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Mardi 9 Février 2010, Ste Apolline
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Avec ce sentier d’interprétation géologique des Hauts de Taïchac que je viens de réaliser, j’avoue avoir rarement trouvé dans les Pyrénées-Orientales, un circuit aussi parfaitement élaboré et soigné. Ici tout a été fait pour satisfaire le randonneur curieux et amoureux de la nature : le balisage est parfait et bien présent avec un tracé au départ, des panonceaux, des balises et des cairns, le sentier a été étayé aux abords les plus instables, dans les descentes les plus pentues, des rondins ont été agencés ou bien des pierres ont été parfois cimentées pour former des marches,  des grillages ont été dressés en bordure des falaises les plus dangereuses, des tables d’orientation et des panneaux d’information ont été positionnés dans les lieux à découvrir pour ne pas « marcher idiot ». Enfin, pour couronner tout cela, 8 bornes numérotées ont été plantées sur le parcours et chacune d’entre-elles correspond à des informations sur le site traversé, mais là, si vous voulez tout appréhender, il faudra vous procurer, moyennant quelques euros, un petit guide très ludique qui a été édité par la Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes. Mais ne me demandez combien coûte ce guide car le jour où j’avais prévu cette sortie, l’Auberge Taïchac, qui habituellement le distribue, était exceptionnellement fermée et c’est par chance que j’ai pu m’en faire prêter un par l’agréable et très charmante secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet. Car en fait, c’est ici dans ce minuscule hameau que tout commence et même si le titre du petit manuel « L’Afrique à deux pas de l’Europe… » vous paraîtra surprenant et un brin racoleur, en réalité il n’en ait rien. Par cette allégorie, le guide ne fait qu’allusion aux plaques tectoniques africo-ibérique et européenne qui se rejoignent en ce lieu géologique étonnant. Ce livret précise même, et sans vouloir faire peur au lecteur inutilement, que c’est endroit, point de rencontre des deux continents sismologiques est parait-il l’épicentre des séismes Nord –Pyrénéens : le dernier tremblement important a en effet été enregistré à Saint-Paul de Fenouillet en mai 2004  avec une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter ! Bon, je ne vais pas tout vous dévoiler de ce petit guide mais sachez simplement que grâce à lui et aux bornes présentes sur le terrain,  j’ai appris  beaucoup de choses, sur la géologie, la faune, la flore, la géographie, l’histoire et la vie passée et présente de ce territoire ô combien attachant et beau à observer. Contrairement à la pub, ce n’est pas deux pas que vous aurez à faire pour accomplir ce circuit d’un peu plus de 8 kilomètres mais à raison de 60 à 70 centimètres par enjambée, comptez environ 12.000 à 14.000 pas que vous réaliserez en 2 à 3 heures de marche effective, pour un dénivelé modeste de 215 mètres. Le point de départ de cette jolie boucle est donc l’auberge Taïchac de Saint-Martin de Fenouillet (426 mètres d’altitude). On emprunte le G.R.36 (balisage blanc et rouge) qui monte vers le haut du village par une ruelle dallée mais on le quitte ensuite au Pla d’en Dallen pour suivre un balisage jaune propre aux P.R. Sinon que dire de plus de cet itinéraire, si ce n’est qu’il est d’une incroyable diversité avec des contrastes ahurissants : il alterne chemins herbeux et sentes pierreuses, plaines agricoles et falaises calcaires, larges chemins et sentiers plus étroits, vignes et garrigues, chemins creux et sentes en balcons, sombres sous-bois et vastes panoramas ouverts, merveilleuses vues (632 mètres d’altitude) avec belvédère sur les Fenouillèdes et la Forêt Domaniale de Boucheville et crêtes en à pics sur la vallée de la Boulzane et le Moyen Agly, horizons lointains vers le Roussillon et les Pyrénées et proches perspectives sur les Corbières, vallons de pinèdes et cassures minérales, etc.. Mais des contrastes, il y en bien d’autres comme ces synclinaux et anticlinaux évidents à contempler depuis la crête sommitale, des merveilles aussi comme ce  crave à bec rouge ou cet aigle de Bonelli que nous avons eu la chance d’apercevoir dans un ciel bleu immaculé. Mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse le soin de faire vos propres découvertes lors d’une prochaine randonnée. J’espère seulement que ce commentaire vous aura mis l’eau à la bouche (ou plutôt le vin de Taïchac qui en bouche est excellent aussi) et que vous viendrez très rapidement balader sur ce sentier. Il le mérite vraiment et croyez-moi, vous n’aurez pas perdu votre temps ! Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier de sa gentillesse et très chaleureusement la sympathique secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet de nous avoir prêté un guide. Sans elle et sans cette petite brochure, notre randonnée aurait sans doute était belle mais beaucoup moins enrichissante. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul de Fenouillet Top 25.



Tags associés : sentier taichac, saint martin fenouillet, pla d'en dallen, saint paul fenouillet, agly fenouilledes


En 2007, j’avais découvert les deux jolies chapelles du Pla de Balençou que sont Sainte-Catherine de Nabilles et Saint-Christophe de Llugols en réalisant le Tour du Coronat: http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm. De ces deux chapelles, je connaissais surtout celle de Llugols dédiée à Saint-Christophe car je gardai au fond de ma mémoire cette douce et agréable soirée que j’avais passé dans ce hameau et au gîte Naulin. Quant à la chapelle de Sainte-Marguerite de Nabilles,  je l’avais découvert, lors de ce tour aussi, mais d’un peu plus loin lors d’un bref égarement sur le Pla de Balençou. Je m’étais donc promis d’y retourner lors d’un  circuit que j’avais imaginé, mais la neige et une mauvaise chute avait écourté cette sortie de janvier 2009. Mais comme je suis têtu, nous y sommes retournés cette année encore et nous avons pu, cette fois, accomplir dans son intégralité le parcours initialement envisagé. C’est donc de Conat et de son parking  de la Mairie (513 m d’altitude), où nous avons laissé notre véhicule, que nous sommes partis à la découverte de ces deux chapelles avec l’indicible espoir de remonter un peu le temps car j’avais lu que les deux ermitages dataient du Moyen-âge. Mais avant de remonter le temps, il nous a fallu d’abord remonter cette colline qui fait face au Massif du Coronat et croyez moi ce ne fût pas simple car la déclivité est constante. Après avoir traversé la rivière Callau, c’est par une « bonne » rampe caillouteuse qui s’élève sans cesse que nous escaladons les prémices de ce dôme aride que l’on appelle le  Pla de Balençou.  La sente monte très vite dans une flore essentiellement composée d’un maquis méditerranéen. Le sentier suit les méandres du Callau puis c’est le vallon tout entier qui apparaît comme une vaste toison verdâtre composée principalement de chênes verts et pubescents.  Seule la D.26, route grise qui serpente parallèle au torrent divise ce moutonnement végétal. Sur ce sentier, ne me demandez pas de quelle couleur est le balisage car je vous répondrais « arc en ciel » tellement il y en a. La seule certitude, et parce que je l’ai accompli dans son intégralité, c’est qu’on est sur le Tour du Coronat, balisé en principe comme tous les G.R. de Pays en jaune et rouge. Mais si ces couleurs sont parfois présentes mais souvent effacées par le temps, il y a aussi des marques orangées, bleues, jaunes, rouges, blanches, etc.… Alors ? Par contre, quant on arrive à un petit collet où deux chemins se séparent, celui qui file à gauche vers la chapelle Sainte-Marguerite est clairement balisé en vert. A ce collet et sur l’autre sentier, celui qui part vers Llugols dont on aperçoit déjà la chapelle et quelques maisons, si vous y prêtez attention un panonceau est cloué contre un petit chêne et il indique, dans l’autre sens de la marche, Conat et Sainte-Marguerite, cette fois sur votre droite bien sûr. La sente continue de monter en suivant un balisage vert bien présent et de nombreux cairns. Il longe sur la gauche le précipice que forme le vallon de Callau mais une fois sur la crête, on distingue au loin la chapelle. Au moment où l’on surplombe Conat,  le chemin fait un angle droit et part à droite plein nord vers un petit mamelon broussailleux.   La vieille chapelle qu’on aperçoit maintenant n’est plus très loin. De cet endroit, grâce à son aridité et à sa rase végétation, aucun obstacle ne vient gêner tous les paysages qui se dévoilent quasiment à 360 degrés. D’ici, des vues extraordinaires apparaissent : Elles vont de la Méditerranée et des Albères, en passant par la longue vallée du Têt,le monumental massif du Canigou enneigé, le sombre Mont Coronat jusqu’au blanc Massif du Madres. Le pique-nique pourra être pris dans ce fabuleux décor et au pied de cette chapelle Sainte-Marguerite qui mérite une incontestable restauration. Du hameau de Nabilles, il ne reste que quelques ruines et c’est bien triste que la chapelle prenne le même chemin. En effet, aujourd’hui, elle ne sert qu’essentiellement d’étable à tous les bovins et ovins du coin. Sauf à vouloir en faire une crèche et y ajouter Jésus le soir de Noël, les autorités devraient se pencher sérieusement sur ce patrimoine historique ouvert à tous les vents et à tous les animaux qui y laissent leurs déjections. Après cette visite à la fois remarquable et nauséabonde, il faut poursuivre le large chemin en direction d’une zone de reboisement de petites sapinettes. Le chemin aboutit sur une large piste terreuse (912 m d’altitude) qu’il faut emprunter vers la droite. Elle se faufile au sein de la sapinière pour retrouver plus loin l’inévitable garrigue. Ici, où quelques vaches blanches paissent dans les hautes herbes sèches, c’est toute l’immensité de la plaine de la Têt qui apparaît de Prades jusqu’à la mer. Seul le lac de Vinça fait une bouffissure bleuâtre dans ce vaste et fertile panorama. Cette piste, il faut la quitter au deuxième embranchement vers la droite car la première piste va à Montsec. Un panneau est là pour vous aider à poursuivre et il faut prendre peu après un chemin herbeux qui atterrit sur la piste qui se dirige vers Llugols. Mais le village perdu est déjà là à quelques mètres. En traversant le hameau et en revoyant cette table rouge de bistrot devant le gîte Naulin, je ne peux m’empêcher de repenser à mon Tour du Coronat et à ces instants magiques que j’ai vécu ici.  Moi, qui n’étais qu’un chemineau,  on m’avait servi « comme un prince » !  Je mangeais face au Canigou, entouré de chats espiègles et joueurs et de Bonnie, ce chien facétieux qui, le lendemain matin,  m’avait pratiquement accompagné jusqu’à le chapelle de Belloc. Mais aujourd’hui, tout est calme et vide. A l’extérieur pas une âme qui vive et seulement l’odeur âcre et entêtante de bois brûlé qui s’échappe en fumées de quelques cheminées. Le gîte Naulin semble déserté et cette fois je n’ose pas tapé à la porte. Nous partons vers la jolie chapelle Saint-Christophe. Celle-là est très belle car elle a été magnifiquement restaurée et bénéficie d’une vue imprenable sur le Canigou. En regardant, ce splendide spectacle, on comprend mieux pourquoi malgré l’austérité du lieu, des hommes aiment vivre ici depuis la nuit des temps. Et la nuit des temps n’est pas une vaine expression puisqu’il suffit de grimper à un rocher qui surplombe la chapelle pour constater que des croix et des cupules néolithiques ont été gravées dans la pierre. Dommage que récemment,quelques nigauds aient cru utiles de graver leurs propres croix au beau milieu de cette insolite richesse historique. Le retour vers Conat se fait par le sentier qui descend sous la chapelle vers le ravin du Correc de Sainte-Marguerite. La  chapelle du même nom, on l’aperçoit maintenant sur son monticule dénudé comme une fantomatique bâtisse qui se détache dans un ciel tourmenté. De Llugols, il faut environ une heure pour rejoindre Conat. Pour le circuit complet qui fait environ 12 kilomètres pour un dénivelé de 400 mètres, il faudra consacrer 4 à 5 heures selon le temps que vous réserverez aux découvertes.  Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.



