. » Alors bien sûr, qui dit « décembre » dit « hiver » et qui dit « hiver » dit « flore très restreinte ». Cette fois, ce n’est pas du tout le cas. Des fleurs, il y en a partout et avec une incroyable variété. J’en photographie tellement que je ne vois pas l’instant où je pourrais démarrer cette balade. Finalement, je me dis que des fleurs il y en aura bien d’autres ailleurs, alors je file en direction de la table d’orientation que je connais déjà fort bien mais qui présente l’avantage d’offrir un panorama unique sur Port-la-Nouvelle, la mer et tous ses alentours proches ou lointains quand il fait beau. Finalement, et après ces quelques décamètres, je constate que la plupart des fleurs vues au départ sont là aussi un peu partout. Je démarre enfin. Elles se raréfient un peu, certaines disparaissent mais d’autres continuent à être bien présentes. C’est les cas de jolies asphodèles mais aussi des ails roses et des aphyllantes de Montpellier. Comme j’ai déjà pas mal rempli la mémoire de mon appareil-photo, j’en cherche des différentes, des nouvelles voire des carrément moins visibles. Il faut dire qu’ici or mis d’être aux aguets de la Nature, il n’y a pas grand-chose à découvrir d’autre. La table d’orientation, quelques vestiges en béton plus ou moins disséminés de l’occupation allemande lors de la seconde guerre mondiale, de rares ruines et les murets avachis d’un agropastoralisme désuet et surtout des postes de chasse. Alors là des postes de chasse, je vais en voir. ça ira du plus rudimentaire élevé en pierres sèches au plus confortable avec siège capitonné et moquettes en guise de parures mais surtout de chausse-trappes. S’il y a tant de postes de chasse, c’est parce que ce plateau calcaire de la Haute-Garrigue est bien connu pour être le lieu de passage migratoire parmi les plus  « top » de toute l’Aude ou presque. Je ne parle pas bien sûr d’une immigration humaine mais d’une avifaune très diversifiée se chiffrant parfois en milliers d’individus dont malheureusement beaucoup n'arrivent jamais à destination  car trucidés par les chasseurs. Sans compter bien sûr les sangliers qui n’ont aucun mal à trouver refuge dans ce dédale karstique et végétal. Alors bien sûr,  si photographier des sangliers m’intéressent,  en voir restent très aléatoires, et de ce point de vue, les oiseaux et les papillons font partie de mes desseins un peu plus accessibles. Autant l’avouer, la chance m’a souri une fois de plus,  mais parfois je me demande  si marcher en étant en permanence aux aguets de quelque chose comme je le suis n’est pas « générateur » et donc finalement « productif » ? Fleurs en grand nombre, des papillons et des oiseaux, quelques tarentes et des criquets toujours très craintifs, voilà la faune qui a été visible au cours de cette agréable balade printanière. Pour le reste, on découvre vers la fin du parcours les anciennes carrières que l’érudit audois Marc Pala nous décrit avec force détail dans ses « Archives du sensible ». Si ici, les carrières sont faites de calcaire et de marbre, ses archives à lui sont des mines d’or culturelles que l’on ne se lasse pas de lire tant on y  apprend de choses. Des « choses » qui présentent l’avantage d’être très souvent liées à des balades pédestres possibles. Ce fut le cas ici. Grâce à lui et au botaniste Olivier Escuder, qui une fois encore m’a bien aidé dans la détermination de toutes mes fleurs, je n’ai pas « marché idiot » et comme là aussi était mon intention, j’ai terminé cette balade amplement satisfait. Je ne l’ai pas mesurée personnellement avec mon GPS mais de manières assez étranges on trouve sur le Net bon nombre de distances bien différentes allant de 7,5km jusqu’à de 10,5km. Alors, j’ai mesuré le parcours tel que je l’ai réalisé à l’aide de mon logiciel CartoExploreur et voilà les principales données obtenues : distance parcourue 8,6km incluant mes quelques « sorties de route » (table d’orientation, postes de chasse, vignoble). Points les plus élevés 90 à 91m environ, point le bas 2  à 5 m environ soit un dénivelé approximatif de 86 à 82 m. Carte IGN 2547OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

(*) Combe Redonde : Si j’ai commencé par m’intéresser à la toponymie du « mot » Redonde, j’avoue ne pas avoir chercher longtemps pour trouver la bonne explication que l’on peut résumer par le mot  « rond ». L’occitan et le portugais (redonda),  l’espagnol (redondo au masculin ou redonda au féminin) en sont les plus proches phonétiques.  Le remarquable site « vousvoyezletopo » explique tout ça en détail bien mieux que je ne pourrais le faire.  J’ai ensuite très vite perçu que la Redonde avait un lien très étroit avec la géologie, le mot « combe » le précédent ne laissant planer aucun doute à ce sujet. Toutefois, si les principale cartes IGN classiques et topographiques mentionnent le ruisseau, celles mentionnant la doline située plus au sud sont à chercher dans les plans IGN que j’utilise peu ou carrément jamais sur le Net (Géoportail). C’est d’ailleurs de cette dernière façon que je l’ai trouvée sur le site suivant : https://www.yumpu.com/en/document/read/54787177

Alors certes ce site-là évoque le Cap Romarin dans son ensemble et ses proches alentours, il est également un peu plus technique mais on y apprend pas mal de choses sur le plan géologique, historique et anthropologique.

Enfin plus intéressante encore ; enfin pour moi ;  fut la lecture du texte écrit par Marc Pala à propos des  « carriers de la Combe Redonde » qui vivaient là à proximité du ruisseau dans la première moitié du 20eme siècle. C’est d’autant plus intéressant que l’itinéraire de la boucle y passe tout près et permet de fixer visuellement les décors et ainsi de les rapprocher de la lecture préalable. On se souvient donc du cabanon délabré, du grand mur, espèce de grande rampe qui y monte, des grottes à portique, des murets, des anciennes carrières, etc…..Autant d’éléments permettant de s’imaginer une vie d’antan. Oui, cette Combe Redonde est restée dans ma tête comme une « redondance » bien après la fin de cette jolie boucle. J’espère que cette « redondance »  m’aura permis de ne rien oublier.  

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La Boucle "Autour de Montalba-le-Château"

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques originales du remarquable guitariste américain Walter Rodriguez Jr. Elles ont pour titre : "Much More""Ballad Road" et "Silent Call"

La Boucle "Autour de Montalba-le-Château"

La Boucle "Autour de Montalba-le-Château"

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En ce 5 avril 2023, cette « Boucle Autour de Montalba-le-Château », que j'avais trouvée sur Visorando, ne devait être qu’une simple promenade. Dans nos esprits, les 5,5km à parcourir ne devaient servir qu’à ça. Marcher un peu, pique-niquer face à un merveilleux Canigou enneigé étaient nos principaux objectifs. Dès le départ, un ciel bleu denim, limpide car sans nuage et une douce météo conjecturaient favorablement nos bonnes intentions. Il est 10h30  quand nous rangeons notre voiture sur un parking de la route principale, en l’occurrence la D.17, mais dans le village. Alors que nous chaussons nos godillots, un gentil et vieux monsieur vient nous « tenir le crachoir ». Il parle en nous posant des questions, mais parle tant et tellement vite qu’il n’attend jamais les réponses que nous pourrions éventuellement lui faire. Finalement, il passe du coq à l’âne et je comprends qu’il a surtout envie de nous parler de lui et de sa vie à Montalba-le-Château. Alors tout en nous préparant, nous l’écoutons avec attention et ce pendant un bon quart d’heure, bien au-delà de notre préparation.  Quand je le coupe, c’est pour lui dire que nous devons partir randonner tout autour du village.  Alors il acquiesce,  se tait et s'en va poliment un petit sourire au coin des lèvres, sans doute heureux que nous lui ayons consacré un peu de notre temps. Nous empruntons la D.17, puis un peu plus loin nous la délaissons au profit de la rue du Roumenga. Si vous regardez des plans et des vues aériennes sur le Net, vous trouverez l’intitulé « Camps del Cami de Vinça » dans la continuité de la rue de Roumenga, qui elle part ensuite à droite. Enfin peu importe, c’est par cette voie-là très rectiligne que nous sortons de Montalba et la campagne est déjà là avec ses fleurs sauvages, ses nombreux passereaux puis quelques fermes et corrals où dans les prés mitoyens paissent plusieurs chevaux. Il y a même un corbeau qui vient jouer les curieux et des étourneaux sans doute sédentarisés qui batifolent tout autour des équidés. Après un portail donnant sur de grandes serres de couleur verte, l’itinéraire vire à gauche en un angle droit. A droite le domaine « le Roc » avec les serres citées ci-avant et à droite un vignoble.  Au milieu, un chemin de sable blanc d’où s’envolent de jolis chardonnerets. Très vite, des  champs en jachères puis la garrigue prennent le relais du vignoble. Les fleurs sauvages et les papillons saisonniers se font plus nombreux. On retrouve la D.17 que l’on poursuit à droite sur une centaine de mètres et que l’on quitte pour un autre chemin encore sableux lui aussi filant à gauche entre des chênes verts. Ce sable blanc beige que l’on va fouler tout au long du parcours n’est ni plus ni moins que le socle de dépôts sédimentaires lacustres datant des temps géologiques. Celui plus grossier que l’on trouve en général au pied des amas rocheux est le résultat d’une érosion relativement plus récente. Ici, la principale roche est le granite aux nuances de couleurs quelque peu différentes mais assez souvent un peu rosées. Sur la gauche, Montalba et son éminent château ne tardent pas à apparaitre. A droite, le Massif du Canigou saupoudré de neige. Sa vue donne à Dany des envies de déjeuner sur l’herbe, sauf qu’il faut encore trouver l’herbe « qui va bien ». C’est chose faite quelques décamètre plus loin en nous éloignant du parcours d’une bonne cinquantaine de mètres. Là, adossés à des bruyères arborescentes amplement fleuries et donc très parfumées, nous déjeunons sur l’herbe de nos gros pans-bagnats. « C’est fou comme le beau temps et le bien-être m’ouvrent l’appétit » dis-je à Dany. Elle acquiesce mais sans parler car la bouche pleine. Ayant tout le temps devant nous, après ce copieux pique-nique,  je pars en quête de quelques photos naturalistes pendant que Dany s’est allongée sur l’herbe pour se reposer un peu. Quand je reviens, je la découvre presque endormie avec deux coccinelles se promenant sur sa polaire. Les coléoptères rouges et noirs contrastent tant avec le bleu du vêtement que je ne peux pas ne pas les voir. Nous repartons et peu de temps après tombons sur un gros troupeau d’ovins partant sans doute à l’estive. Accompagné de plusieurs chiens, le berger mène son troupeau avec sans doute cette idée de rester au plus près du chemin. Mais un pré herbeux se présente et le troupeau part alors en éventail. Nous faisons tout pour tenter d’éviter les animaux mais les voilà qu’ils partent en tous sens guidés par cette gloutonnerie folle de brouter tout ce qui se présente au bout de leur mufle. Si le nonchalant patou passant tout près de nous a déjà compris que rien ne ferait dévier ses ouailles, nous voilà plantés là comme deux statues au milieu de l’imposant troupeau. Finalement, personne ne prête attention à nous et tout se passe pour le mieux. Nous repartons. Peu après, nous croisons de beaux chevaux. Eux sont parqués.  Occupés à brouter, ils restent indifférents à l’intérêt qu’on veut leur porter. Plus loin, sur la droite et en  contrebas du chemin, nous apercevons plusieurs lamas aux robes chamarrées. J’apprendrais en rentrant qu’ils sont destinés à des promenades. Au milieu d’imposants blocs granitiques, le chemin devient plus large et plus sableux encore. Flore et faune continuent à jalonner le parcours pour mon plus grand plaisir. Dès lors que le sable laisse la place à l’asphalte, l’arrivée se fait plus proche. Après avoir tourné autour ; comme l’indique le titre de cette balade ; désormais Montalba et son château se dressent droit devant. Pourtant le parcours continue d’être agréable et il en sera ainsi jusqu’à son terme. Pendant quelques instants, l'église Sainte-Marie apparaît au loin sur notre droite me remémorant ainsi une autre très jolie balade que nous avions réalisée ici en 2018. Elle avait consisté à partir à la découverte des "Bornes frontières de 1258". Souvenirs, souvenirs ! Malgré une distance plus que modeste, celle-ci fut pour moi une vraie randonnée. Ce sentiment, je le dois sans doute aux jolis décors parcourus mais surtout au plaisir que j’ai eu à photographier une faune ; sauvage ou pas, et une flore qui ont très présentes tout au long de l’itinéraire. Remercions Philippe Pagès d’avoir mis cette jolie boucle sur Visorando car sans lui pas sûr que nous l’aurions connue. La distance est donnée pour 5,43km, mais autant être honnête aujourd’hui je n’ai rien mesuré,  car comme le dit l’adage « quand on aime on ne compte pas ! ». Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt top 25.

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Le Tour du Lac de Caramany

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques du duo irlando-norvégien "Secret Garden" composées par Rolf Løvland. Elles ont pour titre "Beautiful" chantée par Brian Kennedy"The Pilot" (instrumental), "Strength" chantée par Espen Grjotheim"Cause Of You" chantée par Cathrine Iversen et Espen Grjotheim et enfin la cinquième "Passacaglia" d'Haendel/Halvorsen jouée en solo au piano par Pianovus (incomplète).

Le Tour du Lac de Caramany

Le Tour du Lac de Caramany

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Nota : Le tracé officiel du Tour du Lac de Caramany proposé par le département 66 (voir ce lien) évite bien évidemment cette partie où des éboulements de pierres se sont produits ces dernières années, entre l’embouchure du Ravin de Tury et le lieu-dit Clot del Tury. C’est donc à mes risques que je suis passé outre les interdictions car j’ai estimé qu’un maximum de conditions favorables me permettait de le faire (belle météo, possibilité auxiliaire dans le lac asséché, eau excessivement basse du lac et de l'Agly, marche en solo) . Si vous faites de même, vous le ferez également à vos risques et périls. Je conseille bien évidemment de ne pas prendre de risques si les conditions ci-dessus ne sont pas totalement remplies ou si vous marchez avec des enfants. A vous de voir.

De ma part, faut-il voir dans ce « Tour du Lac du Caramany » le signe d’un quelconque intérêt grandissant pour l’énergie électrique ? Je ne le pense pas, même si en cette période d’inflation, le sujet très d’actualité par la hausse effrénée de ses tarifs ne me laisse bien évidemment pas indifférent ! Et ce n’est donc que pure coïncidence si ma dernière randonnée (Le Circuit du poste électrique et les éoliennes de Baixas depuis Saint-Estève) et celle-ci ont en commun des lieux où la production électrique est de mise. D’ailleurs, pour être honnête, ici c’est plutôt l’eau et sa carence qui ont aiguillonné mes pensées que le fait qu’il y avait non loin de là un barrage hydroélectrique. Il est 10h30 quand je gare ma voiture tout près de l’aire de pique-nique jouxtant le pont traversant le lac. Selon un plan que j’ai pu voir sur Internet, le départ est là ce qui m’oblige à remonter la route D.21 jusqu’à hauteur de la cave Les Vignerons de Caramany. Le Tour du Lac démarre vraiment là, à droite de la route,  même s’il n’y a aucune mention.  Mais pour avoir déjà accompli une autre randonnée intitulée « Autour du Grand Rocher », je sais que c’est là, les départs sont identiques.  Dans l’immédiat, il s’agit d’une voie bitumée qu’il faut quitter bien plus loin au profit d’un chemin sableux partant à gauche. Comme toujours, je suis déjà en quête de ce que la Nature peut offrir à mon appareil-photo, paysages certes mais surtout flore et faune. Autant l’avouer les deux étant plutôt rares en ce début de balade, les quelques occasions qui se présentent ne sont pas à gâcher. Si les fleurs sont faciles à immortaliser, les oiseaux et papillons réclament plus de patience et surtout plus de chance. Or mis cela, la météo étant très bonne, l’itinéraire reste agréable à cheminer. Seul un ciel un peu laiteux, surtout vers le sud-est,  contrarie mes premières photos car la luminosité n’est pas idéale. Quelques fleurs, des passereaux sur les arbres, d’autres picorant je ne sais quoi sur le sol, une stèle marquant le premier coup de pioche du barrage, deux panonceaux expliquant une vie « néolithique », un autre recensant les balades possibles  sont autant d’occasions pour s’arrêter un peu. Comme peau de chagrin, le lac, lui, se rétrécie au fur et à mesure que j’avance et par là même les berges sableuses et argileuses car alluvionnaires se rapprochent l’une de l’autre. De lac, l’Agly va devenir rivière puis carrément ruisseau. Jamais, je n’ai vu le lac de Caramany ainsi et dieu sait si j’y suis venu souvent y randonner (*). Si le fleuve Agly a toujours été là, on y aperçoit aujourd’hui les vestiges d’un muret fait de pierres qui servait à le canaliser. Dès lors qu’un panneau d’interdiction se présente faisant suite à de très nombreux glissements de terrain et éboulements, je me vois contraint de réfléchir par où faut-il que je passe.  J’avoue que m’éloigner du lac alors que ce dernier est largement asséché ne m’inspire pas trop et ce d’autant qu’il y a longtemps, lors d’une randonnée au « Balcon de la Pêche », j’étais déjà passé outre cette interdiction sans aucun problème. Finalement, c’est en voyant un couple accompagné d’un chien marchant en contrebas que je me décide à braver l’interdiction. Je me dis que si les éboulements sont trop importants et interdisent le passage, j’aurais toujours cette solution de descendre dans le lac asséché. Finalement, mon passage s’effectue sans réel souci, ma seule crainte étant le chien du couple que je viens de retrouver  quelques décamètres plus loin. Trop livré à lui-même, car montant et descendant les pierriers provoqués par les éboulements, j’estime que leur chien constitue un éventuel danger et je n’hésite pas à le leur dire. Répondant à ma demande, ils retiennent leur chien le temps que je passe. Je les en remercie mais insiste sur le fait que le risque peut aussi être pour eux. C’est sur ces bonnes paroles que  nous nous séparons, non sans avoir évoqué au préalable cette voiture « renversante » gisant au milieu l’Agly, là où le fleuve n’est plus qu’un étroit ruisseau. « Renversante » car les roues en l’air et étonnante à cause de l’endroit où elle se trouve, loin de toute voie routière. « Comment est-elle arrivée là » ? C’est la question que nous nous posons conjointement.  Ils me disent vouloir en informer soit la mairie de Caramany soit la gendarmerie, ce en quoi je ne les contredis pas (**). En atteignant la D.9, me voilà complètement soulagé, d’autant plus soulagé qu’en traversant le pont, j’aperçois le couple et leur chien en train de revenir vers moi. J’ai réalisé la moitié du Tour du lac et sans doute franchis la partie la plus délicate. Il est 12h15 et je réfléchis déjà à trouver un coin propice et agréable pour pique-niquer, et ce d’autant qu’une légère brise venant du nord s’est soudainement levée. Finalement, après avoir trouvé les balises jaunes propres au Tour du Lac, je n’en tiens plus guère compte peu après car longer l’Agly et marcher dans le lac asséché est bien plus simple. Alors, je vais et je viens, m’éloignant du lit de la rivière pour mieux y revenir. Suivre l’Agly étant parfois un peu monotone, parfois je m’en éloigne au profit  des vignobles, des bois et d’un peu de garrigue. Très souvent, la présence d’oiseaux aquatiques ou de passereaux que j’aperçois guide mes pas. Idem pour les quelques papillons que j’entrevois. Ils me muent en un chasseur inoffensif où mon appareil-photo devient une épuisette sans filet. C’est moins douloureux pour eux ! Finalement, après avoir trouvé un coin sur l’herbe et abrité du vent pour pique-niquer, c’est l’obligation de rejoindre l’arrivée qui me fait quitter le bord du lac et prendre la route asphaltée. Eh oui, ici, or mis faire un peu de natation, il n’y a pas d’autre choix que mes jambes et la route pour retrouver ma voiture. Cette dernière me permet de rejoindre le village de Caramany que j’avais visité au pas de charge lors de cette balade « Autour du Grand Rocher ». Peu après, je pars voir le barrage, par pure curiosité et surtout au regard du niveau si bas de l’eau.  Ainsi se termine cette balade finalement plutôt agréable et où comme souvent j’ai pu me consacrer pleinement et avec plutôt de la réussite à ma passion pour la photo naturaliste. Seul tourment ? La sécheresse qui sévit et peut s’avérer inquiétante si je me fie à mes

