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La News : Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

Publié le par gibirando

La News vous donne un bref aperçu de la prochaine randonnée qui paraîtra dans la page d'accueil :

La News : Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

La News :  Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.
La News :  Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

Pour agrandir les photos cliquez dessus.

Alors que nous avons accompli cette randonnée en mai dernier, qui aurait pu prévoir qu'en août, soit seulement 3 mois plus tard, un incendie gigantesque allait ravager cette zone cheminée ?  J'en ignore l'ampleur exacte mais j'ai appris que le genèvrier cade vieux de 300 ans que nous avions adoré découvrir a été calciné. Il faudra donc attendre un peu avant que la Nature reprenne des couleurs. 

En ce 18 mai 2025 alors que nous venons d’entrer dans Durban-Corbières, grande effervescence au sein du village. Il est à peine 10h15 mais au regard du nombre de voitures occupant déjà les parkings, on a du mal à imaginer que ce village recense moins de 700 habitants. Nous sommes venus randonner et trouver un emplacement pour ranger notre voiture devient presque un casse-tête. 11, 66, 34, 31, 30, 13, etc.. et même des immatriculations étrangères sont visibles sur les espaces réservés aux véhicules. Finalement, et par chance, nous trouvons une place disponible non loin de la rivière La Berre dans ’un pré où d’autres voitures se sont déjà installées. De ce fait, nous ne sommes qu’à quelques mètres des petits chapiteaux que les différents forains ont installé tout au long des berges de la rivière car aujourd’hui c’est apparemment la fête. Le « Fête Paysanne », nous ne l’apprendront que plus tard. Toujours très intéressée par ce type de festivité, Dany est bien décidé à déambuler au sein des stands avant de démarrer cette randonnée plutôt courte qui doit nous mener vers « Le Moulin de la Cascade et Les Pausades ». C’est donc en flânant au gré de ces divers camelots que nous mettons en « ordre de marche » nos organismes respectifs. .....je reviens au plus vite...... A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs.....

 

 

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La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses chansons extraites d'une compilation YouTube intitulée "Les plus belles chansons d'amour françaises". Elles ont pour titre : "Le géant de papier" (Jean-Jacques Lafon), "Adieu jolie Candy" (Jean-François Michaël), "Et si tu n'existais pas" (Joe Dassin), "Qui saura" (Mike Brant), "Tu m'as laissé" (Frédéric François) et "Hier encore" (Charles Aznavour).

La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.
La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

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En ce 16 avril 2025, après des jours de météos maussades et des pluies à répétition mais bienvenues dans nos belles mais sèches Pyrénées-Orientales, un magnifique soleil illumine un grand ciel bleu. Avec une brise légère et aucun nuage à l’horizon,  il ne m’en faut pas plus pour me lancer dans cette petite randonnée de reprise que je remets depuis bien trop longtemps. A Baixas, je viens de garer ma voiture dans le superbe lotissement de l’Allée de la Part des Anges et j’ai bien l’intention d’effectuer cette courte balade que j’intitule en toute logique « La Boucle floristique autour des carrières de Baixas ». Sur la carte IGN, les carrières  ont pour nom « Les Espereres », « Papalauca » ou encore « El Fornàs ».  Si tout comme moi, votre curiosité a peu de limites et que vous souhaitez les voir, il vous faudra quelques audaces et passer outre des interdictions pour apercevoir un bout de ces immenses cicatrices présentes ou passées. Enfin, elles ne sont pas vraiment un objectif et rien ne vous obligera à ces bravades défendues. Il est déjà 10h30 quand je me mets en route sur le « Cami de Pèna », ou chemin de Cases-de-Pène bien sûr. Je connais bien l'endroit pour y être passé l'an dernier lors d'une balade intitulée « La Boucle des Murs tordus depuis Peyrestortes ». D’emblée, et même si je suis venu beaucoup pour ça, le nombre de fleurs sauvages me scotche. Il y en a partout et d’innombrables espèces. Alors sans jamais trop presser le pas, les clichés floraux s’enchaînent. Sur ma gauche, des vignes et leurs fleurs adventices et sur ma droite des champs en jachère, où sur d’immenses surfaces se complaisent les rouges coquelicots et les blancs anacycles tomenteux. Au bord du chemin, toutes les plantes et fleurs rudérales possibles dont la liste serait trop longue à énumérer sont là. Parfois, il y en a tant, que je ne sais plus où donner de le tête dans ce recensement photographique. J’en oublie sans doute et surtout les fleurs les plus petites. Parfois, les décors s’inversent. Vignobles à droite, jachères à gauche ou vice-versa mais la profusion de fleurs sauvages reste identique. Seul derrière moi, le Canigou majestueusement enneigé reste immuable, dominant Baixas qui s’éloigne petit à petit. Je ne me lasse de l’observer mais difficile d’avancer en tournant le dos au sens normal de la marche. Sur ma gauche, de hauts silos blancs et des trémies me rappellent que les carrières ne sont pas loin pas plus que les entreprises qui les exploitent. D’ailleurs comment les oublier alors que le bruit des camions qui vont et qui viennent est quasi incessant. Cet aspect-là m’intéresse moins. Dans ce cheminement tranquille, le plus souvent tourné vers la flore, seuls quelques papillons, criquets, abeilles et autres insectes volants prouvent que la faune n’est pas totalement absente. Pour l’instant, hormis quelques rares passereaux visibles dans les vignes, les volatiles volants sont rares pour ne pas dire quasiment absents. Seuls quelques étourneaux semblent fréquenter les câblages à l’approche de la D.18a. Finalement, et malgré mes arrêts photographiques permanents, j’atteins cette route. Elle file à droite vers Peyrestortes et à gauche vers Cases-de-Pène, mais le bon chemin, lui, parfaitement balisé de jaune, comme tout bon P.R, part à gauche toute. Ici, tout change, car la garrigue s’empare des décors. Qui dit garrigue, dit fleurs nouvelles, bien spécifiques à ce biotope. Espèces nouvelles et changeantes aussi selon l’altitude et l’exposition des versants des combes cheminées : ails roses aux nuances variables allant jusqu’au blanc, bouquets de thym blancs ou roses, ajoncs aux floraisons plus ou moins avancées, sauges, euphorbes différentes de celles de la plaine, minuscules fumanas, scorsonères d’Espagne qu’on appelle aussi salsifis noirs, glaïeuls sauvages à profusion, aphyllanthes de Montpellier dont quelques rares blanches, liserons et muscaris divers, phlomis, paronyques, gesses, hélianthèmes, résédas, iris nains, immortelles, asphodèles et j’en oublie encore pas mal. Rectiligne, le chemin continue de s’élever. Après une première petite carrière accessible sur la gauche, une deuxième plus imposante mais interdite se présente. Je passe aisément sous un fil barbelé pour 2 ou 3 photos toujours réalisées avec la prudence qui s’impose. Si au fond de cette carrière la Nature a quelque peu repris ses droits, les flancs calcaires les plus abrupts restent comme autant de balafres totalement éternelles. Rien ou presque n’y pousse.  Entre pinèdes et vignobles, au loin Espira-de-l’Agly apparaît. Un peu après, mais plus loin, la Tour del Far me remémore d’autres balades. A son pied, Cases-de-Pène déroule une multitude de toitures rouges. Sur sa droite, les prémices des Corbières sont entaillés de quelques plaies blanches. Il s’agit d’autres carrières de carbonate de calcium plus communément appelé calcaire. Au lieu-dit « Cami Ral », 178m, plusieurs panonceaux directionnels se présentent et force est d’admettre que des efforts conséquents pour créer et orienter des chemins de randonnées ont été faits ici. Satisfaire les randonneurs, voilà une initiative qui n’est pas pour me déplaire. Il en sera ainsi jusqu’à l’arrivée. Dans l’immédiat, je continue toujours tout droit au sein d’une garrigue quelque peu changeante car devenant plus basse et plus broussailleuse et donc moins diversifiée en nombre d’espèces. Ici, le chêne kermès règne en maître et dans l’immédiat, ce ne sont pas les chênes verts qui leur font ombrage. Après le lieu-dit « Papalauca », 195 m, où d’autres panneaux directionnels sont nombreux, je continue encore tout droit jusqu’au lieu-dit « Coma Pregon », 200m. Sur ma gauche, la carrière que je soupçonnais immense le devient dès lors que je franchis un grand portail qui finalement ne peut arrêter que d’éventuels véhicules, le passage d’un homme étant très aisé. Quelques photos encore de cette immense carrière encore très active et je reprends le cours de ma balade languissant déjà un arrêt « pique-nique ». Il faut dire que j’ai beaucoup flâné et photographié et qu’il est déjà plus de 13h. A « Coma Pregon », ayant pris la piste DFCI F.150 menant à la chapelle Sainte-Catherine, je trouve le lieu presque idéal pour déjeuner au niveau d’un bois au niveau du lieu-dit « El Fornàs », 180m. Ici, sur la droite du chemin, pins, cyprès et chênes verts se partagent l’espace. Ma curiosité m’entrainant bien plus loin que les pinèdes où je suis entré, je constate que les arbres disparaissent très vite laissant la place à une immense zone qu’occupent les caillasses et un maquis excessivement bas. Je suis néanmoins surpris d’y trouver de nombreux pieds de grands mufliers joliment fleuris ainsi que quelques passereaux appréciant apparemment ce lieu sauvage aux décors quasi-désertiques. Après avoir vu assez peu d’oiseaux, ici pinsons, rougegorges et chardonnerets semblent se complaire. Au sein d’une combe asséchée, s’écoule la Coma Pregon, un ruisseau non pérenne et eaux très aléatoires mais apparemment suffisantes pour retenir une avifaune devenant elle aussi trop rarissime à mon goût. Depuis 15 ans que je photographie des oiseaux, ce constat est sans appel : les oiseaux de nos campagne disparaissent.  Après avoir couru derrière quelques-uns de ces rares volatiles pour seulement 2 photos réussies, avoir avalé un gros sandwich et pris un peu de repos sur un tapis d’aiguilles, me voilà de retour sur la piste DFCI. Très vite, elle m’entraîne vers le Pla de la Vila, 175m, suivi presque aussitôt de l’ancienne carrière de marbre où je m’arrête plus longuement pour y observer cette incroyable et superbe géologie que l’on peut retrouver dans la Plaine du Roussillon dans maints et maints bâtiments anciens qu’ils soient militaires, civils ou religieux. Ici, tout s’est arrêté depuis longtemps mais les grands blocs de marbre coupés comme au couteau et d’autres burinés sont légions. Je repars et la chapelle Sainte-Catherine est vite là. Je la connais déjà pas mal pour y être passé plusieurs fois (*) et je ne m’y arrête que pour quelques photos et manger un dessert car de toute manière sa porte est cadenassée. Dommage ! Après cet arrêt, la rectitude du chemin filant vers Baixas est annonciatrice de fin de balade. Tout est donc bon pour freiner mes pas : fleurs jamais vues, rares passereaux et animaux fermiers s’ajoutent à mes autres nombreuses photos. S’il me reste à trouver le chemin le plus facile pour retourner à la voiture, au lieu-dit « Els Estorills », 88m, tout devient très simple en suivant la direction indiquée « Cases-de-Pène ». Un peu plus loin, un sentier sur la droite coupe un champs en jachères et m’amène très facilement au  quartier « la Part des Anges ». Ma voiture est là. Cette balade se termine. Telle qu’expliquée, ici, cette randonnée a été longue de 7,3km environ incluant diverses « sorties de route » (carrières, Coma Pregon, Sainte-Catherine) pour des modestes montées cumulées de 178m et un dénivelé de 133m entre le point le plus bas (76m) au départ et le plus haut (209m) au lieu-dit Coma Pregon. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

(*) Notre-Dame de Pène et la chapelle Sainte-Catherine de Baixas

Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas.

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Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 "standards" du jazz que sont "Beautiful Love (Wayne King)" et "Windows (Chick Corea)". Ils sont interprétés ici par le trio de jazz coréen "Jazzholic" avec la participation de Young Sun Jung, Jin Wood Park, Joon Young Heo et Eun Hee Kim.  

Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.
Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand nous nous sommes lancés dans cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de Pufféré et des Bruères depuis St-Martin-de-Fenouillet », nous étions le 9 février et c’était la vraie première randonnée de l’année 2025. A vrai dire, ce matin-là, alors que Dany avait envie d’aller marcher, j’avais beaucoup improvisé. Nous partions presque sur un coup de tête et sans trop de préparation et donc pas mal dans l’inconnu quant aux sentiers et chemins que nous devions emprunter. J’avais à peine eu le temps de regarder la carte IGN et une vue aérienne sur Géoportail et enregistré un tracé dans mon GPS. Si je connaissais quelques petits bouts de ce parcours (*) car j’étais venu plusieurs fois dans ce secteur, ma crainte était que l’on soit confronté à une ou plusieurs propriétés privées totalement clôturées. Il n’en fut rien, même si du côté des Bruères, nous avons traversé une zone de pâturage avec une excessive prudence tant de nombreux bovins étaient présents au bord du chemin et à proximité d’une imposante ferme. Il est vrai que nous étions passés outre une interdiction « sauf ayants droit » toujours très contradictoire quand il s’agit de randonneurs et ce d’autant qu’un autre panneau contigu au premier n’évoquait qu’une voie DFCI (Défense des Forêts contre les incendies) et le cas d’une interdiction  de « circulation générale » mais sans doute à l’aide de véhicules.  Une fois encore, les randonneurs avaient été oubliés et nous ne savions que faire. Etions-nous concernés alors que nous ne faisions que nous promener dans la Nature sans autre but que l’espoir d’y avoir accès ? En démarrant, n’y avait-il pas un grand panneau mentionnant « Découvrez notre territoire » ? Le démarrage parlons-en. Nous venons de laisser notre voiture sur un pré faisant office de parking. Il est situé juste à côté du cimetière de Saint-Martin-de-Fenouillet. Il est presque midi quand nous démarrons de la rue de la Tramontane et passons devant l’église blanche dédiée bien évidemment à Saint-Martin. Elle est fermée,  mais pas étonnant car à vrai dire je ne l’ai jamais trouvée ouverte. Aujourd’hui pas de tramontane, pas de vent du tout et seulement un ciel opalin pas trop génial en terme de luminosité pour les photos que j’envisage de prendre. Connaissant bien le début du parcours filant vers Le Vivier, je n’ai aucun mal à retrouver la rue des Jardins puis celle de la Fontaine puis finalement notre chemin menant vers ce qui ressemble à une aire de jeux agrémentée de quelques gradins. Là, quelques mètres plus loin, nous stoppons dans une aire de pique-nique blottie dans une yeuseraie. La précipitation qui a prévalu à cette balade nous a empêché de déjeuner et les tables et les bancs tombent à point nommé pour manger nos sandwichs. Une demi-heure plus tard, nous repartons. Comme toujours, je suis en quête de la flore et de la faune. Si cette Nature est plutôt « misérable » au début, le résultat final sera globalement satisfaisant pour un mois de février avec énormément de passereaux. Il est vrai que le dérèglement climatique perturbe les animaux comme il le fait pour les humains. Aujourd’hui, les passereaux sont probablement de retour à cause des températures qui sont loin d’être hivernales. Il en sera de même avec certains papillons en général visibles plus tardivement dans la saison. Avec cet après-midi sans vent, je suis certain que l’on frôle les 20 degrés. Quand les oiseaux et les papillons disparaissent, je me rattrape avec les paysages proches et les panoramas lointains car si le ciel est blafard, il ne bouche rien. Corbières catalanes, Massif du Canigou, Le Vivier, Forêt de Boucheville, Pech de Fraissinet, La Pelade et Fosse me ramènent à bon nombre d’autres balades qu’il serait trop long de lister ici. Parmi toutes ces découvertes, les forêts que j'aperçois en permanence me renvoient à ce souvenir fantastique d'un Tour du pays Fenouillèdes réalisé avec mon fils en 2011. Vous n’aurez aucun mal à retrouver tout cela en tapant ces noms-là dans la rubrique « recherche » de mon blog. Vers la fin, il en sera de même en retrouvant un panonceau directionnel mentionnant « le Sentier des Hauts de Taïchac » que nous avions réalisé il y a fort longtemps. Hormis tout cela, il faut retenir le lieu-dit « la carrière » sur la carte IGN qui est devenu un étrange lieu de vie. Etrange car outre un habitat dans cette garrigue minérale, on y aperçoit un curieux kiosque et une surprenante passerelle permettant d’enjamber cette ancienne carrière remplie d’eau désormais. Au fond, on y a même aperçu un petit youyou dont on était en droit de se demander ce qu’il faisait là dans cet endroit si insolite mais aussi si désert à l’instant où nous passions. Il est 14h40 quand nous retrouvons la signalétique « Saint-Martin-de-Fenouillet ». Moins de 10 minutes plus tard, nous retrouvons la rue de la Tramontane puis notre voiture tout près d’un chenil. Enfermé derrière un grillage, un chien de chasse solitaire gémit. Dès que nous approchons, il retrouve une incroyable sérénité comme si notre présence le rassurait. Nous ne pouvons pas l’atteindre pour le caresser un peu et quittons les lieux avec le sentiment de l’abandonner à son triste sort. Cette randonnée a été longue de 6,6km. Les montées cumulées ont été de 280m. Le dénivelé est de 104m entre le point le plus bas (418 m au départ ) et le plus haut (522m après l’ancienne carrière de Pufféré). Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top25.

