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Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques extraites de la chaîne japonaise YouTube intitulée "Dragontense Classique". Elles ont pour titre "Steep Journey", "Twilight Violinist" et "To Pray". 

Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.
Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Il y a quelques années de cela, je vous avais proposé sur mon blog, une très belle randonnée que j’avais intitulée « Le Circuit des 3 châteaux de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes ». C’était en avril 2014 exactement. Le 6 mai 2025, c’est en famille que nous avons décidé de refaire cette boucle, mais en sens inverse cette fois-ci. En sens inverse car j’avais l’intime conviction que cette jolie boucle serait bien différente dans la façon de l’appréhender et donc de la découvrir. Ma conviction se vérifia parce qu’il y a beaucoup de découvertes à y faire ; châteaux Saint-Pierre et Sabarda, Fenouillet/La Vilasse, ancienne église Saint-André et son petit cimetière, gorges de Saint-Jaume, petit étang de la Soula de Pal Ficat, Notre-Dame de Laval, chemin antique de la Serre La Lias et la Nature bien évidemment car constamment bien présente pour peu que l’on soit curieux comme je le suis. La commune de Fenouillet étant très disséminée, vous pourrez, si le cœur vous en dit, y rajouter quelques hameaux, et par là même un peu de distance supplémentaire. Au cours de votre cheminement, vous apercevrez le château de Castel Fizel dont l'accès est difficile. A vous voir si vous jugez bon d'aller le voir de plus près. Si cette fois-ci, j'ai intitulé cette balade « Les Propriétés du vicomte de Fenouillet », ce n'est pas de gaité de cœur. En effet, depuis 2014. il semble que cette jolie boucle pédestre ait eu les faveurs des pouvoirs publics, et notamment du Département des Pyrénées-Orientales, puisqu’au travers de leur récent site « Rando66.fr », on la retrouve à quelques nuances près sous ce vocable-là. Bien que cette dénomination à la connotation bien trop « immobilière » ne me plaise pas, je vais néanmoins la conserver pour cette nouvelle boucle faite en sens inverse. Elle ne me plaît pas mais je la conserve afin de ne pas troubler plus qu’il ne faut les nouveaux randonneurs qui ne la connaitraient pas. En effet, les sites touristiques de cette région PO/Agly/Fenouillèdes la propose sous ce nom-là désormais. Ce nom ne me plaît pas, d’abord par son titre même, car la notion de « propriété » est nettement plus récente (John Locke au 17eme siècle/Révolution) que celle du vicomté de Fenouillet (XIeme siècle). Antérieurement, on parle plutôt de possessions, d'appropriations. Pas très logique donc.  Ensuite, parce que les limites de ce vicomté ont été souvent fluctuantes et ne se sont jamais résumées à cette boucle somme toute assez réduite, même si le château Saint-Pierre a souvent été considéré comme le siège principal des différents vicomtes. Mais peu de choses l’attestent sur la durée. Voilà pour les explications. Et comme indiqué en préambule, il y a quelques nuances puisqu’il est 10H15 quand nous démarrons de la route D.9 à hauteur de la petite chapelle Sainte-Anne et de la croix dite de La Placette. Nous empruntons le chemin montant à la porte dite de Notre-Dame de Douna Pa (donne du pain), porte ouvrant sur l’église romane Notre-Dame de Laval. Ici, nous sommes encore sur la commune de Caudiès-de-Fenouillèdes alors que le topo que l’on trouve sur le Net propose un départ à Fenouillet-La Vilasse. L’église Notre-Dame de Laval étant fermée, on se contente d’en faire le tour en prenant quelques photos.  Après avoir traversé une aire de pique-nique jouxtant l’église, on retrouve la D.9 qui nous amène vers le départ des Gorges de Saint-Jaume. Comme toujours, moi j’en suis déjà à recenser faune et flore. Si la première est incertaine avec seulement quelques papillons bien visibles,  la seconde est carrément fourmillante. Il y a des fleurs partout ! Normal c’est le printemps, et j’ai bien l’intention comme je le fais désormais d’en recenser un maximum. Pas facile quand on marche à plusieurs et qu’il faut suivre le rythme des autres pas toujours en adéquation avec le mien et celui obligatoire de mises au point photographiques. Je fais de mon mieux, rattrapant le retard quand j’en ai l’occasion. Les Gorges de Saint-Jaume sont toujours aussi belles et pittoresques et me ramènent à d’autres souvenirs de balades qu’il serait trop long de lister ici (*) mais j’en extrais un Tour des Fenouillèdes fait en 2011 déjà avec Jérôme. Mon fils est encore là aujourd’hui et de surcroît avec sa compagne Isabelle alors comment ne pas repenser à ce Tour du Bonheur ? Une fois les gorges franchies, le chemin débouche au lieu-dit « Les Nautes » près de la source captée des Adoux. Cette résurgence alimente en partie le ruisseau de Saint-Jaume, même si la vraie source du ruisseau est située non loin du Roc de Boucheville et du refuge de Gai Sourire à environ 1.060m d’altitude.  Il est vrai que la rivière change de nom en cours de route passant du Ravin de la Bène puis devenant ruisseau Noir avant de devenir Saint-Jaume comme affluent de la rivière La Boulzane.  Il fut un temps où l’eau de la résurgence sortait d’un gros tuyau vert sous la forme d’un jet fougueux et bouillonnant. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’y suis rafraîchi tant cette eau était fraîche mais bien agréable en plein été. Depuis, elle a été canalisée dans un bassin bétonné. Peu de personnes le savent mais cette source des Adoux est capitale pour toute la région du pays Fenouillèdes puisqu’elle alimente en eau potable les communes de Fenouillet, Caudiès et Prugnanes. Après la source, direction La Vilasse où se trouve les 2 châteaux médiévaux de Saint-Pierre et de Sabarda. Nous allons y passer beaucoup de temps car outre les intérêts historiques qu’ils présentent avec des panneaux qui sont à lire, nous allons très agréablement y piqueniquer au premier avec devant nous des panoramas à 180° vers la forêt de Boucheville. De surcroît et personnellement, je vais y recenser plus d’une vingtaine de fleurs sauvages différentes uniquement autour des murailles du château Saint-Pierre. Nous continuons  « le Camin del Prat del Rey (le pré du roi) ». Après la découverte du petit cimetière et de l’ancienne chapelle  Saint-André, très ruinée mais intéressante par son ancienneté ; 1011 pour sa première mention dans une bulle du pape Serge IV adressée au monastère de Saint Pierre de Fenouillet, nous grimpons vers le château de Sabarda. La montée par son flanc nord est raide mais courte. Toutefois, une fois là-haut, les panoramas s’entrouvrent magnifiquement à 360° permettant une vision bien différente de celle que l’on avait depuis le château Saint-Pierre. C’est le cas notamment vers le Vallon de Tulla et tous les autres petits hameaux formant la commune. Après Sabarda, on retrouve « le Camin du Prat del Rey ». Dans des paysages excessivement verdoyants, au milieu des prés et des bois,  il nous éloigne de Fenouillet, direction le col del Mas. On notera au passage le Camping des Randonneurs avec ses tipis, ses yourtes mais aussi ses roulottes et ses bungalows, de quoi passer un séjour superbe dans l’immense quiétude d’une Nature préservée. Peu après se présente le petit étang de la Soula de Pal Ficat, endroit tout aussi verdoyant où tables, bancs et barbecue meublent une rafraîchissante aire de pique-nique. Nous continuons toujours sur le GR.36 mais peu après, ce dernier devient bien embroussaillé juste avant d’atteindre la D.9. Nous faisons demi-tour avec un retour vers l’étang et un étroit sentier qui nous entraîne vers une piste forestière le dominant. 30mn plus tard, nous voilà au col del Mas où l’on retrouve le GR.36 pour quelques décamètres seulement, notre objectif étant d’amorcer le retour par la Serre La Lias. Le temps d’une deuxième pause « en-cas » et nous repartons au sein de paysages devenant plus contrastés, la garrigue et le calcaire se faisant plus visibles. D’autres fleurs adaptées à ce biotope viennent compléter mon bouquet floral photographique déjà bien extraordinaire. Pour l’essentiel, la Serre La Lias étant boisée de chênes verts, les paysages disparaîssent. On marche essentiellement en sous-bois sur un chemin hétéroclite, parfois très bon et parfois très rocailleux. Pour peu que l’on s’intéresse à l’Histoire, on apprend que ce chemin est une antique voie romaine. Dans ce cheminement, quelques fenêtres s’entrouvrent de temps à autre laissant apparaître le château ruiné de Castel Fizel, troisième et dernier château de Fenouillet dont la position élevée de son donjon sur un piton rocheux laisse imaginer une fonction de tour de guet sur la Vallée de La Boulzane. Un hameau de quelques habitats  au sein d’anciennes terrasses rappelle qu’il a été un lieu de vie. Broussailleux et rocailleux, son accès étant désormais très difficile, nous en faisons l’impasse et nous ne l’observons que de très loin. Après avoir retrouvé la D.9, un étroit sentier descend dans un ravin et se poursuit en direction du lieu-dit « Les Demoiselles ». Là, on retrouve une voie bitumée rectiligne. C’est la dernière ligne droite avant l’arrivée. Notre voiture est là. Cette superbe randonnée se termine sous un ciel nettement moins bleu que celui qui a préludé notre démarrage. De mon côté, c’est plus d’une centaine de fleurs sauvages que j’ai enregistrées dans mon appareil-photo, plus de nombreux papillons et quelques oiseaux. Oui, la Nature était bien présente et pour moi cette randonnée a été captivante. Telle qu’expliquée ici ; cette boucle a été longue de 11,7km pour des montées cumulées de 731m. Le dénivelé entre le point le plus bas, 349m au lieu-dit Les Demoiselles, et le plus haut 589m à la Serre La Lias est de 240m. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top 25.

(*) Autres randonnées réalisées dans ce secteur de Fenouillet : 

- Le Refuge du Gai Sourire (1.076m) et le Ravin de Tulla depuis Fenouillet (443 m)

Le Pech de Fraissinet (1.173 m) à partir du village de Fenouillet

- Le Tour de la Pelade (1.173 m) depuis Fenouillet (La Coume) 502 m.

- Le Circuit des 3 châteaux de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes

- Le Vallon d'Aigues-Bonnes (710 m) et les Gorges de Saint-Jaume

- Le Pech dels Escarabatets (1.342 m) depuis Fenouillet (500 m)

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La News : Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

Publié le par gibirando

La News vous donne un bref aperçu de la prochaine randonnée qui paraîtra dans la page d'accueil :

La News : Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

La News :  Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.
La News :  Le Moulin de le Cascade et Les Pausades à Durban-Corbières.