récentes balades toutes faites en hiver mais sous un soleil estival et ardent. En novembre dernier, lors de « la Boucle de Marcevol » le lac de Vinça était à sec et 3 mois plus tard, c’est celui de Caramany. A quoi aurons-nous droit cet été ? Bien qu’ayant mon GPS avec moi, je n’ai pas enregistré de mesures lors de cette balade. Quant au tracé que j’y avais enregistré, il était long de 14,1km mais allait s’égarer incomplètement du côté d’Ansignan. Je ne peux donc formuler qu’une  estimation faite avec mon vieux logiciel CartoExploreur  et en tenant compte  de l’asséchement du lac et de mes divagations qui ont consisté à longer l’Agly, à m’en éloigner parfois pour ensuite y revenir : distance estimée 11km. Dénivelé 68m entre le point le plus bas et le plus haut. Cartes IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt et 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

(*) Mes autres balades autour et à proximité du lac de Caramany : 

 

(**) Voiture dans l'Agly : Finalement cette voiture aperçue dans l'Agly, au niveau du lac de barrage, était bien consécutive à un accident qui s'est produit le 1er novembre 2022, accident ayant fait l'objet d'un article sur France Bleu.fr lui-même relayé par le SDIS 66 sur leur page Facebook. Voici les liens ci-après : 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/accident-de-la-route-a-caramany-le-conducteur-finit-sa-course-dans-le-lac-1667315074

Page Facebook du SDIS 66 

 

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Le Circuit du Poste électrique et les Eoliennes de Baixas depuis Saint-Estève.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons interprétées par Gilbert Montagné. Elles ont pour titre : "Liberté", "J'Ai Le Blues de Toi""The Fool" et "Musicienne".

Le Circuit du Poste éléctrique et les Eoliennes de Baixas depuis Saint-Estève.

Le Circuit du Poste éléctrique et les Eoliennes de Baixas depuis Saint-Estève.

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Parce j’allais régulièrement y faire du VTT en partant de chez moi, je me suis dit « pourquoi ne pas en faire un circuit pédestre ? » Voilà comment est née cette balade que j’ai intitulée « Le circuit du poste électrique et les éoliennes de Baixas depuis Saint-Estève ». Par poste électrique, il faut savoir qu'il s'agit à la fois d'une structure chargée du Réseau du transport de l'électricité (R.T.E) en France mais aussi d'une interconnexion souterraine passant sous les Albères entre la France et l'Espagne.  Mitoyennes du poste électrique, les éoliennes ont grandement contribué à ce que germe cette idée. En effet, en France, on ne compte plus le nombre de randonnées pédestres dont le but principal est d’aller découvrir des éoliennes et pour cela il suffit de taper dans Google recherche « randonnées éoliennes France ». C'est plus de 1,5 millions de liens qui vous seront proposés. D’ailleurs, dans mon blog, il y en a déjà deux, toutes les deux dans l’Aude (*). N’oubliez pas le nom « France » sinon le système de recherche vous enverra d’abord en Italie dans les îles Eoliennes et bien évidemment ça n’a plus rien à voir et surtout ce n’est pas le but recherché  ! Au-delà de ces quelques raisons, la création de cette balade se justifiait d’autant plus que le poste électrique de Baixas permettant une interconnexion avec l’Espagne ainsi que ces éoliennes ont reçu très souvent les plus beaux superlatifs lors de leurs réalisations. Jugez plutôt. A propos du poste RTE de Baixas :  « L’interconnexion électrique souterraine entre Baixas (France) et Santa Llogaia (Espagne) est une œuvre pionnière dans le monde ». (Source site de l’Inelfe-Société Mixte INterconnexion ELectrique France-Espagne). « Un chantier hors norme à Baixas » (Source l’Indépendant du 13/05/2013.) « Le chantier de mise en place de la liaison entre la France et l’Espagne aura été l’objet de nombreux exploits techniques » (Source site Manufor Service). «Le réseau électrique est en route vers une aventure industrielle profonde » (Source site de L’Usine nouvelle-juin 2021) ». Des louanges, il  y en a bien d’autres. Quand aux  éoliennes, en juin 2016, on pouvait lire sur le site Internet de France3 : « Inauguration du plus grand parc éolien de France à Baixas en Roussillon » ou bien encore sur le site de l’EDF « Le groupe EDF met en service  l’Ensemble éolien catalan ; le plus puissant parc éolien en France ». Alors comme il faut être honnête, bien évidemment, cette balade ne vous permettra pas de visiter en détail le poste électrique, lequel de plus fonctionne paraît-il de manière totalement automatisé et pratiquement sans aucune intervention humaine. Toutefois, vous pourrez néanmoins vous faire une belle idée de l’ampleur de ses  structures quant aux éoliennes, le parcours emprunté y passe quelquefois dessous, très souvent à côté et par grand beau temps, de très nombreuses sont visibles puisqu’outre Baixas, elles rayonnent également vers CalcePézilla-la-Rivière et Villeneuve-la-Rivière. Autant dire que si vous envisagez de prolonger mon circuit pédestre, vous n’aurez que l’embarras du choix pour aller plus loin. Voilà ce que l’on pouvait dire en préambule. Il est 13h20 quand je démarre de chez moi direction le cimetière ouest et le chemin du Fournas en passant par la route de Baixas puis à gauche au travers de la pinède. Si les objectifs de ma balade cités ci-dessus sont bien arrêtés, il y  a d’autres buts plus aléatoires dont je suis constamment en quête. On peut les résumer en un mot « Nature », voire ici en deux « faune et flore ». Dans la pinède, cette Nature prend très vite les traits d’un papillon qu’on appelle Tircis, d’un joli Serin cini aussi jaune qu’un Canari dont il est « familièrement » très proche,  d’un peu craintif Ecureuil roux habitué des lieux et de quelques pinsons cherchant pitance. Quant aux fleurs que je recense  elles sont toutes rudérales, c’est-à-dire qu’elles poussent spontanément quelques soient les types de terrains. Il en sera très souvent ainsi tout au long du circuit. L’itinéraire continue derrière le cimetière, direction un immense champ de serres agricoles solaires dont l’aménagement est assez nouveau puisqu’inexistant lors d’une autre balade qui m’avait vu passé par là en octobre 2021 : « Le Chemin de Milie ». Il suffit de laisser à gauche les serres et de continuer toujours tout droit. A cause des serins et des pinsons photographiés dans la pinède, je pressentais que les passereaux seraient plutôt nombreux et cela se confirme au delà de mes espèrances avec notamment quelques étonnants Hérons garde-boeufs. J’en suis d’autant plus heureux que la LPO (Ligue pour la Protection  des Oiseaux) et le Muséum National d'Histoire Naturelle parlent souvent de déclin et parfois même d’hécatombe !  Il est vrai que leurs chiffres tirés d'expériences et de recensements sur le terrain ne peuvent guère prêter à discussion. En France, 30% d'oiseaux de moins en 30 ans ! Alors que le chemin de terre devient bitume et s’élève quelque peu, il est temps de tourner à gauche presque au sommet de la côte. Les structures du poste électrique ne tardent pas à apparaître droit devant. Les éoliennes, elles, sont déjà visibles car dépassant l’horizon depuis déjà un bon moment. Il faut traverser avec prudence la D.614 et contourner le poste RTE par la gauche. Une large voie asphaltée dominée par de gigantesques pylônes à haute tension sert dans l’immédiat d’itinéraire mais se transforme un peu plus loin en chemin terreux dès lors que l’on atteint la première éolienne. Ici, entre poste RTE, éoliennes et vignobles, c’est avec surprise ; et satisfaction, que je constate que les alouettes et les étourneaux sont encore bien présents.  Leur nombre est assez  conséquent et je me dis qu’ils ne semblent pas vraiment hostiles à la proximité de ce  progrès qui transforme grandement nos campagnes. Réalité ? Chimère ? En tous cas, j’ai lu que des études « très poussées » sur la flore et la faune avaient été entreprises avant la réalisation de ces implantations industrielles par des biologistes et des spécialistes de l’environnement. Au-delà de la Nature, source de connaissances, que j’apprécie de plus en plus en vieillissant, moi, ce qui m’ennuie le plus en ce moment, c’est que l’on dénature nos campagnes mais qu’il n’y ait aucune contrepartie pour les administrés, citoyens et clients que nous sommes. Avec toute cette électricité produite à proximité, on pourrait espérer  de tarifs « circuit court » et au lieu de ça c’est des « châtaignes » de plus en plus dures que l’on trouve sur nos factures. « Circuit court et court-circuit », il n’y a pas de différence !  Après la première éolienne du lieu-dit Mas Jaume, le chemin redescend  vers une seconde et là, en l’atteignant, il faut tourner à gauche direction de nouveau la D.614.  Cette voie routière, il faut la descendre à droite sur une centaine de mètres puis prendre de l’autre côté un large chemin filant vers le lieu-dit La Garona. S’agissant d’une route départementale pas mal empruntée par des voitures, inutile de préciser que cette partie-là nécessite attention et prudence surtout si vous êtes un groupe de randonneurs et qui plus est avec des enfants. Une fois atteint le large « mauvais » chemin ; car mi-terre mi-bitume ; il faut prendre à droite le suivant essentiellement terreux dès lors que se présente une intersection. Quelques mètres plus loin, un puits sur la droite est une véritable « résidence » pour les Tarentes de Mauritanie. Approchez-le doucement et surtout  avec silence et vous verrez, c’est une véritable tanière pour ces reptiles verruqueux mais ô combien utiles à la régulation des insectes ! J’en ai aperçu plusieurs dizaines même si je n’ai réussi avec un peu de patience à en photographier que quelques-unes, le plus souvent de couleurs brunes plutôt sombres. Le chemin continue tout droit et atteint une longue vigne ; assez nouvelle si j’en crois la grosseur des ceps et le récent labour ; vigne qu’il faut longer à gauche puis contourner par la droite en atteignant un bon chemin. Ce chemin devient piste et l’itinéraire devient simple car quasi-unique. Quelques centaines de mètres plus loin, il  atteint une nouvelle voie bitumée qu’il faut emprunter à droite puis à gauche dès l’intersection suivante. Là, après quelques mètres, prendre à droite une étroite sente entrant dans une pinède située au lieu-dit « Les Dames ». Ce sentier vous amène vers le chemin d’En Destros entre le Mas Cramat situé à droite et une autre habitation largement tagguée à gauche. Ce chemin, je l’ai  déjà évoqué lors de cette randonnée que j’avais intitulée « Le Circuit du Patrimoine de Baho ». Ce chemin d’en Destros atteint, il faut l’emprunter vers la gauche puis à droite et Saint-Estève n’est plus très loin. La pinède du Bois-Joli est presque synonyme d’arrivée même si pour atteindre mon domicile, plus d’1,5km sont encore à parcourir. Selon d’où vous serez partis, vous en aurez peut-être moins, car autant l’avouer si le départ de Saint-Estève importe peu, pour élaborer ce circuit, il a fallu que je m’y reprenne à deux fois et ce afin qu’il « tienne la route », c’est-à-dire avec des chemins dignes de ce nom, pas trop biscornus, avec si possible un minimum de bitume et un maximum de sécurité. Selon la météo et la saison, si les deux sont belles, et malgré ce progrès prenant de plus en plus de place, vous aurez droit à des décors fabuleux sur une belle partie du Roussillon avec comme toujours un Canigou, grand souverain des montagnes environnantes. En partant et en revenant de l’étang, la distance est d’environ 10,5km selon la tracé mentionné sur la carte que je propose. La déclivité étant négligeable, je n’en parle pas. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon – Top25.

(*) Deux autres balades au sein d'éoliennes sur mon blog : 

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Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Publié le par gibirando

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Ma petite maison d'Urbanya, achetée en 2010 et longuement restaurée avec sueur et passion.

Toutes les photos de cet article peuvent être agrandies en cliquant dessus. 2 fois pour un plein écran. 


 

En juillet 2020, j’avais déjà écrit à propos d’Urbanya et j’avais intitulé cette petite nouvelle « Par une belle aube d’été ». Il y était question d’oiseaux, d'un chevreuil et du chant d’un ruisseau. En un mot, il y était question d’une Nature avec un grand « N ». Que s’est-il passé depuis ? Je ne sais pas ! J’ai beau chercher, je ne trouve pas de véritables explications aux constats que je dresse ci-dessous. Sans doute les réponses sont-elles trop nombreuses pour les résumer en une seule conclusion ? 

Une "nouvelle" saison à Urbanya. 

Un Torcol fourmilier, un habitué d'Urbanya mais qui n'est pas revenu en 2023

 

Quand le 2 juin 2023 nous sommes arrivés à Urbanya, la première chose qui m’a étonné, c’est de ne plus entendre le chant des oiseaux. Voilà déjà 13 ans que nous avions acheté cette vieille maison de montagne et si je savais évident et même certain le déclin des oiseaux, ce dernier avait été plutôt régulier, uniforme et mesuré. Habitué aux chants des oiseaux, toujours très présents autour de la maison, là, c’était le silence le plus total. Seul dans le lointain, un coucou gris rabâchait sa lancinante complainte. « Coucou ! »,  « coucou ! » , « coucou ! » répétait-il, changeant souvent de secteur car probablement à la vaine recherche d’un nid à parasiter. Autour de la maison, disparues les mélopées des pinsons et des merles, les chansons saccadées des rougequeues noirs, des sitelles-torchepot et des moineaux et les cris rauques des geais et des pies. Finis les passages migratoires des linottes, des tariers, des fauvettes, des chardonnerets, des serins, des traquets, des pies-grièches, des bouvreuils, des pipits et autres bruants. Oui, même ces espèces-là pourtant toujours si présentes et coutumières autour de la maison ou dans la proche forêt étaient désormais totalement absentes. Certes bien d’ autres espèces s’étaient raréfiées depuis quelques années,  certaines avaient disparu mais là ça dépassait l’entendement. « Que se passait-il ? » Quand j’apercevais un oiseau, je me mettais à courir me précipitant sur mon appareil-photo pour tenter de le figer tant en voir un autour de la maison était rarissime. Dans les 5 ou 6 nichoirs que j’avais depuis longtemps installés, un seul semblait occupé par un joli mais étrange couple de mésanges charbonnières. Etrange car ils n’avaient pas cette fréquence habituelle dans leurs va-et-vient. Construisaient-ils seulement le nid ? En tous cas, trop espacées, ça ne pouvait pas être des becquées à des oisillons ! Notre arrivée les a-t-elle perturbé ? Malgré la hauteur inaccessible du nichoir, la présence de nos trois chats les a-t-elle inquiété ? Toujours est-il qu’on ne les vit que quelques jours puis ils disparurent eux aussi ?  (*)  

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Une mésange charbonnière devant un nid que j'ai fabriqué.