(*) Autres randonnées réalisées au départ de Saint-Martin-de-Fenouillet : 

-Le Sentier des Hauts de Taïchac (632m) depuis St-Martin de Fenouillet (426m)

-Le Circuit du Jardin Ensoleillé depuis Saint-Martin de Fenouillet

-Le Cami d'El Viver (ou chemin du Vivier) depuis Saint-Martin-de-Fenouillet

 

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Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons en langue anglaise et à succès dont les titres et les interprétes sont les suivants : "What A Wonderful World" par Rod Stewart en live au Royal Albert Hall, "Something' Stupid" par Robbie Williams et Nicole Kidman, "The Love Of My Life" par Adele et Ed Sheeran, "Fly Me To The Moon" par Rick Hale et Breea Guttery, "The Long And Winding Road" par George Michael en live au Royal Albert Hall  et "Hard To Say I'm Sorry" par le duo Sweetnotes Music

Le Circuit des Combes au départ d'Estagel
Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

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Toujours à la recherche de nouvelles randonnées, je fouine sur le site Géoportail ou sur les cartes IGN de mon vieux logiciel Carto Exploreur en quête de chemins et de sentiers pouvant le cas échéant constituer un parcours. C’est donc comme ça que j’ai imaginé celui-ci que j’ai intitulé « Le Circuit des Combes au départ d’Estagel ». Là, pour être honnête, cette recherche autour d’Estagel et sa conclusion ont été plutôt faciles car il y a pléthores de voies possibles et celles trouvées ici étaient même pour la plupart surlignées en mauve comme toutes les « bonnes » traces de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre. Seul petit problème, en ce 24 novembre 2024 quand nous l’avons réalisé, je m’attendais à lui trouver un nom sur des panonceaux directionnels et l’idée d’être obligé de lui en donner un ne m’était pas venu immédiatement à l’esprit. Mais aucun panonceau ne sera visible jusqu’à la Coma Major. Certes, je n’avais trouvé aucun topo sur le Net, mais le surlignage mauve d’une belle partie de la boucle imaginée m’avançait à dire  « il a bien un nom » ce parcours !  Ce n’est qu’une fois qu’il m’a fallu réaliser ce reportage que la nécessité est finalement advenue. Non, je ne l’ai trouvé nulle part tel qu’accompli et expliqué ici. De ce fait, c’est encore Géoportail et sa carte IGN qui me sont venus en aide et cette appellation de « Circuit des Combes » est venue à moi comme une évidence. En effet, au cours de notre cheminement, nous commençons par dominer « la Coma ou Coume d’en Ceret » puis un peu plus loin c’est la « Coma Major » ou « Coume Majou »  et on finit par les « Comelles dels Barrencs ». Quand on sait que le mot catalan « coma » ou « coume »  signifie « combe » et que les « comelles » ou « coumelles » sont le diminutif au pluriel du mot catalan « comella » signifiant « petite combe »,  il ne faisait plus aucun doute que c’est bien ces dépressions-là ;  zébrées d’une quantité de ruisseaux (còrrecs) et de rus (recs) ;  qui avaient été à l’honneur tout au long de ce parcours. Les crêtes les dominant n’ayant pas de noms sur la carte IGN, les possibilités d’autres dénominations disparaissaient.  Toutefois et pour être honnête, cette balade proposée ici reprend en partie un parcours intitulé «  De vignes en garrigues » mais avec un départ et un retour à Montner. Voilà mon préambule. Il est 10h15 quand nous entrons dans Estagel à la recherche d’une place de parking. En ce dimanche matin, tous les parkings sont bondés et les places sont apparemment très recherchées dans la commune. Finalement, c’est place du Général de Gaulle, assez loin de la ligne de départ qui est la D.612 ou rue du Docteur Léopold Sauvy que nous en trouvons une. Mais après tout, nous sommes là pour marcher et ce n’est pas quelques mètres supplémentaires qui freinent nos premières ardeurs.  La suite par le Boulevard Victor Hugo puis par la rue Michelet est assez simple même si le tracé enregistré dans mon GPS sera ; malgré un balisage jaune plutôt bon ;  d’une belle utilité tout au long du parcours. Si au début le bitume est très présent, dès la campagne atteinte, on l’oublie assez vite grâce aux proches décors et aux amples paysages plus lointains qui se dévoilent sous un ciel joliment laiteux hésitant entre le bleu et le blanc. Ce parcours va alterner voies asphaltées et chemins terreux. Au loin, le brumes épaisses qui nous avons aperçues en venant à Estagel tendent à se dissiper et nous font penser que le bleu finira par prendre le dessus. Si les premiers pas sous une ombre « piquante »,  on nécessitait que l’on s’habille d’une polaire, les premiers rayons du soleil réchauffent rapidement nos jambes et nos corps quelques peu engourdis. Si pour Dany, seuls les panoramas et les paysages comptent, je vais constamment y ajouter une Nature moins figée, moins inerte ; que sont les fleurs, les oiseaux et plus globalement ce que les philosophes appellent « le vivant ». Ici, outre la faune déjà citée,  ils prendront les traits de quelques papillons et autres insectes de saison, libellules et criquets notamment. Si l’on sait que le dérèglement climatique n’est pas une bonne chose pour la Nature et les hommes, je constate que certaines plantes sont encore fleuries fin novembre alors qu’elles ne devraient plus l’être. Idem pour la faune, qui dans certains cas, s’adapte à ces nouvelles conditions. Alors certes, ce n’est pas vraiment la bonne époque pour photographier « cette vie » le plus souvent minuscule mais le changement climatique, l’observation, la patience et la chance vont être ici les ingrédients indispensables à la réussite ou pas de mon futur reportage naturaliste. Une fois encore, j’en serais très satisfait car au-delà de ce que j’avais espéré. Au sommet de la « Coma d’en Ceret »,  le calme et le silence ambiant dans lequel nous marchons sont très fortement rompus par les cris d’un chasseur appelant deux de ses chiens ayant coursé un sanglier. Equipés de balises, il nous explique comment il les repaire grâce à un GPS qu’il tient dans ses mains. La chasse est finie et récupérer ses chiens reste sa priorité. Vignobles, garrigues, pinèdes, maquis ; plus des vergers ou des oliveraies quelquefois ; tous ces décors se succèdent sans que l’on se lasse de notre cheminement, pourtant pas toujours facile en terme de déclivités à gravir. Petites collines en forme de modestes « montagnes russes », la fin sera un « grand huit » qu’il nous faudra uniquement grimper.  Nous n’y sommes pas encore. Dany qui n’a pas trop le sens,  ni de l’orientation, ni des lieux déjà arpenter m’interrogent souvent : « c’est quoi là-bas ? » « C’est le Bugarach ? ». « Non, le Bugarach est là-bas émergeant des nuages » lui dis-je. Et il va en être ainsi avec plein d’autres lieux comme le Mont Coronat, la Tour del Far ou les châteaux de Quéribus ou de Peyrepertuse déjà cheminés jadis. Dans cette déambulation, chaque intersection est l’occasion de vérifier le tracé de mon GPS. C’est d’autant mieux de le faire qu’à la fin de la « Coma d’en Ceret », près de la côte 167 sur la carte IGN, Dany aperçoit un balisage jaune nous indiquant de quitter la route asphaltée et de partir à droite. Mon tracé GPS m’indiquant de continuer la route, je m’en tiens à ce dernier. Ce n’est que plus loin que l’on quitte la route, direction les lieux-dits « Terra Roja » ; la Terre Rouge, et le Miradou où quelques cabanons vivant chichement sont planqués dans un bois. Quelques petites serres et des jardins potagers illustrent cette vie retirée du monde. Peu après, un artiste « réutiliste » présente ses œuvres faites de bric et de broc. Peu après aussi, la mention « propriété privée » apparait. Mais alors comment faire alors qu’un seul chemin est là à se présenter ? Gardiens des lieux, deux chiens plus hargneux que vraiment méchants s’approchent de nos mollets mais sans jamais les ambitionner. Une dame sort d’un cabanon et les fait taire, nous saluant d’un aimable bonjour et démontrant que la propriété est fictive et n’a de privée que l’ambition de vivre ici le plus paisiblement possible.  Finalement, cela sera la seule difficulté, avec sur la fin, le violent raidillon déjà évoqué. A la côte 93, près du lieu-dit « Les Counilles » (Les Lapins), nous déjeunons sur un petit radier cimenté enjambant le torrent asséché de La Grava. Ici, quelques libellules visibles,  et sans doute en quête d’une eau invisible,  nous interrogent sur les possibilités que ce ruisseau aurait de devenir vraiment torrentiel ? Les terribles sécheresses des Pyrénées-Orientales mettent-elles le secteur à l’abri d’un futur « Aiguat » ? La réponse est clairement « non  » quand on sait qu’Estagel a subi d’innombrables inondations depuis ce record de précipitations de 1940. La dernière encore en 2020. Ici, on commence à longer la Coma Major où commence la vraie dénivellation puis ça sera les Comelles dels Barrencs qu’il faudra gravir puis descendre jusqu’à ce court et rude raidillon déjà cité se terminant au lieu-dit « Clots d’en Messeguer ». Entre les deux, les innombrables amoncellements de pierres sèches nous interrogent quant à leur utilité. Si certains vestiges sont évidents ; abris,  casots ou terrasses servant jadis à des cultures, d’autres laissent songeurs par leur taille et leurs formes. Ils me rappellent ceux du « Cimetière des Maures », lieu-dit il est vrai très peu éloigné à vol d’oiseau puisque de l’autre côté de l’Agly. En fin de compte,  les premiers panonceaux directionnels se présentent à la Coma Major mais ils ne proposent que d’autres parcours : Estagel (Entre vignes et garrigues), Calce (Dans les pas des bergers) et la chapelle Saint-Vincent (boucle Saint-Vincent). Nous faisons le choix de suivre ce dernier, déjà programmé dans mon GPS. Quant aux raidillons successifs, dont le dernier assez violent notamment, nous les montons le souffle un peu court mais par bonheur les jambes encore solides. La lecture des pupitres du Sentier botaniques des Feixes, présentant différentes plantes méditerranéennes, permet de calmer nos palpitations cardiaques. La fin par la chapelle Saint-Vincent étant programmée dans mon GPS, nous y passons sans trop nous y appesantir car de nombreuses personnes sont là pour une festivité. Un réunion associative sans doute. Les hommes jouent à la pétanque, les dames aux quilles et les enfants au ballon. D’autres personnes sont déjà attablées dans l’attente d’un repas qui n’a pas encore débuté. Il est pourtant presque 15h. Le temps de quelques gaufrettes englouties assis au pied d’un bel oratoire et nous rejoignons notre voiture, non sans une courte visite de la partie ancienne d’Estagel. Nous passons sous sa superbe tour de l’horloge, puis par quelques venelles de sa  « cellera »  et nous finissons par l’église Saint-Etienne et Saint-Vincent. Elle est si belle et la connaissant déjà, je ne peux m’empêcher de la proposer à Dany. Par chance, elle est encore ouverte comme la toute première fois où j’y étais venu. Je l’avais découverte lors d’une autre balade intitulée « Le Circuit des Coumes et sur les pas des bergers depuis Calce » et l’avais trouvée merveilleuse avec ses jolies chapelles et ses retables plus beaux les uns que les autres.  Cette jolie balade aux couleurs automnales et telle que décrite ici a été longue d’environ 11km (10,6km exactement selon mon tracé), petite visite d’Estagel incluse. Les montées cumulées sont de 461m. Le dénivelé est de 160m entre le point le plus bas à 76m au parking et le plus haut à 236m au pied du Serrat d’en Bouguadé. Vous pourrez éventuellement en réduire la distance en prenant le premier sentier quittant la « Coume Majou » après le lieu-dit « Les Conilles » ou « Counilles » selon les cartes IGN. Un panonceau est là vous indiquant Estagel à 1,4km.  Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt top 25.

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Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le compositeur et pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre : "Nostalgie", "Only You", "The Colors Of Music" et "Anonimo Veneziano"

Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).
Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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En ce 4 octobre 2024, il est 14h quand nous rangeons notre voiture au Col de Belle-Barbe, col situé dans le Massif de l’Esterel et donc faisant partie de la commune de Saint-Raphaël dans le département du Var. Voilà déjà quelques jours que Dany et moi sillonnons le Var et notamment les Gorges du Verdon que nous avons découvert dans leur intégralité et de tous côtés. Grandiose !  Aujourd’hui, nous sommes 5 au départ d’une courte boucle pédestre que Jérôme, mon fils, a programmé. Si lui est chargé de mener la petite troupe, il y a aussi Isabelle sa compagne, Jean-Marie un de leurs amis très gentil et Dany et moi bien sûr. Ce circuit que j’ai intitulé « La Boucle du Col du Baladou et le Mal Infernet (*) » consiste à suivre tout d’abord le ravin du Gratadis jusqu’au col Aubert, là de rejoindre le col du Baladou situé plein nord puis de redescendre dans cette zone que l’on trouve sur la carte IGN sous la dénomination « Réserve biologique du Mal Infernet ». Là, on poursuit vers le sud la piste longeant le ravin jusqu’à emprunter sur la droite une passerelle métallique enjambant l’Agay (**), ici simple ruisseau mais petit fleuve néanmoins. Le chemin s’élève régulièrement offrant des vues sur le vallon et des panoramas plus lointains sur une belle partie du massif. Peu après cette grimpette, on retrouve le col Aubert et l’on poursuit le chemin le plus direct retournant vers le col de Belle-Barbe. Ce dernier laisse sur la gauche les 160m d’altitude du Pic du Baladou. Notez qu’au cours de cette boucle, nous avons découvert le lac d’Aubert souvent appelé lac aux Nénuphars, petit étang sur le ravin du Granadis bourré de nénuphars roses et blancs et qu’au col du Baladou, nous avons grimpé à un sommet le dominant et ce, afin de profiter des panoramas qui s’entrouvrent à 360° malgré une altitude très modeste de 212m. Il ne s'agit pas du pic du Baladou, ce dernier se trouvant plus bas à 160m d'altitude. Comme souvent, quand on est amené comme je le suis à marcher dans le calcaire blanchâtre de nos habituelles collines ; Corbières notamment ;  ici ce qui frappe le visiteur, c’est cet aspect rosâtre de la géologie  partageant l’espace avec les verts bien différents d’une végétation très souvent foisonnante. Cette couleur rose est due aux rhyolites et porphyres, roches volcaniques et donc magmatiques composant l’essentiel du massif. Bien évidemment, j’ai tenté tant bien que mal de recenser la flore et la faune comme je le fais désormais dans chacune de mes sorties mais la marche en groupe toujours plus rapide que la mienne ne facilite jamais un inventaire photographique demandant observation, patience, chance et mise au point des clichés. Si la partie floristique a été plutôt correcte au regard de ces conditions compliquées, la faune s’est résumée à quelques papillons, criquets et libellules et à trois passereaux. Par contre, le petit lac aux nénuphars m'a réservé de bien belles surprises car apparemment les odonates et grenouilles vertes y vivent en grand nombre quant à la découverte la plus exceptionnelle a été une tortue d'eau plutôt rare que l'on appelle "Graptémyde". Moi même, j'ai été surpris de découvrir cette photo que j'avais prise au jugé et sans trop savoir qu'elle était l'origine des ronds que j'apercevais à la surface de l'eau. N'étant pas arrivée là par hasard, il faut espèrer que cette tortue originaire des Amériques survivra à des conditions qui ne sont pas vraiment les siennes. Finalement je ne peux pas être déçu de la faune photographiée au regard de la vitesse à laquelle notre groupe a marché. Cette vitesse est d’autant plus dommage que l’on sent bien que cette forêt domaniale de l’Esterel est très riche sur le plan naturaliste et cet aspect est d’ailleurs confirmé par les sites Internet que l’on trouve aisément à son propos. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 7,4km pour des montées cumulées de 324m. Le dénivelé est de 175m entre le point le plus bas à 37m au ravin du Mal Infernet et le plus haut à 212m au sommet dominant le col du Baladou. Carte IGN 3544ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel top 25.

