• Ce diaporama est agrémenté de 5 morceaux de musique interprétés par le violoncelliste croate Stjepan Hauser. Ils ont pour titres : "Adagio d'Albinoni (Remo Giazotto)", "Caruso (Lucio Dalla)", "Song From A Secret Garden (Secret Garden)", "Gabriel's Oboe (Ennio Morricone), "Benedictus (Karl Jenkins) - version partielle"

     Le Circuit des Maisons de Nohèdes à Urbanya

    Le Circuit des Maisons de Nohèdes à Urbanya


     

    Quand vous lirez le récit de cette randonnée, sans doute que la première question que vous vous poserez sera « pourquoi un Circuit des Maisons ? ». Alors je ne vais pas vous tenir plus longtemps en haleine. Quand nous avons décidé de faire cette balade en boucle depuis Urbanya, la raison première est que la veille nous avions réservé pour 12h30 une table au restaurant le « Cal Guillem » de Nohèdes. Nous y rendre à pieds sous la forme d’un circuit était donc le deuxième challenge et seule une météo complétement pourrie aurait pu nous contraindre de nous y rendre autrement, c’est-à-dire en voiture. En ce 6 août, la météo n’est pas géniale, le ciel bien couvert mais j’estime qu’elle n’est pas complétement pourrie alors nous démarrons, et ce d'autant que Météo France n'annonce pas de pluie pour la journée (pour une fois, les prévisions seront totalement tenues). Chemin et  reportage faisant, je me demande quel nom je vais bien pouvoir donner à cette balade dès lors que nous l’aurons terminée. Bien évidemment, j’exclus la possibilité d’y mentionner le nom du restaurant, non pas que je ne veuille pas lui faire de la pub ( à l’instant où je pense à cela, je n’y ai encore jamais mis les pieds !) mais je trouve que ce n’est très convenable car le nom d’une enseigne à un caractère personnel. Ensuite parce que j’ignore tout de ce restaurant et en premier lieu pourquoi « Cal Guillem » ? . Je ne suis pas catalan, je ne connais pas la signification du mot « cal » quant à Guillem, si je sais qu’il peut s’agir d’un prénom équivalent au français « Guillaume », mais également d’un nom de famille. Celui qui me vient à l’esprit à cet instant c’est « Guillem de Combret » dont je sais qu’il est devenu saint de manière empirique car jamais avalisé par l’Eglise catholique. D’ailleurs, je crois savoir aussi que les avis historiques sont très partagés entre la provenance de ces différents Guillem, celui de Gellone et de Llivia étant les plus souvent évoqués.  Je pense à lui car à maintes reprises j’ai eu l’occasion d’aller cheminer vers la « fameuse » chapelle Saint-Guillem de Combret et notamment lors d’un mémorable Tour du Vallespir en 6 jours et en solitaire où j’avais couché dans le refuge mitoyen. Il y a aussi le bien connu Pla Guillem mais j’ai lu que ce dernier et celui de Combret aurait peut-être une origine toponymique identique. Voilà à quoi je pense tout en marchant en direction de Nohèdes. Finalement, j’abandonne ces pensées-là car j’estime qu’il y a trop d’inconnues pour l’instant. Ce n’est qu’une fois au restaurant que je vais apprendre que Guillem c’est le prénom du jeune patron et une fois rentré à la maison que le mot « cal » est une contraction de « a casa del » signifiant «  à la maison de » (*) ou plus simplement encore « chez ». Partant de ma propre maison jusqu’à la « maison de Guillem », voilà pour l’explication de cette appellation de « Circuit des Maisons ». Il est 8h30 quand nous démarrons sous un ciel plombé. J’ai décidé de partir tôt car Dany a mal aux hanches et je préfère qu’on garde du temps pour ne pas avoir à speeder. Malgré ses souffrances, elle veut à tout prix marcher, estimant qu’il est préférable qu’elle bouge. Pendant que Dany s'affère à s'assurer de la présence de notre chat Flip et le cherche, moi je ne quitte pas la maison sans aller voir un petit loir gris qui a élu domicile dans un nichoir que j’avais initialement fabriqué pour d’éventuels pics verts. Il est bien là, me regarde fixement de ces gros yeux ronds et ça me rassure car j’ai toujours la crainte qu’un chat le repère et en fasse son déjeuner. Les prédateurs félins, et notamment errants, sont assez nombreux autour de la maison mais je garde bon espoir que le loir soit plus agile. Il est là tranquille et je pars rassuré. Si j’ai décidé de faire en partie le même itinéraire qu’une balade que j’avais intitulée « Le Pic de la Serra », c’est-à-dire en passant par la forêt de La Mata puis par le pic et le col de la Serra, j’ai néanmoins changé le départ en raccourcissant la montée vers la ferme à Philippe. J’ai décidé de grimper par la forêt et non pas par la piste qui est très embroussaillée par des genêts et des ronciers. C’est plus raide mais beaucoup plus court. Malgré un temps très maussade et l’heure matinale, une petite faune est déjà bien présente.  Elle se présente d’emblée sous les traits de multiples passereaux et de quelques papillons. La flore, elle, ne semble pas se plaindre de cette journée qui s’annonce humide mais que nous n’espérons pas mouillée. Si Dany arrive à la ferme de Philippe exténuée à cause de la pente sévère que nous venons de grimper, par bonheur son allure va s’améliorer au fil du cheminement. Finalement, je regrette d’être passé par la forêt car je m’aperçois que la piste que je n’ai pas voulu emprunter a été totalement dérochée ces derniers jours et par là-même débroussaillée des multiples genêts, ronciers et autres chardons-Marie qui l’entravaient. Si la ferme de Philippe est inactive suite à la vente totale de son troupeau l’an dernier, les entassements de vieux fumiers continuent à attirer de très nombreux oiseaux et notamment des merles et des pinsons mais surtout un magnifique geai. J’en profite pour quelques photographies pendant que Dany récupère de son « exténuante » montée. Finalement elle va trouver son « rythme de croisière », quant à moi tous les clichés que je prends engendrent de manière automatique une flânerie fortuite mais bien en adéquation avec ma condition physique du moment. Il est presque déjà 11h quand nous arrivons au col de la Serra et à ses 1.200m, c’est-à-dire que nous avons mis 2h30 pour accomplir 5 km et les 330m de dénivelé, c’est dire si le mot « flânerie » n’est pas excessif ! Enfin peu importe aussi car le but est d’être à 12h30 au resto « Cal Guillem » et je pense que c’est très facilement réalisable car pour l’essentiel nous n’avons plus que de la descente et un peu du plat.   Enfin peu importe également car la mémoire de mon numérique s’est bien remplie de fleurs, de papillons et de quelques oiseaux mais aussi d’un chevreuil et d’un sanglier, même si pour ces derniers, leur vision a été très furtive. Par contre, ici au col de la Serra, la Nature est plutôt agaçante car les mouches pullulent. Pourquoi ? Je l’ignore mais je comprends mieux pourquoi il y a un pic juste au dessus de nous dénommé « Moscatosa » ou « Mousquatouse » signifiant « lieu où les mouches abondent ! ». On marche pour cela, observer et côtoyer la Nature et même les mouches énervantes il faut les accepter. Par bonheur, elles disparaissent quelques lieues plus loin. Certes les panoramas sont très limités à cause de cette mauvaise météo, avec un Massif du Coronat coupé en deux par une lourde chape de nuages et un Massif du Canigou aux abonnés absents, mais le plaisir de marcher reste le même malgré ces carences. Et puis nous ne sommes venus qu’une seule fois et il y a fort longtemps sur ce sentier qui descend vers Nohèdes en coupant le Ravin de la Font de l’Aram, alors nous en sommes presque à le découvrir. A titre d’exemple, j’y découvre une croix néolithique gravée sur une roche jamais vue auparavant.  Cette sente est peu facile car souvent étroite, caillouteuse et  même parfois carrément rocheuse mais pas désagréable à cheminer car constamment en balcon de la Vallée de Nohèdes. Il est finalement 11h40 quand nous atteignons le village près de la source captée de la Vernosa. Nous sommes bien en avance et nous rendre au restaurant « Cal Guillem » n’est plus qu’une formalité. Bien qu’ayant largement visité Nohèdes en 2007 lors d’une étape du Tour du Coronat, je propose à Dany de flâner un peu dans le village qu’elle ne connaît pratiquement pas. Les souvenirs remontent dans ma tête mais mon estomac n’en n'a que faire dès lors que le restaurant se présente. Nous nous attablons dans un coin de la terrasse du restaurant dans l’attente de l’arrivée d’un serveur. Nous ne sommes que deux couples. Quand le jeune et sympathique serveur arrive, nous passons immédiatement commande. Ça sera deux ardoises de charcuterie catalane et deux burgers maison « Cal Guillem », ce qui finalement nous fera manger beaucoup de pain car la charcuterie est accompagnée de « pan con tomate », ce qui n’était pas mentionné sur la carte. Enfin, or mis ce léger inconvénient, tout s’avère très bon. La charmante dame du couple qui est en face de moi me regarde avec insistance. Je me demande bien pourquoi ? Et ce d’autant que quand je la regarde à mon tour, elle baisse les yeux avec beaucoup de timidité. Finalement, ce n’est qu’au moment où ils quittent le restaurant que je comprends pourquoi cette dame me regardait car la conversation s’installe entre nous. Non, malheureusement ce n’était pas pour ma beauté qu’elle me regardait ! Ils sont anglais ; ça je l’avais bien compris lorsqu’ils s’adressaient au serveur, même s’ils parlent un remarquable français ; possèdent une maison dans le Gers et sont venus visiter la région et bien sûr Nohèdes. Or, cette dame m’affirme qu’en cherchant des infos sur Nohèdes, elle est tombée sur certaines de mes photos puis de fil en aiguille sur mon blog. Elle nous a donc reconnu Dany et moi. Nous papotons mais en restons là car ils ne sont pas spécialement randonneurs. Mais la suite va nous démontrer que nous ne sommes pas au bout de « nos surprises » quant à notre célébrité « déambulatrice» . Le couple anglais aussitôt parti en voilà un autre qui entre. Etrangers eux aussi.  Ils partent s’installer au fond de la terrasse. Et là, d’une manière aussi incroyable qu’inattendue, le couple se lève, arrive vers nous, la dame avec un immense visage radieux, un peu comme si elle avait vu une apparition tant espérée, elle s’avance vers nous, se plante devant notre table et avec un accent indécelable, elle nous demande sous la forme affirmative : «  Mais vous êtes bien Monsieur et Madame Jullien ? ». Heureusement que nous sommes bien assis et que nos chaises sont stables car sinon nous tomberions à la renverse ! Nous trouvons cette demande si exceptionnelle ! Finalement, je réponds « Oui bien sûr ! », un peu comme si c’était une évidence alors que c’est très loin d’être le cas. Pour finir, nous apprenons qu’ils sont allemands, qu’ils viennent régulièrement en vacances dans les Pyrénées-Orientales, qu’ils adorent les randonnées pédestres et qu’ils sont de très fidèles et fervents visiteurs de mon blog. Ils sont à Nohèdes aujourd’hui, car ce matin, ils ont accompli une petite balade qui s’intitule « le Sentier de Carbodell » suivant ainsi les indications et le tracé de mon site Internet. Quand ils repartent vers leur table, avec Dany nous nous regardons en souriant, évitant de pouffer de rire pour ne pas les blesser, mais encore époustouflés de cette impensable et inimaginable notoriété.  Mais cette dernière, où plutôt celle de mon blog,  va encore avoir l’occasion d’être à l’honneur quand un couple accompagné de deux jeunes enfants s’installe sur la terrasse en face de nous. Ils randonnent avec un âne depuis ce matin et arrivent de Ria par la route et doivent se rendre à Mosset. N’ayant apparemment aucune idée de la distance et des difficultés qui les attendent, malgré un itinéraire tracé sur une carte IGN, le père de famille s’adresse d’abord au serveur, mais lequel n’y connaissant rien en marche pédestre, les renvoie gentiment vers nous. C’est ainsi qu’en me montrant l’itinéraire qu’il a choisi pour se rendre à Mosset par le col de Jau puis par un chemin que je ne connais pas passant au pied du pic Dourmidou puis par la forêt de Salvanère, je suis contraint de lui dire que je suis très pessimiste quant à son arrivée ce soir à Mosset. Certes les journées sont encore un peu longues mais la distance est assez considérable avec deux enfants très jeunes et puis surtout de fortes pluies sont attendues dans la soirée. Je lui déconseille de se lancer dans un tel périple. Mais il semble décidé à faire la distance car ils ont réservé et sont donc attendus dans la soirée dans un gite mossétan.  De ce fait, je lui indique de passer plutôt par le Domaine de Cobazet puis direction le Pla de Vallenso et Campôme, une bonne piste les amenant plus directement à Mosset. Seul inconvénient, je lui conseille d‘éviter le col de Les Bigues car le portail donnant sur le  Domaine de Cobazet est toujours fermé et donc infranchissable pour son âne, et ce d’autant qu’à côté de ce portail  les clôtures sont trop hautes et faites de fils barbelés. Là, il me regarde et me dit « j’ai l’impression que vous connaissez parfaitement le secteur ». Je lui réponds « Oui, je le connais parfaitement même si j’admets ne pas tout connaître comme par exemple cet itinéraire passant au pied du Dourmidou » en le lui montrant du doigt. Dans la foulée, je rajoute « depuis une dizaine d’années, j’ai développé un site Internet où je recense toutes les randonnées que je réalise, cela afin de faire aimer la marche pédestre au plus grand nombre ». Il me demande « Comment s’appelle-t-il ? » et je lui réponds « Mes Belles Randonnées Expliquées ». Et là il s’exclame « c’est pas vrai, c’est en grande partie grâce votre site et à deux ou trois autres que je me suis décidé à faire ce grand tour du Haut-Conflent avec mon épouse et mes enfants » Puis il continue en s’exclamant « sur le vôtre,  j’y ai lu tant de récits intéressants ! »  Je n’en reviens pas mais ne lui montre pas, car je l’avoue, je suis plus préoccupé par ce périple vers Mosset qu’il doit entreprendre en famille. Pendant un instant, je pense même à les inviter à la maison ce soir mais je n’ai pas d’abri pour leur âne, alors j’oublie rapidement cette idée. Mais il a quand même l’air décidé à partir vers Mosset par l’itinéraire qu’il m’a montré, alors je lui donne un dernier conseil « décommandez Mosset pour ce soir, arrêtez-vous à Urbanya car vous n’aurez aucun mal à y trouver un gite pour vous et votre âne ; il y en a plusieurs ; puis vous ferez l’étape vers Mosset dès demain ». Il me dit qu’il va réfléchir. M’a-t-il écouté ? Je l’ignore car c’est sur ces paroles que nous nous séparons, puis que nous  payons l’addition et quittons le restaurant « Cal Guillem », toujours aux chants à tue-tête du patron qui est un véritable « Caruso ». Caruso pour ses chants et Escoffier du burger, il a du se tromper d'époque ! Mes dernières paroles ont-elles été les bonnes ? J’essaie d’oublier ce tourment. Nous prenons le bitume de la route puis le sentier qui monte vers le col de Marsac. Le temps est toujours aussi maussade mais assez paradoxalement les randonneurs plutôt nombreux. Il ne pleut pas et c’est bien là l’essentiel. Ce parcours jusqu’à Urbanya et les paysages qu’il propose, je les connais si bien que je ne m’arrête que pour photographier une fleur, un criquet, un papillon ou un oiseau. A Dany, je lui fais découvrir les quelques roches gravées de croix et de cupules datant du néolithique auxquelles l’archéologue Jean Abélanet (**) a donné le nom de « Les Rocs de Les Creus ». En français « les Rochers aux Croix ».  Plusieurs roches gravées du Conflent portent ce nom. Au col de Marsac, nous empruntons l’étroit sentier qui descend dans le petit sous-bois des Llebreres vers la Devesa. Puis c’est la piste forestière qui descend vers le village où rien de notable est à photographier or mis encore et toujours des fleurs et des papillons et une buse qui chasse en rase-mottes au-dessus de la vallée. Au village, c’est une Bergeronnette des ruisseaux et un oiseau plutôt rare qu’on appelle le « Cincle plongeur » que j’aperçois tous deux dans la rivière et que je réussis à photographier. Ainsi se termine, ce « Circuit des Maisons d’Urbanya à Nohèdes » mais il nous reste encore à  grimper la rude montée du chemin de Sarrat. Elle nous amène à la maison mais est toujours la dernière vraie difficulté pour l’atteindre.  Ce circuit a été long de 10,5 km pour des montées cumulées de 1.056m. Le dénivelé est de 350 m avec le point le plus haut à 1.223m au dessus du col de la Serra et le plus bas à 873m à l’église d’Urbanya.  Cartes IGN 2348ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

