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La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 musiques du duo Secret Garden. Elles ont pour titre : "Open Doors", "Grace", "Sortie", "First Day Of Spring", "Fields Of Fortune" et "Divertimento" (version incompète). 

La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.
La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Toujours en villégiature au lac de Payolle, ce reportage vous présente notre deuxième randonnée réalisée au cours de cette semaine-là dans les Hautes-Pyrénées. Trouvée elle aussi sur le site Visorando ; après celle consistant à monter vers « le Plo del Naou depuis le col d’Aspin » ; celle-ci s’intitule « Dans les estives autour du Tuco ».  Le Tuco (*) étant un modeste mamelon culminant à 1.304m d’altitude et présentant peu d’intérêts puisqu’on n’y monte pas, y cheminant seulement autour.  J’ai quelque peu changé mon titre en « La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye » car finalement c’est bien de là que l’on démarre même si cette mention n’est pas toujours présente sur les cartes, et notamment sur l’IGN. Deuxième raison, il y a un autre « Tuco » à 1.624m d’altitude et à l’ouest du nôtre ; et donc finalement pas très loin ; et il ne faut surtout pas se tromper de lieu. Toutefois, n’ayez aucune crainte, j’ai changé l’intitulé mais l’itinéraire reste le même, quant aux autres centres d’intérêts que ceux mentionnés dans le titre, ils y sont nombreux eux aussi. En ce 25 août, il est 10h30 et nous sommes au départ du chemin empierré (côte 1.234m) cité sur Visorando. En fin de compte, nous l’avons trouvé sans réelle difficulté, si ce n’est la distance inutile faite en voiture depuis le village de Sainte-Marie de Campan. Depuis Payolle, il est nettement plus court mais assez bizarrement l’application Waze en avait décidé autrement ! Pour quelques explications et les centres d’intérêts en voilà une courte description dans un ordre chronologique. D’abord quelques généralités, avec des paysages et des panoramas sublimes qu’offrent des chemins et sentiers variés quant à la nature de leur sol. Bien caillouteux au départ, il varie selon les terrains devenant parfois carrément herbeux. Chemins creux car encadrés de pierres sèches ou sentiers enfouis au milieu de hautes fougères, hormis la fin sur de  l’asphalte, rares sont ceux qui sont ennuyeux. L’asphalte finale, on peut très souvent l’éviter en marchant sur les bas-côtés herbeux. Vertes prairies, jolis vallons et des hautes montagnes plus ou moins proches tout autour sont les principaux décors. Des cabanes, des granges typiques de nos belles Pyrénées, d’autres transformées en belles maisons et quelques imposantes fermes jalonnent le parcours de manière assez disparate. Vaches, veaux, ovins, caprins et chevaux y trouvent d’innombrables pacages à leur goût. Si on y soupçonne d’autres mammifères plus sauvages tels que les sangliers, les cervidés et autres rongeurs nous n’en verront aucun aujourd’hui. Seul un chevreuil a émis ses aboiements rauques et de manière répétée dans la dernière forêt que nous avons traversée. Il y a aussi bien sûr, le Courtaou des Esclozes, séculaire village pastoral réhabilité par une association où une visite et un pique-nique y sont impérativement à prévoir. A l’écoute du chant des pinsons et sous les regards peu inquiets d’une multitude de lézards occupant les innombrables murets en pierres sèches, nous y avons déjeuné d’un bel appétit à l’ombre d’un long préau de rondins, en réalité une ancien enclos qu’un panneau en explique longuement les usages. Les rougequeues noirs et les gobemouches sont là aussi, peu farouches et habitant amplement le lieu. Malgré une altitude modeste, cet ancien minuscule hameau est là pour nous rappeler que les estives passées ne s’effectuaient pas dans les mêmes conditions que celles pratiquées de nos jours. Les bergers y passaient l’entière saison dans la montagne, logement inclus. La route bitumée toute proche a changé les choses. Si cette cabane a été magnifiquement restaurée, le reste du hameau est quasiment arasé. Un peu plus loin, un refuge plus imposant se présente mais ce n’est pas le bon chemin alors nous avons fait demi-tour. Peu après et plus bas dans un vallon murmure un autre chant que celui des oiseaux. C’est celui du rafraichissant torrent de la Gaoube qu’il faut longer sur quelques décamètres. Faisant partie intégrante des atouts de cette boucle, il explique la modification dans le titre que j’ai choisi. On quitte par la gauche le chemin principal pour emprunter une passerelle de bois qui enjambe le petit torrent près du lieu-dit Artigussy. Ici aussi, des cabanes d’estives sont visibles et un panneau explique de manière détaillée comment était fabriqué le beurre jadis. Un sentier tourbeux nous éloigne du ruisseau. Là, outre l’aspect agréablement pastoral du lieu, belle surprise avec trois inattendus Buffles du Levant, plus communément appelés « bufflonnes », dont deux dorment impassibles au bord même du torrent. « Burrata ou mozzarella pyrénéennes » ? Pourquoi pas ? Après tout, l’expérience à concevoir de bons fromages est ici évidente. A cet endroit, et pour avoir été distraits quelques instants, prenez garde à maintenir votre smartphone ou GPS allumés car la passerelle de bois à emprunter citée ci-avant n’est pas visible depuis le chemin. C’est ainsi que nous avons marché 500 à 600m de mieux, constatant que la passerelle de bois était désormais derrière nous.  Je ne peux pas regretter notre bref égarement, car outre les buffles, il m’a permis de photographier un « Prince des torrents », à savoir le discret « Cincle plongeur ». Ce fantastique petit passereau met en œuvre d’incroyables techniques de nage et de marche pour trouver son alimentation au sein même des plus fougueux torrents. Descendre ou remonter le courant, avec beaucoup ou peu d’eau,  c’est-à-dire soit en nageant soit en marchant, aucun problème pour lui. Il s’adapte à toutes les conditions y compris les plus extrêmes. Après le torrent et sa passerelle de bois, nombreux seront les randonneurs à trouver la suite et la fin moins agréable.  En effet, le parcours change quelque peu. Après un sentier à nouveau au milieu des hautes fougères, l’itinéraire traverse une sombre forêt de hêtres avant de terminer sur la route bitumée du Sarrat de Gaye (**). J’ai personnellement tenté d’oublier ces prétendus « inconvénients » grâce aux décors environnants mais aussi en continuant à concentrer mon appareil-photo sur les « choses » de la Nature comme je l’avais fait depuis le début. Avec plus d’acuité encore. Si en cette fin août, la flore n’est pas des plus foisonnantes, on trouve encore quelques fleurs de saison que l’on ajoute à celles qui font de la résistance face au changement climatique. Quant à la faune, sans évoquer celle non sauvage,  elle se résume à ce chevreuil aboyant à l’instant où nous traversons cette hêtraie, à d’autres lézards et papillons mais surtout à des passereaux que j’aperçois en grand nombre : pinsons, pouillots, pies-grièches, pipits, bruants, rougequeues, gobemouches, merles, mésanges et fauvettes sont les plus visibles sans compter d’innombrables hirondelles en partance pour l’Afrique et qui avaient décidé de faire étape sur un grand arbre desséché. Un très joli spectacle. Avec leur taille plus conséquente corneilles  et rapaces sont également bien présents dans tout ce secteur montagnard. Voilà le parcours et tout ce que l’on peut y découvrir même si photographier toute cette faune aurait été trop beau.  A quelques dizaines de mètres de l’arrivée, nous avons fini au milieu d’un gros troupeau de vaches. Elles arrivaient de partout et se réunissaient sans que l’on sache quel instinct particulier ou quelle horloge interne guidaient leur pas les unes vers les autres.  Elles arrivaient de tous les côtés pour finalement se rassembler près d’un enclos qui était fermé. A cet instant et tel un rassemblement de manifestants très mécontents,  leurs beuglements, leurs meuglements et leurs mugissements démarrèrent et s’amplifièrent au fil de notre cheminement commun. Pourquoi criaient-elles ainsi ? Nous ne trouvions aucune explication rationnelle à tout ce remue-ménage.  Et de ce fait, nous n’étions pas rassurés, surtout quand nous étions contraints de marcher avec elles car dans la même inévitable direction.  Quelques-unes  d’entre-elles s’immobilisaient très souvent, se tournant constamment vers nous, nous regardant d’un œil mauvais, et grattant le sol d’un de leur sabot comme le font parfois les taureaux de corridas. Elles faisaient peur à Dany. Finalement mais involontairement aussi, on a fait le choix de se séparer, Dany continuant la route en évitant au mieux le troupeau et moi en les contournant et en montant une pelouse pour m’éloigner de leurs clameurs grandissantes. « Esquiver les estives » était notre leitmotiv.  En fin de compte, notre voiture étant là, intacte comme nous l’avions laissée, car suffisamment éloignée du troupeau, nous réussîmes à terminer cette jolie randonnée convenablement. Comme dit le proverbe, « tout est bien qui finit bien ». Le temps de nous retourner et les vaches s’étaient déjà bien éloignées de l’enclos clos, devenant soudainement aussi muettes que des carpes. Avaient-elles été contrariées par notre présence ou bien par l’enclos qu’elles avaient trouvé fermé ? Nous ne le saurons jamais ! Bien que située sur la commune de Campan, cette boucle pédestre en est relativement éloignée. Il est vrai que Campan est une commune rurale très étendue (95km2). Elle englobe une multitude de villages et de hameaux, eux-mêmes très souvent disséminés au niveau de leurs habitats respectifs. Le lieu-dit qui nous intéresse ici est celui du Sarrat de Gaye puisque le départ s’effectue au col éponyme. Pour trouver ce départ situé sur la longue route du Sarrat de Gaye (plus de 6km), je vous conseille de suivre au pied de la lettre les indications mentionnées sur Visorando soit en vous référant comme nous l’avons fait au topo PDF (chemin empierré)  soit grâce aux coordonnées GPS. La suite de la balade est à faire soit en vous aidant d’un GPS préalablement chargé du tracé enregistrable, soit de votre smartphone si vous possédez un abonnement Visorando. Outre les plaisirs de la découverte, des yeux et de la quiétude des lieux, nous avons eu la chance de rencontrer un berger d’une cinquantaine d’années accompagné de ses 2 chiens, dont un était très câlin. Avait-il envie de parler après une trop longue journée de solitude en estive? Toujours est-il que ce tête-à-tête, empreint de gentillesse et de simplicité, a été des plus intéressants. Comme de vieux et bons amis, nous avons évoqué les problèmes sociétaux sans oublier ceux sécuritaires de la France actuelle, lesquels apparemment l’inquiétaient autant que nous. Il nous a parlé de son dur métier et des difficultés pas toujours faciles qu’il rencontrait. Finalement, et bien qu’à des années-lumière dans nos façons de vivre ; lui le plus souvent au plus près de son troupeau et dans l’âpre montagne pour un difficile labeur, et nous paisibles retraités sans vraie difficulté matérielle ; ce fut un réel bonheur de constater que nous étions sur les mêmes longueurs d’onde quant à nos vues « très incertaines » sur l’avenir et de la France. Ses moutons, brebis et autres chèvres le rappelant à sa besogne, cette agréable conversation s’arrêtât aussi brusquement qu’elle avait commencée. Il n’oubliât pas pour autant qu’il était avant tout un fournisseur alimentaire en nous précisant que son épouse tenait un commerce de fromages au lieu-dit Espiadet, tout près de la marbrière ancestrale dite de Payolle. Ça tombait d’autant bien pour lui que le lac de Payolle où nous logions était à moins de 2km de sa boutique. Nous avons bien tenté à 3 reprises d’acheter de son fromage en souvenir de notre cordiale discussion et pour l’aider dans son énergique labeur mais à chaque fois le magasin était fermé.  Le dernier jour encore, lors de notre départ de Payolle, nous sommes passés au magasin. Il était 9h mais ce dernier n’ouvrait qu’à 10. Dommage ! Sur Visorando, cette boucle est donnée comme « facile » ; c’est le cas ; pour une distance de 8km et un dénivelé positif de 180m. Rajoutons qu’elle est magnifique ! Petit conseil pour trouver la ligne de départ sur la carte IGN de Géoportail, il suffit dans recherche de taper « Sarrat de Gaye ». On arrive direct à la côte 1.234, tout près du lieu-dit « Courtalets », le plus proche indiqué sur la carte. Carte IGN 1747ET - Bagnères-de-Bigorre - Pic du Midi de Bigorre - Vallée de Campan top 25.

(*) Tuco : le mot "tuco" ou "tuc" est un nom générique d'origine celte désignant une hauteur, une proéminence, voire une forme pointue, c’est-à-dire une colline naturelle ou artificielle (motte, tumulus) qui se distingue de son environnement. (Source https://www.les-caue-occitanie.fr/). Il est ensuite devenu toponyme. L’occitan tucò, « sommet » est à l’origine de plus d’une centaines de toponymes, en grande majorité dans le Gers mais aussi en Haute-Garonne, Gironde, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et dans les Landes.  On trouve ainsi le Tuco d’Alans (Gavarnie-Gèdre, H.-P., aussi appelé Pain de Sucre), la Pène de Tuco (Campan, H.-P. – pène, ici avec le sens de « crête de montagne »), le Tuco de Panassac (Panassac, Gers – une motte castrale), le Tuco de la Motte (Tournay, H.-P. – dont on ne sait pas s’il s’agit d’un antique tumulus ou d’une motte castrale), le Tuco d’Esteil (430 m, Monléon-Magnoac, H.-P.) et bien d’autres. On ajoutera le Tucoo (314 m, Peyrelongue-Abos, P.-A.) qui a conservé sa graphie béarnaise, le Tuquo (Nérac, L.-et-G. ; Mingot, H.-P. etc.) et les Tuquos (Madiran, H.-P.). (Source https://vousvoyezletopo

(**) Le Sarrat du Gaye est un longue colline plutôt étroite séparant la vallée de l'Adour de Gripp de celle de l'Adour de Payolle. Comme son nom "Sarrat" l'indique, et tous ceux de la même famille (Serre, serra, serrat, sierra, serret, serraz, etc...), il s'agit d'une crête allongée le plus souvent déchiquetée. (Source Annales de géographie de H.Baulig) J'ignore si c'est le cas ici. Une longue route portant son nom démarre près de Sainte-Marie-de-Campan et se termine à l'approche du hameau de Payolle. Elle est longue de 6,5km environ. 

 

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La News : Les Chemins des maquisards depuis Montner.

Publié le par gibirando

La News vous donne un bref aperçu de la prochaine randonnée qui paraîtra dans la page d'accueil :

La News : Les Chemins des maquisards depuis Montner.

La News :  Les Chemins des maquisards depuis Montner.
La News :  Les Chemins des maquisards depuis Montner.

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Une fois encore, les chemins étaient là et il suffisait de les relier entre eux pour réaliser jolie une boucle pédestre. Ces chemins avaient pour noms « GRP Tour des Fenouillèdes » ; une longue randonnée déjà accomplie, mais aux multiples variantes dont celle-ci jamais cheminée ;  un « itinéraire des Belvèdères » (un petit bout seulement) et enfin une belle portion du « Circuit Montner-Força Réal » déjà proposé dans mon blog en 2013 sous le titre plus évocateur de « Circuit de Força Réal (507m depuis Montner (125m) ». Restait à trouver un nom à cette nouvelle boucle pédestre,  et c’est au fil de mon parcours que ce dernier s’est révélé à moi comme une belle évidence : « Les Chemins des maquisards (*) au départ de Montner ». En ce 20 septembre 2025, il est presque 9h30 quand je range ma voiture à l’entrée de Montner sur le vaste parking du cimetière, juste à côté du monument aux Morts. Là, direction la route D.612 par laquelle je viens d’arriver puis mon intention première est d’aller redécouvrir la fameuse « Roque d’En Talou », ancienne borne frontière au temps du royaume d’Aragon. ....   A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs, je reviens au plus vite......

 

 

 

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Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques extraites d'un concert intitulé "Hauser & Friends" qui s'est tenu à l'amphithéâtre de Pula ou Pula Arena en Croatie en 2018. Les principaux musiciens présents étaient Stjepan Hauser (Violoncelle), Caroline Campbell (Violon) Lola Astanova (Piano), Ksenija Sidorova (Accordéon), Petrit Çeku (Guitare) accompagnés de l'Orchestre Philarmonique de Zagreb dirigé par Ivo Lipanovic. Ici,  les titres musicaux sont : "Casta Diva" de Vincenzo Bellini, "Song to the Moon (Chant à la lune)" d'Antonin Dvorak et "O Mio Babbino Caro" (version très incomplète) de Giacomo Puccini.  

Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.
Le Plo del Naou (1.754m) depuis le col d'Aspin (1.493m) - Hautes-Pyrénées.