Tags associés : pla balencou, sainte marguerite nabilles, saint christophe llugols, conat, llugols


Dans ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous amener à Jujols pour de belles randonnées vers Flassa ou vers la carrière de marbre rouge du Roc Vermeil.  Une fois encore, Jujols est le point de départ de cette courte mais jolie randonnée que j’ai intitulé le Sentier de la  Garrigue et des Coumeilles.  Mais pourquoi ce nom me direz-vous ? Tout simplement parce que cet itinéraire que j’ai imaginé, emprunte pour partie un court circuit de 3,7 kilomètres qu’à Jujols on appelle déjà le Sentier de la Garrigue et que ce circuit, il m'a paru utile de le  rallonger vers une zone forestière qui se nomme les Coumeilles ou Comelles sur certaines cartes pour remplir une petite journée de marche. Après avoir laissé la voiture près de l’église de Jujols, il faut prendre la piste qui monte vers le Col Diagre en ignorant tous les panneaux (circuits géologiques, histoires de pierres, etc...) qui vous amènent vers le centre du vieil hameau.  Au départ, un panneau Sentier de la Garrigue est immédiatement présent et il domine un joli fer à cheval jaune où est incrusté un chiffre « 13 » peint en rouge. Ne cherchez pas à comprendre la signification de ce chiffre dans ce fer à cheval et de bien d’autres que vous allez croiser sur ce sentier car vous êtes également sur un circuit qui s’appelle le Chemin de Manout. Il s’agit d’un chemin de découverte audio et pour comprendre, il faut prendre un baladeur auprès de la Maison de la Réserve de Jujols moyennant quelques euros et écouter un CD sur lequel l’âne Manout raconte l’histoire des coutumes et des légendes d’autrefois de ce beau pays. Chaque fer à cheval correspond à un petit conte à écouter. Mais comme la Maison de la Réserve est essentiellement ouverte en période estivale, aujourd’hui, laissons tranquille l’âne Manout et contentons nous de découvrir la garrigue mais surtout tous les beaux panoramas qui défilent tout au long du versant sud de cette magnifique vallée de la Têt.  Dans ce dédale de chênes verts et d’une flore typiquement méditerranéenne, le sentier se faufile en balcon au dessus des ravins et des précipices. Ici, les vestiges d’une paysannerie ancestrale et oubliée sont abondants : murets, terrasses (feixes), capitelles, orris, citernes, etc.…  Le chemin qu’il faut suivre est balisé en jaune et jalonné de quelques panneaux ludiques sur la flore et la faune du coin. Mais cette trace jaune, il faut la délaisser au moment où le circuit entame la partie retour du Chemin de Manout. Le sentier qui part vers la maison forestière des Coumeilles n’existe pas sur les cartes IGN mais heureusement, sur le terrain, il est bien présent et même balisé en orange à certains endroits. De ce sentier tout en surplomb sur la vallée de la Têt, vous aurez une magnifique vision de tous les pics enneigés du Canigou jusqu’au Cambre d’Aze. A l’approche du refuge, la végétation change quelque peu, la garrigue laissant la place à quelques bouleaux blancs et d’autres feuillus puis à des pins. Juste avant le refuge, vous apercevez un petit panneau indiquant Jujols dans la direction d'où vous venez. Avec ce panonceau, vous constatez que vous êtes sur l’itinéraire du Chemin de Vauban que l’on peut arpenter de Villefranche de Conflent à Mont-Louis, en quelques jours de marche. Un large chemin monte à droite à travers quelques chênes verts, des pins, de courts genêts et des buplèvres ligneux. C’est par ce chemin que vous devrez continuer mon circuit mais le refuge ONF des Coumeilles Hautes construit en 1883 n’est plus qu’à quelques mètres et dans son cadre reposant avec de très belles vues sur les Garrotxes et le Haut Conflent, il sera le lieu idéal pour un indispensable pique-nique. Après le déjeuner, avec ce large chemin qui monte, les choses sérieuses commencent : 250 mètres de dénivelé pour un peu moins de 2 kilomètres à parcourir pour retrouver la piste qui va au col Diagre.  Alors l’estomac alourdi, cette montée, il vaut mieux la prendre « cool » en regardant souvent derrière soi car les panoramas sont superbes. Au fil de la grimpette, en regardant vers le haut, c'est le Massif du Coronat tout entier avec ses roches roses et son mont boisé aux verts profonds qui apparaît. Si le ciel est pur, cette scène naturelle est souvent le spectacle de grands rapaces et notamment de gypaètes barbus qui tournoient au dessus de nos têtes. Un fois arrivés sur la piste et selon le temps que vous voulez consacrer à cette randonnée, deux solutions se présentent : soit l’on poursuit à gauche vers la col Diagre et il faut ensuite emprunter le sentier du Tour du Coronat (http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm) pour descendre vers Jujols, soit l’on prend immédiatement à droite et l’on descend vers Jujols par la longue et sinueuse piste. D’ici, Jujols est tout en bas, minuscule hameau juché sur une longue crête au dôme arrondi, comme prêt à basculer dans le vide des nombreuses ravines qui l’entourent. Si vous avez opté pour le col Diagre, le sentier redescend derrière la grande et blanche bergerie Aparicio. Plus bas, vous retrouvez la piste près du bassin qui alimente Jujols en eau potable. La suite n’est qu’une formalité car par la piste ou les nombreux raccourcis, atteindre le hameau et retrouver votre véhicule est d’une grande simplicité. Comptez 10 à 12 kilomètres pour cette pittoresque balade selon le parcours choisi. Vous l'accomplirez sans problème en quelques heures. Carte IGN 2249ET Font-Romeu-Capcir Top 25.



Tags associés : jujols, sentier garrigue, coumeilles, col diagre, coronat


Voilà une courte boucle de 14 kilomètres au cours de laquelle vous allez découvrir de magnifiques sites et voir de très beaux paysages. Mais attention, ici court ne veux pas dire facile car avec ses 680 mètres de dénivelé, il faut mériter ces découvertes et il est donc nécessaire de faire quelques efforts significatifs, même s’il est vrai que pour les randonneurs ariégeois habitués à avaler les gros dénivelés du Mont Valier, ma randonnée, que j’ai intitulé le Balcon de Bethmale, ne représente qu’un petit hors-d’œuvre. Personnellement, je prends pour point de départ le splendide et étrange étang de Bethmale (1.060 m), (étrange car habité d’une jolie légende à lire à la fin de cet article) où si le cœur vous en dit, vous pourrez avant de partir randonner et moyennant quelques euros, tremper le fil pour capturer quelques belles truites. Mais sachez qu’ici il y a peu de chance que vous attrapiez une truite sauvage saumonée comme il y avait dans le « bon vieux » temps, car la plupart d’entres-elles ne sont là qu’à cause des nombreux lâchés qui y sont pratiqués. D’ailleurs, l’étang lui-même n’est pas vraiment sauvage car aucun cours d’eau ne vient l’alimenter. La suite est d’une grande simplicité puisqu’au lac, il suffit d’emprunter le célèbre GR.10 qui file vers le col de la Core (1.395m) et un panonceau est là pour vous indiquer la marche à suivre. Les premières difficultés apparaissent avec les premières montées, mais si le ciel est bleu et le temps clair, monter vers le col de la Core sera un vrai régal. Au sortir du bois de Crabère, les panoramas merveilleux s’entrouvrent sur le large vallon de Bethmale et face à soi, le rocailleux Tuc d’Eychelle avec ses 2.315 mètres, fait « son intéressant ». Avant le col de la Core, le G.R.10 suit parallèle la D.17 puis la quitte dans quelques lacets. Souvent, vos pas hésiteront entre le vrai chemin parfaitement balisé des traditionnelles couleurs blanches et rouges et ces petites caminoles laissées par les vaches ou les chevaux de Mérens. Au col, votre regard bascule sur l’autre vallée, celle de Seix et sa somptueuse forêt domaniale mais surtout sur un panorama extraordinaire vers une vaste partie des sommets frontières des Pyrénées Ariégeoises. Ici sur le côté gauche du col, celui du Cap de Bouirex, des poteaux originaux ont été dressés et servent en quelque sorte de tables d’orientation individuelles pour vous faire découvrir tous ces pics.  Mais c’est de l’autre côté du col qu’il vous faut partir par une étroite sente qui file à droite en direction du col d’Eliet (1.683m). Ce chemin, c’est en partie le « Chemin de la Liberté » qu’empruntaient tous ceux qui, pendant la guerre de 39-45, fuyaient le nazisme et ses exactions. Ici, les choses sérieuses commencent sur le G.R.10D que vous cheminez vers le col d’Eliet. Au début, il grimpe vers une ligne de crêtes et alterne parties rocailleuses et pelouses d’altitude sur un chemin en balcon sur la vallée de Bethmale. On finit par atteindre le point culminant, 1.729 m selon mon GPS, de cette jolie boucle avant le col d’Eliet. La sente redescend puis hésite sur de courts dos d’âne.  En dessous, votre ligne de départ apparaît, jolie flaque couleur bleu acier au milieu d’un océan de verdure. Pourtant, au départ ce miroir était plutôt couleur turquoise ! Après, le col d’Eliet et sa jolie cabane, la sente descend définitivement à travers la forêt de Cadus. On coupe la piste qui, depuis l’étang, monte  à la cabane de Campuls. Cette piste qui est largement utilisée par tous les troupeaux qui montent en transhumance vers le merveilleux cirque de Campuls, on la quitte pour un sentier sinueux qui aboutit vers le fond de l’étang. Comme toutes les boucles, cette randonnée peut-être effectuée dans le sens inverse, en partant vers le col d’Eliet, elle n’en sera pas moins facile car le point culminant correspond sensiblement à la moitié du parcours. Arrêt compris, je vous conseille de consacrer une journée pour effectuer cette boucle. Si vous avez le temps, vous consacrerez une autre journée pour aller à la pêche mais attention à cette étrange légende qui règne ici : "Il y a très longtemps, une vilaine sorcière vivait cachée à l’étang de Bethmale. Chaque jours, elle ennuyait les habitants des alentours. Un beau jour, les bethmalais exaspérés montèrent vers le lac avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège tendu par les villageois, l’horrible sorcière sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers". Carte IGN 2048 OT Aulus-les-Bains-Mont Valier Top 25.



Tags associés : bethmale, core, bouirex, eliet, ariege

 

Dans un précédent article, j’avais déjà évoqué ces deux magnifiques villages perdus du Roussillon que sont Nohèdes et Urbanya. J’avais longuement expliqué les nombreuses possibilités de randonnées qui y avait dans ce secteur avec des petites balades de quelques heures jusqu’à des sorties de 2 jours pour ceux qui gagnés par la montagne auraient été tentés de se rendre à Callau. Cette fois, bien que partant toujours du même endroit, parking et hangar situés 500 mètres avant Nohèdes sur la D.26, il va être surtout question de l’autre village, c'est-à-dire celui d’Urbanya ou Orbanya en catalan. Comme souvent, ce village du Conflent s’est peu à peu construit autour de son église, dédiée ici à Saint-Etienne, elle est de style roman et date du 12eme siècle. Lors de cette longue boucle, cette église, vous aurez l’occasion de la côtoyer mais ce ne sera que très tard quand vous serez sur le chemin du retour. Pour l’instant, il va vous falloir atteindre le col de Marsac (1.056 m) et emprunter le chemin du Tour du Coronat, magnifique et pauvre tour qui va vous mener dans un premier temps jusqu’au col de Tour (1.535 m). Je dis magnifique tour car j’ai eu l’occasion et le plaisir de l’arpenter dans son intégralité en 2007 et j’évoque ce récit dans mon site perso :

http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm

et pauvre, parce que ce Tour du Coronat, délaissé depuis quelques années par la FFRP,  mériterait bien une réhabilitation, tant il est agréable à cheminer.  Mais revenons à nos moutons que vous aurez peut-être l’occasion de rencontrer ici car le pastoralisme y est encore présent grâce à quelques éleveurs qui occupent la Réserve Naturelle.  Ce chemin, je l’ai appelé le « Balcon d’Urbanya » car comment l’appeler autrement tant il reflète cette réalité. En effet, toute la journée et en permanence, vous surplomberez soit le vallon où coule la rivière d’Urbanya soit le village lui-même que vous aurez très souvent dans votre champ de vision. Après le col de Marsac, le chemin n’est que larges pistes, il est donc très roulant comme disent les cyclistes, assez simple à cheminer mais les pistes sont si nombreuses à cet endroit qu’elles méritent tout de même un peu d’attention au risque de s’égarer. Une carte IGN est donc recommandée et un GPS n’est pas superflu, notamment si le brouillard vient à se lever. Je vous conseille également de faire très attention aux clôtures électrifiées présentes ici car je me souviens avoir pris  « une castagne mémorable » qui m’a électrocuté du bras jusqu’au cou et au bas ventre en passant par la poitrine. Sinon, le chemin est contrasté et donc très plaisant à sillonner, car il alterne les vues sur de magnifiques et grandioses panoramas, vers la plaine du Roussillon et le Canigou notamment au travers de petits sous-bois de feuillus variés, de grandes hêtraies et de forêts de grands conifères. Au col de Tour, vous commencerez à avoir de magnifiques panoramas avec des horizons sur les massifs du Coronat et du Madres. Il faut prendre à droite la piste qui descend simplement vers le col de les Bigues (1.359 m). A ce col, vous aurez deux possibilités pour descendre sur Urbanya selon l’embroussaillement du chemin. La dernière fois, au col de Bigues, le chemin direct était trop embroussaillé et nous avons du poursuivre jusqu’à celui du Clot de Baro (voir sur ma carte). Dès que vous aurez quitté le large chemin, il  faut descendre en longeant le petit ravin du Correc du Serrat de les Bigues, en faisant bien attention de rester toujours sur son côté gauche. Ce sentier est parfois balisé en bleu mais ne suivez pas ce balisage qui quelquefois vous entraîne par erreur au fond du Correc. Suivez le balisage jaune qui, sans souci, va vous amener à Urbanya, village que vous devriez avoir largement le temps de visiter. Après Urbanya, empruntez la piste terreuse qui passe devant l’église et le minuscule cimetière et ne la quittez plus jusqu’au col de Marsac en évitant à nouveau de vous égarer sur les mauvaises pistes qui vous ferez tourner en rond ou vous perdre. Evitez aussi, la petite sente décrite sur les cartes qui part directe du lieu-dit La Devesa vers le col de Marsac car elle est depuis quelques années quasiment impraticable hormis peut-être pour quelques chasseurs du coin qui la connaissent par cœur. Au col de Marsac, vous n’aurez plus qu’à reprendre la direction de Nohèdes. Cette longue randonnée d’environ 25 à 26 kilomètres peut-être faite au printemps, en été et même en hiver, par les plus sportifs et si la neige est absente il va de soi, mais personnellement c’est en automne que je la préfère. A cette époque, on a droit à une palette de bruns, de  jaunes, d’oranges, de rouges et de verts qui, croyez-moi, ne laisse personne indifférent ! Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.