(*) Toponymie Baladou et Mal Infernet : Les raisons du toponyme Baladou sont incertaines car de 3 sortes : "lieu où l'on danse", "petit fossé" si je me fie au site Wikipédia à propos de la commune Baladou (Lot), ces derniers  étant confirmés par le site https://vousvoyezletopo.home.blog/2022/08/. Quant au site de généalogie Geneanet et Baladou étant un nom propre peu répandu, il pourrait avoir un rapport avec "une basilique" mais aussi être une "hauteur" ou un "escarpement". Le nom propre "Infernet" ayant pour origine le provençal semble ne poser aucun problème si j'en crois la page Wikipédia qui lui est dédiée : "Lieu aride exposé au vent ou d'accès difficile" ou "lieu situé dans un fond étroit". Quant au toponyme "Mal",  il peut aussi bien signifier "mauvais" que "petit". (Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux). Vous trouverez d'autres explications jamais dénuées d'humour sur le site Toponymie de l'Esterel

(**) Cours d’eau l’Agay : Même si sur la carte IGN, on ne le trouve qu’à proximité de la station balnéaire éponyme faisant partie de la commune de Saint-Raphaël, le fleuve côtier Agay est bien long de 11km englobant les divers ravins que sont le Grenouillet, le Mal Infernet, de la Couche d’Âne et des Grues. Outre ce parcours, il reçoit les eaux d’une quinzaine d’affluents. (Source Wikipédia).

 

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La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons de The Beatles et 1 de John Lennon. Pour des motifs de droits d'auteurs, elles sont interprétées par l'excellent groupe néerlandais The Analogues et ont pour titre : "Got To Get You Into My Life", "Let It Be", "Here Comes The Sun", "Imagine", "She'Leaving Home", "A Day In The Life" et "Because".

La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.
La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

Pour agrandir les images, cliquez dessus.

Quand vous entamerez la lecture de ce reportage sans doute vous poserez-vous des questions à propos du titre que j’ai donné à cette randonnée : « La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes ». Vous vous les poserez d’autant mieux si « la toponymie » est pour vous une belle inconnue. Il est fort probable que ces questions s’amplifieront si l’envie d’accomplir cette boucle vous a pris avant même de lire ce récit. Alors je pense qu’il est préférable de couper court à toutes les supputations et d’expliquer pourquoi ce titre. Finalement, je pourrais presque dire qu’il s’agit de vieilles péripéties liées à l’Histoire de Peyrestortes et à l’origine de son nom. Péripéties car liées à l’évolution des langues et très vieilles car datant des Romains et donc anciennes de plus de 2000 ans. A Peyrestortes, cet aspect « romain » a d’ailleurs été confirmé puisque des fragments de poteries ont été trouvés au lieu-dit « Les Sedes » dont de nombreux ornés de graffitis antiques, ce qui leur confèrent un intérêt encore plus grand.  Ces poteries dateraient du 1er siècle, c’est-à-dire d’une période où la Gaule est occupée par les Romains et où les empereurs se nomment Tibère, Caligula, Claude ou Néron. Et pour étayer ce préambule, voici ce que nous dit le site Internet de France Bleu à propos de cette toponymie : « Au Xe siècle, en 925 exactement, le nom de « Paredstortes » apparaît pour la première fois dans un texte. Il vient du latin « paries », « le mur », et « tortu » qui veut dire « tordu, boiteux ». « Paretstortes » en catalan. Les voilà les murs tordus. Ensuite, ce toponyme a été déformé d’abord sous l’influence d’un mot proche : « pera » qui signifie « pierre », en vieux catalan (remarquez qu’on reste dans le même ordre d’idée puisqu’il faut bien des pierres pour construire un mur) puis de l’occitan « peyra » qui veut dire la même chose et qu’on retrouve sous la forme francisée « peyre » dans Peyrehorade ou Peyrelevade ou encore Peyrefitte-du-Razès … Je pourrais citer ainsi 3 à 4 dizaines de communes ou hameaux commençant par « peyr.. ». A présent vous savez d’où vient le « Y »…. de Peyrestortes, et vous avez l’explication totale de mon titre. Une deuxième question peut survenir en suivant, c’est celle de se demander où sont passés ces « fameux » murs tordus ? Pour l’essentiel, ils ont disparu pour diverses raisons liées à leur ancienneté : obsolescence, dépréciation, destructions, intérêts pour des matériaux plus modernes, conflits divers et variés, etc….. D’ailleurs, si l’histoire régionale a pour vous un minimum d’intérêts, vous savez certainement qu’une illustre bataille a eu lieu ici même le 17 septembre 1793 entre les troupes françaises et espagnoles engendrant 800 morts (Source Wikipédia). Alors certes, vous trouverez des « murs tordus » de-ci delà au cours de ce parcours, et notamment d’assez nombreux liés à l’épierrement de nombreuses parcelles mais rien ne dit que ces derniers aient contribué à la toponymie et à son évolution au fil du temps. Finalement, c’est parce que j’aime l’Histoire et la toponymie que j’ai bien aimé ce titre même s’il n’est pas vraiment en corrélation avec la réalité constante du terrain. Mais autant l’avouer, là n’était pas l’objectif majeur de cette randonnée, car comme toujours désormais c’était surtout la Nature que je voulais approcher. Oui, partir marcher pour découvrir et pour mon bien-être, là étaient mes desseins. En ce 23 septembre 2024, il est 9h quand je range ma voiture au centre de Peyrestortes et plus précisément sur le parking de la résidence Les Avens. Auparavant, j’ai pris soin de ne pas occuper un emplacement réservé à un occupant des immeubles. Je démarre en me dirigeant vers un parc arboré parallèle et à droite de  la route principale D.614. Peu après, direction le chemin de Cornet. J’enjambe le ruisseau des Avencs et me voilà aussitôt dans la campagne. Ici pas de murs tordus mais de hautes clôtures grillagées comme remparts autour de vastes vergers. Je me dirige vers le lieu-dit « Les Sedes » avec l’espoir d’y découvrir un quelconque hommage aux graffitis romains qui ont été découverts dans ce secteur mais je ne trouve rien qui les évoque et je fais vite demi-tour. GPS allumé avec tracé enregistré, je continue ma marche solitaire avec ce désir constant d’être aux aguets de tout ce que la Nature peut offrir à mon appareil-photo. Dans l’immédiat, ça se résume à pas mal de fleurs, à de rares papillons et criquets et à quelques oiseaux dont la sédentarité auprès des hommes est une belle évidence. Ces volatiles ont pour nom « moineaux », « pies », « étourneaux », « tourterelles », « hirondelles » et « pigeons ». Il me faudra attendre un peu plus longtemps pour immortaliser mon premier vrai volatile vraiment sauvage. Dans l’immédiat, je ne me sens pas seul sur ce chemin asphalté. Des vendangeurs sont à pied d’œuvre dans certains vignobles. Je croise aussi quelques randonneurs qui eux reviennent déjà de leur balade matinale mais plus j’avance et plus la solitude va s’installer puis devenir totale.  Si les premières foulées sur le bitume sont assez astreignantes, les grands espaces qui se présentent devant moi me font vite oublier ce macadam pas toujours idéal quant on randonne. Finalement au lieu-dit « El Cornet » sur la carte IGN, le goudron disparaît totalement. Dans ces décors plutôt planes, Espira-de-l’Agly devient visible sur ma droite grâce au clocher crénelé de son église romane Sainte-Marie et à celui carrément pointu de Notre-Dame des Anges. Droit devant moi, les modestes collines dominant Baixas avec son point culminant le Roc Redoun forment l’horizon. C’est vers là-bas que je vais mais je ferais demi-tour bien avant. Dans l’immédiat, je continue mon recensement floral et mes prélèvements photographiques d’une petite faune bien présente. Après avoir traversé la route D.18, je m’élève sur une butte dont le nom « Els Forns », « Les Fours », ne manquent pas de m’interroger. Ont-ils un rapport avec les poteries romaines trouvées au lieu-dit « Les Sedes » ? Rien de tout ce que j’ai lu à leur sujet ne l’ indique.  Outre les petites mines à ciel ouvert, transformées de nos jours en pistes de gymkhana, j’y découvre d’étranges billots d’un arbre qui devait sans doute être multi-centenaire. Etranges billots au regard de leur taille et de leur circonférence et qui donnent une belle idée de cet arbre qui devait être remarquable car  énorme et donc très vieux. C’était quoi cet arbre ? Que faisait-il là ? Pourquoi a-t-il été tronçonné ? Pour être brûlé dans des fours aujourd’hui disparus ? Autant de questions dont je n’aurais jamais la réponse sans doute.  De nos jours, les billots les plus creux servent de tanières à une quantité impressionnante de Tarentes de Maurétanie. Autre surprise dans ce décor de garrigues, j’y découvre sur la crête, un SDF qui vit là dans une voiture avec comme seuls équipements, quelques panneaux photovoltaïques posés à terre alimentant ce qui ressemblent à un frigo et à une guirlande électrique. A quelques mètres du chemin seulement, il ne semble pas surpris de me voir passer alors qu’il semble afférer à allumer un réchaud. Je le salue et il me salue comme si nous étions place de la Loge à Perpignan. Je me dis qu’il est courageux de vivre là, d’abord dans ce coin dénué de tout, car beaucoup perdu il faut bien le dire, mais aussi car quelques mètres plus loin, un incendie a récemment dévasté une petite partie de la végétation. Incendie vite maîtrisé apparemment d’où émerge un petit menhir. Ancienne borne des temps jadis ? Une « pedra dreta » en catalan, ou « pierre droite », multiséculaire de surcroît, qui selon Gérard Bile, ancien maire d’Espira-de-l’Agly et historien local à ses heures était censée délimiter des pâturages au Moyen-Âge. Il y aurait plusieurs monolithes de ce type dans ce secteur. Ici, les premiers amoncellements de pierres sèches apparaissent. Ils forment le plus souvent des murets formant eux-mêmes ce qui ressemblent à des parcelles. Les fameuses « peyres » « stortes » ? Pierres ou murs tordus ? Je m’y arrête au plus haut de la crête pour entamer mon sandwich avec vue sur le vallon en contrebas et les carrières situées en face. Ici, dans tout ce secteur entre Baixas et Cases-de-Pène, les carrières en activité ou pas sont nombreuses. Par bonheur, des vignobles y trouvent aussi leur place.  En redémarrant, je descends immédiatement vers l’une d’entre-elles, abandonnée mais dont les cicatrices dans le calcaire ne laissent planer aucun doute. Puis je traverse la route D.18a et là une méchante grimpette au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós » m’amène vers une autre carrière plus vaste. Si le vallon est bien occupé par les vignobles, ici tout est maquis de chênes kermès sauf les parties éventrées par les mines à ciel ouvert. Une fois, la partie la plus haute atteinte, le chemin n’est plus que descente.  Ici, le balisage jaune apparaît et nous amène vers Baixas par le « Cami de Peña » où les grands espaces bien plats refont surface dès les retrouvailles avec la D.18a. Chaque biotope ayant sa flore et sa petite faune qui lui sont propres, je ne m’ennuie jamais « photographiquement » parlant. Pourquoi des libellules à cet endroit et pas ailleurs ? Pourquoi les hirondelles se reposent-elles sur ce câble-là et pas sur tels autres ? De telles interrogations, je pourrais m’en poser des dizaines mais les photos restent et les questions s’évaporent.   A Baixas, je quitte le quartier « La Part des Anges » d’abord par la route D.18 puis par un chemin rural mal bitumé traversant le vignoble direction les lieux-dits « El Ginestar » et « Les Arenes », parcours déjà emprunté lors d'un autre circuit que j'avais intitulé « le Chemin des Amandiers sauvages ». Chemin le plus court pour refermer cette boucle, j’atteins la Voie Verte et de nouveau la D.18a. Si Peyrestortes n’est plus très loin, je fais en sorte d’éviter l’asphalte au maximum. Pour cela, et juste après la pile d’un pont, j’emprunte à droite un sentier montant dans le maquis dans le but de rejoindre le lieu-dit « Costa Rossa ». Le bon sentier est là,  se faufilant et longeant le lotissement éponyme.  Plus proche de la Nature, c’est ainsi que je finis cette randonnée de ma composition. Ceux qui ne marchent que pour le plaisir de la marche voire pour l’aspect sportif y trouveront une « bonne »  distance et deux déclivités peu difficiles mais différemment escarpés. Bonnes chaussures de marche sont toutefois conseillées car la rocaille est bien présente. Comme expliquée ici, cette balade a été longue de 11,4km incluant quelques « sorties de route » inévitables pour moi dans ma quête photographique. Les montées cumulées s’élèvent à 201m. Le dénivelé modeste est de 129m entre le point le plus bas à 37m sur la ligne de départ à Peyrestortes et le plus haut à 166m au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós ». Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

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Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 musiques interprétées par les guitaristes de jazz Sylvain Luc et Biréli Lagrène extraites de leur album "Duet". Elles ont pour titre "Syracuse", "La Balade Irlandaise" "Time After Time", "Isn't She Lovely" et "Stompin' At The Savoy". Le 17 avril 2012, ayant eu l'occasion d'être présent lors d'un concert donné par ces 2 immenses guitaristes au Théâtre de l'Archipel de Perpignan, au travers de ces musiques, j'ai voulu rendre hommage à Sylvain Luc décédé bien trop jeune  le 13 mars 2024. Il allait avoir 59 ans. 

Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes
Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Voilà déjà longtemps que je voulais réaliser ce « Rêve de Sylvain », une randonnée bien connue en pays Fenouillèdes et plus spécialement dans les Corbières dites catalanes.  Dire que j’en rêvais ou qu’un rêve allait se réaliser en l’accomplissant seraient sans doute exagéré. Mais à diverses reprises ; Tour du pays Fenouillèdes en 2011 et Le Sentier du Charbonnier plus récemment en 2023,  j’avais côtoyé des panonceaux directionnels mentionnant cette balade pédestre au départ de Prugnanes. Je l’avais donc inscrite sur mes tablettes depuis déjà longtemps. En ce 19 août 2024, Dany étant partie 3 jours en Espagne avec Valentine, notre petite-fille, l’occasion est trop belle pour ne pas tenter de l’accomplir. En effet, sachant que Dany n’aime guère marcher dans des paysages de garrigues, y aller seul me parait une bonne idée. En pleine période estivale, avec une météo caniculaire et une grande sécheresse, moi-même, je me demande ce que je vais réellement trouvé de bien à voir ou à faire sur ce sentier ? J’appréhende sinon le pire au moins l’ennui.  Aussi, en analysant la carte IGN, l’idée ci-après m’est soudain venue : « pourquoi ne pas rallonger le Rêve de Sylvain en allant jusqu’à la Tirounère pour me baigner ? ». Je rappelle que le lieu-dit La Tirounère est la terminaison aval des Gorges de Galamus et donc un secteur rafraichissant à souhaits où la baignade est possible. Là, aussi j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter ce superbe endroit dans mon blog : « Le Circuit de La Tirounère depuis Saint-Paul-de-Fenouillet ».  C’est ainsi qu’est née cette balade que je vous présente ici : « Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes ».   Il n’est pas encore 9h30 quand je laisse ma voiture à l’entrée de Prugnanes. Si le village est désert et sans grand intérêt de prime abord, je note plusieurs croix occitanes accrochés aux maisons. Ici, la Catalogne est déjà très loin et on revendique son occitanité. Je traverse le village en suivant les recommandations du topo-guide que j’ai lu mais que je sors de ma poche et relis : rue de la Fontaine, rue de Bugarach puis celle de Palmières. A une intersection, un panonceau directionnel est là m’indiquant la suite qui part à droite. Très vite, la route bitumée partant vers l’ouest se transforme en un large chemin terreux puis en une piste forestière grisâtre, du style mâchefer. Les dernières maisons du village ont vite disparu et sur ma gauche s’étire une longue colline calcaire imparfaitement végétalisée. Ici le chêne vert est roi mais ses serfs sont légion car on y trouve toutes les plantes habituelles propres à la garrigue méditerranéenne. J’y cherche des fleurs, et si le chemin m’en offre 2 ou 3 encore quelque peu fleuries, celles de la garrigue sont déjà bien fanées. Leurs couleurs paille ou carrément roussâtres en sont les signes formels. D’autres comme certains chardons, les Stéhélines, les Leuzées et les Inules présentent des touffes de poils soyeux que l’on appelle « pappus ».  Sur la carte IGN, cette « serre » bosselée que je longe pour l’instant a pour nom « Capeils », toponyme où la notion de hauteur paraît évidente.  Je connais bien le parcours que j’ai longuement analyser sur la carte IGN et je sais qu’il va me falloir très rapidement grimper cette colline. Comme toujours, j’essaie d’oublier la monotonie de cette large piste en m’intéressant à la Nature présente et visible. Après des moineaux, des étourneaux, un merle et une fauvette très occupés à déguster de merveilleuses figues ; j’en ai fait une belle « ventrée » moi aussi ; c’est au tour de quelques papillons d’avoir les faveurs de mon appareil-photo. Ils sont très présents mais ont constamment la bougeotte à cause d’une « bonne » et par bonheur fraîche tramontane.  Il me faut donc faire preuve de patience et de ténacité pour en immortaliser quelques-uns. Idem pour les cigales qui vont me « casser les oreilles » une belle partie de la journée mais toujours excessivement difficiles à photographier car avec lesquelles l’effet de surprise ne joue que très rarement.  Idem pour les criquets qui eux aussi seront également bien présents à toutes les altitudes et en plus grand nombre encore au Pla de Moulis et plus globalement en altitude. Ce Pla de Moulis ou plateau du Moulin (Moulis de l’occitan « molin », en français « moulin ») que je vais finir par atteindre après une sérieuse mais régulière montée,  parlons-en !   Selon la fameuse légende de cette randonnée où il est dit "qu'à la première lune d'été, les fées de la Fou viennent danser toute la nuit sur le Pla de Moulis, au pied du roc del Nissol", je me demandais si je verrais ces « fameuses » fées de la Fou ? "Quitteraient-elles leur danse nocturne pour venir se baigner avec moi à la Tirounère ?" En effet, le topo-guide de cette balade, que l’on trouve sur le Net, ne précise rien d’autre que cette courte légende. « Qui est Sylvain ? » « A quoi rêve-t-il exactement ? » « Qui est à l’origine de cette légende féerique ? » Je n’ai trouvé aucune réponse à ces 3 principales questions. Dommage ! Seuls les lieux sont connus avec le Pla de Moulis, le Roc del Nissol et la Fou que l'on peut raisonnablement penser être la Clue de la Fou, cluse de l'Agly non loin de St-Paul-de-Fenouillet. Pourtant celui qui a inventé cette balade doit savoir tout cela !  Par contre, si je vous dis que pendant la montée vers le Pla de Moulis, j’ai vu plein de ces fées toutes blanches qui volaient autour de moi, vous allez vous dire « ce type a un pet au casque ! », formule bien adaptée ici puisqu’elle est occitane ! Non, je vous rassure, je ne fume aucune plante, même si comme vous le savez j’adore la botanique ! Eh bien oui, je confirme, elles étaient là, délicates, immaculées, légères, soyeuses, virevoltantes, et ce d’autant qu’une « puissante » tramontane les soulever du sol pour les propager en permanence dans les cieux. Elles avaient simplement pris les traits de ces fameux « pappus » que j’ai déjà évoqué. On les appelle aussi « aigrettes » ou « akènes plumeux ». La plupart des fées étaient là, au sommet d’une Leuzée conifère ou d’une grosse touffe de Stéhélines douteuses, à attendre sagement de violentes rafales qui les détacheraient peu à peu de ce carcan végétal que l’on appelle « pédoncule ». Je me suis assis plusieurs fois pour les regarder s’envoler très haut dans le ciel ; les aidant un peu parfois ; et sans doute profitaient-elles comme moi de ces merveilleux panoramas sur la Vallée de la Boulzane et le Synclinal du Fenouillèdes, même si un ciel laiteux délavait l’horizon? Leur espérance  ? Tomber au bon endroit, germer et procréer une nouvelle fée, une nouvelle fleur, un nouveau bouquet pour que la Nature continue d’être belle.  Il suffit d’y croire et si je continue à être un cartésien dans l’âme, depuis la « Dame blanche d’Urbanya », j’ai moins de certitude à leur sujet et suis plus discursif. Si au Pla de Moulis, les fées continuent à tourbillonner, quelques papillons, de nombreux criquets d’espèces très diverses et donc de toutes tailles, deux fauvettes « taquines » et une ombellifère m’occupent bien trop longuement pour que je m’intéresse à elles au premier chef. En quittant le Pla, je me mets à presser le pas car il est déjà 13h passé et je n’ai toujours pas déjeuné. Dans la descente vers le col du Lenti,  pour mon estomac, manger devient une obsession. Notre but commun ? Arriver à la Tirounère pour d’abord déjeuner au plus vite puis juste après me baigner. Désormais, je connais bien l’endroit et je sais que là-bas la Nature va me réserver de bien belles surprises. Ça va être le cas au-delà de ce que j’ai longuement espéré. Après la moitié d’un gros sandwich au thon appréciablement englouti au bord même de la rivière, je n’hésite pas à me baigner. Après ce premier bain, une part de tarte aux pommes finit de satisfaire mon estomac. A mes pieds, de vairons et d'autres petits alevins sont là à attendre que je leur jette quelques miettes de mon sandwich. Bouts de pain ou de thon, ces reliefs-là leur conviennent. Si d’autres baignades se succèdent, les mi-temps sont toujours consacrées à une quête photographique plus approfondie de la Nature. L’eau de l’Agly est certes fraîche, mais comme je l’aime en été. Froide mais limpide où les incalculables couleurs vertes se bataillent une suprématie à laisser Claude Monet pantois. Il manque juste les nymphéas largement remplacés par les plants de menthe aquatique et les Cirses de Montpellier qui envahissent les parties les moins profondes du lit de la rivière. Leurs fleurs attirent d’innombrables papillons pas toujours faciles à photographiés car plutôt petits et au milieu du ruisseau. Il y a aussi des libellules en grand nombre également très difficiles à immortaliser, car très souvent minuscules comme les agrions. De véritables fées elles aussi, ne tenant pas en place. Après un peu de repos, une autre petite balade m’entraîne vers le lieu-dit Borde Massé. Un champ en jachères m’offre quelques fleurs inédites. Une dernière baignade complète ce bel après-midi. Pour mon plus grand bonheur de nouveaux papillons, des passereaux aimant eux aussi la rivière, des lézards et une couleuvre vipérine sont venus s’enregistrer dans la mémoire de mon appareil-photo.  Puis le temps du retour arrive et il me faut quitter ce lieu si préversé. Autant l’avouer, ce retour est la partie la plus monotone de la journée. Il est vrai qu’après la Nature exceptionnelle et les baignades rafraîchissantes de la Tirounère, je ne peux guère espéré mieux. Je reprends donc en sens inverse le chemin  menant au col du Lenti. Là, après un sentier pas désagréable car peu caillouteux, ce dernier débouche sur une large piste forestière. Ici commence la vraie monotonie même si je reste aux aguets de tout ce qui bouge. D’abord parce que cette piste est large et terreuse, presque rectiligne jusqu’à Prugnanes mais désagréablement bosselée. De surcroît, la tramontane a faibli, il fait très chaud et les parties ombragées sont rares. Au lieu-dit « Borde Alibert » quelques chants d’oiseaux plus puissants m’incitent à emprunter vers la gauche un sentier s’enfonçant dans les bois. J’immortalise un bruant et il y a bien d’autres oiseaux mais ma lassitude est plus forte et surtout ce sentier ne mène nulkle part.  Malgré mon insistance à vouloir photographier la Nature de cette piste, l’arrivée à Prugnanes est une petite délivrance.  Petite, car avant d’en finir totalement, j’ai envie de visiter le village et voir quel est son patrimoine. Autant le dire, il est très réduit avec une petite église toute simple, fermée car en cours de travaux extérieurs ce jour-là. Il y a aussi une jolie fontaine, simple aussi, car faite d’une plaque de marbre gris datée de 1864. Elle est dressée dans ce qui ressemble peut-être à un ancien lavoir joliment modernisé. Un énorme platane dont on ne sait s’il s’agit d’un Arbre de la Liberté lui apporte un bel ombrage. Le tout est situé au centre d’une agréable placette où des bancs très originaux car modernes ont été agencés. A part ça, il y a quelques jolies peintures en trompe-l’œil. Quant aux maisons, elles sont sûrement très vieilles pour la plupart, puisque  la porte d’une d’entre-elles est surmontée d’un fronton daté de 1768 !  Enfin, il y a au bord de la route D.20, un très vieux petit pont en arche, très bien restauré et de style de ceux que l’on connaît du côté de Sournia ou de Puyvalador (la Polideta et les Molines), improprement appelés « romains ». On y trouve aussi un petit étang artificiel, résultat plutôt réussi d’une station d’épuration plantés de roseaux. Les deux ouvrages sont  situés sur un ruisseau dénommé « Ravin de Las Illes » que j’ai découvert avant de démarrer cette journée. Ainsi se termine cette journée sinon « féérique » tout du moins très agréable. Si le cartésien que je suis ne croît pas en l’existence possible des fées, mes rêves, qu’ils soient éveillés ou pas, viennent réparer ce raisonnement, et ça suffit à mon bonheur. Telle qu’expliquée ici, cette balade a été longue de 11,6km. Les montées cumulées de 743m. Le point le plus haut est à 690m au-dessus du Pla de Moulis, le plus bas à 276m à la Tirounère. Cartes IGN 2447OT Tuchan  - Massif des Corbières et 2348ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques de jazz interprétées par le groupe Paul Moretti Trio composé de Paul Moretti (piano), John Hébert (basse) et Rudy Royston (batterie). Elles ont pour titre "Cheek To Cheek", "You Go To My Head", "Someone to Watch Over Me", "Dear Johanna", "Roses" et "A Cookie For Marie (incompléte)". 

La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses
La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

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Samedi 27 juillet 2024, 9h30. Nous voilà tous les quatre au Pla de Barrès à attendre la navette pour Les Bouillouses. Il y a ma sœur Nicole, mon neveu Sylvain, Dany et moi. Ma sœur et mon neveu sont venus nous rendre visite depuis Marseille et comme ils adorent les randonnées, aujourd’hui j’ai donc programmé une « Boucle autour des étangs des Esquits ». Une randonnée plutôt facile. Les Esquits sont des petits lacs de montagne situés au sud du barrage des Bouillouses au sein d’une forêt dénommée « Bosc de Llivia ». Si on ne tient pas compte de ceux qui sont des tourbières à sphaignes très souvent confrontés à une plus ou moins sévère eutrophisation (La Bolloseta, Estany del Raco et zone humide de la rivière d’Angoustrine »,  les vrais lacs sont au nombre de 3 : Estany Llarg (Etang Long), Estany Negre (Etang Noir) et Estany de la Pradella (Pradeilles). Pour les 2 premiers, il est utile de préciser qu’il s’agit des étangs « d’En Bas » puisque l’on retrouve des noms identiques dans les étangs dits « du Carlit » situés plus au nord. Au départ du hameau des Bouillouses où se situe le refuge, on suit la D.60 sur quelques centaines mètres (500 à 600m) (*), puis on traverse la Têt (ici c’est le ruisseau du déversoir du barrage) sur un pont de bois puis la randonnée prévue enchaîne les 3 lacs en contournant les deux premiers sur leur droite et le dernier sur sa gauche. Le long des 2 premiers lacs, les sentiers sont parfois assez scabreux car rocheux par endroits. La dernière partie qui consiste à revenir vers le barrage de manière assez rectiligne sur une large piste est la plus monotone. Comme tout P.R, l’itinéraire est balisé d’une couleur jaune mais il faut marcher assez longtemps pour découvrir le premier panonceau : Estany Llarg-Etang Long. Le lac est là ! Il est donc préférable ; si cela peut éviter des déboires ; de partir avec un GPS avec le tracé déjà enregistré. C’est ce que j’avais fait, même si son utilisation a été très éphémère.  Il est vrai qu’entre suivre le balisage, montrer le parcours et vouloir photographier la Nature est un challenge pas facile à surmonter. Pour les fleurs va encore, même si une mise au point est toujours préférable et donc à privilégier, mais pour la faune ça prend automatiquement toujours plus de temps. C’est d’autant plus vrai que la faune se résume ici à des canards colverts plutôt dociles mais pour le reste ce sont des batraciens « bondisseurs », des papillons virevoltants, des odonates qui ne le sont pas moins, de rares oiseaux difficiles à surprendre et donc à immortaliser. C’est donc très compliqué de faire une randonnée en famille sans être frustré à l’arrivée, parce que l’on est passé à côté de cette Nature, qui est là, à portée du regard, mais qui est d’abord aussi pour moi une passion. Il est donc indispensable de trouver un juste équilibre. De ce fait, il est donc important de marquer plusieurs arrêts et pauses. Ces arrêts  permettent de profiter plus agréablement de ces superbes paysages et décors, avec notamment quelques très belles vues plongeantes sur les lacs, quelques points de vue plus bas mais aussi très beaux, et pour moi de satisfaire au mieux ma passion pour la photo naturaliste. Malgré les difficultés, j'ai été globalement satisfait de toutes mes photos de nature. Au loin, le Carlit, terriblement minéral, dresse ses 2.921m et me rappelle que je ne suis jamais monté plus haut. L'arrivée se termine par un passage sur le barrage, souvenir de plusieurs randonnées d'un jour mais surtout d'un Tour du Capcir mémorable réalisé en 4j avec mon fils et deux de ses amis si sympas en 2013.  Enfin, je garderais un excellent souvenir de cette jolie balade, qui a apparemment plu à tout le monde. La finir de surcroit avec un peu de repos et une boisson bien fraiche à l’auberge du Carlit, dans l’attente de la navette du retour, a été une agréable touche finale.  Je n’ai pris aucune mesure mais cette randonnée est proposée sur le site « DECATHLON OUTDOOR » avec une distance de 6,2km, un dénivelé de 178m pour un temps de 2h15. Arrêts inclus, nous avons mis 2h de plus, c’est dire si nous avons pris le temps, mais c’est très bien car ce lieu à la jonction de la Haute-Cerdagne et du Capcir le mérite. Carte IGN 2249ET Font-Romeu - Capcir top 25. 

(*) Attention une autre possibilité est de démarrer derrière le refuge du Club Alpin Français où un panonceau mentionne le vrai départ et le chemin à suivre. La suite reste identique. 

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La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques du compositeur allemand Hans Zimmmer interprétées ici par le pianiste et compositeur danois Jacob Ladegaard plus connu sous le pseudonyme "Jacob's piano" et notamment sur YouTube et sur le web en général. Elles ont pour titre : "Gladiator: Now We Are Free & Honor Him", "Time", "A Way of Life" et "Maestro (Synthesia Version)".