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En ce 23 août 2025, il n’en pas encore 10h et nous voilà au col d’Aspin à 1.493m d’altitude fin prêts à démarrer une nouvelle randonnée intitulée « Le Plo del Naou (1.754m) (*) ». Je l’ai trouvé la veille sur le site Visorando. La veille, nous sommes arrivés au lac de Payolle pour poursuivre nos vacances dans les Hautes-Pyrénées après notre semaine en Ariège à Illier où nous avions déjà randonné (D'Illier à Orus par le Grp Tour du pic des Trois Seigneurs). La météo étant excellente car lumineuse alors qu’elle nous était annoncée mauvaise, nous voulons en profiter. Ce matin encore, un ciel très nuageux obstruait les horizons les plus lointains comme les plus près mais très vite ils se sont tous évaporés. Cette randonnée présente tous les critères dans des fourchettes abordables que nous nous fixons désormais : une distance raisonnable de 6km environ, un dénivelé acceptable de moins de 300m et une durée de temps à marcher nous permettant la flânerie, des pauses régulières et un agréable pique-nique. Alors bien sûr, les commentaires quant aux lieux parcourus trouvés sur le Net sont également des plus importants. Ici ces derniers sont faits de louanges quant aux panoramas visibles, aux divers chemins empruntés, sur une crête notamment, et à l’objectif final situé à l’altitude de 1.754m avec des vues à 360°. S’il s’agit d’un aller-retour, les longues analyses que j’ai eu de ce parcours sur le site Géoportail permettent d’imaginer quelques variantes moins monotones. Très bien mentionnée sur un panonceau directionnel dès le départ, un large chemin part vers le sud et s’élève d’emblée assez sèchement dans une très belle forêt où les hêtres sont la majorité. Il va en être ainsi sur quelques hectomètres, où pour une fois n’est pas coutume, Dany souffre bien plus moi. La voyant marcher avec peine, et un peu inquiet je l’avoue, j’en suis même à lui proposer de faire demi-tour à diverses reprises. Mais elle veut s’accrocher et ça va finir par aller mieux. Il est vrai que le plus dur semble fait, la pente se fait moins pénible et descend même pendant un bon laps de temps. La forêt disparait quelque peu et des ouvertures se font jour. Quand la forêt revient, la crête sur ma gauche semble toute proche. Au travers des résineux, j’y file, demandant à Dany qui est constamment derrière moi de me suivre. La ligne de crête est là, prémices de la « Crête dite de Bidour » sur la carte IGN. Peu après, cette crête, nous allons la suivre mais surtout plus longuement lors du retour. Enfin surtout moi. Les panoramas plongeants sur la Vallée de la Neste d’AureVallée d'Aure et Arreau, la plus grande commune visible, sont à couper le souffle malgré une brume tenace. Mais si les paysages et les décors sont grandioses, mon regard et mon appareil-photo sont surtout captivés par la quantité incroyable de passereaux qu’il y a sur ce tout petit périmètre que constitue cette étroite échine rocheuse boisée de divers conifères. Passant d’un arbre à l’autre avec une rapidité décourageante pour le photographe amateur que je suis, j’essaie de deviner à quelles espèces j’ai à faire. Finalement, la quantité prenant le pas sur la vitesse, je devine certes quelques pouillots et des gobe-mouches mais c’est surtout le nombre de mésanges différentes qui me laissent pantois. Oui, je suis interloqué car hormis la mésange à longue queue et la charbonnière, les autres semblent toutes là : huppée, nonnette ou boréale, bleue et noire. Surtout les noires. Entre leur manière de voleter et ma quête à vouloir les immortaliser, elles gagnent à tous les coups. Ne pouvant pas me mettre aux aguets car Dany a continué d’avancer sur l’arête rocheuse, j’en suis réduit à les photographier au jugé sans aucune certitude de réussir mes photos. Finalement, je prends la décision de prendre un peu mon temps laissant filer Dany et je réussis en immortaliser seulement deux correctement. Je me dis que lors du retour, j’aurais peut-être un peu plus de temps à leur consacrer. Malheureusement, ce ne sera pas le cas car elles auront quasiment disparues y compris les autres espèces. Presque le vide total, pourtant au même endroit. Dans leur longue migration vers des lieux plus cléments, tous ces passereaux n’étaient sans doute là que de passage, trouvant ici une alimentation à leur goût, insectes ou graines de conifères probablement. Je redémarre un peu déçu mais aussi perplexe quant à toutes les photos que j’ai prises au jugé. Compte tenu des circonstances lors des prises de vues, les visionner sur l’écran de mon appareil-photo ne m’apporte pas grand-chose.  Il me faudra sans doute les agrandir voire au pire les corriger sur mon ordinateur pour en obtenir quelque chose de correct. Quant au reste de la Nature, quelques rares fleurs, assez peu de papillons, une libellule et des champignons dont certains bien secs et sans intérêt. La crête continue d’être là mais la montée vers le Plo del Naou nous offre plusieurs sentiers dont la plupart ont sans doute étaient creusés par les animaux montant aux estives. Des caminoles. Nous empruntons la caminole qui nous semble la plus facile car la plus large et la moins caillouteuse. L’est-elle vraiment ? Comment le savoir ? Au retour peut-être ? Pour redescendre, j’emprunterais celle au plus près de la crête et il faut bien reconnaître qu’elle sera plus « hard » quand même. Après des buttes successives ; assez énervantes car on pense que c’est toujours la dernière ;  le Plo del Naou est là. Immense dôme débonnaire et rase car à la végétation inexistante. Ici, quand on regarde le sol, c’est d’abord les incalculables crottes de moutons et de chèvres que l’on aperçoit en premier. Marcher en les évitant devient d’abord un jeu puis carrément des "emmerdements" tant il y en a. Pourtant, les animaux qui les ont déféqué ici sont invisibles. Pas un mouton, pas une chèvre, pas une vache aux alentours. Par contre, papillons et criquets sont désormais bien présents. Avec cette Nature, je retrouve le sourire. Dany, qui ne m’a pas attendu, a trouvé un endroit où poser ses fesses pour déjeuner. Il est peu loin du sommet qu’atteste une borne géodésique. Il y est gravé « 1949 », date de son édification sans doute. Elle a mon âge mais peu de rides malgré les affres du temps et de la météo très souvent âpres l’hiver venu. En évitant au mieux les crottes, nous déjeunons d’un bel appétit, nos efforts ayant été conséquents depuis le départ, il y a maintenant plus de 2 heures. Puis Dany réclamant un peu de repos avant le retour ; « nous avons largement du temps devant nous » lui dis-je. Je repars en quête de photos naturalistes mais pas que, les décors méritant eux aussi leur lot de clichés. Le lac de Payolle et le pic du Midi de Bigorre sont pour moi les plus facilement identifiables, mais les diverses vallées et les hauts sommets qui les dominent sont pléthores. Ici tout est très beau. La Nature, les décors et les panoramas. Je visite le Pla del Naou en long et en large, n’hésitant pas à m’éloigner du sommet et continuant ma quête de nouveaux papillons et criquets. Parmi ces derniers, certains sont si petits ; 1 à 2 cm tout au plus ; que les immortaliser devient une gageure. Je m’agenouille dans les crottes pour tenter quelques macros mais sans vrai succès car ces minuscules bestioles ont constamment la bougeotte. . Nettement plus imposants sont les Vautours fauves qui passent et qui repassent dans le ciel et dans l’attente d’un repas « accidentel (**) ». Tous les visiteurs du Plo del Naou déjeunant, ou du moins étant assis, je décide finalement de poursuivre la crête dans cette descente filant vers l’Hourquette d’Arreau, puis plus loin vers l'Hourquette d'Ancizan. Trop loin, je sais déjà que je n'irais pas jusque là, mais j'improviserais. Là, il n’y a plus personne et c’est bien là que les papillons et les criquets sont les plus présents. Toutefois, vouloir les photographier tous équivaut à une course effrénée à la laquelle je ne suis pas vraiment disposé. Dans cette quête solitaire de la Nature, je serais sans doute le seul à apercevoir une marmotte et un vautour-fauve au sol non loin du lieu-dit « Broucouze ». Immobile et apparemment solitaire, la marmotte m’observe, semblant aussi étonnée que moi de cette rencontre inattendue car fortuite. Il est vrai qu’une centaine de mètres nous sépare. Seule sa tête remue de temps à autre, semblant fonctionner tel le périscope d’un sous-marin.  Finalement, elle disparaît comme par magie, sans doute dans un terrier, invisible d’où je me trouve. Quelques minutes plus tard, c’est un vautour qui passe au-dessus de ma tête et va se poser sur une petite zone rocheuse et ravinée. Cette fois, j'ai la certitude que mes photos sont réussies. Il est temps de rebrousser chemin. Avec l’application Visorando, j’estime la pente à remonter jusqu’au sommet du Plo del Naou à environ 150 à 200m environ. J’ y retrouve Dany où je l’avais laissé mais finalement je suis pleinement satisfait de cette petite escapade. Le temps du retour est arrivé et pour mes genoux parfois arthrosiques, la descente est plus difficile que la montée. Avec prudence, je choisis néanmoins le plus près de la crête et le plus longtemps possible, et ce afin de profiter un peu plus des panoramas aériens sur cette magnifique région que l’on appelle globalement « le Pays d’Aure ». Beaucoup de randonneurs nous accompagnent dans cette descente dont certains très très jeunes parfois. Il en est de même dans l’autre sens. Moi qui suis si souvent solitaire dans mes balades, je ne peux m’empêcher de trouver cela très encourageant. A cette France à laquelle je trouve si souvent des défauts, éduquer les enfants au sport en général et à la marche pédestre en particulier me semble une belle promesse pour l’avenir. Après 4 heures sur ces sentiers du Plo del Naou, le col d’Aspin est là. Il y a foule d’humains et un troupeau de bovins. Où l’inverse peut-être ? Si tout comme moi vous êtes né sous le signe zodiacal du Taureau, vous avez droit au doute😂. Sur Visorando, cet aller-retour est donné pour 6,05km et un dénivelé positif de 298m. N’ayant pris aucune mesure, je ne peux garantir l’exactitude précise de ces chiffres mais je note qu’entre le point le plus haut au sommet du Plo del Naou (1.754m) et le plus bas au col d’Aspin (1.493m) la différence est de seulement 261m. Mais ne pinaillons pas, cette randonnée est plutôt facile, même si la grimpette du départ nous a quelque peu éreintés. Nos âges, nos antécédents de santé et la fatigue de notre voyage de la veille y sont sans doute pour beaucoup, raisons pour lesquelles nous avons été agréablement satisfaits de l’avoir accomplie dans sa totalité. Oui, nous avons très contents même si elle est donnée pour 2h15 A/R et que nous avons mis 4h15, pauses incluses bien évidemment. Flâner dans un endroit si merveilleux est recommandé non ? Carte IGN 1748ET Néouvielle – Vallée d’Aure – Parc National des Pyrénées.

(*) Toponymie du Plo del Naou : Avant de me lancer dans une recherche sur Internet pour expliquer cette toponymie, j’ai pensé qu’elle serait plutôt facile à définir. Et j’ai le sentiment de m’être trompé. En effet, on trouve plusieurs définitions concernant les 2 mots « plo » et « naou ».

Le toponyme « Plo » signifierait un « terrain plat » ou un  « terrain dégagé » ou un « terrain stérile » dans certaines régions et un « terrain uni et peu incliné » dans d’autres et finalement un « endroit plat » voire « parfois plat et élevé » en occitan. En Bretagne « Plo » ou « Plou » signifierait une « paroisse », mais ici nous ne sommes pas en Bretagne alors oublions cette explication. Enfin dans certains lieux, il signifierait un « puit ».

Le toponyme « naou » a lui aussi plusieurs significations. C’est déjà le nom d’une rivière de Gironde dont la signification n’est pas définie sur Wikipédia. En Bretagne, il s’agit d’ « une pente ». En Gascogne, c’est « un lieu encaissé » voire « une dépression », une « petite vallée »  un « couloir  ou un  « fossé ». Dans certaines régions, Hérault notamment, mais plus globalement dans le Midi, il signifie « haut » et on le retrouve écrit « Naout » comme j’avais déjà pu l’expliquer dans cette randonnée en pays Fenouillèdes intitulée « Le Sarrat Naout (1.310 m) et Gatespa depuis le Col Bas (1.035 m) à Rabouillet ». En région basque, si « la dépression » est également présente, il peut aussi signifier  « neuf, naïf ou niais » avec d’autres variantes dans la manière de l’écrire « nau » ou « neu » par exemples. Cette notion de « neuf », on la retrouve plus globalement en Gascogne. La notion de « sommet » voire plus simplement « d’être au-dessus » est parfois citée dans l’est de la France mais aussi en gallois.

En conclusion, et si on tient compte du lieu, il est probable que « Plo del Naou » signifie « le plateau neuf » ou « plateau nouveau » voire « la plateau ras ».

(**) Les vautours-fauves : Un accident ça arrive, et nous en verrons un dès le lendemain, au pied du col du Tourmalet ,  attirant en quelques minutes plusieurs dizaines de vautours, voire peut-être deux ou trois centaines. En quelques minutes,  ce fut la curée autour d’un pauvre mouton qui s’était sans doute blessé ou au pire cassé une patte en franchissant un fossé trop profond et trop pierreux. Le sang les attirant comme des mouches (il devait y en avoir aussi), ce malheureux animal se transforma en un quartier de viande presque aussi vite qu’il ne me le faut pour l’écrire. Sachant très bien qu’ils ne mangeront pas tous les jours à leur faim, ils déchiquètent leur proie à tour de rôle, sachant que le partage est aussi un des moyens les plus sûrs pour perpétuer leur espèce. 

 

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D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs chansons provenant d'une compilation trouvée sur YouTube et intitulée "Paris Night Chanson-1960's Vintage French Café Music (Romantic Love Songs)" sur la page d'Atelierchanson. 

D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)
D'Illier à Orus (A/R) par le Tour du Pic des Trois Seigneurs (Ariège)

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Il y a une expression très ancienne mais bien connue quand même qui dit « l’occasion fait le larron ». Ancienne car datant du Moyen-Âge et que l’on attribuait à des voleurs qui ne manquaient jamais une opportunité de commettre un larcin dès lors que cette possibilité se présentait à eux. Alors bien sûr, ici il n’est pas question de voleurs mais de simples randonneurs, en l’occurrence nous. En effet, en ce dimanche 17 août, nous démarrons une semaine de location dans un tout petit hameau de l’Ariège qui s’appelle Illier. Petit car avec ses 14 habitants en temps normal nous a-t-on dit. Beaucoup plus l’été car de nombreuses maisons sont des résidences secondaires ou locatives. En réalité, si le vrai nom administratif est Illier-et-Laramade, il s’agit bien de 2 hameaux bien distincts, Laramade étant au bas de la Vallée de la rivière de Vicdessos et Illier bien dessus, à 865m d’altitude. Or, à Illier passe un sentier de grande randonnée de pays (GRP) s’intitulant « Tour du pic des Trois Seigneurs ». Long de 77km, ce tour pédestre est réalisable en 4 à 5 jours selon les aptitudes. Alors bien sûr pas question de nous lancer dans un tel challenge, d’abord parce que nous ne sommes pas là pour ça, mais surtout parce qu’à nos âges ça ne serait pas très raisonnable de le faire sans une préparation sérieuse et mûrement réfléchie au préalable. Mais en faire un tout petit bout dans la journée pourquoi pas ? Voilà pour les larrons. C’est ainsi qu’est né cet aller-retour vers Orus, un autre hameau montagnard du même acabit qu’Illier car à 990m d’altitude et distant à vol d’oiseau de 2,7km seulement. Un peu plus par le GRP bien évidemment. « D’Illier à Orus A/R par le GRP Tour du pic des Trois Seigneurs », voilà le titre de ma balade. En ce 17 août et après une visite de Vicdessos et de son marché le matin, il est midi quand nous empruntons le sentier parfaitement indiqué juste à côté de la maison où nous logeons. Le départ s’effectue sous un ciel pâlot mais le risque de pluie étant nul, nous démarrons confiants. Comme souvent ici, la plupart des habitations sont des anciennes granges qui ont été aménagées au fil du temps pour devenir de vraies maisons. A leur fronton, on peut parfois lire la date de leur construction où la sécularité est toujours attestée. Si les dates du 19eme siècle sont les plus visibles, certaines sont du siècle précédent et cela vaut pour les deux hameaux. Le sentier reliant Illier à Orus est bon et souvent plutôt large car très bien débroussaillé sur ses bas-côtés. Il est vrai que ces derniers jours, c’était la fête dans le secteur et notamment à Vicdessos où un trail  a été mis au programme des festivités : Le Trail des Novis.  Long de 25km, il  emprunte le même sentier que celui que nous envisageons mais bien d’autres chemins aussi. Dès le départ ou presque, le sentier s’élève en forêt si rudement que nous sommes à la peine dès nos premières foulées. Si Dany marche plutôt correctement, moi j’essaie d’oublier mes difficultés dyspnéiques en étant à l’affut de la flore et de la faune que je tente de photographier. Si les fleurs sauvages se succèdent sans trop me freiner, la petite faune nécessite bien plus de temps et d’attentions. Cela m’oblige à flâner et ce rythme me convient parfaitement. Si la flore est bien présente, elle est parfois en souffrance d’un été qui ressemble étrangement à un automne bien trop précoce. D’ailleurs, tout autour de nous, les feuilles tombent sans discontinuer,  tapissant parfois le sol d’une belle épaisseur moëlleuse et roussâtre. Quant à la faune, elle se résume à quelques papillons, à de rares criquets et libellules et à quelques lézards. Les papillons seront les plus faciles à photographier même si le mot « facile » est à relativiser.  Les oiseaux sont assez peu visibles mais de temps à autre leurs chants les trahissent. C’est le bon moment d’être là pour les surprendre même si dans cette forêt touffu, il faut un peu de patience et énormément de chance pour parvenir à les immortaliser. Je n’en verrais qu’une petit douzaine au cours de cette balade, ce qui est très peu au regard de cette forêt de feuillus si belle, si épaisse et si diversifiée en essences multiples. Pas de doute, ici comme partout, l’avifaune est en fort déclin. Ici, même les moineaux semblent avoir  disparus de ces hameaux pourtant paisibles de prime abord. Ils sont, il est vrai, remplacés allégrement par des hirondelles qui sont là à Illier en très grand nombre mais pas à Orus. J’aurais donc tendance à penser qu’elles se regroupent pour partir en migration vers l’Afrique. Il y a des hirondelles de fenêtre et des hirondelles de rochers.  C’est toujours un magnifique spectacle de les voir virevolter dans les ruelles et au-dessus des toitures avant de venir se reposer contre les façades et les fenêtres des maisons, de préférence inhabitées. Le sentier, parfois muletier ; car pavé de grosses pierres ; lui continue de s’élever jusqu’au parvenir à un collet où les vues s’entrouvrent sur la Vallée du ruisseau de Vicdessos, un affluent de la rivière Ariège. Quelques regrets quand même. La météo toujours voilée a comme déposé comme une pellicule blanchâtre sur tous ces paysages, sans doute véritablement grandioses sous un grand ciel bleu. Secundo, la présence de pylônes à haute tension  qu’on oublie très vite car tout autour, ce ne sont que des montagnes, le plus souvent abruptes et magnifiquement boisées. Au loin, au fin fond de la vallée, le Massif du Montcalm dresse sa haute stature bosselée au travers d’un voile de brume. On peste de cette météo lugubre et il ne nous reste que la pensée pour imaginer combien tout cela peut être splendide par  grand beau temps. Puis on amorce un peu de descente avant d’arriver à un vieux moulin désaffecté mais totalement barricadé, sans doute par mesures de sécurité. Par une fenêtre ouverte, on peut encore apercevoir deux meules horizontales ainsi que le système d’engrenage et plusieurs éléments en bois ressemblant à une trémie et à un tamis. Un petit ruisseau explique sa présence ici.  Juste après le moulin, le sentier débouche sur une route bitumée qu’il faut emprunter vers la gauche. Peu après, et sur la droite, on retrouve le sentier balisé en jaune et rouge ; comme tout bon GRP . Il prend le relais de la route et mène vers l’entrée peu éloignée d’Orus . Minuscule cimetière, magistral calvaire et imposante église consacrée à Saint-Germain sont les premiers signes patrimoniaux assurément chrétiens de ce village perdu sur la soulane de cette vallée ô combien superbe.  Pas si perdu que ça désormais si je me fie au nombre de voitures stationnées dans la rue principale. Charmant, propret,  et copieusement fleuri , le hameau bourré d’étroites ruelles et enjolivé de quelques belles fontaines mérite une « généreuse » visite. Nous nous fixons comme challenge de parcourir toutes ses ruelles. Un challenge dont nous ne saurons jamais si nous l’avons réussi tant les venelles s’entrecroisent. La nôtre de visite va un peu s’éterniser, à la fois pour prendre un peu de repos et un en-cas avant de repartir, mais aussi parce que les Buddléias de David poussent ici à profusion dans de très nombreux jardins déjà amplement fleuris de bien d’autres fleurs multicolores. Or, ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les « arbres aux papillons ». Un pur régal pour moi qui n’a de cesse de tenter de photographier toutes les espèces de papillons possibles. Pas facile, car ici la profusion crée la confusion, et parfois même l’envie de procréation. Ça virevolte à tires d’ailes et en tous sens et faire une mise au point parfaite sur chaque spécimen différent devient une gageure. Finalement, je ne réussis pas à immortaliser toutes les espèces présentes mais comme le temps du retour vers Illier finit par arriver, je me vois contraint d’abandonner à regret cette « chasse » aux papillons essentiellement photographique. Voilà presque une heure que nous sommes à Orus et le temps du retour finit par arriver. Par bonheur, les longues montées de l’aller devenant des descentes, les déclivités sont moindres et le retour plus facile. Après 1h de flâneries supplémentaires, Illier est là. Dany part se reposer pendant que je continue mes découvertes intrigué et attiré que je suis  par 2 panonceaux « mystérieux » m’indiquant un « Camin dels Gassis » et un « Orry de la Carde ». Une fois encore, je m’enfonce dans une épaisse forêt à la recherche de la signification de ces noms énigmatiques mais hormis quelques terrasses en pierres sèches excessivement moussus  et un sentier forestier qui ne cesse de monter, je ne trouve rien de concret. La lassitude a raison de ma curiosité,  alors je finis par faire demi-tour.  Illier est de nouveau là, alors j’entreprends sa visite car arrivé la veille, je n'ai pas encore eu le temps de sa découverte. Tout comme à Orus, le village possède quelques jolies maisons et une église mais moins imposante. Elle est dédiée à Saint-Orens si j’en crois ce que j’ai lu sur le Net. Quelques maisons sont agencées d’un jardin fleuri surtout quand elles sont excentrées. J’ai même découvert un très haut palmier juste à côté de la maison que nous occupions, maison qui est presque mitoyenne avec l’église. Mais c’est surtout un ballet aérien qui continue de me scotcher. Tout comme ce matin,  les hirondelles des fenêtres et des rochers continuent leurs manèges perpétuels, ne prenant qu’un peu de repos sur la façade de l’église ou bien sur les avant-toits des toitures où quelques petits nids faits de boue sont parfois visibles. Puis elles repartent, s’engouffrant dans les venelles, rasant les ardoises des toitures puis voltigeant toujours plus vite et plus haut, se croisant et s’évitant dans un ballet aérien qu’elles maîtrisent avec une parfaite harmonie et une rigueur inégalée. C’est avec quelques images de cet incroyable spectacle que je termine cette agréable après-midi. C’est les vacances, il est temps que je parte me reposer.  Cet aller-retour a été long de 6,9km incluant la découverte des 2 hameaux pour un dénivelé positif de 177m. N'est pas inclus mon supplément vers le « Camin dels Gassis » et l'« Orry de la Carde » jamais trouvé. Le point culminant est à environ 1.035m juste avant un premier pylône THT.  Le plus bas est à Illier à 858m. Les montées cumulées ont été de 590m A/R. Carte IGN 2148OT Vicdessos- Pique d’Estats – Pic du Montcalm top 25.

