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Les Chemins des Maquisards depuis Montner.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la musique originale d'Hans Zimmer pour le film "Pearl Harbour" réalisé par Michael Bay avec dans le rôle principal Ben Affleck.

Les Chemins des Maquisards depuis Montner.
Les Chemins des Maquisards depuis Montner.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 

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Une fois encore, les chemins étaient là et il suffisait de les relier entre eux pour réaliser une boucle pédestre. Ces chemins avaient pour noms « GRP Tour des Fenouillèdes » ; une longue randonnée aux multiples variantes déjà faite mais jamais cette variante-là ;  un « itinéraire des Belvèdères » (un petit bout seulement) et enfin une belle portion du « Circuit Montner-Força Réal » déjà proposé dans mon blog en 2013 sous le titre plus évocateur de « Circuit de Força Réal (507 m depuis Montner (125m) ». Restait à trouver un nom à cette nouvelle boucle pédestre,  et c’est au fil de mon parcours que ce dernier s’est révélé à moi comme une belle évidence : « Les Chemins des maquisards (*) au départ de Montner ». En ce 20 septembre 2025, il est presque 9h30 quand je range ma voiture à l’entrée de Montner sur le vaste parking du cimetière, juste à côté du monument aux Morts. Là, direction la route D.612 par laquelle je viens d’arriver puis mon intention première est d’aller redécouvrir la fameuse « Roque d’En Talou », ancienne borne frontière au temps du royaume d’Aragon. J’emprunte donc la D.612 sur un peu moins de 300m puis tourne à droite sur un chemin que je reconnais très bien pour l’avoir déjà emprunté en 2010 lors d’une autre randonnée intitulée « Le Chemin de Véronique et la Roque d’En Talou depuis Montner ». Si en 15 années, les premiers abords de ce chemin ont quelque peu changé ; végétation envahissante et le ruisseau de la Pesquitte que j’avais trouvé par exemple bien rempli et aujourd’hui terriblement asséché ; le petit monticule rocheux garni de chênes au bout d’un vignoble où se trouve la Roque d’En Talou lui est resté quasiment le même. Je n’ai donc aucun mal à retrouver les fameuses gravures franco-aragonaises, d’un côté un blason seigneurial lauragaisien et de l’autre la croix pattée aragonaise. Quelques photos et je continue ver le nord-ouest en traversant une ancienne vigne arrachée puis en longeant un muret en pierres sèches, mon but étant d’aller chercher le GRP Tour des Fenouillèdes, vraie ligne de départ de la boucle envisagée. En 5 minutes, c’est chose faite et un large chemin rural bitumé se présente. Tout au long du parcours, les chemins empruntés alterneront terre et asphalte. Après vérification du tracé enregistré dans mon GPS, c’est le bon itinéraire même si dans l’immédiat c’est surtout un balisage jaune réservé aux VTT que je vais suivre. Ce n’est qu’un peu plus loin que la classique marque jaune et rouge commune à tous les GRP apparaîtra près d’un casot ruiné. Je le suis donc sans réelle difficulté, allumant mon GPS que lorsqu’une intersection incertaine se présente. C’est le cas quelquefois et notamment quand des vignobles clôturés se présentent. Si certains sont agencés de grands portails que je peux ouvrir et emprunter, d’autres vignes réclament d’être contournées. C’est ainsi que je parviens à la Fontaine de Picharotes (**) où je ne pensais pas passer même si j’en avais lu sa petite histoire sur le journal l’Indépendant.fr avant de venir. Mais je suis là et tant mieux car je retrouve le grand cèdre évoqué dans l’Indép’, c’est le seul endroit de mon parcours où je trouverais un peu d’eau sortant d’un tuyau pour mouiller ma casquette et puis surtout, j’ai la chance d’y photographier tant bien que mal un jeune sanglier, sans doute en quête d’eau lui aussi. Si je dis chance, c’est parce que jusqu’à présent et depuis le départ la seule faune que j’ai pu immortaliser est beaucoup plus petite avec quelques oiseaux, lézards, papillons, criquets et libellules. Les plantes fleuries, elles aussi, sont assez réduites en nombre et en espèces différentes. Il est vrai que nous sommes déjà en septembre et que ce n’est pas la meilleure saison pour voir des fleurs. Il est vrai qu’ici, hormis quelques vignes sur les plateaux ensoleillées et quelques bois ou pinèdes, un maquis impénétrable règne en maître partout ailleurs. Sur la carte IGN, on peut constater que ce secteur est zébré de multiples ravins ou recs plus petits mais comme partout ailleurs dans les Pyrénées-Orientales l’absence d’eau a fait son œuvre de dessèchement. Après la fontaine, et parce que j’aperçois le hameau de Cuxous avec son château et son église au bout du chemin rectiligne, et donc à un proche horizon, je rallume mon GPS. Il me permet de reprendre la bonne direction dès l’intersection suivante. Une fois encore le parcours alterne large piste terreuse DFCI et chemin asphalté et ce jusqu’au hameau de Pleus (*). Ayant beaucoup lu à son sujet et à propos du maquis Henri-Barbusse et de son créateur Laurent Batlle et de son épouse Pilar, je me l’étais imaginé plus conséquent en nombre d’habitations. En réalité, j’ai noté deux grandes bâtisses, style entrepôts, paraissant quelque peu abandonnée, même si j’ai entendu le bruit du moteur d’une voiture. Plus loin, en observant des panneaux dédiés au réseau de résistance, j'aperçois le mas où un vieux pressoir occupe la terrasse, pressoir que je viens de photographier. C'était paraît-il le mas ayant servi de repaire aux résistants. Dans le hameau,  seuls des passereaux en grand nombre me retiennent pendant un bon quart d’heure pour quelques photos plus ou moins réussies. Je continue mais peu après l’heure du déjeuner ayant sonné, je m’arrête au bord du chemin pour entamer mon énorme sandwich. Ici et jusqu’au lieu-dit la Peyre Drète, quelques panonceaux évoquent encore des hauts faits des maquisards Henri-Barbusse. Entre les deux et au pied d’un grand chêne évoquant les maquisards, on quitte définitivement le GRP Tour des Fenouillèdes filant vers Bélesta au profit du chemin partant à gauche vers le col de la Bataille. Dans mon « Circuit de Força Réal (507 m depuis Montner (125m) » réalisé en 2013 j’ai déjà raconté l’histoire de cette Peyre Drète (Pierre Droite) sans doute mise au sol et cassée en deux par un vandale ou par incurie comme l’avait écrit l’écrivain historien et magistrat Victor Aragon dans son livre « Notice historique, religieuse et topographique sur Força Réal ». Je retourne voir cette énorme pierre et la regarde comme on regarde la tombe d’un homme tombé pour la patrie. Je lui suis reconnaissant d’être là car aucune autre pierre n’est là dans ce secteur où les vignes font concurrence à l’immense Bois de Caladroy. Plus loin, les 2 tombes des malheureux Trousseu sont toujours là au bord de la route D38, par bonheur intactes à notre époque si immorale où le moindre bout de béton ou de pierre est trop souvent taggué quand il n’est pas carrément profané. Puis, je parviens au col de la Bataille, haut-lieu sans doute historique d’une bataille que se livrent aujourd’hui encore les historiens. Certains annoncent 1293 et des duels féodaux comme écrit sur un panneau situé au col, alors que Wikipédia mentionne une bataille qui se serait déroulée en 1496, soit plus de 200 années plus tard. Toujours est-il que malgré cet écart, le lieu a toujours servi de frontière avec des hauts et des bas entre les royaumes de France et d’Aragon et ce, depuis 1258 et le traité de Corbeil. Aujourd'hui, le col est une simple frontière entre un Roussillon catalan et un pays Fenouillèdes surtout occitan.  Peu après, une grande stèle rend hommage aux résistants du maquis Henri Barbusse et plus particulièrement aux martyrs qu’ont été Julien PANCHOT, Roger ROQUEFORT et Simon BATLLE. La chronologie de ce maquis ayant son origine au hameau de Pleus nous est ici raconté. Si les découvertes ne sont pas totalement terminées, le retour puis la descente vers Montner sont surtout à privilégier pour leurs beaux paysages et leurs vastes panoramas. Notons toutefois que le territoire de Montner est à découvrir pour son patrimoine avec bien sûr son village où circulent de jolies ruelles, son église Saint-Jacques du 18eme siècle, ses vieux puits mais aussi et alentours ses capitelles, ses casots, ses superbes murets en pierres de schistes et ses séculaires oliviers et genévriers. Comme on le voit ici, les découvertes sont excessivement nombreuses tout au long de ce parcours. Moi, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir en détail et à postériori l’Histoire du maquis Henri Barbusse. Errements inclus cette randonnée a été longue de 12km pour des montées cumulées de 375m. Le point le plus bas est situé à 103m peu après le départ sur le pont enjambant le Rec de le Pesquitte et le plus haut à 297m peu après la Fontaine de Picharotes soit un dénivelé modeste de 194m.Carte IGN 2448OT Thuir-Ille-sur-Têt top 25.

(*) Si j'ai intitulé ma randonnée « Les Chemins des maquisards (*) au départ de Montner », c'est parce que le Maquis Henri Barbusse a vu le jour au hameau de Pleus grâce au résistant communiste Laurent Batlle et à quelques patriotes qui se sont joints à lui pour constituer le réseau de résistance qui a longtemps lutté, dans une grande partie du Conflent et du Fenouillèdes, contre l'envahisseur nazi. De surcroît, une stèle leur rendant hommage au dessus de Montner et près du col de la Bataille, ce nom m'a semblé plus que logique. Oui, il est fort problable que de nombreux résistants aient eu à emprunter les mêmes chemins que ceux que j'ai pu cheminer en 20 septembre 2025. Avoir pu les cheminer paisiblement, c'est sans doute beaucoup grâce à eux. 

(**) La Fontaine de Picharotes (ou Picharottes) étaient autrefois un lieu très prisé des habitants de Cassagnes et de Cuxous. Ils s'y réunissaient pour de belles et grandes occasions et des fêtes traditionnelles. Ce nom que l'on retrouve ailleurs aussi signifie "Pisse rouge", pisse de "Picha" et rouge de "rotte". 

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La Sécurité Sociale, une caisse vraiment "primaire" !

Publié le par gibirando

La Sécurité Sociale, une caisse vraiment "primaire" !

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

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Ce mois-ci, 3 chiffres concernant la Sécurité Sociale m’ont interpellé :

  • Le premier est la somme de 41,00 euros dont j’ai été contraint, une fois de plus, de payer auprès de la CPAM des PO pour des dépassements de franchises (1) et de participations forfaitaires (2). Si je dis une fois de plus, c’est parce qu’antérieurement, j’ai déjà été obligé de payer 3 factures pour une somme totale de 118,82 euros pour les mêmes raisons. Bien qu’étant reconnu depuis 2015 en « Affection Longue Durée (ALD) » à 100% (3), depuis 2024 et le doublement des franchises et des participations forfaitaires me voilà contraint chaque année de payer un « impôt sur ma santé ». Et cela ne va pas aller en s’arrangeant car le 2eme chiffre arrive…..
  • En effet, le 23 juillet dernier, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé l'intention du gouvernement de doubler le plafond annuel des franchises médicales sur les consultations et les médicaments. Le montant maximum à la charge des patients passera ainsi de 100 à 200 euros (1+2), ce qui aura pour effet de faire payer encore davantage ceux qui sont souvent malades ou suivent des traitements réguliers, comme c’est mon cas. Le gouvernement indique que cette mesure vise à responsabiliser les patients face à une surconsommation des soins et des médicaments (comme si aller chez un toubib et prendre des médicaments étaient un plaisir !)  et bien sûr à réduire les dépenses de santé. Tout est dit…car comment réduire les dépenses de santé (4) alors qu’un 3eme chiffre encore plus énorme arrive lui aussi….
  • Ce chiffre, ce sont les 14 milliards de fraudes sociales estimées selon le Haut Conseil du Financement de la Protection sociale (HCFiPS) dont j'ai eu connaissance il y a quelques semaines. Il s’agit certes d’estimations mais comme elles sont générées par de nouvelles méthodologies de calcul plus précises et donc plus fiables, on peut les juger plutôt près de la réalité. (pour plus de détails cliquez sur ce lien).

Ainsi comme on le voit avec ces 3 chiffres qui sont plus ou moins étroitement liés, nos gouvernants préfèrent s’en prendre aux malades et donc aux plus fragiles des français, au plus anciens aussi,  plutôt que de lutter contre les tricheurs en mettant en place un système de santé efficace et sûr et des systèmes de surveillance et de sécurité plus adaptés à la société « crapuleuse » d’aujourd’hui. On est très loin de la Sécurité Sociale originelle imaginée par le Conseil National de la Résistance fondée sur le principe de la solidarité « nationale » permettant au plus démunis de faire face à leurs problèmes sociaux,  et notamment ceux relatifs à leur santé. Si personnellement ma retraite me permet de payer des sommes comme celles qui me sont régulièrement réclamées, je pense à tous ceux qui ne le peuvent pas. Et dieu sait s’il y en a !  Depuis, à la Sécurité Sociale, les choses ont bien changé sur le plan « national », car dans cette quête à faire des économies, rappelons aussi que l’AME (Aide Médicale d’Etat) existe toujours et qu’elle vient soigner à 100% tous les irréguliers venus d’ailleurs, sans que ces derniers n’aient besoin de verser le moindre centime d’euro. Ainsi, l’étranger qui a les oreilles décollées pourra s’il le souhaite bénéficier gratuitement d’une otoplastie alors que le français qui a cotisé tout au long de sa vie devra lui payer sa chambre d’hôpital, ses dépassements d’honoraires, ses cotisations, sa mutuelle et éventuellement des frais supplémentaires, si tout comme moi il dépasse les plafonds mis en place. N’oublions-pas non plus la PUMA, la Protection Universelle de Maladie permettant à bon nom de personnes n’ayant jamais cotisé le moindre centime en France, mais résidant désormais dans le pays de bénéficier d’un régime quasi-équivalent au régime général. Alors bien sûr, certains me diront qu’il faut être solidaire et je peux les entendre. Toutefois là aussi, il faut être raisonnable et surtout réaliste. Comme on le voit, accueillir continuellement des pauvres gens ne résout pas les problèmes gravissimes que connait la France ; bien au contraire. Notre pays n’en a plus les moyens tout simplement . Les a-t-elle déjà eu d’ailleurs ? La question mérite d’être posée. La solidarité quand elle prend la forme d’un appareil à aspirer la misère, elle se dilue dans une pauvreté plus conséquente car générale comme le prouve le taux de pauvreté qui ne cesse d’augmenter depuis le début des années 2000. 10 millions de personnes, soit plus de 15% de la population, vivent sous le seuil de pauvreté (1.337 euros/mois pour une personne seule). Il s’agit des chiffres de 2024, mais en constante progression comme indiqué précédemment. Ne cherchez plus les raisons profondes de plus en plus de vols, de cambriolages, de trafics, de violences de toutes sortes, tous les moyens pour survivre sont bons même les pires.

Ne pas être malade ou mieux si vous l'êtes, ne pas vous faire soigner, voilà le but clairement recherché par nos gouvernants. La Sécurité Sociale qui se voulait proche (primaire) et humaniste est en train de devenir une machine à engendrer de la pauvreté au pire des morts. On a déjà les déserts médicaux, on va direct vers une France médicale lunaire pour ce qui ne pourront pas payer. Oui la Sécurité Sociale est devenue une Caisse « primaire », dans le sens de simpliste, éloignée de tout bon sens, de toute réflexion.

  1. Les franchises s’appliquent aux boites de médicaments (1 euro), aux actes paramédicaux (1 euro) et aux transports (4 euros). Par an, le montant maximum accepté par la CPAM est de 50 euros par personne, au-delà elles doivent être payées. Pas de prise en charge par les mutuelles.
  2. Les participations forfaitaires s’appliquent aux consultations et actes réalisés par un médecin (2 euros), aux examens radiologiques (2 euros) et analyses biologiques (2 euros). Par an, le montant maximum accepté par la CPAM est de 50 euros par personne, au-delà elles doivent être payées. Pas de prise en charge par les mutuelles.
  3. Je suis en ALD depuis 2015 suite à la pose d’une endoprothèse aorto-bi-iliaque pour traiter 3 anévrysmes qui avaient tendance à grossir assez rapidement. Au-delà de cette thérapie très lourde, j’ai également été opéré en 2021 avec la pose de 3 stents sur les artères coronaires. Depuis cette date, ma santé a été mise à rude épreuve, puisque j’ai eu 3 covids dont le premier, en 2021 également, était doublé, d’une embolie pulmonaire.  Cette embolie pulmonaire s’est transformée en bronchite chronique puis en asthme. Antérieurement, j’avais été opéré d’une tumeur de la parotide, d’une ablation de la vésicule biliaire, d’une hernie discale et des 2 yeux avec la pose de lentilles multifocales pour cause de cataracte. Je souffre également d’une kératose du crâne nécessitant un traitement. Tout cela nécessité la prise régulière de nombreux médicaments et soins, voilà pourquoi il me faut payer les dépassements indiqués en exergue. Croyez-moi, je ne prends pas tous ces médicaments avec plaisir car ils ont des effets secondaires évidents. 
  4. En 2025, les dépenses de santé selon l’ONDAM se sont élevées à 265,4 milliards d’euros en hausse de 3,5%. Le déficit de la seule branche maladie a été de 17 milliards sur les 21,6 milliards totaux. A titre de comparaison, il était de 15,3 milliards en 2024, ce qui tend à prouver que les solutions proposées ne changent pas la donne et qu’il serait urgent de réformer en profondeur. Malheureusement, avec le nombre de premiers ministres et de gouvernements que l’on a eu sous le règne du macronisme, engendrant un immobilisme chronique,  on voit bien que la France est dans une impasse car divisée dans les solutions qu’il faudrait entreprendre pour inverser cette tendance gravement déficitaire sur tous les plans.
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La News : Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

Publié le par gibirando

La News vous donne un bref aperçu de la prochaine randonnée qui paraîtra dans la page d'accueil :

La News : Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta). 

La News :  Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).
La News :  Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

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Pour être franc, c’est en effectuant la randonnée précédente que j’ai intitulée « Les Chemins des Maquisards depuis Montner » que m’est venue l’idée de celle-ci. Enfin qu’en je dis l’idée, c’était simplement le début d’une idée consécutivement au fait que j’avais aperçu des panonceaux directionnels de randonnée mentionnant « Le Château de Caladroy ». Un simple coup d’œil sur la carte IGN Géoportail et ce circuit que j’ai appelé « Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille » s’est présenté à moi comme une évidence. Si je n’ai pas souhaité reprendre la mention « Château de Caladroy », c’est parce que je n’étais pas certain qu’une visite à l’improviste du domaine viticole soit possible lors de notre passage. En effet, comme je le fais souvent avant de partir randonner, je consulte Internet et je lis tout ce qu’il est possible de découvrir. Et là, sur le site du domaine, j’apprends que les visites guidées ou libres, mais payantes, sont possibles mais seulement aux mois de juillet et août. Alors certes je ne refuse pas le fait de payer une visite, mais nous sommes déjà en octobre et je ne suis pas du tout certain qu’une découverte soit possible, et ce d’autant que je présume que le domaine est sans doute en effervescence car les vendanges sont habituellement faites en septembre et octobre. C’est donc avec ce doute que nous avons démarré cette randonnée ....A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs, je reviens au plus vite......

 

 

 

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La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 musiques du duo Secret Garden. Elles ont pour titre : "Open Doors", "Grace", "Sortie", "First Day Of Spring", "Fields Of Fortune" et "Divertimento" (version incompète). 