    (*) Les contractions catalanes Can et cal : Voilà ce qu’écrit le célèbre géographe et linguiste Jean Becat dans son ouvrage « La correction toponymique du cadastre et des cartes au 1:25.000 de l'Institut Géographique National dans l'aire catalane (Pyrénées-Orientales). Bilan 1983-2006 » paru dans La Nouvelle Revue Onomastique N°47-48 de 2007 page 18 : « Pour l'aire catalane en France, nous avons toujours respecté les normes graphiques et linguistiques de l'Académie de la langue catalane, quel que soit le toponyme et sa forme ou sa variante dans telle ou telle commune. Mais également, et cela ne pouvait être autrement, la transcription des toponymes, telle que nous l'avons toujours proposée, respecte la forme dialectale ou l'usage local. Par exemple pour les mas, nous utiliserons toujours la forme en usage, sans jamais systématiser. Selon les régions ou les vallées, ce seront des formes plus générales comme Can ou Cal , Mas del ou Mas d'en, ou des roussillonismes comme Xo'n ou Xo’l »……puis en bas de page il rajoute «  En Vallespir domine la forme Can (a casa d’en) : Can Rei, Can Panna, Can Santenac, Can Mateu (Arles et Saint-Laurent-de-Cerdans sur la carte 1 :25000 de Céret), Can Deina, Can Jepó, Can Vaquer, Can Vilafort (Corsavy, sur la carte Massif du Canigou). Mais Can et Cal {a casa del) peuvent se côtoyer : Cal Parent, Cal Rei, Cal Baille, et Can Figa, Can Batlle, Can Cabanyó (Lamanère, sur la carte Massif du Canigou) Cal est fréquent en Confient : Cal Romeu, Cal Trellis (Ayguatébia, sur la carte Font-Romeu)……

    (**) Le Roc de Les Creus de Nohèdes : A propos de ce rocher aux croix, voilà ce que nous révèle l’archéologue Jean Abélanet (1925-2019) dans son livre « Lieux et Légendes du Roussillon et des Pyrénées-Catalanes » page 144 : « Un jour, j’étais occupé à faire le relevé des gravures du Roc de les Creus de Nohèdes, qui borde le chemin escarpé qui mène au Coll de Marsac. Passe une paysanne, avec son cotillon noir serré à la taille , son fichu noué sur la tête, une énorme borrassa (ballot) d’herbe pour ses lapins ou ses chèvres. Je lui demande si elle connaît la raison d’être de ces croix : « il y a très longtemps de cela , me dit-elle, un cavalier passait par là : il est tombé dans le précipice avec son cheval ( se van embaussar). C’est en souvenir de ce triste événement qu’on a gravé ces croix sur ce rocher ». Mais elle ne savait pas qui était ce cavalier, ni pour quelle raison – naturelle ou surnaturelle – ce malheur lui était arrivé. » Histoire véridique ?  Légende ?  Pure affabulation de cette paysanne pour tenir la conversation ?


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  • La News : Le Chapelle Saint-André et la carrière de marbre de Belloc depuis Conat

    La News : La Chapelle et la carrière de marbre de Belloc depuis Conat

    La News : La Chapelle et la carrière de marbre de Belloc depuis Conat

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    Quand en ce 14 août au matin, nous avons décidé d’aller randonner jusqu’à « la chapelle Saint—André de Belloc et à sa carrière de marbre depuis Conat », je mentirais bougrement si je vous disais que nous partions totalement à l’aventure. Non, concernant cette chapelle, c’était la énième fois que nous y allions et si je vous donnais un chiffre rond, je mentirais aussi ! Je me souviens d’un temps très lointain où nous y amenions nos enfants puis à diverses reprises quelques amis. Pour les enfants, c’était quand ? Il y a 35 ou 40 ans peut-être ! Les amis un peu moins. Je ne sais plus. Puis, nous y sommes retournés en août 2012, puis encore en 2018 et en 2019 lors de deux « Balcons de Villefranche-de-Conflent ». Oui, j’ai arrêté de compter le nombre de fois où je m’y suis rendu et ce, d’autant que j’y étais également passé en août 2007 lors d’un mémorable Tour du Coronat en solitaire. Une chose est par contre certaine, c’est que je n’ai jamais véritablement découvert cette carrière de marbre qui jouxte la chapelle. Je sais où elle se trouve, je l’ai photographié de loin mais ne l’ai jamais véritablement approché même si j’ai beaucoup lu et donc appris à son sujet. C’est donc avec ce double objectif que je pars aujourd’hui. Pour Dany, marcher dans la Nature et observer d’amples panoramas suffisent à son bonheur. Elle devrait donc y trouver son compte sans problème.  Il est 8h quand nous nous mettons en route sur la parking de la mairie de Conat. La suite arrive.......A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs.....

     


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  • En hommage à John Lennon, assassiné il y a bientôt 41 ans, j'ai agrémenté ce diaporama de 4 de ses plus belles chansons. Elles ont pour titre "Woman", "Jealous Guy""Oh My Love" et "Imagine". En fin de diaporama, "Imagine" est également interprétée par le Royal Philharmonic Orchestra.

    Le Circuit des Trois églises depuis Ur (Autour d'Ur)

    Le Circuit des Trois églises depuis Ur (Autour d'Ur)


     

    Lors d’une correspondance, Voltaire a écrit « Les beaux esprits se rencontrent » mais la tradition a finalement retenu « les grands esprits se rencontrent ».  Il faut dire que donner un paternel historique et authentique à cette citation paraît compliqué, plusieurs auteurs l’ayant utilisée. Enfin peu importe car je n’aurais pas le prétention de dire que mon esprit est beau ou grand, mais toujours est-il qu’en inventant ce « Circuit des Trois églises à partir d’Ur », j’ai inopinément et bien involontairement copié celui d’un confrère. Ce confrère, c’est le remarquable site « P.O Express » ,  quant à sa balade, elle s’intitule « Autour d’Ur ». Comme je le fais régulièrement, j’analyse les cartes IGN et leurs vues aériennes à la recherche d’éventuelles possibilités de balades. C’est ainsi qu’est né ce circuit bien avant que je prenne conscience que « P.O Express » avait eu la même idée avant moi. Ce n’est d’ailleurs qu’après l’avoir accomplie, que j’ai découvert cette étrange similitude.  Là, où la ressemblance est encore plus insolite et incroyable, c’est que nous l’ayons accomplie tous les deux dans le même sens et ayons choisi Ur comme ligne de départ, ce qui bien entendu n’est qu’un choix personnel et aucunement une obligation. Seule différence : le nom donné à cette balade. Pour moi, ce n’est qu’une fois que le circuit fut accompli que ce nom de « Circuit des Trois églises » vint à moi comme une évidence. En effet, dans les trois communes traversées que sont UrVilleneuve-des-Escaldes (*) et Llivia les édifices religieux sont de très loin les bâtiments les plus notables car les plus visibles. Je pourrais presque dire qu’au sein de cette balade, ils sont omnipotents. D’ailleurs, et même si nous venons de garer notre voiture sur le parking tout proche rue de Brangoly, c’est bien de l’église Saint-Martin d’Ur que démarre réellement cette balade. Nous la trouvons malheureusement fermée. Nous la contournons puis remontons la D.618 jusqu’à la rue de Belloc sans nous préoccuper des quelques panonceaux de randonnées que nous avons aperçus. Dans l’immédiat, je me fie à mon tracé GPS. De toute façon, ces panonceaux indiquent Les Cascades ou Llivia mais par un parcours qui s’intitule « Par-delà la frontière ». Ce parcours, c’est celui qui pour partie m’a servi à imaginer ce circuit. Le second étant le sentier qui longe le Canal de La Soulane d’Ur à Villeneuve-des-Escaldes. Le troisième tronçon entre cette dernière commune et Llivia ayant été repéré sur des vues aériennes de Géoportail. Nous voilà donc entrain de remonter la rue de Belloc la bien nommée. La bien nommée car guère plus loin, un panonceau nous indiquera la direction de la chapelle Santa Maria de Belloc que nous avons déjà eu l’occasion de découvrir au départ de Dorres. Dans l’immédiat, on laisse les dernières jolies maisons d’Ur et on continue tout droit un large chemin de terre qui aboutit devant une bâtisse que la carte IGN définit comme étant une citerne. C’est bien une citerne car une rigole est déjà là. Bien balisé en jaune ; et parfois même en bleu ; le chemin continue à gauche et s’élève en longeant la rigole cimentée. Les premiers panoramas sur Ur et quelques collines environnantes se font jour. Plus loin, quelques sommets plus ou moins hauts et un bout de la plaine cerdane où les couleurs olivâtre et paille se partagent les espaces. Il en sera ainsi à chaque vue, à chaque panorama sur cette superbe Cerdagne. Deux panonceaux directionnels se présentent dont le nôtre indiquant clairement l’orientation à prendre et les valeurs attachées : « Villeneuve – 0h40 – 2,3 km ». On délaisse celui montant vers la chapelle de Belloc. L’orientation est simple puisqu’il s’agit de suivre un canal sur sa rive droite. Ce canal, c’est celui dit de la Soulane. Il récupère toutes les eaux ruisselant sur le flanc sud de la montagne de Belloc. Si depuis le départ,  j’ai déjà photographié un ou deux papillons et quelques fleurs, ici,  tout au long du canal, je mets constamment à profit mon goût immodéré pour la photo naturaliste. Les fleurs y sont en grand nombre et d’une grande diversité quant à la petite faune elle est bien présente aussi à condition d’être dans un état d’éveil constant. Le cadre étant très bucolique, la flânerie est préconisée. On ne s’en prive pas et ce d’autant que les vues sont limitées voire absentes le plus souvent et que la marche s’effectue essentiellement en sous-bois. Du côté gauche, la montagne de Belloc n’offre que de rares paysages de steppes. Sur un terrain pentu où émergent de très nombreux affleurements rocheux, il  y pousse essentiellement des graminées dorées parsemées de quelques arbustes et buissons. Sur la droite, c’est un contraste étonnant avec un bois très touffu composé essentiellement de feuillus. Sur la carte IGN, le lieu-dit est dénommé bien à propos « Les Verdures » ! Les oiseaux y sont plutôt rares et ce n’est qu’avec beaucoup de persévérance que je vais réussir à y photographier un seul pinson mais également un pic épeiche qui a la délicatesse de venir égayer mon pique-nique. En effet, en raison de l’heure bien avancée, c’est au bord du canal mais avec vue sur la colline d’El Castellar que nous choisissons de piqueniquer. Outre le pic, la chance est avec moi, puisqu’à l’endroit où nous stoppons, une grenouille rousse a élu domicile dans le canal. Si la fin du canal est synonyme d’arrivée à Villeneuve-des-Escaldes, elle n’est pas la fin de visions de la Nature. Sur ce talus que nous cheminons parallèlement à la D.618, elle est encore bien présente. Des fleurs différentes à celles du bord du canal mais pas moins jolies et aussi diverses. Quelques papillons peu faciles à photographier car très remuants les butinent.  Si l’entrée dans Villeneuve s’effectue en coupant la rivière La Riverète, c’est surtout quelques vestiges du passage du Tour de France 2021 lors de l’étape Céret – Andorre qui marquent nos esprits. Dans un village déserté, l’église qui est dédiée à Saint-Assiscle et à Sainte-Victoire nous attire comme le miel attire les mouches. L’église étant entourée d’un petit cimetière, Dany n’a pas trop envie de s’y éterniser. Au carrefour suivant, le bien nommé Cami de Llivia qu’il nous faut suivre est juste là à droite. Il permet de retrouver très rapidement des paysages champêtres avec de jolies vues aériennes car il présente l’avantage de cheminer un relief collinaire. Un fois enjambée la rivière d’Angoustrine, au lit aussi torrentiel que minéral, la « partie de campagne » reprend ses droits. Fleurs, papillons et lézards me ralentissent et s'opposent très souvent à mon désir de ne pas me faire distancer par Dany. Sur ce « Cami d’En Calvera » ; ou « Chemin du Calvaire » ; ce n’est que plus tard et un peu plus loin que les passereaux viennent se distraire devant mon objectif. La colline se termine et laisse la place à la plaine et à ses immenses champs de céréales. Les graines les attirent et nous les voyons sortir des champs et monter vers le ciel comme des petits boulets de canons. Les oiseaux sont très nombreux, divers mais malheureusement peu faciles à immortaliser. Il me faut arriver au niveau d’une ferme et de ses bâtiments pour en figer quelques-uns. Après cette marche solitaire entre Villeneuve et Llivia, la cité enclavée est synonyme de retour à une bruyante civilisation. Ici, quel contraste avec les villages français ! Les terrasses, les bars et les restaurants étant noirs de monde, nous filons direct vers le centre historique et l’église Notre-Dame des Anges où dans ce secteur tout est beaucoup plus calme. Nous y flânons dans les jolies ruelles. Les maisons y sont souvent colorées et décorées de statuettes allégoriques. Par bonheur, l’église est ouverte et il y a une nef incroyablement belle avec un magnifique retable et plusieurs petites chapelles amplement décorées. Là aussi quel contraste avec la France où tous les édifices religieux sont le plus souvent fermés ! Nous sortons de Llivia mais sans pouvoir éviter que la société de consommation nous rattrape. Un cornet de glaces ici, un café chaud et une bière bien fraîche là. Il faut dire que malgré les 1.200m d’altitude, la température en plein soleil doit sans doute avoisiner les 25 degrés voire peut-être plus. Depuis le canal de la Soulane et son agréable ombrage, nous avons toujours marché en plein soleil, même si ce dernier s’est quelque peu voilé au fil de notre cheminement. De ce fait, il a fait chaud. La sortie de Llivia et le retour vers Ur est d’une simplicité enfantine. Le chemin, commun avec celui de Saint-Jacques de Compostelle est constamment bien balisé à chaque intersection. Finalement c’est toujours tout droit, mais ça je le savais déjà en observant la carte IGN. On y flâne encore en se laissant distraire par tout et n’importe quoi. Un rapace dans le ciel en vol stationnaire mais qui a la bonté de venir se poser sur une clôture, une botteleuse qui avale des andains de foin et les recrache en gros ballots, des très beaux chevaux et des étourneaux qui les accompagnent pour picorer leur crottin, un pancarte qui explique les dérives passées de la frontière, une vieille borne gravée et toujours des fleurs et des papillons dont j’essaie de sélectionner ceux non encore photographiés. Ainsi les kilomètres défilent et quand Ur est là, nous en sommes presque surpris. Ainsi se termine cette jolie balade dont on ne peut regretter qu’une seule chose :  être restés à la porte des églises françaises. Peut-être y-a-t-il un moyen de les visiter mais j’avoue qu’à ce titre nous sommes partis la fleur au fusil et surtout sans nous renseigner au préalable ? D’un autre côté, il est vrai aussi que nous sommes partis sans savoir que les églises en deviendraient les principales visées. Telle qu’expliquée ici, cette balade a été longue de 11km, cela incluant la bonne visite du centre historique de Llivia. Les montées cumulées ont été de 344m. Le point le plus bas est à 1.190m non loin de la borne frontière N°44 entre Llivia et Ur et le point le plus haut à 1.307m au départ du Cami de Llivia à Villeneuve-des-Escaldes. Cartes IGN 2249OT Bourg-Madame – Pic Carlit – Col de Puymorens et 2250ET Bourg-Madame – Mont-Louis – Col de la Perche Top 25.