Publié dans randonnée, ariège, flore, faune

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Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.

Publié le par gibirando

En agrémentant cette vidéo de plusieurs musiques, j'ai voulu rendre hommage à 2 immenses compositeurs américains qu'étaient Ray Evans et Jay Livingston pas suffisamment connus et pourtant quel incroyable répertoire ils possédent tous les 2. "Mona Lisa" par l'accordéoniste et musicien écossais Dave Cormack, "Harlow/Lonely Girl" par le trompettiste Neal Hefti, "Que Sera Sera" par le violoniste André Rieu et l'Orchestre Johann Strauss, "Tammy" par Bruno Mantovani et son orchestre, "Maybe September" par Percy Faith et son orchestre, "Never Let Me Go" par le pianiste Ellis Marsalis Jr. 

Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.
Le Chemin de l'eau de Fuilla à Sahorre par le canal d'irrigation.

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Cette randonnée que je vous propose ici est une version un peu plus réduite et donc moins difficile que celle généralement intitulée « Le Chemin de l’eau et du fer à Fuilla » (Visorando). Nous avons gardé l’eau mais laissé tomber le fer. Je l’ai donc naturellement dénommée « le Chemin de l’eau de Fuilla à Sahorre par le canal d’irrigation ». Le retour vers le départ à Fuilla-del-Mig s’effectuant par des chemins plutôt faciles longeant assez souvent la rivière La Rotjà. Ici, l’eau est donc très souvent présente et justifie pleinement l’intitulé. Quant au canal d’irrigation, il y en a en réalité plusieurs qui se succèdent assez disparates, car faits de bric et de broc, certains tronçons ayant été creusés à même la terre, d’autres cimentés ou enrobés d’acier galvanisé, certains en PVC et d’autres carrément grillagés servant de passerelles. Le plus souvent, un bon sentier longe ces différents canaux et ce, jusqu’à Sahorre. Le parcours est donc en général plutôt facile même si certaines petites sections pas toujours agencées convenablement demandent attention et prudence. Il est 9h30 quand nous rangeons notre voiture sur un parking de Fuilla-del-Mig sous un firmament magnifiquement bleu. Malheureusement, la météo sera capricieuse car le ciel deviendra trop vite laiteux jusqu’à finir carrément grisâtre. Ne connaissant pas le départ, j’ai pris soin d’imprimer le topo PDF trouvé sur Visorando et je garde cette application allumée sur mon smartphone. Ainsi tout devient plus facile. Nous passons devant le beffroi et comme indiqué empruntons le Cami de Serdinya. Le balisage est jaune et le parcours franchit un premier ruisseau « le Correc des Cabanes ». Le chemin se poursuit à droite, passe devant l’immense hangar d’une ferme. A partir de là, je surveille le tracé de mon smartphone car il faut délaisser le balisage et prendre un autre chemin entrant dans un bois de chênes. Le chemin devient sentier et parvient à des tertres argilo-caillouteux. Il s’élève puis redescend jusqu’à atteindre le canal. Nous y sommes et le but est de ne plus quitter ce tracé longeant les canalisations et ce, jusqu’à Sahorre. Comme toujours, j’essaie à la fois d’être attentif au parcours sans pour autant oublier la flore et la faune. Si la flore est très facile à immortaliser, la faune, elle, est plutôt remuante et réclame plus de patience et de réussite. Cette dernière prend les traits de très nombreux papillons et libellules et de quelques oiseaux, les clous de cette balade étant la vision d’un écureuil roux et d'un surprenant chevreuil que je réussis pas chance à immortaliser avant qu’il ne détale dans des broussailles comme s’il avait vu des diables. Parmi les papillons, notons que les deux espèces les plus visibles sont les Tabacs d’Espagne et les Amaryllis. Quand aux libellules, deux espèces sont particulièrement présentes tout au long du canal : les Caloptéryx vierges et les Cordulègastres annelés.  Si le canal se faufile le plus souvent en sous-bois, il faut profiter de chaque petite fenêtre ou de chaque vraie ouverture pour observer les panoramas. Ces derniers donnent le plus souvent vers le Canigou et la vallée verdoyante de la Rotjà, malheureusement sous un ciel opalin estompant les contrastes et appauvrissant les clichés. Malgré cette météo peu idéale, la journée reste agréable au sein de ces décors où la ruralité n’est pas un vain mot. Jolies campagnes, prairies verdoyantes, vergers et forêts olivâtres aux tons nuancés se succèdent pour le plaisir des yeux et des autres sens. A Sahorre, on quitte définitivement le canal en empruntant le chemin de Fontanelle traversant le quartier du Faubourg. Le but étant de rejoindre la D.6 ou route de Fuilla que l’on descend à gauche jusqu’après le cimetière. Là, il faut quitter la route au profit du Chemin des Mines partant à droite. Un pont enjambe la Rotjà. Guère plus loin, on laisse sur la droite la station d’épuration et on continue le chemin le plus évident. 350m après la station d’épuration, on délaisse le chemin qui continue tout droit au profit d’un autre partant à droite. Ce chemin est parfois mentionné sur les cartes comme étant une ancienne voie ferrée. Pour nous être trompés, celui de gauche mène à un cul de sac aux lieux-dits Mas Paulo et Elevage de la Rotjà, alors mieux vaut l’éviter même si se rétablir sur l’autre chemin sans faire demi-tour est assez simple. Le bon chemin, lui, est rectiligne et souvent en sous-bois. Il faut le poursuivre jusqu’à hauteur du Mas Favre puis se diriger vers ce dernier. Ici, on retrouve le tracé d’une autre randonnée faite en avril 2022 et intitulée « Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla ». Cette partie terminale pas du tout désagréable est balisée. Elle permet de découvrir une belle partie des hameaux, quelques chemins creux et autres petits canaux bien charmants. Il suffit de suivre l’itinéraire balisé en passant par Fuilla d’Amont puis poursuivre jusqu’à Fuilla du milieu où l’on retrouve sa voiture laissée au parking. Par inattention, nous nous sommes trompés juste avant l'arrivée aussi est-il préférable de garder son GPS allumé voire son smartphone. Nous avons terminé cette agréable journée par une visite et des boissons consommées aux Cabanes de Carine. Il s’agit d’une jolie boutique au bord de la route où la sympathique Carine présente ses objets en bois qu’elle fabrique artisanalement avec talent. Nichoirs et mangeoires de toutes sortes pour passereaux y sont les principaux articles vendus. Vous l’aiderez en achetant ces œuvres et en prenant une consommation finalement pas plus chère que dans n’importe quel autre bistrot. Cette randonnée a été longue de 10,7km pour des montées cumulées de 491m. Le dénivelé est modeste puisque de seulement 153m entre le point le plus bas au départ de Fuilla del Mig à 544m et le plus haut à 697m près du Ravin de Lassade et de Restagninès. Carte IGN 2349ET Massif du Canigou Top 25. 

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Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est intitulé de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube Intitulée "Emotional Violin & Piano - Romantic Classic Music" proposée par The Musical and Universal

 Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.
 Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.

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En ce mardi 22 juillet 2025, quand Dany et moi quittons notre domicile, nous avons un double objectif : aller randonner tout en essayant de le faire dans un endroit rafraichissant et agréable. De mon côté, inutile de préciser que j’en ai un troisième consistant à prendre un maximum de photos de tout ce que nous allons découvrir : jolies faune et flore et beaux décors. La journée s’annonce radieuse, et donc chaude, et nous avons fait en sorte de ne rien improviser. La veille, j’ai donc préparé nos objectifs consistant à partie vers les étangs des Esquits depuis le Pla des Avellans avec retour en boucle. Concernant ce retour, j’ai gardé sous le coude l’idée de rallonger la distance selon la forme physique que nous aurons au fil de notre cheminement. Ainsi est née cette balade que j’ai intitulée « Les Etangs des Esquits depuis les Avellans, retour Pla de Barrès ». Comme le nom l’indique, tout se passa pour le mieux, puisque finalement, nous poussâmes notre retour en longeant le fleuve Têt jusqu’au Pla de Barrès, là où le matin même nous avions laissé notre voiture pour prendre la navette. Eh oui, pendant toute la saison ; de mai à octobre ; mais pour le bonheur de tous et de la Nature en particulier, et parce que la surpopulation est quasi quotidienne, il y a cette obligation de prendre la navette pour accéder au secteur des « Bouillouses ». Nous, dans ce cas précis, nous n’avons pris qu’un billet aller simple « Pla de Barrès – Pla des Avellans » pour la modeste somme de 10 euros. Il est 9h45 quand nous rangeons notre voiture. Le parking, pourtant très vaste, est déjà copieusement rempli. Une petite file d’une trentaine de personnes s’étire déjà devant le kiosque de la billetterie. Quant au premier bus qui arrive pour prendre les visiteurs, il ne sera pas pour nous, et nous sommes contraint d’attendre le second. Je mets à profit cette attente pour prendre mes premières photos et notamment les fleurs les plus visibles que sont un Aconit napel et un Aconit anthore. Si le premier est assez commun, le second est plus rare mais les deux sont d’une toxicité qui peut s’avérer mortelle. Alors attention surtout pour les enfants. Aucune antidote n’est connue. Nous montons dans la navette à 10h15 et dix minutes plus tard nous voilà déjà aux Avellans. D’emblée, un panonceau directionnel annonce diverses directions. La nôtre, direction le lac des Bouillouses est mentionné pour 5,5km et 2h. Nous n’irons pas si loin. Ici, les fleurs sont déjà innombrables mais comme nous aurons à revenir par-là, je n’en photographie que quelques-unes. Nous enjambons le fleuve Têt tout en traversant la prairie direction le bâtiment des télésièges. Le sentier est situé juste derrière, parfaitement indiqué : « Lac des Bouillouses 4,8km 1h40 ». Il n’est pas très bon, avec très souvent des pierres et des racines mais aussi très irrégulier en terme de terrains. Il en sera ainsi une bonne partie de la journée, mais il faut l’accepter et faire avec, car la montagne ne sera jamais une autoroute. Dans l’immédiat, il présente l’avantage de cheminer à l’ombre d’une forêt de pins à crochets. Après quelques virages et montées, le sentier rejoint le GR.10. C’est un chemin plus large que le sentier précédent mais il s’élève aussi et pas vraiment plus agréable à cheminer non plus. L’élévation continue ainsi jusqu’à l’étang de La Pradeille (Estany de la Pradella). Entre les deux, plusieurs papillons, deux pinsons et quelques jolies fleurs ont été immortaliser venant compléter les clichés pour mon reportage. L’arrivée au premier étang est bien évidemment synonyme d’une pause conséquente puisque les deux prévus au programme ; avec l’Etang Noir (d'en bas) ; constituent le but principal de cette randonnée. Ici, les décors changent, s’entrouvrent. Les pelouses au bord de l’étang sont idéales pour poser nos fesses et reposer nos jambes. Il est midi et cette marche tout en montée et pas toujours facile ; 250m environ de déclivité ;  nous a ouvert l’appétit. Le panier-repas emporté est le bienvenu. La flore est nouvelle aussi, tout comme la faune. Les premiers à faire les frais de ma passion pour la photo sont les canards colverts que j’ai toujours vu très nombreux ici à la bonne saison. Les seconds, nettement plus petits, mais aimant autant l’eau sont des Odonates que l’entomologiste néophyte appelle « libellules ». Il y en a beaucoup et de plusieurs espèces car c’est la grande saison des amours. Ils ne sont là à proximité des étangs que pour ça : se reproduire. Après une longue pause, le chemin continue à droite en direction de l’Etang Noir (Estany Negre), la distance entre les deux étant relativement modeste. Ici aussi, les Odonates trouvent un biotope à leur goût car ça volètent de tous côtés et dans tous les sens. Cette fois-ci, la pause est presque essentiellement consacrée à tenter d’immortaliser toutes ces petites bestioles quand elles veulent bien se poser. Nous repartons, une fois encore à droite de la berge de l’Etang Noir, (pas d'indication sur les panonceaux directionnels) mais cette fois-ci dans des conditions plus compliquées car le sentier est biscornu, broussailleux par endroits et les rochers peuvent s’avérer glissants. Rocailleux, il s’élève un peu , redescend, s’élève de nouveau,  jamais plus d’une vingtaine de mètres mais toujours aussi alambiqué car les découvreurs de sentiers n’ont jamais rien trouver d’autre ou de mieux pour en faire le tour. Passé cette petite car courte difficulté, le chemin redescend en forêt en direction du fleuve Têt dans ce lieu-dit au nom étonnant car dénommé « l’Accordéon ». Ici les seules musiques qui prédominent sont les chants de divers oiseaux pas toujours visibles malheureusement. Même mes appeaux restent ici sans réel résultat. Je ne peux compter que sur la chance. Si les étangs sont désormais assez loin, le sentier est le plus souvent en sous-bois et presque constamment humide. Il faut donc redoubler d’attentions quand ce dernier est pierreux voire carrément rocheux. Cette humidité attire de très nombreux papillons que l’on voit biberonner le sol en quête des sels minéraux indispensables à leur reproduction et donc à leur survie. De nombreux champignons sont visibles. Dès lors que la Têt est atteinte, on est surpris par ses faibles dimensions ; tout juste 3 à 4m de large et 10 à 30 cm de profondeur tout au plus ;  et à son aspect excessivement rocheux. Après cette apparence modeste mais quelque peu torrentielle, le fleuve retrouvera son calme plus loin, dans la zone humide du Pla des Avellans. Ici, au bord du fleuve, les fleurs que j’avais volontairement oubliées au départ ce matin réapparaissent. Il y a en beaucoup et il va en être ainsi jusqu’au Pla de Barrès. En effet, au Pla des Avellans, 3 solutions s’offrent à nous : reprendre la navette et terminer, la prendre plus loin au lieu-dit « Les Bordes – 4km -1h10 » ou bien marcher jusqu’au « Pla de Barrès – 7km - 2h ». C’est donc cette dernière solution que nous choisissons car nous connaissons bien les chemins restant à parcourir qui sont nettement meilleurs à cheminer et sans réelle difficulté. Cette connaissance tient au fait que nous les avons déjà parcouru en 2 occasions visibles sur mon blog et qui ont pour noms : « Les Berges de la Têt depuis Les Estanyols (Bolquère) » et « Le Pla des Avellans depuis Bolquère/Pyrénées 2000 (parking Les Estanyols) ». A ces bons côtés, s’ajoute le fait que nous allons longuement longer la Têt avec cet aspect rafraîchissant que nous sommes venus chercher aujourd’hui. Dany trouvera ces derniers 7 kilomètres un peu trop longs et monotones à son goût mais il est vrai que pris par mes passions de la photo,  de la flore et de la faune, le temps peut paraître moins long. Par bonheur, plusieurs arrêts dont certains les pieds dans l’eau viendront atténuer pour elle cette langueur et son envie d’en finir. Il est 17h quand le camping du Pla de Barrès se fait visible. Beaucoup de monde ici comme toujours. Dany est un peu exténuée et mérite bien une boisson fraiche et une crêpe que je propose de lui offrir. Elle accepte cette agréable offrande et profitons ainsi de cette fin de journée exceptionnelle. Ainsi se termine cette superbe randonnée. Elle a été longue de 13,450km pour des montées cumulées de 493m et des descentes de 549m. L’altitude maximale à 1.970m est toute proche de l’Etang de La Pradeille. La plus basse à 1.649m est proche de l’arrivée au Pla de Barrès, soit 321m de dénivelé. Ici 2 communes auront été principalement cheminées : Bolquère située en Cerdagne et la Llagonne située elle en Conflent. Leur limite entre-elles la plus longue étant notamment la Têt.  On pourrait presque en rajouter une troisième puisqu’un bout de l’Etang de La Pradeille est sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes en région Cerdagne également. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top 25.

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Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube intitulée " ESCAPE TO THE ENCHANTED FOREST: Most Beautiful Medieval Fantasy Music for Deep Relaxation & Focus"

Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.
Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

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Quand on imagine une randonnée que l’on ne trouve pas sur le Net et qui de ce fait n’a pas véritablement de nom, lui en donner un peut être un véritable casse-tête. C’est un peu le cas ici avec cette boucle qui a consisté à démarrer de Puyvalador, direction Espousouille puis Fontrabiouse et retour. Finalement après diverses idées ayant trait à la géographie des lieux, j’ai choisi de me référer à l’Histoire en l’intitulant « Les Chemins des Braves : Espousouille et Fontrabiouse depuis Puyvalador » (*). Qui étaient ces « Braves » ? C’est l’historienne et romancière Hélène Legrais (**) qui les évoque avec détails :

« A la base, Espousouille est seulement un hameau dépendant du village de Fontrabiouse. Aujourd’hui ils sont à égalité, c’est une double commune, mais ce rapport de dépendance initial, évidemment mal vécu par « les esposolats  », a suscité une rivalité et une rancœur qui perdurent encore. Naguère, ça allait très loin : les habitants d’Espousouille, surnommés « les Braves », refusaient d’assister à la messe dans l’église de Fontrabiouse, ils préféraient faire les 7 kilomètres les séparant de « la capitale », Formiguères, notamment pour la célébration des baptêmes, des communions, des mariages et aussi des obsèques. Car, vous l’aurez compris, pas question pour eux de se faire inhumer dans le cimetière de Fontrabiouse ! Donc jusqu’à la moitié du XIXe siècle, ils emportaient leurs morts jusqu’à Formiguères par un chemin qui passait à travers la forêt, montait un petit col avant de redescendre en piqué vers « la capitale » : "la tira dels morts" . Ce sentier était à peu près carrossable, on pouvait l’emprunter avec un mulet ou une petite charrette mais quand il s’agissait d’un défunt, le cortège le parcourait à pied derrière quatre porteurs le cercueil à l’épaule. A mi-chemin, une dalle de pierre, assez élevée, permettait à ces porteurs de déposer leur fardeau pour se reposer un moment avant de continuer leur chemin. Depuis Espousouille a sa chapelle et son propre cimetière ». (Source Francebleu.fr).