La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.
La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

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Toujours en villégiature au lac de Payolle, ce reportage vous présente notre deuxième randonnée réalisée au cours de cette semaine-là dans les Hautes-Pyrénées. Trouvée elle aussi sur le site Visorando ; après celle consistant à monter vers « le Plo del Naou depuis le col d’Aspin » ; celle-ci s’intitule « Dans les estives autour du Tuco ».  Le Tuco (*) étant un modeste mamelon culminant à 1.304m d’altitude et présentant peu d’intérêts puisqu’on n’y monte pas, y cheminant seulement autour.  J’ai quelque peu changé mon titre en « La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye » car finalement c’est bien de là que l’on démarre même si cette mention n’est pas toujours présente sur les cartes, et notamment sur l’IGN. Deuxième raison, il y a un autre « Tuco » à 1.624m d’altitude et à l’ouest du nôtre ; et donc finalement pas très loin ; et il ne faut surtout pas se tromper de lieu. Toutefois, n’ayez aucune crainte, j’ai changé l’intitulé mais l’itinéraire reste le même, quant aux autres centres d’intérêts que ceux mentionnés dans le titre, ils y sont nombreux eux aussi. En ce 25 août, il est 10h30 et nous sommes au départ du chemin empierré (côte 1.234m) cité sur Visorando. En fin de compte, nous l’avons trouvé sans réelle difficulté, si ce n’est la distance inutile faite en voiture depuis le village de Sainte-Marie de Campan. Depuis Payolle, il est nettement plus court mais assez bizarrement l’application Waze en avait décidé autrement ! Pour quelques explications et les centres d’intérêts en voilà une courte description dans un ordre chronologique. D’abord quelques généralités, avec des paysages et des panoramas sublimes qu’offrent des chemins et sentiers variés quant à la nature de leur sol. Bien caillouteux au départ, il varie selon les terrains devenant parfois carrément herbeux. Chemins creux car encadrés de pierres sèches ou sentiers enfouis au milieu de hautes fougères, hormis la fin sur de  l’asphalte, rares sont ceux qui sont ennuyeux. L’asphalte finale, on peut très souvent l’éviter en marchant sur les bas-côtés herbeux. Vertes prairies, jolis vallons et des hautes montagnes plus ou moins proches tout autour sont les principaux décors. Des cabanes, des granges typiques de nos belles Pyrénées, d’autres transformées en belles maisons et quelques imposantes fermes jalonnent le parcours de manière assez disparate. Vaches, veaux, ovins, caprins et chevaux y trouvent d’innombrables pacages à leur goût. Si on y soupçonne d’autres mammifères plus sauvages tels que les sangliers, les cervidés et autres rongeurs nous n’en verront aucun aujourd’hui. Seul un chevreuil a émis ses aboiements rauques et de manière répétée dans la dernière forêt que nous avons traversée. Il y a aussi bien sûr, le Courtaou des Esclozes, séculaire village pastoral réhabilité par une association où une visite et un pique-nique y sont impérativement à prévoir. A l’écoute du chant des pinsons et sous les regards peu inquiets d’une multitude de lézards occupant les innombrables murets en pierres sèches, nous y avons déjeuné d’un bel appétit à l’ombre d’un long préau de rondins, en réalité une ancien enclos qu’un panneau en explique longuement les usages. Les rougequeues noirs et les gobemouches sont là aussi, peu farouches et habitant amplement le lieu. Malgré une altitude modeste, cet ancien minuscule hameau est là pour nous rappeler que les estives passées ne s’effectuaient pas dans les mêmes conditions que celles pratiquées de nos jours. Les bergers y passaient l’entière saison dans la montagne, logement inclus. La route bitumée toute proche a changé les choses. Si cette cabane a été magnifiquement restaurée, le reste du hameau est quasiment arasé. Un peu plus loin, un refuge plus imposant se présente mais ce n’est pas le bon chemin alors nous avons fait demi-tour. Peu après et plus bas dans un vallon murmure un autre chant que celui des oiseaux. C’est celui du rafraichissant torrent de la Gaoube qu’il faut longer sur quelques décamètres. Faisant partie intégrante des atouts de cette boucle, il explique la modification dans le titre que j’ai choisi. On quitte par la gauche le chemin principal pour emprunter une passerelle de bois qui enjambe le petit torrent près du lieu-dit Artigussy. Ici aussi, des cabanes d’estives sont visibles et un panneau explique de manière détaillée comment était fabriqué le beurre jadis. Un sentier tourbeux nous éloigne du ruisseau. Là, outre l’aspect agréablement pastoral du lieu, belle surprise avec trois inattendus Buffles du Levant, plus communément appelés « bufflonnes », dont deux dorment impassibles au bord même du torrent. « Burrata ou mozzarella pyrénéennes » ? Pourquoi pas ? Après tout, l’expérience à concevoir de bons fromages est ici évidente. A cet endroit, et pour avoir été distraits quelques instants, prenez garde à maintenir votre smartphone ou GPS allumés car la passerelle de bois à emprunter citée ci-avant n’est pas visible depuis le chemin. C’est ainsi que nous avons marché 500 à 600m de mieux, constatant que la passerelle de bois était désormais derrière nous.  Je ne peux pas regretter notre bref égarement, car outre les buffles, il m’a permis de photographier un « Prince des torrents », à savoir le discret « Cincle plongeur ». Ce fantastique petit passereau met en œuvre d’incroyables techniques de nage et de marche pour trouver son alimentation au sein même des plus fougueux torrents. Descendre ou remonter le courant, avec beaucoup ou peu d’eau,  c’est-à-dire soit en nageant soit en marchant, aucun problème pour lui. Il s’adapte à toutes les conditions y compris les plus extrêmes. Après le torrent et sa passerelle de bois, nombreux seront les randonneurs à trouver la suite et la fin moins agréable.  En effet, le parcours change quelque peu. Après un sentier à nouveau au milieu des hautes fougères, l’itinéraire traverse une sombre forêt de hêtres avant de terminer sur la route bitumée du Sarrat de Gaye (**). J’ai personnellement tenté d’oublier ces prétendus « inconvénients » grâce aux décors environnants mais aussi en continuant à concentrer mon appareil-photo sur les « choses » de la Nature comme je l’avais fait depuis le début. Avec plus d’acuité encore. Si en cette fin août, la flore n’est pas des plus foisonnantes, on trouve encore quelques fleurs de saison que l’on ajoute à celles qui font de la résistance face au changement climatique. Quant à la faune, sans évoquer celle non sauvage,  elle se résume à ce chevreuil aboyant à l’instant où nous traversons cette hêtraie, à d’autres lézards et papillons mais surtout à des passereaux que j’aperçois en grand nombre : pinsons, pouillots, pies-grièches, pipits, bruants, rougequeues, gobemouches, merles, mésanges et fauvettes sont les plus visibles sans compter d’innombrables hirondelles en partance pour l’Afrique et qui avaient décidé de faire étape sur un grand arbre desséché. Un très joli spectacle. Avec leur taille plus conséquente corneilles  et rapaces sont également bien présents dans tout ce secteur montagnard. Voilà le parcours et tout ce que l’on peut y découvrir même si photographier toute cette faune aurait été trop beau.  A quelques dizaines de mètres de l’arrivée, nous avons fini au milieu d’un gros troupeau de vaches. Elles arrivaient de partout et se réunissaient sans que l’on sache quel instinct particulier ou quelle horloge interne guidaient leur pas les unes vers les autres.  Elles arrivaient de tous les côtés pour finalement se rassembler près d’un enclos qui était fermé. A cet instant et tel un rassemblement de manifestants très mécontents,  leurs beuglements, leurs meuglements et leurs mugissements démarrèrent et s’amplifièrent au fil de notre cheminement commun. Pourquoi criaient-elles ainsi ? Nous ne trouvions aucune explication rationnelle à tout ce remue-ménage.  Et de ce fait, nous n’étions pas rassurés, surtout quand nous étions contraints de marcher avec elles car dans la même inévitable direction.  Quelques-unes  d’entre-elles s’immobilisaient très souvent, se tournant constamment vers nous, nous regardant d’un œil mauvais, et grattant le sol d’un de leur sabot comme le font parfois les taureaux de corridas. Elles faisaient peur à Dany. Finalement mais involontairement aussi, on a fait le choix de se séparer, Dany continuant la route en évitant au mieux le troupeau et moi en les contournant et en montant une pelouse pour m’éloigner de leurs clameurs grandissantes. « Esquiver les estives » était notre leitmotiv.  En fin de compte, notre voiture étant là, intacte comme nous l’avions laissée, car suffisamment éloignée du troupeau, nous réussîmes à terminer cette jolie randonnée convenablement. Comme dit le proverbe, « tout est bien qui finit bien ». Le temps de nous retourner et les vaches s’étaient déjà bien éloignées de l’enclos clos, devenant soudainement aussi muettes que des carpes. Avaient-elles été contrariées par notre présence ou bien par l’enclos qu’elles avaient trouvé fermé ? Nous ne le saurons jamais ! Bien que située sur la commune de Campan, cette boucle pédestre en est relativement éloignée. Il est vrai que Campan est une commune rurale très étendue (95km2). Elle englobe une multitude de villages et de hameaux, eux-mêmes très souvent disséminés au niveau de leurs habitats respectifs. Le lieu-dit qui nous intéresse ici est celui du Sarrat de Gaye puisque le départ s’effectue au col éponyme. Pour trouver ce départ situé sur la longue route du Sarrat de Gaye (plus de 6km), je vous conseille de suivre au pied de la lettre les indications mentionnées sur Visorando soit en vous référant comme nous l’avons fait au topo PDF (chemin empierré)  soit grâce aux coordonnées GPS. La suite de la balade est à faire soit en vous aidant d’un GPS préalablement chargé du tracé enregistrable, soit de votre smartphone si vous possédez un abonnement Visorando. Outre les plaisirs de la découverte, des yeux et de la quiétude des lieux, nous avons eu la chance de rencontrer un berger d’une cinquantaine d’années accompagné de ses 2 chiens, dont un était très câlin. Avait-il envie de parler après une trop longue journée de solitude en estive? Toujours est-il que ce tête-à-tête, empreint de gentillesse et de simplicité, a été des plus intéressants. Comme de vieux et bons amis, nous avons évoqué les problèmes sociétaux sans oublier ceux sécuritaires de la France actuelle, lesquels apparemment l’inquiétaient autant que nous. Il nous a parlé de son dur métier et des difficultés pas toujours faciles qu’il rencontrait. Finalement, et bien qu’à des années-lumière dans nos façons de vivre ; lui le plus souvent au plus près de son troupeau et dans l’âpre montagne pour un difficile labeur, et nous paisibles retraités sans vraie difficulté matérielle ; ce fut un réel bonheur de constater que nous étions sur les mêmes longueurs d’onde quant à nos vues « très incertaines » sur l’avenir et de la France. Ses moutons, brebis et autres chèvres le rappelant à sa besogne, cette agréable conversation s’arrêtât aussi brusquement qu’elle avait commencée. Il n’oubliât pas pour autant qu’il était avant tout un fournisseur alimentaire en nous précisant que son épouse tenait un commerce de fromages au lieu-dit Espiadet, tout près de la marbrière ancestrale dite de Payolle. Ça tombait d’autant bien pour lui que le lac de Payolle où nous logions était à moins de 2km de sa boutique. Nous avons bien tenté à 3 reprises d’acheter de son fromage en souvenir de notre cordiale discussion et pour l’aider dans son énergique labeur mais à chaque fois le magasin était fermé.  Le dernier jour encore, lors de notre départ de Payolle, nous sommes passés au magasin. Il était 9h mais ce dernier n’ouvrait qu’à 10. Dommage ! Sur Visorando, cette boucle est donnée comme « facile » ; c’est le cas ; pour une distance de 8km et un dénivelé positif de 180m. Rajoutons qu’elle est magnifique ! Petit conseil pour trouver la ligne de départ sur la carte IGN de Géoportail, il suffit dans recherche de taper « Sarrat de Gaye ». On arrive direct à la côte 1.234, tout près du lieu-dit « Courtalets », le plus proche indiqué sur la carte. Carte IGN 1747ET - Bagnères-de-Bigorre - Pic du Midi de Bigorre - Vallée de Campan top 25.

(*) Tuco : le mot "tuco" ou "tuc" est un nom générique d'origine celte désignant une hauteur, une proéminence, voire une forme pointue, c’est-à-dire une colline naturelle ou artificielle (motte, tumulus) qui se distingue de son environnement. (Source https://www.les-caue-occitanie.fr/). Il est ensuite devenu toponyme. L’occitan tucò, « sommet » est à l’origine de plus d’une centaines de toponymes, en grande majorité dans le Gers mais aussi en Haute-Garonne, Gironde, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et dans les Landes.  On trouve ainsi le Tuco d’Alans (Gavarnie-Gèdre, H.-P., aussi appelé Pain de Sucre), la Pène de Tuco (Campan, H.-P. – pène, ici avec le sens de « crête de montagne »), le Tuco de Panassac (Panassac, Gers – une motte castrale), le Tuco de la Motte (Tournay, H.-P. – dont on ne sait pas s’il s’agit d’un antique tumulus ou d’une motte castrale), le Tuco d’Esteil (430 m, Monléon-Magnoac, H.-P.) et bien d’autres. On ajoutera le Tucoo (314 m, Peyrelongue-Abos, P.-A.) qui a conservé sa graphie béarnaise, le Tuquo (Nérac, L.-et-G. ; Mingot, H.-P. etc.) et les Tuquos (Madiran, H.-P.). (Source https://vousvoyezletopo

(**) Le Sarrat du Gaye est un longue colline plutôt étroite séparant la vallée de l'Adour de Gripp de celle de l'Adour de Payolle. Comme son nom "Sarrat" l'indique, et tous ceux de la même famille (Serre, serra, serrat, sierra, serret, serraz, etc...), il s'agit d'une crête allongée le plus souvent déchiquetée. (Source Annales de géographie de H.Baulig) J'ignore si c'est le cas ici. Une longue route portant son nom démarre près de Sainte-Marie-de-Campan et se termine à l'approche du hameau de Payolle. Elle est longue de 6,5km environ. 

 

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Pour que vive Cnews !

Publié le par gibirando

Pour que vive Cnews !

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Le 15 juin dernier, l’ARCOM c’est-à-dire l’Autorité de la Communication Audiovisuelle et Numérique a adressé une lettre de mise en demeure à la chaîne CNEWS lui demandant « de se conformer à l’exigence d’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion ». Ainsi, une entreprise de télévision qui est censée être libre car privée, et bien sûr, sous condition de respecter les lois, ne peut plus être une télévision d’opinion et d’exposés des faits, c’est-à-dire d’être libre d’avoir un regard libre sur l’actualité et de la traiter comme bon lui semble. 

Ainsi parmi les reproches et comme il est clairement écrit dans cette mise en demeure, « 5 thèmes ont occupé une place particulièrement importante à l’antenne en mars 2025 : la sécurité, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, La France insoumise (LFI), les relations franco-algériennes et l’actualité politique. » Plus loin, l’Arcom y rajoute, c’est aussi « le cas des thèmes relatifs à la religion musulmane, à l’immigration, au fonctionnement de la justice et à la condamnation d’une responsable politique. »

Alors reprenons un à un les reproches faits à CNEWS et essayons de les argumenter.