 

Le lendemain matin et les surlendemains, seuls les puissants crachotements très désagréables car trop récurrents de deux ou trois débroussailleuses ou autres tronçonneuses nous réveillèrent bien trop tôt. Mais nous étions en juin, il avait pas mal plu et ces débroussaillages s'expliquaient. Côté oiseaux, c’était toujours ce silence si anormal et d’autant plus anormal que c’était la saison des cerises. Oui, en ce printemps, tout paraissait anormal car le grand cerisier de notre gentille voisine Alix était totalement dépourvu de jolis fruits. En y regardant de plus près, je ne vis que des noyaux entourés d’une fine peau complétement desséchée. Les fruits étaient ratatinés et donc immangeables et sans doute même pour les rares oiseaux qui ne venaient plus sur cet arbre.  Enfin, rien de bien appétissant, ni pour nous habitués à confectionner des clafoutis et des confitures, ni pour les quantités d’espèces de passereaux que nous avions pris pour habitude de voir dans ce bel arbre à cette époque de l’année. Dieu sait pourtant si nous avions pris du plaisir à regarder ce cerisier lors de toutes les années précédentes. Un vrai spectacle ! Un spectacle que j’avais souvent pris soin de photographier. Des photos d’oiseaux ou d’écureuils becquetant ou croquant des écarlates cerises, j’en détenais des dizaines et des dizaines ! « Oui, que se passait-il cette année ? » pensais-je une fois encore. « Qu’avait-elle de si particulier pour que se produisent de tels changements ? » Je ne trouvais pas de réponse et ce d’autant que le soir venu, quelques orages apportaient un peu d’eau et de fraîcheur. L’après-midi du premier jour, lors d’une courte promenade à la lisière de la forêt, un chevreuil se laissa complaisamment photographier, ce qui sur l’instant me mit du baume au cœur. « La Nature n’a pas totalement disparu » me dis-je.  Ce constat se vérifiât dans les semaines suivantes.  En effet, le jardin potager que je venais de parfaire après des jours et des jours de durs labeurs ; car il avait fallu refaire un mur en pierres sèches, désherber, biner, ameublir et aérer la terre ; et où j’avais pris soin de planter pommes de terre, salades, courgettes et haricots fut visiter dans la nuit par une harde de sangliers. Si grâce à un filet, les haricots et les courgettes échappèrent à leur fringale, les semences de pommes de terre et les petits plants de salades furent grandement dévorés et de ce fait, complétement anéantis. Malgré une sourde contrariété, je me suis dit « la Nature est toujours là ! ». Effectivement, la Nature était bien là car dans les jours suivants les pousses des haricots qui commençaient à germer étaient systématiquement croqués eux aussi. Par qui ? Par quoi ? Si je notais la présence incroyable et inhabituelle du nombre de sauterelles ; ce qui était nouveau ; en tous cas dans mon potager ; il y avait aussi de minuscules coléoptères dorés dont je n’avais jamais noté la présence. Peu ou pas d’oiseaux ? Des insectes comme jamais ! Bien qu’assez inhabituelle, cette logique-là semblait respectée. Avec patience, j’ai replanté plusieurs fois des haricots et j’ai fini par avoir gain de cause même si les récoltes n’ont jamais été aussi conséquentes que les années précédentes. A l’orée de la forêt, où les oiseaux étaient également bien absents, les sauterelles semblaient avoir pris possession des lieux. Dans les hautes ou basses graminées, dans les genêts, les ronciers et les buissons de la garrigue, il y en avait de partout et de toutes les tailles.

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

De rares oiseaux en 2023 mais des sauterelles et criquets en très grand nombre.

Ça s’était nouveau ! En tous cas, cette quantité-là était très nouvelle ? Si nouvelle qu’en l’absence totale d’oiseaux, je me mis à faire des « macros » des divers orthoptères que je voyais. Pas facile ! J’y passais un temps infini mais cette Nature-là m’occupait à ma passion pour la photo naturaliste. « Faute de grives…et de merles…je « croquais » en photo des sauterelles ! » Quelques semaines plus tard, les criquets et les libellules vinrent s’ajouter aux sauteurs en tous genres. Les papillons et les diptères toujours très nombreux à Urbanya n’étaient pas en reste. Les mouches, les tiques, les aoûtats, les punaises, les taons, les perce-oreilles, les araignées, les moustiques, les guêpes et autres bestioles désagréables ou carrément piquantes se succédaient sur nos épidermes et s’en donner à cœur joie, la plupart lors de randonnées, mais ça nous étions habitués et le plus souvent nous étions prévoyants.  Quand la situation devenait intenable, les tapettes, sprays insecticides et autres tue-mouches ne semblaient jamais diminuer leur nombre. Jamais je n’avais vu autant de toutes ces espèces d’insectes-là à Urbanya. Ceux qui piquaient semblaient se passer le mot pour jouer les acupuncteurs à toutes heures du jour et de la nuit. En remontant la rivière d’Urbanya, les calopteryx, qu’on appelle communément « demoiselles », n’avaient jamais été si présents. Il est vrai que là aussi, je pouvais constater avec consternation que les bergeronnettes et autres cincles plongeurs étaient eux aussi totalement absents du ruisseau. Les lézards et autres tarentes étaient rares et les serpents restaient invisibles. Oui, en l'absence d'oreilles, les insectes pouvaient dormir sur leurs deux tympans !

 

 

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Lors de leur passage migratoire, des Hirondelles des rochers viennent se poser sur mes fenêtres.

Les jours passèrent. Les orages nocturnes de juin étaient désormais lointains. Juillet passa sans qu’un changement notable ne soit perceptible au niveau de la faune. Beaucoup moins de mouches mais encore beaucoup d’insectes et des passereaux toujours aussi absents. Parmi les insectes, un paradoxe me laissait néanmoins perplexe : l’absence totale des cigales qui pourtant n’avaient jamais été si nombreuses l’été précédent. Là encore, ce paradoxe était surprenant, et ce d’autant que ce dernier se vérifiait également à une altitude beaucoup plus basse, à Ria par exemple. Août arriva. Les fourmis criaient famine mais leurs voisines cigales semblaient parties sous d’autre cieux. Toujours les mêmes constats.

Une "nouvelle" saison à Urbanya. 

En 2023, mon petit pommier avait produit beaucoup de fruits. Malheureusement la longue période de sécheresse est venu tout anéantir.

Pas une goutte de pluie depuis 2 mois. La végétation se desséchait. Les arbres prenaient leurs couleurs d’automne bien avant l’heure et nombreux étaient ceux dont la seule défense était de laisser tomber leurs feuilles. Mon petit pommier dont les jolies fleurs printanières avaient donné une grande quantité de pommes s’orientait vers une phase dont je crains encore qu’elle ne soit à jamais terminale. Presque plus de feuilles depuis longtemps, les survivantes raccornies car desséchées et seulement des pommes rachitiques et ratatinées qui n’avaient jamais plus grossies depuis le mois de juin. Lors de mes différentes balades, si la rivière d’Urbanya coulait encore un peu, c’était la toute première fois que je constatais que tous les ruisseaux secondaires étaient complétés asséchés.  

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

 Les Rhinolophes avaient pour habitude de venir se reproduire dans certains orris d'Urbanya. Il y en a eu très peu en 2023.

La Nature que j’avais cru très présente avec les sangliers dans mon potager et en apercevant le chevreuil le premier jour fut une totale méprise. Je m’étais fourvoyé car or mis 2 biches dont une qui détala lors d’une randonnée vers Nohèdes, il n’y eut pas d’autres mammifères. Pas d’écureuils, pas d’autres rongeurs, pas d’autres cervidés, peu de rhinolophes comme j’en avais toujours vu dans certains orris et à la nuit tombante autour de la maison. Un seul renard dans les derniers jours de notre séjour, sans doute très affamé car cherchant pitance sur la terrasse d’un voisin. Pas de rapaces dans le ciel alors que les bondrées, buses, aigles bottés et autres vautours fauves avaient toujours été visibles. Parfois, on avait même eu droit à la visite d’un aigle royal ou d’un gypaète venant sans doute du Massif du Coronat tout proche. Cette année, rien de tout ça. Pas de pies bavardes. Peu de pigeons ramiers. Un seul couple de corbeaux. Des passereaux toujours quasiment invisibles et dans le ciel des hirondelles au nombre variable et si changeant.

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

La forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya a été amplement coupée en 2023 avec probablement de graves conséquences sur la faune des bois.

Cette randonnée vers Nohèdes qui aurait dû être totalement agréable fut en partie gâchée quand j’ai constaté que la magnifique forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya était grandement saccagée. Par l’ONF, propriétaire des lieux, ai-je appris un peu plus tard. A la vue de ce que je considérais comme un saccage, je fus si perturbé que dès le lendemain, je partis marcher dans toute la forêt de la Mata qui se trouve au-dessus de ma maison. C’est de ce côté-là que depuis plusieurs semaines nous entendions le bruit sourd mais fracassant d’une machine broyant des arbres.  La forêt si belle et si sombre car si épaisse et si verdoyante était quasiment dévastée un peu partout. Il y avait des coupes sous forme de layons plus ou moins larges dans tout le secteur. J’avais l’impression de nombreuses coupes sans réelles logiques et parfois même en dépit d’un bon sens.  Les amoncellements de grumes plus ou moins imposants étaient très nombreux eux aussi, avec bizarrement des troncs de tous les diamètres, du très petit jusqu’aux plus imposants. Un vrai désastre écologique selon moi, même si je dois avouer que je n’y entends rien en exploitation forestière. Quoi qu’il en soit, je me disais que ces coupes si sévères devaient inévitablement avoir des conséquences dramatiques sur les oiseaux des bois, les passereaux mais aussi les oiseaux nocturnes et probablement un tas de rongeurs forestiers.

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

Le lendemain de ce constat alarmant, j’ai pensé utile d’envoyer un message à la Ligue de Protection des Oiseaux (L.P.O) des P.O pour leur faire part de mon désarroi quant à cette absence quasi-totale de volatiles à Urbanya et dans tous les alentours. Je me demandais si ce constat se vérifiait dans tout le département. Voici la réponse que j’ai reçue :

« Bonjour Gilbert,

Le constat est alarmant sur l'ensemble du département et ça vaut pour beaucoup d'espèces.

Les causes sont nombreuses : sécheresse, incendies, destruction des habitats par l'artificialisation des sols (extension urbaine, routes, débroussaillage en période de nidification...) ...

Merci pour votre témoignage.

Rejoignez-nous, nous avons besoin de soutien.

Cordialement.

Rossano ».

 

Cette réponse m’incita à dresser un inventaire statistique (**) des oiseaux que j’avais vus ou photographiés à Urbanya et dans les proches alentours depuis que j’avais acheté ma maison en 2010 (ci-dessous à la fin de cet article).

 

Le mois de septembre arriva mais rien ne changeait. Toujours peu de pluies. Oui, une autre chose ne changeait pas aussi : les chasseurs étaient de retour, pour la plupart pour passer leur week-end, jours de chasse. « Une grande partie de la Nature était en train de disparaître pour de multiples raisons mais les bonnes vieilles « traditions » ne changeaient pas » me suis-je dit. O.N.F ou chasseurs, j'avoue ne pas toujours comprendre ces personnes qui se prétendent "gestionnaires de la Nature" ! De notre côté, la date du retour vers notre domicile était déjà fixée. Ce serait le 18, mais nous prévoyions déjà de remonter régulièrement jusqu’à la fin des beaux jours.

 

Oui, à Urbanya, cette saison-là avait été très « nouvelle » mais si j’en crois la L.P.O, ce n’était pas qu’à Urbanya et ce n’est pas tout le monde qui s’en alarmait. La Nature semblait avoir totalement perdu la boussole suivant ainsi l’humanité qui n’a jamais cessé de la perdre à un rythme de plus en plus effréné. Il y a quelques jours, je lisais un article où une météorologue disait : que « Les trois mois (été 2023) que nous venons de vivre sont les plus chauds depuis environ 120 000 ans, c'est-à-dire depuis le début de l'histoire de l'humanité. » Voir le lien ci-dessous. 

 

https://www.laselectiondujour.com/ete-2023-sera-chaud-histoire-humanite-n1984?fbclid=IwAR0lV1pIIsCicf0Zme6h9FxHJahNPfNNQ7TKmGJASxI2msldaQNpzkH9F1M

 

(*) En fin de saison quand j’ai ouvert le nichoir, si j’ai effectivement constaté que les mésanges charbonnières avaient commencé à construire un nid, des guêpes avaient également construit le leur, ce qui explique sans doute cette fréquence singulière et l’abandon définitif avant même la ponte.

Une "nouvelle" saison à Urbanya.

 Avec les moineaux, le Rougequeue noir était au cours d'une année l'oiseau le plus longtemps visible sur la commune d'Urbanya. Gros déclin en 2023. Que s'est-il passé ?

(**) La liste ci-après recense les oiseaux diurnes vus au moins une fois sur le territoire d’Urbanya (commune, vallée et montagnes alentours) ou mieux photographiés lors des 13 années où j’ai passé quelques mois là-bas. Parfois 6 mois, parfois 5 ou 4 au minimum. Ce recensement est totalement personnel et n’est fait que pour donner une idée de l’avifaune aperçue au fil des années (2010-2023) et de son déclin évident.

Accenteur mouchet : Bien qu’assez rare, ce passereau était visible à Urbanya il y a une dizaine d’années. Plus vu depuis longtemps.

Aigle botté : était parfois visible dans le ciel d’Urbanya. Plus vu depuis au moins 5 à 6 ans.

Aigle royal : de passage seulement dans le ciel d’Urbanya car venant probablement du Mont Coronat. Pas vu depuis quelques années.

Alouette des champs : était bien visible sur les crêtes dominant Urbanya (pic de la Serra, Lloset, Moscatosa). Plus vu depuis de longues années.

Alouette lulu : était bien présente dans les ronciers situés derrière ma maison il y a une dizaine d’années. Plus vu depuis.

Bec croisé des sapins : parfois visible sur les hauteurs où poussent les pins à crochets. Plus vu depuis 2020.

Bergeronnette des ruisseaux : était très présente depuis toujours dans la rivière d’Urbanya. En net déclin surtout en 2023. 3 ou 4 spécimens vus seulement.

Bergeronnette printanière : de passage mais assez visible pendant de longues années. Plus vu depuis au moins 3 à 4 ans.

Bergeronnette grise : même commentaire que pour la Bergeronnette des ruisseaux. 2 spécimens vus seulement.

Bondrée apivore : a été très visible les 5 dernières années. 1 seul spécimen en 2023.

Bouvreuil pivoine : des couples étaient très régulièrement de passages à Urbanya. En net déclin depuis plusieurs années. Pas vu du tout en 2023.

Bruant fou : était très présent il y a quelques années. Moins visible depuis quelques années. 1 seul spécimen en 2023.

Bruant proyer : idem au Bruant fou. Était très présent dans les genêts situés derrière ma maison.  Plus vu du tout depuis 4 à 5 ans.

Bruant zizi : Etaient bien visibles car nombreux lors de leur passage. Seulement 3 spécimens épars aperçu en cette année 2023.

Buse variable : de nombreuses buses ont toujours été visibles dans le ciel d’Urbanya. Elles ont peu à peu disparu. 1 seul oiseau vu cette année.

Cincle plongeur : avait toujours été visible dans la rivière d’Urbanya. Pas vu en 2023.

Chardonneret élégant : très présents lors des passages migratoires. Pas vu en 2023.

Circaète Jean Leblanc : un seul spécimen photographié en 13 ans de présence à Urbanya.

Corneille noire : était visible à Urbanya dans les années 2010 à 2015. Plus vue depuis.

Coucou gris : c’est un oiseau habitué de la commune. On le reconnaît aisément grâce à son chant. Toutefois, il semble que ces périodes de présence soient désormais plus réduites.

Crave à bec rouge : Cet oiseau était visible en petits rassemblements dans les premières années où j’ai acheté la maison à Urbanya, c’est-à-dire 2010/2012. Il n’a plus réapparu.

Fauvette à tête noire : C’était de très loin la fauvette la plus visible à Urbanya. A fortement déclinée ces dernières années. 2 spécimens seulement vus en 2023. Je me demande si le débroussaillage plus récurrent que dans le passé n’est pas la cause de sa disparition ?

Fauvette des jardins : Etaient bien présentes dans les buissons à l’orée de la forêt derrière ma maison . En net déclin également. 1 seul spécimen en 2023.

Fauvette grisette : idem à la fauvette des jardins car habitat sensiblement identique. Pas vu en 2023.

Fauvette mélanocéphale : était excessivement présentes dans les ronciers situés derrière ma maison. Plus vu depuis plusieurs années.

Fauvette pitchou : bien que plus rare car moins citadine que la mélanocéphale, la fauvette pitchou était souvent visible dans les collines entourant Urbanya. Plus vu depuis 5 à 6 ans.

Geai des chênes : Tout comme le Merle noir, le Geai des chênes était un oiseau emblématique car en grand nombre tout autour d’Urbanya. En très net déclin surtout en 2023.

Grimpereau des bois ou des jardins : Les 2 espèces étant difficiles à discerner, je mets le même commentaire. Régulièrement visible dans la forêt de l’ubac et dans celles proches ou autour de Cobazet, l’année 2023 a été une année « blanche » pour les grimpereaux. Je n’en ai vu aucun !

Gobemouche gris : cet oiseau a toujours été très visible dans les maisons situées à proximité de l’église d’Urbanya. En net déclin depuis de longues années. 2 spécimens aperçus en 2023.