Alors certes, ici nous n’irons pas à Formiguères, mais on peut aisément imaginer que ces « Braves » d’Espousouille ont très souvent emprunté les chemins et sentiers de cette randonnée pour bien d’autres raisons que celles ayant trait à l’absence d’église et de cimetière au sein de leur village. Communes indépendantes jusqu’en 1822, Espousouille fut rattachée ensuite à Fontrabiouse. Elle l’est encore de nos jours. Quand à Puyvalador, le village a acquis son indépendance communale en 1790. Si Formiguères a toujours été considérée comme capitale historique de ce Bas-Capcir, elle le doit aux Rois de Majorque qui en avaient fait leur résidence d’été aux 13eme et 14eme siècle. Ils venaient y marcher, chasser, pêcher et s’y reposer mais Sanche 1er de Majorque venait aussi y soigner son asthme. Né en Montpellier en 1276, il est mort à Formiguères en 1324 mais sa sépulture est visible à l’église Saint-Jean le Vieux à Perpignan dans la chapelle Sainte-Marie des Correcs. Formiguères a été très tôt fortifiée et avait son château dont il ne reste qu’une porte (aujourd’hui la mairie) et un fragment de remparts. Les 4 villages ont donc en commun une proximité évidente puisque 5 à 7km tout au plus les séparent les uns des autres. Mariages, traditions, travaux des champs ou des bois, élevages et transhumances, fêtes religieuses très suivies, marchés ruraux et locaux, constructions diverses et notamment du barrage hydroélectrique à Puyvalador en 1932, les raisons de rapprochements constants, qu’elles soient traditionnelles, sociales ou économiques n’ont jamais manqué et les chemins et sentiers ont souvent été battus par les capcinois et « les Braves » d’Espousouille en particulier.  Voilà pour les explications historiques. Il est 10h15 quand nous arrivons à Puyvalador. Connaissant déjà bien le village, nous laissons notre voiture rue du Madres quartier La Closa dans un lotissement très récent au plus près de ce qui est la ligne de départ. Ce départ se matérialise en empruntant sur quelques mètres la petite route D32g filant vers le hameau de Rieutort. Les souvenirs de diverses balades reviennent mais le plus ancré reste celui d’un Tour du Capcir réalisé en septembre 2013 en 4 jours avec mon fils et deux de ses amis. C’est un peu la raison de cette randonnée d’aujourd’hui : faire connaître à Dany un petit bout de ce tour et les incroyables décors parcourus jusqu’à Espousouille. Dès les premiers panonceaux directionnels rencontrés, on quitte la route, direction « Le Pont de la Moline (Les Molines) 0,7km et le Pont de la Polideta 0,4km  ».  Deux ponts que la tradition mentionne comme étant « romains » mais dont la technique de conception serait plutôt médiévale. Aucune documentation les concernant n’ayant été retrouvée, impossible de les dater. Ils ont été rénovés depuis notre dernière venue. A partir d’ici, tout devient très simple puisqu’il suffit de suivre le tracé du Tour du Capcir et le chemin Vauban jusqu’au village d’Espousouille. C’est d’autant plus simple qu’il n’y a aucune autre difficulté. Peu ou pas de déclivité et un chemin plutôt bon, seulement très herbeux par endroits à cause d’une évidente hygrométrie. Avec le Rec del Cirerol, la rivière Le Galbe et d’autres menus ruisseaux, l’eau est omniprésente. Quant au lac de Puyvalador, il n’est qu’à quelques décamètres de notre tracé et me rappelle une autre balade consistant à en faire le tour. C’est bien simple, depuis le départ c’est des dizaines de fleurs sauvages que je photographie sans m’arrêter. Il y en a partout et le « fou de flore » que je suis ne sait plus où donner de la tête. Après la grande ferme des Molines où de magnifiques lupins forment un parterre multicolore puis le pont éponyme où l’on enjambe le Galbe, un panonceau indique « Espousouille 2,5km » à droite. A partir de là, un chemin creux car encadré d’énormes pierres de granite ou de gneiss prend le relais. Il est rectiligne car parallèle au Galbe qui ne forme qu’une légère courbure à hauteur d’Espousouille. Forêts de conifères à gauche et prairies à droite, on ne se lasse pas des décors verdoyants qui nous entourent constamment. Beaucoup d’oiseaux, d’insectes divers et variés et de jolis papillons, tous plus remuants les uns que les autres et donc jamais faciles à photographier. Comme pour nous, cette bougeotte est-elle engendrée par un désir permanent de nouvelles découvertes ? Tout porte à l’imaginer. Seuls les nombreux bovins que nous avons pu observer ou croisés sont apathiques ou carrément inertes. Ils sont tous couchés, ruminent, dorment améliorant ainsi leur bien-être comme leur organisme le réclame.   A mi-chemin d’Espousouille, en enjambant un pont sur le Galbe (Pont de Galba), un raccourci permet de rejoindre le col de La Creu puis Fontrabiouse (PR28) plus vite que notre tracé programmé. Mais pourquoi raccourcir alors que la Nature incite à faire le contraire et qu’Espousouille n’est qu’à 1km ? C’est d’autant plus agréable que les espaces changent avec un belle portion en sous-bois et donc pour moi de nouvelles fleurs plus adaptées à ce biotope. Surpris dans son déjeuner, un chevreuil hésite à s’enfuir. Une photo et puis s’en va ! Finalement Espousouille est là. Le hameau me ramène certes sur le Tour du Capcir mais aussi lors d'une sortie que j'avais intitulée "La Vallée du Galbe depuis Espousouille". Ce que l’on voit en premier, ce sont des maisons aux toitures d’ardoises grises et le joli clocher-mur de son église Sainte-Marie édifiée en 1866. En traversant le pont, on notera « pont d’Esposolla 1.523m » et donc cette envie légitime de conserver une certaine catalanité. Légitime car le hameau a longtemps été ignoré car excentré et donc bien plus pauvre que tous les autres alentours. Légitime car de nos jours qui n’a pas envie d’aller y passer quelques jours de vacances dans ce lieu devenu soudain paradisiaque, moi le premier ? Comme nous le rappelle Hélène Legrais, les Espoussouillais ou « les Braves » étaient si démunis que les autres habitants du Capcir les appelaient « les escores tupins », c’est-à dire « les lèches-marmites » (Source Francebleu.fr). Pas de quoi les chiffonner plus que ça « les esposolats » car tous les habitants des hameaux alentours avaient droit à leurs surnoms guère plus réjouissants. L’église étant fermée, question patrimoine rien de spécial ou presque nous freine dans la traversée du village. Une croix en pierre, une tour en bois, jeu destiné aux enfants et une fontaine-lavoir. Tout ici est totalement désert et quasi-silencieux. Seuls le murmure du Galbe que nous venons de franchir et les piaillements des nombreux moineaux se font entendre. J’essaie d’en immortaliser quelques-uns ainsi que plusieurs hirondelles sillonnant le ciel dans les ruelles. Encore des photos de lupins multicolores ornant des jardinières mais l’heure du déjeuner ayant déjà sonné, je recherche avant tout un endroit agréable où piqueniquer. Sur la route D32d que nous devons suivre, il arrive à point nommé à la Maison Sarda où tables et bancs semblent nous attendre. Un panneau « buvette » renforce notre idée. L’hôtelier arrivant en même temps que nous ; mais lui de son footing matinal ; nous lui demandons si l’on peut s’installer moyennant bien sûr la prise d’une consommation. Avec gentillesse et efficience, quoi de plus normal, il accepte. Jus de fruit pour Dany et bière bien fraiche pour moi, on ne pouvait trouver mieux. Nous notons cet agréable gite au cas où l’envie de revenir randonner dans ce secteur nous prendrait. Les sandwichs engloutis, nous repartons, toujours sur la D32d, mais GPS allumé où j’ai enregistré un tracé. Finalement, le GPS ne sert à rien tant le balisage est parfaitement mentionné au lieu-dit « Les Roques » : « Fontrabiouse 1,3km- Col de la Creu 0,6km ». Le chemin s’éloigne de la route mais file parallèle à celle-ci le plus souvent en sous-bois. Premier vrai dénivelé mais très modeste et ce jusqu’au col de La Creu. A mi-chemin, très belle surprise avec plusieurs marmottes perchées sur un tertre se réchauffant au soleil. Notre présence n’a pas l’air de les inquiéter plus que ça. Il faut dire que la distance d’une trentaine de mètres qui nous en sépare les rassure probablement. Elles se mettent à courir, nous observent sans pour autant disparaitre dans leur terrier. Nous les laissons à leur « bronzette ». L’arrivée au col de la Creu (1.537m)  pourrait nous offrir quelques points de vue plus aériens, et notamment sur le lac de Puyvalador et le Vallon du Galbe, mais une clôture et un bosquet d’arbres les obstruent majoritairement. Dommage !  La croix est là scellée sur un gros rocher. Croix de chemin et/ou de mission, elle peut avoir pour signification divers symboles : entrée du village, repère territorial et seuil naturel, protections religieuses diverses et variées ou lieu de rassemblement lors de séculaires processions,  hommage culturel aux hommes qui ont vécu et travaillé dans ces montagnes. Un sentier amplement fleuri descend rectiligne vers Fontrabiouse. Il nous offre de bien jolies vues sur le village, sa vallée et les montagnes formant l’horizon. Une fois encore la commune paraît déserte. Nous sommes accueillis par un chien joyeux dont l’envie de se faire câliner et de jouer apparaît comme une évidence. Il a son lot de caresses mais pas le temps de jouer que son maître le rappelle. Ici aussi l’église étant fermée, peu de choses de son patrimoine matériel nous retient. Une date 1712 sur son fronton, une longue fontaine et un canal où s’écoule le ruisseau El Torrent et puis c’est tout. Il y a certes la fameuse grotte mais le désir de la visiter est si ancien que j’ai bien l’intention d’y mettre fin dès cette randonnée terminée. Tout en sortant du village par la D32b, quelques massifs fleuris freinent encore mes pas.  Juste avant la signalétique « Font-Rabiosa (la source rageuse) marquant la sortie du village, nous quittons la route au profit d’un large chemin terreux partant à gauche. Parallèle au ruisseau El Torrent, lequel ici n’est plus canalisé, il longe la ferme Les Clots puis s’enfuit à travers champs en direction de la station d’épuration du village. On laisse cette dernière et son portail sur la droite et empruntons une passerelle franchissant El Torrent. Plutôt bon et désherbé jusqu’à présent, le parcours devient soudain herbeux sous l’effet d’une végétation qui ici reprend totalement ces droits. Seule une étroite caminole marque le passage au milieu des hautes graminées et des milliers de fleurs. Oeillets, brunelles, trèfles, scabieuses, arméries, pensées des champs, géraniums des prés, vipérines, campanules agglomérées, gesses, vesces, cirses des ruisseaux, ombellifères diverses, faire la liste de toutes les fleurs sauvages équivaudrait à se lancer dans un inventaire floral peut être inexhaustible. Peu après, un autre ruisseau  de 2 à 3m de large mais de 10cm de profondeur se présente mais sans pont cette fois-ci. Un coup d’œil sur mon bout de carte IGN indique qu’il s’agit du Rec del Cirerol descendant du hameau de Rieutort (ruisseau tordu ou tortueux selon la toponymie).  Sauf à être aussi « tortueux » que le nom du hameau en suivant le ruisseau, nous n’avons d’autre choix que de nous déchausser pour le franchir et atteindre au plus vite la route D32g retournant à Puyvalador.  C’est chose faite et 10mn plus tard nous voilà sur la route à 20mn de notre voiture et de Puyvalador. Ainsi se termine cette magnifique balade. Elle a été longue de 8,3km incluant la découverte de quelques ruelles au sein d’Espousouille et de Fontrabiouse. Les montées cumulées sont de 220m et le dénivelé très modeste de 112m entre le point le plus haut à 1.537m au col de La Creu et le plus bas au pont de les Molines à 1.425m. C’est une randonnée facile. Comme je me l’étais promis, j’ai terminé cette journée par la visite guidée de la merveilleuse grotte de Fontrabiouse découverte accidentellement en 1958 suite à l’exploitation d’une carrière d’onyx que l’on appelle parfois « marbre des Pyrénées ». Sur les 12km du réseau karstique souterrain découvert à ce jour, un parcours aménagé sur 2 niveaux et de plus d’1km, mais  avec une température quasi-constante de 6°, permet de découvrir ces plus belles concrétions : stalactites, stalagmites, draperies, fistuleuses, bouquets d’aragonites, cristaux, cheveux d’ange, colonnes, disques de calcite, petits gours, perles des cavernes, lac souterrain à l’eau turquoise, etc….. A 1.500m d’altitude, elle est la plus haute grotte visitable d’Europe. Si la visite de la grotte commence par la découverte de l’ancienne mine  à ciel ouvert d’onyx, elle se termine pas les vins du Domaine Jonquères d’Oriola. Ici, dans la grotte, une cuvée spéciale « Font-Rabiosa » vieillirait plus vite et bien mieux selon les descendants du célèbre cavalier français. J’ai donc acheté un rouge et bien que n’y connaissant rien en œnologie, j’avoue que je l’ai bien aimé. Dany qui souffre de claustrophobie ne m’a pas suivi dans cette descente abyssale préhistorique préférant se cantonner à la boutique de souvenirs et à la terrasse du snack-bar. Le but même d’un lieu touristique comme celui-ci, c’est que chacun y trouve son compte. Ce fut le cas et cette journée fut en tout point radieuse et « rabieuse », mot signifiant « rageur » comme « les Braves » d’Espousouille mais désignant aussi une fleur de la famille des Boraginacées. Tout était écrit. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top25.

(*) La Boucle de Fontrabiouse : J’ai longtemps cru que j’aurais la paternité de cette randonnée. Eh bien non ! En effet, ce n'est qu’une fois terminé ce reportage, que j’ai constaté que le site « Accessible.net » l’avait déjà imaginé en 2014 sous la dénomination « La Boucle de Fontrabiouse » pour l’association Nataph (Nature Accessible à tous – Accueil des Personnes Handicapées ». Elle est proposée ici par leur partenaire « La Joëlette ». « Les grands esprits se rencontrent » dit une expression célèbre. Bravo à eux pour cette balade si magnifique.

(**) Si vous voulez lire un roman d'Hélène LEGRAIS concernant le Capcir et plus particulièrement ce secteur proche de Formiguères, je vous conseille vivement la lecture de "La guerre des cousins Buscail". Il s'agit certes d'un guerre familiale sur fond de jalousie engendré par l'argent mais on y apprend beaucoup tant sur le Capcir des années 20, sur ses mots catalans et sur la vie de cette période. 

 

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Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons interprétées par l'américain Cody Fry. Elles ont pour titre "Photograph/Clair de Lune", "Fix You", "If Only My Heart Could Speak", "Falling In Love", "I Hear The Symphony" et "Photograph (Instrumental)"

 

Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)
Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Pour agrandir, les photos, cliquez dessus.