La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle
La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

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Perchée à 70 mètres de hauteur et longue de 140m, « la Passerelle de Mazamet » est devenue une incontournable du département du Tarn au même titre que les célèbres gorges éponymes qui elles sont surtout visibles en Lozère et en Aveyron. Suspendue entre le Roc Saint-Sauveur ; où l’on peut encore voir les ruines d’une ancienne église et d’un castrum médiéval ; et le village pittoresque d’Hautpoul, lui-même moyenâgeux et édifié sur un autre piton rocheux, le Rocher de la Vierge, elle enjambe le vallon où s’écoule la rivière l’Arnette, rivière elle-même parallèle à la D.54. Cette passerelle est accessible par divers sentiers dont notamment les célèbres GR.36 et GR.7. C’est dire si les randonneurs peuvent y trouver leur bonheur de multiples manières. Personnellement, sans GPS et sans carte, nous avons découvert la passerelle et tout le proche secteur au cours d’une petite boucle pédestre au départ du vaste parking dit de la Jamarié qui est mitoyen avec la rue de la Resse (D.54). La parking est proche de l’usine hydroélectrique et on ne peut guère le louper car une immense cheminée en briques rouges peut servir aisément de repère. Il est 11h30 quand nous laissons notre voiture sous un ciel un peu voilé de gris et un soleil qui tente, mais en vain, de percer ce voile. Dans l’immédiat, le chemin vers la passerelle est identique à celui que propose un grand panneau vantant les plaisirs d’une via ferrata. Une première petite passerelle enjambe l’Arnette et juste après il suffit de prendre à gauche la rue du Faubourg du Gua, laquelle, d’emblée s’élève modérément. Très rapidement, le bitume disparaît et diverses solutions de sentiers sont proposés, dont celui filant vers la passerelle. Nous le choisissons. Un sentier « muletier » prend le relais puis un nouveau panneau propose encore 2 possibilités : piste rouge 10mn ou piste bleue 30mn. L’envie de marcher est là et nous optons pour les 30 minutes de la piste bleue. Ce choix est d’autant plus volontaire, que comme toujours, j’en suis depuis le démarrage à tenter de recenser la flore du secteur en évitant si possible d’oublier certaines fleurs. Finalement, la passerelle est vite là, et si vite que nous en oublions les vestiges de Saint-Sauveur. Même en traînant les pieds et en profitant au maximum de cette immense « escarpolette », les 140 mètres sont vite parcourus. Un petit sentier prend un peu le relais grimpant vers le vieux hameau d’Hautpoul. Là, difficile de louper les ruines médiévales car ce sont les premières visibles avant même les habitations du hameau. Dans le hameau, nous y passons un peu moins d’une heure à visiter les ruines, à flâner dans quelques boutiques, à déjeuner de notre pique-nique que nous avions pris soin d’emporter, de se faire plaisir de glaces italiennes et pour Dany d’essayer de retrouver les lieux où notre fille avait fait les superbes photos de son mariage. Nous poursuivons par le « chemin des Passes », étroit et agréable sentier forestier tout en descente, où l’art, l’Histoire du catharisme et celle du châtaignier permettent de marcher sans vraiment s’ennuyer, grâce à bon nombre d’œuvres d’artistes et de panneaux explicatifs. Le châtaignier, lui, nous prépare déjà à découvrir l’arboretum et la Maison du bois et du jouet, dernières vraies découvertes de ce parcours totalement improvisé. Sans GPS et sans carte IGN, et notre seul véritable recours étant le smartphone, nous consultons l’application Visorando afin de trouver la meilleure solution pour retourner au parking du départ. S’il y a bien 5 ou 6 randonnées proposées, la plupart très longues, aucune ne nous satisfait vraiment. On décide de rentrer par la route D.54. Certes ce n’est pas la solution idéale d’un vrai randonneur mais comme d’autres découvertes sont encore au programme de cette journée, c’est pour nous la plus expéditive et donc la plus efficace. Alors bien évidemment, cette fin de balade nécessite de la prudence mais finalement nous trouvons que cette  route n’est pas si passagère que ça. En outre, elle présente l’avantage d’avoir une vue par-dessous et donc incroyablement originale de la passerelle. Ainsi se termine cette boucle pédestre dont j’estime la distance parcourue à environ 3,8 à 4km environ. Vous l’aurez bien compris, si le but initial était de découvrir la passerelle, les autres attraits se sont présentés au fil de notre cheminement d’où finalement cette boucle réalisée de manière improvisée : le hameau d’Hautpoul et ses édifices médiévaux, les panneaux expliquant le catharisme et des œuvres artistiques sur le chemin des Passes, le musée du bois et du jouet, l’arboretum puis le retour vers le parking en longeant l’Arnette et ses vestiges industriels. Voilà tout ce que l’on peut voir d’intéressants et j’en oublie sans doute. Carte IGN 2344ET Montagne Noire (est) – Mazamet – Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc top25.

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La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques du compositeur Michel Pépé. Se décrivant comme le compositeur du bien-être, elles ont pour titre : "Terra Incognita", "Quinta Essentia", "Fleur de Lys", "La Danse des Elfes", "La Pierre Sacrée", "La Présence" et "Les Ailes de Lumières" extraites de son album "The Wings of Love"

La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.
La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.

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Après 2 jours d’intenses visites (*), notre soif de découvrir ces magnifiques régions que sont le Cabardès et la Montagne Noire n’est pas étanchée. Toutefois, l’envie de découvrir sans prendre automatiquement la voiture et faire des kilomètres est une solution qui n’est pas pour nous déplaire, et ce d’autant qu’une météo bien meilleure que les jours précédents est annoncée pour aujourd’hui. Pourquoi ne pas faire une randonnée dans le secteur où nous avons loué, c’est-à-dire « Villelongue », tout près de l'abbaye Sainte-Marie ? (attention à ne pas confondre avec Villelongue d'Aude car ici on est encore sur la commune de Saint-Martin-le-Vieil ) C’est donc grâce à Anne, notre gentille hôte, qui n’est pas avare de dépliants touristiques, que nous trouvons cette randonnée décrite ici : « La Boucle de l’abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil ». En ce 3 juillet 2024, il est presque 11h30 quand nous rangeons notre voiture sur le parking faisant face à l’abbaye. Un panneau mentionne la randonnée que nous avons choisie mais 2 autres sont possibles dont une intitulée « Les Capitelles ». Si je mentionne déjà ce nom, c’est parce qu’à la sortie de Saint-Martin-le-Vieil nous emprunterons par erreur ce parcours jusqu’au lieu-dit La Frigoule avant de récupérer le bon tracé originel. S’agissant d’une boucle, 2 choix sont possibles mais nous choisissons le sens mentionné sur le panneau. D’emblée, le bon chemin longe la rivière La Vernassonne, où pour mon plus grand bonheur de photographe naturaliste, la Nature se révèle sous de multiples aspects : fleurs sauvages, papillons, petits poissons, corneille noire, demoiselles et une écrevisse. Cette magnifique Nature sera ainsi présente tout au long de cette jolie boucle et un peu plus loin encore en revenant à notre location. Pour l’instant, le chemin bien balisé en jaune est toujours agréable à parcourir car circulant dans des décors variés : sous-bois, clairières, vastes prairies couleur paille, prés verdoyants, collines arrondies et boisées puis carrément une jolie forêt mixte avant l’approche et l’arrivée à Saint-Martin-le-Vieil. Entre les deux, beaucoup de fleurs sauvages et quelques papillons et oiseaux sont venus taquiner mon côté « épieur » de la flore et de la faune. Dans cette forêt, de nombreuses guêpes fouisseuses, pas du tout agressives,  malgré leur nombre important autour de nous, nous ont offert un joli spectacle qu’elles avaient intitulé « Comment creuser un nid dans le sable le plus rapidement possible ». Sans doute des Bembex à rostre (Bembix rostrata), si j’en crois les images et ce que j’ai lu sur Internet à postériori. A Saint-Martin-le-Vieil, nous avons fait l’impasse sur la partie basse du village où circule la D.34. En effet, lors de notre arrivée le premier jour, nous avions eu l’occasion de nous y arrêter car un vide-grenier était organisé ce jour-là. C’est donc par la Tour de l’Horloge, la place de la Mairie et l’église ; malheureusement fermée ; que nous avons commencé notre visite gardant le meilleur pour la fin, à savoir les vestiges moyenâgeux avec le donjon et une tour de l’ancien château fort, ruines mitoyennes avec un joli oratoire dédié à Saint-Roch et avec un jardin décrit comme « d’inspiration médiévale ». Après cette « bonne visite » agrémentée d’un frugal pique-nique, malheureusement sous un ciel momentanément redevenu gris et frais, nous obligeant à réenfiler nos polaires, nous avons repris la boucle. Par bonheur, les quelques nuages avançant plus vite que nous, le soleil et le bleu du ciel dominèrent le plus souvent la grisaille et ce, jusqu’à l’arrivée. A la sortie de Saint-Martin, comment ai-je pu me tromper de parcours alors que parmi mes nombreuses photos figure le bon panonceau directionnel ? Voilà une question qui me taraude encore la tête à l’instant où j’écris ce récit. C’est donc par erreur et par le tracé dit « Les Capitelles » que nous nous éloignons du village. Par le fait même que nous ne voyons qu’une seule « capitelle » dès la sortie de Saint-Martin, prenons-nous confiance ? Un peu sans doute ! Toujours est-il que l’on ne s’inquiète pas trop car sans carte et sans GPS, seul le balisage toujours jaune lui aussi guide nos pas. Normal, tous sont des P.R. Plus loin, Dany marchant assez loin devant moi sur un sentier devenu herbeux, je la rattrape car depuis un bon moment, je ne repère plus les petits traits de peinture jaune des différentes balises. De plus, ayant un peu le sens de l’orientation, je trouve que l’horizon, malgré qu’il soit très lointain, ressemble pas mal à celui que nous percevions lors de notre entrée dans Saint-Martin. C’est-à-dire la plaine du Lauraguais et les Pyrénées droits devant nous. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre que nous ne sommes pas dans la bonne direction et ce d’autant qu’ayant retrouvé le balisage, ce dernier se faufile et descend dans un bois assez touffu par un étroit sentier. Nous n'y descendons pas et faisons d'emblée demi-tour. Sans carte IGN et sans GPS, mon seul recours est l’application Visorando à laquelle par chance je suis abonné. Bingo ! En effet, la randonnée au départ envisagée y figure bien (N°987747). Sur la carte, le pointeur nous indique que nous sommes non loin du lieu-dit la Frigoule. Or par chance, non loin de là, et de la route D.64 que nous avons traversé quelques instants plutôt, plusieurs chemins s’entrecoupent dont un très rectiligne, surligné en mauve. Ce dernier file vers le bon parcours que nous aurions dû prendre. Smartphone allumé, il me suffit de suivre le pointeur sur l’écran pour trouver cette longue piste forestière rectiligne, et puis plus loin le bon itinéraire menant vers l’abbaye. Complétement rassuré, je peux reprendre mon recensement floral qu’à vrai dire je n’ai jamais vraiment abandonné car finalememt peu inquiet, les distances parcourues étant plutôt modestes. Après le lieu-dit « La Jambe de l’Homme » et la descente vers l’abbaye, nous retrouvons notre voiture. Je propose à Dany d’aller visiter l’abbaye mais un peu de lassitude couplée au fait que les lieux religieux ne sont pas sa tasse de thé, elle refuse. Je lui propose de rentrer en voiture vers notre location et je pars visiter l’abbaye tout seul. Cette visite ne faisant pas vraiment partie de la randonnée, je ne vais pas m’étendre à son sujet. Toutefois, vous la trouverez très détaillée dans mon diaporama. Perso, ce fut un pur régal car la visite libre s'effectue dans un cadre reposant avec un agréable jardin où des oeuvres d'arts "rigolotes" contrastent avec l'austérité du lieu. Malgré les restaurations régulières et formidables qui sont entrepris par son propriétaire, on peut regretter que l’abbatiale soit encore fortement ruinée. Que lui souhaiter de mieux que de retrouver un jour son lustre d’antan ? Tout inclus, parcours réalisé avec égarement, visites et découvertes et retour à la Tuilerie de Villelongue, j’estime la distance parcourue à 8,5km environ. Ce n’est qu’une estimation et pas du tout une affirmation. De toute façon, la randonnée proprement dite est assez facile et donnée pour une distance de 5,8km sur Visorando. Cartes IGN 2345O Alzonne et 2245E Lézignan-Corbières top25.

(*) Nos intenses visites avant cette balade : Château de Saissac, barrage des Cammazes, découverte de Montolieu, village du livre, visite de Sorèze et de son riche patrimoine et notamment de son abbaye-école où l'on trouve le remarquable musée consacré à l'artiste Dom Robert et à son oeuvre, le musée du verre de Sorèze, les châteaux de Lastours, visite de Conques-sur-Orbiel, le Moulin à papier de Brousses et Villaret, visite et marché de Bram.  

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Les Châteaux de Lastours en balade.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques interprétées par Les Musiciens de Provence dirigés par Maurice Guis dont voici les titres : "La quinte estampie reale", "La pastouro e lou segnour", "Pastourelle A une ajournee", "Plang", "Chanson à la vierge" et "Estampie et ungaresca". 

Les Châteaux de Lastours en balade.
Les Châteaux de Lastours en balade.

Aller découvrir le Cabardès et la Montagne Noire et ne pas aller visiter Lastours et ses 4 châteaux médiévaux, c’est un peu comme visiter Paris et faire l’impasse sur la Tour Eiffel. Oui, c’est totalement incontournable ! Surtout si l’Histoire de France vous intéresse.  Il faut dire que perchés sur une ligne de crête, eux-mêmes édifiés sur des pitons rocheux, les 4 châteaux sont quand même assez exceptionnels en terme de décor et assez uniques dans le système défensif moyenâgeux. Quertinheux, Surdespine, Régine et Cabaret voilà leur nom, sans oublier le village castral de Cabaret ainsi que les vestiges ruinés d’une séculaire église romane dédiée à Saint-Pierre et à Saint-Paul. Enfin, tout ça pour vous dire qu’il y a de quoi faire et qu’en ce 2 juillet 2024, nous nous sommes régalés. Et si la seule découverte de tout ça ne peut pas être considéré comme une véritable randonnée ; sans doute en raison de sa modeste distance ; n’ayez crainte une randonnée reste possible en se rendant au lieu-dit le Belvédère par des sentiers parfaitement balisés. Ils sont au nombre de deux, car il y a celui dit « du Grésillou » ou bien celui passant par « le hameau de Lacombe ». Plus pratique, car bien plus près de l’accueil des 4 châteaux, nous avons suivi le premier, en profitant au passage pour un recensement photographique des fleurs sauvages du secteur et notamment de celles trouvées au bord de la rivière. Une fois au Belvédère ; espace non payant sur présentation des billets des 4 châteaux ; le lieu accueille agréablement les visiteurs puisqu'il est aménagé avec des bancs, une vaste estrade agrémentée d’une longue balustrade et même d'une longue-vue. De ce fait, il est vrai que le panorama vers les 4 châteaux, les vallons et la confluence des rivières ; Orbiel et Grésillou ; et les collines verdoyantes alentours visibles est assez incroyable. A part ça, et si tout comme moi, l’Histoire riche de ce lieu vous intéresse, de nombreux panneaux jalonnant la visite vous en explique l’essentiel. Et si comme moi aussi, vous êtes curieux de nature et vous voulez en savoir plus, il y a abondance de sites Internet (*) pour ce faire. Je vous propose quelques liens ci-dessous. Ma curiosité m’ayant entraîné à chercher l’origine des divers toponymes (**) Lastours, Quertinheux, Surdespine, Régine et Cabaret, seuls Lastours, Régine et Cabaret on reçu une réponse vraiment fondée, Quertinheux et Surdespine ne pouvant être que des toponymes supposés. Si les distances réalisés n’ont pas été très longues (voir tracé sur carte IGN), nous avons beaucoup flâné sans compter les nombreuses pauses engendrées pour de multiples raisons : visites, boutiques, pique-nique, boissons, lectures des différents pupitres, recensement floral, etc.. .5h en tout. Carte IGN 2345E Carcassonne et 2344ET Montagne Noire Est top 25.