Tags associés : urbanya, nohedes, conflent, madres, coronat

Le Cap Taillat

Lundi 28 Décembre 2009 à 19:51

Publié par gibirando dans 5-Var


J’ai déjà décrit dans ce blog, le plaisir que nous avions éprouvé à randonner au Cap Lardier, ce magnifique cap, à la fois protégé par le Conservatoire du Littoral mais également aménagé pour les promeneurs qui peuvent y découvrir une flore et une faune variée et sauvage. Aujourd’hui, je vous propose le Cap Taillat, son très proche frère jumeau. Proches certes car les deux caps se côtoient et vous pourrez passer de l’un à l’autre très facilement par les nombreux chemins qui les sillonnent, mais également ô combiens différents, et c’est là d’ailleurs que résidera tout le charme de ces deux randonnées découvertes. Le Cap Taillat est une magnifique presqu’île à la fois rocheuse et boisée d’une pinède mais elle possède aussi d’autres atouts, ceux d’avoir des plages de sable fins et des eaux turquoises et cristallines. Depuis l’Escalet, la jolie plage de Ramatuelle qui est le point de départ de cette randonnée, et sur deux kilomètres environ, les baigneurs, plongeurs et autres naturistes y trouveront toutes les plages ou criques idéales à leurs plaisirs estivaux. Quand aux marcheurs qui emprunteront à l’aller un sentier balisé en bleu au plus près de la mer, je les défie de ne pas ressentir en été ce désir fou de se jeter dans le « Grand Bleu ».  Après la découverte du splendide Cap Taillat, de ses vestiges étranges de la Pointe de la Douane, de sa flore endémique, de son » « chamaerops humilis », rare palmier nain à avoir été rencontré à l’état sauvage en Europe, vous repartirez, vers votre voiture, comme étourdis par le concert assourdissant des cigales qui, en été bien sûr, peuplent les bois et les pinèdes. Ce retour, vous pourrez l’accomplir par un sentier balisé en jaune qui, plus en contre-haut, file parallèle à celui emprunté à l’aller. Vous aurez ainsi une vue aérienne sur tout le littoral de la Baie de Bonporteau et plongeante sur les merveilleuses anses et les belles roches changeantes et modelées par la mer qui le composent. Pour cette très courte balade, je ne vous communique aucun temps pour l’accomplir car vous l’aurez bien compris, de nombreux éléments peuvent concourir à en modifier la durée (saisons, baignades ou pas, pique-nique, intérêts à découvrir, etc.…) Carte IGN 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.


Tags associés : cap taillat, plage escalet, golfe saint tropez, cap lardier, var

Notre-Dame de Pène et Sainte-Catherine de Baixas

Mardi 22 Décembre 2009 à 16:55

Publié par gibirando dans 2-Pyrénées-Orientales


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Voilà une randonnée très intéressante pour moi, car pour une fois je ne suis pas dans l’obligation d’effectuer plusieurs dizaines de kilomètres en voiture pour en rejoindre son point de départ. Et pour cause, puisque Notre-Dame de Pène ne se situe qu’à quelques encablures de mon domicile. Pour vous la distance sera peut-être un peu plus longue, mais j’espère que vous serez tout de même intéressés par cette chapelle très originale qui mérite vraiment qu’on la découvre. A l’origine, c'est-à-dire au Xeme ou XIeme siècle certainement, elle avait été construite en même temps qu’un château qui avait été érigé, juste au dessus, au Roc Redoun (335 m). Au Moyen-âge, ce château était certainement chargé de surveiller la venue d’éventuels agresseurs en provenance de la vallée de l’Agly. Au fil des ans, le château, devenant inutile, il finit par disparaître, mais la chapelle, elle, lieu d’ermitage et de pèlerinage traversa les siècles. Elle fût restaurée et sert désormais de lieu de rassemblement que l’on appelle « aplec » dans notre belle région. Le site est situé après Cases-de-Pène à moins d’un kilomètre du village sur la gauche de la D.117, en direction d'Estagel. En démarrant du petit parking, vous ne serez pas étonné d’apprendre que « Pène » signifie « rocher » tant le décor dans lequel elle s’inscrit est rocailleux et aride. Malgré une sente dallée au bon dénivelé qui se hisse entre quelques jolis oratoires et de nombreuses plantes grasses et cactus dignes de Jacques Dutronc, monter jusqu’à Notre-Dame de Pène ne sera qu’une simple formalité. Voilà pourquoi, j’ai rallongé et transformé cette courte visite par une balade beaucoup plus longue qui va nous amener jusqu’à une autre chapelle, un peu moins insolite mais pas moins intéressante, celle de l’ermitage Sainte-Catherine de Baixas, qui selon les textes historiques, daterait tout de même du XVeme siècle. Cette balade est d’une grande simplicité car le sentier parfaitement balisé en jaune part plein est en direction du rocailleux Coma Pregon. Le sentier s’élève en dominant Cases-de-Pène et la vallée de l’Agly. Au loin, se dévoilent les collines arides des Corbières catalanes où prédominent la Tour del Far avec en dessous la verte forêt domaniale du Bas-Agly. Après de courtes « montagnes russes », le chemin se hisse au dessus de quelques vignes, le dénivelé s’accentue et retrouve une large piste qui grimpe au Roc Redoun dans le sens opposé, c'est-à-dire plein ouest. De là, l’horizon recule en direction de la mer, de Perpignan et d’une grande partie de la plaine du Roussillon. Mais vous n’aurez pas à monter au Roc Redoun, car après le grand portail de la carrière de calcaire, il vous faut prendre de suite à gauche sur un large chemin qui descend dans le boisé Pla de la Vila. Les panonceaux étant nombreux, vous ne devriez avoir aucun mal à arriver à l’ermitage Sainte-Catherine. Au passage, et avant d’arriver à la chapelle, vous rencontrerez quelques vestiges : ceux d’une vieille tour qui surplombe magnifiquement Baixas ou bien ceux de l’ancienne carrière de marbre blanc/bleu. Ce marbre, qui en son temps, a donné à la commune ses heures de gloire car il fût exporté dans le monde entier et participa ainsi à la construction de nombreux et grandioses édifices comme le Sanctuaire de l’Immaculée Conception de Washington ou plus près de nous le Palais des Rois de Majorque. Le retour peut se faire par la même piste où bien par un étroit sentier qui s’élève plein nord après la chapelle. Il longe la carrière de calcaire et finit par aboutir sur la piste prise à l’aller. Si vous avez le temps, vous pourrez remplir cette journée par une visite de Cases-de-Pène ou bien de Baixas, où pourquoi pas des deux cités à la fois. Grâce à leurs patrimoines historiques, une découverte de ces deux villages sera très enrichissante. Une fois encore et pour en savoir un peu plus sur ces lieux, je vous conseille l’intéressant et ludique site consacré au Roussillon :  http://histoireduroussillon.free.fr/   La randonnée que j’ai réalisée et que j’ai tracée sur la carte IGN est longue de 10 a 11 kilomètres environ.Cartes IGN 2448 OT Thuir-Ille-sur-Têt et 2548 OT Perpignan-Plages du Roussillon Top 25.



Tags associés : notre dame pene, sainte catherine baixas, cases de pene, baixas, roc redoun


 

Cette courte boucle d’un dizaine de kilomètres, qui va nous permettre de découvrir les magnifiques hameaux de montagne de Railleu et Sansa, ici elle s’appelle « A la rencontre des cervidés » et il s’agit d’un sentier de pays numéroté PR.15. Mais ce circuit, on aurait pu l’appeler « Autour de la Serrat des Canalettes » car le chemin fait le tour de cette crête rocheuse et boisée des Garrotxes, ou bien le « chemin du Dragon » car le léger dénivelé (258 mètres pour 650 mètres de montées positives) va nous mener au col (1.571 m) du même nom, puis non loin de là, à notre point culminant à 1.585 mètres d’altitude. Mais cette boucle, appelons-la « A la rencontre des cervidés » car bien je ne puisse pas vous garantir la vision de ces magnifiques animaux, ce titre semble bien approprié puisqu’au bout de trois quart d’heures de marche, nous avons eu la chance de surprendre trois splendides chevreuils dans le bois du Bac du Pradet. Ce P.R. part en principe de Sansa mais personnellement, je préfère partir de Railleu car on termine ainsi la randonnée par un agréable chemin tout en descente. Au joli hameau de Railleu, il faut emprunter un chemin qui part plein nord en direction de l’Avellanosa, petit collet planté d’un poteau électrique à haute tension. L’agréable sentier se faufile au milieu du bois du Bac en surplomb du torrent de Cabrils. C’est pour cette raison que ce tronçon qui va de Railleu à Sansa, ici on l’appelle le « Cami del Bac ». Le Bac faisant bien sûr référence à l’ubac le versant à l’ombre de la montagne. D’ailleurs, depuis le sentier, on ne tarde pas à apercevoir Sansa sur l’autre versant, ensoleillé celui-là, qu’ici on appelle la « soulane ». Ce contrefort au soleil, c’est celui du débonnaire et ras Pic Pelade (2.370 m), que l’on va avoir très longtemps dans notre champ de vision tout au long de la randonnée. Comme toutes les montagnes, le Pic Pelade est encore plus beau saupoudré d’un peu de neige. Puis la sente finit par arriver sur un petit pont qui enjambe le Cabrils, non loin de l’endroit où nous avons aperçu les chevreuils. Là, il faut suivre la route asphaltée en direction de Sansa, mais selon votre envie, vous ne serez pas obligés de monter jusqu’au village, puisqu'au premier virage, on retrouve le chemin qui grimpe au dessus d’une aire de pique-nique. Je conseille néanmoins une visite de Sansa car outre les panoramas merveilleux vers le sud sur le vallon de Cabrils et une grande partie des Garrotxes, vous pourrez découvrir une très belle chapelle romane qui daterait du 11 ou 12eme siècle, ainsi que la belle église paroissiale dédiée à Saint-Jean. Là, près de l’église, il y a deux panneaux de randonnées : notre P.R.15 et un P.R.2 qui va au col de Creu. Pour le nôtre, il ne faut surtout pas prendre la piste qui va vers le col de Sansa, mais l’autre chemin parallèle qui se situe juste en dessous. En automne, il se dirige en surplomb du vallon de Cabrils dans un décor à la fois vert grâce aux forêts et aux prés, mais rouge aussi, à cause de quelques sorbiers des oiseaux en fruits, mais surtout d’une multitude d’églantiers dont les cynorrhodons empourprent le paysage. Une deuxième fois, on traverse le torrent par une petite passerelle de bois. Ici, le balisage est absent et il faut prendre un chemin encadré d’un haut muret de pierres qui monte aux milieux des ronciers et des églantiers. A la fin de ce chemin creux, on retrouve le balisage jaune que l’on ne va plus quitter jusqu’au Col du Dragon. Ce sentier s’élève en douceur entre les sapins et les houx où il domine le vallon et le village de Sansa. Au col du Dragon, le chemin bascule sur l’autre versant de la Serrat des Canalettes et les paysages différent. Ici les sommets du Canigou et celui plus proche du Madres montrent le bout de leurs pics enneigés. Le sentier descend plein ouest dans des prés ras et caillouteux plantés de petits genêts, vers les Jassils et la D.4. La D.4, que l’on va traverser pour retrouver un chemin qui longe puis s’écarte du ruisseau de Railleu. Le joli chemin s’enfonce vers le sud dans une sombre forêt et se dirige vers les hameaux d’Ayguatébia et de Caudiès-de-Conflent. Cette forêt semble meurtrie par les tempêtes successives, celle de 1999, puis Klaus celle de janvier 2009 mais aussi par la sécheresse ou les pluies acides car bons nombres d’arbres ont dépéri sur pieds. Au Clot d’Avall (1.579 mètres), on débouche sur une piste forestière que l’on descend vers le Bac de Baillette en ignorant le chemin qui se poursuit vers Ayguatébia et Caudiès. Finalement, on arrive sur le bitume de la D.4f qui l’on emprunte plein nord en direction d'un carrefour sur la D.4. Là, on marche sur la D.4 vers Railleu pendant quelques centaines de mètres puis on la quitte par la droite au bénéfice d'un large chemin creux et herbeux qui descend parallèle au ruisseau. Ce chemin ancestral descend directement vers Railleu au milieu d’immenses blocs rocheux dont quelques-uns ont été courageusement taillés et amoncelés par des « aïeux » pour le border. Comptez 4 à 5 heures arrêts inclus pour ce court circuit mais en flânant et en visitant les deux hameaux dont je vous communique deux intéressants liens Internet :

http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Railleu.php

http://www.sansalevillage.com/

Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.