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Voilà déjà longtemps que depuis le village de Cucugnan, j’envisageais de grimper au Roc Pounchut, petit sommet au milieu d’une longue crête calcaire qui s’élève à la modeste altitude de 520m. En langue d’oc et en provençal, « Pounchut » signifie « pointu ». Ce roc est encadré de deux autres sommets encore moins hauts avec le Pech de la Caune à 487m et le Pech Capel à 497m. Sur la carte IGN, rien n’indiquait que cette crête fut praticable. Pas de chemins balisés et seulement une longue ligne de tirets que la légende de la carte définissait sans doute comme étant « un passage délicat ». Quant à mes recherches sur le Net, elles ne donnaient pas grand-chose de concret. Une seule personne mentionnait y être aller marcher mais sans trop s’appesantir quant aux difficultés rencontrées ou pas. Pourtant, chaque fois que je passais du côté de Cucugnan, j’apercevais cette colline dénommée « La Soula » (soulane ou adret ), constituée d’une végétation de maquis et sur sa droite un large layon rougeâtre arraché à la végétation qui y montait. Sur la carte IGN, ce layon montait en direction du Pech de la Caune, l’évitait et se poursuivait par un sentier sur l’autre versant vers le vallon du Verdouble. Puis mes recherches me précisèrent que ce layon était apparemment emprunté lors d’un trail intitulé « du Papet », faisant partie de l’organisation des « Trails cathares ».  A 76 ans, le nom de ce trail fut pour moi un encouragement à monter voir cette colline. Il ne me restait plus qu’à espérer que le sentier menant au Roc Pounchut soit praticable lors d’une boucle. Un ballon d’essai en quelque sorte. C’est ainsi qu’est née cette randonnée que j’ai intitulée « Le Roc Pounchut en boucle depuis Cucugnan ». Elle est accessible, pas vraiment vertigineuse, praticable quand on est bon marcheur, mais mérite attentions, parfois vigilance de tous les instants et donc en un mot « prudence ».  En ce 27 mai 2025 ; il est 8h30 quand je laisse ma voiture dans un virage sur la petite route menant au cimetière. Alors que je suis assis au bord même de la route à chausser mes chaussures de marche, deux jeunes dames  me saluent. Une est à pied et la seconde à vélo et se dirigent vers le cimetière. Je les hèle mais comme elles filent très vite, elles ne m’entendent pas. Supposant qu’il s’agit de cucugnanaises, je voulais simplement leur demander si elles connaissaient le Roc Pounchut ? Tant pis ! Je démarre sous un ciel hésitant entre le gris de quelques nuages passagers, le blanc d’une brume laiteuse et un bleu qui tente de s’immiscer entre ces deux couleurs plutôt tristes.  Grâce une brise légère qui m’envoie les parfums capiteux des innombrables genêts, le bleu finira par dominer. Si les Spartiers à tiges de jonc (ou Genêts d’Espagne) illuminent les décors de leur jaune flamboyant, et sont donc les premières fleurs sauvages que je photographie, le passionné de la flore que je suis sera comblé bien au-delà de toutes ses espérances.  Il y a des fleurs de toutes sortes, partout, et il en sera ainsi du départ jusqu’à l’arrivée, en passant par la crête du Roc Pounchut aussi minérale soit-t-elle. Quelques fleurs seront nouvelles pour moi, ce qui est toujours un vrai bonheur,  et je pense ici à une Epipactis de Trémols, une jolie orchidée rouge , à une Phlomis herbe-aux-vents, à une Trinie glauque et à des Cotonnières la plupart du temps très douces au toucher. Beaucoup de passereaux aussi mais plus difficiles à immortaliser. Parmi eux, et dès le départ, une superbe Huppe fasciée attire tout particulièrement mon attention car elle sautille depuis un bon moment sur un amoncellement de terres, résultat apparent d’un dépôt sauvage. Le chemin est bon et large mais assez bizarre, car outre la terre, il laisse entrevoir des vieux restes de bitume et parfois de ciment. Je laisse le cimetière sur ma gauche.  Quelques mètres plus loin, je suis déjà arrêté près d’un gué où un arbre totalement desséché retient quelques passereaux  que je réussis à photographier avant qu’ils ne s’envolent. Je continue, constamment arrêté par les fleurs mais aussi par quelques papillons que la brise légère semble quelque peu perturber. Finalement, je me régale car tout en marchant, mon appareil-photo n’a de cesse de mitrailler tout ce qui compose mes passions. Et ce n’est pas fini. Un magnifique et gros lézard vert est le prochain sur la liste. Il vient avec une douzaine de prises de vues augmenter le contenu de la carte mémoire de mon appareil-photo. Il faut dire qu’après l’avoir vu disparaître dans une faille schisteuse, j’ai eu l’infinie patience de me mettre aux aguets pour réussir à l’immortaliser. Au fur et à mesure que je m’élève, les panoramas vers la plaine se font plus amples. Plus aériens. Cucugnan bien sûr et son célèbre moulin d’Omer datant de 1692 mais qui a retrouvé des couleurs depuis 2006 grâce au boulanger artisanal Roland Feuillas, le Maître de mon Moulin comme l’indique au pluriel  le nom de sa société. Le Dernier Bastion cathare avec le château de Quéribus, objectif de randonnées possibles et puis toutes ses collines et combes qui font partie des Corbières et que la géologie antédiluvienne a plissé comme de vulgaires draperies. Oui, tout est très beau,  malgré un ciel un peu trop cristallin à mon goût qui empêche une excellente luminosité. Tout en montant, le chemin se fait plus raide, plus rocailleux, carrément rocheux parfois. J’y aperçois souvent de larges ornières laissées par les eaux de ruissellements mais aussi par des marques de pneus bien visibles quelquefois. Des chasseurs probablement, montant ici avec de puissants 4x4. Puis finalement, j’atteins un replat. Il a pour nom « Pas d’En Gayraud ».  Sur ma droite, un sentier continue vers un sommet mentionné à 461m d’altitude sur mon bout de carte IGN. Un autre sentier un peu envahi par la végétation file presque tout droit. Je m’y engouffre mais jusqu’à apercevoir le superbe et verdoyant vallon du Verdouble avec à mes pieds la Métairie de Devès. Le sentier continue mais commence à descendre alors je m’arrête là. Ici la déclivité est autrement plus abrupte que du côté de Cucugnan et il en sera ainsi tout au long de la crête qui m’attend. A l’horizon, le Pech de Fraysse avec ses 920m, éperonné de ses pylônes, est le roi des collines. Je ne vais pas plus loin ni plus haut,  et ce d’autant que je trouve ici un parterre de Tanaisies en corymbe comme jamais vu auparavant. Le néophyte en botanique n’y verrait que de grandes marguerites mais elles sont pourtant un peu moins banales. Bien d’autres fleurs pas encore vues, car appréciant un peu d’altitude sont là aussi.  Je fais demi-tour car le bon sentier menant au Roc Pounchut était situé à gauche au niveau du replat. Ce nouveau sentier est bon au début mais étroit, mais droit devant, le Roc Pounchut, dent pointue comme son nom l’indique,  nous prévient déjà des difficultés à venir. Il reste à gravir. Alors ici quand on observe les décors, les paysages, les panoramas ou bien des fleurs, des papillons ou des oiseaux, mieux vaut-il faire les choses les unes après les autres. Bien entendu, j’évite de grimper sur les quelques postes de chasse que je croise et que je juge bien trop rudimentaires. Une palette posée entre les branches d’un chêne-vert au bout d’une échelle, j’ai vu bien mieux comme mirador. Ici, la moindre inattention, incartade, le moindre faux-pas peut vous gâcher la journée et peut-être pire encore. Et dieu sait si ma curiosité m’incite à ne rien délaisser,  sauf les postes de chasse que j’ignore préférant la terre ferme. Devant, à droite comme à gauche, les décors sont superbes : devant c’est Peyrepertuse et Duilhac, à droite les fameuses gorges du Verdouble au Moulin de Ribaute, le Roc Fourcat et La Serre de la Maureille au maquis verdâtre car bien arboré et à gauche, toujours Cucugnan, le col du Grau de Maury, La Quille et Quéribus. Enfin tout se passe pour le mieux.  Après le roc, je croise une jeune « traileuse » que  j’arrête dans sa course pour lui demander si la suite est praticable. Elle me répond « oui », puis s’empresse de rajouter « si vous êtes arrivé jusqu’ici la suite ne devrait pas vous poser de problèmes, mais soyez prudent ! ». « Je le suis », lui-dis-je et la remercie. Je la regarde repartir avec au fond de moi cette petite jalousie quant à sa dextérité à franchir les rochers comme un cabri, me disant « tu savais le faire jadis quand tu avais son âge ! ». Peu après, je m’arrête pour casser la graine  et boire un coup car j’ai un petit coup de fatigue. Mon obsession à tout photographier m’a fait oublier que j’avais un organisme à m’occuper.  Là, belle frayeur car après m’être assis sur un rocher, me voilà avec 5 grosses tiques à pattes rayées ou tiques géantes (Hyalomma marginatum) sur mes vêtements. Alors que je me relève brusquement et m’époussète dans  un geste d’effroi, j’en vois une bonne vingtaine sur le rocher même où j’étais assis. Une dernière est encore sur ma braguette et je la photographie.  Je m’empresse de plier bagages car jusqu’à présent je n’en avais vu qu’une seule et une seule fois lors d’une randonnée du côté de Llugols dans le Haut-Conflent. Venues d’Afrique et du Moyen-Orient, elles arrivent dans le plumage des oiseaux migrateurs puis prolifèrent une fois ici. Elles présentent l’avantage d’être plus grosses et donc bien plus facilement visibles et donc repérables que la Tique du chien ou du mouton (Ixodes ricinus).  Mais attention tout de même à ne pas être piqué, car en Afrique elle cause pas mal de dégâts avec notamment le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (30% de décès) mais aussi la fièvre tachetée (Rickettsia aeschlimannii). En France, pas de cas humain recensé et seulement des bovins infectés (Source Institut Pasteur). Je repars et mange debout, non sans avoir au préalable regardé tous mes habits dans tous les sens. En fin de compte, cette partie entre le Roc Pounchut jusqu’à atteindre le Pech Capel me semble plus difficile mais pas seulement à cause des tiques. Il y a une succession de petites montagnes russes et des passages un peu plus compliqués. Après le Pech Capel,  la descente plutôt raide vers le col du Triby n’est pas en reste. Composée de petits cailloux et de grossiers sables gréseux par endroits, on a vite fait de déraper ou de glisser. Il est donc préférable de s’aider d’un bâton de marche. Par bonheur, j’en ai un. Au col du Triby, tout devient plus simple. C’est là que je peux vraiment déjeuner en toute tranquillité dans une jolie pinède où un tapis de ramilles que je recouvre d’un papier-bulle me fait office de coussin moelleux. Il faut dire que quand je suis arrivé auprès de cette modeste pinède, il y avait un nombre incalculable de pinsons et d’autres passereaux picorant par terre. Je n’avais jamais vu un tel rassemblement. Plusieurs centaines sans doute mais que ma présence à immédiatement effrayer. Ils s’envolent dans les grands conifères mais un peu partout aussi. Je réussis néanmoins quelques jolies photos. Ici, je pourrais poursuivre par le GR.367 Sentier cathare (commun avec une variante du Tour des Fenouillèdes) mais voulant éviter le bitume, j’emprunte des chemins de traverse. Mais pas pour longtemps, car les parcelles entourées de haies s’imbriquent mal les unes dans les autres, rallongeant ainsi la distance qu’il me faudrait inutilement parcourir si j’avais la prétention de toutes les contourner. Je retrouve donc le GR.367, mais pas pour longtemps non plus, car à hauteur du lieu-dit La Vignasse, je le délaisse pour un chemin qui semble se diriger plus directement vers le cimetière et donc vers la route où j’ai rangé ma voiture. Le parcours que j’emprunte s’effectue assez aléatoirement et souvent en zig-zags mais toujours avec cette idée d’aller le plus directement vers le cimetière où non loin se trouve ma voiture. C’est ainsi que j’évite quelques chevaux paissant dans un pré, car en me voyant, ils ont une fâcheuse tendance à venir vers moi. Or, il n’y a ici qu’une simple cordelette qui m’en sépare et comme ils sont une demi-douzaine, je ne veux pas prendre le moindre risque. Je garde encore en mémoire une course folle entre un cheval et moi au lieu-dit « Campeau » lors d’un mémorable « Chemin du facteur depuis Caudiès-de-Fenouillèdes ». J’avais eu un mal fou à éviter ses ruades puis à m’échapper de cet endroit car il en avait après mon sandwich.  Entre le col de Triby et ma voiture, un nombre impressionnant de photos ont encore été prises : fleurs bien sûr, mais aussi oiseaux, chevaux, lézard, tarente, papillons, criquets et passereaux. Oui pour mon plus grand bonheur, la Nature a encore été bien présente au cours de cette balade. Je me suis ressourcé à son contact. Après l’agréable adrénaline engendrée par cette marche sur le fil de la crête, le relâchement a été total. Le ballon d’essai que j’avais imaginé au départ est finalement devenu une magnifique boule aux multiples facettes. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 6,7km, même si la distance n’est pas le principal critère à retenir. A l’aide de mon vieux logiciel CartoExploreur, j’ai estimé les montées cumulées à 407m. Quant au dénivelé, il est de 240m entre le point le plus bas à 280m au passage à gué près du cimetière et le plus haut à 520m sur la crête du Roc Pounchut. Attention ne pas confondre, le Roc Pounchut avec le Sarrat de Pounchut (672m) qui est peu éloigné mais situé à l’est de Duilhac-sous-Peyrepertuse. Il y a également un Roc Pounchut dans le Lot mais là si on se trompe c'est qu'on est vraiment étourdi. Carte IGN 2447OT Tuchan – Massif des Corbières top25.

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Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la musique du compositeur japonais Joe Hisaishi, bande originale du film d'animation "Le Château ambulant" (Howl's Moving Castle). Elle a pour titre "Merry Go Round of Life" (Le Manège de la Vie) et est interprétée ici sous 4 versions différentes : "Musique originale du film", "version au piano par le pianiste PaRaDISE", "version (piano, violon, violoncelle) interprétée par Grissini Project", et enfin "version symphonique par Joe Hisaishi et le Royal Philharmonic Orchestra". 

Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.
Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.

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En ce dimanche 25 mai 2025, nous avions décidé d’aller découvrir le Dolmen de la Cova de l’Alarb, monument mégalithique tout proche du château de Valmy sur la commune d’Argelès-sur-Mer. En réalité, notre but réel était de partir à la découverte des deux car nous ne connaissions ni l’un ni l’autre, d’où le nom donné à cette balade pédestre : « Le Dolmen de la Cova de l’Alarn et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer ». Comme toujours, j’avais,  avant de partir, recueilli sur le web quelques informations quant aux circuits que nous pourrions faire et franchement aucun ne me satisfaisait pleinement, car soit trop court soit bien trop long. Bien qu’ayant enregistré un tracé dans mon GPS ; qui me servirait de base ; j’avais bien l’intention de concocter un circuit à ma sauce personnelle. Et puis, sur une boucle pédestre aussi courte, un peu d’improvisation n’était pas pour me déplaire. Par sauce, entendez bien sûr à ma manière car si je me défends pas trop mal quand il s’agit de randonnées, je suis totalement nul en cuisine. Il est vrai que j’ai toujours eu cette immense chance d’être entouré par des merveilleuses «  cordons bleus », qu’il s’agisse de ma mère, de ma grand-mère paternelle ou de Dany mon épouse. Je compense cette nullité par un côté accommodant car je mange tout ce que l’on me présente, n’étant pas du tout difficile ou exigeant. Le matin, après avoir longuement analysé la carte IGN du secteur et des vues aériennes sur Géoportail, il est 13h30 quand nous laissons notre voiture devant le camping Les Mimosas au bout de la route rectiligne de Valmy. Tous les emplacements possibles étant déjà occupés, c’est à regret que nous la stationnons au bord d’un petit ruisseau qui a pour nom « Rec de l’Abat ». Grave erreur car la voiture s’embourbera au moment de quitter l’endroit et c’est grâce à la gentillesse et aux efforts d’un couple que nous réussirons à repartir. Dans l’immédiat, le lieu-dit « Rec de l’Abat- Alt.45 m » est mentionné au sommet d’un poteau supportant des panonceaux directionnels. Celui convoité est là : « Dolmen de la Cova de l’Alarb-1km-20mn-PR ARG2 ». Je dis à Dany « il faudra flâner ! ». Outre la courte distance, cette flânerie s’impose d’autant plus qu’il y a des fleurs sauvages à profusion, de nombreux papillons et que j’ai bien l’intention de recenser les deux un maximum. Outre les fleurs, il y a aussi des passereaux en grand nombre, et ce d’autant que le chemin est dans l’immédiat parallèle au ruisseau ou un bon débit s’écoule. Je reconnais notamment des pouillots et des fauvettes qui ont en commun une incroyable vélocité et cette facilité à disparaître dans des buissons que l’on pense impénétrables car incroyablement broussailleux. Avec beaucoup de chance, je réussirais à photographier les deux espèces mais pas ici sur ce chemin. De temps à autre, la Tour de la Massane apparaît mais plutôt furtivement. Il est vrai que le parcours que nous suivons y monte aussi, même s’il s’agit d’une tout autre randonnée en terme de difficultés et de distance. Je connais d'autant mieux ces difficultés à l'atteindre que je l'avais gravie en hiver et avec un peu de neige. C'était en février 2009. Après avoir suivi le ruisseau, le chemin devient parallèle à un haut mur infranchissable, dont on pressent qu’il nous sépare du domaine de Valmy.  Après une bonne grimpée et avoir suivi un panonceau directionnel toujours bien présent (Mas Peyrot ou de l’Abat-Alt.82m), les premiers panoramas s’entrouvrent, d’abord vers le nord-ouest où apparaît entre autre le Massif du Canigou encore un peu enneigé,  puis un peu plus haut encore carrément vers Argelès et la mer. Le splendide château de Valmy, chef œuvre architectural de la Belle Epoque, se dévoile à nos pieds. La large piste devient plus rectiligne et donc assez facile à cheminer même si une douce dénivellation se poursuit.  Un peu plus loin, on laisse sur la gauche une citerne DFCI et on poursuit jusqu’à un panonceau « Bosc de Valmy-Alt.137m » où on délaisse cette large piste au profit d’un étroit et rocailleux sentier menant au dolmen recherché : « Dolmen Cova de l’Alarb – 0,25km-0h,05 » indique un panonceau. Si j’ai photographié pas mal de fleurs depuis le départ, ici celles qui se présentent sont bien différentes. J’y note par exemple la présence de plusieurs espèces de Chèvrefeuilles et de Gaillets mais aussi la très jolie Centaurée pectinée. Ici, le Chêne-liège est roi, une sorte de roi Dagobert le plus souvent carrément dépouillé de sa culotte. Sauf qu’ici aucune distraction n’est responsable, tout est volontaire. Enlever la première écorce de ces chênes, on appelle ça le démasclage. Le « Dolmen de la Cova de l’Alarb », apparaît. On le traduit textuellement en « Dolmen de la Grotte de l’Arabe »,  voire en « Dolmen de la Grotte du Voleur ou du Pillard ». Il est  plutôt complet, sauf son tumulus que les siècles ont arasé. Il  ressemble à la plupart des dolmens de la région. Un panneau en explique sa construction, sa fonction, sa structure, son origine et son nom, lequel par méconnaissance a été attribué aux Arabes et non pas aux premières sociétés humaines. Mais à leur propos, rien n’est moins  sûr car tout ce que l’on peut lire n’est souvent que suppositions et rarement des hypothèses étayées, sauf l’aspect « sépulture » car de nombreux ossements ont été trouvés parfois accompagnés de mobiliers funéraires. De nombreux mystères demeurent.  On notera que 2 autres dolmens tout proches car à Collioure et Banyuls-sur-Mer portent le même nom. Alors bien sûr, attention quand vous partirez randonner à ne pas vous tromper de sépulture ! Après cette découverte ; le dolmen sous tous les angles et quelques photos-souvenirs, retour vers le panonceau « Bosc de Valmy-Alt.137m ». Ici, tout devient plus simple puisqu’il suffit de suivre la piste serpentant un peu jusqu’au panonceau directionnel suivant indiquant « Correc de la Coma Fosca- Alt.136m  ». S’il s’agit bien d’un petit ruisseau montagnard, il est le plus souvent à sec et c’est bien le cas aujourd’hui. Toutefois, sa présence et sa proximité apportent un peu de fraîcheur et de verdure à une végétation « maquisarde » qui en général en a bien besoin. Ici, il y a finalement très peu d’arbres morts parmi les nombreux chênes-lièges visibles. Hauts genêts et bouquets de coquelicots sont les principales fleurs que l’on aperçoit ici. Pure coïncidence ? Leurs couleurs nous rappellent que nous sommes ici en Catalogne, même si l’Histoire ne retient aucune explication les concernant. Une haute clôture est atteinte mais une porte que l’on ouvre permet de la franchir. Elle débouche sur une piste plus large qu’il faut suivre vers la gauche. Nouvel obstacle, avec cette fois-ci une barrière mais facile à enjamber. La piste atterrit en bordure de l’immense vignoble de Valmy mais son prolongement le contourne par la gauche et file direct vers le château. Ce vignoble a la belle particularité d’être entouré de rosiers magnifiquement fleuris. Plus sensibles que la vigne, ils servent de sentinelles aux maladies comme le mildiou ou l’oïdium.  Mais dans  un premier temps, nous traversons des dépendances que sont la guinguette dénommée « Le Comptoir », puis c’est l’ample parking et finalement l’entrée du château permettant seulement l’accès au parc, le château lui-même étant totalement privé et réservé aux clients. On peut le regretter. Le parc, lui, a connu son heure de gloire, au temps où il accueillait le fameux festival de musique "Les Déferlantes". Il s’agit d’un parc d’agrément où l’on peut marcher librement sous conditions bien évidemment de respecter ses sentiers, ses aménagements que sont par exemple son aire de pique-nique, ses jardins, ses fontaines, son bassin, ses monuments, ses statuettes, etc…. C’est ce que je vais faire pendant presque une heure pendant que Dany a trouvé un joli endroit où se reposer. Circuit d’interprétation, botanique ou liberté totale, je ne vais pas m’ennuyer, photographiant une faune excessivement bigarrée allant de la grenouille de Perez, à des poissons rouges, divers criquets, quelques libellules, en passant par des moineaux et divers autres passereaux jusqu’à une très belle cigogne blanche perchée au sommet d’un immense cèdre. Un pur bonheur ! Cette découverte finie, il ne reste plus qu’à rejoindre la voiture qui n’est qu’à quelques décamètres. Je n’ai pas pris de mesure, mais telle qu’expliquée ici, cette randonnée aurait été longue d’environ 5km tout inclus si je me fie à mon vieux logiciel CartoExploreur, découverte du parc de Valmy incluse. Montées cumulées 259m. Dénivelé 124m entre le point le plus bas à 49m en arrivant au vignoble du château et le plus haut à 173m près du dolmen. Carte IGN 2549OT Banyuls-sur-Mer – Côte Vermeille – Col du Perthus top25.