  • La sécurité ou plutôt l’insécurité en France à laquelle on peut rajouter la violence ne sont-elles pas des sujets d’actualité brûlants et récurrents que l’on est droit de traiter à partir d’exemples concrets et donc justes ? Est-il déraisonnable de parler de tout ce qui se passe désormais dans nos rues, dans nos écoles et même jusque dans nos crèches en matière d’émeutes, de crimes, de viols, de casses, de vols, de trafics ou simplement d’incivilités vis-à vis de nos forces de l’ordre ? La liste d’enfants décédés pour des actes gratuits de barbarie est désormais si longue que je vais inévitablement oublier des prénoms ; Lola, Philippine, Thomas, Quentin, Matisse, Lyhanna et encore Louis à Narbonne qui a été très récemment lynché par 5 jeunes dont 3 mineurs, etc…..Et encore que là, j’oublie volontairement tous les actes meurtriers familiaux qui se chiffrent par centaine ces dernières années. N'oublions pas non plus cet extrémiste syrien qui en 2023 dans un jardin public d’Annecy s’en était pris à des enfants en bas âge et même à des bébés dans des poussettes. Faut-il aussi oublier Samuel Paty, Dominique BernardAlban Gervaise, Sarah et Ilan Halimi et les journalistes de Charlie Hebdo ? Oui, la liste des victimes est si longue que j'en oublie des centaines et même des milliers. Oui, la barbarie fait désormais partie intégrante de notre société française et il est donc juste de la traiter et de la condamner à la hauteur des crimes commis. CNEWS le fait bien, cite les faits, et parfois même des faits oubliés des autres chaînes et ça me convient. Evidemment les quelques exemples que je cite sont la face émergé d’un iceberg dont la taille ne fait qu’empirer au fil des ans.
  • La guerre entre l’Ukraine et la Russie est un sujet qui n’aurait jamais dû exister si l’Europe et l’Otan avaient agi à temps. C’est mon point de vue. Les forces russes sont restées des semaines sur la frontière avant d’envahir l’Ukraine, et de ce fait s’il y avait eu en face une armée de l’OTAN courageuse formée de 32 pays qui la composent, Poutine n’aurait jamais osé attaquer. Toute cette "entente" soi-disant « militaire » a volé en éclats quand le président Joe Biden a dit que quoi qu’il arrive, les USA n’interviendraient pas. Comme toujours, les Européens à la traîne des Américains ont « chié dans leurs bottes » et n’ont rien fait non plus. La suite, on la connaît avec un pays agresseur et un pays agréssé.  Aujourd’hui, on essaie de réparer cette grave erreur de stratégie, mais gros problème ça coûte des milliards et pas tout le monde n’est d’accord pour payer une addition si lourde pour une guerre dont on ne voit jamais le bout. Que fait l’OTAN ? Rien ! De peur d’une guerre mondiale ? De plus, cette guerre est devenue un piège car comment en sortir sans devenir totalement cobelligérant ? Personne n’en a envie et c’est bien normal. Sauf Macron, le va-t’en-guerre qui lui affirme haut et fort que la Russie de Poutine est une menace pour le reste de l’Europe et donc pour la France alors que ce dernier a déjà du mal avec une Ukraine toujours très courageuse et valeureuse. Oui, cette guerre où désormais Macron fait figure de meneurs de troupes est critiquable et on est en droit de n’être pas toujours d’accord sur les milliards donnés à l’Ukraine et à ceux pour se réarmer devant un risque dont on est en droit de se demander s’il est si majeur que ça ? A l’heure où la France a 3.500 milliards de dettes et des services publics de plus en plus déficients, n’est-il pas préférable de mettre l’argent de nos impôts dans l’école, la santé et notre sécurité intérieure ? Oui, l’insécurité est grandissante, les trafics de drogue se sont répandus cartellisant notre pays comme ceux d’Amérique du Sud. Je trouve que la participation de la France au budget de l’Europe avec ses 28,8 milliards en 2026 est assez suffisant pour régler des problèmes intra-européens dont la guerre. C’est souvent le point de vue de CNEWS et par exemple de Philippe de Villiers. Dans ce chapitre, on pourrait bien évidemment y rajouter les critiques justifiées vis-à-vis de l’Union Européenne qui petit à petit a rogné l’indépendance et le pouvoir de décision de la France au profit d’une politique qui fait la part belle à l’Allemagne et à une mondialisation dont les répercussions sur le plan économique, et notamment agricole, ont été catastrophiques. La signature du récent accord Mercosur où la France a été exclue des discussions finales en est le plus triste exemple. Disparation de nos industries, 100.000 exploitations agricoles passées aux oubliettes en 10 ans et le pire est à venir avec d’un côté un Trump fou de taxes douanières, une Chine commerciale qui envahit la planète avec ses produits sans concurrence et une intelligence artificielle dont on peut craindre à terme des pertes d’emplois par millions. Là aussi ce ne sont que quelques exemples négatifs de notre participation à une Europe moins unie qu'on ne le pense, chacun tirant la couverture à soi et c'est bien normal, mais on pourrait en citer d’autres comme la mise en concurrence obligatoire en matière d’électricité, de transports, etc…..
  • La France Insoumise ne doit pas être critiquée ? Et pourtant, elle est devenue le parti le plus critiquable qui n’est jamais existé en France car antisémite depuis le carnage du 7 octobre 2023 en Israël par le Hamas, au cours duquel parmi les 1.200 morts environ, il y a eu 42 français assassinés. Elle est pour la fin d’un civisme et d’un patriotisme français au profit de tout ce qui vient d'ailleurs, quel qu’en soit le prix à payer. Détruire les murs porteurs de la France, remplacer notre civilisation, notre culture et nos traditions, créer ainsi une « Nouvelle France », un grand remplacement, pactiser avec des personnes qui nous détestent, pour gagner coûte que coûte des suffrages, d'où qu'ils viennent, est leur crédo. Il y a quelques jours, ils ont réussi le tour de force, de faire obstacle à des projets de lois afin de protéger les maires face aux mariages d’étrangers sous OQTF, à défendre les propriétaires contre les squatteurs, à garantir la liberté scolaire ou encore à rétablir la transparence dans l’audiovisuel public qui en aurait pourtant tant besoin comme on l’a vu avec la très sérieuse enquête parlementaire menée par le député Charles Alloncle. Ces projets de loi étaient présentés par l’UDR. Ces jours derniers, LFI a même présenté un amendement permettant à des personnes fichées pour terrorisme d’accueillir des enfants de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Avec eux, on tombe carrément sur la tête ! Mais où irions-nous avec Méléchon président ? Vers la soumission totale prédite par Michel Houellebecq dans son roman « Soumission » ?
  • Les relations franco-algériennes ne sont-elles pas critiquables alors que plus de 4.200 algériens (2024) sont détenus dans nos prisons françaises pour des actes plus ou moins gravement délictueux commis en France ? Ajoutons-y les binationaux franco-algériens est ce chiffre explose même si aucune statistique n’est disponible et pour cause. Pas de critique non plus alors que le journaliste sportif Christophe Gleizes a écopé de 7 ans de prison sans jamais avoir mis en danger la vie du moindre algérien ? Avec ces trois seuls arguments ; mais je pourrais en trouver bien d’autres ; on peut déjà dire que l’entente est loin d’être cordiale et les Français en sont conscients. Et pourtant dieu sait si l’Accord franco-algérien de 1968, révisé plusieurs fois, est bien à l’avantage de l’Algérie et notamment en matière de délivrance de certificats de résidence, de regroupements familiaux plus faciles, d’acceptation d’étudiants par dizaine de milliers (28.000 inscrits dans les universités mais les bons chiffres dans toutes les écoles tourneraient autour 34.000 à 35.000 en 2024/2025), le tout car avec des procédures plus assouplies, ce qui fait de ce pays le premier en terme de nationalité à migrer chez nous, soit environ 30.000 à 35.000 personnes s’y installant chaque année nous disent les chiffres officiels mais certainement beaucoup plus en réalité. Pensez-vous qu’autant de Français vont s’installer en Algérie chaque année ?
  • L’actualité politique factuelle selon l'Arcom ne devrait pas être autant critiquée par CNEWS, et surtout je pense quand ils vont en direction de nos gouvernants présents. Alors là, je vais faire simple et vous renvoyer vers le sujet de Mon Journal Mensuel du mois dernier intitulé « Les noirceurs de l’argent public. Un livre à lire ». Oui lisez ce livre «  Le livre noir de l’argent public-Les secrets d’un état en faillite » de Jean-Baptiste Léon où tout est dit quant à la situation désastreuse de la France. Ne pas critiquer cette situation et donc cette politique qui a mené à ce désastre financier serait se faire une raison et trouver ça normal. Sans argent que faire dans le monde actuel ? Rien en  réalité et on voit bien que l’on a un mal fou à réformer et à entreprendre quoi que ce soit. Je ne m’y fais pas et apparemment les journalistes de CNEWS non plus.
  • L’immigration et la religion musulmane en France. Je joins les deux car selon moi un sujet ne va sans l’autre. En effet, en France la première religion migratoire est bien musulmane. Ce n’est pas moi qui le dit mais toutes les statistiques d’organismes sérieux sont d’accord à ce sujet. Admettre qu’en France l’immigration récente a apporté plus de points positifs que de négatifs est avoir « des rondelles de saucisson sur les yeux », même si je suis conscient que lorsque c’est positif on en parle rarement voire jamais. Oui, nous n’aurions pas dû accueillir autant de personnes en si peu d’années et même si au départ il s’agissait dans les années 50/60/70 d’une immigration plutôt de travail, les choses ont bien changé ensuite avec ce principe d’un regroupement familial empêchant toute idée d’un éventuel retour dans leur pays d’origine. Par ce fait même, nous avons créé des quartiers faits essentiellement de déracinés car avec des coutumes et une religion originelle très éloignées de la nôtre. Ces quartiers se sont développés par milliers et sont souvent devenus des zones dites de non-droit voire des zones de sécurité prioritaire. Il y a bien des raisons valables à ces dénominations peu avenantes non ? Sur la mappemonde, la France est un tout petit pays en terme de superficie et donc d’espaces, et recevoir autant de personnes a été une gageure trop récurrente à laquelle nos gouvernants n’ont jamais su répondre en terme d’accueils, d’hébergements, de logements décents, d’assimilation et d’intégration. De surcroît, les principaux migrants arrivant de pays où très souvent le colonialisme avait été mal vécu par les colonisés, une rancœur ; quand ce n’est pas carrément une haine ;  s’est installée dans certaines communautés vis-à-vis de la France et des Français. Ces oppositions de plus en visibles au fil des nouvelles générations engendrent une constante désocialisation dont on voit les effets pervers au travers des émeutes récurrentes qui sont très souvent orchestrés par des jeunes des banlieues, certes désormais français mais avec une double nationalité dont il n’accepte pas la nôtre, pourtant la principale puisqu’ils vivent chez nous et ne connaissent pas grand-chose du pays de leurs ancêtres. A ce titre, on a dépensé des milliards ;  politique de la ville disaient nos gouvernants successifs ; pour des résultats pratiquement nuls. Oui, on peut critiquer tout ça aussi, et ainsi peut-être, arrêter de faire les mêmes erreurs que dans le passé.
  • Quant au fonctionnement de la justice, l’affaire Lyhanna et celles des centres périscolaires parisiens où des actes  sexuels ont été commis par centaine contre des enfants démontrent que l’on est dépassé à tous le niveaux pour faire face à cette sauvagerie sans plus aucune limite. On pourrait y rajouter l'affaire Bétharram et quelques autres encore où les personnes les plus vulnérables que sont les enfants sont constamment des victimes. Pourtant il suffit de discuter avec des policiers, des gendarmes, des pompiers, des juges, des greffiers, des surveillants pénitentiaires pour se rendre compte qu’il s’agit avant tout d’un manque de moyens efficaces car modernes et aussi d’effectifs bien formés. Trop de délinquants, des frontières-passoires et en face pas suffisamment de tout, y compris d’hommes bien formés surtout. Ici comme partout ailleurs et sur de nombreux sujets, nous sommes désormais à la traîne de nos pays voisins. Et pourtant, nous sommes premiers en terme d’impôts et taxes et du nombre de fonctionnaires et assimilés pas habitant.  C’est paradoxal et pour mieux comprendre, une fois encore lisez le livre que je vous recommande. Je vous jure que je n’ai aucun autre intérêt que celui de vous informer au mieux si vous le faites.
  • Quant à la personnalité à laquelle il est fait allusion, il s’agit probablement de Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise. A ce titre, je reprendrais simplement un court éditorial du 19 avril dernier du Journal du Dimanche dans lequel suite à l'annulation d’une conférence de Jean-Luc Mélenchon avec Rima Hassan à l’Université, puis à son interdiction par le préfet, je lisais. « Jean-Luc Mélenchon demandait la fermeture de CNews, qu’il qualifie de « chaîne infâme ». Jean-Luc Mélenchon semble se soucier uniquement de sa propre liberté, celle des autres ne l'intéresse pas, pire, il semble vouloir l'annihiler. Il est paradoxal de crier à la censure parce qu'on ne peut pas tenir une conférence et ensuite, lors d'un rassemblement contre cette censure, réclamer celle d'une chaîne de télévision en la qualifiant d’infâme. » Tout est dit concernant cet homme qui vit de la politique et donc avec l’argent de nos impôts depuis plus de 45 ans et donc le patrimoine déclaré non négligeable avoisinerait le million d’euros. La politique ça rapporte et même quand on a tourné sa veste selon d’où est venu le vent. Très critique vis-à-vis des religions dans les années 2000 et donc de l’islam aussi, il a vite compris que le nombre de musulmans ayant la double nationalité, et de surcroît souvent considérés comme discriminés, serait un réservoir inépuisable de votants. Ce réservoir s’étendant désormais à toutes les personnes issues d’une immigration récente, exponentielle car incontrôlée, auxquelles on peut ajouter les nouvelles générations nées en France, ce stock de votants ne pourra que s’agrandir. C’est donc sur cette base-là très large, et non plus sur une base ouvrière comme jadis,  qu’il espère un jour devenir président de la République Française. Faire fermer CNEWS serait pour lui une victoire très importante vers cet avenir qu’il envisage pour créer « SA NOUVELLE FRANCE ». En réalité, une France dont il veut s'approprier le pouvoir pour satisfaire simplement sa mégalomanie. Tout le reste, il n'en a rien à cirer. Une voix télévisuelle de moins, de la concurrence en moins et pour lui des voix de plus par milliers, voilà ce qu’il espère. Oui tout cela est critiquable dans le respect de la personne physique qu'est Jean-Luc Mélenchon.

Préférant nettement l’ancienne France, je suis pour que CNEWS reste libre de ses programmes et de ses opinions, raisons de cet article. Oui, sans CNEWS, la liberté d’expression serait une fois de plus mise à mal contre cette « pensée unique » où l’on veut constamment nous faire croire que tout va bien et qu’à ce titre, on doit fermer sa gueule. Non, tout ne va pas bien et je veux que CNEWS continue à me le dire quand  c'est le cas. Comme l’a si bien dit Coluche. «  La dictature c’est « ferme ta gueule » ; la démocratie c’est « cause toujours ». Je ne veux pas d’une dictature. Après la chaîne C8, la fermeture de CNEWS serait un acte supplémentaire vers cette façon de gouverner incroyablement « orwellienne ». Je crains qu’on n'en soit plus très loin au regard de la tournure des événements. Oui que vive CNEWS ! 

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Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques extraites d'un concert intitulé "Hauser & Friends" qui s'est tenu à l'amphithéâtre de Pula ou Pula Arena en Croatie en 2018. Les principaux musiciens présents étaient Stjepan Hauser (Violoncelle), Caroline Campbell (Violon) Lola Astanova (Piano), Ksenija Sidorova (Accordéon), Petrit Çeku (Guitare) accompagnés de l'Orchestre Philarmonique de Zagreb dirigé par Ivo Lipanovic. Ici,  les titres musicaux sont : "Casta Diva" de Vincenzo Bellini, "Song to the Moon (Chant à la lune)" d'Antonin Dvorak et "O Mio Babbino Caro" (version très incomplète) de Giacomo Puccini.  

Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.
Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.

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En ce 23 août 2025, il n’en pas encore 10h et nous voilà au col d’Aspin à 1.493m d’altitude fin prêts à démarrer une nouvelle randonnée intitulée « Le Plo del Naou (1.754m) (*) ». Je l’ai trouvé la veille sur le site Visorando. La veille, nous sommes arrivés au lac de Payolle pour poursuivre nos vacances dans les Hautes-Pyrénées après notre semaine en Ariège à Illier où nous avions déjà randonné (D'Illier à Orus par le Grp Tour du pic des Trois Seigneurs). La météo étant excellente car lumineuse alors qu’elle nous était annoncée mauvaise, nous voulons en profiter. Ce matin encore, un ciel très nuageux obstruait les horizons les plus lointains comme les plus près mais très vite ils se sont tous évaporés. Cette randonnée présente tous les critères dans des fourchettes abordables que nous nous fixons désormais : une distance raisonnable de 6km environ, un dénivelé acceptable de moins de 300m et une durée de temps à marcher nous permettant la flânerie, des pauses régulières et un agréable pique-nique. Alors bien sûr, les commentaires quant aux lieux parcourus trouvés sur le Net sont également des plus importants. Ici ces derniers sont faits de louanges quant aux panoramas visibles, aux divers chemins empruntés, sur une crête notamment, et à l’objectif final situé à l’altitude de 1.754m avec des vues à 360°. S’il s’agit d’un aller-retour, les longues analyses que j’ai eu de ce parcours sur le site Géoportail permettent d’imaginer quelques variantes moins monotones. Très bien mentionnée sur un panonceau directionnel dès le départ, un large chemin part vers le sud et s’élève d’emblée assez sèchement dans une très belle forêt où les hêtres sont la majorité. Il va en être ainsi sur quelques hectomètres, où pour une fois n’est pas coutume, Dany souffre bien plus moi. La voyant marcher avec peine, et un peu inquiet je l’avoue, j’en suis même à lui proposer de faire demi-tour à diverses reprises. Mais elle veut s’accrocher et ça va finir par aller mieux. Il est vrai que le plus dur semble fait, la pente se fait moins pénible et descend même pendant un bon laps de temps. La forêt disparait quelque peu et des ouvertures se font jour. Quand la forêt revient, la crête sur ma gauche semble toute proche. Au travers des résineux, j’y file, demandant à Dany qui est constamment derrière moi de me suivre. La ligne de crête est là, prémices de la « Crête dite de Bidour » sur la carte IGN. Peu après, cette crête, nous allons la suivre mais surtout plus longuement lors du retour. Enfin surtout moi. Les panoramas plongeants sur la Vallée de la Neste d’AureVallée d'Aure et Arreau, la plus grande commune visible, sont à couper le souffle malgré une brume tenace. Mais si les paysages et les décors sont grandioses, mon regard et mon appareil-photo sont surtout captivés par la quantité incroyable de passereaux qu’il y a sur ce tout petit périmètre que constitue cette étroite échine rocheuse boisée de divers conifères. Passant d’un arbre à l’autre avec une rapidité décourageante pour le photographe amateur que je suis, j’essaie de deviner à quelles espèces j’ai à faire. Finalement, la quantité prenant le pas sur la vitesse, je devine certes quelques pouillots et des gobe-mouches mais c’est surtout le nombre de mésanges différentes qui me laissent pantois. Oui, je suis interloqué car hormis la mésange à longue queue et la charbonnière, les autres semblent toutes là : huppée, nonnette ou boréale, bleue et noire. Surtout les noires. Entre leur manière de voleter et ma quête à vouloir les immortaliser, elles gagnent à tous les coups. Ne pouvant pas me mettre aux aguets car Dany a continué d’avancer sur l’arête rocheuse, j’en suis réduit à les photographier au jugé sans aucune certitude de réussir mes photos. Finalement, je prends la décision de prendre un peu mon temps laissant filer Dany et je réussis en immortaliser seulement deux correctement. Je me dis que lors du retour, j’aurais peut-être un peu plus de temps à leur consacrer. Malheureusement, ce ne sera pas le cas car elles auront quasiment disparues y compris les autres espèces. Presque le vide total, pourtant au même endroit. Dans leur longue migration vers des lieux plus cléments, tous ces passereaux n’étaient sans doute là que de passage, trouvant ici une alimentation à leur goût, insectes ou graines de conifères probablement. Je redémarre un peu déçu mais aussi perplexe quant à toutes les photos que j’ai prises au jugé. Compte tenu des circonstances lors des prises de vues, les visionner sur l’écran de mon appareil-photo ne m’apporte pas grand-chose.  Il me faudra sans doute les agrandir voire au pire les corriger sur mon ordinateur pour en obtenir quelque chose de correct. Quant au reste de la Nature, quelques rares fleurs, assez peu de papillons, une libellule et des champignons dont certains bien secs et sans intérêt. La crête continue d’être là mais la montée vers le Plo del Naou nous offre plusieurs sentiers dont la plupart ont sans doute étaient creusés par les animaux montant aux estives. Des caminoles. Nous empruntons la caminole qui nous semble la plus facile car la plus large et la moins caillouteuse. L’est-elle vraiment ? Comment le savoir ? Au retour peut-être ? Pour redescendre, j’emprunterais celle au plus près de la crête et il faut bien reconnaître qu’elle sera plus « hard » quand même. Après des buttes successives ; assez énervantes car on pense que c’est toujours la dernière ;  le Plo del Naou est là. Immense dôme débonnaire et rase car à la végétation inexistante. Ici, quand on regarde le sol, c’est d’abord les incalculables crottes de moutons et de chèvres que l’on aperçoit en premier. Marcher en les évitant devient d’abord un jeu puis carrément des "emmerdements" tant il y en a. Pourtant, les animaux qui les ont déféqué ici sont invisibles. Pas un mouton, pas une chèvre, pas une vache aux alentours. Par contre, papillons et criquets sont désormais bien présents. Avec cette Nature, je retrouve le sourire. Dany, qui ne m’a pas attendu, a trouvé un endroit où poser ses fesses pour déjeuner. Il est peu loin du sommet qu’atteste une borne géodésique. Il y est gravé « 1949 », date de son édification sans doute. Elle a mon âge mais peu de rides malgré les affres du temps et de la météo très souvent âpres l’hiver venu. En évitant au mieux les crottes, nous déjeunons d’un bel appétit, nos efforts ayant été conséquents depuis le départ, il y a maintenant plus de 2 heures. Puis Dany réclamant un peu de repos avant le retour ; « nous avons largement du temps devant nous » lui dis-je. Je repars en quête de photos naturalistes mais pas que, les décors méritant eux aussi leur lot de clichés. Le lac de Payolle et le pic du Midi de Bigorre sont pour moi les plus facilement identifiables, mais les diverses vallées et les hauts sommets qui les dominent sont pléthores. Ici tout est très beau. La Nature, les décors et les panoramas. Je visite le Pla del Naou en long et en large, n’hésitant pas à m’éloigner du sommet et continuant ma quête de nouveaux papillons et criquets. Parmi ces derniers, certains sont si petits ; 1 à 2 cm tout au plus ; que les immortaliser devient une gageure. Je m’agenouille dans les crottes pour tenter quelques macros mais sans vrai succès car ces minuscules bestioles ont constamment la bougeotte. . Nettement plus imposants sont les Vautours fauves qui passent et qui repassent dans le ciel et dans l’attente d’un repas « accidentel (**) ». Tous les visiteurs du Plo del Naou déjeunant, ou du moins étant assis, je décide finalement de poursuivre la crête dans cette descente filant vers l’Hourquette d’Arreau, puis plus loin vers l'Hourquette d'Ancizan. Trop loin, je sais déjà que je n'irais pas jusque là, mais j'improviserais. Là, il n’y a plus personne et c’est bien là que les papillons et les criquets sont les plus présents. Toutefois, vouloir les photographier tous équivaut à une course effrénée à la laquelle je ne suis pas vraiment disposé. Dans cette quête solitaire de la Nature, je serais sans doute le seul à apercevoir une marmotte et un vautour-fauve au sol non loin du lieu-dit « Broucouze ». Immobile et apparemment solitaire, la marmotte m’observe, semblant aussi étonnée que moi de cette rencontre inattendue car fortuite. Il est vrai qu’une centaine de mètres nous sépare. Seule sa tête remue de temps à autre, semblant fonctionner tel le périscope d’un sous-marin.  Finalement, elle disparaît comme par magie, sans doute dans un terrier, invisible d’où je me trouve. Quelques minutes plus tard, c’est un vautour qui passe au-dessus de ma tête et va se poser sur une petite zone rocheuse et ravinée. Cette fois, j'ai la certitude que mes photos sont réussies. Il est temps de rebrousser chemin. Avec l’application Visorando, j’estime la pente à remonter jusqu’au sommet du Plo del Naou à environ 150 à 200m environ. J’ y retrouve Dany où je l’avais laissé mais finalement je suis pleinement satisfait de cette petite escapade. Le temps du retour est arrivé et pour mes genoux parfois arthrosiques, la descente est plus difficile que la montée. Avec prudence, je choisis néanmoins le plus près de la crête et le plus longtemps possible, et ce afin de profiter un peu plus des panoramas aériens sur cette magnifique région que l’on appelle globalement « le Pays d’Aure ». Beaucoup de randonneurs nous accompagnent dans cette descente dont certains très très jeunes parfois. Il en est de même dans l’autre sens. Moi qui suis si souvent solitaire dans mes balades, je ne peux m’empêcher de trouver cela très encourageant. A cette France à laquelle je trouve si souvent des défauts, éduquer les enfants au sport en général et à la marche pédestre en particulier me semble une belle promesse pour l’avenir. Après 4 heures sur ces sentiers du Plo del Naou, le col d’Aspin est là. Il y a foule d’humains et un troupeau de bovins. Où l’inverse peut-être ? Si tout comme moi vous êtes né sous le signe zodiacal du Taureau, vous avez droit au doute😂. Sur Visorando, cet aller-retour est donné pour 6,05km et un dénivelé positif de 298m. N’ayant pris aucune mesure, je ne peux garantir l’exactitude précise de ces chiffres mais je note qu’entre le point le plus haut au sommet du Plo del Naou (1.754m) et le plus bas au col d’Aspin (1.493m) la différence est de seulement 261m. Mais ne pinaillons pas, cette randonnée est plutôt facile, même si la grimpette du départ nous a quelque peu éreintés. Nos âges, nos antécédents de santé et la fatigue de notre voyage de la veille y sont sans doute pour beaucoup, raisons pour lesquelles nous avons été agréablement satisfaits de l’avoir accomplie dans sa totalité. Oui, nous avons très contents même si elle est donnée pour 2h15 A/R et que nous avons mis 4h15, pauses incluses bien évidemment. Flâner dans un endroit si merveilleux est recommandé non ? Carte IGN 1748ET Néouvielle – Vallée d’Aure – Parc National des Pyrénées.