    (*) Toponymie du nom "Escaldes" : « Le nom d'Escaldes provient du latin "calidae" qui désigne une source d'eau chaude. Les eaux thermales d'Escaldes dont la température peut atteindre 68 °C étaient utilisées au xve siècle pour le lavage et la teinture de la laine. Elles servent aujourd'hui à alimenter le centre thermoludique de Caldea. Les habitants sont les Escaldencs », voilà ce que l'on peut lire sur la page Wikipédia consacrée à la paroisse Escaldes-Engordany de la Principauté d'Andorre. Ainsi, ce nom qui est celui d'une commune andorrane est également bien présent en Cerdagne où les sources d'eaux chaudes sont légions. D'ailleurs, si on le trouve accolé à la commune de Villeneuve, on le trouve également sous la dénomination "les Escaldes" à la gare d'Ur dont le panneau mentionne "Ur-Les Escaldes", cette gare desservant les 2 communes. C'est ainsi que ces sources ont engendré depuis très longtemps, et notamment depuis la présence des Romains, la création de bains chauds que l'on trouve un peu partout dans cette région. C'est le cas à Err, à Dorres, à LLo mais aussi à Andorre avec le centre thermoludique Caldéa dont la notoriété le décrit comme étant le plus important d'Europe. L'excellent site consacré aux Pyrénées-Orientales nous conte la très jolie histoire des bains des Escaldes sur la page consacré à Villeneuve. C'est ici


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  • Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer dessus. Parfois 2 fois pour une photo plein écran.1986 - 2008 Emporté par la houle

    Les magnifiques bureaux de la société Gilbertrad où j'ai pris plaisir à bosser pendant presque 14 ans

    Il y a quelques jours, j’ai revu mon ex-patron de chez Gilbertrad et ce fut pour moi un réel bonheur. Cette rencontre m’a conforté dans l’idée qu’il était temps que j’écrive la suite de ma vie professionnelle. La première, celle qui s’était écoulée de 1969 à 1986, en 2018 je l’avais intitulée « Mon onde informatique ». Là, et pour rester dans le domaine de la mer, je lui ai donné le titre de « Emporté par la houle » et ce n’est qu’en lisant ce récit que vous comprendrez pourquoi. Il évoque mes années professionnelles de 1986 à avril 2008 lors de mon départ à la retraite. Voilà de très longues années que nous ne nous étions pas revus. Il m’a invité à déjeuner et m’a longuement expliqué comment à partir de 2012 il avait réfléchi à liquider proprement son entreprise. A regrets certes, mais l’activité de commerces de gros de lingerie qui était celle de l’entreprise ayant défavorablement évolué, le chiffre d’affaires baissant fortement d’année en année car ses principaux clients partaient directement acheter en Asie, il n’avait pas vu d’autre solution que ce dépôt de bilan mûrement réfléchi mais « clean » pour tout le monde : salariés bien sûr mais aussi fournisseurs, banquiers et l’Etat . Ayant bossé dans son entreprise avec passion de juillet 1994 à avril 2008, soit presque 14 ans, j’avais énormément été affecté d’apprendre cette liquidation judiciaire. Cette rencontre m’a quelque peu apaisé. Il faut dire que je m’étais beaucoup impliqué dans mon travail, même s’il est vrai aussi que j’avais pris beaucoup d’allégresse à tenir le job qui m’avait été affecté. Certes, j’y avais tenu le poste officiel de Directeur Comptable et Financier mais à vrai dire mon rôle exact allait bien au-delà de ces trois mots. J’y faisais également office d’informaticien, assurant la petite maintenance quotidienne logicielle et technique mais aussi de Responsable des Ressources Humaines m’occupant de la gestion informatique du personnel et des paies, déclarations sociales et des inévitables contrôles de l’Urssaf ou bien fiscaux. Oui pendant ces 14 ans,  j’ai bossé avec délectation car certes je me servais à fond de mes expériences passées d’informaticien et de gestionnaire (1969-1986) mais aussi de tout ce que j’avais appris pendant les années précédentes, c’est-à-dire entre 1986 et 1994. Informatique, gestion, comptabilité, finances, économie, droit fiscal et juridique, droit social et du travail, droit des entreprises, rapports amicaux et prévenants avec le personnel mais jamais complaisants professionnellement, contacts avec les clients, les fournisseurs, les banquiers et toutes les administrations auxquelles on est confronté en pareil cas, j’en passe et des meilleures. Oui, j’avais pris mon pied pendant ces 14 ans, avant que tout cela ne devienne trop lourd pour moi et pesant dans ma tête parce que justement au fil des années, les affaires marchaient déjà moins bien, les crédits étaient plus difficiles à obtenir, les clients plus difficiles à leur faire honorer leurs factures, etc... etc….…Oui, quand à la mi-2007, j’ai appris que je pouvais partir à la retraite en avril 2008 à 59 ans et avec des droits plutôt corrects, ma décision fut immédiate et sans appel. J’allais arrêter malgré les 14 années pleines d’enthousiasme que j’avais vécues chez Gilbertrad. Rester seulement à trouver un(e) remplaçant(e) et ce ne fût pas une mince affaire. Dès que ma décision fut prise, j’ai en permanence commencé à idéaliser ma retraite. Je me voyais déjà vivre mes passions qu’étaient la mer, la montagne et la Nature plus globalement. Je me voyais déjà profiter à plein de Dany mon épouse. Mais si j’ai rapidement compris que l’idéal est rarement atteignable, je ne vais pas me plaindre de mon sort car j’ai souvent fait ce que j’avais envie, et en premier lieu cette passion de la randonnée pédestre qui peu à peu avait supplanté celle de la mer et était devenue pratiquement un « principe de vie » : Tour du Vallespir en 6 jours en 2009Cassis-Marseille en 2 joursTour du Tres Estelles de sinistre mémoire puis Tour des Fenouillèdes en 5 jours en 2011 avec mon filsTour du Capcir en 4 jours en 2013 toujours avec mon fils et 2 de ses amis, Tour du Golfe Antique en 3 jours en 2014 (à paraître) sans compter bien sûr les innombrables randonnées sur un jour que vous trouverez sur mon blog "Mes Belles Randonnées Expliquées". Oui, la marche et être le plus souvent auprès de la Nature avaient peu à peu effacé les galères professionnelles que j’avais vécu avant mon embauche chez Gilbertrad. Car autant l’avouer, elles avaient été un peu trop nombreuses à mon goût. Voilà donc ci-après comment ma petite « Onde informatique » était devenue peu à peu une houle qui tentait de m’emporter : 

                                                                   GIL SA – NATEL SA 1986-1988 

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    En 1981, avec des commerciaux de chez Gil SA, je tourne le dos à l'appareil photo lors d'un salon informatique organisé par le Creufop de Perpignan. 

    -           - Fin 1986-mars 1988 : Comme déjà indiqué dans « Mon onde informatique »,  la première grosse vague de cette houle qui s’annonce depuis quelques temps déjà arrive dans le dernier trimestre de 1986 quand Gil SA, mon employeur, m’annonce qu’il va fermer l’agence informatique de Perpignan dont je suis le responsable. Ici commencent réellement les vrais problèmes car les sociétés Natel SA ; mon employeur précédent ; et Gil SA se renvoient la balle de cette fermeture. Ils ferment l’agence mais refusent de nous licencier mon ami René Ciano et moi, mettant en avant la signature d’un contrat de rattachement du personnel qu’ils auraient signé entre eux et nous auraient fait signer par la même occasion. Grosso-modo, notre dernier employeur, c’est-à-dire Gil SA utilise ce contrat pour dire que nous sommes des salariés de Natel SA. Dans l’autre camp, Natel SA affirme le contraire, demandant à Gil SA d’assumer la responsabilité de la fermeture de l’agence et donc de nous licencier. Résultat ? Nous ne sommes pas licenciés, nous ne pouvons pas nous inscrire comme demandeur d’emploi au risque d’être considérés comme démissionnaires, nous sommes obligés de déposer un recours auprès du Tribunal des Prud’hommes et dans l’attente du résultat prud’hommal, nous sommes obligés de faire acte de présence pendant plusieurs mois dans l’entreprise, et cela sans aucun salaire. Là commence une galère pour nous et un imbroglio qui vont durer de décembre 1986 à mars 1988 avec toutes les péripéties liées à cette terrible situation. Terrible quand on a une femme qui travaille à mi-temps et deux enfants à élever et à nourrir  : Aux Prud’hommes nous obtenons gain de cause à nos demandes, à la Cour d’Appel nous perdons un peu de ce qui a été gagné et de ce fait nous voilà contraints de faire un pourvoi de la décision auprès de la Cour de Cassation. Pendant ce temps, les mois passent, nous ne sommes toujours pas licenciés, donc pas de droit aux allocations chômage et notre seul recours est de vivre de nos rentes ; à condition d’en avoir, ce qui n’est pas mon cas. Me voilà donc contraint de travailler au noir, ce que je fais par la force des choses. Finalement, un soir, Monsieur Gex, le grand patron de Natel SA m’appelle et me propose la signature d’un protocole d’accord pour stopper la procédure du pourvoi en cassation. Il me propose de garder l’argent gagné et bien évidemment ; mais après aval de mon avocat ; j’accepte car j’en ai assez de cette situation alambiquée qui m’empêche de bosser normalement depuis bientôt deux ans. Sauf qu’à cet instant, je ne sais pas que mon ami René Ciano a déjà rendu la somme d’argent perdue en appel. Je le regrette mais je lui dis tant pis pour toi car je lui avais fortement déconseillé de le faire. Après la signature de ce protocole d’accord et le règlement total de cette situation, avec obtention du licenciement et des sommes correspondantes, me voilà enfin libre de m’inscrire comme demandeur d’emploi. Sauf que n’ayant pas bossé depuis plus d’un an, je n’ai pas droit à des allocations de chômage mais seulement à une prime unique de formation obligatoire de 3.000 francs.  Formation d’anglais et de comptabilité que je vais suivre au CNED de décembre 1987 à février 1988. Ainsi se termine cette longue et terrible affaire, affaire qui aura néanmoins le mérite de me permettre de comprendre que les relations employeurs/employés ne seront pas toujours un petit mascaret.