(*) Quelques sites Internet : site audetourisme.com, Wikipédia, Office de tourisme de la Montagne Noire, Les sites Pays cathares, Lastourisme.fr, Office de tourisme de Carcassonne, Villadornel.com, Belcaire.over-blog.com, et bien d'autres encore.....

(**) Toponymies des lieux : Lastours est assez facilement compréhensible car le nom de la commune tire son nom de la présence des 4 tours. En occitan "Las Tors" puis francisé en "Les Tours" puis compacté en "Lastours" mais en conservant le "Las" originel de la langue d'oc. Comme on peut le lire lors de la visite, le nom de Quertinheux apparaît dans les textes peu après l'an 1100 et a trait à un premier édifice érigé sur un piton rocheux. Faut-il donc voir dans le préfixe "Quer", un rapport avec ce piton rocheux ? Probablement, si je me fie à ce que disent les toponymistes occitans à propos de ce dernier qui aurait pour origine la racine pré-indo-européenne "kar" signifiant "rocher". Quand à la terminaison "tinheux", 3 possibilités peuvent être imaginées : le mot "teigneux" qui proviendrait de l'aspect "rude", "escarpé" et donc "difficile" du lieu rocheux, un quelconque rapport avec le nom romain "tennius" signifiant "maître des lieux" ou bien encore une origine avec le mot "tigne" synonyme d'une "forêt". Concernant "Surdespine", dont le nom est mentionné pour la première fois en 1145, on peut également lire que ce lieu a été aussi appelé "Fleur d'Espine". Pas de doute concernant la terminaison "espine" ayant pour origine le latin "espina" et le vieux français "espine" signifiant tout simplement une "épine". Quant au préfixe "Surd", on peut aisément penser qu'il a un quelconque rapport avec le mot français "sourd" puisqu'on retrouve ce même préfixe dans le mot "surd-ité". "Surdespine" serait donc "une sourde épine", dans le sens sournois de "mauvaise épine". Pas de doute "la tour Régine" est la "tour de la reine", du latin "regina". On peut néanmoins apporter une nuance puisque "regina" pouvait être certes une reine mais aussi une "princesse" et plus largement une "noble dame". Enfin et concernant le nom "Cabaret", pas de mystère non plus puisqu'il s'agit d'un nom de famille de chevaliers occitans et co-seigneurs des châteaux de Lastours, le plus connu d'entre-eux étant Pierre-Roger (source Wikipédia). Notons toutefois que le nom "Cabaret" est d'origine néerlandaise désignant une petite auberge puis qui s'est étendu à tout "lieu où l'on se rassemble pour boire et jouer". (Source Généanet). 

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La Serre de Vingrau (576m) en boucle depuis Vingrau (retour par le chemin du Mas Llansou)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube intitulée "Nostalgic French Music & Stunning France Travel Scenery Travel"

La Serre de Vingrau (576m) en boucle depuis Vingrau (retour par le chemin du Mas Llansou)
La Serre de Vingrau (576m) en boucle depuis Vingrau (retour par le chemin du Mas Llansou)

En ce 5 juin 2024, j’avais décidé d’aller marcher dans les pas de Charles Flahault, Georges Rouy, Odon Debeaux, Léonce Marty, Julien Foucaud, Gaston Gautier, Edmond-Gustave Camus et Edouard Timbal-Lagrave, des noms qui ne diront rien à la plupart d’entre vous mais qui ont marqué l’Histoire de la botanique française et parfois même mondiale, et bien sûr celle de notre beau département des P.O. En tous cas, tous ces botanistes nés au 19eme siècle sont venus un jour à Vingrau voire au pire dans les Corbières catalanes et ont laissé l’empreinte de leur passage dans leurs bouquins. En une belle journée de printemps, sont-ils montés sur les crêtes de La Serre de Vingrau pour découvrir des fleurs comme je vais le faire moi-même? Certains d'entre eux probablement ! Alors bien sûr, loin de moi l’idée de leur faire la moindre concurrence en botanique, je n’en ai pas les connaissances et encore moins les compétences,  mais j’aime les fleurs et les recenser en les photographiant suffit à mon bonheur. C’est devenu une passion ! Et puis il y a toujours dans cette quête, cette petite idée derrière la tête de se dire que l’on peut tomber sur une fleur ou une plante nouvelle, voire pourquoi pas, carrément rare ou presque inédite. En cette magnifique journée, il est 8h du mat quand je range ma voiture devant la cave vinicole de Vingrau direction la Serre. Sur la façade, une immense inscription semble annoncer ce qui m’attend lors de cette randonnée : « Vingt marches ». Connaissant bien cette Serre de Vingrau pour l’avoir cheminer quelquefois, je sais qu’il y en aura même beaucoup plus.  Ces fameuses 20 marches correspondent à la toponymie de Vingrau ou « Vingt Grades » puis « Vingt Graus ». Je la connais tellement bien que je démarre direction le Pas de l’Escale ou Pas de l’Echelle sans carte et sans GPS, ce dernier dormant dans une poche de mon sac à dos. Il n’est là qu’en cas d’accident car le parcours que j’ai prévu est bien balisé et surtout cairné dans sa partie la plus calcaire et donc la plus difficile. D’emblée, de nombreuses fleurs sauvages se présentent mais sans réelle surprise. Il me faut attendre la montée la plus raide à l’approche du Pas de l’Escale pour découvrir des Lavatères ou Mauves maritimes magnifiquement fleuries, fleurs jamais photographiées jusqu’à présent. Par mon ami, le botaniste Olivier Escuder, j’apprendrais qu’elles sont protégées sur la plan national. Entre le départ et le Pas de l’Escale ,outre des fleurs,  plusieurs papillons, quelques criquets, des oiseaux et un lézard Psammodrome se sont gentiment laissés immortaliser. Après la traversée de la D.9, un vrai sentier se présente et ici commencent « les choses » sérieuses. Choses sérieuses sur tous les plans, car si le sentier est automatiquement plus caillouteux, moins visible parfois, et donc plus difficile, le nombre de fleurs sauvages est tel que j’en oublie presque naturellement les difficultés qui se présentent. Somme toute, j’en oublie presque que je marche sur un terrain qui peut s’avérer accidentel et que ça peut me jouer de mauvais tours. Enfin tout se passe pour le mieux car cette marche pédestre n’est finalement qu’une longue flânerie avec pour but principal de photographier une Nature qui décide ou pas de s’offrir à moi. Je ne m’écarte du sentier qu’avec prudence car les panoramas sont souvent assez exceptionnels. Il en sera ainsi tout au long de la crête sommitale même si le ciel oscille entre un bleu pur vers le nord mais laiteux partout ailleurs, gênant de ce fait les visions des paysages les plus lointains,  Méditerranée et Canigou notamment. Dans cette paisible déambulation, un petit troupeau de chèvres montant direct depuis le Ravin dels Collets m’offre un joli moment de répit et un agréable spectacle. Alors que je les vois monter droit vers moi dans un couloir d’éboulis, quelle n’est pas ma surprise de les voir partir sur la gauche, alors qu’à cet endroit-là, elles n’ont face à elles qu’une falaise des plus abruptes. M’ont-elles aperçu et ont-elles décidé de changer de cap ? J’en suis convaincu. Alors je les observe dans leur cheminement, évitant les obstacles impossibles et se frayant néanmoins un chemin dans des passages malgré tout très vertigineux. Sautillant d’un rocher à un autre, elles grimpent avec une facilité déconcertante et avec une vitesse phénoménale. En un court laps de temps, incroyable pour tout humain, les voilà déjà sur ma gauche au sommet de la crête. Elles m’observent quelques minutes puis disparaissent de ma vue me donnant cette fausse et atroce impression d’un saut dans le vide. Une seule semblant plus juvénile m’observe plus longuement puis elle s’en va elle aussi, la crête retrouvant sa sérénité. Quelques minutes plus tard, me voilà sauf erreur de ma part au point culminant de cette randonnée (576m), à l’endroit même où un vieux pylône rouillé est couché sur son flanc. Je m’y arrête pour un premier pique-nique, remarquant par la même occasion que de très nombreux avions passent au-dessus de ma tête mais à des altitudes bien différentes.  La plupart très haut mais un peu plus loin un autre passera carrément très bas, et même avec le train d’atterrissage sorti, ce qui tend à prouver qu’ils va atterrir à l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes. Pas de doute, la Serre de Vingrau est pile-poil sous un couloir aérien. Beaucoup plus bas que les avions, et ici comme nulle part ailleurs jusqu’à présent, des papillons virevoltent en tous sens. Il y a plusieurs espèces bien différentes mais la plupart ayant déjà été photographiées, je me cantonne le plus souvent à les observer dans leurs circonvolutions. Il est vrai qu’ici les fleurs sauvages bien différentes sont légions : Oeillets piquants, linaires à feuilles d’origan, lasers de France, immortelles, centranthes, laitue vivace, choux de montagne, voilà les plus visibles mais il y en a bien d’autres. Je repars et dans la descente croise un couple d’allemands accompagné d’un chien. Ce dernier venant me faire des fêtes, la conversation s’installe. Si je ne parle pas l’allemand, eux se débrouillent plutôt bien en français, alors nous papotons quelques minutes. Je finis par comprendre qu’eux aussi aime la marche pédestre et les fleurs sauvages. Ils marchent depuis longtemps, viennent de l’Aude et aujourd’hui de Tuchan. Pour des marcheurs « au long cours », ils me paraissent peu équipés. Lui a un sac à dos plutôt plat et elle pas de sac du tout. Et si lui est vêtu normalement, en short comme je le suis moi-même,  elle est carrément en maillot de bain pour le haut et mini-short blanc pour le bas.  Quant au chien, la truffe constamment au ras du sol, il zigzague dans la garrigue, effectuant sans doute 100 fois plus de distances que ses maîtres. Alors que nous venons de nous quitter, je note la présence de plusieurs petits plants de Genêt de Lobel mais aucun n’est vraiment fleuri. Or, si je ne suis pas là spécialement pour lui, le trouver fleuri faisait partie de mes desseins les plus escomptés. Je suis donc forcément déçu car cette fleur ne vit qu’ici dans la Serre de Vingrau mais est bien plus présente dans les massifs calcaires provençaux et corses. J’ai beau chercher un Genêt de Lobel fleuri, mais je n’en trouve pas. J’arrive apparemment avec un brin de retard mais comme mon cheminement m’offre parfois de nouvelles fleurs (lamiers, crapaudines, férules, paronyques, etc..) j’oublie assez vite cette déception.  Après de véritables petites « montagnes russes », l’approche vers le Trauc del Cavall se fait plus compliquée. Beaucoup plus rocheux, beaucoup plus de pierriers, le sentier disparaît le plus souvent. Je finis carrément par perdre les cairns et tombe même deux fois à cause de cailloux roulant sous mes chaussures. Heureusement sans trop de gravité et surtout sans plaies profondes et donc sans trop de longs saignements.  Moi qui prends chaque jour des anticoagulants, les saignements sont toujours une hantise, même si j’ai constamment sur moi une pommade hémostatique. Après avoir cherché en vain les Iris de Reichenbach et les Campanules des Corbières photographiées en 2012, fleurs endémiques du secteur, l’arrivée au Trauc del Cavall arrive comme une délivrance. La plaine, les  vignobles dans leurs petits vallons sont là et je sais que les difficultés vont carrément disparaître. D’ailleurs, une fois passé le Mas Llansou, un joli chemin herbeux prend le relais du sentier terreux. Il  ne dure pas. Les fleurs sauvages encore bien présentes ici m’obligent encore à une flânerie non choisie mais appropriée à mon état de forme. Au lieu-dit la Jasse del Didot, deux options se présentent, soit poursuivre le chemin rectiligne dit du Mas Llansou soit descendre dans le Correc de la Millera où un autre chemin est possible. Je choisis la première solution plus aérienne en terme de paysages. Longue de 4km pour parvenir à Vingrau, la fin de cette randonnée pourrait être monotone mais la Nature est encore bien là et je ne m’en lasse pas. Il est 16h tapantes quand je retrouve le village et voilà 8h que je gambade comme un jeune homme sauf que mes jambes me rappellent de plus en plus mon âge. Voilà déjà quelquefois que je viens à Vingrau (*) et je continue de faire des découvertes nouvelles. Si  « la valeur n’attend pas le nombre des années » comme l’a dit Corneille, « les années permettent d’acquérir un nombre de valeurs » et cela me convient. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 11 à 12km (tracé GPS 11,7km). Les montées et les descentes cumulées ont été de 638m. Le dénivelé entre le point le plus bas à Vingrau à 147m et le plus haut sur la Serre à 576m est par différence de 429m. Carte 2547OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top25.

(*) Autres balades faites à Vingrau : Le Pas de l’Escale au départ de Vingrau (05/01/2023), Du Moulin de Vingrau aux Gorges de Gouleyrous (26/05/2013), Le Trau del Cavall (Falaises et Contrebandiers-25/05/2012).

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Le Circuit minier d'Escaro

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 8 musiques de Bobby Cole Music Ltd intitulées "Epic Cinematic Music for Film & Trailers"