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Alors que nous avons accompli cette randonnée en mai dernier, qui aurait pu prévoir qu'en août, soit seulement 3 mois plus tard, un incendie gigantesque allait ravager cette zone cheminée ?  J'en ignore l'ampleur exacte mais j'ai appris que le genèvrier cade vieux de 300 ans que nous avions adoré découvrir a été calciné. Il faudra donc attendre un peu avant que la Nature reprenne des couleurs. 

En ce 18 mai 2025 alors que nous venons d’entrer dans Durban-Corbières, grande effervescence au sein du village. Il est à peine 10h15 mais au regard du nombre de voitures occupant déjà les parkings, on a du mal à imaginer que ce village recense moins de 700 habitants. Nous sommes venus randonner et trouver un emplacement pour ranger notre voiture devient presque un casse-tête. 11, 66, 34, 31, 30, 13, etc.. et même des immatriculations étrangères sont visibles sur les espaces réservés aux véhicules. Finalement, et par chance, nous trouvons une place disponible non loin de la rivière La Berre dans ’un pré où d’autres voitures se sont déjà installées. De ce fait, nous ne sommes qu’à quelques mètres des petits chapiteaux que les différents forains ont installé tout au long des berges de la rivière car aujourd’hui c’est apparemment la fête. Le « Fête Paysanne », nous ne l’apprendront que plus tard. Toujours très intéressée par ce type de festivité, Dany est bien décidé à déambuler au sein des stands avant de démarrer cette randonnée plutôt courte qui doit nous mener vers « Le Moulin de la Cascade et Les Pausades ». C’est donc en flânant au gré de ces divers camelots que nous mettons en « ordre de marche » nos organismes respectifs. .....je reviens au plus vite...... A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs.....

 

 

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La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses chansons extraites d'une compilation YouTube intitulée "Les plus belles chansons d'amour françaises". Elles ont pour titre : "Le géant de papier" (Jean-Jacques Lafon), "Adieu jolie Candy" (Jean-François Michaël), "Et si tu n'existais pas" (Joe Dassin), "Qui saura" (Mike Brant), "Tu m'as laissé" (Frédéric François) et "Hier encore" (Charles Aznavour).

La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.
La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

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En ce 16 avril 2025, après des jours de météos maussades et des pluies à répétition mais bienvenues dans nos belles mais sèches Pyrénées-Orientales, un magnifique soleil illumine un grand ciel bleu. Avec une brise légère et aucun nuage à l’horizon,  il ne m’en faut pas plus pour me lancer dans cette petite randonnée de reprise que je remets depuis bien trop longtemps. A Baixas, je viens de garer ma voiture dans le superbe lotissement de l’Allée de la Part des Anges et j’ai bien l’intention d’effectuer cette courte balade que j’intitule en toute logique « La Boucle floristique autour des carrières de Baixas ». Sur la carte IGN, les carrières  ont pour nom « Les Espereres », « Papalauca » ou encore « El Fornàs ».  Si tout comme moi, votre curiosité a peu de limites et que vous souhaitez les voir, il vous faudra quelques audaces et passer outre des interdictions pour apercevoir un bout de ces immenses cicatrices présentes ou passées. Enfin, elles ne sont pas vraiment un objectif et rien ne vous obligera à ces bravades défendues. Il est déjà 10h30 quand je me mets en route sur le « Cami de Pèna », ou chemin de Cases-de-Pène bien sûr. Je connais bien l'endroit pour y être passé l'an dernier lors d'une balade intitulée « La Boucle des Murs tordus depuis Peyrestortes ». D’emblée, et même si je suis venu beaucoup pour ça, le nombre de fleurs sauvages me scotche. Il y en a partout et d’innombrables espèces. Alors sans jamais trop presser le pas, les clichés floraux s’enchaînent. Sur ma gauche, des vignes et leurs fleurs adventices et sur ma droite des champs en jachère, où sur d’immenses surfaces se complaisent les rouges coquelicots et les blancs anacycles tomenteux. Au bord du chemin, toutes les plantes et fleurs rudérales possibles dont la liste serait trop longue à énumérer sont là. Parfois, il y en a tant, que je ne sais plus où donner de le tête dans ce recensement photographique. J’en oublie sans doute et surtout les fleurs les plus petites. Parfois, les décors s’inversent. Vignobles à droite, jachères à gauche ou vice-versa mais la profusion de fleurs sauvages reste identique. Seul derrière moi, le Canigou majestueusement enneigé reste immuable, dominant Baixas qui s’éloigne petit à petit. Je ne me lasse de l’observer mais difficile d’avancer en tournant le dos au sens normal de la marche. Sur ma gauche, de hauts silos blancs et des trémies me rappellent que les carrières ne sont pas loin pas plus que les entreprises qui les exploitent. D’ailleurs comment les oublier alors que le bruit des camions qui vont et qui viennent est quasi incessant. Cet aspect-là m’intéresse moins. Dans ce cheminement tranquille, le plus souvent tourné vers la flore, seuls quelques papillons, criquets, abeilles et autres insectes volants prouvent que la faune n’est pas totalement absente. Pour l’instant, hormis quelques rares passereaux visibles dans les vignes, les volatiles volants sont rares pour ne pas dire quasiment absents. Seuls quelques étourneaux semblent fréquenter les câblages à l’approche de la D.18a. Finalement, et malgré mes arrêts photographiques permanents, j’atteins cette route. Elle file à droite vers Peyrestortes et à gauche vers Cases-de-Pène, mais le bon chemin, lui, parfaitement balisé de jaune, comme tout bon P.R, part à gauche toute. Ici, tout change, car la garrigue s’empare des décors. Qui dit garrigue, dit fleurs nouvelles, bien spécifiques à ce biotope. Espèces nouvelles et changeantes aussi selon l’altitude et l’exposition des versants des combes cheminées : ails roses aux nuances variables allant jusqu’au blanc, bouquets de thym blancs ou roses, ajoncs aux floraisons plus ou moins avancées, sauges, euphorbes différentes de celles de la plaine, minuscules fumanas, scorsonères d’Espagne qu’on appelle aussi salsifis noirs, glaïeuls sauvages à profusion, aphyllanthes de Montpellier dont quelques rares blanches, liserons et muscaris divers, phlomis, paronyques, gesses, hélianthèmes, résédas, iris nains, immortelles, asphodèles et j’en oublie encore pas mal. Rectiligne, le chemin continue de s’élever. Après une première petite carrière accessible sur la gauche, une deuxième plus imposante mais interdite se présente. Je passe aisément sous un fil barbelé pour 2 ou 3 photos toujours réalisées avec la prudence qui s’impose. Si au fond de cette carrière la Nature a quelque peu repris ses droits, les flancs calcaires les plus abrupts restent comme autant de balafres totalement éternelles. Rien ou presque n’y pousse.  Entre pinèdes et vignobles, au loin Espira-de-l’Agly apparaît. Un peu après, mais plus loin, la Tour del Far me remémore d’autres balades. A son pied, Cases-de-Pène déroule une multitude de toitures rouges. Sur sa droite, les prémices des Corbières sont entaillés de quelques plaies blanches. Il s’agit d’autres carrières de carbonate de calcium plus communément appelé calcaire. Au lieu-dit « Cami Ral », 178m, plusieurs panonceaux directionnels se présentent et force est d’admettre que des efforts conséquents pour créer et orienter des chemins de randonnées ont été faits ici. Satisfaire les randonneurs, voilà une initiative qui n’est pas pour me déplaire. Il en sera ainsi jusqu’à l’arrivée. Dans l’immédiat, je continue toujours tout droit au sein d’une garrigue quelque peu changeante car devenant plus basse et plus broussailleuse et donc moins diversifiée en nombre d’espèces. Ici, le chêne kermès règne en maître et dans l’immédiat, ce ne sont pas les chênes verts qui leur font ombrage. Après le lieu-dit « Papalauca », 195 m, où d’autres panneaux directionnels sont nombreux, je continue encore tout droit jusqu’au lieu-dit « Coma Pregon », 200m. Sur ma gauche, la carrière que je soupçonnais immense le devient dès lors que je franchis un grand portail qui finalement ne peut arrêter que d’éventuels véhicules, le passage d’un homme étant très aisé. Quelques photos encore de cette immense carrière encore très active et je reprends le cours de ma balade languissant déjà un arrêt « pique-nique ». Il faut dire que j’ai beaucoup flâné et photographié et qu’il est déjà plus de 13h. A « Coma Pregon », ayant pris la piste DFCI F.150 menant à la chapelle Sainte-Catherine, je trouve le lieu presque idéal pour déjeuner au niveau d’un bois au niveau du lieu-dit « El Fornàs », 180m. Ici, sur la droite du chemin, pins, cyprès et chênes verts se partagent l’espace. Ma curiosité m’entrainant bien plus loin que les pinèdes où je suis entré, je constate que les arbres disparaissent très vite laissant la place à une immense zone qu’occupent les caillasses et un maquis excessivement bas. Je suis néanmoins surpris d’y trouver de nombreux pieds de grands mufliers joliment fleuris ainsi que quelques passereaux appréciant apparemment ce lieu sauvage aux décors quasi-désertiques. Après avoir vu assez peu d’oiseaux, ici pinsons, rougegorges et chardonnerets semblent se complaire. Au sein d’une combe asséchée, s’écoule la Coma Pregon, un ruisseau non pérenne et eaux très aléatoires mais apparemment suffisantes pour retenir une avifaune devenant elle aussi trop rarissime à mon goût. Depuis 15 ans que je photographie des oiseaux, ce constat est sans appel : les oiseaux de nos campagne disparaissent.  Après avoir couru derrière quelques-uns de ces rares volatiles pour seulement 2 photos réussies, avoir avalé un gros sandwich et pris un peu de repos sur un tapis d’aiguilles, me voilà de retour sur la piste DFCI. Très vite, elle m’entraîne vers le Pla de la Vila, 175m, suivi presque aussitôt de l’ancienne carrière de marbre où je m’arrête plus longuement pour y observer cette incroyable et superbe géologie que l’on peut retrouver dans la Plaine du Roussillon dans maints et maints bâtiments anciens qu’ils soient militaires, civils ou religieux. Ici, tout s’est arrêté depuis longtemps mais les grands blocs de marbre coupés comme au couteau et d’autres burinés sont légions. Je repars et la chapelle Sainte-Catherine est vite là. Je la connais déjà pas mal pour y être passé plusieurs fois (*) et je ne m’y arrête que pour quelques photos et manger un dessert car de toute manière sa porte est cadenassée. Dommage ! Après cet arrêt, la rectitude du chemin filant vers Baixas est annonciatrice de fin de balade. Tout est donc bon pour freiner mes pas : fleurs jamais vues, rares passereaux et animaux fermiers s’ajoutent à mes autres nombreuses photos. S’il me reste à trouver le chemin le plus facile pour retourner à la voiture, au lieu-dit « Els Estorills », 88m, tout devient très simple en suivant la direction indiquée « Cases-de-Pène ». Un peu plus loin, un sentier sur la droite coupe un champs en jachères et m’amène très facilement au  quartier « la Part des Anges ». Ma voiture est là. Cette balade se termine. Telle qu’expliquée, ici, cette randonnée a été longue de 7,3km environ incluant diverses « sorties de route » (carrières, Coma Pregon, Sainte-Catherine) pour des modestes montées cumulées de 178m et un dénivelé de 133m entre le point le plus bas (76m) au départ et le plus haut (209m) au lieu-dit Coma Pregon. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

(*) Notre-Dame de Pène et la chapelle Sainte-Catherine de Baixas

Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas.