     

    JIBECO SARL – Les Soldeurs Occitans  Avril 1988

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    -           - Fin mars 1988, je pars m’installer en solitaire dans un T.1 du centre historique de Narbonne ; espèce de minuscule chambre de bonne ; car le patron ; un ancien client de Gil SA ; me propose un poste de responsable de la gestion des stocks dans sa société Jibeco Sarl- Les Soldeurs Occitans à partir du 1er avril. En réalité, je comprends très vite qu’il a de gros manques dans ses stocks, qu’il veut comprendre pourquoi et qu’il a besoin à la fois de quelqu’un pour tenir une gestion informatique sérieuse mais aussi de quelqu’un de maniable, de souple voire de docile et d’obéissant s’il le juge nécessaire. J’effectue d’abord un inventaire mais que je ne peux mener à son terme à mon grand regret. En effet, le week-end suivant et alors que j’ai tout prévu pour le terminer, il préfère organiser un barbecue chez lui avec le personnel que j’avais prévu d’occuper. On se querelle un peu à ce propos car j’ai la franchise de lui dire que je n’ai pas pour habitude de travailler ainsi. Finalement, lui n’apprécie pas et n’accepte pas ma franchise et moi je ne me sens pas à l’aise dans cette société où la rigueur ne semble pas de mise. En effet,  j’ai constaté d’importantes démarques dans les stocks de papiers-peints que je voudrais bien m’expliquer car j’estime que voler des rouleaux de papiers-peints ne peut pas être chose aisée de la part de clients. Alors pourquoi, comment et grâce à qui disparaissent-ils ? Je lui en fais part, mais là aussi et alors que j’envisage de mener une petite enquête, il me demande de laisser tomber.  Je ne comprends pas, n’aime pas cette situation nébuleuse et de ce fait je préfère mettre fin d’un commun accord à la période d’essai qui se termine quelques jours plus tard. Voilà une deuxième grosse vague à laquelle je ne m’attendais pas de la part d’un ancien client avec lequel j’avais toujours eu de très bonnes relations commerciales précédemment.

    -           

    DEFI SARL  JUIN 1988 – JANVIER 1990

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    -          - Le 1er juin 1988, après 2 mois comme demandeur d’emploi, c’est par l’entremise de la société d’avocats et de juristes Fidal ; que je connais un peu depuis mon pourvoi en cassation ; que je signe un CDD de comptable dans l’entreprise Défi Sarl de Perpignan. C’est une entreprise un peu spéciale puisqu’elle ne vend que des produits et objets sexuels et pornographiques et dispose de deux sex-shops avec salles de projection dans le centre-ville de Perpignan pour les films qu'elles proposent et distribuent. Je suis là pour remplacer l’unique comptable qui doit partir en congés de maternité incessamment mais aussi pour tenter de trouver une ou plusieurs banques que l’activité de l'entreprise ne choquerait pas. Il y en a peu dans ce cas, ce n’est pas facile d’en trouver, mais finalement je réussirais à en faire rentrer deux en quelques mois. Concernant l’activité, au départ, je me dis « vendre ça ou des cacahouètes quelle différence ? » Sauf que je vais très vite prendre conscience que la différence est énorme. Sous un autre aspect, elle va me permettre d’apprendre très rapidement le métier de comptable que je ne connais qu’à travers mes rôles d’informaticien et de gestionnaire en informatique. De surcroît et en quelques mois, elle va me permettre d’être confronté à tous les contrôles possibles : fiscaux, Urssaf sans oublier les gendarmes et les policiers qui viennent régulièrement dans l’entreprise à cause de « méfaits sexuels » qui ont été pratiqués avec des objets vendus par l’entreprise. Méfait est un terme « léger » car parfois l’intégrité des enfants est remise en cause et de ce fait, l’entreprise est amené à monter en gamme dans les poursuites judiciaires. C’est ainsi qu’une fois, mais pour une toute autre raison, je vais même avoir droit à la présence d’un juge d’instruction et à un interrogatoire policier serré en bonne et due forme. Pour mon bonheur, il n’y en aura qu’un seul et surtout sans suite judiciaire pour moi. Finalement, la comptable en poste revient mais le patron préfère me conserver, ce qu’elle apprécie moyennement. J’avoue que je la comprends, même si en la circonstance je ne peux pas me permettre de faire du sentiment. De mon côté, j’estime tenir un rôle de chef comptable, d’autant que je suis seul et sans aide,  et j’en demande régulièrement le salaire et les conditions d’un cadre, cadres auxquels j’ai toujours cotisé depuis mon passage chez NTI puis chez Natel SA à partir de 1975.  Finalement ce qui devait arriver arriva. Un soir, alors que j’en suis déjà à faire des heures sup régulièrement et sans jamais les compter, la dispute éclate avec mon patron pour une peccadille. Il apprécie moyennement que je lui remémore les différents rappels et engagements qu’il m’a déjà promis à diverses reprises mais toujours en vain. Sa réponse « si vous n’êtes pas content, allez voir ailleurs » est cinglante, mais je le prends au mot et lui répond : « Vous voyez j’ai la carte de pointage à la main, alors c’est la dernière fois que je pointe et vous ne me reverrez plus ! » (tous les salariés étaient tenus de pointer leurs horaires de rentrée et sortie à une pointeuse automatique).  C’était le vendredi 26 janvier 1990 au soir, je terminais ma semaine et je n’y ai plus jamais mis les pieds et ce, malgré les quelques demandes informelles des avocats de chez Fidal. Bien m’en a pris car le soir même je retrouvais un autre boulot dans l’entreprise Casademon SA sis au Boulou qui à l’époque avait une activité de transports mais surtout de commissionnaire en douanes. Autant dire que chez Défi, j’avais pris quelques grosses vagues en pleine poire et étais souvent tomber de ma planche mais j’avais toujours réussi à rejoindre la côte sans encombre. Pour le bien de ma famille, c’était le plus important.

     

    CASADEMON SA  JANVIER 1990 – AVRIL 1993

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houleEn 1992, moustache et chemise bleue rayée bien entouré de jolies salariées de chez Casademon lors du départ à la retraite d'un autre salarié.

    -          - Le lundi matin 29 janvier 1990 au matin me voilà déjà au Boulou dans un minuscule bureau de la société Casademon SA. Même s’il ne s’agit que d’une énorme chance et coïncidence, c’est bien grâce à l’expert-comptable Daniel Ruiz que j’ai retrouvé ce nouveau job. C'est lui qui m'avait appelé au téléphone le fameux vendredi soir. Le chef-comptable vient de décéder et ils ont besoin dare-dare de quelqu’un de confiance et de sérieux. Daniel Ruiz me connaît et il sait qu’il peut compter sur moi, même s’il sait aussi que je ne suis pas quelqu’un qui se laissera faire ou manipuler, sa crainte étant que les patrons sont paraît-il des sanguins. Les trois patrons, je n’aurais jamais ni à les critiquer ni à m’en plaindre ni à m’y confronter sauf lors d’un petit accrochage consécutif à un vol d’argent orchestré par mon aide-comptable pendant une longue absence pour maladie que j'allais vivre. Je l’évoque un peu plus loin. Entourée donc de cette aide-comptable et deux secrétaires qui sont censées être sous mes ordres, je vais vivre dans ce bureau exigu du Boulou les pires moments de travail de mon existence. Les trois femmes, qui ont l’air de s’entendre « comme des larrons en foire »,  ont décidé de se liguer contre moi et de me mener la vie dure. Au-delà de ce problème peu agréable, elles papotent plus qu’elles ne bossent et me mettent la tête comme un tambour. Le soir quand je rentre chez moi, je n’en peux plus mais je vais tenir bon. Elles ne savent pas que j’ai les épaules solides et qu’il m’en faut beaucoup plus pour baisser les bras devant elles. Finalement au fil des mois, les choses vont s’arranger et elles vont finir par m’accepter et s’avérer plus dociles.  Sauf qu’à cet instant, une grosse vague houleuse vient me percuter prenant la forme d’une intervention chirurgicale pour une hernie discale aussi douloureuse qu’inattendue. Cette hernie discale va m’immobiliser quelques mois (impossibilité de prendre la voiture pour faire les 30km qui sépare mon domicile du Boulou),  ce dont mon aide-comptable va profiter pour chaparder une belle somme d’argent. Quand je rentre, je constate immédiatement ce problème que je signale bien évidemment à mes patrons et à Daniel Ruiz l’expert-comptable. Mon aide-comptable disparait de la circulation, une enquête de gendarmerie est ouverte mais je ne connaîtrais jamais la fin de l’histoire. Mais je dirais peu importe car ici chez Casademon, je n’en ai pas fini avec la houle qui continue de m’emporter. En 1993, les frontières de l’Union Européenne s’ouvrent en grand et avec elles disparait l’activité de commissionnaires en douanes. Un plan social est annoncé et va être mis en œuvre pour tous les salariés concernés. Au départ je n’en fais pas partie puis finalement le grand patron de chez Casademon trouve que je coûte trop cher à l’entreprise alors finalement il m’y intègre, embauchant au passage un jeune comptable peu formé mais beaucoup moins onéreux que moi en salaire. Finalement, je quitte l’entreprise le 30 avril 1993 mais ne vais profiter du repos du plan social que pendant quelques mois.  Toujours aux bons soins de Daniel Ruiz, je commence à travailler à la société Pétror SA à compter du 11 octobre 1993.

     

    PETROR SA  OCTOBRE 1993 – SEPTEMBRE 1994

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houleLa station-service Pétror et ses bureaux avenue Julien-Panchot à Perpignan tels que je les ai connus dans les années 93/94.

    -          - Dans cette société Pétror, j’y entre en qualité « d’informaticien » pour 2 raisons : La première est qu’en réalité, je vais remplacer le chef-comptable qui est en longue maladie depuis bientôt 2 ans mais qui de ce fait, fait toujours partie de l’effectif. Il ne peut donc pas y avoir 2 chefs-comptables. Quant à la seconde, la plus importante aux yeux du patron est qu’il y a un énorme trou de 200.000 francs dans le compte clients 41 dont il me faudra trouver la raison ou tout du mois une explication. Compte clients que je décrirais comme « fourre-tout » car toutes les activités de l’entreprise y sont comptabilisée et donc mélangées, ce qui bien évidemment ne simplifie pas les choses. Et dieu sait si les activités différentes sont multiples car si la principale est de gérer des stations-services avec les différents carburants, les autres sont pléthoriques et vont de la réparation automobile au gonflage des pneus en passant par les ventes de boissons, de cafés ou de sandwichs et celles qui consistent à vendre du fuel à d’autres entreprises ou à des particuliers et j’en oublie encore quelques autres. Ma tâche est donc d’assurer la tenue de cette comptabilité avec deux gentilles aides-comptables mais surtout d’arriver à trouver la raison de ce trou car le patron a acquis la quasi-certitude que le chef-comptable en maladie est parti avec. D’ailleurs, j’apprends que plusieurs sociétés d’audit, dont certaines très prestigieuses, sont venues se frotter à ce souci, qu’elles ont cherché pendant quelques jours mais qu’elles n’ont jamais rien trouvé. Finalement, il ne me faudra que quelques semaines pour trouver la raison de ce trou, qui n’est ni une malversation, ni un vol mais seulement un énorme oubli comptable. Cet oubli, c’est simplement la non-saisie informatique comptable depuis plus de 2 ans des factures de fioul vendu aux particuliers. Les règlements ont toujours été saisis par une des 2 aides-comptables mais seul le chef-comptable saisissait ces factures-là en informatique. Sous forme de petits carnets, elles ont été archivées dans une armoire mais n’ont plus été saisies depuis plus de 2 ans et le trou s’est peu à peu creusé jusqu’à dépasser les 200.000 francs lors du dernier bilan. Voilà l’explication. Elle est d’autant plus facilement justifiable qu’après avoir saisi ces deux années-là de factures, le trou dans ce compte clients 41 « fourre-tout » n’est plus que de 150,00 francs. Une peccadille qui sera passée à pertes et profits au regard du nombres d’opérations qu’il aurait fallu pointer pour trouver cette toute petite erreur. De ce côté-là, ce challenge est donc terminé pour moi mais je vais encore bosser chez Pétror pendant quelques mois. Mais la société va mal, le grand patron vieillit et ces enfants ont du mal  à redresser cette affaire vieillissante elle aussi. Je vais voir Daniel Ruiz car je sens bien que mes jours sont comptés dans cette société qui périclite. La société disparaîtra en mai 1995. Dans l’immédiat, Daniel Ruiz me demande de patienter, s’engage à me trouver un autre job, job qui arrivera en juillet 1994 avec mon embauche chez Gilbertrad Sarl. Afin de le remercier, j’accepte néanmoins un deal consistant à travailler à mi-temps jusqu’à la clôture du bilan de chez Pétror qu’il me demande d’assumer. Je termine le bilan et mon contrat d’ « informaticien » chez Pétror le samedi 24 septembre 1994 et commence à bosser à plein temps chez Gilbertrad dès le lundi suivant.

     

    GILBERTRAD SARL (Sopordex/Intiméa)  JUILLET 1994 – AVRIL 2008

    1986 - 2008 Emporté par la houle


    1986 - 2008 Emporté par la houle
    1986 - 2008 Emporté par la houle1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    -         1986 - 2008 Emporté par la houle

           Les splendides locaux de la société Gilbertrad Sarl où tous les salarié(e)s trouvaient des conditions idéales pour travailler.