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Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 morceaux musicaux interprétés à la guitare par ce que se fait de mieux dans ce domaine : "If I Had You" de Phil Baxter par Tommy Emmanuel et Joscho Stephan. "Swing 42" par Tommy Emmanuel, Richard Smith et Jim Nichols. "Folsom Prison Blues" par Bryan Sutton, Tommy Emmanuel, Guthrie Trapp, Pat Bergeson et Richard Smith. "Baby's Coming Home" par Tommy Emmanuel et Richard Smith et "Mr. Sandman" par Richard Smith et Joscho Stephan.

Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières
Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières

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AVERTISSEMENT

En ce 18 mai 2025, quand nous avons accompli cette randonnée, qui aurait pu prédire qu'un incendie exceptionnel dans sa dimension (17.000 hectares parcourus) et par là-même sa durée ( du 5 au 28 août) allait ravager une immense partie de l'Aude et des Corbières, touchant très durement Durban-Corbières, ligne de départ de cette jolie petite randonnée ? Pas nous, en tout cas ! Il faudra donc attendre un peu avant de pouvoir cheminer cette randonnée dans des conditions redevenues acceptables. 

En ce 18 mai 2025 alors que nous venons d’entrer dans Durban-Corbières, grande effervescence au sein du village. Il est à peine 10h15 mais au regard du nombre de voitures occupant déjà les parkings, on a du mal à imaginer que ce village recense moins de 700 habitants. Nous sommes venus randonner et trouver un emplacement pour ranger notre voiture devient presque un casse-tête. 11, 66, 34, 31, 30, 13, etc.. et même des immatriculations étrangères sont visibles sur les espaces réservés aux véhicules. Finalement, et par chance, nous trouvons une place disponible non loin de la rivière La Berre dans un pré où d’autres voitures se sont déjà installées. De ce fait, nous ne sommes qu’à quelques mètres des petits chapiteaux que les différents forains ont installé tout au long des berges de la rivière car aujourd’hui c’est apparemment la fête. La « Fête Paysanne », nous ne l’apprendront que plus tard. Toujours très intéressée par ce type de festivité, Dany est bien décidé à déambuler au sein des stands avant de démarrer cette randonnée qui doit nous mener vers « Le Moulin de la Cascade et Les Pausades ». C’est donc en flânant au gré de ces divers camelots que nous mettons en « ordre de marche » nos organismes respectifs. Elle plus intéressée que moi, ça c’est sûr ! Artisans, commerçants, boutiquiers, sandwicheries, vignerons et même un conférencier, on y trouve toutes les métiers qu’un grand marché est habilité à offrir. Cette déambulation terminée, c’est très facilement que nous trouvons la route d’Albas et le chemin de la Cascade qui est dans la continuité de la rue de la Mairie, toutes ces signalétiques étant présentes sur le topo que j’ai en main. Les panonceaux que nous cherchons sont là : « Chemin de la Cascade » et « Moulin d’en Crabiés ».  Par une route d’abord bitumée mais qu’un chemin terreux remplace assez vite, nous laissons Durban derrière nous, dominé par son château du XIeme siècle. D’aspect plutôt lugubre au regard d’une luminosité laiteuse qui entoure ses murs ruinés, nous gardons sa découverte en clôture de notre balade. Dans l’immédiat, Dany marche plus souvent devant moi car personnellement la Nature m’a d’emblée sauté au visage. Surtout des fleurs mais aussi quelques passereaux, des papillons, deux lézards et de rares criquets, tout cela est bien présent et prétexte à des photos qui se succèdent les unes derrière les autres.  Certaines seront réussies, d’autres simplement moyennes et d’autres carrément à jeter. Il va en être ainsi au fil de tout notre parcours pédestre. Après une oliveraie décrite comme un « conservatoire des Oliviers », les ruines de l’ancien moulin à eau d’En Crabiés sont visibles et même visitables. La cascade mitoyenne et le ruisseau de la Pinède (Rec dal Prat sur certains topos) étant totalement asséchés, leurs intérêts respectifs sont moindres. Seules quelques concrétions causées par les eaux de ruissellements attirent mon regard. En y regardant de très près, on peut y découvrir des cristallisations en forme d’étoiles voire carrément de type oursins. Certaines brindilles ou mousses ont même été pétrifiées. De toute évidence, cette chute dont une croute jaunâtre est bien visible est à classer dans la catégorie des cascades dites "pétrifiantes".  Dany ayant poursuivi le sentier qui s’élève de manière assez abrupte derrière le moulin, je ne prends guère le temps de le visiter. Il est vrai qu’à part une vieille meule ; mais relativement bien conservée ; il ne reste rien d’autre de visible de son activité d’antan. De ce moulin seigneurial et donc « banal », on sait seulement que la force du courant qui tombait avec violence depuis un canal, lui-même alimenté par un bassin de rétention, faisait tourner une roue à aubes située sous le moulin, entraînant par là-même la fameuse meule. Ainsi, les indispensables céréales étaient transformées en farine et les olives en huile. Le raidillon que je grimpe pour rattraper Dany, offre quelques vues vers Durban et le fond de ce vallon que nous venons de parcourir. A la fin de la montée, un panonceau bien placé nous propose de nous rendre vers « la Source » par un chemin filant à droite. Ce chemin plutôt agréable car très végétalisé continue de longer le ruisseau de la Pinède, ruisseau malheureusement invisible et inatteignable à cause d’une végétation impénétrable. Dommage, car j’ai lu que ce ruisseau, tout au long de son parcours, arrosait jadis de très nombreux jardins familiaux. De nos jours, tout ça a disparu. Nous nous arrêtons au bord du chemin pour un pique-nique impromptu mais très enchanteur car sous les chants divers mais harmonieux d’une multitude de passereaux pour la plupart invisibles. Entre Dany et moi, un jeu se met en place : « c’est au premier qui découvrira un oiseau dans cette végétation foisonnante ». Dany gagne mais finalement c’est moi qui suis chargé d’immortaliser ce « Caruso ». Une mésange charbonnière. Entre temps, un magnifique Sylvain azuré est venu nous exposer ses magnifiques ailes : d'un bleu-noir métallisé quand elles sont ouvertes et de grosses taches blanches sur un fond brun-rouge quant elles sont repliées. Une fois encore, Dame Nature nous démontre tout son talent créatif.  Salade et clafoutis engloutis, nous repartons en direction de « la Source ». Source captée, elle se résume à un bout de canal en béton, à un tuyau vertical qui en émerge et à une grotte minuscule d’où des eaux sont censées jaillir. Sur la gauche, un passage amplement broussailleux semble mener vers quelque chose ? Je m’y engouffre mais Dany qui a toujours peur des bestioles ne me suit pas. C’est le ruisseau de la Pinède. Ici calcaire à souhait et ressemblant mais en miniature au Verdouble du côté du Moulin de Ribaute. Du fait, de cette miniaturisation et de la saison, l’eau n’y coule plus et stagne dans une petite cuvette. Les algues vertes l’ont déjà bien envahie avec par endroit une épaisseur impréssionnante. Dany avait raison, il y a bien des bestioles mais pas du tout celles auxquelles elle a pensé , du style araignées ou au pire tiques accrocheuses. Non, elles se résument à plusieurs grenouilles posées sur un tapis d’algues mousseuses et à des « Libellules déprimées (Libellula depressa) » qui hésitent à se poser sans doute de peur de jouer leur vie sur ce tapis vert grenouillant. D’autres libellules se posent moins de questions et se perchent en hauteur quel que soit le support qui se présente à elles. Après plus de 10 minutes et quelques photos satisfaisantes, nous repartons et continue notre bonhomme de chemin. Peu après, ce chemin se sépare en deux et des panonceaux directionnels proposent soit de partir à gauche vers un « genévrier cade tricentenaire » et « Les Pausades » soit vers la droite pour retourner vers « le Moulin de la Cascade ». Le vieil arbre trouve grâce à nos yeux.  Il est d’ailleurs vite là, son énorme tronc brun clair,  lisse mais sillonné et ridé comme une vieille pomme apparaissant au bout d’un corridor végétal. Fabuleusement campé dans la terre, il ressemble, vu de loin, à un monarque sur son trône entouré de sa cour royale. Sauf qu’ici, cette cour encombrante est composée de chênes kermès, de bruyères arborescentes, de filaires et de redouls. Il faut s’en approcher au plus près pour prendre conscience des années de galère et de souffrance (terre pauvre, vent, neige, froid et foudre) qu’il a dû affronter pour obtenir cet aspect si tortueux de la tête au pied. Désigné « Arbre de l’Aude » en 2016, il a bien mérité cette consécration. Après cette magnifique découverte et un tronçon du sentier un peu délicat, nous parvenons à la route D.40. Une pauvre couleuvre de Montpellier  a choisi le mauvais moment pour traverser. Elle gît bien écrasée au bord de la route, à quelques centimètres seulement de ce qui aurait pu être son échappatoire. Triste ! Quelques mètres sur l’asphalte et un large chemin monte à droite et dans une pinède au sein du lieu-dit « Les Pausades ». Une seule maison que l’on laisse sur la gauche et l’agréable chemin fleuri continue parfois encadré de hauts murets. Il est agréable aussi car circulant dans des décors variés et offrant de temps à autre des panoramas sur des paysages plus lointains. A hauteur, de « La Serre Nègre », le sentier bifurque et devient nettement plus caillouteux en descendant vers Durban. Là, au bout de 300 à 400m de descente, nous évitons d’aller au village et bifurquons de nouveau à gauche sur une chemin qui nous amène vers les lieux-dits « Chamma » et « Roque En Bac ». Toujours des fleurs à profusion parmi lesquelles une jolie Ophrys abeille jamais recensée auparavant. Elle viendra s'intégrer ce jour-là à un lot de 3 fleurs jamais encore vues ni photographiées. Exceptionnel !  Nouvelle pinède et nouvelle descente, mais cette fois-ci sur le bitume du Chemin du Belvédère et de la rue de la Garrigue. Au sein de superbes villas, notre balade tire à sa fin. La fin ressemble au tout début car on retrouve « la Fête Paysanne » avec ses chapiteaux, ses stands et ses abondants visiteurs dont le plus grand nombre est attablé à manger et à boire. Il est 13h30. Si ce matin nous avions trouvé l’endroit déjà amplement peuplé, tout ce joli monde a été multiplié par 10, un incroyable brouhaha qui va avec de surcroît.  Si Dany est simplement attirée par quelques sacs en cuir de veau et moi par de grosses miches de pain traditionnelles et artisanales très sympathiques à regarder et sans doute à savourer, nous traversons la fête sans trop nous y attarder et surtout sans rien dépenser. Dany n’a pas besoin de sac et moi j’évite de manger trop de pain aussi bon soit-il. Nous reprenons la voiture, direction le château des seigneurs de Durban où nous retrouvons un peu de calme. Nous y croquons quelques cookies sur une aire de pique-nique avant de partir visiter le château. Finalement, c’est au pied du château et dans un pré entouré d’un grillage que notre affect va en prendre un coup. Ce coup a les traits d’un âne solitaire que j’ai cru bon d’appeler avec des « claps »,  consistant à poser la langue au fond du palais avant de la retirer d’un coup sec. L’âne planté au milieu du pré arrive immédiatement vers moi mais finalement reste à bonne distance. A-t-il peur du grillage qui serait électrifié ? Non, je vérifie, il ne l’est pas. Il hésite à venir mais je sens bien qu’il en a envie. Il est vrai que je n’ai rien à lui donner hormis des caresses. Alors j’insiste, je lui parle avec douceur, et finalement il s’approche venant heurter le grillage de son naseau. Alors je le caresse et là je sens bien qu’il est en manque d’affection et de câlins et qu’il en redemande. Il bouge constamment sa tête et me prête constamment son flanc pour toujours plus d’attentions. Dany, qui de loin, aperçoit le manège, s’approche et le caresse à son tour. L’âne se pique au jeu, toujours plus empressé de pencher sa tête et son flanc vers nos mains qui n’ont de cesse de le cajoler. Pourquoi tant d’intérêts pour ce petit âne que l’on ne connaissait pas quelques minutes auparavant ? Parce que j’ai beaucoup lu à propos des ânes et que je sais qu’ils sont très intelligents, qu’ils ne supportent pas de rester seul et encore moins les mauvais traitements. Ils ont de surcroît besoin d’un espace suffisant assez important, or ici est-ce le cas ? Je ne saurais le dire. Méfiants, ils n’accordent leur confiance qu’après s’être assurés qu’il n’y a aucun risque. Or cet âne, malgré des conditions de vie précaires évidentes, m’a fait confiance très vite et ça c’est un signe de reconnaissance qui ne m’a pas trompé. Ses oreilles se sont soudainement redressées, signe que tout allait bien mieux pour lui.  Comme tout être isolé, il a eu besoin que l’on s’intéresse à lui. Au bout de 10 minutes, c’est donc à regret que nous le quittons alors qu’il s’y attend le moins. Mais comment faire autrement à part avoir les yeux embués de cet abandon si morose ? Peut-être a-t-il versé une larme lui aussi ? Non, ce n’était pas jour de « fête » à Durban-Corbières en ce 18 mai 2025 pour ce petit âne si adorable. Telle qu’expliquée ici, cette balade pédestre a été longue de 4.8km à 5km environ. J’avoue ne pas avoir pris de mesures ce jour-là, sachant qu’elle serait courte et plutôt bien balisée au regard des renseignements lus sur le Net. Il faut savoir qu’elle est la fusion de plusieurs petites randonnées qui peuvent être accomplies individuellement et que vous n’aurez aucun mal à trouver sur le Net et sur le terrain. Merci à Erika et à son site agrémenté de belles photos, naturalistes entre autres, qui m’ont donné envie d’accomplir cette belle petite balade audoise. Carte IGN 2547OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

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La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses chansons extraites d'une compilation YouTube intitulée "Les plus belles chansons d'amour françaises". Elles ont pour titre : "Le géant de papier" (Jean-Jacques Lafon), "Adieu jolie Candy" (Jean-François Michaël), "Et si tu n'existais pas" (Joe Dassin), "Qui saura" (Mike Brant), "Tu m'as laissé" (Frédéric François) et "Hier encore" (Charles Aznavour).

La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.
La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

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En ce 16 avril 2025, après des jours de météos maussades et des pluies à répétition mais bienvenues dans nos belles mais sèches Pyrénées-Orientales, un magnifique soleil illumine un grand ciel bleu. Avec une brise légère et aucun nuage à l’horizon,  il ne m’en faut pas plus pour me lancer dans cette petite randonnée de reprise que je remets depuis bien trop longtemps. A Baixas, je viens de garer ma voiture dans le superbe lotissement de l’Allée de la Part des Anges et j’ai bien l’intention d’effectuer cette courte balade que j’intitule en toute logique « La Boucle floristique autour des carrières de Baixas ». Sur la carte IGN, les carrières  ont pour nom « Les Espereres », « Papalauca » ou encore « El Fornàs ».  Si tout comme moi, votre curiosité a peu de limites et que vous souhaitez les voir, il vous faudra quelques audaces et passer outre des interdictions pour apercevoir un bout de ces immenses cicatrices présentes ou passées. Enfin, elles ne sont pas vraiment un objectif et rien ne vous obligera à ces bravades défendues. Il est déjà 10h30 quand je me mets en route sur le « Cami de Pèna », ou chemin de Cases-de-Pène bien sûr. Je connais bien l'endroit pour y être passé l'an dernier lors d'une balade intitulée « La Boucle des Murs tordus depuis Peyrestortes ». D’emblée, et même si je suis venu beaucoup pour ça, le nombre de fleurs sauvages me scotche. Il y en a partout et d’innombrables espèces. Alors sans jamais trop presser le pas, les clichés floraux s’enchaînent. Sur ma gauche, des vignes et leurs fleurs adventices et sur ma droite des champs en jachère, où sur d’immenses surfaces se complaisent les rouges coquelicots et les blancs anacycles tomenteux. Au bord du chemin, toutes les plantes et fleurs rudérales possibles dont la liste serait trop longue à énumérer sont là. Parfois, il y en a tant, que je ne sais plus où donner de le tête dans ce recensement photographique. J’en oublie sans doute et surtout les fleurs les plus petites. Parfois, les décors s’inversent. Vignobles à droite, jachères à gauche ou vice-versa mais la profusion de fleurs sauvages reste identique. Seul derrière moi, le Canigou majestueusement enneigé reste immuable, dominant Baixas qui s’éloigne petit à petit. Je ne me lasse de l’observer mais difficile d’avancer en tournant le dos au sens normal de la marche. Sur ma gauche, de hauts silos blancs et des trémies me rappellent que les carrières ne sont pas loin pas plus que les entreprises qui les exploitent. D’ailleurs comment les oublier alors que le bruit des camions qui vont et qui viennent est quasi incessant. Cet aspect-là m’intéresse moins. Dans ce cheminement tranquille, le plus souvent tourné vers la flore, seuls quelques papillons, criquets, abeilles et autres insectes volants prouvent que la faune n’est pas totalement absente. Pour l’instant, hormis quelques rares passereaux visibles dans les vignes, les volatiles volants sont rares pour ne pas dire quasiment absents. Seuls quelques étourneaux semblent fréquenter les câblages à l’approche de la D.18a. Finalement, et malgré mes arrêts photographiques permanents, j’atteins cette route. Elle file à droite vers Peyrestortes et à gauche vers Cases-de-Pène, mais le bon chemin, lui, parfaitement balisé de jaune, comme tout bon P.R, part à gauche toute. Ici, tout change, car la garrigue s’empare des décors. Qui dit garrigue, dit fleurs nouvelles, bien spécifiques à ce biotope. Espèces nouvelles et changeantes aussi selon l’altitude et l’exposition des versants des combes cheminées : ails roses aux nuances variables allant jusqu’au blanc, bouquets de thym blancs ou roses, ajoncs aux floraisons plus ou moins avancées, sauges, euphorbes différentes de celles de la plaine, minuscules fumanas, scorsonères d’Espagne qu’on appelle aussi salsifis noirs, glaïeuls sauvages à profusion, aphyllanthes de Montpellier dont quelques rares blanches, liserons et muscaris divers, phlomis, paronyques, gesses, hélianthèmes, résédas, iris nains, immortelles, asphodèles et j’en oublie encore pas mal. Rectiligne, le chemin continue de s’élever. Après une première petite carrière accessible sur la gauche, une deuxième plus imposante mais interdite se présente. Je passe aisément sous un fil barbelé pour 2 ou 3 photos toujours réalisées avec la prudence qui s’impose. Si au fond de cette carrière la Nature a quelque peu repris ses droits, les flancs calcaires les plus abrupts restent comme autant de balafres totalement éternelles. Rien ou presque n’y pousse.  Entre pinèdes et vignobles, au loin Espira-de-l’Agly apparaît. Un peu après, mais plus loin, la Tour del Far me remémore d’autres balades. A son pied, Cases-de-Pène déroule une multitude de toitures rouges. Sur sa droite, les prémices des Corbières sont entaillés de quelques plaies blanches. Il s’agit d’autres carrières de carbonate de calcium plus communément appelé calcaire. Au lieu-dit « Cami Ral », 178m, plusieurs panonceaux directionnels se présentent et force est d’admettre que des efforts conséquents pour créer et orienter des chemins de randonnées ont été faits ici. Satisfaire les randonneurs, voilà une initiative qui n’est pas pour me déplaire. Il en sera ainsi jusqu’à l’arrivée. Dans l’immédiat, je continue toujours tout droit au sein d’une garrigue quelque peu changeante car devenant plus basse et plus broussailleuse et donc moins diversifiée en nombre d’espèces. Ici, le chêne kermès règne en maître et dans l’immédiat, ce ne sont pas les chênes verts qui leur font ombrage. Après le lieu-dit « Papalauca », 195 m, où d’autres panneaux directionnels sont nombreux, je continue encore tout droit jusqu’au lieu-dit « Coma Pregon », 200m. Sur ma gauche, la carrière que je soupçonnais immense le devient dès lors que je franchis un grand portail qui finalement ne peut arrêter que d’éventuels véhicules, le passage d’un homme étant très aisé. Quelques photos encore de cette immense carrière encore très active et je reprends le cours de ma balade languissant déjà un arrêt « pique-nique ». Il faut dire que j’ai beaucoup flâné et photographié et qu’il est déjà plus de 13h. A « Coma Pregon », ayant pris la piste DFCI F.150 menant à la chapelle Sainte-Catherine, je trouve le lieu presque idéal pour déjeuner au niveau d’un bois au niveau du lieu-dit « El Fornàs », 180m. Ici, sur la droite du chemin, pins, cyprès et chênes verts se partagent l’espace. Ma curiosité m’entrainant bien plus loin que les pinèdes où je suis entré, je constate que les arbres disparaissent très vite laissant la place à une immense zone qu’occupent les caillasses et un maquis excessivement bas. Je suis néanmoins surpris d’y trouver de nombreux pieds de grands mufliers joliment fleuris ainsi que quelques passereaux appréciant apparemment ce lieu sauvage aux décors quasi-désertiques. Après avoir vu assez peu d’oiseaux, ici pinsons, rougegorges et chardonnerets semblent se complaire. Au sein d’une combe asséchée, s’écoule la Coma Pregon, un ruisseau non pérenne et eaux très aléatoires mais apparemment suffisantes pour retenir une avifaune devenant elle aussi trop rarissime à mon goût. Depuis 15 ans que je photographie des oiseaux, ce constat est sans appel : les oiseaux de nos campagne disparaissent.  Après avoir couru derrière quelques-uns de ces rares volatiles pour seulement 2 photos réussies, avoir avalé un gros sandwich et pris un peu de repos sur un tapis d’aiguilles, me voilà de retour sur la piste DFCI. Très vite, elle m’entraîne vers le Pla de la Vila, 175m, suivi presque aussitôt de l’ancienne carrière de marbre où je m’arrête plus longuement pour y observer cette incroyable et superbe géologie que l’on peut retrouver dans la Plaine du Roussillon dans maints et maints bâtiments anciens qu’ils soient militaires, civils ou religieux. Ici, tout s’est arrêté depuis longtemps mais les grands blocs de marbre coupés comme au couteau et d’autres burinés sont légions. Je repars et la chapelle Sainte-Catherine est vite là. Je la connais déjà pas mal pour y être passé plusieurs fois (*) et je ne m’y arrête que pour quelques photos et manger un dessert car de toute manière sa porte est cadenassée. Dommage ! Après cet arrêt, la rectitude du chemin filant vers Baixas est annonciatrice de fin de balade. Tout est donc bon pour freiner mes pas : fleurs jamais vues, rares passereaux et animaux fermiers s’ajoutent à mes autres nombreuses photos. S’il me reste à trouver le chemin le plus facile pour retourner à la voiture, au lieu-dit « Els Estorills », 88m, tout devient très simple en suivant la direction indiquée « Cases-de-Pène ». Un peu plus loin, un sentier sur la droite coupe un champs en jachères et m’amène très facilement au  quartier « la Part des Anges ». Ma voiture est là. Cette balade se termine. Telle qu’expliquée, ici, cette randonnée a été longue de 7,3km environ incluant diverses « sorties de route » (carrières, Coma Pregon, Sainte-Catherine) pour des modestes montées cumulées de 178m et un dénivelé de 133m entre le point le plus bas (76m) au départ et le plus haut (209m) au lieu-dit Coma Pregon. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