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Le Balcon d'Evol (985 m) depuis Olette (623 m)

Dimanche 29 Novembre 2009 à 22:34

Publié par gibirando dans 2-Pyrénées-Orientales


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Avec le Cami Ramader, cet illustre chemin de transhumance que j’ai déjà décrit dans ce blog, un coin du voile du vallon d'Evol avait été levé sur ce magnifique pays. Mais ce n’était qu’un tout petit coin qui ne permettait pas de découvrir le village d’Evol et son riche patrimoine historique. Cette fois, avec cette courte mais jolie boucle que j’ai intitulé le « Balcon d’Evol », mais comment l’appeler différemment tant ce titre lui est parfait, on va  pouvoir lambiner, et cette flânerie nous laissera largement le temps de tout découvrir. Et dieu sait si cette randonnée va nous permettre d’en visiter de merveilleux sites, si on veut s’en donner la peine : d’abord Olette, notre point de départ avec sa chapelle Saint-Antoine, sa bastide, son église Saint-André, ses petites ruelles, puis viendra Evol, patrie de l’écrivain Ludovic Massé et inscrit parmi les plus beaux villages de France, avec son église dédiée également à Saint-André, la chapelle Saint-Etienne et son château féodal du XIeme siècle, fief de puissants seigneurs au fil des siècles. Puis, après le minuscule hameau de Thuir d’Evol, on grimpera vers le superbe village d’Oreilla, au riche passé historique mais qui détient un triste record de France, celui d’avoir eu le plus fort pourcentage de morts par rapport à sa population pendant la guerre de 14/18. D’Oreilla, véritable belvédère sur le vallon d’Evol, vous apprécierez de splendides paysages de tous côtés, vers le Canigou évidemment, vers le Pic des Tres Estelles et bien d’autres sommets pyrénéens , mais aussi vers le col du Portus et le Mont Coronat,  Quand enfin ,je vous aurais dit que cette boucle au dessus du vallon d’Evol ne fait qu’une dizaine de kilomètres pour un modeste dénivelé de 360 mètres, vous comprendrez mieux pourquoi, vous aurez tout votre temps  pour observer, pour flâner et pour visiter tout ce que vous rencontrerez en chemin. Alors, peu importe le temps que vous marcherez, l’Histoire s’est arrêtée ici, et maintenant, il vous appartient d’arrêter le temps : ce magnifique vallon d’Evol le mérite bien ! Pour tout connaître des villages traversés, je vous conseille d’aller visiter le remarquable site de Jean Tosti : http://jeantosti.com/villages.htm et pour découvrir cette région d’Olette-Evol celui de Terratrek : http://www.terratrek.fr/_olette.html Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.



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Le Cap Lardier

Dimanche 22 Novembre 2009 à 14:16

Publié par gibirando dans 5-Var


Je crois qu’il faut en finir définitivement avec cette fausse idée qu’il n’ y aurait de belles randonnées qu’en montagne. Et peut-être moi le premier ! En effet, sur toutes les côtes de France, le Conservatoire du Littoral  fait un travail remarquable. En rachetant de grandes zones côtières et en aménageant, avec d’autres partenaires institutionnels, des sentiers de promenade et parfois, de très longues randonnées pédestres, le Conservatoire permet à un très large public d’avoir accès à des sites d’une exceptionnelle beauté où la faune et la flore sont en plus formidablement protégées. J’en veux pour preuve les splendides Cap Lardier et Taillat que je viens d’arpenter très récemment dans le département du Var. Alors suivez-moi et partons découvrir ce remarquable Cap Lardier. Le départ se fait depuis la station balnéaire de Gigaro située peu après le village de La Croix-Valmer. Les places de parkings et de stationnements où vous pourrez laisser votre véhicule sont nombreuses mais la plupart du temps payantes surtout l’été. Alors, peut-être est-il préférable d’aller découvrir le Cap Lardier hors saison ? C’est en tous cas, ce que je conseille ! Le départ s’effectue depuis la plage  de Gigaro en partant vers la gauche quant on regarde la mer. Le Cap Lardier, c’est cette longue langue rocheuse et boisée qui s’avance dans la mer. Elle s’avance d’ailleurs tellement dans la Méditerranée, que chose étonnante, elle se situe à la même latitude que le Cap Corse avec lequel elle présente de nombreuses similitudes tant sur la plan floristique, faunistique que géologique. La suite de la randonnée est d’une grande simplicité car le sentier qui longe le littoral est parfaitement balisé avec de nombreux panneaux directionnels. Quand je dis simple, il ne faut pas entendre facile car si de Gigaro jusqu’à la plage de Brouis, le sentier est peu élevé et serpente parfois à fleur d’eau, longeant de belles petites criques aux eaux limpides et de jolies plagettes, il n’en va plus de même après le Brouis où le sentier s’élève brusquement d’une centaine de mètres. En haut de cette ascension, vous arrivez à la croisée de plusieurs chemins et pistes et il faut prendre le chemin qui part le plus à droite. Ici, les merveilleux panoramas sur la mer disparaissent car on marche au milieu d’une dense forêt de chênes verts, chênes lièges, chênes kermès, chênes pubescents et lentisques. On  finit par rejoindre une autre piste où la vision bascule de l’autre côté vers les caps Taillat et Camarat. D’ailleurs, si ça vous chante, et si vous avez le temps,  vous pourrez poursuivre cette balade jusqu’au Cap Taillat, magnifique et fine presqu’île que l’on aperçoit à quelques encablures. Mais le Cap Lardier n’est plus très loin maintenant et il serait dommage de louper ce bec déchiqueté par les vagues et le vent, paradis des plongeurs sous-marins. Pour le retour, plutôt que de reprendre le même chemin, je vous conseille de prendre par la piste qui zigzague un peu plus à l’intérieur du cap, au milieu d’une flore épaisse et exceptionnelle avec notamment de magnifiques pins parasols. Elle est aussi très bien balisée. Et si comme moi, vous avez la chance de finir cette randonnée avec un merveilleux coucher de soleil sur la Baie de Cavalaire et les Iles du Levant,  ce soleil rouge sera comme une grosse cerise posé sur ce beau gâteau qu’on appelle le Cap Lardier. Maintenant, je comprends mieux pourquoi  en provençal,  Lardier signifie « flammes ».  Que ce soit avant ou après cette randonnée, je vous conseille vivement d’aller voir le site très ludique du Conservatoire du Littoral  consacré au Cap Lardier. Vous y apprendrez, j’en suis sûr, une foule de choses très intéressantes : 

http://www.conservatoire-du littoral.fr/front/process/Content.asp?rub=8&rubec=441&site=2062&entite=441#suivez »  

Carte IGN 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.



Tags associés : cap lardier, cap taillat, gigaro, la croix valmer, baie cavalaire

La Falaise de Leucate

Mardi 17 Novembre 2009 à 08:32

Publié par gibirando dans 3-Aude

 


Leucate, c’est la capitale mondiale du vent. En 2010, pour la quatorzième année consécutive, la ville de Leucate accueillera sur la belle plage de la Franqui, le Mondial du Vent du 10 au 18 avril. Qui sait, peut-être qu’un jour, la belle petite cité organisera le Mondial de la Randonnée Pédestre sur sa très belle falaise. D’ailleurs, si j’étais à la place des organisateurs, j’y penserai tout de suite car après tout, n’y a-il pas des randonneurs qui marchent aussi vite que le vent ? L’étymologie du nom Leucate, vient du grec « Leukos » qui signifie blanche comme les falaises que nous allons arpenter. Cette randonnée que je vous propose, peut démarrer du parking situé à côté de la colonie de vacances, du phare du Cap Leucate ou bien du sémaphore. Pour cela, de Leucate Plage, il faut prendre la D.29, direction Leucate Village. Là, il faut tourner à droite juste avant le hameau de Malagaïto et monter vers le quartier Saint-Pierre. Mais pas de problèmes, vous trouverez certainement car des panneaux indicateurs sont là juste à ce croisement. Après, selon votre humeur ou votre envie de marcher, vous choisirez vous-même le point de départ idéal : la colonie de vacances, le phare ou bien le sémaphore. La suite est d’une simplicité déconcertante car il suffit de longer la falaise de plus ou moins près. Mais dès que vous vous approcherez de trop près, surtout faites bien attention et redoublez de vigilance, spécialement si des enfants sont de la partie : Il peut y avoir des éboulements, la tramontane peut-être violente et ici, elle vous pousse vers le précipice, de plus le sentier est caillouteux et une culbute est vite arrivée. Vu la hauteur de la falaise, une chute est automatiquement dramatique et certainement fatale. Sachez tout de même qu’il existe sous le sémaphore, une très belle plagette accessible où, en été une baignade sera toujours possible. Pour le reste, il faut savoir qu’il y a un balisage jaune qui est présent et qui vous mènera jusqu’au dessus de la superbe plage de la Franqui. Le sémaphore est souvent le lieu de rendez-vous des parapentistes, le Cap des Trois Frères, celui des chasseurs sous-marins ou des pêcheurs et bien sûr, la plage de la Franqui, celui des « fous du vent et de la glisse ». Cette plage des Coussoules avec ses 8 kilomètres de long  est le paradis des véliplanchistes, des skimboarders, windsurfers, funboarders, kite-surfers, fly-surfers, des chars à voiles, des cerfs-volants, des speed-sails,  j’en passe et des meilleurs. Outre, la beauté du lieu, vous observerez les couleurs changeantes de la mer selon la saison, le temps et le vent. Elle peut passer d’un bleu acier à un bleu outremer ou d’un vert turquoise à un vert émeraude. Au bord de la blanche falaise, vous remarquerez un très bel édifice tout en pierres superbement restauré, il s’agit d’un fortin que l’on appelle La Redoute de la Haute Franqui  et qui était un ancien fanal construit sous Louis XV servant à signaler la côte. Moi, en général, je fais demi-tour ici, mais si le cœur vous en dit,  vous pourrez descendre jusqu’à la plage de la Franqui qui est accessible depuis la falaise. Pour le retour, vous pourrez prendre le même chemin qu’à l’aller ou mieux, revenir à travers les haies et ces petits murets de pierres sèches, qui clôturent très souvent des parcelles plantées de vignes ou d’amandiers, superbement fleuris au printemps. Je vous donne sur mon plan, un exemple d’un circuit facile à réaliser, sachant qu’il existe d’innombrables possibilités mais selon votre esprit d’aventures, un GPS  pourra très vite s’avérer utile dans ce dédale de murets et ce labyrinthe de sentiers. Alors, si comme le grand navigateur et écrivain Henri de Monfreid, né ici, et qui a usé ces premiers godillots et qui a fait ses premières armes d’aventurier dans ces très belles falaises, vous avez le goût de la découverte, n’hésitez plus à venir en ce lieu et rappelez-vous ce qu’il disait : « N'ayez jamais peur de la vie, N'ayez jamais peur de l'aventure, Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît ». Alors qu’attendez-vous ? Vous devriez être déjà partis ! Carte IGN 2547 OT Durban-Corbières-Leucate-Plages du Roussillon Top.25



Tags associés : falaise leucate, redoute franqui, henri monfreid, semaphore leucate, leucate

Le Hameau d'En (970 m) depuis Nyer (718 m)

Dimanche 15 Novembre 2009 à 21:57

Publié par gibirando dans 2-Pyrénées-Orientales

 