     -        - Ainsi commence une nouvelle vie professionnelle, beaucoup plus enthousiasmante, dans une entreprise qui va fonctionner très fort pendant de longues années. Comme expliqué en préambule, je vais y vivre les plus belles années de travail, apprenant énormément, travaillant de concert avec des personnes pour la plupart sympathiques, le plus souvent féminines et très compétentes, touchant à tout ce qui me plaît, tout ça avec une grande liberté de mouvements car je sens derrière moi que la confiance est là de la part de mon patron. Oui je peux le dire après toutes les grosses vagues que je viens de prendre de plein fouet pendant ces 8 dernières années de 1986 à 1994, voilà qu’enfin je peux souffler un peu sans pour autant me reposer sur mes lauriers. J’apprécie tout ça à sa juste mesure, et ce d'autant que j'ai un salaire que je considère correct. Malheureusement, comme rien n’est immuable, ni dans nos vies, ni dans celle d’une entreprise, les bons résultats s’amenuisent à partir du milieu des années 2000. Une deuxième entreprise s'appelant Désert Bleu voit le jour mais là aussi les bons résultats se font attendre. Ils ne viendront jamais. Qui dit moins bons résultats dit tracas et qui dit tracas dit « prises de tête » permanentes. Ces derniers tracas s’amplifient peu à peu et leur trouver des solutions devient de plus en plus compliqué. Aussi quand en avril 2008 l’heure de la retraite sonne, je quitte la planche sur laquelle j’ai si longtemps surfé puis sur laquelle j’ai été terriblement ballotté. Je mets les pieds à terre définitivement et ne l’ai jamais regretté, ne m’ennuyant jamais. Le petit mascaret que j’avais connu à compter de 1969 et sur lequel je m’étais laissé porter jusqu’au milieu des années 80 était devenu une houle aux lames de fond de plus en plus gigantesques et menaçantes mais j’avais tenu bon sur ma planche et la retraite était arrivée comme la terre promise qu’attendent tous les marins. Je pouvais désormais profiter de tout ce que j’aimais et avait aspiré : l’informatique avec le développement d’un blog, les randonnées, la pêche en mer, la photo naturaliste ou pas, l’écriture, le goût de lire et d’apprendre, les activités sportives et associatives, etc…et j'en oublie.

     1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1998, je suis au fond avec une chemise bleue dans le réfectoire de l'entreprise lors de la Coupe de Monde de foot où nous avions été autorisés à voir les matches de l'équipe de France à la TV et à droite avec deux copines/salariées avec lesquelles je me suis toujours super bien entendu et que j'aimais beaucoup pour leur gentillesse et leur compétence professionnelle.

     

     

    Comme le dit un célèbre proverbe « une mer trop calme n’a jamais fait un bon marin », alors j’espère simplement que j’ai été un bon employé. Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont fait confiance. Merci à toutes les personnes que j’ai côtoyées et avec lesquelles j’ai apprécié de bosser. Je garde de vous toutes et de vous tous, ami(e)s ou non, d’excellents souvenirs. Compte tenu des 16 employeurs différents que j’ai connus au cours de ma vie professionnelle, vous comprendrez aisément que je n’ai pas pu et voulu vous citer tous nommément. De toute manière, je ne l’aurais pas fait.  Idem, pour le nom de tous mes patrons dont certains sont sans doute encore en activité. S’ils me lisent, ils se reconnaîtront. Si j’ai toujours pensé et constaté qu’on ne pouvait vivre correctement qu’en travaillant, j’ai appris aussi que le travail était d’abord une richesse collective. Alors oui mille mercis à vous toutes et à vous tous qui avaient enrichi ma vie.

    1986 - 2008 Emporté par la houle

     

    1986 - 2008 Emporté par la houleEn avril 201986 - 2008 Emporté par la houle08, lors du pot de départ à la retraite que j'ai organisé avec l'ensemble du personnel et des amis.1986 - 2008 Emporté par la houle

     

     

     

     

     

     

     

    En janvier 2014 lors d'une amicale et agréable soirée entre anciens collègues et après le dépôt de bilan de Gilbertrad. J'avais beaucoup de chance car la plupart des filles de chez Gilbertrad étaient très jolies !


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    Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons du groupe britannique Dire Straits. Elles ont pour titre : "Sultans Of Swing", "Calling Elvis" et "The Bug".

    La Boucle du Roc de Jornac et du Clot del Baro depuis Urbanya.

    La Boucle du Roc de Jornac et du Clot del Baro depuis Urbanya.

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    En ce 15 juillet, Dany ayant une envie folle de randonner, j’avais décidé de l’amener jusqu’au Roc de Jornac. Ce roc,  voilà déjà bien une demi-douzaine de fois que nous y allons ensemble. Par conséquent, il ne présente plus guère de mystères pour les randonneurs urbanyains que nous sommes. Encore que, ici à Urbanya, il n’est jamais rare d’être surpris par ce que la Nature est à même de nous offrir. Ainsi, je me souviens très bien d’un jour d’été 2015 où une petite harde d’une demi-douzaine de cervidés avait traversé une piste à quelques mètres de nous. J’avais figé cette scène car les deux premiers cervidés ouvrant la marche s’étaient arrêtés longuement avant de détaler. J’avais pu les photographier remarquablement. Tous les autres avaient suivi dans une belle cavalcade. Ce jour-là, nous allions déjà au Roc de Jornac et cette petite troupe de daguets et de biches avait été le clou de la balade. Aujourd’hui et afin de ne pas refaire un circuit déjà accompli plusieurs fois et de rompre ainsi une éventuelle monotonie, j’ai décidé de revenir par le lieu-dit Clot del Baró où des sentiers sont bien visibles sur la vue aérienne que propose le site Géoportail. Je l’avoue, cet itinéraire m’est complètement inconnu, mais après tout la partie que je ne connais pas se résume à moins d’un kilomètre. Le risque est donc minime, mesuré et au pire si cette partie-là est trop impraticable, je connais déjà un éventuel échappatoire, certes un peu plus long, mais je le connais bien. Voilà comment est né ce circuit que j’ai intitulé « La Boucle du Roc de Jornac et du Clot del Baró depuis Urbanya ». Nous avons déjeuné tôt et il est midi tapant quand nous quittons la maison direction le Chemin de Saint-Jacques. Si comme à son habitude, Dany démarre d’un bon rythme, moi je suis déjà arrêté par une multitude de sujets : le ruisseau d’Urbanya et la faune éventuelle que l’on peut y trouver, des hirondelles qui occupent le préau de la mairie et bien d’autres volatiles comme les moineaux, les rougequeues et les bergeronnettes toujours bien présents au sein du village. Je m’évertue à les photographier. Plus haut, devant la maison de Philippe, l’ex-vacher, ce dernier nous arrête pour papoter un peu, nous remerciant notamment pour les croquettes qu’on lui laisse régulièrement pour ses chiens et ses chats. Il nous annonce que du côté du Roc de Jornac nous risquons de rencontrer plusieurs ânes qu’une dame de Mosset a laissé là en estives. Il y en aurait deux ou trois noirs et un blanc. Nous redémarrons. Sur cet étroit sentier que nous connaissons bien, les fleurs et les papillons sont suffisamment nombreux pour que mon appareil-photo ne s’ennuie pas et moi avec lui. Si certains oiseaux sont bien présents, la chance qu’il me faut pour les photographier correctement n’est pas aussi présente qu’à l’habitude. J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, il me faudra encore un peu plus d’abnégation si je veux réussir quelques photos ornithologiques. Dany marche d’un bon pas et paraît enchantée de cette sortie. De ce fait, et pris par ma passion de la photo, j’essaie de ne pas me faire trop distancer. Pour elle, peu importe l’objectif et le sentier, ce qui prime ce sont le plaisir de marcher dans la Nature et les panoramas qui nous sont offerts. Or là, des panoramas, il y en a constamment. Devant, derrière, dessus et dessous. De mon côté, je suis constamment indécis entre faire des photos, de bonne qualité de préférence, et rester au mieux à ses côtés. Après la grande ruine de Coubère, un joli spectacle nous est offert par une multitude de martinets chassant au-dessus de la garrigue. Certains passent si près de nous en rase-mottes que ça en devient très distrayant. Je me mets en tête de réussir une belle photo aérienne. Dany en profite pour observer ce spectacle et se reposer un peu. Finalement à force de prendre des dizaines de photos, je constate qu’il y a des martinets de deux variétés différentes, certains martinets ont le ventre blanc et d’autres une tâche blanche sur le dos. Ce n’est qu’en rentrant à la maison que je prendrais conscience qu’il y avait des Martinets à ventre blanc, mais certainement aussi des Martinets cafres beaucoup plus rares en France. A cause de ma passion pour l’ornithologie  (comme pour les papillons !), je suis toujours ravi d’apprendre de nouvelles choses sur les oiseaux mais encore plus quand j’ai des photos appuyant ces acquis. Ici, dommage que les photos soient peu réussies. Finalement ; en arrivant à la côte 1098, le Roc de Jornac est là, à nos pieds. Enfin quand je dis « à nos pieds », ce n’est pas vraiment la bonne formulation, car certes il nous faut descendre vers lui mais il nous faudra ensuite remonter et revenir sur nos pas pour continuer cette boucle. Comme il s’agit de notre objectif premier et qu’en sus deux ânes noirs sont visibles à son sommet, nous y allons.  De toute manière, Dany a prévu de prendre un petit en-cas avec café chaud et biscuits dès que nous arriverons là-bas. C’est ce que nous allons faire avec au préalable un court arrêt à hauteur du petit dolmen désormais bien connu avec croix et cupules néolithiques. Les ânes étant vraiment au bord du précipice que compose le roc sur son flanc sud, avec Dany nous prenons la sage décision de ne pas ni les déranger et encore moins de les approcher. Ils sont donc là, complètement immobiles, indifférents à notre présence, comme deux statues se tournant le dos. Il est déjà 14h. C’est-à-dire que nous avons mis 2 heures pour venir jusqu’ici, c’est dire si nous avons flâné. Un tour du roc et de ses impressionnants à-pics, quelques selfies puis c’est la pause-café programmée et nous voilà déjà repartis vers notre prochain objectif : le Clot del Baró. Enfin, je dis objectif sans trop savoir ce que nous allons y voir ou y découvrir. Pour avoir eu l’occasion de dominer ce lieu-dit, je sais que j’y ai vu quelques importants amoncellements de pierres et une ruine mais c’est tout. Quant à la faune, j’y ai vu une seule fois un renardeau famélique qui semblait un peu perdu dans une garrigue très hermétique car très envahie par les ronciers, les églantiers et les cistes. Plus souvent, j’y ai photographié des espèces bien particulières de passereaux comme des tariers, des fauvettes et des pies-grièches, la végétation dense et inaccessible expliquant probablement la présence de ces volatiles. Après la remontée du Roc de Jornac rien de notable. Je fais le choix  de prendre la piste qui file au-dessus de Coubère plutôt que celle très pentue qui monte vers le Serrat de Miralles. C’est un peu plus long pour rejoindre la piste qui file vers le col de Les Bigues mais c’est beaucoup moins raide. Dès le départ, nous tombons sur l’âne blanc qui en réalité est plutôt gris. Il a un ventre énorme et paraît en piteux état. Est-ce une femelle qui doit mettre bas ? Comment le savoir ?  Toujours est-il que cette forme physique peu satisfaisante de prime abord est un trompe-l’œil car alors que Dany lui tend une main avenante pour le caresser, il semble « ronchon », la pousse de son front au risque de la faire tomber. J’ai juste le temps de la tirer vers moi pour éviter qu’elle ne chute en contrebas du chemin. Toujours « ronchon », il s’en va. Ici les papillons sont toujours très nombreux et il va en être ainsi tout au long de l’après-midi. Nous empruntons la piste qui file vers le col de Les Bigues mais nous la délaissons dès lors que nous en rencontrons une autre descendant vers la gauche. Nous sommes en surplomb du Clot del Baró dont rien ne laisse présager la toponymie occitane très incertaine que j’ai pu trouver sur Internet signifiant  « terrain plat de forme allongée ». Si terrain plat et allongé il y a eu, il a disparu depuis des lustres, avec à la fois une géologie qui a bougé et sous une épaisse végétation. Car ici le terrain est pentu de partout, avec une végétation très dense où seuls quels affleurements rocheux apparaissent. Dans son livre « Lieux et Légendes du Roussillon et des Pyrénées Catalanes », l'archéologue Jean Abélanet lui affirme plus simplement qu'un baron serait passé par là, ce qui paraît beaucoup plausible. : « Quand un baron passe par un coin perdu, aussi reculé que Urbanya, l'événement laisse des traces ». J’allume mon GPS et me lance à la recherche du petit sentier d’un kilomètre que j’ai vu sur une vue aérienne sur le site Géoportail. Le fameux jamais emprunté. Il est censé démarrer après un large layon que nous n’avons aucun mal à trouver. Nous l’empruntons. Comme je le craignais, or mis quelques animaux, personne ne passe par là depuis fort longtemps. Le petit sentier bien visible sur Géoportail l’est à peine dans la réalité. Pourtant, je me souviens d’un temps où ici tous ces chemins et sentiers étaient formidablement débroussaillés. Par chance, sur notre droite, l’étroite sente est surtout envahie par de hautes fougères qui ne piquent pas, même si Dany n’apprécie guère de ne plus savoir où elle met les pieds. Finalement, quelques repères que je connais bien comme une modeste ruine, un pommier que je suis venu quelquefois « récolter » et des murs de pierres sèches que je reconnais me servent de bons fils conducteurs. Sauf que ce bon fil conducteur m’amène direct vers deux vaches blanches et un énorme taureau brun. Ce taureau nous prend-t-il pour des prétendants concurrents ? Je ne sais pas mais en tous cas dès qu’il nous entend arriver, il se lève des hautes fougères au sein desquelles il devait dormir ou ruminer. Nous évitons de nous approcher mais alors que nous tournons autour de lui et de ses deux compagnes, il se tourne constamment vers nous en nous regardant et en émettant des petits soufflements nasaux. Comment faire alors qu’ils sont pile-poil sur la suite de l’itinéraire que nous devons emprunter ? Je ne vois qu’une solution, les contourner en essayant à la fois d’être le plus éloignés d’eux mais au plus près du sentier que nous devons retrouver dans cette lande de hautes fougères. Au regard d’un muret que je connais bien, j’estime le sentier à une dizaine de mètres de ce dernier et les bovins à une quinzaine de mètres. Si je ne veux pas que l’on passe trop près d’eux, je sais que la marge est minime car le muret en question est amplement envahi par des ronciers sur une belle largeur. Nous nous lançons dans les hautes fougères sous le regard scrutateur du gros taureau. Dany est juste derrière moi et s’accroche à mon tee-shirt comme une arapède à son rocher. Les vaches, elles, paraissent indifférentes. Je dis à Dany de bien lever les genoux afin d’éviter de se prendre les pieds dans les tiges et de tomber car ça serait le pire des choses qui pourrait nous arriver. Nous avançons doucement et maintenant les bovins sont à moins de 5 mètres de nous. Finalement, tout se passe bien, les bovins restent immobiles et après une quinzaine de mètres dans les hautes fougères nous retrouvons le sentier espéré. Il est loin d’être bien débroussaillé mais j’ai au moins la certitude, c’est bien celui qui permet de rejoindre Urbanya. Finalement, certains tronçons étant bien plus praticables, nous descendons plutôt d’un bon rythme vers le village. Mais quelle n’est pas notre surprise au moment d’enjamber le modeste Correc de la Coma Formia de tomber nez à nez avec deux cervidés. Certes sur ce versant de la vallée plutôt aride, c’est un des endroits le plus boisé et donc  le plus verdoyant mais c’est bien la première fois que j’y aperçois des animaux de ce calibre. Sans doute, sont-ils venus là pour se désaltérer dans le ruisseau et y trouver un peu de verdure à se mettre dans la panse. Ils semblent aussi surpris que nous et ne détalent pas immédiatement. J’ai tout loisir de les photographier.  Dany est ravie, elle qui rêve constamment d’apercevoir des animaux. Cette fois c’est fait ! Par la force des choses, la suite et la fin deviennent plus monotones. Nous retrouvons le chemin de Saint-Jacques puis le village et enfin notre petite maison sur ses hauteurs. Il est 17h30. Nous avons flâné 5h30. Dany souffre un peu de ses hanches et je comprends que la distance accomplie est à la limite de ses possibilités présentes. De mon côté, je suis enchanté car je considère avoir marché correctement et surtout avec la certitude d’aucune gêne respiratoire ni aucune douleur nulle part. Telle qu’expliquée ici, cette boucle a été longue de 10 km. Le point le plus bas étant Urbanya à 870 m et le plus haut à 1.303 m au-dessus du Clot del Baró, le dénivelé est de 433 m. Les montées cumulées sont de 812 m. Cartes IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25