Gobemouche nain : bien que plus rare que le Gobemouche gris, le « nain » était visible dans les feuillus à proximité du village. A quasiment disparu depuis plusieurs années.

Gobemouche noir : Bien que plus forestier, on  pourrait presque dire la même chose que pour le « nain ». Le Gobemouche noir a lui aussi disparu des radars. Plus aperçu depuis plusieurs années.

Grand corbeau : Pendant longtemps, il y a eu deux couples et puis un seul depuis les années 2020 à 2023.

Grive musicienne et autres grives : Il n’était pas rare de voir des grives tout autour d’Urbanya. Des musiciennes dans différents biotopes et les autres plus en montant en altitude. Toutes restent invisibles depuis plusieurs années.

Gros becs casse-noyaux : 1 seul spécimen aperçu en 13 années de présence.

Gypaète barbu : bien que rarement visible dans le ciel d’Urbanya, il m’est arrivé d’en voir il y a quelques années. Plus depuis 5 ou 6 ans.

Hirondelle rustique : Toujours présente dans le préau de la mairie et certaines maisons du village. Semble assez constante dans leur nombre.

Hirondelle des fenêtres : Très visible dans le ciel d’Urbanya lors des passages migratoires. Pas vue en cette année 2023.

Hirondelle des rochers : essentiellement lors de passages migratoires mais ces derniers sont plutôt réguliers dans le village d’Urbanya. Presque chaque année, quelques spécimens viennent se reposer sur mes fenêtres.

Hypolaïs ictérine et polyglotte : assez rarement visible car seulement de passage. Vu la dernière fois en 2022.

Linotte mélodieuse : passe en de petits rassemblements réguliers sur la commune mais en 2023 un net déclin semble s’être produit. 3 spécimens vus seulement.

Loriot d’Europe : 2 spécimens vus en 13 années de présence. Plus vus depuis longtemps.

Martinet à ventre blanc : rarement  présent sur la commune mais bien visibles dans le ciel des collines et notamment côté adret. Pas vu en 2023.

Merle noir : tout comme le Geai des chênes, le Merle noir faisait partie des oiseaux les plus présents autour et dans la commune. De ce fait, en 2023, le déclin paraît encore plus important.

Mésange bleue : tout comme les  mésanges charbonnières et nonnettes, mais en nombre plus réduits, la mésange bleue a toujours été une habituée des mangeoires. En net déclin en 2023.

Mésange charbonnière : la mésange la plus familière car venant nicher dans les nichoirs et manger dans les mangeoires. Nombre en très nette régression en 2023.

Mésange huppée : bien que plus rares dans la commune  car vivant dans les conifères, il n’était pas rare de les voir venir manger les noix dont elles arrivaient à percer les coquilles. Pas vu en 2023.

Mésange noire : Très présentes dans la forêt derrière ma maison, l’année 2023 semble les avoir vues fortement décliner. 2 spécimens vus seulement.

Mésange nonnette : cette mésange était de très loin, la plus nombreuse à venir déguster les graines des mangeoires et notamment celles du tournesol dont elles sont très gourmandes. Cette année, elles sont arrivées plus tardivement, en nombre plus restreint. Un déclin certes mais plus modéré que certaines autres espèces.

Mésange ou Orite à longue queue : ont  toujours été visibles dans les arbres autour de la maison et à la lisière de la forêt mais 2023 semble avoir donné un coup de frein. 2 spécimens vus seulement.

Milans : rarement aperçus sur la commune car 2 ou 3 fois seulement. Jamais photographié autant que je me souvienne.

Moineaux : les moineaux surtout les domestiques ont toujours été très présents à Urbanya. Cette année 2023 a vu se produire un incroyable déclin.

Panure à moustaches : très rare, 1 seul oiseau photographié en 13 années de présence.

Perdrix grise ou rouge : Couples et rejetons étaient souvent visibles lors de mes nombreuses randonnées. Rien vu en 2023.

Pic épeiche : A un degré moindre que le Merle et le Geai, le Pic épeiche faisait partie des oiseaux bien visibles dans le village et notamment tout autour de la maison, ne craignant pas de venir dans les mangeoires. C’est dramatique car aucun spécimen vu en cette année 2023.

Pic noir : Bien qu’essentiellement locataire de la forêt, il n’était pas rare d’apercevoir des pics noirs sur le versant ubac de la vallée. A peu à peu diminué en nombre jusqu’à devenir invisible en 2023.

Pic vert : même constat que pour le pic noir. Le dernier spécimen aperçu, je l’ai trouvé mort il y a 3 ans dans la forêt derrière ma maison. A carrément disparu depuis.

Pie grièche à tête rousse : Au même titre que sa collègue « écorcheur », au printemps, des couples étaient habitués à occuper un énorme roncier situé derrière ma maison. Mais c’était il y a 7 à 8 ans et depuis elle s’est faite rarissime. 1 dernier spécimen  vu en 2022 et rien 2023 !

Pie grièche écorcheur : le même commentaire que pour la Pie grièche à tête rousse mais avec une énorme différence car plus vue depuis 5 à 6 ans au moins autour de la maison. Rares spécimens dans les collines.

Pie bavarde : n’a pas été présente pendant de longues années puis est apparue en 2022 avec 2 couples mais qui ne sont pas revenus en 2023.

Pigeon biset : très rare sur la commune mais parfois de passage. 3 ou 4 spécimens photographiés en 13 années de présence.

Pigeon ramier : 3 ou 4 couples ont toujours été  présents à l’orée de la commune. 2 couples seulement en 2023.

Pinson des arbres : J’étais habitué à le voir et à l’entendre chanter presque en toutes saisons  mais cette année 2023 semble avoir marqué un immense déclin. 5 ou 6 spécimens aperçus ce qui est infime pour cet oiseau-là !

Pinson du nord : vus 2 à 3 fois en 13 années de présence car de passages seulement et encore faut-il se trouver en altitude au-dessus d’Urbanya.

Pipit des arbres : Il y a une dizaine d’années, il n’était pas rare de voir cet oiseau-là dans la forêt de feuillus situées derrière ma maison. A disparu depuis.

Pouillot véloce et autres : Les pouillots étaient à la fois citadins et forestiers et il n’était donc pas rares d’en voir quelques spécimens sur le territoire de la commune. Aucun en 2023.

Roitelets : Il y a une dizaine d’années, c’était un oiseau que je voyais régulièrement lors de mes randonnées tout autour de la commune. Plus vu depuis de très longues années !

Rossignol philomèle : C’est un oiseau que j’arrivais à remarquer grâce à son chant mais comme bon nombre d’autres oiseaux son déclin a été régulier mais certain. Plus entendu ni vu depuis longtemps.

Rouge-gorge familier : C’est un oiseau dont le nombre est assez difficile à situer car surtout bien visible en fin d’été, en automne et en hiver. Était bien présent jusqu’à présent. 3 spécimens vus en quelques jours de septembre.

Rougequeue noir : avec les moineaux, les mésanges charbonnières et les merles, les rougequeues noirs étaient les « voisins » les plus nombreux de la maison. Bien que ne mangeant pas dans les mangeoires, ils n’étaient pas rares de les voir occuper un nichoir de ma composition ou le plus souvent encore le trou d’une des nombreuses ruines adjacentes. 2023 s’est avérée une année dramatique tant leur nombre a diminué.

Serin cini : Bien que seulement de passage, mais souvent en grand nombre,  le Serin cini a toujours été un volatile très visible à Urbanya.  Aussi cette année 2023 semble-t-elle avoir été catastrophique pour ce bel oiseau jaune.  

Sittelle torchepot : gourmandes elles aussi des graines de tournesol de mes mangeoires, plusieurs couples nichaient au sommet de poteaux électriques qu’elles avaient copieusement creusé. Ne plus les voir en si grand nombre en 2023 grimper aux poteaux a été vraiment triste. Un net déclin pour elles aussi !

Tarier pâtre : Comme pour les pies grièches, plusieurs couples venaient nicher dans les ronciers situés derrière ma maison mais je ne les ai plus vus depuis très longtemps. Pourtant quelques spécimens restaient visibles et même photographiables sur le territoire de la commune. Ne pas en voir en 2023 semblait impossible tant leur nombre paraissait  « généreux »,  et pourtant ? Ce fut le cas !

Tarin des aulnes : Je les voyais régulièrement et en petites bandes au bord de la rivière Urbanya où poussaient deux ou trois aulnes. Ils venaient y manger les graines à la bonne époque. Mais ces arbres, comme tant d’autres, ont été coupés et les Tarins ont disparu de la commune. Plus vus depuis longtemps. Aucun en 2023 !

Torcol fourmilier : Depuis 2020, j’étais habitué à voir un couple autour de ma maison et à la lisière de la forêt, toujours en quête d’un petit insecte à se mettre sous le bec mais ils ne sont pas revenus en 2023, année pourtant très riche en insectes petits et grands !

Traquet motteux : Au même titre que quelques autres oiseaux, le Traquet motteux était bien visible à certaines périodes de l’année. Il a petit à petit disparu même si quelques spécimens isolés restent visibles de temps à autre. 1 seul en 2023.

Troglodyte mignon : Plusieurs couples venaient nicher à la lisière de la forêt située derrière ma maison. De ce fait, attirés par le chant d'autres oiseaux, il n’était pas rare de les voir venir à la mangeoire mais sans doute plus par curiosité car insectivores seulement. Pas vu en 2023.

Vautour fauve : Pendant très longtemps, les Vautours fauves aperçus à Urbanya n’étaient que de passage. Ils venaient sans doute attirés par un animal venant de mourir puis repartaient sous d’autres cieux.  Puis les chasseurs du village ont décidé de créer un charnier avec les restes des venaisons. De ce fait, les vautours ont trouvé un restaurant à ciel ouvert et sont venus plus nombreux. Pas vu en 2023 mais il est vrai que la chasse n’a été ouverte qu’en septembre.

Venturon montagnard : rarement vus sur la commune car 2 ou 3 fois seulement. Photographié une seule fois en 13 années.

Verdier d’Europe : Bien que passant en nombre plus réduit que le Serin, le commentaire est quasiment le même. Derniers spécimens aperçus en 2022 et aucun en 2023.

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Le Sentier Botanique du lac du Rioutard depuis Bagnols-en-Forêt (Var)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques interprétées par le duo Tino Michael (harmonica) et Sergej Graf (guitare) qui ont pour titre "Lullaby Of Birdland" (George Shearing)"Moon River" (Henry Mancini) et "Corcovado" (Antônio Carlos Jobim) en version partielle.

Le Sentier Botanique du lac du Rioutard depuis Bagnols-en-Forêt (Var)

Le Sentier Botanique du lac du Rioutard depuis Bagnols-en-Forêt (Var)

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Après le Chemin des Douaniers de Saint-Aygulf le 29 septembre puis dès le lendemain le Sémaphore du Cap Dramont, en ce 1er octobre 2022, nous voilà partis pour une nouvelle vadrouille varoise, mais cette fois-ci en famille.  L’objectif ? Le Sentier botanique du Lac du Rioutard au départ de Bagnols-en-Forêt. Botanique, lac, forêt, autant vous dire que je ne me vois pas refuser cette balade dont les attraits paraissent d’emblée tournés vers la Nature avec un grand « N ». Il est 14h45 quand nous rangeons nos voitures au début du chemin de Maupas, direction celui de La Rouquaire, routes bitumées situées à la périphérie de Bagnols-en-Forêt. Le sentier à emprunter est là, sur la droite, non loin de l’intersection de ces 2 chemins.  Il descend dans la forêt. La forêt parlons-en un peu ! Dès le départ, elle est omniprésente. Pour avoir jeté un coup d’œil à la carte IGN et pris pas mal d’infos, comment pourrait-il en être autrement alors que les 2 communes qui entourent notre objectif le Lac du Rioutard ont dans leur nom le mot « forêt » ? Saint-Paul-en-Forêt au nord et Bagnols-en-Forêt au sud.  Ancienne forêt royale, il fut un temps, sous le Roi Soleil, où les immenses résineux étaient prélevés pour en faire des mâts pour la marine royale. D’où son nom. Si au départ, le sentier descend au sein de nombreux pins, les feuillus se mêlent rapidement à la lutte pour l’espace et gagnent peu à peu en hégémonie. Si les arbres ne me laissent pas indifférent, depuis le départ je suis plutôt en quête de fleurs et d’une faune visible qui pourraient être immortalisées dans mon appareil-photo.  Autant le reconnaître, je m’attendais à beaucoup mieux. Les fleurs sont en nombre limité quant à la faune, elle paraît se cantonner à quelques oiseaux que l’on entend chanter mais ce n’est ni une symphonie et encore moins un concert assourdissant. Juste quelques chants. Il faudra que j’attende le lac pour enfin en surprendre . Quand le lac arrive, deuxième déception car je ne vois aucun volatile sur l’eau. Certes, les quelquefois où mes balades ont consisté à faire le tour de certains lacs (Génos, Puyvalador, Villeneuve-de-la-Raho), j’ai la plupart du temps était gâté par la Nature mais là c’est le vide le plus complet. Rien ! Enfin quand je dis rien, je ne vois sur le miroir bleuté qu’un pêcheur dans son bateau de pêche. Enfin, bateau est un bien grand mot car c’est plutôt une bouée ! En anglais, que je déteste pratiquer ici, on appelle ça un « float tube », en français « un tube flottant » ou « flotteur ». Alors bien sûr, il y a bien le Sentier botanique avec de très nombreux pupitres donnant des informations détaillées sur des arbres, des arbustes et des plantes presque essentiellement méditerranéennes ou méridionales en tous cas, mais encore faudrait-il avoir le temps de les lire. Or, mon fils Jérôme, seul à connaître l’itinéraire, mène la danse et par la force des choses nous tentons de le suivre sans trop nous laisser distancer. De ce fait ; et même si le sentier est parfaitement balisé ; on survole les informations, lisant le plus souvent les gros titres seulement.  Certes, ce n’est pas un train très rapide et plutôt un rythme de promenade mais quand on veut être aux aguets pour photographier la Nature ça l’est encore beaucoup trop pour moi. Finalement, je réussis quelques photos  fauniques et floristiques de-ci de-là et j’en suis plutôt satisfait. Après le passage sur le petit barrage , c’est au bord d’ une petite grève que la Nature commence son véritable « show » prenant les traits de quelques petites Grenouilles rieuses  et d’un Martin-pêcheur aux superbes couleurs perché dans les roselières. Si la suite et la fin de cette balade ; et ce jusqu’à retrouver nos voitures ; continue de s’effectuer à la même cadence, la Nature, elle, continue de se dévoiler avec la même parcimonie. Encore quelques fleurs, quelques papillons, un rouge-gorge, une libellule toute rouge et deux criquets viendront s’ajouter au sein de la mémoire de mon appareil-photo. Peut-être faudra-t-il revenir au printemps  ?  Au-delà de cette réflexion purement personnelle, cette balade très facile et charmante mérite d’être faite car un lac reste un lac, un joli miroir bleuté, toujours agréable à arpenter, à regarder, à découvrir car « œil du paysage » disait à juste titre Victor Hugo. Le tracé réalisé a été long de 3,9km. Carte IGN 3543 ET Haute-Siagne Top 25.

(*) Le lac du Rioutard en quelques infos et quelques chiffres : Situé sur la commune de Saint-Paul-en-Forêt et alimenté par plusieurs petits ruisseaux,  le Lac du Rioutard est une retenue collinaire qui a été créée en 1974. Le petit barrage de remblais a été érigé en amont du vallon du Rioutard, affluent de la rivière l’Endre dont il peut être amener à  réduire les crues.  La surface du barrage est de 5,8 ha et à son maximum  la capacité est de 280.000 m3 d'eau. La hauteur du barrage est de 14 m. Le lac constitue un réservoir d’eau pour la lutte contre les incendies mais il permet aussi d’assurer et de promouvoir toutes les actions nécessaires à la conservation quantitative et qualitative à l'amélioration et à la meilleure utilisation du patrimoine hydraulique. Il est désormais un merveilleux biotope faunistique et floristique pour de nombreuses espèces méditerranéennes ou de passage. Les amateurs de pêche peuvent y trouver une très belle variété de poissons et notamment des brochets. Un sentier botanique parfaitement balisé a été créé en 2007 par l’association Respire. Il est jalonné par presque une quarantaine de pupitres explicatifs concernant les espèces végétales (arbres, arbustes, plantes, fleurs)  que l’on peut  découvrir au bord du lac. Ce sentier botanique est accessible à pied soit à partir de Saint-Paul-la-Forêt soit à partir de Bagnols-en-Forêt.

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Le Sémaphore du Cap Dramont depuis le port du Poussaï (Saint-Raphaël-Var)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de deux chansons brésiliennes interprétées par Stacey Kent et qui ont pour titre "So Nice/Samba de Verão (Marcos Valle)" accompagnée ici par Marco Valle (chant/piano) et Jim Tomlinson (saxophone) puis "One Note Samba (Antônio Carlos Jobim)" accompagnée par Jim Tomlinson (flûte) Graham Harvey (piano) Jeremy Brown (contrebasse) Josh Morrison (batterie) et John Parricelli (guitare), la partie instrumentale finale et partielle est "One Note Samba" jouée par Antônio Carlos Jobim.