Non ceux ne sont pas les ch’tis qui ont donné le nom de ce hameau abandonné d’En. D’ailleurs ont ne prononcent pas ce « En » comme le célèbre « Hein ! Bilout !!! » ni comme un « an » mais,  on dit « Enne ». On a retrouvé dans un document historique de 864, une « villa Emne », puis en 1267, une « villare d’En » sachant qu’au Moyen-âge, une villa était le rassemblement de quelques logis regroupés autour d’une église. Comme souvent en pareil cas, En serait le nom d’un villageois et peut être la contraction des prénoms Jan ou Jean. Le départ de cette courte balade s’effectue depuis le joli village de Nyer dont le hameau d’En a été rattaché en 1822. Il y a deux possibilités de stationnement pour laisser sa voiture. Une dans le centre du village, à proximité du château et de la Maison de la Réserve Naturelle Régionale où il y a quelques emplacements. Ou bien, au pied du village, de l’autre côté de la rivière Mantet près du jeu de boules. Ce dernier parking étant préférable car c’est ici que démarre cette boucle que je vous propose. Il  faut redescendre la route direction aval de la rivière jusqu’au premier croisement. A droite, il faut délaisser la route par où vous êtes venus. Tout droit, une route goudronnée qui va rapidement se transformer en piste DFCI. Elle est barrée d’une croix jaune, et pourtant, c’est bien par là que je propose de partir. En effet, si vous regardez la ruelle à votre gauche, elle s’appelle Cami d’En, elle est balisée en jaune et elle constitue le véritable sentier pour grimper au hameau. Dans cette ruelle, un petit panonceau de bois indique En à 30 minutes, mais ce temps qui n’est qu’indicatif, ne pourra être réalisé que par des sportifs confirmés, car par là, la sente caillouteuse qui monte en lacets est particulièrement abrupte. Cette sente s’adressera donc aux randonneurs pressés d’en finir ou à ceux dont la performance sportive est le critère de priorité. Personnellement, je préfère flâner et prendre la piste car la pente est plus douce, plus longue mais ce n’est pas bien grave car ici la longueur est toute relative et surtout les panoramas de tous côtés seront plus grandioses. : Tout en bas, c’est Olette la blanche, vers le nord, c’est la montagne oblongue du Coronat avec ses sombres forêts, puis le Massif du Madres et les Garrotxes avec le beau village de Canaveilles de l’autre côté de la vallée. Vers l’ouest, c’est la longue vallée de la Têt avec sa sinueuse Nationale 116 et sa ligne de chemin de fer du Petit Train Jaune. Au sud, c’est le Roc des Trépassats (2.039 m) qui dominent Nyer et ses étroites gorges. Vers l’est, la belle Réserve Naturelle de Nyer déploie sa magnifique forêt domaniale des  contreforts jusqu’au sommet du Pic des Tres Estelles (2.099 m). C’est vous dire, si vous en aurez des paysages à voir en montant par la piste. A tout ça, rajoutez les belles et lumineuses couleurs de l’automne et vous aurez une bien meilleure idée de ce qu’il y a à voir. Et quand vous arriverez au hameau abandonné avec sa jolie chapelle du XIIeme siècle dédié à Saint-Just et à Saint-Pasteur, de ce tertre herbeux, vous aurez une splendide vision circulaire vers tous les horizons. Même le Canigou sera de la partie et pointera le bout de son pic enneigé. Si la tramontane ne souffle pas trop fort, vous pourrez pique-niquer face à ces admirables panoramas, sur les prés verts qui jouxtent l’adorable chapelle.  Car hormis ce sanctuaire, avec deux ou trois séculaires tombes anonymes, il ne reste plus grand-chose du hameau depuis que les dernières familles l’ont quitté peu après la guerre de 39/45. Une ou deux maisons ont été restaurées depuis, mais pour le reste, ce ne sont que pans de murs envahis par les ronces, les églantiers et les lierres, que toitures effondrées, que ruines squattées par les vaches. La piste se poursuit au dessus du hameau délaissé puis elle redescend avec encore de très belles vues plongeantes sur le village de Nyer. 3 à 400 mètres après un virage en épingle, vous remarquerez à  droite de la piste, un petit panonceau jaune qui très bizarrement indique Nyer et En dans la même direction à 30 minutes. Vous aurez compris qu’il s’agit d’une erreur et cette sente qui part à droite, c’est celle que je vous avais déconseillé d’escalader au départ. Pour rejoindre le village, vous pourrez donc soit prendre cette sente qui descend maintenant, soit poursuivre la piste jusqu’à recouper celle que vous avez prise en montant. Vous prendrez à droite, et retrouver Nyer ne sera plus qu’une simple formalité. Pour se rendre à Nyer depuis Perpignan, prendre la Nationale 116 jusqu’à la sortie d’Olette, puis prendre la D.57 qui coupe la Têt. Nyer est à 2 kilomètres. Pour la boucle que je vous propose et qui fait 10 kilomètres par les pistes DFCI (un peu moins, si vous prenez la sente) pour un dénivelé de 260 mètres environ, comptez 2h 30 arrêts non inclus. Cette adorable balade s’adresse à tous et à toutes, jeunes et vieux et pourra être complétée par la découverte de Nyer. Le village mérite une ample visite. Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top.25



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Quand on possède un véhicule, c’est vraiment très simple de se rendre au Prieuré de Serrabonne ou Serrabona en catalan que l’on peut traduire en français par la « bonne colline ».  En effet, pour aller à la rencontre de ce superbe joyau de l’art roman  dont les premières mentions historiques remontent à 1069, il suffit depuis Perpignan de prendre la route de Prades et après avoir dépasser Ille-sur-Têt de tourner vers Bouleternère. Là, dans ce joli village, il suffit de poursuivre la petite et tortueuse départementale 618 que l’on quittera au profit de la courte départementale 84 pour arriver au magnifique prieuré. D’ailleurs, c’est si facile que chaque année, des milliers de touristes empruntent cet itinéraire pour aller écouter un concert ou plus simplement pour partir à la découverte de ce merveilleux site touristique, sans doute un des plus beaux de notre département. Mais si on aime marcher, il y a aussi une manière beaucoup plus authentique de s’y rendre, c’est celle de cheminer sur un agréable sentier qui part du village de Boule d’Amont. Pour accéder à cet adorable hameau qui mérite lui aussi un ample détour car il possède un riche patrimoine historique, c’est d’une grande simplicité puisque lui aussi est situé sur la D.618 qu’il faudra poursuivre sans se préoccuper de l’embranchement de la D.84 cité plus haut. Un parking est là au bord de la route pour accueillir les voitures. En  face le parking, il y a  cloué sur un arbre, un petit panonceau avec un plan  sur lequel il est écrit « SERRABONNE ». Mais attention si ce plan, très succinct et pas très explicite par ailleurs, vous permet d’aller au prieuré, il s’agit en réalité d’une randonnée en boucle  beaucoup plus longue qui consiste à cheminer les crêtes de Serradell et qui s’intitule tout simplement « les Crêtes de Serrabonne ». J’aurai peut-être un jour l’occasion de vous présenter ce circuit mais la dernière fois que j’ai voulu l’accomplir, notre groupe a été contraint de l’écourter à cause d’une de nos collègues qui en tombant s’est fracturée le tibia et le péroné. Appel à l’aide, attente des secours, hélitreuillage, départ de notre guide, la journée était bien entamée et heureusement le Prieuré fut là pour combler cette journée placée sous le signe de « la faute à pas de chance » ! Alors, oublions pour l’instant les crêtes et partons vers le magnifique prieuré qui se suffit largement à lui-même. A Boule d’Amont, dirigez-vous vers le bout du parking et prenez la ruelle qui monte à main droite derrière l’église. Vous passez devant la terrasse d’un restaurant et poursuivez en suivant le balisage jaune bien présent. La venelle s’élève rapidement avec de très jolies vues sur le village et les premiers contreforts enneigés du Massif du Canigou. La ruelle se transforme en sente, puis en une piste que l’on rejoint et que l’on va suivre sur quelques centaines de mètres avant de la quitter au bénéfice d’un sentier en sous-bois qui se termine sur une nouvelle piste juste avant la ferme de Can Cesta. Cette description peut vous paraître compliquée mais n’ayez aucune crainte : des panneaux indiquant « Serrabonne » sont  bien présents, le balisage jaune est visible et il y a même quelques cairns à chacun des raccourcis à prendre. C’est donc très aisément que vous arrivez au col de l’Aspic (632 m) où l’on poursuit tout droit en traversant la piste. Après le col, les ravines vont se succéder et désormais la progression s’effectue dans une toison végétale très épaisse composée essentiellement de chênes verts et de quelques bruyères arborescentes. Sur ce chemin parsemé de quelques vestiges d’un pastoralisme oublié, où l’on va sans cesse monter et descendre, essayez d’imaginer le temps où il n’y avait pas de routes goudronnées pour atteindre le prieuré. Immédiatement on peut concevoir la vie difficile et isolée du monde qu’eurent les chanoines, hommes mais femmes aussi, qui vécurent ici à partir de 1082. Et cette vie fut si pénible que le prieuré périclita très vite car l’individualisme pris rapidement le pas sur la règle principale de Saint Augustin qui était de vivre dans une communauté fraternelle harmonieuse. Les temps ont changé et malgré ce déclin, de merveilleux artistes nous ont laissé de fabuleux trésors ! Le prieuré a certes été restauré au 20eme siècle, mais quand on finit par y arriver, de cette architecture extérieure lisse et quasi parfaite toute en schistes, rien ne laisse présager les superbes reliques de l’art roman que l’on va encore y découvrir à l’intérieur. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisserai le soin pour quelques euros seulement de savourer par vous-même la finesse des sculptures de marbre rose, la magie des étranges  bestiaires et la beauté et la perfection des chapiteaux et des colonnes. Le lieu est également propice aux pique-niques car des bancs et des tables y ont été aménagées. Avant de repartir par le même chemin, vous pourrez également arpenté un ludique sentier botanique et si les vieilles tombes ne vous font pas peur, visiter le minuscule et insolite cimetière. Voilà de quoi remplir une savoureuse journée avec cette magnifique balade toute simple d’environ 13 kilomètres aller-retour pour un dénivelé très modeste de 260m. Carte IGN 2449 OT Céret-Amélie-les-Bains-Palalda-Vallée du Tech Top 25.

 


Le Prieuré de Serrabonne 

 Solitude étendue de quelques fleurs d'automne

perchée sur la garrigue aride le ciel cru

et ce chant grégorien d'une voix tôt venue

le prieuré de Serrabonne

 

 Je passais j'avais soif de choses éternelles

de tranquilles tiédeurs de rencontres de rien

un oiseau un chardon un silex de chemin

une aurore nouvelle

 

 Et je me magnifiais la rose de septembre

que l'on me donna hier cueillie dans un jardin

je compris que ce chant que l'on m'offrait de loin

était là pour m'attendre

 

 Cantatrice étoilée d'opéras fabuleux

elle passait aussi recherchant ses recherches

c'est elle qui m'avait attrapé à sa perche

nous étions seuls à être deux

 

 Je lui donnai des mots elle chanta des notes

le latin que j'avais pour une fois servit

et il monta soudain à présent et ici

une émouvance haute.

 

  Poème de Louis Amade (1915-1992) né à Ille-sur-Têt.