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Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques interprétées par le violoncelliste croate Stjepan Hauser. Elles ont pour titre : "Kiss The Rain" du compositeur Yiruma avec le London Symphony Orchestra, "Vocalise"  du compositeur Rachmaninov avec Les Solistes de Zagreb, "Emmanuel" du compositeur Michel Colombier avec le London Symphony Orchestra.

Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)
Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)

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Marcher tout au long du « Canal Paul Riquet à Saint-Hippolyte-de-la Salanque (*) » n’est pas vraiment un randonnée mais plutôt une agréable promenade. Avec ses 3,7km depuis le départ près de la ville jusqu’à l’étang de Salses-Leucate puis un retour, il vous faudra environ une heure, peut-être moins, même en flânant. Du coup, vous pourrez compléter cette balade soit en partant à gauche vers le sentier de découverte de la Sagnette, avec sa table d’orientation et son poste d’observation ou bien à droite vers la Soulsoure, petite zone humide en lien avec l’étang. Oui, ici il y a de quoi faire pour les amoureux de la Nature. D’ailleurs, en février 2017, n’avais-je pas déjà présenté sur mon blog une « Boucle de la Soulsoure depuis Saint-Hippolyte-de-la Salanque » bien plus longue permettant de découvrir tout cela, mais aussi une « barraca » traditionnelle construite en roseaux, le ponton construit par le célèbre ingénieur Latécoère et ayant servi de base pour les nombreux hydravions qu’il avait imaginés et bien évidemment ce secteur agricole de La Salanque dont le maraichage et les vergers sont des traditions bien ancrées ? 8 ans plus tard, cette petite promenade commencée en début d’après-midi nous a suffi. Elle est donc une simple idée pour se dégourdir un peu les jambes sans autre objectif que de le faire au plus près de la Nature, si vous avez un tant soit peu un bel esprit de curiosité. C’est mon cas. Car ici, flore et faune sont en général bien présentes et cela en toutes saisons, même si le printemps est sans doute la plus propice en ce qui concerne les fleurs et les oiseaux. 280 espèces différentes de volatiles  fréquentent le secteur nous dit un site Internet dédié tout spécialement à cette zone. Quand on sait que 400 espèces sont visibles en France et qu’un peu plus de 300 se reproduisent, on note immédiatement la valeur bien significative de ce ratio. Quant aux poissons, ils ne sont pas absents puisque le nombre d’espèces dans l’étang est assez conséquent (mulet, loup, anguille, bogue, sar, gambusie, gobie, hippocampe, rouget, blennie, roussette, sole, daurade) mais se sont principalement les mulets (ou muges) qui n’hésitent pas à entrer dans le canal. J’en ai toujours vu et ce, à chacune de mes visites. On les aperçoit serrés en bancs plus ou moins importants, toujours affolés quand ils constatent notre présence. Quant à la botanique, elle n’est pas absente loin de là, même si personnellement c’est surtout les plantes fleuries qui attirent l’objectif de mon appareil-photo.  L'étang présentant une très belle diversité d'habitats naturels (roselières, dunes, sansouïres, prés salés, agouilles, sables minéraux ou coquilliers, etc…) des espèces végétales remarquables y sont constamment présentes et donc observées. Depuis quelques années, ces zones ont vu arriver de nouvelles espèces venues d’ailleurs qui s’y complaisent et s’y implantent avec un aspect plus ou moins agressif et envahissant. Voilà ce que l’on peut dire de cette promenade au canal Paul Riquet dont vous pourrez lire l’histoire à peu près complète en annexe de mon récit de « La Boucle de la Soulsoure depuis Saint-Hippolyte-de-la Salanque »(*). Sachez que le  diaporama joint à mon reportage présente 3 sorties à des saisons différentes (hiver, automne, début de l’été) mais présente aussi, outre le canal, le Sentier de découverte de La Sagnette et un petit bout de la Soulsoure. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.

(*) ne pas s’offusquer si j’ai rajouté « de la Salanque » au nom de la commune. C’est simplement pour faire le distinguo entre notre Saint-Hippolyte situé dans nos belles Pyrénées-Orientales et tous les autres que l’on trouve un peu partout en France.

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Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 "standards" du jazz que sont "Beautiful Love (Wayne King)" et "Windows (Chick Corea)". Ils sont interprétés ici par le trio de jazz coréen "Jazzholic" avec la participation de Young Sun Jung, Jin Wood Park, Joon Young Heo et Eun Hee Kim.  

Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.
Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand nous nous sommes lancés dans cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de Pufféré et des Bruères depuis St-Martin-de-Fenouillet », nous étions le 9 février et c’était la vraie première randonnée de l’année 2025. A vrai dire, ce matin-là, alors que Dany avait envie d’aller marcher, j’avais beaucoup improvisé. Nous partions presque sur un coup de tête et sans trop de préparation et donc pas mal dans l’inconnu quant aux sentiers et chemins que nous devions emprunter. J’avais à peine eu le temps de regarder la carte IGN et une vue aérienne sur Géoportail et enregistré un tracé dans mon GPS. Si je connaissais quelques petits bouts de ce parcours (*) car j’étais venu plusieurs fois dans ce secteur, ma crainte était que l’on soit confronté à une ou plusieurs propriétés privées totalement clôturées. Il n’en fut rien, même si du côté des Bruères, nous avons traversé une zone de pâturage avec une excessive prudence tant de nombreux bovins étaient présents au bord du chemin et à proximité d’une imposante ferme. Il est vrai que nous étions passés outre une interdiction « sauf ayants droit » toujours très contradictoire quand il s’agit de randonneurs et ce d’autant qu’un autre panneau contigu au premier n’évoquait qu’une voie DFCI (Défense des Forêts contre les incendies) et le cas d’une interdiction  de « circulation générale » mais sans doute à l’aide de véhicules.  Une fois encore, les randonneurs avaient été oubliés et nous ne savions que faire. Etions-nous concernés alors que nous ne faisions que nous promener dans la Nature sans autre but que l’espoir d’y avoir accès ? En démarrant, n’y avait-il pas un grand panneau mentionnant « Découvrez notre territoire » ? Le démarrage parlons-en. Nous venons de laisser notre voiture sur un pré faisant office de parking. Il est situé juste à côté du cimetière de Saint-Martin-de-Fenouillet. Il est presque midi quand nous démarrons de la rue de la Tramontane et passons devant l’église blanche dédiée bien évidemment à Saint-Martin. Elle est fermée,  mais pas étonnant car à vrai dire je ne l’ai jamais trouvée ouverte. Aujourd’hui pas de tramontane, pas de vent du tout et seulement un ciel opalin pas trop génial en terme de luminosité pour les photos que j’envisage de prendre. Connaissant bien le début du parcours filant vers Le Vivier, je n’ai aucun mal à retrouver la rue des Jardins puis celle de la Fontaine puis finalement notre chemin menant vers ce qui ressemble à une aire de jeux agrémentée de quelques gradins. Là, quelques mètres plus loin, nous stoppons dans une aire de pique-nique blottie dans une yeuseraie. La précipitation qui a prévalu à cette balade nous a empêché de déjeuner et les tables et les bancs tombent à point nommé pour manger nos sandwichs. Une demi-heure plus tard, nous repartons. Comme toujours, je suis en quête de la flore et de la faune. Si cette Nature est plutôt « misérable » au début, le résultat final sera globalement satisfaisant pour un mois de février avec énormément de passereaux. Il est vrai que le dérèglement climatique perturbe les animaux comme il le fait pour les humains. Aujourd’hui, les passereaux sont probablement de retour à cause des températures qui sont loin d’être hivernales. Il en sera de même avec certains papillons en général visibles plus tardivement dans la saison. Avec cet après-midi sans vent, je suis certain que l’on frôle les 20 degrés. Quand les oiseaux et les papillons disparaissent, je me rattrape avec les paysages proches et les panoramas lointains car si le ciel est blafard, il ne bouche rien. Corbières catalanes, Massif du Canigou, Le Vivier, Forêt de Boucheville, Pech de Fraissinet, La Pelade et Fosse me ramènent à bon nombre d’autres balades qu’il serait trop long de lister ici. Parmi toutes ces découvertes, les forêts que j'aperçois en permanence me renvoient à ce souvenir fantastique d'un Tour du pays Fenouillèdes réalisé avec mon fils en 2011. Vous n’aurez aucun mal à retrouver tout cela en tapant ces noms-là dans la rubrique « recherche » de mon blog. Vers la fin, il en sera de même en retrouvant un panonceau directionnel mentionnant « le Sentier des Hauts de Taïchac » que nous avions réalisé il y a fort longtemps. Hormis tout cela, il faut retenir le lieu-dit « la carrière » sur la carte IGN qui est devenu un étrange lieu de vie. Etrange car outre un habitat dans cette garrigue minérale, on y aperçoit un curieux kiosque et une surprenante passerelle permettant d’enjamber cette ancienne carrière remplie d’eau désormais. Au fond, on y a même aperçu un petit youyou dont on était en droit de se demander ce qu’il faisait là dans cet endroit si insolite mais aussi si désert à l’instant où nous passions. Il est 14h40 quand nous retrouvons la signalétique « Saint-Martin-de-Fenouillet ». Moins de 10 minutes plus tard, nous retrouvons la rue de la Tramontane puis notre voiture tout près d’un chenil. Enfermé derrière un grillage, un chien de chasse solitaire gémit. Dès que nous approchons, il retrouve une incroyable sérénité comme si notre présence le rassurait. Nous ne pouvons pas l’atteindre pour le caresser un peu et quittons les lieux avec le sentiment de l’abandonner à son triste sort. Cette randonnée a été longue de 6,6km. Les montées cumulées ont été de 280m. Le dénivelé est de 104m entre le point le plus bas (418 m au départ ) et le plus haut (522m après l’ancienne carrière de Pufféré). Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top25.