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    La bataille du pouvoir d'achat....et la mienne !

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    L’élection présidentielle approche à grands pas et la bataille du pouvoir d’achat a déjà commencé. Elle fait rage. Du côté d’Emmanuel Macron et de son ministre de l’économie Bruno Le Maire, on se gargarise de l’avoir fait progresser deux fois plus vite que sous les deux quinquennats précédents. Selon le magazine Les Echos relayé par Mieux Vivre Votre Argent, ce sont les ménages les plus modestes qui en auraient le plus profité avec une hausse de 4% mais toutes les couches de la population auraient gagné aussi. J’avoue ; et même si je ne considère pas mon ménage comme parmi les plus modestes ; que ces constats me laissent très dubitatif. D'ailleurs et même sur la durée, je le suis encore quand j'apprends que le pouvoir d'achat n'aurait jamais baissé sauf en 2012 ! J’ai donc voulu comprendre de quoi on parlait quand on évoque le pouvoir d’achat, d’indice des prix à la consommation, etc…etc… Et là il faut bien reconnaître que l’Etat ne manque pas à ces obligations d’informations !

    Vous voulez savoir ce qu’est le pouvoir d’achat ?  Il suffit de suivre le lien suivant : https://www.economie.gouv.fr/facileco/pouvoir-achat-definition#

    Vous voulez mesurer votre pouvoir d’achat ? Il suffit de suivre le lien suivant : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-mesurer-pouvoir-achat

    Vous voulez mieux comprendre les chiffres du pouvoir d’achat ? Il suffit de suivre le lien suivant : https://www.economie.gouv.fr/facileco/mieux-comprendre-chiffres-pouvoir-achat

    Ces différents sites Internet, le Ministère de l’économie lui a donné le doux nom de portail « Facil’eco », sauf qu’à la fin quand vous avez fini de lire tous ces articles, vous constatez que vous êtes presque aussi « couillon » qu’avant ! Certes, vous êtes un peu moins ignorant sur le sujet mais vous n’avez rien appris de concret qui puisse vous ramener à votre cas personnel. Est-ce le fameux « effet psychologique » qui est d’ailleurs évoqué dans le troisième article ou est-ce trop complexe ou sommes-nous pris pour des cons ? Je vous laisse imaginer mon choix !

    Tout cela me rappelle étrangement les fameux articles de l’Armée que mon gentil chef de service ; de surcroît adjudant-chef de son métier ; me rappelait à chaque bonne occasion :

    • Article 1 : Le chef a toujours raison.
    • Article 2 : Au cas où il n’aurait pas raison, se référer à l’article 1.

    Ici, on pourrait transposer ces articles 1 et 2 à l’Etat, lequel bien évidemment nous répondrait que nous sommes trop cons pour comprendre les finesses de l’économie.

    Alors têtu comme je suis, j’ai voulu reprendre la définition du pouvoir d’achat et me l’appliquer à titre personnel. Je vous la rappelle :

    « Le pouvoir d'achat correspond à la quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter.  Le pouvoir d’achat dépend alors du niveau du revenu et du niveau des prix. L’évolution du pouvoir d’achat correspond donc à la différence entre l’évolution des revenus des ménages et l’évolution des prix. Si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Dans le cas contraire, il diminue. »

    Mon revenu est très simple puisqu’il correspond à mes pensions de retraite vieillesse Carsat et complémentaires.  

    Auprès de la Carsat, ma pension a augmenté de 4,76 euros/mois en février 2021 soit 57,12 euros l’an.

    Depuis octobre 2019, mes pensions complémentaires n’ont plus évolué. A l’époque, elles avaient augmenté de 12,06 euros/mois soit 144,72 euros l’an. Rien en 2020 ni en 2021 !

    Je n’ai eu de l’Etat ni prime de Noël ni de 13eme mois ni prime Macron ni rien d’autre or mis la suppression de la taxe d’habitation soit 312 euros de gagné entre 2020 et 2019 !

    Puisque j’en suis à comparer les années 2019 et 2020 et que l’année 2021 n’est pas terminée, restons sur ces années-là pour savoir quelle quantité de biens et services j’ai pu me payer avec mon revenu.

    Je fais volontairement abstraction des dépenses d’alimentation et vestimentaires car ce n’est sans doute pas là que les prix ont pu baisser !

    Pour les dépenses d’électricité et de gaz, elles ont augmenté de 165,41 euros/l’an et je vous laisse imaginer les répercussions qu’il y aura avec les augmentations de 2021 et celles qui se profilent en 2022 et les suivantes !

    Concernant l’eau, j’ai réussi à économiser 31,89 euros l’an en remplaçant une pelouse gazonnée par une synthétique, ce qui signifie quand même que le M3 a confortablement augmenté. M’étant amusé à calculer le prix du M3, j’ai constaté que ce dernier était passé de 3,40 euros début 2020 à 4,68 euros début 2021 soit une progression de 37% ! Si ça continue, je vais éviter de boire de l’eau et de me laver tous les jours !

    L’assurance de la maison a augmenté de 13,25 euros/l’an.

    J’ai réussi à diminuer mes frais de téléphone et Internet en renégociant mon forfait mobile auprès d’un autre fournisseur soit une économie de 96,95 euros l’an.

    Les frais « auto » sont difficilement appréciables car les prix du carburants avaient bien baissé en 2020 par rapport à 2019, la demande pétrolière étant moindre à cause de la COVID. Mon assurance, elle, a augmenté de 42,79 euros l’an. D’un autre côté, j’ai beaucoup moins roulé pendant les périodes de confinement. Peut-on appeler cela des économies quand on est contraint de rester cloîtré ?

    Les frais bancaires ont augmenté de 43,41 euros/l’an malgré une renégociation de mon tarif.

    Comme je le fais depuis de très longues années, j’ai réussi à mettre à zéro mon Impôt sur le revenu en effectuant des dons à des œuvres caritatives. Ça me coûte un peu plus mais au moins je sais où va mon argent alors qu’avec l’Etat je ne le sais plus ! Malgré cette solution, mon impôt a en réalité augmenté de 131 euros. Le jour où j’estimerai que l’Etat ne gaspille plus, je changerais ma façon de voir les choses. Ce n’est pas demain la veille même si j’aimerais qu’il en soit autrement. Mes taxes foncières ont raisonnablement augmenté de 13 euros. Le redevance TV a baissé de 1 euro.

    Mes dépenses de santé, c’est-à-dire mon reste à charge a augmenté de 842 euros l’an, ce qui signifie que la vieillesse est un puits financier qui se creuse au fil des ans. Ma mutuelle a augmenté de 108 euros l’an.

    Voilà les quelques comparaisons que j’ai pu faire dans le budget de mon ménage et les résultats sont les suivants :

    Le revenu :

    Entre 2019 et 2020, le revenu de mon ménage (mes pensions et celles de mon épouse) a augmenté de 531,89 euros auxquels je rajoute 312 euros de taxes d’habitation soit un total de 843,89 euros. Il faut souligner que cela inclut les remboursements de la CSG prélevés antérieurement et remboursés suite à la crise des Gilets Jaunes. Ce chiffre est donc en partie favorablement erroné.

    Les dépenses :

                  Les hausses

    • Electricité et gaz : + 165,41
    • Assurance maison : + 13,25
    • Assurance auto : + 42,79
    • Frais bancaires : + 43,41
    • Impôt sur le revenu : + 131
    • Taxes foncières : + 13
    • Reste à charge dépenses de santé : + 842
    • Mutuelle : + 108

     

    Les baisses

     

    • Eau : - 31,89
    • Téléphones Internet : -96,95
    • Redevance TV : - 1

     

    Soit un solde positif de + 1.229,02 euros

     

    Soit une baisse de mon pouvoir d’achat entre 2020 et 2019 de 385,13 euros (843,89 – 1.229,02).

     

    Comme on le voit, on est assez loin des paroles encourageantes, égocentriques et narcissiques de Macron et consorts et ce d’autant que j’ai volontairement fait abstraction des frais alimentaires, vestimentaires et d’hygiène dont on peut difficilement se passer et qui dans les faits ne sont que très rarement à la baisse. Il faut noter que les baisses sont soit le fruit de mesures personnelles d’économie soit de tarifs renégociés. Il faut noter aussi qu’une grosse partie de l’augmentation de la dépense est consécutive à « un reste à charge santé » qui n’ira pas en s’arrangeant surtout quand on vieillit. Que ce soit pour les lunettes ou les dents, je n’ai jamais pu bénéficier du « fameux » "reste à charge zéro" qui aurait été mis en place par la réforme Macron. Il faudra quand même que l’on m’explique comment fait-on pour y avoir droit ? S’il faut avoir 6 doigts à chaque main, je vous préviens de suite, ce n’est pas mon cas ! Par contre, je dois certainement avoir un gros pis car nos gouvernants ont une fâcheuse tendance à me prendre pour « une vache à lait » !

     

    Allez ! J’arrête là cette démonstration sur le pouvoir d’achat car comme l’a si bien dit Michel Audiard  « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute » et là, je ne suis pas certain que ça sera la cas ! Bonne journée.


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  • Afin de rendre hommage à Jean-Paul Belmondo qui vient de nous quitter, j'ai agrémenté cette vidéo avec la musique d'Ennio Morricone dont plusieurs variations sont extraites du film "Le Professionnel" de Georges Lautner.  En français, elle s'intitule "Le Vent, le Cri" et en italien "Chi mai".

    La Boucle pédestre de l'étang du Ticou depuis Pyrénées 2000.

    La Boucle pédestre de l'étang du Ticou depuis Pyrénées 2000.