Le Sémaphore du Cap Dramont depuis le port du Poussaï (Saint-Raphaël-Var)

Le Sémaphore du Cap Dramont depuis le port du Poussaï (Saint-Raphaël-Var)

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Quand notre fils nous accueille à Fréjus et qu’il ne travaille pas, il est bien rare que l’on passe son temps assis autour d’une table. Il ne tient pas en place et même si le VTT a sans doute sa préférence, il ne rechigne jamais à nous proposer une sortie en  voiture, une découverte ou carrément une petite randonnée pédestre. Il sait de qui tenir ! C’est ainsi qu’en ce 29 septembre 2022, nous proposant une balade au "Sémaphore du Cap Dramont", il aurait été inconvenant de lui dire « non » ! Au regard de ce qu’il nous en dit, le lieu mérite d’être découvert au cours d’une courte randonnée. La météo étant clémente et même si la veille, « le Chemin des Douaniers à Saint-Aygulf » est encore un peu dans mes jambes, je suis bien évidemment partant. Dany l’est aussi et c’est une raison supplémentaire pour ne pas refuser. Il est 13h10 quand Jérôme range la voiture sur le parking du port de plaisance du Poussaï, véritable petit écrin côtier sur la commune de Saint-Raphaël. Si le port du Poussaï est assez méconnu, le petit îlot surmonté d’une tour crénelée qui le côtoie à quelques encablures est lui archiconnu. En effet, qui n’a pas vu une fois dans sa vie ; à la TV, dans un magazine ou  sur une carte postale ; cette minuscule « Île d’Or » que domine une incroyable tour sarrasine, l’ensemble ayant cette même couleur rougeâtre propre au Massif de l’Esterel et à la rhyolithe qui le compose. D’ailleurs, à quelques mètres du parking, un stèle formée d’un gros bloc de rhyolite rend hommage à Auguste Lutaud, acquéreur de l’île, créateur de la tour et qui s’était d’ailleurs proclamé roi de l’Île d’Or au temps où sur ce petit "atoll" il recevait la « jet set ». Les premiers décors de cette balade étant plantés, il suffit de partir à gauche du port et d’emprunter un étroit sentier longeant le bord de mer. Dès la première petite crique atteinte, quelques escaliers rejoignent un sentier qui circule en s’élevant dans la forêt jusqu’à atteindre une large piste rougeâtre. Cette piste, c’est le fameux P.R permettant de rejoindre le Sémaphore du Cap Dramont.  Si le sémaphore n’apparaît pas de suite, les falaises rougeâtres qui le supportent sont déjà là. Au milieu de tout ce rouge, il est assez aisé de repérer quelques fans de la varappe agrippés à leurs cordes d’escalade mais aussi quelques taches vertes d’une végétation clairsemée dominés par les figuiers de Barbarie. Pendant que Dany et Jérôme papotent devant moi, je flâne derrière eux en quête d’une Nature présente mais malheureusement trop épisodique à mon goût. Quelques fleurs, un chardonneret, de rares papillons, des goélands qui planent ou passent sans s’arrêter et le sémaphore est déjà là pour nous réunir. Le lieu étant fermé par un portail et de surcroît en cours de réhabilitation, on ne le distingue que très mal et de trop loin pour s’en faire une belle idée. On se contente alors de quelques panoramas lointains ou très proches vers Dramont et ses alentours. Parmi les lieux lointains, les visions du Mont Vinaigre et du Cap Roux me remémorent d'autres sympathiques balades faites il y a quelques années. Comme très souvent sur toute la Côte d’Azur, ici se mêlent les bleus du ciel et de la mer, le blanc et le rouge de l’urbanisation, le rouge de l’Estérel et des Maures et par bonheur le vert d’une végétation encore bien présente. A elles seules, les couleurs justifient cette balade. Alors que je continue à photographier fleurs et papillons, je suis définitivement largué et cela ne fait que s’accentuer dès lors que je pars visiter ce qui ressemble à un vieux dépôt à munitions voire à un ancien abri souterrain. Il est vrai qu’ici l’Histoire nous rappelle qu’en 42-44 les Allemands étaient bien présents mais ont été repoussés lors du débarquement dit de Provence du 14 et 15 août 1944, la plage du Dramont n’étant pas en reste dans les drames survenus sur toute cette côte. La carte IGN mentionne encore la présence d’une ancienne batterie à proximité. Après cette découverte, je continue de musarder mais retrouve Jérôme et Dany juste avant l’arrivée. Ainsi se termine cette courte et jolie randonnée accessible au plus grand nombre. Le parcours réalisé a été long de 3,7km. Carte IGN 3544ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel Top 25.

 

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Le Chemin de la Rigole et le Salin de l'île Saint-Martin depuis Gruissan

Publié le par gibirando

Ce diaporama/vidéo est agrémenté d'un "pot pourri" de chansons américaines dont j'aime bien les mélodies. Dans l'ordre d'écoute, elles ont pour titre "Tonight, I Celebrate My Love" (Gerry Goffin/Michael Masser) d'abord dans une version instrumentale karaoké, puis chantée par Peabo Bryson et Roberta Flack et enfin jouée au piano par Kingsley Looker, le 2eme titre chanté par The Roneyboys est "You Make Me Feel Brand New" (Thom Bell/Linda Creed) , le troisième chanté par Carly Simon s'intitule "Moonligth Serenade" (Glenn Miller/Mitchell Parish) et le dernier "Fly Me To The Moon"(Bart Howard) est joué par le Beegie Adair Trio.

Le Chemin de la Rigole et le Salin de l'île Saint-Martin depuis Gruissan

Le Chemin de la Rigole et le Salin de l'île Saint-Martin depuis Gruissan

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Avec cette randonnée que j’ai intitulée « Le Chemin de la Rigole et le Salin de l’île Saint-Martin depuis Gruissan », je veux rendre à « Perlimpinpin ce qui appartient à Perlimpinpin ». Car c’est bien grâce lui ou tout du moins à son site Internet que j’ai pu faire cette balade. Ce lien vous permettra de découvrir son offre de balade.  Alors certes je ne connais pas cette personne, je ne connais pas  les motivations qui ont été les siennes à inventer cette boucle pédestre mais personnellement j’y ai immédiatement pressenti qu’il y avait matière à me régaler. Et si vous venez régulièrement voir mes randos sur mon blog, vous savez que « me régaler » c’est certes marcher dans la Nature mais c’est surtout marcher dans la Nature avec comme objectif des découvertes. Découvertes florales, fauniques, patrimoniales et que sais-je encore ! Or là, je pressentais qu’il y aurait de la Nature à découvrir mais peut-être pas que ? En ce 26 août 2022, il est 9h passé quand je démarre du centre du vieux Gruissan où habite ma fille, direction le Chemin de la Rigole. Ce chemin qui coupe transversalement toute l’île Saint-Martin est très facile à trouver puisqu’il se trouve sur la gauche de la D.32 filant vers Mandirac. C’est donc dans cette direction que je connais bien que je commence à marcher déjà en quête des premiers sujets de la Nature qui veulent bien  s’offrir à mon appareil-photo. Ces derniers arrivent sous les traits de quelques fleurs et d’oiseaux dès lors que j’atteins les premières berges de l’Etang de Gruissan et le canal du Grazel. Rien de bien exceptionnel mais c’est déjà ça de pris et je me dis que bien d’autres occasions de photographier la Nature se présenteront. Autant l’avouer, je n’imaginais pas si bien penser et surtout si vite, car dès le Chemin de la Rigole atteint, les passereaux se font  nombreux. Chardonnerets, pinsons, serins, rougequeues, fauvettes  sont bien là.  Tous ne se laissent pas photographier facilement mais la quantité et les variétés sont là, le chemin est long  et je me dis que mon application à rester concentrer et ma patience viendront inévitablement compenser la vivacité de tous ces oiseaux à vouloir se défiler. Pour mon plus grand bonheur, il va en être ainsi de temps en temps,  même si le seul inconvénient est de ne guère avancer. En randonnée, être aux aguets pour tenter de photographier des passereaux a ce désagrément de faire très souvent du surplace ! C’est donc entre deux poses et quelques photos que je juge réussies qu’enfin je me décide à marcher vraiment. Dans ce cas précis, le  mot « flâner » est bien mieux approprié. Enfin, j’avance quand même un peu et c’est bien là l’essentiel. Sur ma gauche, un petit fossé asséché explique sans doute le mot « rigole » donné à ce chemin. Est-il en partie une dérivation du ruisseau de Saint-Martin mentionné sur la carte IGN ? C’est probable car les deux paraissent rectilignes ! Outre les oiseaux, quelques libellules et papillons m’offrent d’autres occasions de quelques péripéties photographiques, une petit brise marine s’étant levée gênant assez souvent mes mises au point surtout quand il s’agit de faire des macros. Finalement, je mets presque 2 heures pour atteindre le petit hameau de Saint-Martin, là où se trouve apparemment un domaine viticole. Si je dis ça, c’est parce qu’en arrivant dans ce joli lieu, je découvre que les vendanges sont désormais mécaniques, un énorme engin égrainant les ceps de vigne à une vitesse inégalable et avec une ingéniosité remarquable. Les raisins tombent dans un godet qu’il suffit d’amener à la cave. Un seul homme suffit à faire tout ça.  Je ne peux m’empêcher de penser « que sont devenues nos vendanges d’antan et surtout tous les vendangeurs seront-ils un jour remplacés par un minimum de robots ? ». Sur la droite du chemin et au sommet d’un dôme, une vieille bâtisse ruinée attise ma curiosité m’offrant ainsi quelques beaux  panoramas sur l’étang d’Ayrolle et bien plus loin encore.  Peu après, c’est le site archéologique qui se présente, ce dernier étant mitoyen avec le domaine vinicole. Quelques pancartes qu’il est bon de lire expliquent avec force détail l’Histoire de ces nombreux vestiges. Certains de ces détails m’apportent de réels éclaircissements me ramenant ainsi en 2014 et aux 3 jours au cours desquels j’avais cheminé le Sentier du Golfe Antique sans trop concevoir la réelle signification de cette dénomination, peu de choses palpables jalonnant le parcours.  La suite du parcours étant une peu plus hasardeuse, j’ai le tort de ne pas  allumer mon GPS où j’ ai enregistré le tracé. Du coup, après la découverte de la carrière rougeâtre de  Graniès et de  blockhaus, je continue la route bitumée bien trop loin avant de réaliser mon erreur.  Finalement quand j’allume mon  GPS celui m’oriente vers le canal d’Ayrolle que j’ai bien trop dépassé.  Bien que dans ce secteur, la carte IGN ne soit pas bien bavarde en terme de noms de lieux, j’ai suffisamment lu de choses avant de venir pour savoir que ce chenal a pour nom « Canal des Allemands ».  Sont-ils les créateurs de ce canal ? Je n’ai rien trouvé qui le mentionne mais l'Histoire retient qu'ils ont beaucoup construit à Gruissan pour se protéger. En tous cas, et à juste titre, certaines cartes géographiques continuent à mentionner le Blockhaus de Graniès comme s’agissant d’un « monument historique » faisant partie du patrimoine gruissanais. Il domine ce fameux canal des Allemands menant au hameau des pêcheurs d’Ayrolle. C’est donc au début de ce  canal que mon cheminement m’entraine. Là, des hirondelles rustiques font le spectacle, rasant aussi bien l’eau du canal que la végétation qui l’encadre. Alors que je papote un peu avec un pêcheur réparant ses filets, je m’aperçois que les hirondelles viennent constamment se poser sur les cordages amarrant les bateaux. Il ne m’en faut pas plus pour me décider à prendre un en-cas ici, assis sur un ponton. Outre les hirondelles, les moineaux sont très nombreux à occuper les tamaris bordant le canal. C’est donc en mangeant mon en-cas  que je continue à me livrer à ma passion pour la photo ornithologique avant de poursuivre vers le petit port de pêche. Même si un panneau annonce la couleur « Port de pêche de l’Ayrolle », il faut être aveugle pour ne pas comprendre qu’ici toute  la vie tourne autour de cette activité. Autour de ce petit abri, des monceaux de filets s’entassent un peu partout. Il y a aussi  des cordages, des piquets et quelques bidons et bien évidemment de multiples barques soit sur les quais soit carrément  amarrées. L’ensemble est entouré de quelques cabanes en bois hétéroclites dans leur forme. Voilà ce qu’est le port d’Ayrolle. Or mis quelques touristes venus en voiture, le hameau est tranquille et même plutôt désert. Supposant  que les pêcheurs sont soit au travail soit entrain de se reposer de leur dur labeur,  je déambule au plus près de tous ces cabanons au nom le plus souvent poétiques ou fantaisistes :  « Mon Plaisir », « l’Hacienda », «  Île de rêve », « l’Abri-Côtier ». En constatant que  l’effigie de Che Guevara côtoie une croix occitane,  j’en suis à penser que les gens du cru sont plutôt anticonformistes voire indociles ou insoumis . Oui, ici pas d’académisme, les filets de pêche ne prennent pas que du poissons mais aussi toutes les convenances bien trop rigides. Ça se sent comme ça sent le poisson et l’iode. Mon bout de carte IGN en main, je continue en longeant l’étang, direction le tombolo séparant ce dernier du Salin et permettant de rejoindre la plage dite « sauvage de la Vieille-Nouvelle ». La plage, j’en suis encore loin, mais avant même d’atteindre le début du tombolo, le mot « sauvage » se justifie de diverses façons. C’est d’abord une  Aigrette se régalant d’une grosse anguille qu’elle avale d’un trait.  Puis ce sont les quelques bâtisses qui avaient servi à l’exploitation du sel qui ne sont plus que vestiges ouverts à tous les vents. Il y a bien encore des étiers, des écluses et des batardeaux mais je me demande si tout cela fonctionne encore ? Dans une des ruines, j’ y surprends une tarente. Alors que le tombolo file rectiligne et que je m’attendais à voir et à photographier de nombreux  oiseaux, les seuls que j’aperçois sont soit des goélands plutôt communs par ici soit des oiseaux isolés bien trop lointains pour être photographiés correctement. Finalement, les premières surprises naturalistes se présentent sous les traits de multiples criquets souvent très différents par leurs coloris. A cause de cette petite brise qui souffle toujours, ils ne tiennent pas en place et les immortaliser correctement devient un jeu de patience. Pour l’instant, les volatiles sont plutôt rares et quand enfin j’en aperçois en nombre c’est pour constater qu’ils sont faux. Oui, je me laisse leurrer par un grand rassemblement de canards noirs et en résine, probablement laissés là en guise de pièges par des «  tartarins du magret ». Finalement, je retrouverais ces leurres à plusieurs endroits du Salin constatant qu’il y en a un peu partout.  Les premiers et seuls oiseaux marins en nombre sont des échasses blanches. Feu farouches, je prends beaucoup de plaisir à les observer en quête d’une nourriture qu’elles semblent trouver uniquement dans le salin. D’autres oiseaux vont suivre mais toujours solitaires. Finalement, quand j’atteins la plage, c’est pour constater qu’elle n’est dans l’immédiat  qu’une immense zone encroûtée de sel blanc. Il me faut donc traverser cette zone pour atteindre le bord de l’eau. Ici, il n’y a personne au bord de l’eau. Aucun fan de la baignade ou du bronzage. Seuls  quelques « fous » de la glisse aquatique s’adonnent à leur passion. Oui, ici le vent souffle si souvent et si fort que les  véliplanchistes et autres kitesurfeurs ont décrété que l’endroit serait « un spot ». Spot pour eux mais pas de « pot » pour moi qui avait décidé de déjeuner au plus près du bord de l’eau et même de me baigner. Je me sauve et repars vers le salin. En fin de compte, il me faut encore pas mal marcher sur une large piste sans véritable découverte ; or mis de nombreux bois flottés et quelques déchets que la mer a rejeté,  avant d’atteindre le lieu-dit « Ancien Grau du Grazel ». Là, sur ce  nouveau tombolo séparant les salins, je déambule, vérifiant si des oiseaux sont éventuellement présents. Mais or mis quelques goélands et d’autres faux canards, il n’y a rien d’autres pour l’instant. Il y a bien des flamants roses mais encore trop loin pour tirer de belles photos. Je fais donc le choix de piqueniquer au bord du canalet se dirigeant vers la mer.  Là, je suis à l’abri du vent pour piqueniquer et de surcroit, l’eau est si limpide que je peux faire « trempette », m’enlevant ainsi toute la poussière sableuse que j’emmagasine depuis mon départ. De plus, criquets, libellules colorés jaunes, rouges et bleues et quelques passereaux et papillons occupent ce secteur. Quand je repars, je fais le choix de rester au plus près de la digue séparant le Salin de la plage car c’est bien là que la faune ;  petite ou grande ;  est la plus présente. Normal, c’est là aussi que la végétation est la plus dense et la plus diverse  et ce d’autant ; que quelques petites poches d’eau ; marais en miniature ; retiennent quelques passereaux. De l’autre côté de la digue, les flamants roses sont là, accompagnés d’autres échasses blanches.  Tout bien considéré, il y a tellement de choses à voir et à photographier que je ne vois pas ni le temps passé ni la distance parcourue. A l’approche du canal du Grazel, l’encroutement salin du sol se fait plus présent. Quelques trous dans le sable sont carrément remplis de gros sel. Certes, nous ne sommes plus au temps de la gabelle, époque où le sel était à la fois un impôt et une monnaie d’échange, mais  je me dis qu’il suffirait d’avoir un seau pour le remplir aisément de fleurs de sel sans être contraint d’aller l’acheter si cher à la boutique du Salin. Désormais, c’est la canal du Grazel que je longe pour en terminer, mais toujours aux aguets, un œil vers le Salin et un œil sur la canal. Photos d’oiseaux, de  coquillages, de crabes mais également de poissons, dont des loups,  des muges et des alevins,  viennent s’ajouter pour mon plus grand bonheur dans la mémoire de mon appareil-photo. Au sein de lotissements de maisons, automatiquement moins riches sur le plan faunique, la fin du parcours  m’entraîne vers le vieux Gruissan et sa tour Barberousse. Je continue de flâner dans les ruelles, constamment observateur de la vie de la cité et fureteur de découvertes. C’est jour de fête, des orchestres jouent dans les ruelles, je n’ai pas envie de rentrer malgré les 9 heures passées sur mes deux jambes. Demain, mes guibolles se souviendront de ce Chemin de le Rigole même si pour l’instant j’en rigole. Je l’avoue, je n’ai rien mesuré de cette randonnée, estimant que le plaisir ne se mesurait pas alors faisons confiance à Perlimpinpin qui nous indique une distance de 12km7 et 73m de dénivelé positif. Personnellement et compte tenu de mes quelques divagations volontaires ou pas, il faudrait sans doute rajouter un ou deux kilomètres de plus ! Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.