(*) Autres randonnées réalisées au départ de Saint-Martin-de-Fenouillet : 

-Le Sentier des Hauts de Taïchac (632m) depuis St-Martin de Fenouillet (426m)

-Le Circuit du Jardin Ensoleillé depuis Saint-Martin de Fenouillet

-Le Cami d'El Viver (ou chemin du Vivier) depuis Saint-Martin-de-Fenouillet

 

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Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons en langue anglaise et à succès dont les titres et les interprétes sont les suivants : "What A Wonderful World" par Rod Stewart en live au Royal Albert Hall, "Something' Stupid" par Robbie Williams et Nicole Kidman, "The Love Of My Life" par Adele et Ed Sheeran, "Fly Me To The Moon" par Rick Hale et Breea Guttery, "The Long And Winding Road" par George Michael en live au Royal Albert Hall  et "Hard To Say I'm Sorry" par le duo Sweetnotes Music

Le Circuit des Combes au départ d'Estagel
Le Circuit des Combes au départ d'Estagel

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Toujours à la recherche de nouvelles randonnées, je fouine sur le site Géoportail ou sur les cartes IGN de mon vieux logiciel Carto Exploreur en quête de chemins et de sentiers pouvant le cas échéant constituer un parcours. C’est donc comme ça que j’ai imaginé celui-ci que j’ai intitulé « Le Circuit des Combes au départ d’Estagel ». Là, pour être honnête, cette recherche autour d’Estagel et sa conclusion ont été plutôt faciles car il y a pléthores de voies possibles et celles trouvées ici étaient même pour la plupart surlignées en mauve comme toutes les « bonnes » traces de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre. Seul petit problème, en ce 24 novembre 2024 quand nous l’avons réalisé, je m’attendais à lui trouver un nom sur des panonceaux directionnels et l’idée d’être obligé de lui en donner un ne m’était pas venu immédiatement à l’esprit. Mais aucun panonceau ne sera visible jusqu’à la Coma Major. Certes, je n’avais trouvé aucun topo sur le Net, mais le surlignage mauve d’une belle partie de la boucle imaginée m’avançait à dire  « il a bien un nom » ce parcours !  Ce n’est qu’une fois qu’il m’a fallu réaliser ce reportage que la nécessité est finalement advenue. Non, je ne l’ai trouvé nulle part tel qu’accompli et expliqué ici. De ce fait, c’est encore Géoportail et sa carte IGN qui me sont venus en aide et cette appellation de « Circuit des Combes » est venue à moi comme une évidence. En effet, au cours de notre cheminement, nous commençons par dominer « la Coma ou Coume d’en Ceret » puis un peu plus loin c’est la « Coma Major » ou « Coume Majou »  et on finit par les « Comelles dels Barrencs ». Quand on sait que le mot catalan « coma » ou « coume »  signifie « combe » et que les « comelles » ou « coumelles » sont le diminutif au pluriel du mot catalan « comella » signifiant « petite combe »,  il ne faisait plus aucun doute que c’est bien ces dépressions-là ;  zébrées d’une quantité de ruisseaux (còrrecs) et de rus (recs) ;  qui avaient été à l’honneur tout au long de ce parcours. Les crêtes les dominant n’ayant pas de noms sur la carte IGN, les possibilités d’autres dénominations disparaissaient.  Toutefois et pour être honnête, cette balade proposée ici reprend en partie un parcours intitulé «  De vignes en garrigues » mais avec un départ et un retour à Montner. Voilà mon préambule. Il est 10h15 quand nous entrons dans Estagel à la recherche d’une place de parking. En ce dimanche matin, tous les parkings sont bondés et les places sont apparemment très recherchées dans la commune. Finalement, c’est place du Général de Gaulle, assez loin de la ligne de départ qui est la D.612 ou rue du Docteur Léopold Sauvy que nous en trouvons une. Mais après tout, nous sommes là pour marcher et ce n’est pas quelques mètres supplémentaires qui freinent nos premières ardeurs.  La suite par le Boulevard Victor Hugo puis par la rue Michelet est assez simple même si le tracé enregistré dans mon GPS sera ; malgré un balisage jaune plutôt bon ;  d’une belle utilité tout au long du parcours. Si au début le bitume est très présent, dès la campagne atteinte, on l’oublie assez vite grâce aux proches décors et aux amples paysages plus lointains qui se dévoilent sous un ciel joliment laiteux hésitant entre le bleu et le blanc. Ce parcours va alterner voies asphaltées et chemins terreux. Au loin, le brumes épaisses qui nous avons aperçues en venant à Estagel tendent à se dissiper et nous font penser que le bleu finira par prendre le dessus. Si les premiers pas sous une ombre « piquante »,  on nécessitait que l’on s’habille d’une polaire, les premiers rayons du soleil réchauffent rapidement nos jambes et nos corps quelques peu engourdis. Si pour Dany, seuls les panoramas et les paysages comptent, je vais constamment y ajouter une Nature moins figée, moins inerte ; que sont les fleurs, les oiseaux et plus globalement ce que les philosophes appellent « le vivant ». Ici, outre la faune déjà citée,  ils prendront les traits de quelques papillons et autres insectes de saison, libellules et criquets notamment. Si l’on sait que le dérèglement climatique n’est pas une bonne chose pour la Nature et les hommes, je constate que certaines plantes sont encore fleuries fin novembre alors qu’elles ne devraient plus l’être. Idem pour la faune, qui dans certains cas, s’adapte à ces nouvelles conditions. Alors certes, ce n’est pas vraiment la bonne époque pour photographier « cette vie » le plus souvent minuscule mais le changement climatique, l’observation, la patience et la chance vont être ici les ingrédients indispensables à la réussite ou pas de mon futur reportage naturaliste. Une fois encore, j’en serais très satisfait car au-delà de ce que j’avais espéré. Au sommet de la « Coma d’en Ceret »,  le calme et le silence ambiant dans lequel nous marchons sont très fortement rompus par les cris d’un chasseur appelant deux de ses chiens ayant coursé un sanglier. Equipés de balises, il nous explique comment il les repaire grâce à un GPS qu’il tient dans ses mains. La chasse est finie et récupérer ses chiens reste sa priorité. Vignobles, garrigues, pinèdes, maquis ; plus des vergers ou des oliveraies quelquefois ; tous ces décors se succèdent sans que l’on se lasse de notre cheminement, pourtant pas toujours facile en terme de déclivités à gravir. Petites collines en forme de modestes « montagnes russes », la fin sera un « grand huit » qu’il nous faudra uniquement grimper.  Nous n’y sommes pas encore. Dany qui n’a pas trop le sens,  ni de l’orientation, ni des lieux déjà arpenter m’interrogent souvent : « c’est quoi là-bas ? » « C’est le Bugarach ? ». « Non, le Bugarach est là-bas émergeant des nuages » lui dis-je. Et il va en être ainsi avec plein d’autres lieux comme le Mont Coronat, la Tour del Far ou les châteaux de Quéribus ou de Peyrepertuse déjà cheminés jadis. Dans cette déambulation, chaque intersection est l’occasion de vérifier le tracé de mon GPS. C’est d’autant mieux de le faire qu’à la fin de la « Coma d’en Ceret », près de la côte 167 sur la carte IGN, Dany aperçoit un balisage jaune nous indiquant de quitter la route asphaltée et de partir à droite. Mon tracé GPS m’indiquant de continuer la route, je m’en tiens à ce dernier. Ce n’est que plus loin que l’on quitte la route, direction les lieux-dits « Terra Roja » ; la Terre Rouge, et le Miradou où quelques cabanons vivant chichement sont planqués dans un bois. Quelques petites serres et des jardins potagers illustrent cette vie retirée du monde. Peu après, un artiste « réutiliste » présente ses œuvres faites de bric et de broc. Peu après aussi, la mention « propriété privée » apparait. Mais alors comment faire alors qu’un seul chemin est là à se présenter ? Gardiens des lieux, deux chiens plus hargneux que vraiment méchants s’approchent de nos mollets mais sans jamais les ambitionner. Une dame sort d’un cabanon et les fait taire, nous saluant d’un aimable bonjour et démontrant que la propriété est fictive et n’a de privée que l’ambition de vivre ici le plus paisiblement possible.  Finalement, cela sera la seule difficulté, avec sur la fin, le violent raidillon déjà évoqué. A la côte 93, près du lieu-dit « Les Counilles » (Les Lapins), nous déjeunons sur un petit radier cimenté enjambant le torrent asséché de La Grava. Ici, quelques libellules visibles,  et sans doute en quête d’une eau invisible,  nous interrogent sur les possibilités que ce ruisseau aurait de devenir vraiment torrentiel ? Les terribles sécheresses des Pyrénées-Orientales mettent-elles le secteur à l’abri d’un futur « Aiguat » ? La réponse est clairement « non  » quand on sait qu’Estagel a subi d’innombrables inondations depuis ce record de précipitations de 1940. La dernière encore en 2020. Ici, on commence à longer la Coma Major où commence la vraie dénivellation puis ça sera les Comelles dels Barrencs qu’il faudra gravir puis descendre jusqu’à ce court et rude raidillon déjà cité se terminant au lieu-dit « Clots d’en Messeguer ». Entre les deux, les innombrables amoncellements de pierres sèches nous interrogent quant à leur utilité. Si certains vestiges sont évidents ; abris,  casots ou terrasses servant jadis à des cultures, d’autres laissent songeurs par leur taille et leurs formes. Ils me rappellent ceux du « Cimetière des Maures », lieu-dit il est vrai très peu éloigné à vol d’oiseau puisque de l’autre côté de l’Agly. En fin de compte,  les premiers panonceaux directionnels se présentent à la Coma Major mais ils ne proposent que d’autres parcours : Estagel (Entre vignes et garrigues), Calce (Dans les pas des bergers) et la chapelle Saint-Vincent (boucle Saint-Vincent). Nous faisons le choix de suivre ce dernier, déjà programmé dans mon GPS. Quant aux raidillons successifs, dont le dernier assez violent notamment, nous les montons le souffle un peu court mais par bonheur les jambes encore solides. La lecture des pupitres du Sentier botaniques des Feixes, présentant différentes plantes méditerranéennes, permet de calmer nos palpitations cardiaques. La fin par la chapelle Saint-Vincent étant programmée dans mon GPS, nous y passons sans trop nous y appesantir car de nombreuses personnes sont là pour une festivité. Un réunion associative sans doute. Les hommes jouent à la pétanque, les dames aux quilles et les enfants au ballon. D’autres personnes sont déjà attablées dans l’attente d’un repas qui n’a pas encore débuté. Il est pourtant presque 15h. Le temps de quelques gaufrettes englouties assis au pied d’un bel oratoire et nous rejoignons notre voiture, non sans une courte visite de la partie ancienne d’Estagel. Nous passons sous sa superbe tour de l’horloge, puis par quelques venelles de sa  « cellera »  et nous finissons par l’église Saint-Etienne et Saint-Vincent. Elle est si belle et la connaissant déjà, je ne peux m’empêcher de la proposer à Dany. Par chance, elle est encore ouverte comme la toute première fois où j’y étais venu. Je l’avais découverte lors d’une autre balade intitulée « Le Circuit des Coumes et sur les pas des bergers depuis Calce » et l’avais trouvée merveilleuse avec ses jolies chapelles et ses retables plus beaux les uns que les autres.  Cette jolie balade aux couleurs automnales et telle que décrite ici a été longue d’environ 11km (10,6km exactement selon mon tracé), petite visite d’Estagel incluse. Les montées cumulées sont de 461m. Le dénivelé est de 160m entre le point le plus bas à 76m au parking et le plus haut à 236m au pied du Serrat d’en Bouguadé. Vous pourrez éventuellement en réduire la distance en prenant le premier sentier quittant la « Coume Majou » après le lieu-dit « Les Conilles » ou « Counilles » selon les cartes IGN. Un panonceau est là vous indiquant Estagel à 1,4km.  Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt top 25.

