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La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 musiques du duo Secret Garden. Elles ont pour titre : "Open Doors", "Grace", "Sortie", "First Day Of Spring", "Fields Of Fortune" et "Divertimento" (version incompète). 

La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.
La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Toujours en villégiature au lac de Payolle, ce reportage vous présente notre deuxième randonnée réalisée au cours de cette semaine-là dans les Hautes-Pyrénées. Trouvée elle aussi sur le site Visorando ; après celle consistant à monter vers « le Plo del Naou depuis le col d’Aspin » ; celle-ci s’intitule « Dans les estives autour du Tuco ».  Le Tuco (*) étant un modeste mamelon culminant à 1.304m d’altitude et présentant peu d’intérêts puisqu’on n’y monte pas, y cheminant seulement autour.  J’ai quelque peu changé mon titre en « La Boucle autour du Tuco et au vallon de la Gaoube depuis le col du Sarrat de Gaye » car finalement c’est bien de là que l’on démarre même si cette mention n’est pas toujours présente sur les cartes, et notamment sur l’IGN. Deuxième raison, il y a un autre « Tuco » à 1.624m d’altitude et à l’ouest du nôtre ; et donc finalement pas très loin ; et il ne faut surtout pas se tromper de lieu. Toutefois, n’ayez aucune crainte, j’ai changé l’intitulé mais l’itinéraire reste le même, quant aux autres centres d’intérêts que ceux mentionnés dans le titre, ils y sont nombreux eux aussi. En ce 25 août, il est 10h30 et nous sommes au départ du chemin empierré (côte 1.234m) cité sur Visorando. En fin de compte, nous l’avons trouvé sans réelle difficulté, si ce n’est la distance inutile faite en voiture depuis le village de Sainte-Marie de Campan. Depuis Payolle, il est nettement plus court mais assez bizarrement l’application Waze en avait décidé autrement ! Pour quelques explications et les centres d’intérêts en voilà une courte description dans un ordre chronologique. D’abord quelques généralités, avec des paysages et des panoramas sublimes qu’offrent des chemins et sentiers variés quant à la nature de leur sol. Bien caillouteux au départ, il varie selon les terrains devenant parfois carrément herbeux. Chemins creux car encadrés de pierres sèches ou sentiers enfouis au milieu de hautes fougères, hormis la fin sur de  l’asphalte, rares sont ceux qui sont ennuyeux. L’asphalte finale, on peut très souvent l’éviter en marchant sur les bas-côtés herbeux. Vertes prairies, jolis vallons et des hautes montagnes plus ou moins proches tout autour sont les principaux décors. Des cabanes, des granges typiques de nos belles Pyrénées, d’autres transformées en belles maisons et quelques imposantes fermes jalonnent le parcours de manière assez disparate. Vaches, veaux, ovins, caprins et chevaux y trouvent d’innombrables pacages à leur goût. Si on y soupçonne d’autres mammifères plus sauvages tels que les sangliers, les cervidés et autres rongeurs nous n’en verront aucun aujourd’hui. Seul un chevreuil a émis ses aboiements rauques et de manière répétée dans la dernière forêt que nous avons traversée. Il y a aussi bien sûr, le Courtaou des Esclozes, séculaire village pastoral réhabilité par une association où une visite et un pique-nique y sont impérativement à prévoir. A l’écoute du chant des pinsons et sous les regards peu inquiets d’une multitude de lézards occupant les innombrables murets en pierres sèches, nous y avons déjeuné d’un bel appétit à l’ombre d’un long préau de rondins, en réalité une ancien enclos qu’un panneau en explique longuement les usages. Les rougequeues noirs et les gobemouches sont là aussi, peu farouches et habitant amplement le lieu. Malgré une altitude modeste, cet ancien minuscule hameau est là pour nous rappeler que les estives passées ne s’effectuaient pas dans les mêmes conditions que celles pratiquées de nos jours. Les bergers y passaient l’entière saison dans la montagne, logement inclus. La route bitumée toute proche a changé les choses. Si cette cabane a été magnifiquement restaurée, le reste du hameau est quasiment arasé. Un peu plus loin, un refuge plus imposant se présente mais ce n’est pas le bon chemin alors nous avons fait demi-tour. Peu après et plus bas dans un vallon murmure un autre chant que celui des oiseaux. C’est celui du rafraichissant torrent de la Gaoube qu’il faut longer sur quelques décamètres. Faisant partie intégrante des atouts de cette boucle, il explique la modification dans le titre que j’ai choisi. On quitte par la gauche le chemin principal pour emprunter une passerelle de bois qui enjambe le petit torrent près du lieu-dit Artigussy. Ici aussi, des cabanes d’estives sont visibles et un panneau explique de manière détaillée comment était fabriqué le beurre jadis. Un sentier tourbeux nous éloigne du ruisseau. Là, outre l’aspect agréablement pastoral du lieu, belle surprise avec trois inattendus Buffles du Levant, plus communément appelés « bufflonnes », dont deux dorment impassibles au bord même du torrent. « Burrata ou mozzarella pyrénéennes » ? Pourquoi pas ? Après tout, l’expérience à concevoir de bons fromages est ici évidente. A cet endroit, et pour avoir été distraits quelques instants, prenez garde à maintenir votre smartphone ou GPS allumés car la passerelle de bois à emprunter citée ci-avant n’est pas visible depuis le chemin. C’est ainsi que nous avons marché 500 à 600m de mieux, constatant que la passerelle de bois était désormais derrière nous.  Je ne peux pas regretter notre bref égarement, car outre les buffles, il m’a permis de photographier un « Prince des torrents », à savoir le discret « Cincle plongeur ». Ce fantastique petit passereau met en œuvre d’incroyables techniques de nage et de marche pour trouver son alimentation au sein même des plus fougueux torrents. Descendre ou remonter le courant, avec beaucoup ou peu d’eau,  c’est-à-dire soit en nageant soit en marchant, aucun problème pour lui. Il s’adapte à toutes les conditions y compris les plus extrêmes. Après le torrent et sa passerelle de bois, nombreux seront les randonneurs à trouver la suite et la fin moins agréable.  