(*) Toponymie du Plo del Naou : Avant de me lancer dans une recherche sur Internet pour expliquer cette toponymie, j’ai pensé qu’elle serait plutôt facile à définir. Et j’ai le sentiment de m’être trompé. En effet, on trouve plusieurs définitions concernant les 2 mots « plo » et « naou ».

Le toponyme « Plo » signifierait un « terrain plat » ou un  « terrain dégagé » ou un « terrain stérile » dans certaines régions et un « terrain uni et peu incliné » dans d’autres et finalement un « endroit plat » voire « parfois plat et élevé » en occitan. En Bretagne « Plo » ou « Plou » signifierait une « paroisse », mais ici nous ne sommes pas en Bretagne alors oublions cette explication. Enfin dans certains lieux, il signifierait un « puit ».

Le toponyme « naou » a lui aussi plusieurs significations. C’est déjà le nom d’une rivière de Gironde dont la signification n’est pas définie sur Wikipédia. En Bretagne, il s’agit d’ « une pente ». En Gascogne, c’est « un lieu encaissé » voire « une dépression », une « petite vallée »  un « couloir  ou un  « fossé ». Dans certaines régions, Hérault notamment, mais plus globalement dans le Midi, il signifie « haut » et on le retrouve écrit « Naout » comme j’avais déjà pu l’expliquer dans cette randonnée en pays Fenouillèdes intitulée « Le Sarrat Naout (1.310 m) et Gatespa depuis le Col Bas (1.035 m) à Rabouillet ». En région basque, si « la dépression » est également présente, il peut aussi signifier  « neuf, naïf ou niais » avec d’autres variantes dans la manière de l’écrire « nau » ou « neu » par exemples. Cette notion de « neuf », on la retrouve plus globalement en Gascogne. La notion de « sommet » voire plus simplement « d’être au-dessus » est parfois citée dans l’est de la France mais aussi en gallois.

En conclusion, et si on tient compte du lieu, il est probable que « Plo del Naou » signifie « le plateau neuf » ou « plateau nouveau » voire « la plateau ras ».

(**) Les vautours-fauves : Un accident ça arrive, et nous en verrons un dès le lendemain, au pied du col du Tourmalet ,  attirant en quelques minutes plusieurs dizaines de vautours, voire peut-être deux ou trois centaines. En quelques minutes,  ce fut la curée autour d’un pauvre mouton qui s’était sans doute blessé ou au pire cassé une patte en franchissant un fossé trop profond et trop pierreux. Le sang les attirant comme des mouches (il devait y en avoir aussi), ce malheureux animal se transforma en un quartier de viande presque aussi vite qu’il ne me le faut pour l’écrire. Sachant très bien qu’ils ne mangeront pas tous les jours à leur faim, ils déchiquètent leur proie à tour de rôle, sachant que le partage est aussi un des moyens les plus sûrs pour perpétuer leur espèce. 

 

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D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs chansons provenant d'une compilation trouvée sur YouTube et intitulée "Paris Night Chanson-1960's Vintage French Café Music (Romantic Love Songs)" sur la page d'Atelierchanson. 

D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)
D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Il y a une expression très ancienne mais bien connue quand même qui dit « l’occasion fait le larron ». Ancienne car datant du Moyen-Âge et que l’on attribuait à des voleurs qui ne manquaient jamais une opportunité de commettre un larcin dès lors que cette possibilité se présentait à eux. Alors bien sûr, ici il n’est pas question de voleurs mais de simples randonneurs, en l’occurrence nous. En effet, en ce dimanche 17 août, nous démarrons une semaine de location dans un tout petit hameau de l’Ariège qui s’appelle Illier. Petit car avec ses 14 habitants en temps normal nous a-t-on dit. Beaucoup plus l’été car de nombreuses maisons sont des résidences secondaires ou locatives. En réalité, si le vrai nom administratif est Illier-et-Laramade, il s’agit bien de 2 hameaux bien distincts, Laramade étant au bas de la Vallée de la rivière de Vicdessos et Illier bien dessus, à 865m d’altitude. Or, à Illier passe un sentier de grande randonnée de pays (GRP) s’intitulant « Tour du pic des Trois Seigneurs ». Long de 77km, ce tour pédestre est réalisable en 4 à 5 jours selon les aptitudes. Alors bien sûr pas question de nous lancer dans un tel challenge, d’abord parce que nous ne sommes pas là pour ça, mais surtout parce qu’à nos âges ça ne serait pas très raisonnable de le faire sans une préparation sérieuse et mûrement réfléchie au préalable. Mais en faire un tout petit bout dans la journée pourquoi pas ? Voilà pour les larrons. C’est ainsi qu’est né cet aller-retour vers Orus, un autre hameau montagnard du même acabit qu’Illier car à 990m d’altitude et distant à vol d’oiseau de 2,7km seulement. Un peu plus par le GRP bien évidemment. « D’Illier à Orus A/R par le GRP Tour du pic des Trois Seigneurs », voilà le titre de ma balade. En ce 17 août et après une visite de Vicdessos et de son marché le matin, il est midi quand nous empruntons le sentier parfaitement indiqué juste à côté de la maison où nous logeons. Le départ s’effectue sous un ciel pâlot mais le risque de pluie étant nul, nous démarrons confiants. Comme souvent ici, la plupart des habitations sont des anciennes granges qui ont été aménagées au fil du temps pour devenir de vraies maisons. A leur fronton, on peut parfois lire la date de leur construction où la sécularité est toujours attestée. Si les dates du 19eme siècle sont les plus visibles, certaines sont du siècle précédent et cela vaut pour les deux hameaux. Le sentier reliant Illier à Orus est bon et souvent plutôt large car très bien débroussaillé sur ses bas-côtés. Il est vrai que ces derniers jours, c’était la fête dans le secteur et notamment à Vicdessos où un trail  a été mis au programme des festivités : Le Trail des Novis.  Long de 25km, il  emprunte le même sentier que celui que nous envisageons mais bien d’autres chemins aussi. Dès le départ ou presque, le sentier s’élève en forêt si rudement que nous sommes à la peine dès nos premières foulées. Si Dany marche plutôt correctement, moi j’essaie d’oublier mes difficultés dyspnéiques en étant à l’affut de la flore et de la faune que je tente de photographier. Si les fleurs sauvages se succèdent sans trop me freiner, la petite faune nécessite bien plus de temps et d’attentions. Cela m’oblige à flâner et ce rythme me convient parfaitement. Si la flore est bien présente, elle est parfois en souffrance d’un été qui ressemble étrangement à un automne bien trop précoce. D’ailleurs, tout autour de nous, les feuilles tombent sans discontinuer,  tapissant parfois le sol d’une belle épaisseur moëlleuse et roussâtre. Quant à la faune, elle se résume à quelques papillons, à de rares criquets et libellules et à quelques lézards. Les papillons seront les plus faciles à photographier même si le mot « facile » est à relativiser.  Les oiseaux sont assez peu visibles mais de temps à autre leurs chants les trahissent. C’est le bon moment d’être là pour les surprendre même si dans cette forêt touffu, il faut un peu de patience et énormément de chance pour parvenir à les immortaliser. Je n’en verrais qu’une petit douzaine au cours de cette balade, ce qui est très peu au regard de cette forêt de feuillus si belle, si épaisse et si diversifiée en essences multiples. Pas de doute, ici comme partout, l’avifaune est en fort déclin. Ici, même les moineaux semblent avoir  disparus de ces hameaux pourtant paisibles de prime abord. Ils sont, il est vrai, remplacés allégrement par des hirondelles qui sont là à Illier en très grand nombre mais pas à Orus. J’aurais donc tendance à penser qu’elles se regroupent pour partir en migration vers l’Afrique. Il y a des hirondelles de fenêtre et des hirondelles de rochers.  C’est toujours un magnifique spectacle de les voir virevolter dans les ruelles et au-dessus des toitures avant de venir se reposer contre les façades et les fenêtres des maisons, de préférence inhabitées. Le sentier, parfois muletier ; car pavé de grosses pierres ; lui continue de s’élever jusqu’au parvenir à un collet où les vues s’entrouvrent sur la Vallée du ruisseau de Vicdessos, un affluent de la rivière Ariège. Quelques regrets quand même. La météo toujours voilée a comme déposé comme une pellicule blanchâtre sur tous ces paysages, sans doute véritablement grandioses sous un grand ciel bleu. Secundo, la présence de pylônes à haute tension  qu’on oublie très vite car tout autour, ce ne sont que des montagnes, le plus souvent abruptes et magnifiquement boisées. Au loin, au fin fond de la vallée, le Massif du Montcalm dresse sa haute stature bosselée au travers d’un voile de brume. On peste de cette météo lugubre et il ne nous reste que la pensée pour imaginer combien tout cela peut être splendide par  grand beau temps. Puis on amorce un peu de descente avant d’arriver à un vieux moulin désaffecté mais totalement barricadé, sans doute par mesures de sécurité. Par une fenêtre ouverte, on peut encore apercevoir deux meules horizontales ainsi que le système d’engrenage et plusieurs éléments en bois ressemblant à une trémie et à un tamis. Un petit ruisseau explique sa présence ici.  Juste après le moulin, le sentier débouche sur une route bitumée qu’il faut emprunter vers la gauche. Peu après, et sur la droite, on retrouve le sentier balisé en jaune et rouge ; comme tout bon GRP . Il prend le relais de la route et mène vers l’entrée peu éloignée d’Orus . Minuscule cimetière, magistral calvaire et imposante église consacrée à Saint-Germain sont les premiers signes patrimoniaux assurément chrétiens de ce village perdu sur la soulane de cette vallée ô combien superbe.  Pas si perdu que ça désormais si je me fie au nombre de voitures stationnées dans la rue principale. Charmant, propret,  et copieusement fleuri , le hameau bourré d’étroites ruelles et enjolivé de quelques belles fontaines mérite une « généreuse » visite. Nous nous fixons comme challenge de parcourir toutes ses ruelles. Un challenge dont nous ne saurons jamais si nous l’avons réussi tant les venelles s’entrecroisent. La nôtre de visite va un peu s’éterniser, à la fois pour prendre un peu de repos et un en-cas avant de repartir, mais aussi parce que les Buddléias de David poussent ici à profusion dans de très nombreux jardins déjà amplement fleuris de bien d’autres fleurs multicolores. Or, ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les « arbres aux papillons ». Un pur régal pour moi qui n’a de cesse de tenter de photographier toutes les espèces de papillons possibles. Pas facile, car ici la profusion crée la confusion, et parfois même l’envie de procréation. Ça virevolte à tires d’ailes et en tous sens et faire une mise au point parfaite sur chaque spécimen différent devient une gageure. Finalement, je ne réussis pas à immortaliser toutes les espèces présentes mais comme le temps du retour vers Illier finit par arriver, je me vois contraint d’abandonner à regret cette « chasse » aux papillons essentiellement photographique. Voilà presque une heure que nous sommes à Orus et le temps du retour finit par arriver. Par bonheur, les longues montées de l’aller devenant des descentes, les déclivités sont moindres et le retour plus facile. Après 1h de flâneries supplémentaires, Illier est là. Dany part se reposer pendant que je continue mes découvertes intrigué et attiré que je suis  par 2 panonceaux « mystérieux » m’indiquant un « Camin dels Gassis » et un « Orry de la Carde ». Une fois encore, je m’enfonce dans une épaisse forêt à la recherche de la signification de ces noms énigmatiques mais hormis quelques terrasses en pierres sèches excessivement moussus  et un sentier forestier qui ne cesse de monter, je ne trouve rien de concret. La lassitude a raison de ma curiosité,  alors je finis par faire demi-tour.  Illier est de nouveau là, alors j’entreprends sa visite car arrivé la veille, je n'ai pas encore eu le temps de sa découverte. Tout comme à Orus, le village possède quelques jolies maisons et une église mais moins imposante. Elle est dédiée à Saint-Orens si j’en crois ce que j’ai lu sur le Net. Quelques maisons sont agencées d’un jardin fleuri surtout quand elles sont excentrées. J’ai même découvert un très haut palmier juste à côté de la maison que nous occupions, maison qui est presque mitoyenne avec l’église. Mais c’est surtout un ballet aérien qui continue de me scotcher. Tout comme ce matin,  les hirondelles des fenêtres et des rochers continuent leurs manèges perpétuels, ne prenant qu’un peu de repos sur la façade de l’église ou bien sur les avant-toits des toitures où quelques petits nids faits de boue sont parfois visibles. Puis elles repartent, s’engouffrant dans les venelles, rasant les ardoises des toitures puis voltigeant toujours plus vite et plus haut, se croisant et s’évitant dans un ballet aérien qu’elles maîtrisent avec une parfaite harmonie et une rigueur inégalée. C’est avec quelques images de cet incroyable spectacle que je termine cette agréable après-midi. C’est les vacances, il est temps que je parte me reposer.  Cet aller-retour a été long de 6,9km incluant la découverte des 2 hameaux pour un dénivelé positif de 177m. N'est pas inclus mon supplément vers le « Camin dels Gassis » et l'« Orry de la Carde » jamais trouvé. Le point culminant est à environ 1.035m juste avant un premier pylône THT.  Le plus bas est à Illier à 858m. Les montées cumulées ont été de 590m A/R. Carte IGN 2148OT Vicdessos- Pique d’Estats – Pic du Montcalm top 25.

Publié dans randonnée, ariège, flore, faune

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Les noirceurs de l'argent public. Un livre à lire.

Publié le par gibirando

Les noirceurs de l'argent public. Un livre à lire.

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Il y a quelques jours, j’ai fini la lecture d’un livre que j’avais acheté auprès d’une association qui s’appelle « Les Contribuables Associés ». Ceux qui me suivent sur Mon Journal Mensuel en ont entendu parlé. Personnellement,  ça fait déjà quelques années que je les épaule par de petits dons que je déduis de mon impôt sur le revenu mais aussi par l’achat de livres ou autres revues toujours très intéressantes car instructives et je dirais même éducatives. Une fois ces dons déduits, avec ceux de quelques autres associations qui me tiennent à cœur, voilà maintenant plus de 25 ans que je ne paye plus d’impôts sur mes revenus. Alors certes, ces versements sont toujours supérieurs aux impôts que j’aurais normalement payés, puisque l’on ne peut déduire que 66% des dons versés (dans la limite de 20% du revenu imposable), mais j’ai en contrepartie le bénéfice de savoir où va mon argent et quel usage il en est fait. Ce qui est très loin d’être le cas quand c’est l’Etat qui le dépense.

Si je vous dis tout ça, c’est parce que j’ai toujours eu le sentiment que l’argent de nos impôts et de nos taxes étaient en grande partie mal utilisé, fréquemment gaspillé, souvent dilapidé, parfois détourné et parfois même carrément jeté par les fenêtres. Et là, je reviens au livre, puisque ce dernier s’intitule « Le livre noir de l’argent public-Les secrets d’un état en faillite(*) » et force est de reconnaître que c’est bien pire que je l’avais imaginé !

Je croyais savoir beaucoup de choses sur ces sujets sociétaux et finalement je n’en savais que le 10eme, tant ce livre est une mine de découvertes plus affolantes car surprenantes que vous ne pourriez l’imaginer. Voici quelques exemples cités dans ce livre.

  • Plus d’un euro sur trois dépensés par l’Etat est financé par un crédit. Reportez cet état de fait à votre propre budget et vous admettrez très vite que la situation n’est pas tenable. Vous dépensez tous les mois 3.000 euros dont 1.000 euros proviennent d’un crédit constamment renouvelable et renouvelé. Et c’est donc une situation qui ne peut que s’aggraver très vite si de nouvelles sources de revenus et donc de richesses ne sont pas trouvées. L’économie de la France périclitant sans cesse, pour les trouver, la solution la plus facile et la plus rapide est de taxer et d’imposer constamment les citoyens que nous sommes. Mais comme bien entendu ce n’est jamais suffisant, l’Etat est obligé d’emprunter moyennant des intérêts qu’il lui faudra payer tôt ou tard, aggravant au fil du temps ses finances et donc ses possibilités de sortir du marasme, et donc les nôtres en même temps. C’est le chien qui tourne en rond en essayant de se mordre la queue et quel que soit le sens où il tourne c’est peine perdue. Le chien c’est la France et il est très noir.
  • A ce jour, chaque citoyen français du plus petit des nourrissons aux centenaires a un fardeau de 50.000 euros si on rapporte la dette par habitant et ce compteur qui ne cesse jamais de tourner dans le même sens.
  • Outre cette dette de 3.400 milliards figurant au bilan, l’Etat nous cache des dettes colossales dites « hors bilan ». Il s’agit d’engagements financiers de toutes sortes qui s’élèveraient à 4.188 milliards d’euros à fin 2023. Faites l’addition, c’est vertigineux. Le livre en présente une petite liste.
  • En 2025, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes 2024 de la branche « Famille » de la Sécurité Sociale après avoir découvert un trou béant de 6,3 milliards d’euros. Une grande partie de ce trou était consécutif à des fraudes, à des erreurs et à des contrôles insuffisants voire carrément absents. Le livre détaille quelques cas très significatifs.
  • 81% des français estiment que l’argent des impôts est mal utilisé et avec ces quelques exemples déjà cités comment leur donner tort ?
  • Les fonctionnaires français soit 5,8 millions d’agents coûtent à eux seuls 12,4% du PIB soit plus de 362 milliards d’euros annuellement. En Allemagne c’est 7,9% du PIB et leurs services publics marchent bien mieux que les nôtre et notamment leurs hôpitaux et leurs écoles.
  • En terme d’éducation, la France ne cesse de décrocher dans les classements internationaux -Etude PISA, moyenne OCDE, enquête PIRLS ou TIMSS, etc…. A cette descente « savonneuse » éducative , il faut noter conjointement une montée de l’insécurité avec des violences de plus en plus préoccupantes et un temps perdu à enseigner qui ne cesse de grimper au fil des ans, à cause notamment des absences des enseignants de plus en plus nombreuses et plus longues. Rien de vraiment positif quant à l'avenir !
  • Entre 2013 et 2023, ce sont 43.500 lits d’hospitalisation qui ont été supprimés soit plus de 10% de l’offre de soins et ce n’est pas faute de patients de plus en plus nombreux.
  • En 2024, les seuls transports médicaux ont explosé pour atteindre 6,7 milliards d’euros. Un record pas toujours clairement identifié par les trop nombreuses officines chargées des contrôles.
  • La Cour des comptes estiment les fraudes à l’Assurance Maladie à 4,5 milliards d’euros. 27% seraient commises par des professionnels de santé représentant 68% de la somme. Quelques exemples sont cités dans le livre.
  • L’Aide Médicale d’Etat (AME) réservait aux immigrés en situation irrégulière a coûté 1,4 milliards d’euros en 2024. Elle s’ajoute à la Protection Universelle Maladie (PUMA) où les ardoises laissées par les bénéficiaires étrangers ne cessent de grossir avec 159 millions d’euros entre 2016 et 2021.
  • Etc, etc…………..

Voilà quelques exemples parmi bien d’autres mais comme il y en a des centaines, il est préférable que vous lisiez ce livre que je vous recommande vivement. (Publicité totalement gratuite). Outre ces constats alarmants, l’auteur apporte de nombreuses solutions encore jamais tentées par nos gouvernants.

« Il ne s'agit pas de se retrancher du monde, de s'enfermer dans une tour d'ivoire, il faut tout savoir, être informé de tout et pourtant rester critique comme si on ne savait rien. »  Lao Tseu, sage chinois ayant vécu aux IVème ou Vème siècles av. J.-C .