 

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Voyage à la Martinique

Publié le par gibirando

Ce long diaporama (50mn) est agrémenté d'une douzaine de musiques et chansons succès dans les DOM/TOM. Dans l'ordre d'écoute, elles ont pour titres et interprètes : "Calm Down" par Rema et Selena Gomez, "La Grev Barè Mwen" et "Monté la Riviè" par Kali, "Tombolo" par Kalash, "Sur mon île en Martinique" par Sino, "Lésé Kadriy Maché" par Ban'biyo, "Pa Fè Mwen La Penn" par Eric Virgal et Katherine Parize, "Ziggy" par Taxi-Kolor"Kolé Séré" par Philippe Lavil et Jocelyne Béroard, "Dansé Bigin" par René Beauregard et son orchestre New Mélomane, "Excitez ou" par Les Léopards de Saint-Pierre et "Tout Doucement" par MikL


 

Voilà déjà quelques années que nous voulions nous offrir un beau voyage. Lointain de préférence. Puis la Covid nous est tombée dessus et le projet a été reporté dans l’attente de jours meilleurs. Courant 2022, ces jours meilleurs se sont fait jour et en octobre nous avons décidé de concrétiser ce projet. Notre choix s’est porté sur la Martinique, région que nous ne connaissions absolument pas et pour laquelle nous n’avions aucun préjugé. Notre fille et notre gendre y étaient allés et leurs avis avaient été très bons, ce qui bien évidemment a quelque peu influencé notre décision.

Ce voyage de 10 jours a donc eu lieu du 22 au 31 janvier 2023 et tout c’est formidablement passé. Nous avions réservé en demi-pension dans le centre Pierre & Vacances situé à Sainte-Luce et avions fait le choix de louer une voiture pendant toute cette période et ce afin d’avoir un maximum de libertés.

Alors autant l’avouer, nous nous sommes régalés. Dany parce que pour elle se fut de vraies vacances, sans aucun souci domestique et avec des visites et découvertes comme elle aime quasiment chaque jour,  et pour moi parce que la Martinique foisonne de cette Nature que j’apprécie de plus en plus en vieillissant. Une Nature si proche où ma curiosité, ma passion pour la photo et ma soif d'apprendre pouvaient s’exercer et donc se satisfairent quasi constamment et cela quelque soit les lieux où nous allions. Ajoutons que les Martiniquais sont très accueillants et que de surcroît nous avons eu la chance de rencontres amicales fort délicieuses car sympathiques et donc attachantes et je pense ne rien avoir oublier d'essentiel. 

Alors quand l’idée m’est venue de faire une vidéo musicale de toutes mes photos de ces 10 jours ; comme je le fais régulièrement pour mes randonnées ; c’était d’abord dans l’intention de garder de ce voyage un condensé de tous ces moments merveilleux que nous avions vécus. Oui, notre rêve de voyage était devenu réalité et cette vidéo serait la gardienne de nos souvenirs. Oui, cette vidéo resterait personnelle et familiale. Puis au fil de mes réflexions, je me suis dit « Après tout, puisque tu tiens un journal mensuel sur ton blog où tu exposes constamment tes pensées et tes idées personnelles, pourquoi ne pas proposer ce film sur la Martinique à tous ? » «  Il y a probablement des personnes qui comme nous n’ont aucune idée préconçue sur la Martinique mais qui hésitent encore à y aller par manque d’avis et d’informations concrètes ? » « D’autres, qui comme je l’étais, sont ignorants de cette Nature que l’on peut constamment approcher là-bas et peut-être que ce film les décidera ! »

Voilà ce que je me suis dit et j’ai donc pris la décision de faire profiter tout le monde de ce film si « personnel ».

 Bon sinema !

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Le Puig del Rocater (1.601 m) depuis Urbanya (856 m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté des 3 plus gros succès du groupe américain de rock Chicago. Ils ont pour titre "If You Leave Me Now (A)? "Hard to Say I'm Sorry (B) et "Get Away"(C) et sont interprétés ici par divers artistes de grand talent dans leur catégorie.Dans l'ordre d'écoute, Alex Montana (A/saxophone), le groupe russo/ukrainien Léonid and Friends (B et C/ chant) avec la voix admirable de Serge Tiagnyriadno parti combattre au côté de l'Ukraine après l'invasion russe de février 2022, le groupe Flamenco Guitar Masters (A/guitare), Jason Dertlaka (B/chant) et Léonid and Friends (A/ chant)


 

Parmi tous les sommets couronnant la Vallée d’Urbanya, le Puig del Rocater (*) n’est pas le plus haut et donc pas le plus couru par les randonneurs. En effet, avec ses 1.601 m d’altitude, il n’arrive qu’en 3eme position après les 1.798 m du Pic de Portepas et les 1.632 m du Pic de Tour (ou del Torn), deux sommets également très intéressants à gravir et déjà gravis antérieurement. Par contre, il présente deux particularités que les deux autres n’ont pas : il est de très loin le plus fleuri et le plus rocheux, ces deux caractéristiques étant intimément liées. En effet, le sommet est amplement composé de roches granitiques et donc riches en silice où les genêts purgatifs se complaisent. Au printemps, ces genêts lumineusement fleuris forment de grosses touffes serrées les unes aux autres et de ce fait, le Puig del Rocater est visible de très loin. Il est donc bien visible d’Urbanya et donc de chez moi, les fleurs jaunes contrastant avec les arbres ; feuillus et pins plus sombres ; qui l’entourent. C’est grandement cette vision qui a motivé cette envie d’aller le voir de plus près à cette époque de l’année, même s’il y a déjà pas mal de temps que je ne me suis plus confronté à une telle distance doublée d’un tel dénivelé. En ce 21 mai, il est 7h30 quand je quitte la maison. Dany étant partie à Montauban pour 3 jours voir ma petite-fille qui a une compétition de natation synchronisée, j’ai toute la journée devant moi. D’ailleurs, à l’instant même de démarrer, je suis longuement arrêté par une incroyable quantité de passereaux, lesquels viennent se régaler des cerises déjà bien mûres. Merles, moineaux, fauvettes, pic épeiches, pinsons et geais sont les principaux gloutons à occuper le cerisier d’Alix, ma gentille voisine. Accoudé à une balustrade et appareil-photo en mains, j’ai devant les yeux l’incroyable spectacle d’un va-et-vient quasi-permanent. Au bout d’un quart d’heure et après de nombreuses photos plus ou moins réussies, je démarre vraiment, direction le bas du village puis le chemin de Saint-Jacques. Après les oiseaux, ce sont les fleurs sauvages, de nombreux papillons et de jolis paysages qui viennent s’ajouter à la mémoire de mon appareil-photo. A hauteur du Serrat de l’Homme, je quitte le chemin principal pour un sentier secondaire partant à gauche et s’élevant au-dessus du lieu-dit Coubère (Cubera). Si les paysages se font plus amples et surtout plus aériens, le sentier bien trop embroussaillé ne me laisse que peu d’occasions de les observer à ma guise. Cette dense végétation me gêne également dans mon désir de vouloir photographier convenablement les passereaux qui s’y complaisent, toujours très présents dans ce secteur. Je les vois mais les immortaliser reste très difficile. Je me rattrape avec de plus en plus de fleurs et de jolis papillons qui se régalent à butiner principalement les buissons de thym déjà très fleuris. De ces denses et terribles broussailles où les genêts, ronciers, prunelliers et cistes se livrent une rude bataille, j’en ressors le plus souvent les bras égratignés quand ce n’est pas carrément sanguinolents. Si le pantalon long me protège les jambes, je m’apercevrais bien plus tard qu’il ne m’a pas totalement protégé des nombreuses tiques que l’on rencontre en cette période de l’année. De cette galère broussailleuse, où seules mes photos naturalistes et un chevreuil que je réveille m’apporte un peu d’agrément,  il va en être ainsi jusqu’à atteindre la bonne piste au lieu-dit Serrat de Miralles. Voilà qu’enfin, je peux prendre un peu de repos en profitant d’un panorama grandiose où le Massif du Canigou emplit une bonne partie de l’horizon. Après plusieurs gorgées d’eau, une barre de céréales et quelques fruits secs, le temps est venu de repartir en direction du Col de les Bigues. Comme souvent, et sans que je m’en explique la véritable raison, les papillons virevoltants sont nombreux sur cette piste. Est-ce l’étage montagnard qui leur convient ? Est-ce la diversité des végétaux ? Je ne sais pas ! Si cette fois ils sont nombreux, les différentes espèces ne sont pas d’une grande variété et les plus visibles sont de très loin les Satyres (mâles) ou les Mégères (femelles), en latin « Lasiommata megera ». Après quelques photos de ces derniers, je me consacre uniquement aux autres, ce qui me procure l’avantage d’avancer bien plus vite. Outre les papillons, je consacre les autres arrêts à de très nombreux oiseaux visibles dans le maquis en contrebas. Finalement seuls un rare Torcol fourmilier et un Accenteur mouchet sont immortalisés correctement. Néanmoins, dans cette propension à vouloir à tout prix observer la faune, le clou du spectacle reste un gros sanglier solitaire. A cause de tous ces ralentissements, il est quand même 10h30  quand j’arrive au Col de Les Bigues. Déjà 3 heures que j’ai quitté la maison et malgré la précocité de l’heure mon estomac réclame du solide.  L’heure du déjeuner vient de sonner et une copieuse salade de riz, concoctée par Dany avant son départ, attend au fond du sac à dos que je veuille bien m’occuper d’elle. Alors que je m’installe avec le ravier de salade sur les genoux, je m’aperçois que j’ai oublié les couverts. Seul un « Opinel » inapproprié en la circonstance gît dans une poche. Comment faire ? Je décide de commencer par manger une petite compote de pomme dont le pot me servira de cuillère. Une cuillère plus que rudimentaire, il faut bien le reconnaître. Ce n’est pas une solution top mais ça fonctionne et peu à peu ma salade de riz finit par perdre la moitié de sa quantité originelle. Mon estomac est satisfait. Je range l’autre moitié de la salade de riz, conserve précieusement le petit pot de compote et assis sur un tronc, je me mets à « bayer aux corneilles ». En réalité, la corneille ressemble plutôt à une Buse variable volant très haut. Elle passe au-dessus de moi en effectuant des cercles de plus en plus grands puis disparaît. Devant mon appareil-photo, elle est aussitôt remplacée par une mouche qui elle a une nette préférence pour les vols stationnaires. Finalement la mouche est plus facile à immortaliser que la buse. Je range correctement mon sac à dos car la distance à parcourir est encore longue et il vaut mieux que les aliments restants soient conserver parfaitement pour la suite du parcours. Je repars direction le Col del Torn.  Peu après, j’emprunte à droite un large layon qui s’élève vers la Serrat de la Font de la Barbera (1.549 m). Alors que je passe devant deux bornes délimitant sans doute les communes d’Urbanya et Mosset mais aussi la forêt domaniale ; raison faisant qu’il y en a deux, une à côté de l’autre; j’aperçois un chevreuil qui traverse gentiment le layon. Bien qu'un peu surpris, j’ai quand même le temps de m’accroupir derrière un pin à crochets avant qu'il ne me voit.  En effet, ici c’est habituellement beaucoup plus haut vers le sommet du serrat que j’en ai toujours aperçu. Il ne m’a pas vu mais m’a sans doute entendu car il s’arrête cherchant du regard ma présence. Caché derrière le pin, si je peux le photographier, ma position pour ce faire n’est pas des plus confortables. De plus, j’ai peur qu’il ne me voit car je vois bien que sa tête est un véritable périscope. Quant à la distance qui nous sépare, elle est d’au moins une cinquantaine de mètres voire peut être un peu plus. Finalement, il repart aussi tranquille qu’il est arrivé, retraversant la layon et disparaissant dans le bois. De mon côté, quelques photos ont été prises mais peu géniales car sans doute avec un peu de « tremblote ». Je me remets en route au milieu du layon. Si je connais bien ce layon pour l’avoir emprunté à plusieurs reprises et en diverses saisons , ça reste la partie la plus sévère du parcours que j’ai imaginé. Si la distance d’un peu plus d’un kilomètre reste modeste, la pente moyenne est de 16% mais certains tronçons sont pentus à 46%. A 73 printemps, mon souffle est mis à rude épreuve et mon cœur qui bat la chamade réclame des pauses de plus en plus rapprochées. Finalement, quand j’arrive au sommet, je suis très heureux de retrouver cette clairière verdoyante où j’ai très souvent aperçu des cervidés. Au lieu de me reposer et de penser à mon palpitant, je marche le long des pins, plus enclin à vérifier si cette tradition va se vérifier, ce qui tend à prouver que je ne suis pas trop en souffrance. Mais cette fois-ci, la coutume me fait défaut. Pas de cervidés et seulement quelques jolies fleurs, des papillons et un bruant fou qui viennent s’ajouter à mon inventaire du jour. Quant à l’arrivée au pied du Puig del Rocater, elle pourrait être décevante et surprendre le randonneur ignorant du lieu, mais je connais trop bien l’endroit pour avoir ces états d’âme. Ici, le sommet, dont la base est en grande partie masquée par des arbres semble à priori difficilement accessible car il n'y a plus de chemin. De plus, il est bien moins captivant qu’il ne l’est depuis Urbanya. Pourtant, je sais qu’il suffit de louvoyer au travers de ce petit bois pour se retrouver face aux premiers rochers et à la multitude de genêts purgatifs qui s’y cramponnent joliment. Les innombrables buissons de genêts, tout comme les rochers, ont ici la même forme en boule donnant à cet endroit une espèce de moutonnement végéto-minéral dont l’ondoiement jaune, blanc et vert est un attrait supplémentaire.   Finalement, et même si la prudence est de mise, la courte grimpette jusqu’au sommet s’avère bien moins compliquée qu’on ne l’imagine au départ. Ce sommet est un superbe mirador où seule la vue vers le domaine de Cobazet reste obstruée, les pins à crochets très serrés les uns aux autres formant derrière le pic une barrière quasi-impénétrable. Outre l’alégresse d’être arrivé au sommet et d’avoir les pieds dans ce « jaune flamboyant », je ne me lasse pas de ce spectacle grandiose à plus de 180°.  De droite à gauche et de gauche à droite, et comme un guetteur cherchant un éventuel adversaire,  je scrute du regard tous les paysages et leurs moindres recoins. Cet ample panorama est constitué par les sommets du Canigou, du Coronat, de l'Escoutoude la Pelade et du Madres formant l’horizon, et bien plus près il y a les vallons d’Urbanya et de Nohèdes et tous ses ravins et ses sommets alentours que j'aperçois : MarsacSerra, Lloset, Moscatosa, Torrelles, Portepas, Gran. Tous ces pics, grands ou petits, hauts ou moins hauts, je les ai déjà gravi et pourtant assez paradoxalement, je suis très heureux d'être là au sommet de Puig del Rocater malgré son altitude bien plus modeste que certains autres. L'âge sans doute qui me fait prendre conscience que je monterai beaucoup moins haut désormais. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard, que je me décide à quitter ce merveilleux Puig del Rocater, direction le col del Mener (ou Maner) (1.563 m) qui est dans la continuité mais un peu plus bas vers l’ouest. Ici aussi une verdoyante clairière s’entrouvre. De nombreuses mésanges noires y volettent d’un pin à crochets à un autre et comme je tente de les photographier, je cours dans la clairière d’un arbre à un autre sans me rendre compte du ridicule de la situation. Par bonheur, je suis seul à m’apercevoir de cette grotesque course poursuite. L’aspect grotesque disparaît de mes pensées dès lors que cette « chevauchée » finit par s’avérer payante avec une photo quelque peu correcte. Je quitte les lieux en me rappelant que c’est ici dans un four à chaux du Serrat del Mener que les corps des gardes-forestiers Gaudérique Fabre et Jean Serrat ont été découvert le 5 août 1806 (source histoiredemosset.fr) , soit 14 jours après leur assassinat par des braconniers le 21 juillet. La croix d’un calvaire en leur hommage est encore présente un peu plus bas au col del Torn. Les restes du four à chaux restent introuvables malgré les 15 minutes que je passe à le chercher. Ce n’est pas la première fois. Tant de temps a passé ! Et puis les flancs du pic del Torn sont vastes ! Je me remets en route. Un large chemin herbeux et bourré de fleurs descend vers le col del Torn où je m’arrête pour une seconde pause déjeuner. Je profite de cette pause pour analyser le chemin qu’il me reste à accomplir. Finalement, je décide d’abandonner l’idée de redescendre vers Urbanya par la piste la plus classique et choisis un parcours hors sentier qui est censé suivre le Correc du Col del Torn. Je ne le connais pas mais en observant la carte IGN, je m’aperçois qu’il s’agit d’un remarquable raccourci qui rejoint une piste puis un sentier que j’ai emprunté à de multiples reprises permettant d’atteindre le lieu-dit l’Orriet. Cette fois, je range mon sac sans trop d’application, coupe la piste et me voilà lancé dans cette descente inconnue. Finalement, je trouve le Correc du Col del Torn bien plus vite que je ne l’aurais cru. Au début, ce n’est qu’un mince filet d’eau alimenté par une multitude de sources bourbeuses dont il est difficile d’extraire laquelle est la plus capitale et donc la principale. Un coup à gauche, un coup à droite, je longe le ruisselet sans trop de problèmes jusqu’à ce qu’il se creuse bien trop profondément. Là, mais sans le perdre de vue, je choisis de m’en éloigner sur sa rive gauche bien plus praticable. Désormais, or mis de temps à autre quelques caminoles empruntées par des animaux, il n’y a plus vraiment de sentier. Je slalome au sein de genêts et de fougères dont les buissons sont autant de plots qu’il me faut éviter. Dans ce dédale végétal et à cause de leurs épines et de leurs longues tiges, les rosiers sauvages sont les plus diaboliques à esquiver. Parfois, la végétation est si dense et si haute que chaque foulée réussie me procure comme le sentiment d’une extirpation salutaire. Il en sera ainsi jusqu’à atteindre la piste espérée. Entre temps, mes seuls plaisirs auront été de tomber sur quelques superbes Narcisses des poètes, des vestiges d’un agro-pastoralisme d’antan et un orri en très bon état où une colonie de petits rhinolophes a élu domicile.  Là, à droite de la piste,  commence un autre parcours hors des sentiers battus mais celui-ci ne m’est pas étranger. Une fois encore, je reste à gauche du Correc du Col del Torn et je descends en essayant de trouver le sentier le plus souvent emprunté. Mais le printemps a déjà rempli son œuvre d’embroussaillement et trouver l'itinéraire idéal reste peu évident. L’intersection avec le Correc de Gimelles est synonyme de fin définitive de cette bataille pacifique que je mène contre la végétation depuis ce matin. Une bonne sente mi-herbeuse mi-rocheuse démarre en continuant à longer le Correc du Col del Torn mais peu après l’imposante ruine de l’Orriet, il conflue avec la rivière Urbanya. A l’intérieur de la ruine, et alors que je sais que des mésanges charbonnières y nichent régulièrement,  cette fois-ci j’y surprend un mulot mais le temps d’une seule photo puis il disparaît. La rivière étant peu éloignée, j’y descends pour me rafraîchir un peu mais surtout avec l’intention d’y tremper mes pieds dont les plantes commencent à être bien échauffées. Finalement, après avoir ôté chaussures, chaussettes et pantalon, j’opte pour une fraîche et rapide trempette intégrale car dans le plus simple appareil.  Quelques fleurs nouvelles et des papillons viendront compléter les photos naturalistes déjà très nombreuses de cette jolie balade très souvent et trop souvent au plus près de la végétation ! L’arrivée à la maison par le pentu chemin de Sarrat finit de me tétaniser les jambes. Un écureuil sur le cerisier d’Alix m’apporte une dernière joie photographique.  Il est 16h30. Voilà 9h que la Nature me supporte. Cette randonnée a été longue de 12,7km pour un dénivelé de 733m. L’altitude la plus haute est située 1.601 m au Puig del Rocater et la moins haute à 868 m à Urbanya. Malgré des douches journalières, c’est une cinquantaine de tiques minuscules comme des têtes d’épingles dont il me faudra me dépouiller dans les heures et jours suivants. Comme quoi, la randonnée pédestre nécessite constamment que l’on soit méticuleux….au point d’être obligé de « chercher la petite bête ! » En cette saison printanière et jusqu’en novembre, pensez à vous équiper d’un produit répulsif anti-tiques et de vous en appliquer sur la peau y compris sur les parties couvertes par les vêtements (**).   Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