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    Cette petite « Boucle pédestre de l’Etang du Ticou » à partir de l’Office du Tourisme de Pyrénées 2000 a quatre atouts principaux. Marcher, piqueniquer et être accessible au plus grand nombre sur un petit périmètre.  Le tout dans des décors montagnards incroyablement sympathiques. Personnellement, j’y rajoute une flore et une faune omniprésentes et donc « photographiables » pour le passionné de Nature et de photos que je suis. J’y adjoins aussi la découverte d’une partie de la commune que nous n'avons pas pour habitude de visiter,  car en hiver nous sommes trop attirés et obnubilés par les pistes de ski. Choisissez de préférence une belle journée pré-estivale voire estivale et votre satisfaction sera probablement complète. Comme indiqué, le départ s’effectue depuis l’Office du Tourisme situé avenue du Serrat de l’Ours. Un panonceau vous présente les grandes lignes de cette boucle : « PR61 – Dénivelé +75m – 4,2km – 1h20 – Très facile ».  Pour la bonne direction, il suffit de traverser l’avenue et un deuxième panonceau indique d’ores et déjà la suite : « Etang du Ticou -1,9 km- PR 61 ». Vous laissez sur votre droite un boulodrome et une aire de jeux et poursuivez tout droit sur un sentier bien marqué en direction d’un bois. Sur cette courte distance, moi j’en suis déjà à photographier des oiseaux et des fleurs. Les premiers se présentent sous les traits de moineaux, de rougequeues noirs, d’un merle et d’une bergeronnette. Les secondes sont des lupins aux couleurs bigarrées et en grand nombre puis une flore sauvage et diversifiée au fil de nos pas. De temps à autres, des passerelles permettent d’enjamber un étroit ruisseau. C’est le Ruisseau de Bolquère, lequel ici amène fraicheur et végétation exubérante mais remplit plus loin l’étang du Ticou. Peu de temps après, vous arrivez au lieu-dit Pla del Termenal où un vaste complexe sportif affiche ses structures et notamment ses terrains de tennis. On contourne ces terrains et on poursuit par un chemin toujours très évident. De toute façon, le balisage « Etang du Ticou »  est suffisamment bon pour ne pas s’égarer. La D.618 est à traverser et bien évidemment on le fait avec prudence et encore bien plus si l’on randonne avec des enfants. Ici, et au regard de certains appareils de gymnastique, la suite nous démontre que le sentier se confond parfois avec un « parcours santé ». Le petit lac est là avec quelques bancs pour s’ y reposer et quelques tables de pique-nique. Nous n’avons aucun mal à trouver la nôtre car il n’est pas encore 11h et il y a peu de monde à cette heure-ci. Plus tard, vers midi, les places assises seront un peu « plus chères », même si aujourd’hui ce ne sera jamais la cohue. De toute manière, un pique-nique sur l’herbe a aussi son charme, à condition d’avoir prévu un plaid à la taille des fessiers de tous les pique-niqueurs. Avec sa sapinière tout autour, le Ticou a un petit air « canadien » et bien sûr les pêcheurs à la ligne y trouvent un endroit bien agréable où « mouiller leurs asticots ». Après le déjeuner, rien ne presse. Dany a décidé que le banc sera son lit de camp quant à moi la Nature m’attend. Finalement, pour Dany l'herbe s'avérera plus confortable. Quant à moi, la Nature je l’entends dans les grands sapins m’appeler en s’égosillant et semble reconnaître le chant de très nombreux pinsons. Je quitte la table et « le Petit Poucet » que je suis n’a besoin de personne pour partir se perdre dans la forêt. Si les fleurs sont plutôt faciles à immortaliser ; sauf les minuscules ; les papillons m’entraînent bien plus loin que je ne l’aurais imaginé. Par chance, mon  sens de l’orientation me ramène dans le droit chemin et par bonheur c'est celui du Ticou. Finalement, c’est en faisant des tours du lac que je prends le plus de plaisir à la photo naturaliste. Il est vrai que photographier des libellules, des oiseaux et des truites dans l’eau est un exercice où la persévérance est mise constamment à rude épreuve.  « La difficulté est un obstacle qui se surmonte par la persévérance » dit un proverbe oriental.  Finalement le résultat global est plutôt satisfaisant. Il est temps de partir car Dany dans sa grande bonté a laissé la table de pique-nique à des visiteurs qui n’attendaient que ça ! Nous quittons le lac, direction son parking puis l’avenue des Lupins. Voilà une avenue qui porte bien son nom car ici les lupins poussent comme le riz en Chine du sud. En réalité, nous allons en découvrir de toutes sortes et de toutes beautés dans toutes les rues que nous allons arpenter pour revenir à l’Office de Tourisme : rue des Chanterelles, rue des Myrtilles, rues des Sorbiers, avenue des Erables, rue des Noisetiers et avenue des Lilas. Oui, ici quelque soit le nom du végétal attribué à une rue, les lupins sont légions et maîtres des lieux. Si je ne peux pas vous garantir que toutes ces rues correspondent au PR.61 suivi initialement, je peux vous assurer que nous avons refermé cette « Boucle pédestre de l’étang du Ticou » très correctement et sans problème. Il est vrai que de très nombreux panonceaux « Liaison Bolquère/Pyrénées 2000 » étaient là pour nous y aider. Tel que décrit ici ; mais sans mes errances naturalistes ; ce circuit est long de 4,1 km pour un dénivelé de 74 m et des montées cumulées de 90 m, c'est dire si elle est plutôt facile. Cartes 2249 ET Font-Romeu - Capcir et 2250 ET Bourg-Madame - Mont-Louis- Col de la Perche - Top 25.


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    Ce diaporama est agrémenté avec des musiques jouées par le pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre "Shadows", "Romantico", "Just For You", "Dreams", "Remember When" et "Mamma" (incomplète). 

    Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

    Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

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    Urbanya le 9 juin 2021. Voilà ci-après comment nous avons réalisé cette randonnée que j'ai intitulée « Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells (*) »Quand avec Dany nous avons démarré cette balade, je m’étais fixé le but d’atteindre le lieu-dit l’Orriet. Ce lieu-dit, qui est la ruine d’un très vieux mas de montagne, j’ai déjà eu l’occasion  de l’évoquer dans une autre balade que j’avais intitulée « Le Chemin de l’Ourriet depuis Urbanya ». Situé à 1.074 m d’altitude et Dany ne connaissant pas les lieux, je me disais que cette modeste élévation suffirait à son bonheur. En effet, si modeste soit-elle, cette déclivité offre de superbes et amples panoramas sur le vallon d’Urbanya. En montagne, la vision de grands espaces, Dany adore ça et moi aussi. La météo est superbe et au sein d’un printemps plutôt mi-figue mi-raisin, on se dit qu’il faut profiter des journées comme aujourd’hui. Si je ne me fixe pas d’objectif plus lointain c’est parce que je sais que nos formes physiques respectives ne sont pas au top. Dany souffre régulièrement de sa polyarthrite chronique et principalement aux hanches, quant à moi avec des dyspnées et des sifflements respiratoires, je suis très loin d’avoir totalement récupéré de mon embolie pulmonaire du mois de mars. Malgré tout ça nos volontés et surtout nos envies de randonner sont restées intactes. Il est 12h30 quand nous démarrons sous un ciel bleu ciel que quelques nuages blancs se complaisent à maculer. Ce chemin qui s’élève au-dessus de la rivière je le connais par cœur. Je sais que je vais y rencontrer un tas de fleurs et que parmi elles, il me faudra faire des choix et ne retenir que celles qui me paraissent les plus intéressantes pour mon reportage photos. Les plus intéressantes seront bien sûr les plus belles : celles qui touchent à ma sensibilité :  mais surtout les plus rares ou les plus saisonnières, celles qu’il faut parfois chercher pour les trouver si le hasard ne le fait pas pour moi. Les fleurs bien sûr, mais aussi celles qui volent et que les entomologistes appellent « papillons ». Ici, ils sont pléthores mais les photographier n’est jamais évident quand une petite brise est de la partie comme aujourd’hui. Pour tout le reste de la faune ; et Dieu sait si elle peut être présente et variée ; je sais que le hasard, la chance, mon abnégation et ma patience feront ce qu’il faut. Comme je le prévoyais, les premiers décamètres sont les plus pénibles et les plus éprouvants. Toutes les levées de genoux plus hautes que la normale deviennent une épreuve, et cela, aussi bien pour Dany que pour moi. Alors rien ne presse et je dis à Dany de prendre son temps et ce d’autant que tous les clichés que je m’autorise me permettent de prendre le mien. Nous avons atteint le niveau de la cascade d’Urbanya et nous sommes d’accord pour dire que ça va déjà bien mieux. Il va en être ainsi au fil de notre cheminement et quand l’Orriet est atteint, je suis très surpris d’entendre Dany me dire « et après qu’est-ce qu’il y a ? ». Elle s’assoie néanmoins pour m’entendre lui répondre « il y a 2 ruisseaux formant comme une clairière » puis « plus haut il y a une piste forestière permettant éventuellement d’effectuer une boucle ». « Allons jusqu’à la clairière » me dit-elle. Et nous voilà repartis pour quelques décamètres supplémentaires. Quand nous arrivons à la jonction du Correc du Col del Torn avec celui de Sardana, je lui annonce que nous sommes parvenus à la clairière. Elle bougonne gentiment et je me dis que c’est plutôt bon signe : « Tu appelles cela une clairière ? » s’exclame-t-elle, rajoutant aussitôt « j’appelle ça un sous-bois ! » « Les arbres ont poussé » lui dis-je en guise de réponse puis le silence s’installe. Pas très longtemps et la phrase que j’attendais survient « Et la piste dont tu m’as parlé, elle est loin ? » « Non pas très loin, à 200, 250 m tout au plus, mais je te préviens, il n’y a pas vraiment de sentier et il faut pas mal zigzaguer au sein du maquis pour l’atteindre ! » «  Et tu es sûr de la trouver ? » « Oui, je suis sûr car il suffit de suivre le Correc du Col del Torn ». « Allons-y ! » me dit-elle d’un air bien décidé. Je suis sur le point de lui dire de ne pas râler si les choses ne se passent pas comme elle le veut mais finalement je me retiens. Je ne veux rien gâcher de ce bel après-midi qui se passe formidablement bien et en tous cas au-delà de mes espérances initiales. Je vois qu’elle prend plaisir à marcher, à découvrir des panoramas qui lui étaient inconnus et comme je sais qu’il y en aura bien d’autres encore plus beaux si nous atteignons cette « fameuse » piste, j’ouvre ce « chemin évanoui » sans ne plus rien rajouter. Oui, un chemin a bien existé et quelques grosses pierres sont encore là pour prouver qu’il était creux. Mais le temps, la végétation et le désintérêt des hommes ont fait leur œuvre de sabotage. En garder un quelconque fil est totalement impossible. Alors Dany me suit, ne peste pas me demandant seulement de l’attendre dès lors que je prends un peu trop d’avance dans ce dédale où il faut constamment slalomer entre les rochers de schistes, les genêts, les prunelliers et les églantiers.  Ici, hors de question de m’amuser à faire des photos et je suis essentiellement concentré à chercher l’itinéraire le plus court mais également le plus praticable, tâche pas si aisée que ça même si c’est la énième fois que je m’y attelle. Finalement la piste si convoitée est là et franchement elle est très belle car très verdoyante avec de surcroît un panorama magique. Elle est en plus un étage végétatif car ici commence la forêt de pins à crochets et quelques autres résineux. On oublie très vite les difficultés qu’il nous a fallu franchir pour arriver jusqu’ici. Malgré un décalage évident, le « V » que forme la vallée d’Urbanya ajoutée à celle de Nohèdes est presque d’une symétrie parfaite avec le « V » inversé du Massif du Canigou. Des fleurs, quelques papillons souvent les mêmes et de nombreux oiseaux mais ici moins craintifs sont des offrandes permanentes à ma passion pour la photo. Une fois encore, le clou de ce spectacle grandeur Nature se présente sous les traits d’un chevreuil qui se régale de jeunes pousses. Deux photos et le voilà qui s’éclipse dans cette végétation exubérante. Le large chemin verdoyant que nous cheminons est une invitation à flâner. Il s’élève en douceur jusqu’au col de Les Bigues mais afin de raccourcir cette randonnée qu’au départ je n’aurais jamais imaginé aussi longue, je fais le choix de redescendre par le sentier des Escocells. Plutôt pentu, ce sentier consiste à suivre une longue clôture qui se termine à seulement quelques encablures du village. C’est le chemin le plus court pour rejoindre Urbanya. S’il est plutôt bien débroussaillé au départ, c’est de moins en moins le cas au fil de la descente où les genêts l’envahissent très souvent. S’il faut parfois les écarter ou les enjamber pour passer, poser nos pieds sur les branches est souvent synonyme de glissades et de chutes par bonheur sans conséquence. Si nous redoublons d’attentions pour éviter de tomber, chaque petite « gamelle »  se transforme désormais en éclats de rire et en franches rigolades. Oui, pas de doute, les ramures des genêts sont de vrais savonnettes ! Ce n’est pourtant pas à cause de ça qu’on les surnomme « à balais » ! Finalement la clôture se termine, les broussailles s’amplifient et après un très bref égarement, je réussis à retrouver le sentier qui débouche à hauteur du Correc del Menter, non loin de la cascade que nous rejoignons. Nous y passons de longues minutes bien agréables car l’endroit est reposant et rafraichissant. Après cette longue descente sur le chemin des Escocells, cette pause n’est pas superflue. Dans les petites vasques creusées par les jets d’eau de la cascade, deux minuscules truitelles et de remuantes « demoiselles »  m’occupent encore longtemps à la photographie. Après la passerelle, le large chemin nous entraîne très rapidement vers le village. De nombreux clichés dont ceux d’une couleuvre vipérine cherchant pitance dans la rivière viennent s’ajouter à mon reportage-photos. En arrivant à la maison, les paroles que nous échangeons Dany et moi ne laissent planer aucune équivoque. Nous sommes à la fois ravis et incroyablement étonnés d’avoir réussi cette balade au regard de nos conditions physiques que l’on pensait sinon pitoyables du tout moins très mauvaises. Qui l’aurait cru au départ ? En tous cas, nous considérons cette randonnée à la fois comme une prouesse et une promesse. Cette balade a été longue de 7 km. Le dénivelé est de 475 m entre le point le plus bas à 870 m à Urbanya et le plus haut à 1.345 m juste avant le descente vers Les Escocells. Les montées cumulées sont de 680 m. Carte I.G.N 2348 ET Prades- Saint-Paul-de Fenouillet - Top 25.

     (*) Escocells : Si j'ai longuement tenté d'expliquer les mots "Ourriet" et "Orriet" dans une balade précédente intitulée « Le Chemin de l'Ourriet (1.359 m) depuis Urbanya (856 m) » sans que cela soit trop compliqué, donner une signification formelle au mot "Escocells" sur la commune d'Urbanya a été nettement plus complexe. Cette complexité commence par le fait même qu'il n'existe pas de traduction française à ce mot dans la langue espagnole. Quant à la langue catalane ; celle qui nous intéresse ici ; le traducteur de Google indique qu'il s'agit d'une "garderie" quand le mot "escocell" est au singulier et de "pépinières" quand le mot est mis au pluriel. De prime abord, on voit mal le rapport qu'il peut y avoir entre une garderie et des pépinières mais en réfléchissant un peu, on peut néanmoins se dire qu'une garderie est faite pour garder un groupe de personnes et le plus souvent de jeunes enfants et une pépinière prise hors de son contexte agricole ou forestier un lieu où l'on trouve également un groupe de personnes et qui en l'occurrence peut être composé d'enfants. Exemple : une pépinière de jeunes agriculteurs, une pépinière d'informaticiens, une pépinière de surdoués. Comme on le voit, la recherche dans sa méthode la plus moderne ne permet pas d'apporter une explication concrète à la toponymie trouvée sur la géographie d'Urbanya.  Il m'a fallu continuer mes recherches et c'est le mot "escocell" dans le Wikipedia catalan qui m'a finalement apporté une explication plus plausible. En effet, traduit en français, il donne "une grille d'arbre", ces fameuses grilles que l'on trouve de nos jours tout autour des arbres sur tous les grands boulevards arborés. L'Encyclopédie catalane donne la même explication. Toutefois, l'article en question développe le sujet et indique qu'il peut s'agir aussi d'un simple trou circulaire autour d'un arbre. L'Institut d'Estudis Catalans (Intitut des Etudes Catalanes) dans son dictionnaire catalan/valencien/baléare donne la signification suivante : « Fossé que le vigneron fait autour d'une vigne en travaillant la terre et que la charrue n'a pas pu atteindre lorsque les agriculteurs sont passés (Rosselló, Conflent). Comme on le voit ici, la région du Conflent est carrément nommée et on peut donc supposer sans trop de risques de se tromper que les Escocells d'Urbanya ou d'ailleurs soient plus largement des fossés, des rigoles voire des tranchées autour d'un champ ou d'un pré permettant de gérer l'eau qui s'y écoule. On notera d'ailleurs que le mot "écoulements" a une lointaine mais certaine ressemblance avec le mot "escocell" que les linguistes et les géographes ont parfois écrit sur leur carte en "Escaussels" ou "Escausseils" mais le plus souvent en "Escauccels" . Concernant ce dernier mot, l'IEC donne la signification suivante : « Excavation faite en grattant le sol. Dans les montagnes, le pommier étant planté dans n'importe quelle zone de terre,  il est nécessaire que ces excavations soient faites autour des souches du tronc afin que l'eau puisse les irriguer avec le plus de justesse ». Fosses, fossés, rigoles, tranchées, trous, excavations, il ne fait plus aucun doute, les Escocells d'Urbanya étaient sans doute de petites canalisations permettant d'irriguer avec justesse et parcimonie de l'eau des vergers ou des vignes. Oui, l'eau était déjà un bien très précieux. Il le sera de plus en plus !