Le Circuit minier d'Escaro
Le Circuit minier d'Escaro

Il y a quelques mois, j’avais eu l’occasion de vous présenter un jolie mais courte balade, faite en août 2023,  que j’avais intitulée « Le Circuit découverte Escaro/Aytua depuis Escaro ». A cette occasion, j’avais noté sur le Web que d’autres randonnées étaient possibles tout autour du village et notamment celle que je vous présente ici. Parce que sur le terrain, on la trouve sous le dénomination de « circuit minier », il m’a paru logique de conserver ce nom-là : « Le Circuit minier d’Escaro ». Cela m’est apparu d’autant plus logique que les principaux objectifs à découvrir sont « miniers », même si sur le Web, on peut retrouver ce circuit pédestre sous d’autres appellations. La plupart du temps, elles font référence aux lieux miniers eux-mêmes, Pla de Gante et les Coums notamment ou encore « Circuit des mines ». Précisons que diverses variantes plus longues sont possibles mais que ce circuit bien balisé en jaune « circuit minier » semble être le plus officiel. Etant tombé du lit, il est tout juste 7h30 quand j’entre dans Escaro.  Je laisse ma voiture sur le spacieux parking du Carrer Biron, là où un étrange portail du Grall est ouvert aux quatre vents. Aujourd’hui, c’est le Graal météo car pas de vent et seulement un ciel bleu ciel raturé de-ci-delà de quelques nuages opalins plus ou moins larges mais pas de tout menaçants. Il fait beau.  Je n’ai pas encore fini de lacer mes chaussures et d’harnacher mon sac à dos que déjà la Nature avec un grand « N » offre à mon appareil-photo un joli petit plateau de belles offrandes : moineaux dociles et fauvettes craintives sillonnent le parking en tous sens sans compter des papillons virevoltants sur des fleurs sauvages, le tout comme s’il en pleuvait. Tout autour du parking des panoramas verdoyants et plutôt grandioses.  D’ailleurs, un fléchage propose d’emblée de se rendre sur un promontoire tout proche d’où la vue se dévoile magnifiquement sur la mine à ciel ouvert. Avec ses longs gradins, la mine offre une belle idée du travail colossal qui a été entrepris ici pour extraire puis exploiter la fluorine. Un pupitre en explique plaisamment l’histoire, histoire toutefois peu plaisante pour ceux qui ont bossé ici et ont finalement tout perdu, y compris leur village d’Escaro d’Amont.  Je me décide à démarrer mais garde l’idée d’aller voir la mine de plus près lors du retour. Je quitte le parking direction le village où là mon GPS m’indique de suivre une piste intitulée la Voie de Latet. Énormément de fleurs à photographier dans ses premières foulées et toujours quelques passereaux indociles. Je croise une vieille dame et son chien mais comme un simple bonjour ne lui suffit pas et qu’ elle éprouve le besoin de parler, nous nous arrêtons un bon moment pour papoter. Intriguée par mon appareil-photo autour du cou, elle veut tout savoir de ce que je fais ici. De ce fait, ce papotage se transforme très vite en un tas de questions. Pas vraiment un interrogatoire mais une belle curiosité. Moi le curieux dans l’âme, je ne m’en offusque pas. Je finis par comprendre qu’elle pense que je suis un journaliste et je la rassure à ce propos en lui confirmant que je ne suis qu’un modeste randonneur amoureux de la Nature que j’adore photographier. Semblant satisfaite de toutes mes réponses, nous nous séparons et je reprends aussitôt le chemin et mon recensement floral. Hormis les fleurs très nombreuses, je m’essaie à photographier quelques papillons turbulents et des passereaux qui le sont encore plus. Dans cet agréable cheminement, seule la disparition du village d’Escaro d’Amont justifie dans l’immédiat le nom « circuit minier » de cette balade. Si rien n’est visible de cet effacement, une  pancarte et une petite stèle en rappellent le tragique dénouement survenu en 1973. Il me faut attendre une première intersection et une autre pancarte « Départ du câble aérien A/R 10 minutes » pour découvrir les continuels puis imposants vestiges de l’exploitation minière du Pla de Gante. Pylône, casot de pesée puis surtout les vastes structures bétonnées et métalliques de la trémie et du câble aérien légitiment pleinement l’objectif du jour. Dans le silence « puissant » qui prédomine, j’ai quand même un mal fou à imaginer le bruit assourdissant que toute cette machinerie devait produire au temps où le minerai de spath-fluor était descendu vers Olette. Là aussi, un pupitre raconte ce passé laborieux. Après une longue visite de cette machinerie, je rebrousse chemin. Ce n’est pas l’envie qui me manque d’aller voir  la mine à partir d’ici,  mais rien ne l’indique et de surcroît dans ce secteur, les bois me paraissent bien trop touffus. Je ne veux pas prendre de risque déraisonnable.  Dans ma tête, ce secteur d’Escaro est déjà synonyme de risques insensés depuis 2004. Et ce d’autant que rien de cette découverte n’est enregistré dans mon GPS. Le chemin toujours aussi agréable car verdoyant continue de s’élever et parvient finalement à un vaste plateau herbeux où les panoramas se font plus amples encore. J’y gambade derrière des papillons encore plus capricieux que partout ailleurs. Il faut dire qu’une brise légère s’est levée mais pas vraiment désagréable puisqu’ayant chassé l’ensemble des nuages. Sous un ciel devenu pur, le Massif du Canigou d’un côté et le Mont Coronat, le Puig d’Escoutou, le Pic Pelade et le Madres de l’autre forment une chaîne de souvenirs. Tous ces beaux décors me remémorent plaisamment de bien jolies randonnées. Seul le Pic des Tres Estelles tout proche mais en partie caché pour l’instant continue à me toiser.  S’égarer puis être hélitreuillés sur un de ses flancs n’a jamais été neutre et ce d’autant que c’est ici à Escaro que le PC de nos recherches avait été installé par la Sécurité Civile. Voilà pourquoi, je n’ai pas voulu prendre de risques au Pla de Ganta. Par bonheur, seule la culpabilité  de cet égarement subsiste et plus du tout ses déplaisants aspects psychologiques. La suite toujours bien balisée, je quitte le plateau en suivant une clôture longeant un bois de pins.  Un panonceau « circuit minuit » me propose d’y entrer. Là, un étroit sentier prend le relais et zigzague dans les bois sans grande difficulté. Je m’y arrête pour prendre un en-cas mais surtout parce qu’un couple de grimpereaux des bois semble lancé dans une poursuite prénuptiale et qu’en plus au même moment j’ai aperçu un écureuil. Parce qu’ici les arbres ont énormément souffert de la sécheresse, la chance me sourit, un des deux grimpereaux se juchant sur un arbre très dénudé, je peux l’immortaliser très convenablement. A l’instant où je repars, l’écureuil réapparaît mais sa vitesse à s’éclipser dans les arbres est plus rapide que le déclencheur de mon appareil-photo. Je n’ai de lui qu’une photo partielle. De-ci-cela, des vestiges miniers surgissent du bois comme des fantômes de pierres définitivement oubliés.  De temps à autre, et en contrebas du sentier,  des fenêtres s’entrouvrent sur de vastes  pâturages où paissent des troupeaux de bovins.  Finalement, le sentier débouche sur un grand pré au milieu duquel trône un vieux four à griller le minerai.  C’est le lieu-dit les Coums ou l’Escoums, les deux noms semblant être encore utilisés de nos jours. Ma curiosité m’incitant à entrer dans le four, je me faufile tant bien que mal dans l’étroit ouvreau. Là, je suis vraiment surpris par son magnifique état de conservation.  En effet,  l’ intérieur tout en briques réfractaires que j’aperçois,  et que je photographie, est aussi bien conservé que son aspect extérieur métallique. Après la visite d’une ruine qui supportait le câble aérien filant vers Joncet, je rejoins la piste et la canal de Nyer. Ici se termine le plus gros de la déclivité. 2 vautours fauves qui sont posés sur la piste, s’envolent dans un puissant bruissement d’ailes et passent au-dessus de ma tête, occasion d’une belle frayeur. Je tente une photo au jugé et la chance et avec moi. Je m’arrête longuement d’abord parce que l’endroit est incroyablement beau et verdoyant mais aussi parce que la Nature y est présente et qu’il suffit de l’observer pour voir comment elle est belle : toujours des fleurs ; parfois inconnues ; encore des papillons mais aussi des oiseaux en belle quantité. Dans l’immédiat, ces derniers échapperont tous à mon désir de les immortaliser. Je repars et m’arrête presque aussitôt près d’une grande bâtisse en ruines mais cette fois-ci pour un vrai pique-nique. Il n’est que 11h mais je suis parti tôt et le p’tit déj est déjà bien loin. Assis sur de vieilles pierres de la bâtisse, je déjeune l’œil toujours aux aguets. C’est ainsi qu’un chevreuil sortant de l’épaisse forêt qui se trouve sur ma gauche aura l’honneur de figurer au bestiaire de cette journée. Mais m’étant levé,  il a noté ma présence et de lui aussi, je n’aurai qu’une seule photo. Je repars et quitte la piste par des balisages « circuit minier » ou peinturlurés de jaune toujours aussi parfaits. Le suite et la fin, toujours en descente, restent captivantes pour le naturaliste que je suis. Toutefois moins chargées en vestiges miniers intéressants,  le chemin devient automatiquement plus « roulant ». Seuls quelques bovins et équidés stoppent vraiment mes pas. Voilà presque 5h que j’ai démarré.  Il est 12h30 quand je retrouve les premières maisons d’Escaro bien décider à une longue visite puis à la découverte de son musée de la Mine et de la  mine à ciel ouvert. Si la visite du village n’est pas un problème en soit, le musée lui est fermé en ce 31 mai. Tout comme un couple qui est venu tout exprès et qui attend devant la porte, j’ai malheureusement un jour d’avance et je pourrais presque dire deux malchances : nous sommes un vendredi et le musée est ouvert les week-end et jours fériés et en plus nous sommes le 31 mai et il sera vraiment ouvert à partir du 1er juin m’annonce le site en regardant mon smartphone. Cette double malchance me sera confirmée par la secrétaire de mairie. En désespoir de cause, je continue ma longue visite du village puis décide de filer vers la mine à ciel ouvert du Pla de la Ganta.  J’emprunte un chemin qui y mène passant sous le parking où j’ai laissé ma voiture. Ce dernier descend vers le Correc del Clot de Llivia. Mais pas de chance une fois de plus. Après une centaine de mètres, mon pied droit pivotant sur une pierre, je suis quitte pour une petite entorse stoppant définitivement mon ardeur. Je ne verrais jamais cette mine de près et pas sa géologie non plus. Ah oui, j’allais oublié : j’ai trouvé une pierre blanche et noire qui m’a paru intéressante car sur l’instant j’ai pensé qu’il pouvait s’agir de « fluorine ». Vous la découvrirez à la fin de ma vidéo. L’application de reconnaissance et de comparaison Google Lens propose le plus souvent la Tourmaline comme minerai mais ce n’est qu’une suggestion et pas une certitude. J’ai quand même noté sur le Net que la « tourmaline » et la « fluorine » sont des minerais souvent liés sur le plan métamorphique. Je suis donc preneur si quelqu’un a une révélation concernant cette pierre. Ainsi se termine cette superbe balade.  Je l’ai enregistré dans mon GPS à partir du site VisuGPX pour une distance de 6,8km mais au regard de mes différentes divagations, j’ai dû accomplir un bon kilomètre de mieux et peut-être même un peu plus si je tiens compte de cette misérable fin claudicante. L’altitude la plus haute est située à 1.110m sur la piste juste après le lieu-dit l’Escoums quant au plus bas, il est au village d’Escaro lui-même à 872m, soit un modeste dénivelé de 238m. Carte IGN 2349ET Massif du Canigou top 25.

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La Boucle "Au fil du Còrrec de la Corregada" depuis Saint-Estève.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 10 musiques ou chansons du duo irlando-norvégien Secret Garden extraites de leur album "Songs In The Circle Of Time". Elles ont pour titre : "Solace", "Epilogue", "Liberty", "Stepping Up", "Twilight Song", "Cathedral", "Lullaby For Grown-Ups" chantée par Espen Grjotheim , "Renaissance", "Irish Waltz" et "Session". 

La Boucle "Au fil du Còrrec de la Corregada" depuis Sainr Estève.

La Boucle "Au fil du Còrrec de la Corregada" depuis Sainr Estève.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

J’ai longuement hésité à mettre en ligne et comme une vraie randonnée cette balade que j’ai intitulée « La Boucle au fil du Còrrec de La Corregada (*) depuis Saint-Estève ». Non pas qu’elle soit difficile ou compliquée,  mais tout simplement parce que je l’ai démarrée comme un vrai randonneur follement amoureux de la Nature et que je l’ai terminée comme un lanceur d’alerte écologiste amateur (**). Alors, je ne sais pas si vous serez tenté de l’accomplir mais je l’ai fini vraiment dépité et en colère. En colère, au regard de tout ce que j’ai vu d’horribles au fil de ce parcours : ruisseau amplement pollué par la proximité de la zone industrielle de la Mirande, zones écologiques massacrées par des engins à moteur et qui se réduisent comme peau de chagrin à cause d’une bétonisation de grande ampleur de tous côtés et enfin des dépôts sauvages si nombreux qu’ils sont visibles sur les cartes aériennes de Géoportail.  Il faut savoir que cette boucle que l’on peut démarrer de l’étang de Saint-Estève (je l’ai démarré de chez moi mais en passant par l’étang) circule en grande partie au sein d’une Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) dénommée « Plaine de Saint-Estève ». Cette dernière est mitoyenne et conjointe d’une autre ZNIEFF dite « Plaine de Torremillla » pour ne citer que la plus proche. Voilà ce que l’on peut lire sur le site Internet de cette dernière zone :  « les nombreux facteurs impliqués dans la présence de ces mares temporaires rendent cet espace naturel très vulnérable. La principale menace qui pèse sur cette ZNIEFF est la pression d'urbanisation avec la proximité de l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes et des ZAC de Saint-Estève et de Torremilla. Des projets d'aménagements de grande ampleur sur le site détruiraient irrémédiablement ces habitats et espèces végétales protégées de grande valeur. La reconversion des friches en culture ou vignoble constituerait également une menace. Ce milieu est aussi très vulnérable aux modifications de l'environnement périphérique, notamment sur le plan hydraulique (en amont et en aval du bassin versant). » Si les commentaires sur la ZNIEFF Plaine de Saint-Estève sont rares, on peut lire néanmoins : «  Le périmètre retenu est centré sur une partie de la plaine accueillant un important cortège de plantes rares caractéristiques des milieux temporairement inondables. Sa délimitation s’appuie exclusivement sur des éléments physiques et d’occupation du sol, à savoir des limites de parcelles, des chemins et des cours d’eau (correc de la Corregada au sud, ruisseau de Llavanera au nord) ».   Il paraît donc évident que les menaces qui pèsent sur les deux zones sont identiques. Pourquoi la  ZNIEFF Plaine de Saint-Estève ferait-elle exception alors que les 2 zones sont proches l’une de l’autre, que le ruisseau de la Corregada ; déversoir de l’étang de Saint-Estève, y circule dans une ample zone argileuse définie comme « Gazons méditerranéens aquatiques à Isoètes ». Or, voilà 15 ans que j’y viens régulièrement pour observer la Nature, parfois en VTT, mais le plus souvent à pied, et force est de constater que toutes les inquiétudes exprimées sont en train de se réaliser. Je vois cette zone, où la Nature y était magnifique et bien présente, se réduire comme peau de chagrin. Je la vois changer au fil des ans car largement foulée par des engins à moteur. Une nouvelle zone commerciale et industrielle est en train de s’y installer près du Mas de Torremilla. Idem de l’autre côté de la D.1 mais plus près de l’aéroport où les constructions d’entreprises n’ont de cesse de s’implanter depuis plusieurs années. La garrigue et les friches  disparaîssent et de ce fait la biodiversité a fortement tendance à disparaître elle aussi. Ici, dans les ZNIEFF, quelques plantes rares ont été observées, plantes qui un jour qui sait pourront peut-être devenir médicinales et soigner des maladies.  Je constate années après années cette énorme dégradation même si certaines espèces ; mais pas toutes,  ont un pouvoir d’adaptation extraordinaire.  Mes photos de Nature prise un 1er avril ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt du désastre. Au-delà de cette urbanisation galopante, que l’on peut éventuellement, non pas comprendre mais concevoir, parce qu’il faut toujours créer plus d’emplois, plus de logements, plus d’industries, plus de commerces, plus de dispositifs énergétiques, plus de tout, etc…, il faut noter que ce parcours que je propose est amplement pollué de différentes façons. Parlons d’abord de la Corregada. Située à la limite nord de la ZAC de Saint-Estève, on y trouve en son lit toutes sortes de pollutions qui vont des plastiques aux polystyrènes en passant par des panneaux de bois, des palettes, des pneus, des objets hétéroclites allant du ballon d’enfant à la cuvette WC, sans compter des plantes envahissantes venues d’ailleurs qui ont un pouvoir de colonisation parfois très vigoureux. Si le ruisseau est récuré régulièrement, récurage indispensable en prévisions de pluies exceptionnelles, je note qu’il est souvent fait sans tenir compte qu’il est amplement occupé par une faune (avifaune, batraciens, reptiles, poissons, insectes, etc…) qui y nait, qui y vit et qui y meurt, sans nécessité que cette mort survienne à cause d’une pelle mécanique qui décime tout sans réflexion environnementale. Il est fait aussi le plus souvent sans ôter les éléments pollueurs (pneus, plastiques, polystyrènes, palettes, etc…).  Cette pollution, on la retrouve tout au long du parcours du ruisseau. La large zone argileuse ;  où le ruisseau circule et devient bassine naturelle de rétention en cas de pluies diluviennes ; il s’agit d’un lieu de nidification de magnifiques oiseaux que sont les Guêpiers d’Europe, les Coucous-geais et les Huppes fasciées, pour ne citer que les passereaux les plus beaux, mais il y en a bien d’autres. Or, ici,  les moto-cross, buggys, monsters-trucks et autres quads s’adonnent sans vergogne dans les bosses marneuses séculaires mais aussi au sein même du ruisseau comme j’ai pu le constater. Ces ingérences dans les roselières sans aucune retenue mettent à mal une avifaune et une faune qui ne vivent que dans ce biotope très particulier.  Et comme en France, tout est permis, et que l’on ne sait plus rien interdire, ce lieu qui devrait normalement être protégé deviendra peu à peu une zone dénudée et vide de toute vie. Elle en prend le chemin. Les Guêpiers d’Europe qui venaient nombreux nicher dans les falaises d’argile ont grandement quitté les lieux depuis 2 ans. On les voit encore parfois mais la plupart de leurs nids encore visibles sont désertés.  Les rousserolles effarvattes et les coucous-geais dont les vies sont intimement liées ne sont visibles qu’exceptionnellement et sur des périodes de plus en plus courtes. Les autres oiseaux se font rares, les rapaces notamment, mais quelques-uns s’arrêtent néanmoins lors de leur migration car l’endroit encore un peu aquatique de temps à autre, quand il pleut beaucoup, retient quelques insectes, gastéropodes, batraciens et reptiles. Mais le pire reste à découvrir avec tout autour le développement incroyable de parcs photovoltaïques et surtout de décharges sauvages, les deux ne cessant de plus en plus de  conquérir des surfaces qui étaient réservées à la Nature. Passe encore pour les panneaux photovoltaïques, dont certains servent de serres à culture et font sans doute le bonheur de leurs propriétaires terriens, mais les dépôts sauvages sont tels désormais qu’on les voit sans problème sur la vue aérienne de Géoportail. Tout ça pour conclure que toutes ces intrusions et pressions qu’on les considère normales et utiles ou bien anormales car agressives ont un impact énorme sur tous les biotopes du secteur et toute leur biodiversité, que cette dernière soit sédentaire ou de passage. Si on rajoute à tout ça, les trop longues périodes de sécheresse dues au changement climatique et engendrant parfois des incendies (la zone en a connu un en septembre) , il y a lieu de s’inquiéter de cette spirale infernale car peut-être irréversible dont peu de nos élus semblent prendre conscience à une juste mesure. Je peux aisément comprendre que dans cette période récessive où ils sont en manque de dotations de la part de l’Etat, ils soient enclin à trouver des recettes d’où qu’elles viennent mais ne faisons-nous pas partie intégrante de cette biodiversité qui est train de disparaître ?