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Les Coteaux de Terrats depuis Terrats

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques du compositeur Michel Pépé, spécialiste musical du bien-être. Elles ont pour titre : "Myriades de lumière", "Axis Mundi", "Fleur de Lys" et "Magnificat".

Les Coteaux de Terrats depuis Terrats
Les Coteaux de Terrats depuis Terrats

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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En ce dimanche 17 novembre 2024, il est 9h tapantes quand nous rangeons notre voiture dans un petit parking de la commune de Terrats. C’est la rue du Colombier. Un nom prédestiné puisqu’une de mes premières photos sera un Pigeon ramier perché sur une toiture. Notre objectif du jour est d’accomplir une randonnée toute simple intitulée « Les Coteaux de Terrats ». Sa simplicité se voit immédiatement quand on jette un coup d’œil sur le tracé de la carte IGN. Un boucle oblongue qui suit des chemins ruraux plutôt larges et sans aucune difficulté. Et pourtant ! Voilà déjà 10 bonnes minutes que nous tournons en rond et en voiture au sein du village à la recherche d’une signalétique indiquant la ligne officielle du départ, située à la cave vinicole Terrassous. En vain. La cave n’est pas indiquée dans le village ou alors nous sommes « miro » Dany et moi. C'est probable à nos âges ! C’est donc en désespoir de cause que nous démarrons de la rue du Colombier puis empruntons la « bonne » avenue du Canigou pour démarrer cette balade. Bonne, car cette avenue est bien celle qui est mentionnée sur le petit topo trouvé sur le Net que j’ai cru utile d’imprimer et de lire. Bonne car la Massif du Canigou est pile poil dans la ligne de mire de notre marche et le sera tout au long de cette partie « aller » du parcours. La sortie du village coïncide avec un passage devant l’entrée du cimetière et la campagne est aussitôt là. Elle se présente sous différents décors plus ou moins lointains mais dont les plus proches sont dans l’immédiat des vignobles et des champs en jachère. Les vignes sont bien présentes bien sûr, puisque sur le Net on peut clairement lire que ce tracé est labellisé « 1er sentier oenorando du département ». Rajoutons-y que 6 pupitres présentent les différents cépages cultivés ici et le vin devient l’élément central de cette boucle pédestre.  Il faudra attendre un peu pour découvrir aussi des boqueteaux, des pinèdes et des paysages de garrigue au sein de décors que les différents cours d’eau ont façonné au fil des temps. Si les petits « correcs » sont nombreux, ils constituent souvent les affluents de la principale rivière qui est la Canterrane (*). Si d’emblée, la piste empruntée est asphaltée, on arrive assez vite à oublier le bitume grâce à l’originalité de tous ces voisinages. Moi, j’y ajoute mes photos naturalistes, fleurs notamment, encore nombreuses malgré la saison et la sècheresse qui ne cesse de persister. Ici à Terrats, cette sécheresse est devenue une obsession pour les viticulteurs et les gestionnaires de la cave coopérative. Trouver des solutions pour que l’activité survive est devenue une priorité majeure. Même si pour un vrai connaisseur, mettre de l’eau dans un vin est un sacrilège, il n’est pas paradoxal d’affirmer que sans eau il n’y aura jamais plus de vin. Cette sécheresse, elle est parfaitement visible alors que l’on enjambe le passage à gué sur la Canterrane. Le lit de la rivière n’est plus que galets et terres glaiseuses conquises par une végétation foisonnante où les peupliers noirs sont des pionniers dominateurs. Par bonheur, tout  près du radier, subsiste une petite poche d’eau claire où quelques grenouilles vertes et des petits poissons s’empressent de se réfugier sous les pierres dès lors que je m’approche. Il me faudra faire preuve de patience et de dissimulation pour parvenir à photographier cette petite faune apeurée. Apeurée car sans doute réaliste d’une situation dramatique pour elle s’il ne pleut pas rapidement. De mon côté, mes feintes sont positives et ces quelques photos animalières viennent s’ajouter à de rares passereaux, criquets, papillons et libellules. Avant de quitter les lieux et ayant un peu emprunté le cours de la rivière, une Bergeronnette des ruisseaux et une écrevisse sortant de son lit de vase viendront compléter ce petit inventaire faunique. Pour mon plus grand plaisir,  tout ce joli petit monde viendra embellir le reportage de cette randonnée. L’asphalte a disparu sans trop que l’on s’en rende compte tant le parcours est agréable car aux décors, paysages et panoramas suffisamment diversifiés. Il est tôt, mais Dany décrète une pause déjeuner. Assis sur l’herbe, et tout en mangeant mon sandwich, je m’amuse à photographier quelques plantes qui m’entourent mais me sont inconnues. Je me dis qu’en rentrant, j’aurais au moins quelques surprises en confrontant ces plantes sauvages aux applications de reconnaissance, du style PlantNet, Flora Incognita, Seek et Lens. Après la Canterrane et son proche parcours que l’on aperçoit sur la droite sous les traits de hautes falaises ocres ; haut-lieu de nidification des Guêpiers d’Europe à la bonne saison ; ce sont d’énormes chênes lièges qui deviennent les clous du spectacle. Centenaires, multi-centenaires, avec leurs ramures tentaculaires,  ils sont plusieurs à faire un agréable ombrage à une courte portion du chemin. L’arrivée près d’un panonceau mentionnant « Chemin Royal, 0,3km » coïncide avec une violente piqûre derrière le cou mais sans que je sache qui en est le responsable. Frelon ?  Guêpe ? Taon ? Abeille ? Je ne sais pas !  Mais la douleur sera persistante pendant plusieurs heures avec un gonflement, des démangeaisons et une impression de chaleur à l’endroit boursouflé. Le chemin "royal" en question qu'il faut probablement rapprocher de Thuir, ancienne cité royale sous les rois d'Aragon se termine sur une route asphaltée où commence le retour vers Terrats. Un panonceau directionnel annonce la couleur avec 3,6km restant à parcourir. On laisse derrière nous le lointain Massif du Canigou et cette proche colline débonnaire mais au « toponyme historique » déjà gravie en mai 2016 intitulée « le Mont Helena (776m) ». Outre une Nature encore bien présente, plusieurs casots, le domaine agrivoltaïque Solaspres et le Mas d’En Planès viendront divertir ce retour vers Terrats. Il y a bien un nouveau gué sur la Canterrane, mais cette fois-ci la rivière est aussi sèche qu’un fouet catalan. La visite de la partie ancienne de Terrats avec notamment son église malheureusement fermée clôt cette balade pédestre (Elle est néanmoins visible ainsi que le village sur le site "Visitez le pays catalan/Terrats" . Un petit tour vers la cave vinicole Terrassous, histoire de découvrir l’étonnante «  Tour Bouteillé », mais en voiture cette fois-ci, et cette superbe journée ensoleillée se termine. Considérée comme facile, cette boucle est donnée sur le Net  pour 7,9km et un dénivelé modeste de 135m. Cartes IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt et 2449OT Céret – Amélie-les-Bains-Palalda – Vallée du Tech Top 25.

(*) La Canterrane : La Canterrane prend sa source à Calmeilles, dans le massif des Aspres. Elle est un affluent, par la rive gauche, du Réart dans lequel elle se jette près de Pollestres. Sa longueur est de 28km. Plus intéressante est sa toponymie puisque son nom signifie clairement "Chante-grenouille", de "cante" (canta) pour "chante" et de "rana", nom latin définissant une "grenouille". Si nous l'avons trouvée très asséchée, ses crues, certes exceptionnelles, s'annoncent parfois très redoutables : 5m en septembre 1992 et 2,62m en novembre 2014 pour les plus récentes. Elle est bien connu des orpailleurs mais aussi des Guêpiers d'Europe qui viennent à la bonne saison construire leur nid dans les falaises d'argile. 

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Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le duo Secret Garden. Elles ont pour titre : "Breathe", "Fionnuala's violin" "Timelessly In Love" et "Evensong". 

Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan
Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Si vous êtes amené à parcourir ce « Sentier des Goules » sur l’île Saint-Martin de Gruissan, sans doute ne ferez-vous pas le même parcours que moi ? En effet, suite à plusieurs lectures sur le Net, j’ai beaucoup divagué et notamment dans cette partie qui va de la Combe du Trou jusqu’à la Combe du Chinois d’où l’intitulé de ma balade : « Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l’Île Saint-Martin de Gruissan ». Le but de mes divagations ? Découvrir les criques, grottes et mais aussi vestiges du temps de Jules Gimié dit le Chinois, mais aussi la Nature avec un grand « N », c’est-à-dire flore et faune de ce secteur audois si contrasté et donc si sauvage. Il est 13h tapantes quand je laisse ma voiture sur le parking jouxtant le domaine vinicole de Pierre Richard. Le Domaine Bel Evêque. Là, un panonceau directionnel « Les Goules » m’oriente d’emblée. Un bout de route goudronnée et me voilà déjà en bordure de l’étang. Dans l’immédiat, c’est celui de l’Ayrolle et il faudra patienter un peu pour découvrir celui de Campignol. C’est ce goulot d’étranglement entre les deux étangs qui a reçu le nom « Les Goules ». Plusieurs sites Internet le confirment (*). Si en ce début de balade je ne marche pas seul ; quelques promeneurs sont là ; je reste aux aguets de cette Nature que je suis venu découvrir. Multiforme, je la découvre sous les traits d’une flore qui n’est pas seulement maritime, de quelques oiseaux pas seulement aquacoles non plus, mais aussi de quelques criquets et papillons qui ont choisi de vivre au plus près du rivage. Les décors, eux, sont superbes, avec le plus souvent les eaux bleues de l’étang avec des reflets d’argent et de bronze. L’argent tombe du ciel et donc des nuages et le bronze arrive des massifs de salicornes.  Au loin, vers l’est, les blanches Cabanes d’Ayrolle dessinent un proche horizon. J’avais eu l’occasion de les découvrir lors d’une autre magnifique randonnée intitulée « Le Chemin de la Rigole et le Salin de l’île Saint-Martin depuis Gruissan ». Vers l’ouest, le Massif du Canigou domine Les Corbières dominant elles-mêmes l’île de Sainte-Lucie. Autant de lieux que j'ai déjà pris plaisir à découvrir en randonnées. Dessous mais rectiligne, le canal de la Robine cloisonne les étangs. Ce canal me remémore 2014 et mes trois journées de marche merveilleuses sur le Sentier du Golfe Antique. Quant mon cheminement au bord de la berge se termine, le sentier s’élève dans la garrigue. Je suis désormais tout seul, les promeneurs ayant tous fait demi-tour avant même cette portion. Dès que la première petite anse apparaît j’y descends. C’est la Combe du Trou si j’en crois le site Internet « Maclape.com ». A la fois par curiosité mais surtout parce qu’une hirondelle de mer que j’ai réussi à photographier près de la Pointe de la Grève a décidé de jouer à cache-cache avec moi. Elle passera d’une crique à l’autre sans que je ne réussisse jamais un second cliché. Pourtant les  surprises ne manquent avec deux Tarentes qui ont élu domicile dans un tronc échoué sur la grève et un Rougequeue noir qui semble vivre là. J’ai délaissé le sentier Les Goules et marche désormais en surplomb de la Barre de l’Evêque. Avec le mot « marche », ici il faut entendre un peu d’escalade et pas mal d’agilité à passer d’un rocher à un autre en évitant les arbustes cuisants de la garrigue. Finalement, je trouve d’abord une petite grotte servant de chambre à coucher à une chauve-souris. Un Petit Rhinolophe qu’une photo sans flash ne réveillera pas. Quand les eaux de l’étang ne sont pas hautes, elles y pénètrent pour trouver la tranquillité diurne ne sortant qu'à la nuit tombante pour chasser des insectes. Je laisse le chiroptère à sa suspension inversée et quitte la grotte pour un peu d'escalade,  direction l'anse du Chinois. Avant même d’arriver à la plage du Chinois, je tombe sur la Grotte éponyme. Son bâti la protégeant des eaux ne laisse aucun doute quant à son usage d’antan. Un bout de filet accroché à une paroi et un autel cimenté laissent imaginer qu’elle ait pu servir à une activité piscicole passée mais aussi d’entreposage pour du matériel. Un petit tour sur la plage envahie par les algues, la photo d’un chevalier guignette et une visite de la cabane ruinée clôturent mes pérégrinations fortuites tout au long de ces falaises calcaires. En retrouvant le Sentier Les Goules, je retrouve la paisibilité du randonneur solitaire. Tout devient plus simple même si le chemin n’est jamais rectiligne ni plat. Pour trouver un peu de rectitude, il faut atteindre la rive de l’étang de Campignol, rive inaccessible car envahie par une végétation palustre amplement foisonnante. Criquets, papillons, libellules et quelques rares oiseaux viennent compléter mon bestiaire photographique. Plus ou moins loin, les Flamants roses sont en dormance dans les marais. Perchés sur une seule patte et la tête enfouie sous une aile, ils défient constamment les sens de l’équilibre et de la souplesse sans aucune difficulté.  Après un arrêt bienvenu à une table de pique-nique, j’amorce le retour. Ici, je délaisse un autre chemin que j’avais emprunté en sens inverse avec Dany lors d’un « Tour de l’île Saint-Martin ». C’était en janvier 2015 et un très beau souvenir.  Il faut bien avouer qu’en perdant les panoramas vers les étangs et les autres horizons lointains, on perd beaucoup des intérêts de cette boucle. Cette partie entre pinèdes et vignobles devient plus monotone. J’essaie donc de compenser cette monotonie, en cherchant la moindre plante fleurie, le moindre signe de vie. Juste avant l’arrivée au parking du Grand Blond, un azérolier chargé de fruits rouges attirent de nombreux passereaux. Adossé à un muret en pierres sèches, j’ai tout loisir d’en photographier certains. Ainsi se termine cette boucle que j’avais déjà accomplie en famille mais sans le plaisir d’avoir mon appareil-photo avec moi. Cette fois-ci, quelques oiseaux, criquets, papillons, libellules, tarentes ont constitué l'essentiel de la faune photographiée. Telle qu’expliquée ici, difficile de dire combien de distances j’ai parcouru en plus, et ce d’autant que je n’ai rien enregistré dans mon GPS. Sur la plupart des sites y faisant référence, elle est donné pour 4,5km et réalisable en 1h30. J’en ai mis deux de plus. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.

(*) Sites Internet évoquant ce secteur : maclape.com, labonneententesalloise.fr, magazine Autrefois Gruissan.

 

 

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Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le compositeur et pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre : "Nostalgie", "Only You", "The Colors Of Music" et "Anonimo Veneziano"

Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).
Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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En ce 4 octobre 2024, il est 14h quand nous rangeons notre voiture au Col de Belle-Barbe, col situé dans le Massif de l’Esterel et donc faisant partie de la commune de Saint-Raphaël dans le département du Var. Voilà déjà quelques jours que Dany et moi sillonnons le Var et notamment les Gorges du Verdon que nous avons découvert dans leur intégralité et de tous côtés. Grandiose !  Aujourd’hui, nous sommes 5 au départ d’une courte boucle pédestre que Jérôme, mon fils, a programmé. Si lui est chargé de mener la petite troupe, il y a aussi Isabelle sa compagne, Jean-Marie un de leurs amis très gentil et Dany et moi bien sûr. Ce circuit que j’ai intitulé « La Boucle du Col du Baladou et le Mal Infernet (*) » consiste à suivre tout d’abord le ravin du Gratadis jusqu’au col Aubert, là de rejoindre le col du Baladou situé plein nord puis de redescendre dans cette zone que l’on trouve sur la carte IGN sous la dénomination « Réserve biologique du Mal Infernet ». Là, on poursuit vers le sud la piste longeant le ravin jusqu’à emprunter sur la droite une passerelle métallique enjambant l’Agay (**), ici simple ruisseau mais petit fleuve néanmoins. Le chemin s’élève régulièrement offrant des vues sur le vallon et des panoramas plus lointains sur une belle partie du massif. Peu après cette grimpette, on retrouve le col Aubert et l’on poursuit le chemin le plus direct retournant vers le col de Belle-Barbe. Ce dernier laisse sur la gauche les 160m d’altitude du Pic du Baladou. Notez qu’au cours de cette boucle, nous avons découvert le lac d’Aubert souvent appelé lac aux Nénuphars, petit étang sur le ravin du Granadis bourré de nénuphars roses et blancs et qu’au col du Baladou, nous avons grimpé à un sommet le dominant et ce, afin de profiter des panoramas qui s’entrouvrent à 360° malgré une altitude très modeste de 212m. Il ne s'agit pas du pic du Baladou, ce dernier se trouvant plus bas à 160m d'altitude. Comme souvent, quand on est amené comme je le suis à marcher dans le calcaire blanchâtre de nos habituelles collines ; Corbières notamment ;  ici ce qui frappe le visiteur, c’est cet aspect rosâtre de la géologie  partageant l’espace avec les verts bien différents d’une végétation très souvent foisonnante. Cette couleur rose est due aux rhyolites et porphyres, roches volcaniques et donc magmatiques composant l’essentiel du massif. Bien évidemment, j’ai tenté tant bien que mal de recenser la flore et la faune comme je le fais désormais dans chacune de mes sorties mais la marche en groupe toujours plus rapide que la mienne ne facilite jamais un inventaire photographique demandant observation, patience, chance et mise au point des clichés. Si la partie floristique a été plutôt correcte au regard de ces conditions compliquées, la faune s’est résumée à quelques papillons, criquets et libellules et à trois passereaux. Par contre, le petit lac aux nénuphars m'a réservé de bien belles surprises car apparemment les odonates et grenouilles vertes y vivent en grand nombre quant à la découverte la plus exceptionnelle a été une tortue d'eau plutôt rare que l'on appelle "Graptémyde". Moi même, j'ai été surpris de découvrir cette photo que j'avais prise au jugé et sans trop savoir qu'elle était l'origine des ronds que j'apercevais à la surface de l'eau. N'étant pas arrivée là par hasard, il faut espèrer que cette tortue originaire des Amériques survivra à des conditions qui ne sont pas vraiment les siennes. Finalement je ne peux pas être déçu de la faune photographiée au regard de la vitesse à laquelle notre groupe a marché. Cette vitesse est d’autant plus dommage que l’on sent bien que cette forêt domaniale de l’Esterel est très riche sur le plan naturaliste et cet aspect est d’ailleurs confirmé par les sites Internet que l’on trouve aisément à son propos. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 7,4km pour des montées cumulées de 324m. Le dénivelé est de 175m entre le point le plus bas à 37m au ravin du Mal Infernet et le plus haut à 212m au sommet dominant le col du Baladou. Carte IGN 3544ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel top 25.