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Comme j’ai pas mal galéré en réalisant cette randonnée à la Tour des Géographes (878m) et au Pech de Fraysse (917m), j’ai longtemps hésité avant de l’inscrire dans ce blog. Puis je me suis décidé à l’exposer quand même pour deux raisons : primo j’ai estimé que cette Montagne de Tauch mérite une place dans mon blog tant les panoramas à 360° y sont exceptionnels par grand beau temps, et secundo, mais c’est moins important à mes yeux, cette randonnée à la Tour des Géographes et/ou au Pech de Fraysse figure dans bons nombres d’ouvrages comme une « incontournable » de l’Aude. Et pour preuve, je vous en citerai trois que j’ai extraites de ma bibliothèque pourtant modeste : Belvédères de l’Aude et des P.O de Jean-Pierre Siréjol paru chez Rando Editions, 30 balades dans les P.O et l’Aude publié par la Semaine du Roussillon et enfin, pour le parcours que je viens d’accomplir au départ de Padern : Randonnées en Pays Cathare de Jacques Jolfre paru en 2002 également chez Rando Editions. Comme je le fais désormais à chacune de mes sorties, j’enregistre au préalable le tracé carte IGN dans mon GPS et quand je m’y réfère le tracé du livre au plus près de sa description et de son schéma quand il y en a un. J’ai donc démarré sans aucune difficulté du cimetière de Padern où une petite sente rejoint très rapidement une piste d’abord cimentée puis très vite terreuse. J’ai continué longuement cette piste, au début à travers quelques vignes puis dans une végétation composée essentiellement de garrigues et de quelques pins. Sur ma gauche et de temps à autre, le Mont-Tauch laisse entrevoir à travers une brume opaque sa haute paroi et ses piliers de calcaire blanc. Puis en quelques minutes, le ciel passe d’un gris pluvieux à un bleu azur et comme pour me démontrer toute la difficulté que je vais avoir à le conquérir, le Mont-Tauch dresse dans un ciel désormais sans nuages ses hautes falaises blanches découpées et dentelées en cheminées, ou hérissées en colonnes. Chemin faisant et le nez profitant pleinement des senteurs automnales du maquis, je prête bien attention à suivre les quelques cairns qui sont érigés et surtout de cheminer parallèlement au ruisseau des Cazals dont le ravin doit me servir de fil d’Ariane. De temps à autre, je me retourne vers le joli village de Padern pour prendre une photo et graver dans mon appareil le chemin accompli. Après une bonne grimpée de presque 4 kilomètres pour 270 mètres de dénivelé, la piste redescend un peu pour aboutir dans ce qui ressemble à un cul de sac. Seul un gros cairn prouve que je suis encore dans la bonne direction. Il s’agit en réalité du fond du Rec des Cazals qui, ici, cesse d’être un ravin encaissé pour devenir le lit banal d’un petit ruisseau encore à sec en ce début d’automne. A partir de ce gros cairn, qui malheureusement n’indique pas vraiment une direction à suivre, deux solutions semblent envisageables, soit je poursuis dans le lit à sec mais embroussaillé du ruisseau soit j’emprunte une sente qui monte assez rudement à droite sur le versant du Pech des Fayssettes. C’est à partir d’ici et en voulant suivre le lit du ruisseau que je me suis terriblement fourvoyé dans une garrigue très épaisse composée de buis, de petits chênes kermès et surtout de nombreux épineux qui sur 500 mètres m’ont meurtri et ont terriblement ralenti mon allure. J’étais à la limite du découragement quand heureusement j’ai aperçu au dessus et sur ma droite une nouvelle piste plus large. Habillé d’un bermuda et d’un simple tee-shirt, je suis sorti heureux mais griffé et sanguinolent de ce cuisant dédale. A ma décharge, je dois préciser que si j’ai suivi le lit du ruisseau c’est parce que ma carte IGN ne précisait aucun autre sentier à proximité et que dans ces conditions il me paraissait plus opportun de suivre l’itinéraire inscrit dans mon GPS et ce d’autant que dans son livre Jacques Jolfre écrivait : « du petit col, la sente se faufile, en se tortillant, au milieu d’une épaisse végétation (on est prévenu !). Vous piquez (les épineux aussi !) dans le creux du thalweg pour le remonter, etc.……à l’extrémité du bosquet, la trace devient brusquement piste carrossable.»  Au cairn, j’ai donc ignoré la sente qui montait à droite et je ne peux donc pas vous en parler, mais j’ai tout de même le sentiment d’avoir suivi à la lettre les indications de l’auteur. A partir de cette piste, le parcours est devenu plus praticable mais pas plus simple, car sous une chaleur torride et avec une déclivité qui s’est terriblement accentuée, j’ai été obligé d’économiser mon eau et j’ai pas mal souffert pour atteindre d’abord la route goudronnée puis la Tour des Géographes ou plutôt la Tour France Télécom. Car n’en déplaise à ses messieurs les scientifiques, ce sommet a beau avoir été en 1791, deux années après la révolution, le point stratégique d’une triangulation pour mesurer avec précision le méridien de Dunkerque à Barcelone à l’origine de la création de l’unité standard de mesure qu’est devenu le mètre, il n’en reste pas grand-chose si ce n’est peut-être mais j’en suis pas sûr, une vieille borne que j’ai pu photographié derrière le relais France Télécom. Dommage, le lieu mériterait peut-être une stéle explicative ! D’ailleurs, en photographiant tous ces paysages alentours avec ses nombreuses antennes, pylônes et autres éoliennes, j’avais l’impression d’être un espion industriel déguisé en randonneur ! Pour atteindre le Pech de Fraysse, j’ai tenté une nouvelle fois de suivre mon GPS et les indications de Jacques Jolfre, c'est-à-dire suivre comme il dit « la croupe arrondie et douce » c’est à dire la crête sommitale. Mais là encore, je me suis rapidement rendu compte que la douceur était illusoire et que les petits bosquets de buis et les buissons d’épineux même chétifs étaient impénétrables. J’ai donc sagement repris le bitume puis la large piste carrossable pour y accéder. Je suis parvenu au sommet aisément et j’ai découvert ainsi, malgré cette maudite « marinade » qui poisse l’horizon, une multitude de beaux panoramas de tous côtés : de la mer jusqu’au Capcir en passant par les Albères, le Canigou et les nombreux châteaux cathares. J’ai même poussé jusqu’à deux grandes antennes c’est à dire à l’extrême limite du bord de la falaise que j’avais aperçu d’en bas. J’ai pu ainsi entrevoir d’un seul coup d’œil tout le chemin parcouru. Pour le retour, j’ai suivi le même itinéraire qu’à ’l’aller mais à la différence près qu’au lieu de suivre le cours du ruisseau où je m’étais obstiné, je me suis écarté à droite du Rec des Cazals. Mais là aussi. j’ai galéré dans les caillasses et dans une flore excessivement piquante. Si malgré les difficultés que j’explique, vous envisagez tout de même de faire cet aller-retour, ce que j’espère car c’est le but de ce blog, 3 conseils : oubliez le coupe-coupe qui me paraît excessif mais équipez-vous correctement de bonnes chaussures de marche et de vêtements à manches longues et en toile bien épaisse, emportez beaucoup d’eau et surtout assurez-vous qu’il fera beau toute la journée et que vous pourrez ainsi admirer les superbes panoramas. En effet, le but ne doit pas être d’arriver là-haut à tous prix pour voir à travers le brouillard des sites industriels d’entreprises du CAC 40. Dans ces conditions, vous aurez, je pense, perdu une journée. A titre informatif, je suis resté sur les chemins 6h40 arrêts inclus et galères comprises, j’ai parcouru 24,8 Kms pour un dénivelé de 722 mètres, c’est donc une randonnée plutôt difficile malgré l’avis contraire de Jacques Jolfre qui écrit dans son livre : Difficulté aucune, mais randonnée assez longue. A vous de juger ! Il y a aussi d’autres possibilités pour accéder à cette montagne de Tauch mais aucune à ma connaissance n’est à ce jour balisée ! Mais certains lobbies ne le veulent-ils pas ainsi ? Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.


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Séjour en Couserans oblige, j’avais, dans ce blog, délaissé les randonnées dans les Pyrénées-Orientales au profit de quelques belles balades en Ariège. Je rectifie donc le tir en vous offrant deux sommets pour le prix d’une seule randonnée avec ce magnifique mais court circuit au Puig Saint-Pierre (1.791 m) et au Puig de l’Estelle (1.778 m) à partir de Batère où plus précisément à partir du Col de la Descarga (1.393 m). Ce col constituant le point de départ où il est pratique de laisser son véhicule. Cette boucle d’une grande simplicité peut-être décomposée en 3 parties distinctes qu’il suffira de suivre à la lettre pour ne pas s’égarer et respecter le parcours expliqué ici. 1ere partie : Au départ du Col de la Descarga, continuez la route goudronnée qui passe devant le gîte d’étape. Vous êtes devant un très imposant bâtiment : c’est un des vestiges de ce qui reste de la plus importante mine de fer du Roussillon : celle de Batère. Vous aurez au cours de cette randonnée l’occasion de côtoyer où d’apercevoir bien d’autres preuves de cette exploitation minière considérable qui fût pendant très longtemps la richesse principale du Vallespir. Je précise que sur cette route, on est déjà sur le célèbre GR.10 et qu’il suffit de suivre le fameux balisage blanc et rouge jusqu’au col de la Cirère (1.731 m) pour rester dans le droit chemin. Ici à ce col, quand on quitte le GR.10 débute notre 2eme partie :  Sans être compliqué, ce tronçon est des trois le moins facile non pas en terme de dénivelés car comme vous le constatez les Puigs Saint-Pierre et de l’Estelle ne sont respectivement plus hauts que de 60 et 47 mètres par rapport au col de Cirère, mais parce qu’il n’y a pas de balisage évident, où si peu (quelques caïrns) qu’il n’est même pas utile de les évoquer.(quelques traces rouges trop irrégulières et trop imprécises pour que l'on en parle longuement ici). Au col de Cirère, quittez le GR.10 par la droite et prenez le chemin du milieu, le plus large, celui qui monte au sommet du mamelon que vous apercevez d’en bas et délaissez les autres à gauche et à droite qui ne sont que des passages d’animaux. Arrivés au sommet de cette butte, vous apercevez légèrement sur votre droite un gros caïrn au sommet d’une autre croupe, il s’agit déjà du Puig Saint-Pierre. De ce pic, comme vous le constatez, la suite n’est qu’une succession de creux et de bosses débonnaires où déjà le Puig de l’Estelle domine le paysage devant vous. Il suffit de marcher dans ces agréables et vertes pelouses rases en restant de préférence sur le plus haut des crêtes afin de bénéficier des beaux paysages qui se dévoilent à 360° : derrière vous, le Pel de Ca (2.112m), le Cincreus (2.266m), le Galinasse (2.461 m) et le Canigou (2.784m), à votre gauche, le vallon de le Lentilla du côté de Valmanya et des vues plus lointaines vers le Roussillon, à votre droite une immense et belle portion du Vallespir. Que l’absence de balisage ne vous perturbe pas dans la contemplation de tous ces superbes panoramas car seul un brouillard très épais pourrait être très gênant et compliquer sérieusement le fil de cette savoureuse balade. Ces prairies étant le royaume des vaches, chevaux, chèvres et autres moutons, quand vous les traverserez, évitez de trop déranger ces animaux qui vivent en parfaite harmonie. Ici ils retrouvent leur liberté et un peu de leur instinct originel surtout quand ils viennent de vêler et ont encore leurs progénitures à s’occuper. Pour les éviter, écartez-vous ou zigzaguez s’il le faut à travers les quelques rochers qui parsèment l’itinéraire et que vous allez retrouver en plus grand nombre au pied du Puig de l’Estelle. Avec ses 60 mètres de déclivité du Collet de Pey jusqu’au pinacle, l’ascension du Puig n’est qu’une formalité et en plus, le point du vue est garanti comme les cartes IGN ne manque pas de le souligner. Par temps clair, une vue splendide et remarquable porte sur les Aspres à vos pieds, mais aussi sur tout le Roussillon jusqu’à la mer.  Sans vous en doutez, vous êtes juchés au sommet d’un véritable morceau de gruyère, car le sous-sol de ce massif  est truffé de galeries minières : il y avait celles de Batère bien sûr, mais aussi celles des Indis, des Roques Nègres, de La Pinouse, de Rapaloum et des Manerots. Poursuivez la crête qui file d’abord sud-est puis descend franchement à l’est. Vous marchez sur ce qu’on appelle le Canal del Boulet dont les sentes multiples réalisées par les animaux vous mènent quoiqu’il arrive à la Tour de Batère, à condition que vous restiez un peu sur les hauteurs. A la vieille tour à signaux, démarre notre 3eme et dernière partie : il s’agit de la large piste qui retourne au col de la Descarga. Comptez au gros maximum 4 heures de marche arrêt pique-nique inclus pour effectuer cette boucle d’une dizaine de kilomètres. Sur la 2eme partie qui n’est pas balisée, restez prudents par temps de brume ou de brouillard épais, rebroussez chemin si nécessaire et sachez qu’il existe aussi un chemin plus direct qui descend du Collet de Pey jusqu’à Batère parfaitement indiqué sur les cartes. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.