En effet, le parcours change quelque peu. Après un sentier à nouveau au milieu des hautes fougères, l’itinéraire traverse une sombre forêt de hêtres avant de terminer sur la route bitumée du Sarrat de Gaye (**). J’ai personnellement tenté d’oublier ces prétendus « inconvénients » grâce aux décors environnants mais aussi en continuant à concentrer mon appareil-photo sur les « choses » de la Nature comme je l’avais fait depuis le début. Avec plus d’acuité encore. Si en cette fin août, la flore n’est pas des plus foisonnantes, on trouve encore quelques fleurs de saison que l’on ajoute à celles qui font de la résistance face au changement climatique. Quant à la faune, sans évoquer celle non sauvage,  elle se résume à ce chevreuil aboyant à l’instant où nous traversons cette hêtraie, à d’autres lézards et papillons mais surtout à des passereaux que j’aperçois en grand nombre : pinsons, pouillots, pies-grièches, pipits, bruants, rougequeues, gobemouches, merles, mésanges et fauvettes sont les plus visibles sans compter d’innombrables hirondelles en partance pour l’Afrique et qui avaient décidé de faire étape sur un grand arbre desséché. Un très joli spectacle. Avec leur taille plus conséquente corneilles  et rapaces sont également bien présents dans tout ce secteur montagnard. Voilà le parcours et tout ce que l’on peut y découvrir même si photographier toute cette faune aurait été trop beau.  A quelques dizaines de mètres de l’arrivée, nous avons fini au milieu d’un gros troupeau de vaches. Elles arrivaient de partout et se réunissaient sans que l’on sache quel instinct particulier ou quelle horloge interne guidaient leur pas les unes vers les autres.  Elles arrivaient de tous les côtés pour finalement se rassembler près d’un enclos qui était fermé. A cet instant et tel un rassemblement de manifestants très mécontents,  leurs beuglements, leurs meuglements et leurs mugissements démarrèrent et s’amplifièrent au fil de notre cheminement commun. Pourquoi criaient-elles ainsi ? Nous ne trouvions aucune explication rationnelle à tout ce remue-ménage.  Et de ce fait, nous n’étions pas rassurés, surtout quand nous étions contraints de marcher avec elles car dans la même inévitable direction.  Quelques-unes  d’entre-elles s’immobilisaient très souvent, se tournant constamment vers nous, nous regardant d’un œil mauvais, et grattant le sol d’un de leur sabot comme le font parfois les taureaux de corridas. Elles faisaient peur à Dany. Finalement mais involontairement aussi, on a fait le choix de se séparer, Dany continuant la route en évitant au mieux le troupeau et moi en les contournant et en montant une pelouse pour m’éloigner de leurs clameurs grandissantes. « Esquiver les estives » était notre leitmotiv.  En fin de compte, notre voiture étant là, intacte comme nous l’avions laissée, car suffisamment éloignée du troupeau, nous réussîmes à terminer cette jolie randonnée convenablement. Comme dit le proverbe, « tout est bien qui finit bien ». Le temps de nous retourner et les vaches s’étaient déjà bien éloignées de l’enclos clos, devenant soudainement aussi muettes que des carpes. Avaient-elles été contrariées par notre présence ou bien par l’enclos qu’elles avaient trouvé fermé ? Nous ne le saurons jamais ! Bien que située sur la commune de Campan, cette boucle pédestre en est relativement éloignée. Il est vrai que Campan est une commune rurale très étendue (95km2). Elle englobe une multitude de villages et de hameaux, eux-mêmes très souvent disséminés au niveau de leurs habitats respectifs. Le lieu-dit qui nous intéresse ici est celui du Sarrat de Gaye puisque le départ s’effectue au col éponyme. Pour trouver ce départ situé sur la longue route du Sarrat de Gaye (plus de 6km), je vous conseille de suivre au pied de la lettre les indications mentionnées sur Visorando soit en vous référant comme nous l’avons fait au topo PDF (chemin empierré)  soit grâce aux coordonnées GPS. La suite de la balade est à faire soit en vous aidant d’un GPS préalablement chargé du tracé enregistrable, soit de votre smartphone si vous possédez un abonnement Visorando. Outre les plaisirs de la découverte, des yeux et de la quiétude des lieux, nous avons eu la chance de rencontrer un berger d’une cinquantaine d’années accompagné de ses 2 chiens, dont un était très câlin. Avait-il envie de parler après une trop longue journée de solitude en estive? Toujours est-il que ce tête-à-tête, empreint de gentillesse et de simplicité, a été des plus intéressants. Comme de vieux et bons amis, nous avons évoqué les problèmes sociétaux sans oublier ceux sécuritaires de la France actuelle, lesquels apparemment l’inquiétaient autant que nous. Il nous a parlé de son dur métier et des difficultés pas toujours faciles qu’il rencontrait. Finalement, et bien qu’à des années-lumière dans nos façons de vivre ; lui le plus souvent au plus près de son troupeau et dans l’âpre montagne pour un difficile labeur, et nous paisibles retraités sans vraie difficulté matérielle ; ce fut un réel bonheur de constater que nous étions sur les mêmes longueurs d’onde quant à nos vues « très incertaines » sur l’avenir et de la France. Ses moutons, brebis et autres chèvres le rappelant à sa besogne, cette agréable conversation s’arrêtât aussi brusquement qu’elle avait commencée. Il n’oubliât pas pour autant qu’il était avant tout un fournisseur alimentaire en nous précisant que son épouse tenait un commerce de fromages au lieu-dit Espiadet, tout près de la marbrière ancestrale dite de Payolle. Ça tombait d’autant bien pour lui que le lac de Payolle où nous logions était à moins de 2km de sa boutique. Nous avons bien tenté à 3 reprises d’acheter de son fromage en souvenir de notre cordiale discussion et pour l’aider dans son énergique labeur mais à chaque fois le magasin était fermé.  Le dernier jour encore, lors de notre départ de Payolle, nous sommes passés au magasin. Il était 9h mais ce dernier n’ouvrait qu’à 10. Dommage ! Sur Visorando, cette boucle est donnée comme « facile » ; c’est le cas ; pour une distance de 8km et un dénivelé positif de 180m. Rajoutons qu’elle est magnifique ! Petit conseil pour trouver la ligne de départ sur la carte IGN de Géoportail, il suffit dans recherche de taper « Sarrat de Gaye ». On arrive direct à la côte 1.234, tout près du lieu-dit « Courtalets », le plus proche indiqué sur la carte. Carte IGN 1747ET - Bagnères-de-Bigorre - Pic du Midi de Bigorre - Vallée de Campan top 25.