(*) Notre-Dame de Pène et la chapelle Sainte-Catherine de Baixas

Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas.

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Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 "standards" du jazz que sont "Beautiful Love (Wayne King)" et "Windows (Chick Corea)". Ils sont interprétés ici par le trio de jazz coréen "Jazzholic" avec la participation de Young Sun Jung, Jin Wood Park, Joon Young Heo et Eun Hee Kim.  

Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.
Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand nous nous sommes lancés dans cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de Pufféré et des Bruères depuis St-Martin-de-Fenouillet », nous étions le 9 février et c’était la vraie première randonnée de l’année 2025. A vrai dire, ce matin-là, alors que Dany avait envie d’aller marcher, j’avais beaucoup improvisé. Nous partions presque sur un coup de tête et sans trop de préparation et donc pas mal dans l’inconnu quant aux sentiers et chemins que nous devions emprunter. J’avais à peine eu le temps de regarder la carte IGN et une vue aérienne sur Géoportail et enregistré un tracé dans mon GPS. Si je connaissais quelques petits bouts de ce parcours (*) car j’étais venu plusieurs fois dans ce secteur, ma crainte était que l’on soit confronté à une ou plusieurs propriétés privées totalement clôturées. Il n’en fut rien, même si du côté des Bruères, nous avons traversé une zone de pâturage avec une excessive prudence tant de nombreux bovins étaient présents au bord du chemin et à proximité d’une imposante ferme. Il est vrai que nous étions passés outre une interdiction « sauf ayants droit » toujours très contradictoire quand il s’agit de randonneurs et ce d’autant qu’un autre panneau contigu au premier n’évoquait qu’une voie DFCI (Défense des Forêts contre les incendies) et le cas d’une interdiction  de « circulation générale » mais sans doute à l’aide de véhicules.  Une fois encore, les randonneurs avaient été oubliés et nous ne savions que faire. Etions-nous concernés alors que nous ne faisions que nous promener dans la Nature sans autre but que l’espoir d’y avoir accès ? En démarrant, n’y avait-il pas un grand panneau mentionnant « Découvrez notre territoire » ? Le démarrage parlons-en. Nous venons de laisser notre voiture sur un pré faisant office de parking. Il est situé juste à côté du cimetière de Saint-Martin-de-Fenouillet. Il est presque midi quand nous démarrons de la rue de la Tramontane et passons devant l’église blanche dédiée bien évidemment à Saint-Martin. Elle est fermée,  mais pas étonnant car à vrai dire je ne l’ai jamais trouvée ouverte. Aujourd’hui pas de tramontane, pas de vent du tout et seulement un ciel opalin pas trop génial en terme de luminosité pour les photos que j’envisage de prendre. Connaissant bien le début du parcours filant vers Le Vivier, je n’ai aucun mal à retrouver la rue des Jardins puis celle de la Fontaine puis finalement notre chemin menant vers ce qui ressemble à une aire de jeux agrémentée de quelques gradins. Là, quelques mètres plus loin, nous stoppons dans une aire de pique-nique blottie dans une yeuseraie. La précipitation qui a prévalu à cette balade nous a empêché de déjeuner et les tables et les bancs tombent à point nommé pour manger nos sandwichs. Une demi-heure plus tard, nous repartons. Comme toujours, je suis en quête de la flore et de la faune. Si cette Nature est plutôt « misérable » au début, le résultat final sera globalement satisfaisant pour un mois de février avec énormément de passereaux. Il est vrai que le dérèglement climatique perturbe les animaux comme il le fait pour les humains. Aujourd’hui, les passereaux sont probablement de retour à cause des températures qui sont loin d’être hivernales. Il en sera de même avec certains papillons en général visibles plus tardivement dans la saison. Avec cet après-midi sans vent, je suis certain que l’on frôle les 20 degrés. Quand les oiseaux et les papillons disparaissent, je me rattrape avec les paysages proches et les panoramas lointains car si le ciel est blafard, il ne bouche rien. Corbières catalanes, Massif du Canigou, Le Vivier, Forêt de Boucheville, Pech de Fraissinet, La Pelade et Fosse me ramènent à bon nombre d’autres balades qu’il serait trop long de lister ici. Parmi toutes ces découvertes, les forêts que j'aperçois en permanence me renvoient à ce souvenir fantastique d'un Tour du pays Fenouillèdes réalisé avec mon fils en 2011. Vous n’aurez aucun mal à retrouver tout cela en tapant ces noms-là dans la rubrique « recherche » de mon blog. Vers la fin, il en sera de même en retrouvant un panonceau directionnel mentionnant « le Sentier des Hauts de Taïchac » que nous avions réalisé il y a fort longtemps. Hormis tout cela, il faut retenir le lieu-dit « la carrière » sur la carte IGN qui est devenu un étrange lieu de vie. Etrange car outre un habitat dans cette garrigue minérale, on y aperçoit un curieux kiosque et une surprenante passerelle permettant d’enjamber cette ancienne carrière remplie d’eau désormais. Au fond, on y a même aperçu un petit youyou dont on était en droit de se demander ce qu’il faisait là dans cet endroit si insolite mais aussi si désert à l’instant où nous passions. Il est 14h40 quand nous retrouvons la signalétique « Saint-Martin-de-Fenouillet ». Moins de 10 minutes plus tard, nous retrouvons la rue de la Tramontane puis notre voiture tout près d’un chenil. Enfermé derrière un grillage, un chien de chasse solitaire gémit. Dès que nous approchons, il retrouve une incroyable sérénité comme si notre présence le rassurait. Nous ne pouvons pas l’atteindre pour le caresser un peu et quittons les lieux avec le sentiment de l’abandonner à son triste sort. Cette randonnée a été longue de 6,6km. Les montées cumulées ont été de 280m. Le dénivelé est de 104m entre le point le plus bas (418 m au départ ) et le plus haut (522m après l’ancienne carrière de Pufféré). Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top25.

(*) Autres randonnées réalisées au départ de Saint-Martin-de-Fenouillet : 

-Le Sentier des Hauts de Taïchac (632m) depuis St-Martin de Fenouillet (426m)

-Le Circuit du Jardin Ensoleillé depuis Saint-Martin de Fenouillet

-Le Cami d'El Viver (ou chemin du Vivier) depuis Saint-Martin-de-Fenouillet

 

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Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons en langue anglaise et à succès dont les titres et les interprétes sont les suivants : "What A Wonderful World" par Rod Stewart en live au Royal Albert Hall, "Something' Stupid" par Robbie Williams et Nicole Kidman, "The Love Of My Life" par Adele et Ed Sheeran, "Fly Me To The Moon" par Rick Hale et Breea Guttery, "The Long And Winding Road" par George Michael en live au Royal Albert Hall  et "Hard To Say I'm Sorry" par le duo Sweetnotes Music

Le Circuit des Combes au départ d'Estagel
Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

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Toujours à la recherche de nouvelles randonnées, je fouine sur le site Géoportail ou sur les cartes IGN de mon vieux logiciel Carto Exploreur en quête de chemins et de sentiers pouvant le cas échéant constituer un parcours. C’est donc comme ça que j’ai imaginé celui-ci que j’ai intitulé « Le Circuit des Combes au départ d’Estagel ». Là, pour être honnête, cette recherche autour d’Estagel et sa conclusion ont été plutôt faciles car il y a pléthores de voies possibles et celles trouvées ici étaient même pour la plupart surlignées en mauve comme toutes les « bonnes » traces de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre. Seul petit problème, en ce 24 novembre 2024 quand nous l’avons réalisé, je m’attendais à lui trouver un nom sur des panonceaux directionnels et l’idée d’être obligé de lui en donner un ne m’était pas venu immédiatement à l’esprit. Mais aucun panonceau ne sera visible jusqu’à la Coma Major. Certes, je n’avais trouvé aucun topo sur le Net, mais le surlignage mauve d’une belle partie de la boucle imaginée m’avançait à dire  « il a bien un nom » ce parcours !  Ce n’est qu’une fois qu’il m’a fallu réaliser ce reportage que la nécessité est finalement advenue. Non, je ne l’ai trouvé nulle part tel qu’accompli et expliqué ici. De ce fait, c’est encore Géoportail et sa carte IGN qui me sont venus en aide et cette appellation de « Circuit des Combes » est venue à moi comme une évidence. En effet, au cours de notre cheminement, nous commençons par dominer « la Coma ou Coume d’en Ceret » puis un peu plus loin c’est la « Coma Major » ou « Coume Majou »  et on finit par les « Comelles dels Barrencs ». Quand on sait que le mot catalan « coma » ou « coume »  signifie « combe » et que les « comelles » ou « coumelles » sont le diminutif au pluriel du mot catalan « comella » signifiant « petite combe »,  il ne faisait plus aucun doute que c’est bien ces dépressions-là ;  zébrées d’une quantité de ruisseaux (còrrecs) et de rus (recs) ;  qui avaient été à l’honneur tout au long de ce parcours. Les crêtes les dominant n’ayant pas de noms sur la carte IGN, les possibilités d’autres dénominations disparaissaient.  Toutefois et pour être honnête, cette balade proposée ici reprend en partie un parcours intitulé «  De vignes en garrigues » mais avec un départ et un retour à Montner. Voilà mon préambule. Il est 10h15 quand nous entrons dans Estagel à la recherche d’une place de parking. En ce dimanche matin, tous les parkings sont bondés et les places sont apparemment très recherchées dans la commune. Finalement, c’est place du Général de Gaulle, assez loin de la ligne de départ qui est la D.612 ou rue du Docteur Léopold Sauvy que nous en trouvons une. Mais après tout, nous sommes là pour marcher et ce n’est pas quelques mètres supplémentaires qui freinent nos premières ardeurs.  La suite par le Boulevard Victor Hugo puis par la rue Michelet est assez simple même si le tracé enregistré dans mon GPS sera ; malgré un balisage jaune plutôt bon ;  d’une belle utilité tout au long du parcours. Si au début le bitume est très présent, dès la campagne atteinte, on l’oublie assez vite grâce aux proches décors et aux amples paysages plus lointains qui se dévoilent sous un ciel joliment laiteux hésitant entre le bleu et le blanc. Ce parcours va alterner voies asphaltées et chemins terreux. Au loin, le brumes épaisses qui nous avons aperçues en venant à Estagel tendent à se dissiper et nous font penser que le bleu finira par prendre le dessus. Si les premiers pas sous une ombre « piquante »,  on nécessitait que l’on s’habille d’une polaire, les premiers rayons du soleil réchauffent rapidement nos jambes et nos corps quelques peu engourdis. Si pour Dany, seuls les panoramas et les paysages comptent, je vais constamment y ajouter une Nature moins figée, moins inerte ; que sont les fleurs, les oiseaux et plus globalement ce que les philosophes appellent « le vivant ». Ici, outre la faune déjà citée,  ils prendront les traits de quelques papillons et autres insectes de saison, libellules et criquets notamment. Si l’on sait que le dérèglement climatique n’est pas une bonne chose pour la Nature et les hommes, je constate que certaines plantes sont encore fleuries fin novembre alors qu’elles ne devraient plus l’être. Idem pour la faune, qui dans certains cas, s’adapte à ces nouvelles conditions. Alors certes, ce n’est pas vraiment la bonne époque pour photographier « cette vie » le plus souvent minuscule mais le changement climatique, l’observation, la patience et la chance vont être ici les ingrédients indispensables à la réussite ou pas de mon futur reportage naturaliste. Une fois encore, j’en serais très satisfait car au-delà de ce que j’avais espéré. Au sommet de la « Coma d’en Ceret »,  le calme et le silence ambiant dans lequel nous marchons sont très fortement rompus par les cris d’un chasseur appelant deux de ses chiens ayant coursé un sanglier. Equipés de balises, il nous explique comment il les repaire grâce à un GPS qu’il tient dans ses mains. La chasse est finie et récupérer ses chiens reste sa priorité. Vignobles, garrigues, pinèdes, maquis ; plus des vergers ou des oliveraies quelquefois ; tous ces décors se succèdent sans que l’on se lasse de notre cheminement, pourtant pas toujours facile en terme de déclivités à gravir. Petites collines en forme de modestes « montagnes russes », la fin sera un « grand huit » qu’il nous faudra uniquement grimper.  Nous n’y sommes pas encore. Dany qui n’a pas trop le sens,  ni de l’orientation, ni des lieux déjà arpenter m’interrogent souvent : « c’est quoi là-bas ? » « C’est le Bugarach ? ». « Non, le Bugarach est là-bas émergeant des nuages » lui dis-je. Et il va en être ainsi avec plein d’autres lieux comme le Mont Coronat, la Tour del Far ou les châteaux de Quéribus ou de Peyrepertuse déjà cheminés jadis. Dans cette déambulation, chaque intersection est l’occasion de vérifier le tracé de mon GPS. C’est d’autant mieux de le faire qu’à la fin de la « Coma d’en Ceret », près de la côte 167 sur la carte IGN, Dany aperçoit un balisage jaune nous indiquant de quitter la route asphaltée et de partir à droite. Mon tracé GPS m’indiquant de continuer la route, je m’en tiens à ce dernier. Ce n’est que plus loin que l’on quitte la route, direction les lieux-dits « Terra Roja » ; la Terre Rouge, et le Miradou où quelques cabanons vivant chichement sont planqués dans un bois. Quelques petites serres et des jardins potagers illustrent cette vie retirée du monde. Peu après, un artiste « réutiliste » présente ses œuvres faites de bric et de broc. Peu après aussi, la mention « propriété privée » apparait. Mais alors comment faire alors qu’un seul chemin est là à se présenter ? Gardiens des lieux, deux chiens plus hargneux que vraiment méchants s’approchent de nos mollets mais sans jamais les ambitionner. Une dame sort d’un cabanon et les fait taire, nous saluant d’un aimable bonjour et démontrant que la propriété est fictive et n’a de privée que l’ambition de vivre ici le plus paisiblement possible.  Finalement, cela sera la seule difficulté, avec sur la fin, le violent raidillon déjà évoqué. A la côte 93, près du lieu-dit « Les Counilles » (Les Lapins), nous déjeunons sur un petit radier cimenté enjambant le torrent asséché de La Grava. Ici, quelques libellules visibles,  et sans doute en quête d’une eau invisible,  nous interrogent sur les possibilités que ce ruisseau aurait de devenir vraiment torrentiel ? Les terribles sécheresses des Pyrénées-Orientales mettent-elles le secteur à l’abri d’un futur « Aiguat » ? La réponse est clairement « non  » quand on sait qu’Estagel a subi d’innombrables inondations depuis ce record de précipitations de 1940. La dernière encore en 2020. Ici, on commence à longer la Coma Major où commence la vraie dénivellation puis ça sera les Comelles dels Barrencs qu’il faudra gravir puis descendre jusqu’à ce court et rude raidillon déjà cité se terminant au lieu-dit « Clots d’en Messeguer ». Entre les deux, les innombrables amoncellements de pierres sèches nous interrogent quant à leur utilité. Si certains vestiges sont évidents ; abris,  casots ou terrasses servant jadis à des cultures, d’autres laissent songeurs par leur taille et leurs formes. Ils me rappellent ceux du « Cimetière des Maures », lieu-dit il est vrai très peu éloigné à vol d’oiseau puisque de l’autre côté de l’Agly. En fin de compte,  les premiers panonceaux directionnels se présentent à la Coma Major mais ils ne proposent que d’autres parcours : Estagel (Entre vignes et garrigues), Calce (Dans les pas des bergers) et la chapelle Saint-Vincent (boucle Saint-Vincent). Nous faisons le choix de suivre ce dernier, déjà programmé dans mon GPS. Quant aux raidillons successifs, dont le dernier assez violent notamment, nous les montons le souffle un peu court mais par bonheur les jambes encore solides. La lecture des pupitres du Sentier botaniques des Feixes, présentant différentes plantes méditerranéennes, permet de calmer nos palpitations cardiaques. La fin par la chapelle Saint-Vincent étant programmée dans mon GPS, nous y passons sans trop nous y appesantir car de nombreuses personnes sont là pour une festivité. Un réunion associative sans doute. Les hommes jouent à la pétanque, les dames aux quilles et les enfants au ballon. D’autres personnes sont déjà attablées dans l’attente d’un repas qui n’a pas encore débuté. Il est pourtant presque 15h. Le temps de quelques gaufrettes englouties assis au pied d’un bel oratoire et nous rejoignons notre voiture, non sans une courte visite de la partie ancienne d’Estagel. Nous passons sous sa superbe tour de l’horloge, puis par quelques venelles de sa  « cellera »  et nous finissons par l’église Saint-Etienne et Saint-Vincent. Elle est si belle et la connaissant déjà, je ne peux m’empêcher de la proposer à Dany. Par chance, elle est encore ouverte comme la toute première fois où j’y étais venu. Je l’avais découverte lors d’une autre balade intitulée « Le Circuit des Coumes et sur les pas des bergers depuis Calce » et l’avais trouvée merveilleuse avec ses jolies chapelles et ses retables plus beaux les uns que les autres.  Cette jolie balade aux couleurs automnales et telle que décrite ici a été longue d’environ 11km (10,6km exactement selon mon tracé), petite visite d’Estagel incluse. Les montées cumulées sont de 461m. Le dénivelé est de 160m entre le point le plus bas à 76m au parking et le plus haut à 236m au pied du Serrat d’en Bouguadé. Vous pourrez éventuellement en réduire la distance en prenant le premier sentier quittant la « Coume Majou » après le lieu-dit « Les Conilles » ou « Counilles » selon les cartes IGN. Un panonceau est là vous indiquant Estagel à 1,4km.  Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt top 25.