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Le Col de Nédé (1.289 m) depuis Bencarrech (975 m)

Jeudi 24 Septembre 2009 à 10:27

Publié par gibirando dans 4-Ariège

En vacances, il y a des matins où tout nous retient au lit. L’envie de rester au chaud sous la couette, un peu de lassitude, un bon bouquin, un temps que l’on trouve un peu maussade. Ce 3 septembre 2009, Dany et moi, nous réunissions tous ces critères, et dans nos têtes c’était réglé comme du papier à musique : aujourd’hui farniente et surtout pas de randonnée au programme du Couserans ou de l’Ariège ! Perdus et perchés dans la grange isolée de Bencarrech que nous avions louée aux fins fonds du Biros, qui ou quoi aurait pu nous empêcher de déroger à ce désir de rester blottis au fond de notre lit. Quand j’y réfléchis même à posteriori, j’avoue que peu de choses auraient pu nous faire sortir de notre tanière et de notre léthargie pour partir marcher. Et pourtant l’imprévu arrive parfois et alors tous les plans que l’on a longuement échafaudés s’écroulent comme un banal jeu de cartes. Ce jour-là, l’inattendu est arrivé sous la forme d’un chien couché sur le paillasson alors que je m’apprêtais à prendre le petit déjeuner. Un chien si gentil et si joyeux qu’aussitôt on s’attendrit et qu’une seule idée nous vient à l’esprit : ramener ce chien perdu à ses maîtres ! Voilà comment ce jour là par la force des choses, nous sommes tombés du lit. Renseignements pris auprès de nos propriétaires, ce chien tout jeune et tout fou, un braque semble-t-il, s’appelle Vidocq, il vient du hameau tout proche de Bordes d’Espagne et le ramener à son maître ne devrait être qu’une simple formalité. Nous tombons nos pyjamas pour une tenue plus décontractée et comme le hameau de Bordes d’Espagne n’est pas très loin, nous décidons d’y aller à pied par un sentier balisé en jaune qui y descend directement. Une fois arrivé à proximité, on se dit que Vidocq n’aura qu’une seule obsession : partir en courant et retrouver sa niche ! Que nenni, aujourd’hui Vidocq a surtout envie de gambader et à coup sûr, il a su deviner qu’en notre qualité de randonneurs invétérés, nous serions les seuls à la ronde à pouvoir l’accompagner dans ses désirs ! Et comme il est très têtu et que rien ne peut le faire varier, voilà comment une simple démarche pour le ramener à sa niche s’est transformée en une longue marche inopinée. De surcroît comme Vidocq n’est pas un animal à vous suivre comme « un petit chien », le plus souvent, c’est lui qui nous précède et nous qui le suivons. C’est ainsi que de Bordes d’Espagne, on se retrouve à l’entrée du Playras où nous tombons sur le panneau indiquant cette randonnée au Col de Nédé, que par ailleurs on nous avait vivement conseillé de faire. Alors pourquoi ne pas y aller puisque Vidocq a le désir fou de batifoler ; nous le ramènerons quand il sera fatigué ! Voilà nous sommes partis pour quelques kilomètres, une bonne dizaine plus précisément et comme le chien semble heureux, nous le sommes aussi. Parfaitement balisée en jaune et rouge car nous sommes sur le Tour du Biros, la route forestière du Bois de Bouscas est agréable, et malgré un temps détestable, les panoramas sur la vallée du Lez et les villages d’Antras et de Sentein sont plutôt jolis. Très vite, nous arrivons au Col de Blazy où l’oeil porte sur l’autre versant de la montagne, celui du vallon de l’Isard que nous avons longuement arpenté pour aller à l’étang d’Araing et dont nous avons d’ici une vue plus aérienne. Plus nous approchons du col de Nédé et plus les décors s’entrouvrent malgré un plafond nuageux qui lui s’affaisse au fil du temps qui passe. La vision est plus que bouchée en arrivant au col ; dommage, car on nous a dit beaucoup de bien de ce col de Nédé où parait-il les paysages sont magnifiques sur une grande partie du Castillonnais. Vidocq semble enchanté de cette longue balade mais nous le sommes moins quand il disparaît pour fureter, en bon chien de chasse qu’il est, quelques bosquets ou quelques terriers. La truffe toujours en éveil, il part à la recherche de gibiers incertains mais heureusement il réapparaît dès que nous l’appelons. Serait-il devenu obéissant ? Sur le chemin du retour, au col de Blazy, nous bifurquons vers les hameaux de Bordenave et du Playras par un sentier qui descend au milieu des vertes fougères et des bruyères roses. Vidocq se régale à s’éclipser dans ces grands espaces qu’il affectionne tant. Pays des vieilles granges dont certaines ont été rénovées avec goût, ce petit bout du Biros mérite vraiment qu’on s’y attarde. Si le cœur vous en dit, vous pourrez également pousser jusqu’au Pic de Nédé (1.637m) les panoramas y sont parait-il encore plus majestueux. Mais pour effectuer cette randonnée expliquée comptez 2 à 3 heure au maximum sauf si vous vous mettez à cueillir les myrtilles et les mûres qui foisonnent en septembre. Après cette sortie improvisée au Col de Nédé, Dany et moi sommes partis nous recoucher et Vidocq a retrouvé le paillasson de notre grange. Ce n’est que bien plus tard et sous un faible rayon de lune blanchissant la nuit du Couserans qu’il est sans doute rentré chez lui. Le lendemain, en tout cas, il n’était plus là, mais à travers les photos de cette jolie excursion improvisée au col de Nédé, nous garderons toujours en mémoire le souvenir de ce chien très câlin et ô combien attachant ! Carte IGN 1947OT Aspet-Pic de Maubermé Top 25.



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Après la longue randonnée plutôt difficile à l’étang d’Araing que j’ai décrite dans ce blog, voilà une autre excursion à effectuer dans le Couserans, cette fois très facile et donc accessible à tous. Je qualifierai cet aller-retour au cirque de la Plagne (à ne pas confondre avec la Plagne dans les Alpes) de balade familiale. Le départ se fait du village d’Eylie ou plutôt du Bocard d’Eylie où subsistent de nombreux vestiges de l’usine et des bâtiments chargés d’exploiter les minerais extraits de cette montagne du Biros. Et dieu sait s’il y en avait des mines, essentiellement de plomb argentifère et de zinc ! Ici, il y avait principalement celle de Bentaillou accessible en 3 heures de marche et celle du Mail du Bulard (2.750 m) que l’on a appelé le Macchu Picchu, en référence à la merveilleuse cité Inca, car c’était la mine la plus haute d’Europe.Le minerai était concassé, trié et traité au hameau d'Eylie, dont l’usine est devenue le Bocard d'Eylie. Ce lieu a été nommé ainsi car Bocard était l’inventeur d’une machine qui servait à pilonner le minerai pour le concasser mû par la force hydraulique. Au départ, après avoir enjambé un large pont de bois, vous remarquez un grand panneau « Sentier du Port d’Urets », une pancarte indiquant que vous êtes dans la forêt domaniale de la Plagne et une large piste qui part vers la droite. Pas de doute, vous êtes sur le bon chemin et au bout de quelques mètres, cette piste coupe le célèbre GR.10. Ne vous préoccupez pas du GR.10 qui file vers le col de l’Arech et des traces blanches et rouges. Poursuivez la piste balisée en jaune et parallèle à un gros tuyau métallique et au torrent. Il s’agit du Lez qui prend sa source au Pic de Maubermé (2.880 m). Ce magnifique sommet, vous allez pouvoir le contempler au dessus du cirque de la Plagne dès que vous aurez franchi un nouveau petit pont. Jusqu’ici enchâssé dans un défilé plutôt étroit, le chemin désormais rectiligne file dans un décor plus spacieux où déjà le fond du cirque de la Plagne apparaît grandiose car surplombé de pics impressionnants. Sur votre gauche, d’autres ruines et un petit terril, signes que l’exploitation minière était très importante. Quand on observe tous ces décombres, on ne peut s’empêcher de penser à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui ont travaillé ici. Leur travail devait être particulièrement pénible mais œuvrer dans un si beau site devait leur apporter un peu de joie et de réconfort. Aujourd’hui, devant ce spectacle contrasté de désolation et de beauté, on aimerait gommer toutes ces cicatrices, nettoyer toutes ces plaies pour rendre le paysage encore plus admirable. Mais ces stigmates font partie du patrimoine ariégeois et sont les preuves formelles de l’Histoire de toute une région. Alors laissons faire le temps et la nature et les pages de ce livre d’histoire se refermeront d’elles mêmes. Quand la piste amorce un virage à droite, continuez tout droit, traversez les prés en direction d’une cabane visible et dirigez vous vers le fond du cirque. Vous êtes alors dominé et ceinturé par toute une chaîne de hauts sommets hérissés : Maubermé (2.880m), Tartereau (2.639m), Serre-Haute (2.713m), etc.…. Par temps clair, ce qui n’était pas trop le cas pour nous, le cirque avec ses trois cascades est superbe. Vous pourrez y pique-niquer au milieu des chevaux en liberté et dans un cadre divin où seul résonnent le gazouillis des hirondelles qui nichent dans les falaises et le murmure des cascades et du torrent. D’ailleurs, quand vous redescendrez, observez bien, même le bruit du torrent a disparu. D’ailleurs à y regarder de plus près, c’est le ruisseau tout entier qui s’est volatilisé ! En effet, en été, le Lez a cette particularité d’avoir sur quelques centaines de mètres un lit souterrain. L’eau qui tombe des cascades s’écoule un peu dans le vallon, disparaît dans son lit souterrain pour réapparaître un peu plus bas. Ce phénomène est bien sûr variable selon le débit du torrent. Comptez environ deux à trois heures pour effectuer l’aller-retour, c'est-à-dire environ 8 kilomètres en flânant de l’usine où vous aurez laisser votre véhicule jusqu’au fond du cirque. Mais comme je vous l’ai dit, cette balade est simple et plutôt facile alors le temps à y consacrer a peu d’importance et ne sera fonction que de votre humeur du moment. Carte IGN 1947OT Aspet-Pic de Maubermé Top 25.



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Si vous ne connaissez pas le Couserans, cette splendide région de l’Ariège,  je vous invite à en découvrir une infime mais magnifique partie à travers cette balade au superbe étang d’Araing et à la jolie chapelle de l’Isard. Cette longue randonnée qui vous occupera une grosse journée ne présente aucune difficulté si ce n’est la distance à parcourir (environ 23 Kms depuis Bencarrech d’où nous sommes partis) et bien sûr le dénivelé de plus de 1.100 mètres qu’il vous faudra gravir pour atteindre l’étang puis le refuge Jacques Husson (1.965m) où une boisson fraîche bienvenue vous sera sympathiquement servie. A part ça, le départ le plus simple avec un kilométrage sensiblement identique à celui cité plus haut, est celui qui se trouve au parking Anglade (820 m), environ un kilomètre avant le hameau de Frechendech situé peu après le village de Sentein dans la vallée de Biros. Au parking, les indications sont claires et il suffit de les suivre pour atteindre d’abord le sentier du Tour du Biros (boucle réalisable en 5 jours) puis, quelques heures plus tard, l’étang d’Araing. Le chemin qui suit longuement le torrent Isard est parfaitement balisé en jaune et rouge jusqu’au barrage de l’étang d’Araing. Tout en montant, vous découvrirez les magnifiques bois de la Côte et du Pruech où vous aurez peut-être la chance d’apercevoir sangliers, isards, cerfs et autres chevreuils qui peuplent cette belle forêt domaniale. Peu après, la fontaine Escudié, vous arriverez à la passerelle des Piches (1.105 m) qui mène à la Chapelle de l’Isard. Ne l’enjambez pas pour l’instant et gardez la visite de cette remarquable et étrange chapelle pour le retour. Continuez tout droit et au sortir de la forêt, juste avant d’arriver à la cabane d’Illau, vous remarquerez un deuxième panonceau indiquant à nouveau la chapelle. C’est cette direction là qu’il vous faudra suivre au retour. Après avoir quitté définitivement les bois, vous foulerez d’abord les pelouses d’altitude autour de la cabane d’Illau où des chevaux de Mérens et quelques ânes gambadent en toute liberté, puis la sente caillouteuse sur une déclivité qui s’accentue brusquement. Par grand beau temps, les panoramas sur la vallée de l’Isard et les pics alentours (Calabasse, Paumade, Pièle de Mil, Crabère, l’Har, etc.…)  sont extraordinaires. Et malgré la rude montée qui se manifeste, ce qu’il y a de bien, c’est que plus vous monterez et plus vous prendrez de plaisir à observer tous ces beaux paysages. Tout en montant, vous aurez en ligne de mire, le saillant pic de Crabère (2.629 m). Et même s’il se rapproche à grands pas, n’ayez crainte, sauf à vouloir pousser encore plus loin et exagérément cette balade, vous n’aurez pas à y monter aujourd’hui (conseillé sur 2 jours avec couchage au refuge) car l’étang d’Araing que vous ne tardez pas à atteindre se situe juste en dessous. Grand barrage exploitée depuis 1942 par l’EDF, cette retenue est le paradis des courageux pêcheurs qui y montent pour tenter d’attraper les belles truites fario et arc-en-ciel, les superbes saumons de fontaine, les rares ombles chevaliers ou autres gros cristivomers qui hantent le fond de ces eaux d’un joli vert bleu « caraïbe ».  Comme moi, vous serez peut-être tenté après 4h30 de marche sous le cagnard, non pas d’y pêcher mais de vous y jeter. Ce jour là, l’eau était fraîche mais prenable mais faites néanmoins attention à ne pas avoir une hydrocution car les températures peuvent être très variables. Outre les pêcheurs, l’étang est aussi très connu des randonneurs qui parcourent le célèbre GR.10 car nombre d’entre eux s’arrêtent au refuge Jacques Husson. Le retour se fait par la même sente jusqu’au panneau indiquant la chapelle de l’Isard. Outre la chapelle, ce petit détour vous permettra de pénétrer dans le cadre enchanteur mais fragile de la réserve biologique des « Tourbières de la vallée de l’Isard ». Beaucoup de mythes, de légendes et d’histoires vraies autour de cette insolite chapelle dédié à Notre-Dame des Neiges dont l’origine n’est pas réellement connue mais qui suscite un engouement incontestable comme le démontre le pèlerinage organisé chaque année début août. Au fil des ans, les pèlerins à s’y rendre sont de plus en plus nombreux. Je vous laisse découvrir tout cela en détails sur le site très ludique : http://chapelleisard.free.fr/ Après la chapelle, la suite de cette randonnée n’est qu’une formalité car le chemin redescend jusqu’à la passerelle des Piches où vous retrouvez le sentier du Tour du Biros qui va vous ramener à votre lieu de départ. Carte IGN 1947OT Aspet-Pic de Maubermé Top 25.