(*) Rocater : Après quelques brèves recherches sur Internet, il semble que le mot « rocater » soit un vieux mot catalan rarement employé de nos jours mais que l’on trouve néanmoins dans de rares ouvrages spécifiques à la Catalogne. Si je dis « vieux » c’est parce qu’il apparaît par exemple dans un Capbreu du 10 juillet 1644 et que malgré une traduction en français le mot « rocater » a été conservé tel quel ne trouvant sans doute pas un équivalent français convenable. C’est ainsi que « l’Institut d’Estudis Catalans » conjointement avec « l’Institucio Francesc de Borga Moll » précise dans son « Diccionari català-valencià-balear » que le mot « Rocater » que l’on peut orthographier « roqueter » donne les définitions suivantes « 1. - Era un roqueter sembrat de claps de garrigues », « 2. - Roca petita que surt a un pla de terra » dont les traductions françaises sont « 1. C’est un rocher semé de taches broussailleuses », 2.Petit rocher qui émerge sur un terrain plat ». Il faut bien reconnaître que concernant le Puig del Rocater, ces 2 explications sont on ne peut plus conformes à la réalité que l’on constate sur le terrain. J’ai noté enfin que le mot « rocater » est en catalan aussi bien employé comme nom que comme adjectif. On peut donc le traduire plus simplement en « rocaille ou rocailleux », et en « rocher ou rocheux ». Il s’agit également d’un nom de famille que l’on trouve surtout aux Etats-Unis mais également en Catalogne nord (française et espagnole). Enfin, outre le Puig (pic) del Rocater, le toponyme est également présent à Castelnou (correc/ruisseau), Nohèdes (carrer/rue), Reynes (castell/château).

(**) Ces conseils que je vous donne, je ne les ai pas suivis et un test à la maladie de Lyme effectué quelques mois plus tard s’est avéré positif (Borréliose). N’ayant pas de signes cliniques de la maladie (enfin pour l’instant), cela signifie que j’ai été en contact avec une Borrelia (tique) mais que la maladie n’est pas devenue active. En l’occurrence,  ce sont les anticorps engendrés lors du contact qui auraient créé cette positivité. Alors méfiance quand même ami(e)s randonneuses et randonneurs !

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La Boucle pédestre de l'étang du Ticou depuis Pyrénées 2000.

Publié le par gibirando

Afin de rendre hommage à Jean-Paul Belmondo qui vient de nous quitter, j'ai agrémenté cette vidéo avec la musique d'Ennio Morricone dont plusieurs variations sont extraites du film "Le Professionnel" de Georges Lautner.  En français, elle s'intitule "Le Vent, le Cri" et en italien "Chi mai".

La Boucle pédestre de l'étang du Ticou depuis Pyrénées 2000.

La Boucle pédestre de l'étang du Ticou depuis Pyrénées 2000.

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Cette petite « Boucle pédestre de l’Etang du Ticou » à partir de l’Office du Tourisme de Pyrénées 2000 a quatre atouts principaux. Marcher, piqueniquer et être accessible au plus grand nombre sur un petit périmètre.  Le tout dans des décors montagnards incroyablement sympathiques. Personnellement, j’y rajoute une flore et une faune omniprésentes et donc « photographiables » pour le passionné de Nature et de photos que je suis. J’y adjoins aussi la découverte d’une partie de la commune que nous n'avons pas pour habitude de visiter,  car en hiver nous sommes trop attirés et obnubilés par les pistes de ski. Choisissez de préférence une belle journée pré-estivale voire estivale et votre satisfaction sera probablement complète. Comme indiqué, le départ s’effectue depuis l’Office du Tourisme situé avenue du Serrat de l’Ours. Un panonceau vous présente les grandes lignes de cette boucle : « PR61 – Dénivelé +75m – 4,2km – 1h20 – Très facile ».  Pour la bonne direction, il suffit de traverser l’avenue et un deuxième panonceau indique d’ores et déjà la suite : « Etang du Ticou -1,9 km- PR 61 ». Vous laissez sur votre droite un boulodrome et une aire de jeux et poursuivez tout droit sur un sentier bien marqué en direction d’un bois. Sur cette courte distance, moi j’en suis déjà à photographier des oiseaux et des fleurs. Les premiers se présentent sous les traits de moineaux, de rougequeues noirs, d’un merle et d’une bergeronnette. Les secondes sont des lupins aux couleurs bigarrées et en grand nombre puis une flore sauvage et diversifiée au fil de nos pas. De temps à autres, des passerelles permettent d’enjamber un étroit ruisseau. C’est le Ruisseau de Bolquère, lequel ici amène fraicheur et végétation exubérante mais remplit plus loin l’étang du Ticou. Peu de temps après, vous arrivez au lieu-dit Pla del Termenal où un vaste complexe sportif affiche ses structures et notamment ses terrains de tennis. On contourne ces terrains et on poursuit par un chemin toujours très évident. De toute façon, le balisage « Etang du Ticou »  est suffisamment bon pour ne pas s’égarer. La D.618 est à traverser et bien évidemment on le fait avec prudence et encore bien plus si l’on randonne avec des enfants. Ici, et au regard de certains appareils de gymnastique, la suite nous démontre que le sentier se confond parfois avec un « parcours santé ». Le petit lac est là avec quelques bancs pour s’ y reposer et quelques tables de pique-nique. Nous n’avons aucun mal à trouver la nôtre car il n’est pas encore 11h et il y a peu de monde à cette heure-ci. Plus tard, vers midi, les places assises seront un peu « plus chères », même si aujourd’hui ce ne sera jamais la cohue. De toute manière, un pique-nique sur l’herbe a aussi son charme, à condition d’avoir prévu un plaid à la taille des fessiers de tous les pique-niqueurs. Avec sa sapinière tout autour, le Ticou a un petit air « canadien » et bien sûr les pêcheurs à la ligne y trouvent un endroit bien agréable où « mouiller leurs asticots ». Après le déjeuner, rien ne presse. Dany a décidé que le banc sera son lit de camp quant à moi la Nature m’attend. Finalement, pour Dany l'herbe s'avérera plus confortable. Quant à moi, la Nature je l’entends dans les grands sapins m’appeler en s’égosillant et semble reconnaître le chant de très nombreux pinsons. Je quitte la table et « le Petit Poucet » que je suis n’a besoin de personne pour partir se perdre dans la forêt. Si les fleurs sont plutôt faciles à immortaliser ; sauf les minuscules ; les papillons m’entraînent bien plus loin que je ne l’aurais imaginé. Par chance, mon  sens de l’orientation me ramène dans le droit chemin et par bonheur c'est celui du Ticou. Finalement, c’est en faisant des tours du lac que je prends le plus de plaisir à la photo naturaliste. Il est vrai que photographier des libellules, des oiseaux et des truites dans l’eau est un exercice où la persévérance est mise constamment à rude épreuve.  « La difficulté est un obstacle qui se surmonte par la persévérance » dit un proverbe oriental.  Finalement le résultat global est plutôt satisfaisant. Il est temps de partir car Dany dans sa grande bonté a laissé la table de pique-nique à des visiteurs qui n’attendaient que ça ! Nous quittons le lac, direction son parking puis l’avenue des Lupins. Voilà une avenue qui porte bien son nom car ici les lupins poussent comme le riz en Chine du sud. En réalité, nous allons en découvrir de toutes sortes et de toutes beautés dans toutes les rues que nous allons arpenter pour revenir à l’Office de Tourisme : rue des Chanterelles, rue des Myrtilles, rues des Sorbiers, avenue des Erables, rue des Noisetiers et avenue des Lilas. Oui, ici quelque soit le nom du végétal attribué à une rue, les lupins sont légions et maîtres des lieux. Si je ne peux pas vous garantir que toutes ces rues correspondent au PR.61 suivi initialement, je peux vous assurer que nous avons refermé cette « Boucle pédestre de l’étang du Ticou » très correctement et sans problème. Il est vrai que de très nombreux panonceaux « Liaison Bolquère/Pyrénées 2000 » étaient là pour nous y aider. Tel que décrit ici ; mais sans mes errances naturalistes ; ce circuit est long de 4,1 km pour un dénivelé de 74 m et des montées cumulées de 90 m, c'est dire si elle est plutôt facile. Cartes 2249 ET Font-Romeu - Capcir et 2250 ET Bourg-Madame - Mont-Louis- Col de la Perche - Top 25.

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Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

Publié le par gibirando

  

Ce diaporama est agrémenté avec des musiques jouées par le pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre "Shadows", "Romantico", "Just For You", "Dreams", "Remember When" et "Mamma" (incomplète). 

Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

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Urbanya le 9 juin 2021. Voilà ci-après comment nous avons réalisé cette randonnée que j'ai intitulée « Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells (*) »Quand avec Dany nous avons démarré cette balade, je m’étais fixé le but d’atteindre le lieu-dit l’Orriet. Ce lieu-dit, qui est la ruine d’un très vieux mas de montagne, j’ai déjà eu l’occasion  de l’évoquer dans une autre balade que j’avais intitulée « Le Chemin de l’Ourriet depuis Urbanya ». Situé à 1.074 m d’altitude et Dany ne connaissant pas les lieux, je me disais que cette modeste élévation suffirait à son bonheur. En effet, si modeste soit-elle, cette déclivité offre de superbes et amples panoramas sur le vallon d’Urbanya. En montagne, la vision de grands espaces, Dany adore ça et moi aussi. La météo est superbe et au sein d’un printemps plutôt mi-figue mi-raisin, on se dit qu’il faut profiter des journées comme aujourd’hui. Si je ne me fixe pas d’objectif plus lointain c’est parce que je sais que nos formes physiques respectives ne sont pas au top. Dany souffre régulièrement de sa polyarthrite chronique et principalement aux hanches, quant à moi avec des dyspnées et des sifflements respiratoires, je suis très loin d’avoir totalement récupéré de mon embolie pulmonaire du mois de mars. Malgré tout ça nos volontés et surtout nos envies de randonner sont restées intactes. Il est 12h30 quand nous démarrons sous un ciel bleu ciel que quelques nuages blancs se complaisent à maculer. Ce chemin qui s’élève au-dessus de la rivière je le connais par cœur. Je sais que je vais y rencontrer un tas de fleurs et que parmi elles, il me faudra faire des choix et ne retenir que celles qui me paraissent les plus intéressantes pour mon reportage photos. Les plus intéressantes seront bien sûr les plus belles : celles qui touchent à ma sensibilité :  mais surtout les plus rares ou les plus saisonnières, celles qu’il faut parfois chercher pour les trouver si le hasard ne le fait pas pour moi. Les fleurs bien sûr, mais aussi celles qui volent et que les entomologistes appellent « papillons ». Ici, ils sont pléthores mais les photographier n’est jamais évident quand une petite brise est de la partie comme aujourd’hui. Pour tout le reste de la faune ; et Dieu sait si elle peut être présente et variée ; je sais que le hasard, la chance, mon abnégation et ma patience feront ce qu’il faut. Comme je le prévoyais, les premiers décamètres sont les plus pénibles et les plus éprouvants. Toutes les levées de genoux plus hautes que la normale deviennent une épreuve, et cela, aussi bien pour Dany que pour moi. Alors rien ne presse et je dis à Dany de prendre son temps et ce d’autant que tous les clichés que je m’autorise me permettent de prendre le mien. Nous avons atteint le niveau de la cascade d’Urbanya et nous sommes d’accord pour dire que ça va déjà bien mieux. Il va en être ainsi au fil de notre cheminement et quand l’Orriet est atteint, je suis très surpris d’entendre Dany me dire « et après qu’est-ce qu’il y a ? ». Elle s’assoie néanmoins pour m’entendre lui répondre « il y a 2 ruisseaux formant comme une clairière » puis « plus haut il y a une piste forestière permettant éventuellement d’effectuer une boucle ». « Allons jusqu’à la clairière » me dit-elle. Et nous voilà repartis pour quelques décamètres supplémentaires. Quand nous arrivons à la jonction du Correc du Col del Torn avec celui de Sardana, je lui annonce que nous sommes parvenus à la clairière. Elle bougonne gentiment et je me dis que c’est plutôt bon signe : « Tu appelles cela une clairière ? » s’exclame-t-elle, rajoutant aussitôt « j’appelle ça un sous-bois ! » « Les arbres ont poussé » lui dis-je en guise de réponse puis le silence s’installe. Pas très longtemps et la phrase que j’attendais survient « Et la piste dont tu m’as parlé, elle est loin ? » « Non pas très loin, à 200, 250 m tout au plus, mais je te préviens, il n’y a pas vraiment de sentier et il faut pas mal zigzaguer au sein du maquis pour l’atteindre ! » «  Et tu es sûr de la trouver ? » « Oui, je suis sûr car il suffit de suivre le Correc du Col del Torn ». « Allons-y ! » me dit-elle d’un air bien décidé. Je suis sur le point de lui dire de ne pas râler si les choses ne se passent pas comme elle le veut mais finalement je me retiens. Je ne veux rien gâcher de ce bel après-midi qui se passe formidablement bien et en tous cas au-delà de mes espérances initiales. Je vois qu’elle prend plaisir à marcher, à découvrir des panoramas qui lui étaient inconnus et comme je sais qu’il y en aura bien d’autres encore plus beaux si nous atteignons cette « fameuse » piste, j’ouvre ce « chemin évanoui » sans ne plus rien rajouter. Oui, un chemin a bien existé et quelques grosses pierres sont encore là pour prouver qu’il était creux. Mais le temps, la végétation et le désintérêt des hommes ont fait leur œuvre de sabotage. En garder un quelconque fil est totalement impossible. Alors Dany me suit, ne peste pas me demandant seulement de l’attendre dès lors que je prends un peu trop d’avance dans ce dédale où il faut constamment slalomer entre les rochers de schistes, les genêts, les prunelliers et les églantiers.  Ici, hors de question de m’amuser à faire des photos et je suis essentiellement concentré à chercher l’itinéraire le plus court mais également le plus praticable, tâche pas si aisée que ça même si c’est la énième fois que je m’y attelle. Finalement la piste si convoitée est là et franchement elle est très belle car très verdoyante avec de surcroît un panorama magique. Elle est en plus un étage végétatif car ici commence la forêt de pins à crochets et quelques autres résineux. On oublie très vite les difficultés qu’il nous a fallu franchir pour arriver jusqu’ici. Malgré un décalage évident, le « V » que forme la vallée d’Urbanya ajoutée à celle de Nohèdes est presque d’une symétrie parfaite avec le « V » inversé du Massif du Canigou. Des fleurs, quelques papillons souvent les mêmes et de nombreux oiseaux mais ici moins craintifs sont des offrandes permanentes à ma passion pour la photo. Une fois encore, le clou de ce spectacle grandeur Nature se présente sous les traits d’un chevreuil qui se régale de jeunes pousses. Deux photos et le voilà qui s’éclipse dans cette végétation exubérante. Le large chemin verdoyant que nous cheminons est une invitation à flâner. Il s’élève en douceur jusqu’au col de Les Bigues mais afin de raccourcir cette randonnée qu’au départ je n’aurais jamais imaginé aussi longue, je fais le choix de redescendre par le sentier des Escocells. Plutôt pentu, ce sentier consiste à suivre une longue clôture qui se termine à seulement quelques encablures du village. C’est le chemin le plus court pour rejoindre Urbanya. S’il est plutôt bien débroussaillé au départ, c’est de moins en moins le cas au fil de la descente où les genêts l’envahissent très souvent. S’il faut parfois les écarter ou les enjamber pour passer, poser nos pieds sur les branches est souvent synonyme de glissades et de chutes par bonheur sans conséquence. Si nous redoublons d’attentions pour éviter de tomber, chaque petite « gamelle »  se transforme désormais en éclats de rire et en franches rigolades. Oui, pas de doute, les ramures des genêts sont de vrais savonnettes ! Ce n’est pourtant pas à cause de ça qu’on les surnomme « à balais » ! Finalement la clôture se termine, les broussailles s’amplifient et après un très bref égarement, je réussis à retrouver le sentier qui débouche à hauteur du Correc del Menter, non loin de la cascade que nous rejoignons. Nous y passons de longues minutes bien agréables car l’endroit est reposant et rafraichissant. Après cette longue descente sur le chemin des Escocells, cette pause n’est pas superflue. Dans les petites vasques creusées par les jets d’eau de la cascade, deux minuscules truitelles et de remuantes « demoiselles »  m’occupent encore longtemps à la photographie. Après la passerelle, le large chemin nous entraîne très rapidement vers le village. De nombreux clichés dont ceux d’une couleuvre vipérine cherchant pitance dans la rivière viennent s’ajouter à mon reportage-photos. En arrivant à la maison, les paroles que nous échangeons Dany et moi ne laissent planer aucune équivoque. Nous sommes à la fois ravis et incroyablement étonnés d’avoir réussi cette balade au regard de nos conditions physiques que l’on pensait sinon pitoyables du tout moins très mauvaises. Qui l’aurait cru au départ ? En tous cas, nous considérons cette randonnée à la fois comme une prouesse et une promesse. Cette balade a été longue de 7 km. Le dénivelé est de 475 m entre le point le plus bas à 870 m à Urbanya et le plus haut à 1.345 m juste avant le descente vers Les Escocells. Les montées cumulées sont de 680 m. Carte I.G.N 2348 ET Prades- Saint-Paul-de Fenouillet - Top 25.