     


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    Ce diaporama est agrémenté d'une musique du compositeur britannique Patrick Doyle. La première version chantée par l'actrice Michelle Pfeiffer s'intitule "Never Forget" quand à la seconde, instrumentale, elle est interprétée par l'auteur, elle s'intitule "Justice" et sert de musique au film du réalisateur Kenneth Branagh "Murder on The Orient Express"

    Le Château de Montaillou depuis Prades (Ariège)

    Le Château de Montaillou depuis Prades (Ariège)


     

    C’est parce que nous avions 2 coffrets cadeaux Wonderbox à utiliser qui allaient bientôt se périmer, que nous nous sommes retrouvés au départ de cette balade vers « le Château de Montaillou » depuis le village de Prades. Prades en Ariège. Quel rapport me direz-vous ? Le rapport est que nous voulions transformer ces coffrets en deux nuits d’hôtel, hôtel pas trop loin de chez nous de surcroît et que de ce fait les options dans le livret Wonderbox étaient très limitées. En réalité, le choix se résumait à un seul hôtel dans l’Aude et plus précisément à Belcaire. Il s’agissait de l’hôtel Bayle. Hôtel 2 étoiles, d’un aspect plutôt vieillot selon les photos vues sur Internet. Vieillot, il l’est réellement et si je veux rester bienséant, je dirais que la chambre dont nous avons hérité était « modestement » spartiate. Par contre, le couple d’hôteliers est avenant et la cuisine proposée plus que correcte. C’est ainsi que nous avons passé 3 jours à la limite de l’Aude et de l’Ariège dans cette petite région naturelle qu’on appelle le Pays de Sault. Même si notre objectif premier était de visiter la région en voiture, j’avais également programmé 2 petites randonnées pédestres. Une à Belcaire même et l’autre à Prades, village distant de 9km seulement. Si nous avons laissé tomber la première à cause d’une météo déplorable, la deuxième au départ de Prades s’annonçait « faisable ». C’est donc de cette dernière commune qu’en ce 2 juin 2021 nous avions décidé de partir à pieds à la découverte du « Château de Montaillou ». Malheureusement, il était dit que la malchance serait avec nous ce jour-là aussi. Enfin partiellement. La première de ces malchances nous était apparue immédiatement en arrivant à l’hôtel quand nous avons constaté que Belcaire était dans une zone totalement blanche auprès de l’opérateur téléphonique Bouygues. Aucun accès n’était possible et nos smartphones respectifs étaient d’une totale inutilité. De plus la zone sans réseau ne se limitait pas à Belcaire mais s’étendait sur toute la région que nous avions prévu de visiter. Prades en Ariège en faisant partie, au départ de cette balade vers le « Château de Montaillou », nous étions bien embêtés car nous avions prévu d’utiliser « IPhiGéNie », application sur smartphone permettant de suivre un itinéraire balisé avec un fond de carte IGN. A cet inconvénient majeur, un deuxième est déjà annoncé par Météo France avec un temps capricieux même si au départ le temps est superbe. Il est 8h30 et nous harnachons nos sacs à dos sous le regard d’un employé municipal, lequel, justement est entrain d’installer de nouveaux panonceaux directionnels de randonnées. Nous l’interrogeons sur la qualité du balisage quant à la boucle que nous avons prévue d’accomplir mais il nous répond si vaguement que je crois comprendre qu’il ne connaît pas le parcours envisagé. Nous démarrons. Un chemin herbeux s’éloigne du village en descendant vers le fond d’une combe verdoyante. Une grande croix en fer et le cimetière et ses nombreuses croix me rappellent qu’il fut un temps où la chrétienté était influente. Je suis aux anges car les oiseaux sont déjà bien présents. Je réussis le tour de force d’en immortaliser quatre sans être contraint de faire attendre Dany. Quant aux fleurs, le chemin n’est qu’un couloir floral. Nous enjambons l’Hers (L'Hers-Vif ici) très facilement, car ici ce plus grand affluent de l’Ariège n’est encore qu’un modeste ruisseau. Ces modestes dimensions d’un mètre de large et d‘une très faible profondeur conviennent apparemment à quelques vaches et à leurs veaux qui semblent y patauger avec bonheur. Désormais, le chemin s’élève dans un sous-bois. Au début, l’élévation nous offre de belles vues de Prades puis très rapidement avec l’épaisse frondaison le village disparaît.  Nous cheminons le Sarrat de Coussinal. Il y a de très nombreuses fleurs, pour la plupart nouvelles pour moi qui suis habitué à la flore du Conflent et plus précisément à celle d’Urbanya. Beaucoup d’orchis, ces « fameuses » orchidées qu’il faut souvent observer de très près pour prendre conscience de la beauté, de la variété et de la complexité de leurs fleurs. Quelques ophrys, plutôt rares mais toujours les mêmes, ressemblant à des petits bonhommes stylisés les membres écartés. Il y aussi de petits rassemblements de pinsons, lesquels disparaissent à notre approche et donc très difficilement photographiables. Mais leur nombre devient également synonyme d’opportunités photographiques. Une seule photo et je repars satisfait. Ce sous-bois est bien agréable à cheminer sauf que sa terminaison sous un ciel plombé et bas jette un grand froid sur nos humeurs joyeuses et vagabondes. Nous sommes partis avec un ciel bleu d’une incroyable pureté et voilà qu’en quelques dizaines de minutes la météo a complétement basculé. Une petite brise pousse avec peine cet épais « matelas » grisâtre. Par bonheur, cette brise nous paraît suffisamment performante et Montaillou suffisamment près pour qu’à aucun moment nous n’envisagions de faire demi-tour. Il est vrai que de nouvelles fleurs poussant à profusion me font facilement oublier cette météo si changeante. Montaillou est là avec son imposante église. Juste en dessous, nous remarquons la présence d’un restaurant dont la terrasse paraît bien tentante. Nous sommes à la recherche de la suite de cette balade mais un panonceau nous propose de partir vers une chapelle : Notre-Dame des Carnesses. Une voie bitumée nous entraîne vers elle mais à cause d’un accès difficile voire impossible à cause d’un haut mur qui l’entoure comme une forteresse et d’un portail qui est clos nous sommes forcément déçus. Il est vrai que la chapelle est édifiée au sein d’un petit cimetière ce qui explique sans doute cette enceinte close et protégée. Nous retiendrions de cette chapelle une étrange légende mettant en scène une bergère et une roche gravée d’empreintes. Nous retournons vers le village. Il est agrémenté d’une ancienne maison forte, malheureusement privée et close également, de plusieurs jolies fontaines quant à son église nous constatons que son intérieur est aussi sobre que son extérieur. Un balisage bien marqué nous entraîne vers le château ou tout du moins vers ce qu’il en reste, c’est-à-dire les vestiges amplement ruiné d’un simple donjon. C’est sous un ciel de plus en plus fluctuant, parfois bas et gris, et parfois absolument bleu, que s’effectue notre approche.  Cette dernière consiste à en faire le tour. Une fois dans la place, un panneau explique brièvement l’Histoire de ce château et les quelques découvertes réalisées lors de fouilles. Après un quart d’heures au sein et autour du château, nous continuons notre balade en suivant un balisage jaune. Un chemin herbeux contourne une colline (Le Besset) en s’élevant au-dessus d’une combe verdoyante (Devant Prades). Ce chemin amplement fleuri nous amène sur un plateau, grande prairie de fauche où dans cette incroyable verdure, l’itinéraire reste visible grâce à une tonte fraichement réalisée sur deux mètres de large. Devant nous et à droite, deux petites collines arrondies (Sarrat du Soucaret et le Roc de la Caugne) et sur notre gauche, un nouveau vallon beaucoup plus vaste où s’écoule le ruisseau de Balaguès. L’itinéraire y descend sans pour autant que nous trouvions d’indications même quand des intersections se présentent. Ce chemin retourne-t-il vers Prades que je situe à droite derrière les deux petites collines arrondies ? Rien ne le dit ! Nous n’avons pas de carte, pas de tracé IGN, pas de GPS, des smartphones inutiles car sans aucun réseau et pas d’indication sur le terrain. Que faire alors que la brume passe souvent au-dessus de nos têtes et nous entoure quelquefois ? Je me souviens trop bien de nos quelques égarements toujours dus au brouillard pour ne pas analyser rapidement que cette situation est bien trop inconfortable et surtout quelque peu risquée. Il est temps de faire demi-tour. Nous empruntons la combe verdoyante Devant Prades filant sous le château car je sais déjà qu’elle va nous ramener sur le parcours pris à l’aller. Malgré le brouillard qui va et qui vient, il n’est pas besoin d’avoir un grand sens de l’orientation pour atteindre ce but. Nous retrouvons le chemin pris à l'aller et laissons désormais Montaillou derrière nous. Finalement cette balade se termine bien plus vite que prévue mais par bonheur sans pluie. Ce temps gagné me permet de proposer à Dany un déjeuner au restaurant La Radio de Montaillou. C’est donc dans ce charmant petit village occitan que nous finissons agréablement cette matinée au restaurant, ancienne station de la radio libre Radio Montaillou Pyrénées FM. Sur la terrasse et face à l’espace Emmanuel Leroy Ladurie (*), je continue à photographier la Nature comme je l’ai fait tant de fois au cours de cette balade : des oiseaux, un âne, un cheval, des fleurs. Ici dans ce petit village de Haute-Ariège, nous respirons à pleins poumons la Nature. Personnellement et après ce que je viens de subir sur le plan pneumologique, ça ne peut me faire qu’un bien fou ! J’estime la distance de la balade réalisée à environ 4 à 4,5 km. Celle prévue initialement était donnée pour une distance de 6 km. Si je fais plusieurs mentions des noms des lieux-dits, c’est seulement pour une meilleure compréhension de mon récit. A l’instant où nous marchions sans aucune carte IGN, nous ne les connaissions pas. Carte IGN 2148ET Ax-les -Thermes – PNR des Pyrénées Ariégeoises Top 25.

    (*) Historien français, Emmanuel Leroy Ladurie est notamment l'auteur d'un livre intitulé "Montaillou, village occitan de 1294 à 1324". Sur la base de documents retrouvés (registres d'inquisition) ayant appartenu à Jacques Fournier, plus connu dans l'Histoire sous le nom de Benoit XII, pape de 1335 à 1342, l'auteur retrace la vie du village de Montaillou au temps où ce dernier était fortement gangréné par le catharisme. Que l'on veuille ou pas connaître la vie passé de ce hameau ariégeois, je conseille vivement cet ouvrage à toutes les personnes qui aiment l'Histoire qu'elle soit de France ou régionale. 

    Autre lien intéressant sur Montaillou : Hallavant Ch. et Ruas M.-P., « Pratiques agraires et terroir de montagne : regard archéobotanique sur Montaillou (Ariège) au XIIIe s.

     


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  • Je ne sais pas s’il sera réélu en 2022, mais depuis son élection en 2017, le président Macron aura réussi le tour de force d’envoyer dans la rue des manifestants quasiment chaque semaine. Des  manifestants certes mais avec souvent des profils d’une divergence incroyable dans un même défilé. En faire la liste ici serait bien trop fastidieux et puis surtout il faut bien reconnaître que ces manifestants quels qu’ils soient n’ont jamais fait l’unanimité dans l’opinion publique, or mis peut-être les Gilets Jaunes au tout début. Les médias en parlent beaucoup car il y a souvent des violences injustifiées mais toujours "audimatables" mais surtout parce que les chaînes d’infos en continue doivent remplir leur grille des programmes. Si je partage parfois quelques-unes des revendications, j’avoue que le plus souvent ce ne sont pas celles que je trouve le plus à même de changer en profondeur l’état calamiteux et désolant de la France. D’ailleurs les Français me surprendront toujours car ils étaient 800.000 à 1 million dans la rue pour les funérailles de Johnny alors qu’au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes ce chiffre n’a vraiment été atteint qu’au tout début des premières manifestations, leur nombre se réduisant comme peau de chagrin au fil du temps. Non, moi j’irais bien manifester pour un meilleur service public par exemple mais pour cela il faudrait déjà donné un grand coup de pied dans l’incroyable et très couteuse fourmilière que représente la Haute Fonction Publique. Une association s’y essaie. Il s’agit des Contribuables Associés que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans Mon Journal Mensuel. Association totalement indépendante, elle milite contre le gaspillage de nos impôts et taxes et pour une réduction de la dépense publique et de ce fait elle lutte à longueur de temps pour une gestion plus économe de l’argent public. Oui, pour les causes qu’elle défend je descendrais bien dans la rue pour manifester et plutôt qu’un long discours voilà ci-après quelques bonnes raisons d’aller lutter sans violence contre LES RENTIERS ET LES ENFANTS GÂTES DE LA REPUBLIQUE.


    Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !Les rentiers et les enfants gâtés de la République. C'est un devoir de savoir !

     


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