(*) Tuco : le mot "tuco" ou "tuc" est un nom générique d'origine celte désignant une hauteur, une proéminence, voire une forme pointue, c’est-à-dire une colline naturelle ou artificielle (motte, tumulus) qui se distingue de son environnement. (Source https://www.les-caue-occitanie.fr/). Il est ensuite devenu toponyme. L’occitan tucò, « sommet » est à l’origine de plus d’une centaines de toponymes, en grande majorité dans le Gers mais aussi en Haute-Garonne, Gironde, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et dans les Landes.  On trouve ainsi le Tuco d’Alans (Gavarnie-Gèdre, H.-P., aussi appelé Pain de Sucre), la Pène de Tuco (Campan, H.-P. – pène, ici avec le sens de « crête de montagne »), le Tuco de Panassac (Panassac, Gers – une motte castrale), le Tuco de la Motte (Tournay, H.-P. – dont on ne sait pas s’il s’agit d’un antique tumulus ou d’une motte castrale), le Tuco d’Esteil (430 m, Monléon-Magnoac, H.-P.) et bien d’autres. On ajoutera le Tucoo (314 m, Peyrelongue-Abos, P.-A.) qui a conservé sa graphie béarnaise, le Tuquo (Nérac, L.-et-G. ; Mingot, H.-P. etc.) et les Tuquos (Madiran, H.-P.). (Source https://vousvoyezletopo

(**) Le Sarrat du Gaye est un longue colline plutôt étroite séparant la vallée de l'Adour de Gripp de celle de l'Adour de Payolle. Comme son nom "Sarrat" l'indique, et tous ceux de la même famille (Serre, serra, serrat, sierra, serret, serraz, etc...), il s'agit d'une crête allongée le plus souvent déchiquetée. (Source Annales de géographie de H.Baulig) J'ignore si c'est le cas ici. Une longue route portant son nom démarre près de Sainte-Marie-de-Campan et se termine à l'approche du hameau de Payolle. Elle est longue de 6,5km environ. 

 

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