 

(*) Livre écrit par Jean-Baptiste Léon, journaliste et directeur des publications de l’association Les Contribuables Associés. Editions HUGO DOC.

 

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La France disloquée ou quand le papillon devient larve.

Publié le par gibirando

La France disloquée ou quand le papillon devient larve.

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En septembre 2024, je vous faisais part de mon inquiétude quant aux divisions politiques de la France, divisions qui étaient le reflet des fragmentations de notre société. A l’époque, cette inquiétude était consécutive aux récents résultats des élections législatives que le président Macron avait provoquées en procédant à la dissolution de l’Assemblée Nationale en date du 9 juin 2024. Au regard, d’une France colorée que Wikipédia avait proposé sur son site pour présenter ces résultats, j’avais intitulé mon article « Le puzzle le plus difficile du monde ? ». Je ne m’étais guère trompé en annonçant cette impossibilité d’avancer dans la construction de ce puzzle qu’était la France. On connaît la suite, avec depuis, 4 premiers ministres qui se sont succédés à essayer de le faire (Attal, Barnier, Bayrou et Lecornu) et autant de gouvernements dans une France devenue irréconciliable, ingérable, ingouvernable, irréformable et carrément à l’arrêt voire en recul quant aux problèmes énormissimes qui se posent à elle. Je ne vais pas m’étendre sur ce terrible drame dont a été victime cette pauvre petite fille de 11 ans prénommée Lyhanna mais il est le reflet de ses dysfonctionnements dont la France est désormais coutumière, dysfonctionnements entraînant peu à peu notre pays dans des abîmes dont on ne voit jamais le fond. Mais là n’est pas mon propos, même si tout semble lié à cette politique désormais si peu fiable car si friable. On sait que Lecornu a dû sa survie comme premier ministre au fait qu’une majorité de socialistes aient préféré ne pas voter la censure contre quelques promesses qui n’ont eu qu’un seul effet : « la stagnation ! ». Or c’est bien cet immobilisme récurrent qui fait que la France n’avance plus et bien évidemment recule dans de nombreux domaines dont la liste ne fait que se rallonger au fil des ans. Enumérer ces problèmes équivaut à faire la liste des mots qui font qu’une nation est grande ou ne l’est pas : industrie, agriculture, commerces, éducation, santé, qualité des services publics, autorité, sécurité et justice, pouvoir d’achat, pauvreté, emplois, souveraineté. Or comment ne pas reconnaître que tous ces mots vont mal ou sont négatifs ? Que des socialistes aient permis cette situation bloquée ubuesque est un comble dans une assemblée censée représenter le peuple quand on sait que ces derniers ne représentent que 11% des députés. C’est donc un président en fin de vie, un gouvernement moribond qui gouvernent une France très malade et dont les soins palliatifs se résument à se faire prêter 300 milliards d’euros annuellement pour faire face à un déficit devenu chronique depuis 1975, à rembourser les emprunts arrivant à échéance, à payer un fonctionnariat qui n’a de cesse de grossir sans pour autant être performant  et à payer les intérêts de notre dette colossale s’élevant désormais à 3.500 milliards d’euros, soit plus de 50.000 euros par habitant.  A eux seuls les intérêts annuels de la dette représentent désormais 65 à  70 milliards et vont devenir très vite le premier poste de dépenses de ce budget tant espéré et établi sous les contraintes. Si la France était une entreprise, elle aurait déposé son bilan depuis belle lurette et aurait disparu. Depuis 2024 et ses élections législatives, rien n’a vraiment évolué favorablement et les dernières élections municipales ont également démontré cette dislocation de la société française. Aucun chiffre n’étant donné par parti politique ; de nombreux maires se présentant sans étiquette ; on a vu des partis globalement heureux de leur résultat respectif ainsi :

  • le P.S a été content d’observer une consolidation de leur score dans plusieurs bastions urbains.
  • le L.R a été satisfait de résister dans les villes moyennes dont il avait déjà la gestion ;
  • le R.N a pas mal progressé dans bons nombres de communes.
  • LFI et les écologistes ont été globalement satisfaits malgré des résultats parfois contrastés.
  • Seul le camp macronien a fortement faibli dans de nombreux territoires.

Voilà grosso-modo, ce que l’on peut lire dans les différents comptes-rendus de ces élections.

 

Ainsi quand une majorité de partis politiques sont contents de leurs suffrages obtenus, c’est bien qu’ils sont morcelés et que les français le sont aussi dans leurs choix politiques.

Cette dislocation se retrouve désormais dans le nombre de candidats désirant se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2027. Elle démontre si nécessaire cette impossibilité de se rassembler et de proposer des solutions collégiales aux problèmes gigantesques qui se posent à la France. A l’instant où j’écris cet article, ils sont déjà une bonne trentaine à s’être plus ou moins déclarées. En voici la liste connue sans doute non exhaustive à un an de l’élection : Bruno RETAILLEAU (L.R), Edouard PHILIPPE (Horizons), David LISNARD (Nouvelle Energie ex-L.R), Xavier BERTRAND (Nous France-ex L.R), François RUFFIN (Debout ! ex-LFI), Nicolas DUPONT-AIGNAN (Debout La France), François ASSELINEAU (UPR), Jean-Luc MELENCHON (LFI), Clémentine AUTAIN (EcoS-ex LFI), Jérôme GUEDJ (PS), Raphaël GLUCKSMANN (Place Publique), Bernard CAZENEUVE (La Convention -ex PS), Florian PHILIPPOT (Les Patriotes-ex-FN), Dominique de VILLEPIN (La France Humaniste), Marine TONDELIER (Les Ecologistes), Gabriel ATTAL (Renaissance), Fabien ROUSSEL (PCF), Yannick JADOT (Europe Ecologie-Les Verts), Nathalie ARTHAUD (Lutte Ouvrière), Marine LE PEN (R.N). Éric ZEMMOUR (Reconquête !) et Gérard DARMANIN (Renaissance) ne se sont pas encore déclarés mais nul doute qu’ils seront candidats. Désolé si j’en ai oublié mais on a le sentiment que chaque journée engendre un nouveau candidat.

Au regard de toutes ces personnalités et de la ligne politique que l’on connaît d’eux, force est de constater qu’ils sont le reflet même de ces fractures et de ces divisions que l’on retrouve dans notre société. Nombreux sont ceux qui ont quasiment les mêmes idées politiques mais malgré ça ils sont incapables de s’accorder et de trouver des solutions collégiales et au mieux communes. Leur égo prend-il le pas sur l’intérêt général de la France et des Français ? On est en droit de se poser la question, et même d’y répondre « oui », tant tout cela ressemble à une démagogie nauséabonde et laisse très flou l’avenir de la France. Pire encore, on se demande si tous ces possibles candidats prennent conscience de cet avenir et des solutions radicales qu’il faudra prendre pour que la France se redresse et retrouve au plus vite une souveraineté indispensable à ce redressement et une autorité efficace face à une insécurité grandissante, à des émeutes récurrentes et à des trafics, vols, viols, meurtres et incivilités en tous genres mais en tous cas n’ayant jamais été aussi élevés dans notre pays. Nos forces de sécurité (policiers et gendarmes) sont désormais dépassées car en net sous-effectif par rapport aux nombre de délinquants à gérer. Ainsi, je connais très bien un policier de la brigade des mœurs qui devait gérer en permanence 200 dossiers sous peine d’être déclaré responsable si un de ses dossiers venait à tourner au vinaigre avant que son enquête ne soit clôturée. Résultat, il a demandé et obtenu sa mutation dans un autre service moins risqué. Voilà où nous en sommes et là encore on comprend mieux l’affaire Lyhanna et les dysfonctionnements survenus. Nos policiers et gendarmes n’arrivent plus à suivre ce système qui ne cesse de s’emballer. Nos prisons sont archipleines, et donc loin d’être suffisantes, mais aussi gangrénées de l’intérieur et donc difficilement gérables convenablement. Là aussi, nos braves gardiens de prisons ont les pires difficultés à assumer ce que l’on attend d’eux, à savoir nous protéger de tous ces malfrats. Comment rétablir une sérénité dans le pays et dans nos finances quand on est incapable de l’assurer devant nos portes et dans nos prisons ? Comment envisager un redressement face à de telles divisions ? Comment envisager de profondes réformes dans une telle situation et alors que l’Europe prend des décisions à notre place et que le syndicats sont tout puissant alors que leurs adhérents sont si peu nombreux ? Oui comment faire tout ça alors que nos frontières sont devenus des passoires et que tous ceux qui rêvent d'un avenir meilleur, ont les yeux rivés vers la France, pays où les aides sociales sont innombrables et à la portée du premier venu, sans oublier que les fraudes fiscales et sociales se chiffrent en milliards. Oui, tous ces candidats qui se présentent ont-ils conscience que de très nombreux présidents ont commencé assez hauts dans l’opinion publique pour finir toujours très bas, y compris De Gaulle que l’on cite pourtant et désormais comme un modèle parfait de gouvernance ? Au regard de tout ce qu’il a entrepris, il l’était, et malgré ça il a préféré démissionné face à une vox populi déjà divisée et souvent belliqueuse à son encontre. Or, à cette époque, les partis politiques étaient moins nombreux et de ce fait, les fractures étaient moins importantes. Quant à l’immigration et à ses conséquences, elles étaient très loin de ce que l’on connaît aujourd’hui. Oui, la France a toujours été difficile à gérer et l’énorme dislocation qu’elle vit aujourd’hui, engendrée par une déchristianisation manifeste et l’arrivée de nouvelles populations aux confessions et aux coutumes différentes n’a fait qu’amplifier cette fragmentation de notre société. Jérôme Fourquet, analyste ô combien éminent de la société française nous avait constamment prévenu au travers de ses livres (*).  

Si des hommes de sciences ont su réduire les fractures osseuses, à les réparer, personne n’a encore trouvé de solutions aux dislocations d’une société, or celles de la France sont désormais bien ancrées. Qui arrêtera cette métamorphose inversée qui est en train de faire de la France une larve immobile, au mieux rampante, incapable de se tenir debout, alors qu’elle a su être jadis un joli papillon, un monarque glorifié et respecté ?

 

(*) L’archipel français (2019), Le nouveau clivage (2020), La France sous nos yeux (2021), La France d’après (2023), Métamorphoses françaises (2024)

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Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.

Publié le par gibirando

En agrémentant cette vidéo de plusieurs musiques, j'ai voulu rendre hommage à 2 immenses compositeurs américains qu'étaient Ray Evans et Jay Livingston pas suffisamment connus et pourtant quel incroyable répertoire ils possédent tous les 2. "Mona Lisa" par l'accordéoniste et musicien écossais Dave Cormack, "Harlow/Lonely Girl" par le trompettiste Neal Hefti, "Que Sera Sera" par le violoniste André Rieu et l'Orchestre Johann Strauss, "Tammy" par Bruno Mantovani et son orchestre, "Maybe September" par Percy Faith et son orchestre, "Never Let Me Go" par le pianiste Ellis Marsalis Jr. 

Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.
Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.

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Cette randonnée que je vous propose ici est une version un peu plus réduite et donc moins difficile que celle généralement intitulée « Le Chemin de l’eau et du fer à Fuilla » (Visorando). Nous avons gardé l’eau mais laissé tomber le fer. Je l’ai donc naturellement dénommée « le Chemin de l’eau de Fuilla à Sahorre par le canal d’irrigation ». Le retour vers le départ à Fuilla-del-Mig s’effectuant par des chemins plutôt faciles longeant assez souvent la rivière La Rotjà. Ici, l’eau est donc très souvent présente et justifie pleinement l’intitulé. Quant au canal d’irrigation, il y en a en réalité plusieurs qui se succèdent assez disparates, car faits de bric et de broc, certains tronçons ayant été creusés à même la terre, d’autres cimentés ou enrobés d’acier galvanisé, certains en PVC et d’autres carrément grillagés servant de passerelles. Le plus souvent, un bon sentier longe ces différents canaux et ce, jusqu’à Sahorre. Le parcours est donc en général plutôt facile même si certaines petites sections pas toujours agencées convenablement demandent attention et prudence. Il est 9h30 quand nous rangeons notre voiture sur un parking de Fuilla-del-Mig sous un firmament magnifiquement bleu. Malheureusement, la météo sera capricieuse car le ciel deviendra trop vite laiteux jusqu’à finir carrément grisâtre. Ne connaissant pas le départ, j’ai pris soin d’imprimer le topo PDF trouvé sur Visorando et je garde cette application allumée sur mon smartphone. Ainsi tout devient plus facile. Nous passons devant le beffroi et comme indiqué empruntons le Cami de Serdinya. Le balisage est jaune et le parcours franchit un premier ruisseau « le Correc des Cabanes ». Le chemin se poursuit à droite, passe devant l’immense hangar d’une ferme. A partir de là, je surveille le tracé de mon smartphone car il faut délaisser le balisage et prendre un autre chemin entrant dans un bois de chênes. Le chemin devient sentier et parvient à des tertres argilo-caillouteux. Il s’élève puis redescend jusqu’à atteindre le canal. Nous y sommes et le but est de ne plus quitter ce tracé longeant les canalisations et ce, jusqu’à Sahorre. Comme toujours, j’essaie à la fois d’être attentif au parcours sans pour autant oublier la flore et la faune. Si la flore est très facile à immortaliser, la faune, elle, est plutôt remuante et réclame plus de patience et de réussite. Cette dernière prend les traits de très nombreux papillons et libellules et de quelques oiseaux, les clous de cette balade étant la vision d’un écureuil roux et d'un surprenant chevreuil que je réussis pas chance à immortaliser avant qu’il ne détale dans des broussailles comme s’il avait vu des diables. Parmi les papillons, notons que les deux espèces les plus visibles sont les Tabacs d’Espagne et les Amaryllis. Quand aux libellules, deux espèces sont particulièrement présentes tout au long du canal : les Caloptéryx vierges et les Cordulègastres annelés.  Si le canal se faufile le plus souvent en sous-bois, il faut profiter de chaque petite fenêtre ou de chaque vraie ouverture pour observer les panoramas. Ces derniers donnent le plus souvent vers le Canigou et la vallée verdoyante de la Rotjà, malheureusement sous un ciel opalin estompant les contrastes et appauvrissant les clichés. Malgré cette météo peu idéale, la journée reste agréable au sein de ces décors où la ruralité n’est pas un vain mot. Jolies campagnes, prairies verdoyantes, vergers et forêts olivâtres aux tons nuancés se succèdent pour le plaisir des yeux et des autres sens. A Sahorre, on quitte définitivement le canal en empruntant le chemin de Fontanelle traversant le quartier du Faubourg. Le but étant de rejoindre la D.6 ou route de Fuilla que l’on descend à gauche jusqu’après le cimetière. Là, il faut quitter la route au profit du Chemin des Mines partant à droite. Un pont enjambe la Rotjà. Guère plus loin, on laisse sur la droite la station d’épuration et on continue le chemin le plus évident. 350m après la station d’épuration, on délaisse le chemin qui continue tout droit au profit d’un autre partant à droite. Ce chemin est parfois mentionné sur les cartes comme étant une ancienne voie ferrée. Pour nous être trompés, celui de gauche mène à un cul de sac aux lieux-dits Mas Paulo et Elevage de la Rotjà, alors mieux vaut l’éviter même si se rétablir sur l’autre chemin sans faire demi-tour est assez simple. Le bon chemin, lui, est rectiligne et souvent en sous-bois. Il faut le poursuivre jusqu’à hauteur du Mas Favre puis se diriger vers ce dernier. Ici, on retrouve le tracé d’une autre randonnée faite en avril 2022 et intitulée « Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla ». Cette partie terminale pas du tout désagréable est balisée. Elle permet de découvrir une belle partie des hameaux, quelques chemins creux et autres petits canaux bien charmants. Il suffit de suivre l’itinéraire balisé en passant par Fuilla d’Amont puis poursuivre jusqu’à Fuilla du milieu où l’on retrouve sa voiture laissée au parking. Par inattention, nous nous sommes trompés juste avant l'arrivée aussi est-il préférable de garder son GPS allumé voire son smartphone. Nous avons terminé cette agréable journée par une visite et des boissons consommées aux Cabanes de Carine. Il s’agit d’une jolie boutique au bord de la route où la sympathique Carine présente ses objets en bois qu’elle fabrique artisanalement avec talent. Nichoirs et mangeoires de toutes sortes pour passereaux y sont les principaux articles vendus. Vous l’aiderez en achetant ces œuvres et en prenant une consommation finalement pas plus chère que dans n’importe quel autre bistrot. Cette randonnée a été longue de 10,7km pour des montées cumulées de 491m. Le dénivelé est modeste puisque de seulement 153m entre le point le plus bas au départ de Fuilla del Mig à 544m et le plus haut à 697m près du Ravin de Lassade et de Restagninès. Carte IGN 2349ET Massif du Canigou Top 25. 

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Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est intitulé de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube Intitulée "Emotional Violin & Piano - Romantic Classic Music" proposée par The Musical and Universal

 Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.
 Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.