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Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le compositeur et pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre : "Nostalgie", "Only You", "The Colors Of Music" et "Anonimo Veneziano"

Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).
Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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En ce 4 octobre 2024, il est 14h quand nous rangeons notre voiture au Col de Belle-Barbe, col situé dans le Massif de l’Esterel et donc faisant partie de la commune de Saint-Raphaël dans le département du Var. Voilà déjà quelques jours que Dany et moi sillonnons le Var et notamment les Gorges du Verdon que nous avons découvert dans leur intégralité et de tous côtés. Grandiose !  Aujourd’hui, nous sommes 5 au départ d’une courte boucle pédestre que Jérôme, mon fils, a programmé. Si lui est chargé de mener la petite troupe, il y a aussi Isabelle sa compagne, Jean-Marie un de leurs amis très gentil et Dany et moi bien sûr. Ce circuit que j’ai intitulé « La Boucle du Col du Baladou et le Mal Infernet (*) » consiste à suivre tout d’abord le ravin du Gratadis jusqu’au col Aubert, là de rejoindre le col du Baladou situé plein nord puis de redescendre dans cette zone que l’on trouve sur la carte IGN sous la dénomination « Réserve biologique du Mal Infernet ». Là, on poursuit vers le sud la piste longeant le ravin jusqu’à emprunter sur la droite une passerelle métallique enjambant l’Agay (**), ici simple ruisseau mais petit fleuve néanmoins. Le chemin s’élève régulièrement offrant des vues sur le vallon et des panoramas plus lointains sur une belle partie du massif. Peu après cette grimpette, on retrouve le col Aubert et l’on poursuit le chemin le plus direct retournant vers le col de Belle-Barbe. Ce dernier laisse sur la gauche les 160m d’altitude du Pic du Baladou. Notez qu’au cours de cette boucle, nous avons découvert le lac d’Aubert souvent appelé lac aux Nénuphars, petit étang sur le ravin du Granadis bourré de nénuphars roses et blancs et qu’au col du Baladou, nous avons grimpé à un sommet le dominant et ce, afin de profiter des panoramas qui s’entrouvrent à 360° malgré une altitude très modeste de 212m. Il ne s'agit pas du pic du Baladou, ce dernier se trouvant plus bas à 160m d'altitude. Comme souvent, quand on est amené comme je le suis à marcher dans le calcaire blanchâtre de nos habituelles collines ; Corbières notamment ;  ici ce qui frappe le visiteur, c’est cet aspect rosâtre de la géologie  partageant l’espace avec les verts bien différents d’une végétation très souvent foisonnante. Cette couleur rose est due aux rhyolites et porphyres, roches volcaniques et donc magmatiques composant l’essentiel du massif. Bien évidemment, j’ai tenté tant bien que mal de recenser la flore et la faune comme je le fais désormais dans chacune de mes sorties mais la marche en groupe toujours plus rapide que la mienne ne facilite jamais un inventaire photographique demandant observation, patience, chance et mise au point des clichés. Si la partie floristique a été plutôt correcte au regard de ces conditions compliquées, la faune s’est résumée à quelques papillons, criquets et libellules et à trois passereaux. Par contre, le petit lac aux nénuphars m'a réservé de bien belles surprises car apparemment les odonates et grenouilles vertes y vivent en grand nombre quant à la découverte la plus exceptionnelle a été une tortue d'eau plutôt rare que l'on appelle "Graptémyde". Moi même, j'ai été surpris de découvrir cette photo que j'avais prise au jugé et sans trop savoir qu'elle était l'origine des ronds que j'apercevais à la surface de l'eau. N'étant pas arrivée là par hasard, il faut espèrer que cette tortue originaire des Amériques survivra à des conditions qui ne sont pas vraiment les siennes. Finalement je ne peux pas être déçu de la faune photographiée au regard de la vitesse à laquelle notre groupe a marché. Cette vitesse est d’autant plus dommage que l’on sent bien que cette forêt domaniale de l’Esterel est très riche sur le plan naturaliste et cet aspect est d’ailleurs confirmé par les sites Internet que l’on trouve aisément à son propos. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 7,4km pour des montées cumulées de 324m. Le dénivelé est de 175m entre le point le plus bas à 37m au ravin du Mal Infernet et le plus haut à 212m au sommet dominant le col du Baladou. Carte IGN 3544ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel top 25.

(*) Toponymie Baladou et Mal Infernet : Les raisons du toponyme Baladou sont incertaines car de 3 sortes : "lieu où l'on danse", "petit fossé" si je me fie au site Wikipédia à propos de la commune Baladou (Lot), ces derniers  étant confirmés par le site https://vousvoyezletopo.home.blog/2022/08/. Quant au site de généalogie Geneanet et Baladou étant un nom propre peu répandu, il pourrait avoir un rapport avec "une basilique" mais aussi être une "hauteur" ou un "escarpement". Le nom propre "Infernet" ayant pour origine le provençal semble ne poser aucun problème si j'en crois la page Wikipédia qui lui est dédiée : "Lieu aride exposé au vent ou d'accès difficile" ou "lieu situé dans un fond étroit". Quant au toponyme "Mal",  il peut aussi bien signifier "mauvais" que "petit". (Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux). Vous trouverez d'autres explications jamais dénuées d'humour sur le site Toponymie de l'Esterel

(**) Cours d’eau l’Agay : Même si sur la carte IGN, on ne le trouve qu’à proximité de la station balnéaire éponyme faisant partie de la commune de Saint-Raphaël, le fleuve côtier Agay est bien long de 11km englobant les divers ravins que sont le Grenouillet, le Mal Infernet, de la Couche d’Âne et des Grues. Outre ce parcours, il reçoit les eaux d’une quinzaine d’affluents. (Source Wikipédia).

 

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La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons de The Beatles et 1 de John Lennon. Pour des motifs de droits d'auteurs, elles sont interprétées par l'excellent groupe néerlandais The Analogues et ont pour titre : "Got To Get You Into My Life", "Let It Be", "Here Comes The Sun", "Imagine", "She'Leaving Home", "A Day In The Life" et "Because".

La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.
La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

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Quand vous entamerez la lecture de ce reportage sans doute vous poserez-vous des questions à propos du titre que j’ai donné à cette randonnée : « La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes ». Vous vous les poserez d’autant mieux si « la toponymie » est pour vous une belle inconnue. Il est fort probable que ces questions s’amplifieront si l’envie d’accomplir cette boucle vous a pris avant même de lire ce récit. Alors je pense qu’il est préférable de couper court à toutes les supputations et d’expliquer pourquoi ce titre. Finalement, je pourrais presque dire qu’il s’agit de vieilles péripéties liées à l’Histoire de Peyrestortes et à l’origine de son nom. Péripéties car liées à l’évolution des langues et très vieilles car datant des Romains et donc anciennes de plus de 2000 ans. A Peyrestortes, cet aspect « romain » a d’ailleurs été confirmé puisque des fragments de poteries ont été trouvés au lieu-dit « Les Sedes » dont de nombreux ornés de graffitis antiques, ce qui leur confèrent un intérêt encore plus grand.  Ces poteries dateraient du 1er siècle, c’est-à-dire d’une période où la Gaule est occupée par les Romains et où les empereurs se nomment Tibère, Caligula, Claude ou Néron. Et pour étayer ce préambule, voici ce que nous dit le site Internet de France Bleu à propos de cette toponymie : « Au Xe siècle, en 925 exactement, le nom de « Paredstortes » apparaît pour la première fois dans un texte. Il vient du latin « paries », « le mur », et « tortu » qui veut dire « tordu, boiteux ». « Paretstortes » en catalan. Les voilà les murs tordus. Ensuite, ce toponyme a été déformé d’abord sous l’influence d’un mot proche : « pera » qui signifie « pierre », en vieux catalan (remarquez qu’on reste dans le même ordre d’idée puisqu’il faut bien des pierres pour construire un mur) puis de l’occitan « peyra » qui veut dire la même chose et qu’on retrouve sous la forme francisée « peyre » dans Peyrehorade ou Peyrelevade ou encore Peyrefitte-du-Razès … Je pourrais citer ainsi 3 à 4 dizaines de communes ou hameaux commençant par « peyr.. ». A présent vous savez d’où vient le « Y »…. de Peyrestortes, et vous avez l’explication totale de mon titre. Une deuxième question peut survenir en suivant, c’est celle de se demander où sont passés ces « fameux » murs tordus ? Pour l’essentiel, ils ont disparu pour diverses raisons liées à leur ancienneté : obsolescence, dépréciation, destructions, intérêts pour des matériaux plus modernes, conflits divers et variés, etc….. D’ailleurs, si l’histoire régionale a pour vous un minimum d’intérêts, vous savez certainement qu’une illustre bataille a eu lieu ici même le 17 septembre 1793 entre les troupes françaises et espagnoles engendrant 800 morts (Source Wikipédia). Alors certes, vous trouverez des « murs tordus » de-ci delà au cours de ce parcours, et notamment d’assez nombreux liés à l’épierrement de nombreuses parcelles mais rien ne dit que ces derniers aient contribué à la toponymie et à son évolution au fil du temps. Finalement, c’est parce que j’aime l’Histoire et la toponymie que j’ai bien aimé ce titre même s’il n’est pas vraiment en corrélation avec la réalité constante du terrain. Mais autant l’avouer, là n’était pas l’objectif majeur de cette randonnée, car comme toujours désormais c’était surtout la Nature que je voulais approcher. Oui, partir marcher pour découvrir et pour mon bien-être, là étaient mes desseins. En ce 23 septembre 2024, il est 9h quand je range ma voiture au centre de Peyrestortes et plus précisément sur le parking de la résidence Les Avens. Auparavant, j’ai pris soin de ne pas occuper un emplacement réservé à un occupant des immeubles. Je démarre en me dirigeant vers un parc arboré parallèle et à droite de  la route principale D.614. Peu après, direction le chemin de Cornet. J’enjambe le ruisseau des Avencs et me voilà aussitôt dans la campagne. Ici pas de murs tordus mais de hautes clôtures grillagées comme remparts autour de vastes vergers. Je me dirige vers le lieu-dit « Les Sedes » avec l’espoir d’y découvrir un quelconque hommage aux graffitis romains qui ont été découverts dans ce secteur mais je ne trouve rien qui les évoque et je fais vite demi-tour. GPS allumé avec tracé enregistré, je continue ma marche solitaire avec ce désir constant d’être aux aguets de tout ce que la Nature peut offrir à mon appareil-photo. Dans l’immédiat, ça se résume à pas mal de fleurs, à de rares papillons et criquets et à quelques oiseaux dont la sédentarité auprès des hommes est une belle évidence. Ces volatiles ont pour nom « moineaux », « pies », « étourneaux », « tourterelles », « hirondelles » et « pigeons ». Il me faudra attendre un peu plus longtemps pour immortaliser mon premier vrai volatile vraiment sauvage. Dans l’immédiat, je ne me sens pas seul sur ce chemin asphalté. Des vendangeurs sont à pied d’œuvre dans certains vignobles. Je croise aussi quelques randonneurs qui eux reviennent déjà de leur balade matinale mais plus j’avance et plus la solitude va s’installer puis devenir totale.  Si les premières foulées sur le bitume sont assez astreignantes, les grands espaces qui se présentent devant moi me font vite oublier ce macadam pas toujours idéal quant on randonne. Finalement au lieu-dit « El Cornet » sur la carte IGN, le goudron disparaît totalement. Dans ces décors plutôt planes, Espira-de-l’Agly devient visible sur ma droite grâce au clocher crénelé de son église romane Sainte-Marie et à celui carrément pointu de Notre-Dame des Anges. Droit devant moi, les modestes collines dominant Baixas avec son point culminant le Roc Redoun forment l’horizon. C’est vers là-bas que je vais mais je ferais demi-tour bien avant. Dans l’immédiat, je continue mon recensement floral et mes prélèvements photographiques d’une petite faune bien présente. Après avoir traversé la route D.18, je m’élève sur une butte dont le nom « Els Forns », « Les Fours », ne manquent pas de m’interroger. Ont-ils un rapport avec les poteries romaines trouvées au lieu-dit « Les Sedes » ? Rien de tout ce que j’ai lu à leur sujet ne l’ indique.  Outre les petites mines à ciel ouvert, transformées de nos jours en pistes de gymkhana, j’y découvre d’étranges billots d’un arbre qui devait sans doute être multi-centenaire. Etranges billots au regard de leur taille et de leur circonférence et qui donnent une belle idée de cet arbre qui devait être remarquable car  énorme et donc très vieux. C’était quoi cet arbre ? Que faisait-il là ? Pourquoi a-t-il été tronçonné ? Pour être brûlé dans des fours aujourd’hui disparus ? Autant de questions dont je n’aurais jamais la réponse sans doute.  De nos jours, les billots les plus creux servent de tanières à une quantité impressionnante de Tarentes de Maurétanie. Autre surprise dans ce décor de garrigues, j’y découvre sur la crête, un SDF qui vit là dans une voiture avec comme seuls équipements, quelques panneaux photovoltaïques posés à terre alimentant ce qui ressemblent à un frigo et à une guirlande électrique. A quelques mètres du chemin seulement, il ne semble pas surpris de me voir passer alors qu’il semble afférer à allumer un réchaud. Je le salue et il me salue comme si nous étions place de la Loge à Perpignan. Je me dis qu’il est courageux de vivre là, d’abord dans ce coin dénué de tout, car beaucoup perdu il faut bien le dire, mais aussi car quelques mètres plus loin, un incendie a récemment dévasté une petite partie de la végétation. Incendie vite maîtrisé apparemment d’où émerge un petit menhir. Ancienne borne des temps jadis ? Une « pedra dreta » en catalan, ou « pierre droite », multiséculaire de surcroît, qui selon Gérard Bile, ancien maire d’Espira-de-l’Agly et historien local à ses heures était censée délimiter des pâturages au Moyen-Âge. Il y aurait plusieurs monolithes de ce type dans ce secteur. Ici, les premiers amoncellements de pierres sèches apparaissent. Ils forment le plus souvent des murets formant eux-mêmes ce qui ressemblent à des parcelles. Les fameuses « peyres » « stortes » ? Pierres ou murs tordus ? Je m’y arrête au plus haut de la crête pour entamer mon sandwich avec vue sur le vallon en contrebas et les carrières situées en face. Ici, dans tout ce secteur entre Baixas et Cases-de-Pène, les carrières en activité ou pas sont nombreuses. Par bonheur, des vignobles y trouvent aussi leur place.  En redémarrant, je descends immédiatement vers l’une d’entre-elles, abandonnée mais dont les cicatrices dans le calcaire ne laissent planer aucun doute. Puis je traverse la route D.18a et là une méchante grimpette au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós » m’amène vers une autre carrière plus vaste. Si le vallon est bien occupé par les vignobles, ici tout est maquis de chênes kermès sauf les parties éventrées par les mines à ciel ouvert. Une fois, la partie la plus haute atteinte, le chemin n’est plus que descente.  Ici, le balisage jaune apparaît et nous amène vers Baixas par le « Cami de Peña » où les grands espaces bien plats refont surface dès les retrouvailles avec la D.18a. Chaque biotope ayant sa flore et sa petite faune qui lui sont propres, je ne m’ennuie jamais « photographiquement » parlant. Pourquoi des libellules à cet endroit et pas ailleurs ? Pourquoi les hirondelles se reposent-elles sur ce câble-là et pas sur tels autres ? De telles interrogations, je pourrais m’en poser des dizaines mais les photos restent et les questions s’évaporent.   A Baixas, je quitte le quartier « La Part des Anges » d’abord par la route D.18 puis par un chemin rural mal bitumé traversant le vignoble direction les lieux-dits « El Ginestar » et « Les Arenes », parcours déjà emprunté lors d'un autre circuit que j'avais intitulé « le Chemin des Amandiers sauvages ». Chemin le plus court pour refermer cette boucle, j’atteins la Voie Verte et de nouveau la D.18a. Si Peyrestortes n’est plus très loin, je fais en sorte d’éviter l’asphalte au maximum. Pour cela, et juste après la pile d’un pont, j’emprunte à droite un sentier montant dans le maquis dans le but de rejoindre le lieu-dit « Costa Rossa ». Le bon sentier est là,  se faufilant et longeant le lotissement éponyme.  Plus proche de la Nature, c’est ainsi que je finis cette randonnée de ma composition. Ceux qui ne marchent que pour le plaisir de la marche voire pour l’aspect sportif y trouveront une « bonne »  distance et deux déclivités peu difficiles mais différemment escarpés. Bonnes chaussures de marche sont toutefois conseillées car la rocaille est bien présente. Comme expliquée ici, cette balade a été longue de 11,4km incluant quelques « sorties de route » inévitables pour moi dans ma quête photographique. Les montées cumulées s’élèvent à 201m. Le dénivelé modeste est de 129m entre le point le plus bas à 37m sur la ligne de départ à Peyrestortes et le plus haut à 166m au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós ». Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

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