Après ce long préambule que j’ai estimé nécessaire, la randonnée elle-même reste à découvrir, si vous ne la connaissez pas, un plan sur carte IGN est joint à mon reportage. Il montre le tracé que j’ai suivi et vous aidera je l’espère si vous envisagez de l’accomplir. La vidéo que je propose vous aidera également. J’y ai découvert une flore bien présente mais pas encore totalement épanouie parfois car nous n’étions que le 1er avril. Papillons, oiseaux, criquets sont les principaux animaux vus et parfois photographiés même si quelques belles surprises comme un hérisson, une perche soleil, une couleuvre vipérine et un crapaud juvénile ont été observés. Cette balade a été longue 8,9km incluant le départ depuis chez moi et divers errements au sein des deux zones au lieu-dit Còrrec del Siure. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

(*) Còrrec de La Corregada : La Corregada est un ruisseau qui prend sa source dans l'étang de Saint-Estève. Toutefois, on peut lire sur le livre de Lucette Martinelli-Germa "Sant-Esteve del Monestir au temps passé" (Editions Les Presses Littéraires) "L’étang est dû à une petite source qui s’écoulait sur une zone argileuse recueillant les eaux de pluie. Autrefois en eau seulement en hiver, il hébergeait une plante assez rare l’hysope. Par la volonté des hommes, il est devenu l’Etang, plan d’eau permanent et lieu de promenade apprécié". Il traverse la moitié nord de la commune avant de poursuivre son parcours sur la commune de Perpignan. Le site de l'étang, nommé autrefois le Domaine de Estany, était un de bassin de rétention d'eau naturel qui s'asséchait au printemps. C'est dans les années 80 que fut aménagé le site et ses abords qui s'étend sur près de 12 hectares.  (source Wikipédia). Le capacité découlement de la Corregada ou Courragade en français : 8 m3/s. Avant de passer sous l’A9, la Courragade en crue peut décharger ses eaux dans le bassin de rétention, construit le long de son cours, qui atteindra à terme 1 million de m3. Afin que ce cours d’eau ne rejoigne plus le Canal de Vernet et Pia, un cloisonnement en béton a été construit. Une fois l’A9 franchie, la Courragade devient le Rec d’En Farines. (Source site Internet de la mairie de Perpignan). A Saint-Estève, non loin du ruisseau, une rue porte le nom de "rue de La Courregade". Toponymie : le mot "corregada" est très ancien puisque sur "Google recherche Livres", on le trouve dans le lexique roman au temps des troubadours mais aussi dans un "affarium" (métairie) de 1470 du côté d'Aurillac . En langue romane, il nous est dit qu'une "correjada" ou "corregada" est une petite courroie ou un cordon. On peut donc sans crainte de se tromper dire qu'une corregada est un petit cordon d'eau c'est à dire soit une rigole ou un ruisseau. Cela nous est d'ailleurs confirmé dans "Une revue des langues romanes" de 1939, dans lequel on peut lire "corregada «id» latin "corrugus", «canal de lavage pour minerai». Dans certains livres en catalan, on trouve ce mot comme étant un nom commun. Côté Catalogne espagnole, il peut signifier "torrent". L'Institut d'Estudis Catalans nous confirme que les mots "Còrrec et Corregada" sont de nos jours encore bien utilisés dans la région.

(**) Lanceur d’alerte écologiste amateur : En terminant cette randonnée, et au regard des connaissances environnementales (ZNIEFF) que j’avais de cette zone,  j’étais tellement en colère après tout ce que j’avais vu de négatif que je me suis dit « il faut que tu fasses quelque chose ». J’ai donc longuement regardé la carte aérienne sur le site Géoportail et j’en ai conclu qu’une grande majorité des dépôts sauvages était située sur la commune de Perpignan. Une minorité sur celle de Saint-Estève mais non négligeable quand même ! J’ai donc décidé d’écrire à Monsieur Louis Aliot, maire de Perpignan.  Si je n’ai rien fait concernant ma propre commune, c’est parce qu’il y a quelques années j’avais adressé en vain un grand nombre de photos concernant ces dépôts. Voici ci-dessous la lettre envoyée et la réponse reçue. A l’heure où j’écris cet article, (le 6 novembre 2024) je précise que rien n’a été fait en 7 mois. Au contraire, les dépôts sauvages de toutes sortes n’ont fait qu’empirer. On peut juste noter le passage de quelques ferrailleurs qui ont enlevé tout ce qui était métallique mais d'autres ont été jetés depuis. Un incendie a démarré le 15 septembre 2024 à l’emplacement d’un dépôt sauvage. Selon l’Indépendant, "ce feu a eu le temps de dévorer 5 hectares de broussailles et de garrigue avant d'être fixé par les 40 soldats du feu mobilisés et au terme de 14 largages moyens aériens".  Il faut noter qu’il s’est arrêté à la limite du ruisseau, sa présence ayant sans doute servi à faciliter l’extinction. J’y suis allé voir et j’ai quand même aperçu dans cette zone où tout a brûlé un grand nombre de terriers (lapins, lièvres et renards) dont les entrées ont été touchés par l'incendie. Au regard du nombre de buissons, pins et autres végétaux de la garrigue, il ne fait aucun doute qu’un grand nombre de nids d’oiseaux ont brûlé également même si les animaux calcinés les plus visibles sont les gastéropodes (escargots et limaçons). Ils jonchent le sol sur des surfaces parfois assez impressionnantes. C'est autant de nourriture que d'autres animaux sauvages n'auront pas. Dans cette chaîne alimentaire si importante, n'oubliant pas que l'Homme n'est qu'un simple maillon.....au même titre que l'anchois disent des spécialistes bien informés ! J'avoue que ma vision idéale de notre planète n'est pas de vivre dans un bocal sous-vide ou une boîte de conserves mais ça peu de personnes de nos jours semblent s'en préoccupper et il faut le regretter.

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Courriel de Gilbert JULLIEN : DECHARGES SAUVAGES DE TORREMILA

03/04/24 13:57

Gilbert JULLIEN

à :

monsieur.le.maire@mairie-perpignan.com  

détails

A l’attention de Monsieur Louis Aliot, maire de Perpignan.

Monsieur le Maire,

J’ai 75 ans et je ne suis qu’un citoyen lambda mais amoureux de la France et de la Nature. Par amoureux de la Nature, n’entendez pas « écologiste » au sens politique du terme car en général les idées « contradictoires » pour ne pas dire « paradoxales et absurdes » de ce parti sont plutôt éloignées des miennes, si vous voyez ce que je veux dire.

J’habite Saint-Estève et si je vous écris, c’est parce qu’avant de ce faire, j’ai pris soin de vérifier que le problème que je vous expose n’est pas dans sa plus grande partie situé sur ma commune mais bien sur celle de Perpignan. Encore que dans le cas présent,  personne n'est à l'abri et j’estime qu’il serait bien que tout le monde tire les choses dans le même sens, il en va de l’intérêt de tous.

Voici donc le problème. Passionné de Nature et de randonnées, il m’arrive régulièrement de partir à pied de chez moi pour photographier flore et faune. Or, dans le secteur que l’on appelle plus globalement« Torremilà », je constate au fil des ans de plus en plus de décharges sauvages. Elles sont devenues d’autant plus nombreuses et importantes qu’elles sont même visibles sur les photos aériennes de Géoportail. J’y suis passé encore ce lundi 1er avril et tout ce que j’ai pu voir m’a absolument sidéré et attristé. Je vous adresse donc quelques photos par l'intermédiaire du site suisse GROS FICHIERS afin que vous puissiez constater par vous-même de l’étendue du problème. Il prend de l’ampleur au fil des ans. Par grand vent, plastiques et polystyrènes s’envolent et s’étendent un peu partout dans la garrigue. Quand je pense que ce secteur est classé à juste titre zone naturelle d’intérêts écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), je me dis que c’est dommage de le voir se dégrader de plus en plus sans que rien ne soit fait (apparemment). C’est d’autant plus dommage que s’agissant également d’une zone géologique et humide (quand il pleut) assez exceptionnelle, elle accueille des espèces fauniques souvent remarquables mais aussi des voitures et des motos qui viennent y faire des gymkhanas et autres moto-cross. Si je suis tolérant et peux comprendre que chacun puisse assouvir sa passion, il y a peut-être des lieux plus adaptés que de venir les accomplir là où viennent nicher les guêpiers d’Europe, les huppes fasciées, les faucons pèlerins, les rousseroles effarvattes, et autres coucous-geais. Voilà quelques espèces que j’ai pu photographier régulièrement depuis des années mais dont les populations diminuent au fil des ans sans doute à cause de la pollution de plus en plus grande et de la gêne occasionnée par des véhicules pétaradants. Des espèces, il y en a bien d’autres sédentaires ou de passage comme le rare Oedicnème criard ou la Fauvette à lunettes que je n'ai plus vu depuis quelques années. Outre les oiseaux, il y a également des lézards, des batraciens, des papillons, des criquets, des sangliers qui viennent boire dans le ruisseau de la Corregada, j’en passe et des meilleurs, etc….

Si je n’ai pas la prétention de détenir la totale solution de ce problème, j’ai quand même l’intime conviction que quelques imposants enrochements à l’entrée des principaux chemins du secteur où se trouvent ces décharges sauvages seraient déjà un bon début. Bien sûr, j’ignore si ces lieux sont privés ou sur le domaine communal.

Sachez aussi que si des journées de nettoyage sont prévues, je peux y participer. Il suffira de me le dire. Mon état de santé ne me permet pas de soulever des charges trop lourdes mais pour tout le reste je peux donner un coup de main.

Voilà ce que je voulais vous dire.

Merci d’avance de l’attention et de l'intérêt que vous porterez à ce message.

Recevez, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.

Gilbert JULLIEN.

Réponse reçue : 

La Boucle "Au fil du Còrrec de la Corregada" depuis Sainr Estève.

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Le Circuit "Les mots du vignoble" au départ de Fourques.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons en hommage au chanteur Christophe décédé du Covid-19 en avril 2020. Elles ont pour titre : "La Petite Fille du Soleil" (Didier Barbelivien), "Succès fou", "Les Mots Bleus" (Jean-Michel Jarre), "Aline" et "La Dolce Vita" (Jean-Michel Jarre). 

Le Circuit "Les mots du vignoble" au départ de Fourques.

Le Circuit "Les mots du vignoble" au départ de Fourques.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


Avec ce circuit des « Mots du vignoble », c’est la troisième randonnée que je vous propose au départ de Fourques, c’est dire si la commune des Aspres a fait des efforts dans ce domaine pour faire connaître sa jolie cité et son terroir vinicole remarquable.  Les deux premières avaient pour nom « Le Sentiers des Histoires » et « Les chemins d’Adrienne ». Notons d’ailleurs que le départ de notre balade du jour est identique aux « Chemins d’Adrienne » avec un départ Carrer Font del Terrer jusqu’à quitter la Ribera del Llauro, rivière sablo-caillouteuse que l’on chemine aisément mais à éviter aux périodes excessivement pluvieuses. Cette rue Font del Terrer, plus loin écrite Fount del Tarré est à prendre près de la mairie où il faut emprunter la porte de l’ancien château puis tourner à droite. Vous y tomberez dessus.  Au sortir du ruisseau del Llauro, le tracé des« Chemins d’Adrienne » part à gauche et le nôtre continue tout droit jusqu’à atteindre la D.615 qu’il faut traverser. Notons qu’entre les deux, il faut traverser la rivière Réart. Sur la D.615, petit moment de solitude à l’instant de cette traversée. Absence de balisage ? Panonceau directionnel disparu ? Par bonheur, le tracé enregistré dans mon GPS est là pour nous garantir la suite. Cette dernière longe un vignoble en direction d’une modeste colline argilo-sableuse qu’il faut gravir. On retrouve le balisage jaune bien présent propre à ce P.R. Paysages proches ou lointains, fleurs, oiseaux et papillons sont les principaux clichés que j’enregistre dans mon appareil-photo en prévision du reportage vidéo que j’ai prévu de réaliser. Il en sera ainsi tout au long du parcours avec des photos quasiment inédites comme celle d’un hérisson et d’un oiseau que j’ai rarement vu (une seule fois à Urbanya) à savoir un Gros-bec casse-noyaux. De plus, une superbe Perdrix rouge a échappé à ma sagacité photographique. Côté fleurs, j’aurais aussi de jolies surprises avec une Sauge clandestine, un Ophrys jaune et un Muflier de champs, là aussi rarement observées. A part ça, le parcours est jalonné de 9 pupitres dont les mots et leurs  thèmes n’ont pas été puisés dans le lexique viticole comme on aurait pu l’imaginer. Le panneau de départ nous les présente comme faisant partie « du paysage fourcatin et comme des clés expliquant ce paysage agricole riche de la culture de la vigne et de son Histoire » : Font del Terrer, belvédère, casot, boussole, moulin (del Xandres), chapelle (Saint-Vincent), cave coopérative, voilà les « fameux » mots. On regrettera que la randonnée étant ancienne, la plupart de ces pupitres aient souffert du soleil et des intempéries, certains devenant quasiment illisibles (Le Belvédère,  Le Casot) et d’autres carrément absents (Le Lavoir). Une réfection de ces pupitres seraient donc une excellente initiative, et ce afin de redonner un intérêt primordial à cette jolie boucle pédestre. En conclusion, cette courte randonnée reste agréable car elle est très facile même s’il est sans doute préférable de la faire au printemps ou en automne et ce, afin d’éviter les périodes les plus caniculaires. Je rappelle aussi que le tracé empruntant certaines rivières et ruisseaux, il est fortement déconseillé de l’accomplir dans le cas d’épisodes pluvieux du style « cévenol ». Comme de très nombreux villages de notre beau département, l’Histoire de Fourques mérite qu’on s’y attarde et ce d’autant que son patrimoine est encore souvent là.  Même s’il est parfois ruiné, ce patrimoine nous parle encore et entendre tous « ces mots » nous rappelle qu’ils sont la mémoire de notre pays. Ne pas devenir amnésiques de notre Histoire millénaire est la seule façon de continuer à exister au sein d’une planète où tout a tendance à se dissoudre dans un désordre consumériste mondialisé. Plusieurs sites Internet évoque Fourques et son Histoire (*). Je n’ai pas enregistré de chiffres mais cette randonnée est donnée pour une distance de 8km et un dénivelé de 100m. Le tracé que j’avais réussi à enregistrer était long de 8,3km exactement. Carte I.G.N 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25.

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