Tags associés : etang araing, chapelle isard, tour biros, couserans, frechendech

Le Pays de Sault est une région magnifique pour tous les amoureux de nature et de grands espaces. Terre de nombreux contrastes, avec ses hauts sommets (Bentaillole 1.965 m et Ourtiset 1.933 m déjà décrits dans ce blog) ou sa moyenne montagne, ses prairies et ses pâturages, ses torrents et ses ruisseaux, ses gorges, ravins, grottes et défilés, ses splendides forêts domaniales, ses beaux villages et son riche patrimoine historique, tout le monde y trouvera son compte. Les randonneurs bien sûr trouveront à leur disposition de nombreux chemins balisés avec par exemple : le Sentier Cathare, le Chemin des Bonshommes, le GR7 et bien sûr le Tour du Pays de Sault. Tous ces chemins traversent ce remarquable pays sur plusieurs jours, mais ils en existent des plus abordables comme celui que je vous présente aujourd’hui au départ de la belle cité de Belcaire et qui s’intitule « Boucle de la forêt de la Plaine ». Praticable à pied ou en VTT à la bonne saison, il faudra sans doute chausser les skis de fond ou les raquettes pour le réaliser au plus fort de l’hiver. Ce circuit emprunte presque essentiellement de larges pistes forestières sur un peu plus de 18 kilomètres avec un dénivelé de 380 mètres. Il est donc à la portée de tous les sportifs et d’un grand nombre de non sportifs que la distance de 18 kilomètres ne rebute pas. En empruntant ces pistes, vous partirez à la découverte d’une exceptionnelle forêt composée pour l’essentiel de grands sapins (photo) mais aussi de quelques autres essences que je vous laisserai le soin de découvrir en marchant. Epais à souhait, tous ces bois qui composent la belle forêt sont pour un grand nombre d’animaux (mammifères, oiseaux, insectes, papillons, etc.…) le nid écologique parfait ! Au cours de cet itinéraire, peut-être aurez-vous la chance d’observer des spécimens de cette faune aussi nombreuse que disparate.  Le départ se fait donc de Belcaire considéré comme la capitale du Pays de Sault. Juste à l’entrée du village en venant de Quillan, il y a un petit parc ombragé où se trouve une très belle fontaine et le monument aux morts. De là, il faut remonter vers le village en empruntant la D.613 presque jusqu’à sa sortie où un panneau indique un centre de vacances. Prenez cette ruelle qui s’intitule « chemin du Bois de Ferrière » jusqu’à une sente qui monte sur la droite et où se trouvent quelques panonceaux : « Chemin de Traouc », « Forêt de la Plaine - Col de Traouc ». Ce raidillon parfaitement balisé en jaune grimpe au dessus de quelques très beaux chalets, domine rapidement le joli village et sa splendide base nautique. Au retour de notre randonnée, si vous avez bien chaud et si vous avez pensé à prendre un maillot de bain, vous pourrez toujours aller « piquer une tête » rafraîchissante dans les eaux turquoises de ce beau petit lac. Pour l’instant, vous atteignez rapidement le col de Traouc (1.075 m) où il faut prendre immédiatement à droite au panonceau marqué « raccourci ». Attention de ne pas vous laissez entraîner à gauche sur le chemin le plus logique balisé en jaune également! Vous rentrez instantanément dans une sombre forêt d’immenses sapins où le chemin redescend et retrouve assez vite la clarté et une piste terreuse. Vous poursuivez jusqu’à la prochaine jonction de pistes et vous tournez à gauche vers le col de Lancise et le refuge des Artigous. A partir de ce carrefour, le col de Lancise est à 4,5 kilomètres environ et une fois le col franchit, vous reviendrez aux Artigous en accomplissant une longue boucle à la distance sensiblement équivalente. Vous repassez devant le refuge et retrouvez le carrefour et la piste prise à l’aller que vous allez poursuivre à gauche cette fois vers le col de Perrucel. A ce col, la piste quitte enfin les sous-bois et s’ouvre sur des paysages plus vastes composés de magnifiques combes et de pâturages verdoyants et fleuris. Encore plus spacieux, les panoramas sur l’immense plateau de Sault se dévoilent quand on retrouve le bitume et la route qui redescend vers Belcaire. Si vous avez encore un peu de courage, n’hésitez pas à partir découvrir le village, ses jolies ruelles, son imposante église avec son beau retable du 17eme siècle (si l’église est ouverte !) et tout en haut en dessous d’un immense croix d’acier, les ruines de son château « Bellicadum » dont est issu le nom Belcaire qui signifie « château de guerre ». Depuis 1252, Bellicadum qui dominait la plaine, était le siège de l'administration royale du Pays de Sault. Le fortin, avec son architecture militaire, résista longtemps aux incursions espagnoles avant d'être incendié par les Huguenots. Comptez environ 4 à 5 heures pour refermer cette grande boucle qui a la forme d’un « 8 » biscornu.  Carte IGN 2148 ET Ax-les-Thermes, 2247 OT Lavelanet-Montségur, 2248 ET Axat-Quérigut-Gorges de l’Aude Top 25.



Tags associés : belcaire, foret de la plaine, pays de sault, bellicadum, comus


A cause de son panorama exceptionnel, de sa flore et sa faune, de la diversité de ses paysages et de ses splendides forêts, monter au Pic de la Souque a toujours été pour moi un vrai bonheur. Autour de ce pic, je connais pratiquement tous les chemins, toutes les pistes et si j’y suis allé des dizaines de fois, ce n’est jamais tout seul car je ne sais pas pourquoi, ce plaisir, j’ai toujours eu envie de le partager !  J’y suis souvent monté pour randonner, mais quelquefois, à cette simple joie de marcher en forêt s’ajoutait la jubilation de trouver quelques gros cèpes sans vraiment les chercher. Parfois j’y monte uniquement pour cueillir des framboises, des myrtilles, des fraises des bois ou des mûres sauvages qui poussent à profusion sur les pentes de ce modeste sommet. Attention quand je dis modeste, je ne dis pas facile mais je précise seulement sa hauteur qui est de 1.635 mètres.  Il vrai qu’il est tellement dominé sur son flanc nord par la longue et haute chaîne du massif du Canigou qu’il peut paraître ridicule au regard de tous ses sommets voisins qui eux culminent à plus de 2.000 mètres d’altitude : Pel de Ca (2.112 m), Gallinasse (2.461 m), Roc Nègre (2.714 m), Très Vents (2.731 m) Roja (2.724 m), Bassibes (2.637 m), Sept Hommes (2.651 m). Pourtant la boucle que je vous propose ici avec un départ depuis le joli hameau de Leca (901 m) n’est pas une simple sinécure : 1.540 mètres de montées sur plus de 15 kilomètres à parcourir. De quoi se dégourdir les jambes et passer une bonne journée en plein air à courir la montagne.  Leca, se trouve après Corsavy, direction Batère. A Leca, il faut traverser le village et laisser sa voiture sur le pré servant de parking. Là, il faut se diriger vers le torrent Riuferrer tout proche, que l’on traverse sur un petit pont métallique et on entre d’emblée dans un agréable sous-bois. Ce fougueux ruisseau, grâce à un balisage jaune bien présent, on va le remonter sur à peu près 2 kilomètres et s’en éloigner progressivement jusqu’à un panonceau jaune indiquant « l’Estagnol ». Alors que l’on amorce une épingle à cheveux à 90° dans ce qui était un joli bois d’épicéas, malheureusement massacré depuis par la tempête Klaus, trois kilomètres plus loin et plus haut, l’Estagnol est un magnifique col herbeux entouré de sombres pins à crochets qu’il va falloir atteindre en suivant le ravin de Cortal. Dans cette longue grimpette, les hauts sommets cités plus haut se dévoilent. Paradis des troupeaux, le col de l’Estagnol est un point de vue remarquable sur le Vallespir et la Vallée du Tech. D’ici, le dôme du Pic de la Souque qui apparaît telle une énorme pyramide rocheuse et boisée, semble encore bien lointain (photo). Mais ce n’est qu’une impression car la large piste terreuse que l’on va descendre à gauche va nous y emmener en un rien de temps.  Mais attention, 800 mètres après le Pla de Rodes, petit pré herbeux et croisée de chemins, il faut quitter la piste au bénéfice d’une étroite sente qui file à gauche. Mais pas de panique, il faut simplement être attentif car depuis peu un panonceau indiquant clairement « La Souque » a été cloué sur un petit pin.  La sente parfaitement balisée de marques jaunes se faufile d’abord au milieu des prés puis dans un couloir de gros rochers granitiques aux formes insolites. Après un dernier herbage, l’inclinaison déjà rude se fait soudain plus sévère. Nous sommes au pied de la Souque qu’il va falloir gravir dans un décor très rocailleux sur une centaine de mètres. Voilà, un dernier petit effort et encore quelques gros blocs à contourner, nous y sommes ! Gros monticule herbeux, la Souque n’est pas plane comme on pourrait le penser de loin. Avec ses quelques mamelons successifs, le pic ressemble plutôt à une petite « montagne russe ».  Mais la Souque est aussi un merveilleux strapontin à 360° dont il est difficile de décrire les scènes. De la mer aux Pyrénées, c’est tout un pan du Roussillon qui apparaît. D’ailleurs, pour marquer leurs passages et montrer que le lieu est exceptionnel, de nombreux randonneurs n’ont-ils pas accrochés des offrandes à un étrange petit pin qui trône là, seul,  au milieu du pré ? Rubans colorés, breloques, poèmes et objets divers transforment le petit arbre « zen » et solitaire en un insolite sapin de Noël improvisé.  Préservez ce symbole et marquez vous aussi votre venue en ce lieu unique en accrochant votre « gri-gri » à cet arbre des souvenirs ! Au bout du plateau, après l’antenne, la sente continue et descend très raidement dans la forêt. Pour mon itinéraire, il faut suivre le balisage jaune désormais très présent (ça n’a pas toujours été le cas !) jusqu’à couper un large chemin très herbeux qui file vers la gauche. Poursuivez ce chemin dans les bois pour arriver au croisement de plusieurs pistes au Creu de Leca. Ignorez la première qui part à gauche,  coupez tout droit puis de suite à gauche une piste encore herbeuse ou bien partez à droite en suivant la piste c’est pareil. Les deux vont vous amener sans difficulté au Pla de Coma, autre carrefour de nombreuses pistes. Là, il faut prendre la piste la plus basse à gauche où trône un panneau « Route forestière du Bac de Leca ». Poursuivez cette piste sur deux kilomètres puis quittez là toujours par la gauche en prenant un raccourci balisé en jaune et parfois marqué d’un cairn (ne le ratez pas car depuis la tempête Klaus ce n’est pas évident) qui va vous ramener à Leca par la Source Louis Noguère. Le village et votre véhicule sont là de l’autre côté du Riuferrer. Ce très beau circuit est balisé au 4/5eme, il n'en demeure pas moins qu'il est indispensable de savoir lire une carte IGN et d’avoir le sens de l’orientation. Je conseille enfin de bonnes chaussures de marche, la carte IGN appropriée voire un GPS. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.


Tags associés : pic souque, leca, corsavy, riuferrer, col estagnol

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Cher(e)s ami(e)s visiteur(se)s de mon blog, randonneuses, randonneurs, amoureux de la nature en général vous pouvez laisser vos impressions et commentaires et signer mon livre d'or (cliquez sur le bouton livre d'or ci-dessus à droite)

J'ai également un site perso où je raconte mes autres aventures pédestres, partez le visiter en cliquant ci-dessous :  

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Merci et peut-être à bientôt sur les chemins car souvenez-vous le proverbe :

"ne cherche pas le chemin du bonheur car le bonheur c'est le chemin" 

Bien amicalement

Gilbert


 
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