(*) Toponymie Baladou et Mal Infernet : Les raisons du toponyme Baladou sont incertaines car de 3 sortes : "lieu où l'on danse", "petit fossé" si je me fie au site Wikipédia à propos de la commune Baladou (Lot), ces derniers  étant confirmés par le site https://vousvoyezletopo.home.blog/2022/08/. Quant au site de généalogie Geneanet et Baladou étant un nom propre peu répandu, il pourrait avoir un rapport avec "une basilique" mais aussi être une "hauteur" ou un "escarpement". Le nom propre "Infernet" ayant pour origine le provençal semble ne poser aucun problème si j'en crois la page Wikipédia qui lui est dédiée : "Lieu aride exposé au vent ou d'accès difficile" ou "lieu situé dans un fond étroit". Quant au toponyme "Mal",  il peut aussi bien signifier "mauvais" que "petit". (Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux). Vous trouverez d'autres explications jamais dénuées d'humour sur le site Toponymie de l'Esterel

(**) Cours d’eau l’Agay : Même si sur la carte IGN, on ne le trouve qu’à proximité de la station balnéaire éponyme faisant partie de la commune de Saint-Raphaël, le fleuve côtier Agay est bien long de 11km englobant les divers ravins que sont le Grenouillet, le Mal Infernet, de la Couche d’Âne et des Grues. Outre ce parcours, il reçoit les eaux d’une quinzaine d’affluents. (Source Wikipédia).

 

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La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons de The Beatles et 1 de John Lennon. Pour des motifs de droits d'auteurs, elles sont interprétées par l'excellent groupe néerlandais The Analogues et ont pour titre : "Got To Get You Into My Life", "Let It Be", "Here Comes The Sun", "Imagine", "She'Leaving Home", "A Day In The Life" et "Because".

La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.
La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

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Quand vous entamerez la lecture de ce reportage sans doute vous poserez-vous des questions à propos du titre que j’ai donné à cette randonnée : « La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes ». Vous vous les poserez d’autant mieux si « la toponymie » est pour vous une belle inconnue. Il est fort probable que ces questions s’amplifieront si l’envie d’accomplir cette boucle vous a pris avant même de lire ce récit. Alors je pense qu’il est préférable de couper court à toutes les supputations et d’expliquer pourquoi ce titre. Finalement, je pourrais presque dire qu’il s’agit de vieilles péripéties liées à l’Histoire de Peyrestortes et à l’origine de son nom. Péripéties car liées à l’évolution des langues et très vieilles car datant des Romains et donc anciennes de plus de 2000 ans. A Peyrestortes, cet aspect « romain » a d’ailleurs été confirmé puisque des fragments de poteries ont été trouvés au lieu-dit « Les Sedes » dont de nombreux ornés de graffitis antiques, ce qui leur confèrent un intérêt encore plus grand.  Ces poteries dateraient du 1er siècle, c’est-à-dire d’une période où la Gaule est occupée par les Romains et où les empereurs se nomment Tibère, Caligula, Claude ou Néron. Et pour étayer ce préambule, voici ce que nous dit le site Internet de France Bleu à propos de cette toponymie : « Au Xe siècle, en 925 exactement, le nom de « Paredstortes » apparaît pour la première fois dans un texte. Il vient du latin « paries », « le mur », et « tortu » qui veut dire « tordu, boiteux ». « Paretstortes » en catalan. Les voilà les murs tordus. Ensuite, ce toponyme a été déformé d’abord sous l’influence d’un mot proche : « pera » qui signifie « pierre », en vieux catalan (remarquez qu’on reste dans le même ordre d’idée puisqu’il faut bien des pierres pour construire un mur) puis de l’occitan « peyra » qui veut dire la même chose et qu’on retrouve sous la forme francisée « peyre » dans Peyrehorade ou Peyrelevade ou encore Peyrefitte-du-Razès … Je pourrais citer ainsi 3 à 4 dizaines de communes ou hameaux commençant par « peyr.. ». A présent vous savez d’où vient le « Y »…. de Peyrestortes, et vous avez l’explication totale de mon titre. Une deuxième question peut survenir en suivant, c’est celle de se demander où sont passés ces « fameux » murs tordus ? Pour l’essentiel, ils ont disparu pour diverses raisons liées à leur ancienneté : obsolescence, dépréciation, destructions, intérêts pour des matériaux plus modernes, conflits divers et variés, etc….. D’ailleurs, si l’histoire régionale a pour vous un minimum d’intérêts, vous savez certainement qu’une illustre bataille a eu lieu ici même le 17 septembre 1793 entre les troupes françaises et espagnoles engendrant 800 morts (Source Wikipédia). Alors certes, vous trouverez des « murs tordus » de-ci delà au cours de ce parcours, et notamment d’assez nombreux liés à l’épierrement de nombreuses parcelles mais rien ne dit que ces derniers aient contribué à la toponymie et à son évolution au fil du temps. Finalement, c’est parce que j’aime l’Histoire et la toponymie que j’ai bien aimé ce titre même s’il n’est pas vraiment en corrélation avec la réalité constante du terrain. Mais autant l’avouer, là n’était pas l’objectif majeur de cette randonnée, car comme toujours désormais c’était surtout la Nature que je voulais approcher. Oui, partir marcher pour découvrir et pour mon bien-être, là étaient mes desseins. En ce 23 septembre 2024, il est 9h quand je range ma voiture au centre de Peyrestortes et plus précisément sur le parking de la résidence Les Avens. Auparavant, j’ai pris soin de ne pas occuper un emplacement réservé à un occupant des immeubles. Je démarre en me dirigeant vers un parc arboré parallèle et à droite de  la route principale D.614. Peu après, direction le chemin de Cornet. J’enjambe le ruisseau des Avencs et me voilà aussitôt dans la campagne. Ici pas de murs tordus mais de hautes clôtures grillagées comme remparts autour de vastes vergers. Je me dirige vers le lieu-dit « Les Sedes » avec l’espoir d’y découvrir un quelconque hommage aux graffitis romains qui ont été découverts dans ce secteur mais je ne trouve rien qui les évoque et je fais vite demi-tour. GPS allumé avec tracé enregistré, je continue ma marche solitaire avec ce désir constant d’être aux aguets de tout ce que la Nature peut offrir à mon appareil-photo. Dans l’immédiat, ça se résume à pas mal de fleurs, à de rares papillons et criquets et à quelques oiseaux dont la sédentarité auprès des hommes est une belle évidence. Ces volatiles ont pour nom « moineaux », « pies », « étourneaux », « tourterelles », « hirondelles » et « pigeons ». Il me faudra attendre un peu plus longtemps pour immortaliser mon premier vrai volatile vraiment sauvage. Dans l’immédiat, je ne me sens pas seul sur ce chemin asphalté. Des vendangeurs sont à pied d’œuvre dans certains vignobles. Je croise aussi quelques randonneurs qui eux reviennent déjà de leur balade matinale mais plus j’avance et plus la solitude va s’installer puis devenir totale.  Si les premières foulées sur le bitume sont assez astreignantes, les grands espaces qui se présentent devant moi me font vite oublier ce macadam pas toujours idéal quant on randonne. Finalement au lieu-dit « El Cornet » sur la carte IGN, le goudron disparaît totalement. Dans ces décors plutôt planes, Espira-de-l’Agly devient visible sur ma droite grâce au clocher crénelé de son église romane Sainte-Marie et à celui carrément pointu de Notre-Dame des Anges. Droit devant moi, les modestes collines dominant Baixas avec son point culminant le Roc Redoun forment l’horizon. C’est vers là-bas que je vais mais je ferais demi-tour bien avant. Dans l’immédiat, je continue mon recensement floral et mes prélèvements photographiques d’une petite faune bien présente. Après avoir traversé la route D.18, je m’élève sur une butte dont le nom « Els Forns », « Les Fours », ne manquent pas de m’interroger. Ont-ils un rapport avec les poteries romaines trouvées au lieu-dit « Les Sedes » ? Rien de tout ce que j’ai lu à leur sujet ne l’ indique.  Outre les petites mines à ciel ouvert, transformées de nos jours en pistes de gymkhana, j’y découvre d’étranges billots d’un arbre qui devait sans doute être multi-centenaire. Etranges billots au regard de leur taille et de leur circonférence et qui donnent une belle idée de cet arbre qui devait être remarquable car  énorme et donc très vieux. C’était quoi cet arbre ? Que faisait-il là ? Pourquoi a-t-il été tronçonné ? Pour être brûlé dans des fours aujourd’hui disparus ? Autant de questions dont je n’aurais jamais la réponse sans doute.  De nos jours, les billots les plus creux servent de tanières à une quantité impressionnante de Tarentes de Maurétanie. Autre surprise dans ce décor de garrigues, j’y découvre sur la crête, un SDF qui vit là dans une voiture avec comme seuls équipements, quelques panneaux photovoltaïques posés à terre alimentant ce qui ressemblent à un frigo et à une guirlande électrique. A quelques mètres du chemin seulement, il ne semble pas surpris de me voir passer alors qu’il semble afférer à allumer un réchaud. Je le salue et il me salue comme si nous étions place de la Loge à Perpignan. Je me dis qu’il est courageux de vivre là, d’abord dans ce coin dénué de tout, car beaucoup perdu il faut bien le dire, mais aussi car quelques mètres plus loin, un incendie a récemment dévasté une petite partie de la végétation. Incendie vite maîtrisé apparemment d’où émerge un petit menhir. Ancienne borne des temps jadis ? Une « pedra dreta » en catalan, ou « pierre droite », multiséculaire de surcroît, qui selon Gérard Bile, ancien maire d’Espira-de-l’Agly et historien local à ses heures était censée délimiter des pâturages au Moyen-Âge. Il y aurait plusieurs monolithes de ce type dans ce secteur. Ici, les premiers amoncellements de pierres sèches apparaissent. Ils forment le plus souvent des murets formant eux-mêmes ce qui ressemblent à des parcelles. Les fameuses « peyres » « stortes » ? Pierres ou murs tordus ? Je m’y arrête au plus haut de la crête pour entamer mon sandwich avec vue sur le vallon en contrebas et les carrières situées en face. Ici, dans tout ce secteur entre Baixas et Cases-de-Pène, les carrières en activité ou pas sont nombreuses. Par bonheur, des vignobles y trouvent aussi leur place.  En redémarrant, je descends immédiatement vers l’une d’entre-elles, abandonnée mais dont les cicatrices dans le calcaire ne laissent planer aucun doute. Puis je traverse la route D.18a et là une méchante grimpette au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós » m’amène vers une autre carrière plus vaste. Si le vallon est bien occupé par les vignobles, ici tout est maquis de chênes kermès sauf les parties éventrées par les mines à ciel ouvert. Une fois, la partie la plus haute atteinte, le chemin n’est plus que descente.  Ici, le balisage jaune apparaît et nous amène vers Baixas par le « Cami de Peña » où les grands espaces bien plats refont surface dès les retrouvailles avec la D.18a. Chaque biotope ayant sa flore et sa petite faune qui lui sont propres, je ne m’ennuie jamais « photographiquement » parlant. Pourquoi des libellules à cet endroit et pas ailleurs ? Pourquoi les hirondelles se reposent-elles sur ce câble-là et pas sur tels autres ? De telles interrogations, je pourrais m’en poser des dizaines mais les photos restent et les questions s’évaporent.   A Baixas, je quitte le quartier « La Part des Anges » d’abord par la route D.18 puis par un chemin rural mal bitumé traversant le vignoble direction les lieux-dits « El Ginestar » et « Les Arenes », parcours déjà emprunté lors d'un autre circuit que j'avais intitulé « le Chemin des Amandiers sauvages ». Chemin le plus court pour refermer cette boucle, j’atteins la Voie Verte et de nouveau la D.18a. Si Peyrestortes n’est plus très loin, je fais en sorte d’éviter l’asphalte au maximum. Pour cela, et juste après la pile d’un pont, j’emprunte à droite un sentier montant dans le maquis dans le but de rejoindre le lieu-dit « Costa Rossa ». Le bon sentier est là,  se faufilant et longeant le lotissement éponyme.  Plus proche de la Nature, c’est ainsi que je finis cette randonnée de ma composition. Ceux qui ne marchent que pour le plaisir de la marche voire pour l’aspect sportif y trouveront une « bonne »  distance et deux déclivités peu difficiles mais différemment escarpés. Bonnes chaussures de marche sont toutefois conseillées car la rocaille est bien présente. Comme expliquée ici, cette balade a été longue de 11,4km incluant quelques « sorties de route » inévitables pour moi dans ma quête photographique. Les montées cumulées s’élèvent à 201m. Le dénivelé modeste est de 129m entre le point le plus bas à 37m sur la ligne de départ à Peyrestortes et le plus haut à 166m au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós ». Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