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En ce mardi 22 juillet 2025, quand Dany et moi quittons notre domicile, nous avons un double objectif : aller randonner tout en essayant de le faire dans un endroit rafraichissant et agréable. De mon côté, inutile de préciser que j’en ai un troisième consistant à prendre un maximum de photos de tout ce que nous allons découvrir : jolies faune et flore et beaux décors. La journée s’annonce radieuse, et donc chaude, et nous avons fait en sorte de ne rien improviser. La veille, j’ai donc préparé nos objectifs consistant à partie vers les étangs des Esquits depuis le Pla des Avellans avec retour en boucle. Concernant ce retour, j’ai gardé sous le coude l’idée de rallonger la distance selon la forme physique que nous aurons au fil de notre cheminement. Ainsi est née cette balade que j’ai intitulée « Les Etangs des Esquits depuis les Avellans, retour Pla de Barrès ». Comme le nom l’indique, tout se passa pour le mieux, puisque finalement, nous poussâmes notre retour en longeant le fleuve Têt jusqu’au Pla de Barrès, là où le matin même nous avions laissé notre voiture pour prendre la navette. Eh oui, pendant toute la saison ; de mai à octobre ; mais pour le bonheur de tous et de la Nature en particulier, et parce que la surpopulation est quasi quotidienne, il y a cette obligation de prendre la navette pour accéder au secteur des « Bouillouses ». Nous, dans ce cas précis, nous n’avons pris qu’un billet aller simple « Pla de Barrès – Pla des Avellans » pour la modeste somme de 10 euros. Il est 9h45 quand nous rangeons notre voiture. Le parking, pourtant très vaste, est déjà copieusement rempli. Une petite file d’une trentaine de personnes s’étire déjà devant le kiosque de la billetterie. Quant au premier bus qui arrive pour prendre les visiteurs, il ne sera pas pour nous, et nous sommes contraint d’attendre le second. Je mets à profit cette attente pour prendre mes premières photos et notamment les fleurs les plus visibles que sont un Aconit napel et un Aconit anthore. Si le premier est assez commun, le second est plus rare mais les deux sont d’une toxicité qui peut s’avérer mortelle. Alors attention surtout pour les enfants. Aucune antidote n’est connue. Nous montons dans la navette à 10h15 et dix minutes plus tard nous voilà déjà aux Avellans. D’emblée, un panonceau directionnel annonce diverses directions. La nôtre, direction le lac des Bouillouses est mentionné pour 5,5km et 2h. Nous n’irons pas si loin. Ici, les fleurs sont déjà innombrables mais comme nous aurons à revenir par-là, je n’en photographie que quelques-unes. Nous enjambons le fleuve Têt tout en traversant la prairie direction le bâtiment des télésièges. Le sentier est situé juste derrière, parfaitement indiqué : « Lac des Bouillouses 4,8km 1h40 ». Il n’est pas très bon, avec très souvent des pierres et des racines mais aussi très irrégulier en terme de terrains. Il en sera ainsi une bonne partie de la journée, mais il faut l’accepter et faire avec, car la montagne ne sera jamais une autoroute. Dans l’immédiat, il présente l’avantage de cheminer à l’ombre d’une forêt de pins à crochets. Après quelques virages et montées, le sentier rejoint le GR.10. C’est un chemin plus large que le sentier précédent mais il s’élève aussi et pas vraiment plus agréable à cheminer non plus. L’élévation continue ainsi jusqu’à l’étang de La Pradeille (Estany de la Pradella). Entre les deux, plusieurs papillons, deux pinsons et quelques jolies fleurs ont été immortaliser venant compléter les clichés pour mon reportage. L’arrivée au premier étang est bien évidemment synonyme d’une pause conséquente puisque les deux prévus au programme ; avec l’Etang Noir (d'en bas) ; constituent le but principal de cette randonnée. Ici, les décors changent, s’entrouvrent. Les pelouses au bord de l’étang sont idéales pour poser nos fesses et reposer nos jambes. Il est midi et cette marche tout en montée et pas toujours facile ; 250m environ de déclivité ;  nous a ouvert l’appétit. Le panier-repas emporté est le bienvenu. La flore est nouvelle aussi, tout comme la faune. Les premiers à faire les frais de ma passion pour la photo sont les canards colverts que j’ai toujours vu très nombreux ici à la bonne saison. Les seconds, nettement plus petits, mais aimant autant l’eau sont des Odonates que l’entomologiste néophyte appelle « libellules ». Il y en a beaucoup et de plusieurs espèces car c’est la grande saison des amours. Ils ne sont là à proximité des étangs que pour ça : se reproduire. Après une longue pause, le chemin continue à droite en direction de l’Etang Noir (Estany Negre), la distance entre les deux étant relativement modeste. Ici aussi, les Odonates trouvent un biotope à leur goût car ça volètent de tous côtés et dans tous les sens. Cette fois-ci, la pause est presque essentiellement consacrée à tenter d’immortaliser toutes ces petites bestioles quand elles veulent bien se poser. Nous repartons, une fois encore à droite de la berge de l’Etang Noir, (pas d'indication sur les panonceaux directionnels) mais cette fois-ci dans des conditions plus compliquées car le sentier est biscornu, broussailleux par endroits et les rochers peuvent s’avérer glissants. Rocailleux, il s’élève un peu , redescend, s’élève de nouveau,  jamais plus d’une vingtaine de mètres mais toujours aussi alambiqué car les découvreurs de sentiers n’ont jamais rien trouver d’autre ou de mieux pour en faire le tour. Passé cette petite car courte difficulté, le chemin redescend en forêt en direction du fleuve Têt dans ce lieu-dit au nom étonnant car dénommé « l’Accordéon ». Ici les seules musiques qui prédominent sont les chants de divers oiseaux pas toujours visibles malheureusement. Même mes appeaux restent ici sans réel résultat. Je ne peux compter que sur la chance. Si les étangs sont désormais assez loin, le sentier est le plus souvent en sous-bois et presque constamment humide. Il faut donc redoubler d’attentions quand ce dernier est pierreux voire carrément rocheux. Cette humidité attire de très nombreux papillons que l’on voit biberonner le sol en quête des sels minéraux indispensables à leur reproduction et donc à leur survie. De nombreux champignons sont visibles. Dès lors que la Têt est atteinte, on est surpris par ses faibles dimensions ; tout juste 3 à 4m de large et 10 à 30 cm de profondeur tout au plus ;  et à son aspect excessivement rocheux. Après cette apparence modeste mais quelque peu torrentielle, le fleuve retrouvera son calme plus loin, dans la zone humide du Pla des Avellans. Ici, au bord du fleuve, les fleurs que j’avais volontairement oubliées au départ ce matin réapparaissent. Il y a en beaucoup et il va en être ainsi jusqu’au Pla de Barrès. En effet, au Pla des Avellans, 3 solutions s’offrent à nous : reprendre la navette et terminer, la prendre plus loin au lieu-dit « Les Bordes – 4km -1h10 » ou bien marcher jusqu’au « Pla de Barrès – 7km - 2h ». C’est donc cette dernière solution que nous choisissons car nous connaissons bien les chemins restant à parcourir qui sont nettement meilleurs à cheminer et sans réelle difficulté. Cette connaissance tient au fait que nous les avons déjà parcouru en 2 occasions visibles sur mon blog et qui ont pour noms : « Les Berges de la Têt depuis Les Estanyols (Bolquère) » et « Le Pla des Avellans depuis Bolquère/Pyrénées 2000 (parking Les Estanyols) ». A ces bons côtés, s’ajoute le fait que nous allons longuement longer la Têt avec cet aspect rafraîchissant que nous sommes venus chercher aujourd’hui. Dany trouvera ces derniers 7 kilomètres un peu trop longs et monotones à son goût mais il est vrai que pris par mes passions de la photo,  de la flore et de la faune, le temps peut paraître moins long. Par bonheur, plusieurs arrêts dont certains les pieds dans l’eau viendront atténuer pour elle cette langueur et son envie d’en finir. Il est 17h quand le camping du Pla de Barrès se fait visible. Beaucoup de monde ici comme toujours. Dany est un peu exténuée et mérite bien une boisson fraiche et une crêpe que je propose de lui offrir. Elle accepte cette agréable offrande et profitons ainsi de cette fin de journée exceptionnelle. Ainsi se termine cette superbe randonnée. Elle a été longue de 13,450km pour des montées cumulées de 493m et des descentes de 549m. L’altitude maximale à 1.970m est toute proche de l’Etang de La Pradeille. La plus basse à 1.649m est proche de l’arrivée au Pla de Barrès, soit 321m de dénivelé. Ici 2 communes auront été principalement cheminées : Bolquère située en Cerdagne et la Llagonne située elle en Conflent. Leur limite entre-elles la plus longue étant notamment la Têt.  On pourrait presque en rajouter une troisième puisqu’un bout de l’Etang de La Pradeille est sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes en région Cerdagne également. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top 25.

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La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de chansons et musiques en hommage au chanteur Gérard Berliner décédé bien trop jeune en 2010 à l'âge de 54 ans. Elles ont pour titre : "Louise", "Voleur de mamans", "Pour t'oublier", "Louise" version instrumentale à l'harmonica par Zazapat puis enfin "Aimer c'est plus que vivre", chanson de son spectacle en hommage à Victor Hugo intitulé "Mon Alter Hugo"

La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.
La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.

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En ce 23 juin 2025, l’envie de marcher est là mais la canicule aussi. Que faire ? Finalement, je regarde la météo et un petit vent est annoncé. Entre 15 et 40km/h, il devrait rafraichir l’atmosphère une bonne partie de la journée. Je me décide pour une randonnée que j’ai sous le coude depuis quelques temps déjà. Elle consiste à partir depuis le centre de tri et de valorisation des déchets de Calce, site Arc Iris Sydetom 66, et de ce fait elle présente l’avantage d’être peu éloignée de chez moi. Après avoir garé ma voiture devant l’entrée du site industriel, c’est carte et GPS en mains que je démarre direction « La Coma dels Llops (Lloups) , d’où le nom en français que j’ai donné à mon circuit : « La Combe des Loups ». Si ce lieu n’est pas des plus connus, il faut bien le reconnaître, son nom est joli et il est sur la carte la limite maximale que je me suis fixée. Je vais en faire le tour. Toutefois, mes objectifs sont tout autre et comme souvent ils concerneront la Nature avec un grand « N ».  Il est 9h30 quand je démarre. Le chemin part sur la gauche, direction le carrière de Pedrère ; ancienne carrière d’un calcaire dolomitique très particulier qu’on appelle « cargneule » ; puis un peu plus loin il me faudra grimper le Sarrat éponyme, direction le Mas de les Fonts. Des panonceaux directionnels étant bien présents dès le départ, je range le GPS au fond de mon sac à dos et la carte dans ma poche. D’emblée, 5 éléments entrent en action dans mes oreilles et mes visions. Côté vision, ce sont les industries qui se sont implantées à cet endroit sur un petit périmètre : le centre de tri et le site d’enfouissement bien sûr mais aussi les éoliennes, des pylônes THT et des champs de panneaux photovoltaïques que je ne vois pas mais dont je sais qu’ils ne sont pas très loin. Les seconds, plus petits, sont également visuels mais surtout assourdissants. Et si je les mets au pluriel , ce n’est pas sans raison car il s’agit des chants des cigales et des stridulations des criquets. Les premiers couvrant les secondes sauf si on prête vraiment attention. Ici, il y a les deux espèces de cigales bien présentes dans le Midi :  la  Cigale plébéienne ou Grande cigale commune (Lyristes plebejus) et la Cigale de l’orne ou Cigale grise (Cicada orni). Leur taille permet de les différencier très aisément. Leur chant est également différent mais dans ce tumulte ambiant, je défie quiconque de s’y retrouver et ce d’autant que les plébéiennes sont les plus nombreuses à une très large majorité.  Les seconds éléments, au pluriel également, sont le nombre incalculable d’Orthoptères (criquets et sauterelles) sautant devant moi à chacun de mes pas. Ce sont eux qui stridulent. Les connaissant pas mal désormais, je note des espèces bien différentes mais assez souvent avec des anatomies tirant vers le rouge, un peu comme si la chaleur ambiante les avait roussies au même titre que les plantes. C’est deux espèces d’insectes sont si nombreuses qu’il n’est pas rare de les voir sauter vers moi très souvent, s’accrochant parfois à mon tee-shirt ou à mon short. A la fin de ce circuit, 6 cigales m’auront tamponné le visage et quand ce sont les joues, le front ou les tempes, le choc est quelque peu cuisant sur l’instant. Par bonheur, la douleur disparaît très vite. Mes lunettes de soleil m’ont été bien utiles.  Enfin, et à un degré moindre,  mais étroitement liés, les fleurs et les papillons sont bien présents également. Je suis enchanté car pour être franc ;  et au-delà de l’envie de marcher ; c’est tout ce joli petit « monde » que je suis venu découvrir et donc photographier. Si le parcours prévu est assez facile à suivre jusqu’au col de Pesillà, au niveau du Sarrat de la Devèze que j’ai décidé d’emprunter, les choses se gâtent assez vite. En effet, je n’avais pas prévu qu’un terrible incendie ; celui de juillet 2022 ayant ravagé plus de 150 hectares dans tout ce secteur ; aurait raison du tracé envisagé. Si au début, je retrouve aisément le sentier puis même quelques cairns, les arbres calcinés ; pins et chênes verts le plus souvent ; mais bien d’autres buissons aussi ;  sont si nombreux à terre qu’ils finissent par former des obstacles infranchissables. Sans compter, les buissons qui ont repoussé depuis, sans se soucier si un corridor pédestre était là auparavant. Chercher mon chemin dans ce dédale noirâtre devient pénible. J’essaie mais en vain de trouver d’autres possibilités, mais GPS en main, je prends conscience que je m’éloigne du tracé prévu. Harassé par la chaleur et après mettre quelque peu entêté, je rebrousse chemin, direction le Mas de les Fonts que j'avais déjà découvert lors d'une précédente randonnée. Si un bon chemin y mène direct, je suis attristé d’y trouver un gros blaireau gisant les pattes en l’air. Je suis d’autant plus attristé qu’il s’agit de toute évidence d’une femelle et qu’avec son gros ventre elle paraît gestante. Aucune trace n’indique la cause de son décès mais de toute évidence il est récent. En arrivant au mas, l’ombrage d’un immense platane m’accueille pour le pique-nique finalement très apprécié. J’y suis d’autant mieux que tout ce secteur est bourré de passereaux que je tente avec plus ou moins de succès d’immortaliser. Il faut dire que c’est ici autour du hameau que l’humidité est la plus présente avec de nombreux fossés encore bourrés de fraicheur. Le mot « Fonts » signifiant « sources » ou « fontaines » atteste cet aspect aqueux, et ce depuis très longtemps puisque le site est attesté dès la fin du 9eme siècle quant au château il aurait été construit dès le 12eme siècle. Il y a même un petit ruisseau « La Coume Gineste » encore un peu mouillé à certains endroits suite au dernier épisode orageux. J’y découvre des fleurs étonnantes : une jolie Dauphinelle bleue et une Onagre rosée. Je quitte les lieux en laissant le mas sur la droite puis continue le chemin pour l’instant bitumé direction la Coma dels Llops. Le bitume de la route disparait et le chemin terreux devient piste DFCI. Ici, les vignobles et les oliveraies ont quelque peu servi de pares-feux. Au fil de ma progression, les paysages sont un peu moins calcinés et donc un peu plus verts. Ici dans ce secteur, il y a bien évidemment les vignes du domaine « le Château des Fontaines » mais pas très loin non plus celles du Domaine Gauby dont on dit qu’ils engendrent les meilleurs vins du Roussillon. A la côte 265, le chemin offre des vues vers le Domaine du Mas de la Dona et une centrale photovoltaïque. Il redescend contournant largement la Coma dels Llops où collines et combes se partagent l’espace. Au lieu-dit El Romanissar, une ferme en contrebas est visible ; c’est selon moi le Mas de la Dona.  Ici, un tracteur en train d’arracher des vignes donne aux décors déjà roussis par la sécheresse, un aspect totalement steppique. Le chemin s’élève sérieusement en direction du Sarrat d’En Bigorre. Là, je retrouve assez facilement une partie du parcours réalisé lors de cette balade intitulée « Le Chemin du Mas de Les Fonts depuis Calce ». Je connais bien le chemin menant au mas et la flânerie devient systématique. Elle est d’autant plus souhaitable que le thermomètre a grimpé lui aussi. Ne pas présumer de mes forces devient indispensable et ce d’autant qu’un coup d’œil sur mon bout de carte IGN me conforte dans l’idée que j’ai accompli la moitié du parcours seulement. Il l’est d’autant, que j’ai déjà bu un litre d’eau sur les deux que j’ai emporté et que je prends conscience que ce n’était pas suffisant. J’essaie constamment d’oublier cet état de fait en faisant de nombreuses pauses, en buvant souvent mais avec précaution, m’humectant simplement les lèvres parfois. Malgré ce modeste tracas, je continue à photographier tout ce qui mérite de l’être, c’est-à-dire la faune, la flore, le parcours et les paysages. Sachant que la mas et son château sont constamment fermés ; et je le regrette vivement ; je ne m’arrête que dans sa partie la plus basse pour finir mon sandwich et photographier les passereaux toujours très nombreux ici et notamment des pies-grièches à tête rousse et des moineaux. Avec la route asphaltée inévitable, la suite devient plus monotone jusqu’au panonceau directionnel « Camps d’En Manxa ». Là, il me faut tourner à droite et prendre un bon chemin qui s’élève un peu. Il file vers la « Carrière de Pedrère » et est donné pour une distante restante de 2,4km. Si pour moi cette ancienne carrière représente l’arrivée, ici l’industrie avec un grand « I » a largement remplacé cette petite exploitation de pierres datant du Moyen Âge. Elle a eu pourtant ses heures de gloire au sein du patrimoine local : La Loge de Mer et la cathédrale St-Jean-Baptiste à Perpignan mais aussi les remparts de la forteresse de Salses par exemples mais aussi bien d’autres sans doute. Dans quelques décennies, que restera-il de cette jolie Nature que j’ai vu aujourd’hui si les industries continuent à s’intensifier, si la végétation crame régulièrement et si la sécheresse sévit  ? Ainsi se termine cette randonnée que je ne regrette pas d’avoir accomplie mais que le randonneur quidam trouvera sans doute inappropriée en cette période si caniculaire. Faux-pas vers le Sarrat de la Devèze inclus, boucle originale qui devait me permette de voir le Mas de Les Fonts depuis les hauteurs puis au retour, j’ai parcouru une distance de 11,5km. Le dénivelé est de 124m entre le point le plus haut à 252m au Sarrat d’en Bigorre et le plus bas au départ à 128m. Les montées cumulées de 369m ne tiennent pas compte de mon égarement. Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.

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Flip ou l'humble histoire d'un chat hors du commun.

Publié le par gibirando

Flip ou l'humble histoire d'un chat hors du commun.

Flip en mai 2022 à Urbanya. Il avait selon son bon vouloir des yeux jaunes éblouissants.