 (*) Escocells : Si j'ai longuement tenté d'expliquer les mots "Ourriet" et "Orriet" dans une balade précédente intitulée « Le Chemin de l'Ourriet (1.359 m) depuis Urbanya (856 m) » sans que cela soit trop compliqué, donner une signification formelle au mot "Escocells" sur la commune d'Urbanya a été nettement plus complexe. Cette complexité commence par le fait même qu'il n'existe pas de traduction française à ce mot dans la langue espagnole. Quant à la langue catalane ; celle qui nous intéresse ici ; le traducteur de Google indique qu'il s'agit d'une "garderie" quand le mot "escocell" est au singulier et de "pépinières" quand le mot est mis au pluriel. De prime abord, on voit mal le rapport qu'il peut y avoir entre une garderie et des pépinières mais en réfléchissant un peu, on peut néanmoins se dire qu'une garderie est faite pour garder un groupe de personnes et le plus souvent de jeunes enfants et une pépinière prise hors de son contexte agricole ou forestier un lieu où l'on trouve également un groupe de personnes et qui en l'occurrence peut être composé d'enfants. Exemple : une pépinière de jeunes agriculteurs, une pépinière d'informaticiens, une pépinière de surdoués. Comme on le voit, la recherche dans sa méthode la plus moderne ne permet pas d'apporter une explication concrète à la toponymie trouvée sur la géographie d'Urbanya.  Il m'a fallu continuer mes recherches et c'est le mot "escocell" dans le Wikipedia catalan qui m'a finalement apporté une explication plus plausible. En effet, traduit en français, il donne "une grille d'arbre", ces fameuses grilles que l'on trouve de nos jours tout autour des arbres sur tous les grands boulevards arborés. L'Encyclopédie catalane donne la même explication. Toutefois, l'article en question développe le sujet et indique qu'il peut s'agir aussi d'un simple trou circulaire autour d'un arbre. L'Institut d'Estudis Catalans (Intitut des Etudes Catalanes) dans son dictionnaire catalan/valencien/baléare donne la signification suivante : « Fossé que le vigneron fait autour d'une vigne en travaillant la terre et que la charrue n'a pas pu atteindre lorsque les agriculteurs sont passés (Rosselló, Conflent). Comme on le voit ici, la région du Conflent est carrément nommée et on peut donc supposer sans trop de risques de se tromper que les Escocells d'Urbanya ou d'ailleurs soient plus largement des fossés, des rigoles voire des tranchées autour d'un champ ou d'un pré permettant de gérer l'eau qui s'y écoule. On notera d'ailleurs que le mot "écoulements" a une lointaine mais certaine ressemblance avec le mot "escocell" que les linguistes et les géographes ont parfois écrit sur leur carte en "Escaussels" ou "Escausseils" mais le plus souvent en "Escauccels" . Concernant ce dernier mot, l'IEC donne la signification suivante : « Excavation faite en grattant le sol. Dans les montagnes, le pommier étant planté dans n'importe quelle zone de terre,  il est nécessaire que ces excavations soient faites autour des souches du tronc afin que l'eau puisse les irriguer avec le plus de justesse ». Fosses, fossés, rigoles, tranchées, trous, excavations, il ne fait plus aucun doute, les Escocells d'Urbanya étaient sans doute de petites canalisations permettant d'irriguer avec justesse et parcimonie de l'eau des vergers ou des vignes. Oui, l'eau était déjà un bien très précieux. Il le sera de plus en plus !

 

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Le Circuit des Genêts à Urbanya

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons qui m'ont été inspirées en regardant l'agréable film "Bridget Jones : L'âge de raison" avec la truculente, très jolie et remarquable actrice Renée Zellweger. Elles ont pour titres : "Bridget's Theme" d'Harry Gregson-Williams"Your Love Is King" de Will Young, "Sorry Seems To Be The Hardest Word" d'Elton John interprétée par Mary.J.Blige"I'm Not In Love" du groupe 10cc 

Le Circuit des Genêts à Urbanya

Le Circuit des genêts à Urbanya

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12 mai 2021 Urbanya. Avec ce « Circuit des Genêts », voilà ma vraie première randonnée d’après Covid et sortie du confinement. Nous sommes ici depuis une semaine et si j’ai choisi cette boucle, c’est pour plusieurs raisons. La première est que j’espère être capable de réaliser les très modestes 3,8 km de distance, les 210 m de dénivelé et les 220 m de montées cumulées malgré une convalescence qui s’éternise un peu trop à mon goût. Oui, autant l’avouer, avec des essoufflements récurrents au moindre effort et des sifflements dans la gorge et la poitrine, je ne peux pas vraiment parler de guérison totale de l’embolie pulmonaire causée par la Covid, même si je n’ai plus aucune douleur thoracique depuis ma sortie de clinique, c'est-à-dire le 6 avril. La deuxième raison est que ce petit parcours est celui que j’accompli le plus souvent quand je suis ici à Urbanya, même si fréquemment j’y intègre quelques variantes en forêt. A la rencontre constante de la Nature, les années précédentes, il m’arrivait de réaliser cette boucle plusieurs fois par semaine. Cette année pas encore ! Aujourd’hui pas de variante et une boucle tout ce qu’il y a de plus classique mais avec un atout supplémentaire, la réaliser avec les genêts (*) merveilleusement fleuris, d’où le nom que je lui donne et qu’il mérite amplement en la circonstance. C’est bien à cet instant de l’année que ce circuit pédestre est le plus beau et le plus intéressant. C’est le printemps et ici les genêts sont les plantes fleuries affirmant le plus ce cycle annuel car de très loin les plus visibles. Depuis quelques années, ils ont même pris un aspect « invasif » non négligeable, faisant la pige aux cistes à feuilles de laurier, autres envahisseurs du secteur, lesquels fleurissent un peu plus tard. Les genêts sont très beaux mais ils prennent le dessus sur le reste de la végétation et de plus en plus de place, même dans les sentiers et les chemins. Enfin, dernière raison non négligeable quant au choix de cette petite balade, c’est le printemps et la promesse d’une Nature qui s’éveille de plus en plus. J’en ai déjà fait le constat autour de ma maison.  Nous venons de déjeuner tôt et il est 11h45 quand nous démarrons. L’aspect pratique et intéressant est que le sentier s’élève directement derrière notre maison, direction les antennes relais et le château d’eau. Nous n’avons pas encore fait 10 mètres que le spectacle s’offre déjà à nous sous les traits d’un couple de couleuvres à échelons qui s’accouplent au pied d’une ruine. Le temps de quelques photos, et les deux « amoureux timides » partent se réfugier dans le trou d’un muret. Quelques oiseaux et papillons, des fleurs nouvelles à profusion qu’il faut parfois savoir observer de très près pour apprécier leur beauté voire leur originalité et voilà qu’un autre spectacle merveilleux mais très inattendu se présente à nous. Cette fois, il s’agit de trois cervidés qui paissent tranquilles dans un pré juste en dessous du chemin. Sans doute une biche et ses deux faons car si le plus grand reste visible, les deux autres semblent plus petits et disparaissent plus facilement dans l’épaisse végétation. De temps à autre, on aperçoit leur dos ou leur arrière-train mais c’est tout. Et savez-vous ce qu’ils savourent ? Des genêts bien sûr ! Caché moi-même derrière d’autres genêts, j’ai tout loisir de photographier le plus grand avant que peu à peu il ne s’éclipse dans un bois trop touffu. Les genêts parlons-en ! En une année, ceux qui occupaient le chemin ont bien grandi, des nouveaux ont vu le jour,  ont bien poussé et il nous faut carrément les pénétrer et zigzaguer au milieu d’une « futaie » flamboyante pour parvenir à poursuivre. Moi qui suis allergique au pollen, bonjour ma guérison ! Par bonheur ça ne dure pas trop longtemps et quand la ferme à Philippe se présente, la piste redevient quasiment normale. Voilà 8 mois que je ne suis plus revenu ici, depuis cette fameuse semaine où j’avais ramassé des mûres sous les cris des veaux et de leur mère et la présence « mystique » d’une présumée Dame Blanche. Le premier jour, les veaux étaient partis à l’abattoir. Leurs mères et pères sous d’autres cieux dès le lendemain car Philippe avait cédé tout son troupeau à un autre éleveur. Quant à la Dame Blanche, elle était restée quelques jours dans ma tête mais depuis elle s’était volatilisée elle aussi. Oui, aujourd’hui tout n’est que silence et donc tristesse. Il n’y a plus aucun meuglement de bovins. Les chiens ne sont plus là à vociférer quand on passe. Le chat noir et blanc de la ferme qui était là pour manger les souris, Dany vient de le découvrir quelques minutes auparavant tout desséché sur le bas-côté du chemin. Ça nous a attristés même si nous ne le connaissions pas plus que ça. Nous aimons les chats et les animaux en général. Dans cette désolation, seul un Bruant proyer picorant sans gêne les fleurs d’un genêt a retenu mon attention et celle de mon appareil-photo. En quittant les lieux, je veux positiver et je me dis qu’il y a quand même une bonne nouvelle à retenir dans cette profusion de mauvaises. Cette bonne nouvelle s’appelle Flip. Flip, c’était le second chat de la ferme au temps où Philippe y travaillait encore d’où son nom car au départ nous l’appelions « le chat à Philippe ». Puis la contraction en Flip est venue tout naturellement. Depuis que nous avions perdu nos deux chats Noxi et Zouzou, il avait pris pour habitude de nous rendre visite. Livré à lui-même et à cause d’un ulcère à un œil, nous l’avions recueilli quelques jours avant mon Covid. Sans soin, il aurait perdu l’œil et sans doute la vie nous avait dit la véto ! L’ulcère se serait sans doute propagé vers le cerveau avait-elle rajouté. Aujourd’hui, Flip a retrouvé un œil normal, il est sauvé, vit avec nous et n’a pas l’air de s’en plaindre. Voilà ce qu’il nous reste de concret de cette ferme sans vie à l’instant où nous la quittons. Après les couleuvres, les biches, les souvenirs contrastés liés à cette ferme, on pourrait penser que par la force des choses la suite est moins attractive. Mais non ! Les fleurs et les papillons me freinent constamment. Les oiseaux, eux, m’arrêtent carrément et quand c’est le cas Dany se montre pleine de compréhension. Je ne fais pas trois mètres sans qu’il n’y ait pas quelque chose à photographier. Et encore, je fais en sorte de ne photographier qu’un spécimen de papillon ou de fleur dès lors qu’une photo antérieure est réussie. Pour Dany et moi, cette petite marche nous rend excessivement heureux. Je revis et Dany avec moi, elle qui s’est tant inquiétée à cause de ma santé chancelante. Oui, je peux aisément comprendre que ces mois de février et de mars si terribles pour moi ont été bien longs et bien difficiles pour elle. Psychologiquement. Aujourd’hui, marcher c’est se rétablir, mais c’est aussi tenter d’effacer ce passé. Cette balade, nous la voulons positive. Elle prend plaisir à randonner et moi, je rajoute à cette passion de la marche celle pour la photo naturaliste. Fleurs et papillons à profusion et oiseaux en nette progression depuis que nous sommes là, même si pour l’instant quelques espèces manquent encore à l’appel. Par bonheur, les hirondelles, les rougequeues, les mésanges, les moineaux et les merles viennent un peu réparer cette raréfaction dont malheureusement je sais qu’elle est chronique. Mésanges charbonnières et rougequeues noirs occupent les quelques nichoirs que nous avons mis autour de la maison et c’est toujours un réel plaisir de voir les parents nourrir leur progéniture. Ce sont journellement des centaines voire des milliers de va-et-vient incessants auxquels on assiste.  Cette balade du bonheur pour nous se termine sur une autre note positive, celle de la vision rapprochée du clocher de l’église Saint-Etienne d’Urbanya qui a été magnifiquement restauré. En 2020, nous l’avions quitté en pleins travaux. Si pour moi, le démarrage de cette courte balade a été laborieux à cause de quelques dyspnées, par bonheur, elles ont assez vite disparu et c’est très encourageant pour la suite. Bien sûr, je reste conscient que 3,8km ce n’est qu’une très courte distance pour n’importe quel randonneur aguerri ou pas mais pour moi, il était important que je la finisse correctement. Je suis ravi d’y être parvenu et je sais déjà qu’il y en aura d’autres. Aussi courtes ? Plus longues ? Dans l’immédiat, ce n’est pas important et l’essentiel est d’être debout sur mes deux pieds et d’être capable de marcher. Cartes IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

 

(*) Les genêts d’Urbanya : Ici à Urbanya, on peut découvrir plusieurs espèces de genêts mais encore faut-il être aguerri à cette reconnaissance, ce qui n’est pas mon cas, loin s’en faut. Il est vrai que certaines espèces sont relativement proches sur le plan visuel et ce d’autant, que leurs différences se résument parfois à quelques détails que seul un botaniste saura analyser avec pertinence (fleurs, branches, feuilles, gousses, etc…). Les genêts appartiennent à la famille des Fabacées (Fabaceae) tout comme les cytises et les spartiers et leurs fleurs sont le plus souvent de couleur jaune.

- Dans le Haut-Conflent et au printemps, les plus communs sont les Genêts à balais (Cytisus scoparius), les Genêts ou spartiers purgatifs ou genêts oroméditerranéens (Cytisus oromediterraneus), les Faux-genêts d’Espagne encore appelés Spartier à tiges de jonc (Spartium junceum), les Genêts cendrés (Genista cinerea), les Genêts de Catalogne (Cytisus arboreus subsp.catalaunicus) et les Genêts d’Espagne (Genista hispanica). Bien d’autres sont présents mais parfois en d’autres saisons ou moins visibles. Citons le Genêt bleu (Erinacea anthyllis), le Genêt du Dauphiné (Genista delphinensis), le Genêt ailé (Genista sagittalis), le Genêt des teinturiers (Genista tinctoria) que l'on trouve plus haut en altitude, le Genêt scorpion ou épineux (Genista scorpius) très piquant comme son nom l'indique et enfin d'autres plus rares encore comme le Genêt d'Angleterre (Genista anglica).

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