• Le Lac de Génos-Loudenvielle (Hautes-Pyrénées)

     
    LE TOUR DU LAC DE GENOS-LOUDENVIELLE par jullie68


    Toujours en vacances à Loudenvielle dans les Hautes-Pyrénées, si il y a une petite balade que l’on ne pouvait pas éviter c’est bien celle de faire le tour du lac au bord duquel nous résidions. Dans le précédent article consacré à la Cabane d’Ourtiga, j’ai eu l’occasion de vous présenter rapidement ce lac que l’on appelle plus communément le « lac de Génos-Loudenvielle », du nom des deux principales communes qui le côtoient. Bien sûr, mon article n’a pas la prétention de vous expliquer comment on fait le tour d’un lac. Non, ce lac, comme de très nombreux, est circulaire et en faire le tour ne présente donc aucune difficulté d’orientation d’autant qu’ici un balisage et quelques explications en facilitent le cheminement. En outre, le dénivelé est pratiquement nul sauf à vouloir s’éloigner du lac comme nous avons pu le faire pour aller visiter le château de Génos ou le hameau d’Aranvielle. Mais rassurez-vous néanmoins, car si dénivelés il y a, ce ne sont que deux ou trois dizaines de mètres de déclivité seulement qui sont à gravir. Non, si je propose un article de cette courte balade, ce n’est essentiellement que pour expliquer et démontrer combien ce coin de nos bien-aimées Pyrénées est splendide et bourré de découvertes. Comme d’habitude, un diaporama avec d’abondantes photos est joint à mon article pour illustrer mes propos. S’agissant d’un lac, il n’y a pas réellement de point de départ bien précis et bien  évidemment, nous, nous sommes partis depuis le studio que nous avions loué à la Résidence la Soulane. Cette résidence a les pieds dans l’eau car elle se trouve à une dizaine de mètres seulement de la berge. Nous avons fait le choix de partir en direction de Loudenvielle, c'est-à-dire vers le sud. Immédiatement, on est subjugué par la beauté du site et les nombreux centres d’intérêts que l’on peut y découvrir. Cette Vallée du Louron est entourée de montagnes plus ou moins hautes mais toujours verdoyantes. Nous sommes fin juin mais ils subsistent encore quelques névés sur les sommets les plus hauts, ce qui donne encore plus de splendeur aux panoramas. Il faut dire qu’ici, de nombreux et tout proches pics flirtent avec les 3.000 mètres d’altitude. Après quelques pas seulement, moi qui aime la photographie ornithologique et qui en plus, constitue au fil du temps un herbier de photos numériques, je suis gâté bien au delà de mes espérances. Les oiseaux sont nombreux et variés, quant aux fleurs, des dizaines d’espèces fleurissent en bordure du lac et il suffit d’être un peu curieux pour les découvrir. Cette flore incroyable attire de nombreux insectes et de superbes papillons. Une fois encore et au grand dam de Dany qui voudrait bien marcher un peu plus vite, histoire de faire un peu du cardio, moi, je flâne encore et toujours. Nous n’avons pas fait 100 mètres que déjà, je m’arrête de longues minutes pour photographier des couples de grèbes castagneux nourrissant leurs petits et leur apprenant par la même occasion à plonger et à pêcher. C’est un superbe spectacle ! Les grèbes ont élu domicile sur des tapis d’algues filamenteuses qui ont envahi une petite anse que l’on enjambe par une passerelle. Les grèbes semblent faire bon ménage avec les innombrables colverts et les bergeronnettes qui sautillent sur cet habitat verdâtre et humide. De nombreux poissons, gros et petits, frétillent et sautent sous cette gangue organique sans doute pour frayer ou en quête de quelques insectes. Un chevreuil, lui, a eu moins de chance. Il a sans doute voulu traverser le lac à la nage et s’est empêtré dans les longs filaments au point d’être piégé et d’y laisser la vie. Il flotte à la surface, la panse rebondie. Quand ce ne sont pas les oiseaux, ce sont les fleurs et les papillons qui ralentissent cette promenade. Quand ce ne sont pas les fleurs et les papillons, ce sont les parapentes et les ailes deltas qui attirent le regard. Instinct de protection oblige, sur le bord de la grève, les gambusies, vairons et autres menus fretins se regroupent en masse dans la crainte d’être mangés. Dany a pris de l’avance en direction de Loudenvielle, alors de temps en temps, je presse le pas pour la rattraper mais trop de « choses » retiennent encore mon attention. Après un petit tour dans la commune, nous repartons vers le lac pour en poursuivre le tour. Nous traversons la rivière, la Neste du Louron, et poursuivons sur la rive opposée en direction du centre de balnéothérapie « Balnéa ». C’est ici, que l’essentiel de l’activité touristique bat son plein car outre le centre de balnéo, c’est dans cette zone que se concentrent la plupart des autres activités : parcs ludiques avec piscines, aire de pique-nique, plaisirs nautiques, jeux pour petits et grands, bureau d’accueil et piste d’atterrissage pour les parapentistes, aire de stationnement pour camping-cars, etc… Nous, nous ne sommes pas venus ici pour ce type de détente et encore moins pour être au plus près de la foule. Non, c’est plutôt la tranquillité et le silence que nous sommes venus chercher. Du coup, nous poursuivons notre tour du lac en direction de Génos et de son château du Moulor, cher à feu l’écrivain Paul Féval, qui y situa l’action de son célèbre roman de cape et d’épée « le Bossu ». Du village de Génos et de son château, aujourd’hui nous en faisons l’impasse mais nous y reviendrons très vite, histoire de refaire le tour du lac mais en sens inverse cette fois-ci.  Nous poursuivons la promenade vers la base nautique louant pédalos, paddles, canoës et kayaks puis vers l’ardoisière se trouvant au pied du château. Cette partie-là du lac est plus la plus paisible et les nombreux pêcheurs ne s’y trompent pas. Nous enjambons une grande passerelle, à l’endroit même où le lac se termine par le déversoir du petit barrage. C’est de cette passerelle que la vue du lac est la plus saisissante avec ses 32 hectares visibles d’un seul tenant et les hauts sommets fermant le fond de la vallée.  Le soir tombe, de nombreux insectes et les truites qui s’en régalent mouchètent la surface du lac qui se ride soudain de milliers de cercles. La balade tire à sa fin mais de nombreuses fleurs m’arrêtent de nouveau. Dany arrivera bien avant moi au studio. Il faut dire que depuis notre arrivée, elle s’inquiète pour l’état de santé d’un gentil chat que l’on soigne et que l’on nourrit et qui est venu vers nous spontanément. Telle qu’accomplie et décrite ici, cette promenade est longue de 5,5 km environ. Il faut rajouter 1 km à 1,5 km pour la visite de Génos et de son château. Carte IGN 1848 OT Bagnères-de-Luchon – Lac d’Oô - Top 25.

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