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En ce 8 avril 2026, notre gentil Flip s’en est allé au paradis des chats. Les lumières éblouissantes de ses yeux se sont éteintes pour toujours. Nos cœurs sont déchirés car depuis cinq trop courtes années, il faisait partie intégrante de notre famille.  Si de nombreux chats ont accompagné notre vie, tous différents, mais tous toujours très agréables à vivre, Flip avait en sus et pour lui deux immenses qualités : une intelligence et une gentillesse hors du commun. Pour un chat bien sûr. Des qualités dont il était difficile de dire laquelle prenait le pas sur l’autre. Il les mettait constamment au service de ceux qui s’intéressaient à lui. Son intelligence était visible car il comprenait toujours et  sans peine tout ce qu’on lui disait. Par un drôle d’instinct qui semblait totalement naturel, il anticipait même certaines de nos réactions avant même qu’on les mette en œuvre.  Sa gentillesse était d’une telle évidence que tous ceux qui l’ont côtoyé peuvent en témoigner. On le caressait et lui seul décidait si ça devait s’arrêter. Quand ce n’était pas lui, on le voyait forcément déçu et même renfrogné que les câlins s’arrêtent ou bien il s’endormait sur nos genoux, histoire de décider et d’avoir raison de nous jusqu’au bout. Sous cet aspect-là, il portait bien son nom puisqu’en anglais le mot signifie « mettre à l’envers ». C’est donc son humble histoire que je vais vous conter ici. A l’origine, Flip était un des chats du vacher d’Urbanya dont le prénom était Philippe. Son véritable nom, nous ne l’avons jamais connu. En avait-il un d’ailleurs ?  Flip a donc été la contraction phonétique de ce chat que l’on appelait initialement « le chat de Philippe ».   Urbanya est un petit village du Haut-Conflent où nous avions acheté une maison secondaire en août 2010. Là-haut, Flip vivait entre le domicile de Philippe qui se trouvait sur le versant est de la vallée et la ferme-étable qui se trouvait à 500 mètres environ au-dessus de notre maison, mais versant ouest. Toutefois, dès le début de la bonne saison, accompagné d’un ou deux autres chats, Flip prenait son quartier là-haut à la ferme. C’était des chats de ferme ou de grange comme on les appelle communément.  Ils n’avaient d’autre but que de protéger la ferme, ses aménagements et les fourrages en chassant les rats, les souris, les musaraignes, les mulots et autres rongeurs très nombreux là-haut, ainsi que les oiseaux vivant dans les parages, ceci dans le but d’éviter tous les risques sanitaires possibles. Les rongeurs et les oiseaux étant souvent vecteurs de maladies aussi graves pour l’homme que pour les autres animaux, et notamment les veaux et leur mère car telle était la destination de cette ferme d’élevage.  Si j’ignore la façon dont Flip s’est comporté à cette époque-là, avec nous il n’a jamais eu un quelconque aspect agressif avec qui que ce soit, humain ou animal. Comme la plupart des chats, il protégeait ce qu’il considérait comme son territoire, mais même dans ce cas précis, « il avait ses têtes », acceptant certains autres chats et en refusant d’autres. Sur quels critères agissait-il ainsi ? Nous ne l’avons jamais su, mais l’aspect trop intrusif y était sans doute pour beaucoup car là aussi son intelligence devait jouer. Quant aux autres animaux, je ne l’ai jamais vu chassé le moindre oiseau, dieu sait si pourtant ils étaient nombreux tant à Urbanya qu’à Saint-Estève. Une seule fois, je l’ai vu avec un lézard vert dans la gueule, mais il faut dire que ce dernier avait fait preuve d’une immense témérité en venant se balader à quelques centimètres de son museau. Le lézard en fut quitte pour une belle frayeur, car avec mon intervention, Flip relâcha sans problème l’intrus. Ainsi a dû être la vie de Flip entre les câlins qu’il devait probablement recevoir des enfants de Philippe et l’âpreté d’une existence au milieu des bovins, des autres chats et des chiens de troupeaux. Parce qu’à Urbanya la randonnée a toujours été notre activité favorite et que  le passage à la ferme de Philippe était souvent inévitable pour accéder à la montagne, j’ai eu la chance de photographier Flip pour la première fois en septembre 2013 (voir photos ci-dessous). Ce jour-là, il était sorti de sa cache et était venu se frotter dans les jambes de Dany dont il avait accepté les caresses, un peu hésitant au début,  puis très vite à être là à en redemander. Puis les années passèrent sans qu’on ne le revoie plus. N’était-il plus à la ferme au regard de son aspect peu chasseur ? Possible. Toujours est-il que nous l’avons seulement revu à l’été 2019. Je n’ai pas de photo mais je me souviens très bien qu’il descendait aléatoirement de la ferme attiré qu’il était par les bonnes croquettes et les excellents pâtés que Dany donnait à tous les chats du village. Ils étaient nombreux à venir chez nous malgré qu’à l’époque nous avions encore nos chats Noxi et Zouzou ainsi que Kiwwie, la chatte de notre fille. Tout ce petit monde s’entendait très bien malgré le nombre et ce marquage de territoire qu’on leur attribue pas toujours sciemment. Ici, ce n’était pas vraiment le cas, sans doute parce que la plupart des chats mâles étaient castrés et les femelles stérilisées et que tout le monde mangeait à sa faim. Puis nous l’avons retrouvé à la saison suivante.  En juin 2020 exactement, j’ai  une autre photo le montrant en train de dormir sur les jambes de Dany sur la terrasse d’Urbanya. Son côté « pot de colle » avec nous a commencé ici. Il est vrai que quelques mois plus tôt, nous avions perdu coup sur coup nos deux merveilleux chats ; Noxi en janvier et Zouzou en mars. Un mois plus tard, en juillet 2020, je le photographie avec l’œil gauche presque totalement fermé. C’est là qu’il commence à descendre plus régulièrement de la ferme qu’il a sans doute réintégré pour la saison. Puis nous le retrouvons la saison suivante, le 19 mars 2021 exactement. Ce jour-là, nous sommes montés à Urbanya car en hiver de fortes pluies avaient fait tombé le mur de soutènement en pierres sèches de notre jardin potager. Nous y sommes restés 3 jours jusqu’au 22 mars après-midi. Malgré une grosse fatigue et des douleurs à la poitrine depuis quelques jours, je m’étais mis en tête de commencer à redresser ce mur. Mais ces jours-là,  le moindre effort me laissait totalement abattu, et pour cause puisque dès le 24 mars à 4h du matin j’avais droit à une entrée contrainte au service des urgences de l’hôpital de Perpignan avec un double diagnostic : Covid 19 et embolie pulmonaire conjointe. Rarissime mais du déjà vu selon les spécialistes. Ce même 19 mars, Dany ayant constaté que la situation de l’œil de Flip avait empiré, nous avions décidé de le descendre pour l’emmener chez notre vétérinaire. En ce 22 mars, il se laissa complètement faire, restant sans bouger tout au long du trajet entre Urbanya et Saint-Estève sur les genoux de Dany.  Dans la journée du 23,  Dany l’emmena à la clinique Illa et Désormeaux à Cabestany, nos vétérinaires depuis très longtemps déjà. Il était temps selon Mme Illa car si son œil était très amoché, sa vie l’aurait été aussi à plus ou moins brève échéance car il avait aussi de très mauvaises carences un peu partout.  Malgré un ulcère oculaire très sévère, Mme Illa fit des miracles et quelques semaines plus tard Flip retrouva totalement son œil gauche et sa vue. De mon côté, je n’ai jamais totalement retrouvé la plénitude de mes moyens physiques, pulmonaires notamment, mais retrouver Flip après mes 14 jours d’hospitalisation fut un immense bonheur. Dany était heureuse, Flip et moi aussi et nous recomposions une petite famille que nous avions perdu avec les disparitions conjointes de Noxi et Zouzou. Ainsi commença la vraie vie paisible de Flip. Cela tombait très bien puisque le vacher Phillipe était en train d’arrêter son activité d’éleveur de veaux pour des raisons de santé et familiale. Contraint, Philippe avait délaissé Flip qui vivait déjà  abandonné et totalement livré à lui-même comme 2 autres chats que nous retrouvâmes morts lors de ce même été 2021. Son œil malade depuis presque un an en était la preuve formelle. Néanmoins, nous demandâmes à Philippe l’autorisation de nous occuper de Flip pour toujours. Il accepta avec contentement et opportunément notre demande. De la bonne nourriture tous les jours, des heures de sommeil sur notre canapé, dans nos lits ou sur les transats du jardin, avec son petit coin à lui bien au chaud et à l’abri des vents dans un casot,  le droit d’aller gambader quand bon lui semblait et puis surtout des cajoles à n’en plus finir. Son aspect « pot de colle » n’a jamais cessé jusqu’à ce dernier jour du 8 avril 2026 où un épuisement  terrible a eu raison de lui et de son énergie. La veille encore, il roupillait sur mes jambes devant la TV. Il avait même jouer à la balle comme un jeune chaton. Il avait fait le tour du pâté de maisons comme un chat propriétaire, sûr de son domaine qu’il se doit de faire respecter. Il avait passé la nuit collé à Dany comme il le faisait si régulièrement. Rien ne laissait présager un mauvais sort si soudain. Comment cet infléchissement, cette accélération clinique a-t-elle été possible si rapidement ? Longtemps, cette question hantera nos esprits. Certes, il vieillissait, il avait quelque peu maigri, mais rien ne laissait présagé les 2 tumeurs, dont une très grosse qui ont été diagnostiquées en ce 8 avril. Vu son âge avancé mais incertain (17 à 18 ans selon la véto), l’opération fut peu envisageable. Quant à un traitement anti-cancéreux, il n’aurait fait que retarder une issue fatale sans pour autant lui éviter des souffrances bien inutiles. En pareil cas, l’euthanasie étant toujours proposée, ce fut une fois encore, une fois de trop,  une des décisions les plus difficiles que nous ayons eu à prendre Dany et moi. Mais quelle décision aurions-nous pu prendre d’autre ? Nos grandes inquiétudes toute la journée, nos  pleurs comme des fontaines n’arrangeaient rien. Nous avons à regrets suivi des conseils affirmés, certifiés par des spécialistes, pensant que c’était le mieux pour lui. Cela n’a pas empêché nos cœurs de se déchirer comme de simples bouts de papier. Seul le temps parviendra à en recoller les morceaux. Il nous manque déjà beaucoup. Chaque instant passé devant la TV nous fait penser à lui. Les heures précises où il réclamait son pâté nous ramène à cette difficile réalité qu’est devenue son absence. Sans lui, nos réveils et nos matinées ne sont plus les mêmes,  même si nous avons encore la chance d’avoir Sissi, une chatte super gentille que notre fille a récupéré à Gruissan et dont nous avons hérité peu de temps après Flip. Plutôt peureuse, elle est très différente de Flip,  car elle aussi à un vécu sans doute fait d’abandon et de souffrances. Nous la cajolons beaucoup aussi, sans trop penser à un futur dont nous ne prendrons jamais la triste habitude mais que nous souhaitons le plus lointain possible. Pas de doute, Flip est parti au paradis des chats,  où à n’en pas douter, son côté « pot de colle » sera super bien accueilli. Il est parti  rejoindre la longue liste des animaux de compagnie que nous avons tant aimés et qui ont partagé des bouts de notre vie : Titoune, Minette, Tarzan, Chavache, Zeus, Milie, Noxi, Zouzou et Kiwwie. Comme l’a dit si bien Lamartine, amoureux lui aussi de la gente animale  « On n'a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n'en a pas Les nôtres étaient sans doute trop énormes pour Flip. Gros cœurs et cœurs gros, on ne se refait pas.

Quelques photos de Flip retraçant un peu son histoire.

Première rencontre et premières photos de Flip en juin 2013 à Urbanya à la ferme-étable de Philippe, le vacher, alors que nous partons randonner. Un peu hésitant au début, il accepte finalement les caresses de Dany.

 

A la ferme-étable de Philippe, Flip et les autres chats (ici un de ses congénères) n'avaient pas d'autres buts que de protéger la ferme en chassant les différents intrus que pouvaient être les rongeurs et les oiseaux. Ils vivaient là couchés sur des bottes de paille. Photos août 2014. 

Déjà un peu habitué à venir nous voir depuis la ferme, Flip est là sur notre terrasse à Urbanya en train de dormir sur les jambes de Dany. Plus tard, cet aspect "pot de colle" s'affirmera de plus en plus. Photo juin 2020.

Toujours à Urbanya en juillet 2020. Il est déjà malade d'un oeil et descend régulièrement depuis la ferme pour venir nos voir. Bonnes croquettes, bons pâtés et gros câlins l'attirent chez nous. Il faut dire que nous venons de perdre nos 2 merveilleux chats qu'étaient Noxi (janvier) et Zouzou (mars).

 

Flip au premier plan en juillet 2021 à Urbanya. Nous l'avons récupéré en mars et l'avons fait opéré d'un gros oedème à l'oeil, oeil qu'il a totalement récupéré ainsi que sa vue. Ici, avec un autre chat de la ferme très mal en point et que nous retrouverons mort quelques jours plus tard ainsi qu'un deuxième. Désormais livrés à eux-même depuis l'arrêt de l'activité de la ferme-étable, voilà le sort qui attendait Flip si nous ne l'avions pas définitivement adopté. 

Flip en septembre 2021 à Urbanya. Il a pleinement récupéré de son oeil et est heureux de vivre auprès de nous. De temps à autre, il monte à la ferme mais n'y reste jamais bien longtemps car la vie est nettement plus paisible et bien meilleure chez nous.

Un matin de mai 2024. Partant en randonnée, je viens de le réveiller. Canapé, lits et transat dans le jardin sont ses lieux préférés pour passer la moitié de son temps à dormir. Nous avons vendu notre maison d'Urbanya en décembre 2023 mais depuis mars 2021, Flip a pris ses habitudes dans notre maison de Saint-Estève. Il y vit heureux avec Sissi, une chatte que ma fille a trouvé abandonnée à Gruissan.

Flip en novembre 2025. Certes il avait vieilli et son véritable âge nous était inconnu mais qui aurait pu prédire que des tumeurs cancéreuses l'emporteraient seulement 5 mois plus tard. Le "pot de colle" nous manque énormément.

Publié dans flip, chat, amour, perte, vie, urbanya

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Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube intitulée " ESCAPE TO THE ENCHANTED FOREST: Most Beautiful Medieval Fantasy Music for Deep Relaxation & Focus"

Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.
Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand on imagine une randonnée que l’on ne trouve pas sur le Net et qui de ce fait n’a pas véritablement de nom, lui en donner un peut être un véritable casse-tête. C’est un peu le cas ici avec cette boucle qui a consisté à démarrer de Puyvalador, direction Espousouille puis Fontrabiouse et retour. Finalement après diverses idées ayant trait à la géographie des lieux, j’ai choisi de me référer à l’Histoire en l’intitulant « Les Chemins des Braves : Espousouille et Fontrabiouse depuis Puyvalador » (*). Qui étaient ces « Braves » ? C’est l’historienne et romancière Hélène Legrais (**) qui les évoque avec détails :

« A la base, Espousouille est seulement un hameau dépendant du village de Fontrabiouse. Aujourd’hui ils sont à égalité, c’est une double commune, mais ce rapport de dépendance initial, évidemment mal vécu par « les esposolats  », a suscité une rivalité et une rancœur qui perdurent encore. Naguère, ça allait très loin : les habitants d’Espousouille, surnommés « les Braves », refusaient d’assister à la messe dans l’église de Fontrabiouse, ils préféraient faire les 7 kilomètres les séparant de « la capitale », Formiguères, notamment pour la célébration des baptêmes, des communions, des mariages et aussi des obsèques. Car, vous l’aurez compris, pas question pour eux de se faire inhumer dans le cimetière de Fontrabiouse ! Donc jusqu’à la moitié du XIXe siècle, ils emportaient leurs morts jusqu’à Formiguères par un chemin qui passait à travers la forêt, montait un petit col avant de redescendre en piqué vers « la capitale » : "la tira dels morts" . Ce sentier était à peu près carrossable, on pouvait l’emprunter avec un mulet ou une petite charrette mais quand il s’agissait d’un défunt, le cortège le parcourait à pied derrière quatre porteurs le cercueil à l’épaule. A mi-chemin, une dalle de pierre, assez élevée, permettait à ces porteurs de déposer leur fardeau pour se reposer un moment avant de continuer leur chemin. Depuis Espousouille a sa chapelle et son propre cimetière ». (Source Francebleu.fr).

Alors certes, ici nous n’irons pas à Formiguères, mais on peut aisément imaginer que ces « Braves » d’Espousouille ont très souvent emprunté les chemins et sentiers de cette randonnée pour bien d’autres raisons que celles ayant trait à l’absence d’église et de cimetière au sein de leur village. Communes indépendantes jusqu’en 1822, Espousouille fut rattachée ensuite à Fontrabiouse. Elle l’est encore de nos jours. Quand à Puyvalador, le village a acquis son indépendance communale en 1790. Si Formiguères a toujours été considérée comme capitale historique de ce Bas-Capcir, elle le doit aux Rois de Majorque qui en avaient fait leur résidence d’été aux 13eme et 14eme siècle. Ils venaient y marcher, chasser, pêcher et s’y reposer mais Sanche 1er de Majorque venait aussi y soigner son asthme. Né en Montpellier en 1276, il est mort à Formiguères en 1324 mais sa sépulture est visible à l’église Saint-Jean le Vieux à Perpignan dans la chapelle Sainte-Marie des Correcs. Formiguères a été très tôt fortifiée et avait son château dont il ne reste qu’une porte (aujourd’hui la mairie) et un fragment de remparts. Les 4 villages ont donc en commun une proximité évidente puisque 5 à 7km tout au plus les séparent les uns des autres. Mariages, traditions, travaux des champs ou des bois, élevages et transhumances, fêtes religieuses très suivies, marchés ruraux et locaux, constructions diverses et notamment du barrage hydroélectrique à Puyvalador en 1932, les raisons de rapprochements constants, qu’elles soient traditionnelles, sociales ou économiques n’ont jamais manqué et les chemins et sentiers ont souvent été battus par les capcinois et « les Braves » d’Espousouille en particulier.  Voilà pour les explications historiques. Il est 10h15 quand nous arrivons à Puyvalador. Connaissant déjà bien le village, nous laissons notre voiture rue du Madres quartier La Closa dans un lotissement très récent au plus près de ce qui est la ligne de départ. Ce départ se matérialise en empruntant sur quelques mètres la petite route D32g filant vers le hameau de Rieutort. Les souvenirs de diverses balades reviennent mais le plus ancré reste celui d’un Tour du Capcir réalisé en septembre 2013 en 4 jours avec mon fils et deux de ses amis. C’est un peu la raison de cette randonnée d’aujourd’hui : faire connaître à Dany un petit bout de ce tour et les incroyables décors parcourus jusqu’à Espousouille. Dès les premiers panonceaux directionnels rencontrés, on quitte la route, direction « Le Pont de la Moline (Les Molines) 0,7km et le Pont de la Polideta 0,4km  ».  Deux ponts que la tradition mentionne comme étant « romains » mais dont la technique de conception serait plutôt médiévale. Aucune documentation les concernant n’ayant été retrouvée, impossible de les dater. Ils ont été rénovés depuis notre dernière venue. A partir d’ici, tout devient très simple puisqu’il suffit de suivre le tracé du Tour du Capcir et le chemin Vauban jusqu’au village d’Espousouille. C’est d’autant plus simple qu’il n’y a aucune autre difficulté. Peu ou pas de déclivité et un chemin plutôt bon, seulement très herbeux par endroits à cause d’une évidente hygrométrie. Avec le Rec del Cirerol, la rivière Le Galbe et d’autres menus ruisseaux, l’eau est omniprésente. Quant au lac de Puyvalador, il n’est qu’à quelques décamètres de notre tracé et me rappelle une autre balade consistant à en faire le tour. C’est bien simple, depuis le départ c’est des dizaines de fleurs sauvages que je photographie sans m’arrêter. Il y en a partout et le « fou de flore » que je suis ne sait plus où donner de la tête. Après la grande ferme des Molines où de magnifiques lupins forment un parterre multicolore puis le pont éponyme où l’on enjambe le Galbe, un panonceau indique « Espousouille 2,5km » à droite. A partir de là, un chemin creux car encadré d’énormes pierres de granite ou de gneiss prend le relais. Il est rectiligne car parallèle au Galbe qui ne forme qu’une légère courbure à hauteur d’Espousouille. Forêts de conifères à gauche et prairies à droite, on ne se lasse pas des décors verdoyants qui nous entourent constamment. Beaucoup d’oiseaux, d’insectes divers et variés et de jolis papillons, tous plus remuants les uns que les autres et donc jamais faciles à photographier. Comme pour nous, cette bougeotte est-elle engendrée par un désir permanent de nouvelles découvertes ? Tout porte à l’imaginer. Seuls les nombreux bovins que nous avons pu observer ou croisés sont apathiques ou carrément inertes. Ils sont tous couchés, ruminent, dorment améliorant ainsi leur bien-être comme leur organisme le réclame.   A mi-chemin d’Espousouille, en enjambant un pont sur le Galbe (Pont de Galba), un raccourci permet de rejoindre le col de La Creu puis Fontrabiouse (PR28) plus vite que notre tracé programmé. Mais pourquoi raccourcir alors que la Nature incite à faire le contraire et qu’Espousouille n’est qu’à 1km ? C’est d’autant plus agréable que les espaces changent avec un belle portion en sous-bois et donc pour moi de nouvelles fleurs plus adaptées à ce biotope. Surpris dans son déjeuner, un chevreuil hésite à s’enfuir. Une photo et puis s’en va ! Finalement Espousouille est là. Le hameau me ramène certes sur le Tour du Capcir mais aussi lors d'une sortie que j'avais intitulée "La Vallée du Galbe depuis Espousouille". Ce que l’on voit en premier, ce sont des maisons aux toitures d’ardoises grises et le joli clocher-mur de son église Sainte-Marie édifiée en 1866. En traversant le pont, on notera « pont d’Esposolla 1.523m » et donc cette envie légitime de conserver une certaine catalanité. Légitime car le hameau a longtemps été ignoré car excentré et donc bien plus pauvre que tous les autres alentours. Légitime car de nos jours qui n’a pas envie d’aller y passer quelques jours de vacances dans ce lieu devenu soudain paradisiaque, moi le premier ? Comme nous le rappelle Hélène Legrais, les Espoussouillais ou « les Braves » étaient si démunis que les autres habitants du Capcir les appelaient « les escores tupins », c’est-à dire « les lèches-marmites » (Source Francebleu.fr). Pas de quoi les chiffonner plus que ça « les esposolats » car tous les habitants des hameaux alentours avaient droit à leurs surnoms guère plus réjouissants. L’église étant fermée, question patrimoine rien de spécial ou presque nous freine dans la traversée du village. Une croix en pierre, une tour en bois, jeu destiné aux enfants et une fontaine-lavoir. Tout ici est totalement désert et quasi-silencieux. Seuls le murmure du Galbe que nous venons de franchir et les piaillements des nombreux moineaux se font entendre. J’essaie d’en immortaliser quelques-uns ainsi que plusieurs hirondelles sillonnant le ciel dans les ruelles. Encore des photos de lupins multicolores ornant des jardinières mais l’heure du déjeuner ayant déjà sonné, je recherche avant tout un endroit agréable où piqueniquer. Sur la route D32d que nous devons suivre, il arrive à point nommé à la Maison Sarda où tables et bancs semblent nous attendre. Un panneau « buvette » renforce notre idée. L’hôtelier arrivant en même temps que nous ; mais lui de son footing matinal ; nous lui demandons si l’on peut s’installer moyennant bien sûr la prise d’une consommation. Avec gentillesse et efficience, quoi de plus normal, il accepte. Jus de fruit pour Dany et bière bien fraiche pour moi, on ne pouvait trouver mieux. Nous notons cet agréable gite au cas où l’envie de revenir randonner dans ce secteur nous prendrait. Les sandwichs engloutis, nous repartons, toujours sur la D32d, mais GPS allumé où j’ai enregistré un tracé. Finalement, le GPS ne sert à rien tant le balisage est parfaitement mentionné au lieu-dit « Les Roques » : « Fontrabiouse 1,3km- Col de la Creu 0,6km ». Le chemin s’éloigne de la route mais file parallèle à celle-ci le plus souvent en sous-bois. Premier vrai dénivelé mais très modeste et ce jusqu’au col de La Creu. A mi-chemin, très belle surprise avec plusieurs marmottes perchées sur un tertre se réchauffant au soleil. Notre présence n’a pas l’air de les inquiéter plus que ça. Il faut dire que la distance d’une trentaine de mètres qui nous en sépare les rassure probablement. Elles se mettent à courir, nous observent sans pour autant disparaitre dans leur terrier. Nous les laissons à leur « bronzette ». L’arrivée au col de la Creu (1.537m)  pourrait nous offrir quelques points de vue plus aériens, et notamment sur le lac de Puyvalador et le Vallon du Galbe, mais une clôture et un bosquet d’arbres les obstruent majoritairement. Dommage !  La croix est là scellée sur un gros rocher. Croix de chemin et/ou de mission, elle peut avoir pour signification divers symboles : entrée du village, repère territorial et seuil naturel, protections religieuses diverses et variées ou lieu de rassemblement lors de séculaires processions,  hommage culturel aux hommes qui ont vécu et travaillé dans ces montagnes. Un sentier amplement fleuri descend rectiligne vers Fontrabiouse. Il nous offre de bien jolies vues sur le village, sa vallée et les montagnes formant l’horizon. Une fois encore la commune paraît déserte. Nous sommes accueillis par un chien joyeux dont l’envie de se faire câliner et de jouer apparaît comme une évidence. Il a son lot de caresses mais pas le temps de jouer que son maître le rappelle. Ici aussi l’église étant fermée, peu de choses de son patrimoine matériel nous retient. Une date 1712 sur son fronton, une longue fontaine et un canal où s’écoule le ruisseau El Torrent et puis c’est tout. Il y a certes la fameuse grotte mais le désir de la visiter est si ancien que j’ai bien l’intention d’y mettre fin dès cette randonnée terminée. Tout en sortant du village par la D32b, quelques massifs fleuris freinent encore mes pas.  Juste avant la signalétique « Font-Rabiosa (la source rageuse) marquant la sortie du village, nous quittons la route au profit d’un large chemin terreux partant à gauche. Parallèle au ruisseau El Torrent, lequel ici n’est plus canalisé, il longe la ferme Les Clots puis s’enfuit à travers champs en direction de la station d’épuration du village. On laisse cette dernière et son portail sur la droite et empruntons une passerelle franchissant El Torrent. Plutôt bon et désherbé jusqu’à présent, le parcours devient soudain herbeux sous l’effet d’une végétation qui ici reprend totalement ces droits. Seule une étroite caminole marque le passage au milieu des hautes graminées et des milliers de fleurs. Oeillets, brunelles, trèfles, scabieuses, arméries, pensées des champs, géraniums des prés, vipérines, campanules agglomérées, gesses, vesces, cirses des ruisseaux, ombellifères diverses, faire la liste de toutes les fleurs sauvages équivaudrait à se lancer dans un inventaire floral peut être inexhaustible. Peu après, un autre ruisseau  de 2 à 3m de large mais de 10cm de profondeur se présente mais sans pont cette fois-ci. Un coup d’œil sur mon bout de carte IGN indique qu’il s’agit du Rec del Cirerol descendant du hameau de Rieutort (ruisseau tordu ou tortueux selon la toponymie).  Sauf à être aussi « tortueux » que le nom du hameau en suivant le ruisseau, nous n’avons d’autre choix que de nous déchausser pour le franchir et atteindre au plus vite la route D32g retournant à Puyvalador.  C’est chose faite et 10mn plus tard nous voilà sur la route à 20mn de notre voiture et de Puyvalador. Ainsi se termine cette magnifique balade. Elle a été longue de 8,3km incluant la découverte de quelques ruelles au sein d’Espousouille et de Fontrabiouse. Les montées cumulées sont de 220m et le dénivelé très modeste de 112m entre le point le plus haut à 1.537m au col de La Creu et le plus bas au pont de les Molines à 1.425m. C’est une randonnée facile. Comme je me l’étais promis, j’ai terminé cette journée par la visite guidée de la merveilleuse grotte de Fontrabiouse découverte accidentellement en 1958 suite à l’exploitation d’une carrière d’onyx que l’on appelle parfois « marbre des Pyrénées ». Sur les 12km du réseau karstique souterrain découvert à ce jour, un parcours aménagé sur 2 niveaux et de plus d’1km, mais  avec une température quasi-constante de 6°, permet de découvrir ces plus belles concrétions : stalactites, stalagmites, draperies, fistuleuses, bouquets d’aragonites, cristaux, cheveux d’ange, colonnes, disques de calcite, petits gours, perles des cavernes, lac souterrain à l’eau turquoise, etc….. A 1.500m d’altitude, elle est la plus haute grotte visitable d’Europe. Si la visite de la grotte commence par la découverte de l’ancienne mine  à ciel ouvert d’onyx, elle se termine pas les vins du Domaine Jonquères d’Oriola. Ici, dans la grotte, une cuvée spéciale « Font-Rabiosa » vieillirait plus vite et bien mieux selon les descendants du célèbre cavalier français. J’ai donc acheté un rouge et bien que n’y connaissant rien en œnologie, j’avoue que je l’ai bien aimé. Dany qui souffre de claustrophobie ne m’a pas suivi dans cette descente abyssale préhistorique préférant se cantonner à la boutique de souvenirs et à la terrasse du snack-bar. Le but même d’un lieu touristique comme celui-ci, c’est que chacun y trouve son compte. Ce fut le cas et cette journée fut en tout point radieuse et « rabieuse », mot signifiant « rageur » comme « les Braves » d’Espousouille mais désignant aussi une fleur de la famille des Boraginacées. Tout était écrit. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top25.

(*) La Boucle de Fontrabiouse : J’ai longtemps cru que j’aurais la paternité de cette randonnée. Eh bien non ! En effet, ce n'est qu’une fois terminé ce reportage, que j’ai constaté que le site « Accessible.net » l’avait déjà imaginé en 2014 sous la dénomination « La Boucle de Fontrabiouse » pour l’association Nataph (Nature Accessible à tous – Accueil des Personnes Handicapées ». Elle est proposée ici par leur partenaire « La Joëlette ». « Les grands esprits se rencontrent » dit une expression célèbre. Bravo à eux pour cette balade si magnifique.

(**) Si vous voulez lire un roman d'Hélène LEGRAIS concernant le Capcir et plus particulièrement ce secteur proche de Formiguères, je vous conseille vivement la lecture de "La guerre des cousins Buscail". Il s'agit certes d'un guerre familiale sur fond de jalousie engendré par l'argent mais on y apprend beaucoup tant sur le Capcir des années 20, sur ses mots catalans et sur la vie de cette période. 

 

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Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons interprétées par l'américain Cody Fry. Elles ont pour titre "Photograph/Clair de Lune", "Fix You", "If Only My Heart Could Speak", "Falling In Love", "I Hear The Symphony" et "Photograph (Instrumental)"

 

Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)
Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Pour agrandir, les photos, cliquez dessus.

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Voilà déjà longtemps que depuis le village de Cucugnan, j’envisageais de grimper au Roc Pounchut, petit sommet au milieu d’une longue crête calcaire qui s’élève à la modeste altitude de 520m. En langue d’oc et en provençal, « Pounchut » signifie « pointu ». Ce roc est encadré de deux autres sommets encore moins hauts avec le Pech de la Caune à 487m et le Pech Capel à 497m. Sur la carte IGN, rien n’indiquait que cette crête fut praticable. Pas de chemins balisés et seulement une longue ligne de tirets que la légende de la carte définissait sans doute comme étant « un passage délicat ». Quant à mes recherches sur le Net, elles ne donnaient pas grand-chose de concret. Une seule personne mentionnait y être aller marcher mais sans trop s’appesantir quant aux difficultés rencontrées ou pas. Pourtant, chaque fois que je passais du côté de Cucugnan, j’apercevais cette colline dénommée « La Soula » (soulane ou adret ), constituée d’une végétation de maquis et sur sa droite un large layon rougeâtre arraché à la végétation qui y montait. Sur la carte IGN, ce layon montait en direction du Pech de la Caune, l’évitait et se poursuivait par un sentier sur l’autre versant vers le vallon du Verdouble. Puis mes recherches me précisèrent que ce layon était apparemment emprunté lors d’un trail intitulé « du Papet », faisant partie de l’organisation des « Trails cathares ».  A 76 ans, le nom de ce trail fut pour moi un encouragement à monter voir cette colline. Il ne me restait plus qu’à espérer que le sentier menant au Roc Pounchut soit praticable lors d’une boucle. Un ballon d’essai en quelque sorte. C’est ainsi qu’est née cette randonnée que j’ai intitulée « Le Roc Pounchut en boucle depuis Cucugnan ». Elle est accessible, pas vraiment vertigineuse, praticable quand on est bon marcheur, mais mérite attentions, parfois vigilance de tous les instants et donc en un mot « prudence ».  En ce 27 mai 2025 ; il est 8h30 quand je laisse ma voiture dans un virage sur la petite route menant au cimetière. Alors que je suis assis au bord même de la route à chausser mes chaussures de marche, deux jeunes dames  me saluent. Une est à pied et la seconde à vélo et se dirigent vers le cimetière. Je les hèle mais comme elles filent très vite, elles ne m’entendent pas. Supposant qu’il s’agit de cucugnanaises, je voulais simplement leur demander si elles connaissaient le Roc Pounchut ? Tant pis ! Je démarre sous un ciel hésitant entre le gris de quelques nuages passagers, le blanc d’une brume laiteuse et un bleu qui tente de s’immiscer entre ces deux couleurs plutôt tristes.  Grâce une brise légère qui m’envoie les parfums capiteux des innombrables genêts, le bleu finira par dominer. Si les Spartiers à tiges de jonc (ou Genêts d’Espagne) illuminent les décors de leur jaune flamboyant, et sont donc les premières fleurs sauvages que je photographie, le passionné de la flore que je suis sera comblé bien au-delà de toutes ses espérances.  Il y a des fleurs de toutes sortes, partout, et il en sera ainsi du départ jusqu’à l’arrivée, en passant par la crête du Roc Pounchut aussi minérale soit-t-elle. Quelques fleurs seront nouvelles pour moi, ce qui est toujours un vrai bonheur,  et je pense ici à une Epipactis de Trémols, une jolie orchidée rouge , à une Phlomis herbe-aux-vents, à une Trinie glauque et à des Cotonnières la plupart du temps très douces au toucher. Beaucoup de passereaux aussi mais plus difficiles à immortaliser. Parmi eux, et dès le départ, une superbe Huppe fasciée attire tout particulièrement mon attention car elle sautille depuis un bon moment sur un amoncellement de terres, résultat apparent d’un dépôt sauvage. Le chemin est bon et large mais assez bizarre, car outre la terre, il laisse entrevoir des vieux restes de bitume et parfois de ciment. Je laisse le cimetière sur ma gauche.  Quelques mètres plus loin, je suis déjà arrêté près d’un gué où un arbre totalement desséché retient quelques passereaux  que je réussis à photographier avant qu’ils ne s’envolent. Je continue, constamment arrêté par les fleurs mais aussi par quelques papillons que la brise légère semble quelque peu perturber. Finalement, je me régale car tout en marchant, mon appareil-photo n’a de cesse de mitrailler tout ce qui compose mes passions. Et ce n’est pas fini. Un magnifique et gros lézard vert est le prochain sur la liste. Il vient avec une douzaine de prises de vues augmenter le contenu de la carte mémoire de mon appareil-photo. Il faut dire qu’après l’avoir vu disparaître dans une faille schisteuse, j’ai eu l’infinie patience de me mettre aux aguets pour réussir à l’immortaliser. Au fur et à mesure que je m’élève, les panoramas vers la plaine se font plus amples. Plus aériens. Cucugnan bien sûr et son célèbre moulin d’Omer datant de 1692 mais qui a retrouvé des couleurs depuis 2006 grâce au boulanger artisanal Roland Feuillas, le Maître de mon Moulin comme l’indique au pluriel  le nom de sa société. Le Dernier Bastion cathare avec le château de Quéribus, objectif de randonnées possibles et puis toutes ses collines et combes qui font partie des Corbières et que la géologie antédiluvienne a plissé comme de vulgaires draperies. Oui, tout est très beau,  malgré un ciel un peu trop cristallin à mon goût qui empêche une excellente luminosité. Tout en montant, le chemin se fait plus raide, plus rocailleux, carrément rocheux parfois. J’y aperçois souvent de larges ornières laissées par les eaux de ruissellements mais aussi par des marques de pneus bien visibles quelquefois. Des chasseurs probablement, montant ici avec de puissants 4x4. Puis finalement, j’atteins un replat. Il a pour nom « Pas d’En Gayraud ».  Sur ma droite, un sentier continue vers un sommet mentionné à 461m d’altitude sur mon bout de carte IGN. Un autre sentier un peu envahi par la végétation file presque tout droit. Je m’y engouffre mais jusqu’à apercevoir le superbe et verdoyant vallon du Verdouble avec à mes pieds la Métairie de Devès. Le sentier continue mais commence à descendre alors je m’arrête là. Ici la déclivité est autrement plus abrupte que du côté de Cucugnan et il en sera ainsi tout au long de la crête qui m’attend. A l’horizon, le Pech de Fraysse avec ses 920m, éperonné de ses pylônes, est le roi des collines. Je ne vais pas plus loin ni plus haut,  et ce d’autant que je trouve ici un parterre de Tanaisies en corymbe comme jamais vu auparavant. Le néophyte en botanique n’y verrait que de grandes marguerites mais elles sont pourtant un peu moins banales. Bien d’autres fleurs pas encore vues, car appréciant un peu d’altitude sont là aussi.  Je fais demi-tour car le bon sentier menant au Roc Pounchut était situé à gauche au niveau du replat. Ce nouveau sentier est bon au début mais étroit, mais droit devant, le Roc Pounchut, dent pointue comme son nom l’indique,  nous prévient déjà des difficultés à venir. Il reste à gravir. Alors ici quand on observe les décors, les paysages, les panoramas ou bien des fleurs, des papillons ou des oiseaux, mieux vaut-il faire les choses les unes après les autres. Bien entendu, j’évite de grimper sur les quelques postes de chasse que je croise et que je juge bien trop rudimentaires. Une palette posée entre les branches d’un chêne-vert au bout d’une échelle, j’ai vu bien mieux comme mirador. Ici, la moindre inattention, incartade, le moindre faux-pas peut vous gâcher la journée et peut-être pire encore. Et dieu sait si ma curiosité m’incite à ne rien délaisser,  sauf les postes de chasse que j’ignore préférant la terre ferme. Devant, à droite comme à gauche, les décors sont superbes : devant c’est Peyrepertuse et Duilhac, à droite les fameuses gorges du Verdouble au Moulin de Ribaute, le Roc Fourcat et La Serre de la Maureille au maquis verdâtre car bien arboré et à gauche, toujours Cucugnan, le col du Grau de Maury, La Quille et Quéribus. Enfin tout se passe pour le mieux.  Après le roc, je croise une jeune « traileuse » que  j’arrête dans sa course pour lui demander si la suite est praticable. Elle me répond « oui », puis s’empresse de rajouter « si vous êtes arrivé jusqu’ici la suite ne devrait pas vous poser de problèmes, mais soyez prudent ! ». « Je le suis », lui-dis-je et la remercie. Je la regarde repartir avec au fond de moi cette petite jalousie quant à sa dextérité à franchir les rochers comme un cabri, me disant « tu savais le faire jadis quand tu avais son âge ! ». Peu après, je m’arrête pour casser la graine  et boire un coup car j’ai un petit coup de fatigue. Mon obsession à tout photographier m’a fait oublier que j’avais un organisme à m’occuper.  Là, belle frayeur car après m’être assis sur un rocher, me voilà avec 5 grosses tiques à pattes rayées ou tiques géantes (Hyalomma marginatum) sur mes vêtements. Alors que je me relève brusquement et m’époussète dans  un geste d’effroi, j’en vois une bonne vingtaine sur le rocher même où j’étais assis. Une dernière est encore sur ma braguette et je la photographie.  Je m’empresse de plier bagages car jusqu’à présent je n’en avais vu qu’une seule et une seule fois lors d’une randonnée du côté de Llugols dans le Haut-Conflent. Venues d’Afrique et du Moyen-Orient, elles arrivent dans le plumage des oiseaux migrateurs puis prolifèrent une fois ici. Elles présentent l’avantage d’être plus grosses et donc bien plus facilement visibles et donc repérables que la Tique du chien ou du mouton (Ixodes ricinus).  Mais attention tout de même à ne pas être piqué, car en Afrique elle cause pas mal de dégâts avec notamment le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (30% de décès) mais aussi la fièvre tachetée (Rickettsia aeschlimannii). En France, pas de cas humain recensé et seulement des bovins infectés (Source Institut Pasteur). Je repars et mange debout, non sans avoir au préalable regardé tous mes habits dans tous les sens. En fin de compte, cette partie entre le Roc Pounchut jusqu’à atteindre le Pech Capel me semble plus difficile mais pas seulement à cause des tiques. Il y a une succession de petites montagnes russes et des passages un peu plus compliqués. Après le Pech Capel,  la descente plutôt raide vers le col du Triby n’est pas en reste. Composée de petits cailloux et de grossiers sables gréseux par endroits, on a vite fait de déraper ou de glisser. Il est donc préférable de s’aider d’un bâton de marche. Par bonheur, j’en ai un. Au col du Triby, tout devient plus simple. C’est là que je peux vraiment déjeuner en toute tranquillité dans une jolie pinède où un tapis de ramilles que je recouvre d’un papier-bulle me fait office de coussin moelleux. Il faut dire que quand je suis arrivé auprès de cette modeste pinède, il y avait un nombre incalculable de pinsons et d’autres passereaux picorant par terre. Je n’avais jamais vu un tel rassemblement. Plusieurs centaines sans doute mais que ma présence à immédiatement effrayer. Ils s’envolent dans les grands conifères mais un peu partout aussi. Je réussis néanmoins quelques jolies photos. Ici, je pourrais poursuivre par le GR.367 Sentier cathare (commun avec une variante du Tour des Fenouillèdes) mais voulant éviter le bitume, j’emprunte des chemins de traverse. Mais pas pour longtemps, car les parcelles entourées de haies s’imbriquent mal les unes dans les autres, rallongeant ainsi la distance qu’il me faudrait inutilement parcourir si j’avais la prétention de toutes les contourner. Je retrouve donc le GR.367, mais pas pour longtemps non plus, car à hauteur du lieu-dit La Vignasse, je le délaisse pour un chemin qui semble se diriger plus directement vers le cimetière et donc vers la route où j’ai rangé ma voiture. Le parcours que j’emprunte s’effectue assez aléatoirement et souvent en zig-zags mais toujours avec cette idée d’aller le plus directement vers le cimetière où non loin se trouve ma voiture. C’est ainsi que j’évite quelques chevaux paissant dans un pré, car en me voyant, ils ont une fâcheuse tendance à venir vers moi. Or, il n’y a ici qu’une simple cordelette qui m’en sépare et comme ils sont une demi-douzaine, je ne veux pas prendre le moindre risque. Je garde encore en mémoire une course folle entre un cheval et moi au lieu-dit « Campeau » lors d’un mémorable « Chemin du facteur depuis Caudiès-de-Fenouillèdes ». J’avais eu un mal fou à éviter ses ruades puis à m’échapper de cet endroit car il en avait après mon sandwich.  Entre le col de Triby et ma voiture, un nombre impressionnant de photos ont encore été prises : fleurs bien sûr, mais aussi oiseaux, chevaux, lézard, tarente, papillons, criquets et passereaux. Oui pour mon plus grand bonheur, la Nature a encore été bien présente au cours de cette balade. Je me suis ressourcé à son contact. Après l’agréable adrénaline engendrée par cette marche sur le fil de la crête, le relâchement a été total. Le ballon d’essai que j’avais imaginé au départ est finalement devenu une magnifique boule aux multiples facettes. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 6,7km, même si la distance n’est pas le principal critère à retenir. A l’aide de mon vieux logiciel CartoExploreur, j’ai estimé les montées cumulées à 407m. Quant au dénivelé, il est de 240m entre le point le plus bas à 280m au passage à gué près du cimetière et le plus haut à 520m sur la crête du Roc Pounchut. Attention ne pas confondre, le Roc Pounchut avec le Sarrat de Pounchut (672m) qui est peu éloigné mais situé à l’est de Duilhac-sous-Peyrepertuse. Il y a également un Roc Pounchut dans le Lot mais là si on se trompe c'est qu'on est vraiment étourdi. Carte IGN 2447OT Tuchan – Massif des Corbières top25.

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