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La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 musiques composées et interprétées par le DJ Azimov. Leurs titres : "Glow" et "Autumn Fairy Tale"

La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla
La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla

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En ce dimanche 15 septembre 2024 après-midi, nous avions décidé de partir randonner dans l’Aude autour du village de Feuilla. Pour être plus clair, nous avions jeté notre dévolu sur un modeste circuit pédestre de 5km environ intitulé « La Boucle de Valdria ». Et enfin, parce qu’il est là sur le tracé, de coupler cette balade avec la visite du « Jardin botanique de Foncaude », d’où le titre complet de ce reportage : « La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla ».  Si un grand ciel bleu purgé de tout nuage augure d’une excellente météo, un vent du nord plutôt vigoureux a décidé de nous accompagner. Il sera plus ou moins fort selon la configuration du terrain mais rarement trop désagréable. Ayant conscience des forts risques d’incendies ; il y en a de nombreux qui ont sévi et sévissent encore aussi bien dans l’Aude que dans les Pyrénées-Orientales ; j’ai pris soin de vérifier si les massifs autour de Feuilla ne sont pas interdits aux randonneurs. Ils ne le sont pas.  Il est 12h45 quand nous laissons la voiture pile-poil devant l’église Notre-Dame. Du XIIème siècle et dédiée à l’Assomption de la Vierge, elle est très belle avec ses pierres apparentes car magnifiquement restaurée. Mais parce j’essaie de pousser sa porte en vain, je déchante vite qu’elle soit fermée. Ici pas de doute, la chrétienté semble encore très présente, car outre l’église, il y a de l’autre côté de la route principale, un oratoire dédiée à la Vierge à l’enfant. A côté de l’église, le Christ cloué à un grand calvaire observe de ses yeux exsangues, mais que j’espère miséricordieux, notre démarrage. Alors que nous cherchons la rue du Barry ; comme l’indique le topo-guide trouvé sur le Net ; une autre très belle croix en fer forgé se présente sur une maison où le propriétaire ne cache pas son nom « Chez Barber », à moins qu’il ne s’agisse de la maison d’un ancien « barbier » ? Peu après, une vieille porte en arche au sein de ce qui ressemble à un restant de fortifications nous invite à entrer dans la rue de « la Croix rousse ». Oui, les croix sont omniprésentes ! Parce que j’ai observé des vues aériennes avant de venir, j’ai presque la certitude que cette rue de la Croix rousse conduit dans ce qui était probablement une ancienne mais minuscule « cellera » moyenâgeuse, c'est-à-dire un ancien cellier. Peu après et parce que les panonceaux directionnels sont parfaits,  nous quittons le village grâce à  un chemin partant à gauche. Ce dernier traverse un vaste parking ou terre-plein puis le sentier s’élève aussitôt vers une colline intitulée "le Sarrat de la Bruyère". Il va en être ainsi pendant un bon bout de temps mais de façon régulière et jamais trop pénible car peu raide. Décors de garrigues et pinèdes se partagent l’espace. Tout autour les panoramas nous offrent des collines calcaires plus ou moins abruptes ou arrondies où la végétation s’est installée de manière disparate. J’y reconnais le pic du Pied de Poul (596m) gravi en 2013 mais aussi le Montolier de Périllos (707m) et son radôme météo atteint en 2015. Droit devant le col de Feuilla, objectif d’une autre randonnée apparaît un peu plus tard.  Moi qui suis constamment en quête d’une Nature afin de la photographier, je ne m’ennuie pas. En effet, il y a de très  nombreux criquets, quelques papillons mais plus rares sont les oiseaux; les trois espèces jamais faciles à immortaliser ayant en plus une terrible bougeotte à cause du vent. Finalement ma récolte faunique sera malgré tout satisfaisante. Il est vrai qu’une incroyable sécheresse sévit depuis bientôt deux ans nous dira avec tristesse et angoisse le patron du jardin botanique. De ce fait, en cette chaude et sèche fin d’été, la plupart des fleurs ont « rendu les armes » et il me faudra une belle abnégation pour que mon reportage soit quelque peu fleuri. A part ça, les plus beaux tronçons restent ceux dominant le ruisseau de Gauja puis la piste éponyme dominant cette fois-ci la Combe de la Font Couverte. Le premier grâce à ses incroyables amoncellements de pierres sèches formant le plus souvent des parcelles et ressemblant à s’y méprendre à ceux aperçus au « Cimetière des Maures » près d’Estagel. On y aperçoit quelques capitelles et orris dont certains en partie effondrés et qu’il faut donc éviter de pénétrer.  Le second tronçon parce qu’il offre d’incroyables vues du massif de la Serre du Pied de Poul; d’où descend la petite Combe de Valdria qui a donné son nom à cette courte randonnée ; mais aussi sur la Combe de la Font Couverte où plusieurs fermes ont élu domicile dans ce lieu quasiment perdu. Elles y élèvent avec courage et ténacité des bestiaux en tout genre : chevaux, bovins, ovins, caprins mais aussi porcins. Si je dis courage, c’est parce que nous avons appris que l’eau et l’électricité n’arrivaient toujours pas dans ce secteur, ce qui n’est pas le cas du téléphone et d’Internet par la fibre. Etonnant non ? Assez étonnant pour l’électricité quand on voit dans les proches alentours le nombre d’éoliennes qu’il y peut y avoir ! Quant à l’eau, il y a un nombre incalculable de ruisseaux dans ce secteur mais tous asséchés ou presque. Etonnant aussi quand on sait que les ressources en eaux souterraines dans les Corbières Orientales avaient été chiffrées en millions de mètres cubes, il y a quelques années. Sans doute trop profondes pour être captées puis commercialisées ? La visite du jardin botanique est une belle parenthèse même s’il est évident que le manque d’eau met en péril le travail remarquable car vaillant et ambitieux effectué à partir de 1991 par son concepteur Dominique Jalabert. Décédé en février 2024, c’est désormais sa compagne et son fils Jérémy ; tous les deux très sympathiques au demeurant ; qui ont pris sa relève.  Pour un tarif de 5 euros, nous avons eu la clé du portail et toute latitude pour visiter ce jardin où plantes grasses et exotiques se partagent l’espace. Il est évident que chaque entrée est une aide pour les Jalabert dans leur quête à maintenir coûte que coûte ce jardin remarquable et insolite pas mal éloigné de tout.  Malheureusement, tout ce qui a été planté jadis souffre d’une évidente absence d’eau que ce soit les arbres, les arbustes, les cactées, les palmiers ou bien encore les bambous. Il y a déjà des arbres qui sont morts, et assez bizarrement les plus nombreux, car sans doute bien visibles, sont des grands pins. Le retour vers la commune de Feuilla, distante d’1,5km, est assez monotone mais par chance, un peu à l’abri du vent et longeant le petit ruisseau de Feuilla, lequel par endroit bénéficie encore de quelques poches d’eau, toutes stagnantes dont certaines remplies de lentilles d’eau. De ce fait, j’ai pu y photographier quelques plantes encore en fleurs et plusieurs papillons et oiseaux attirés par cette hydrologie totalement absente ailleurs. Une limnée aussi, minuscule gastéropode appréciant ces eaux-là. Ainsi se termina cette après-midi plutôt venteuse mais finalement pas désagréable car sous un beau ciel bleu et avec un soleil pas très chaud pour randonner. Telle que réalisée ici, cette randonnée a été longue d’environ 5 à 6km, incluant l’aller et le retour au jardin botanique ainsi que sa visite en suivant son fléchage bleu. Terminer cette boucle en allant voir le Moulin de Calé est une possibilité pour laquelle nous n’avons pas opté, cette visite ayant été faite en voiture.  Carte IGN 2547 OT Durban -Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25. 

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Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 musiques interprétées par les guitaristes de jazz Sylvain Luc et Biréli Lagrène extraites de leur album "Duet". Elles ont pour titre "Syracuse", "La Balade Irlandaise" "Time After Time", "Isn't She Lovely" et "Stompin' At The Savoy". Le 17 avril 2012, ayant eu l'occasion d'être présent lors d'un concert donné par ces 2 immenses guitaristes au Théâtre de l'Archipel de Perpignan, au travers de ces musiques, j'ai voulu rendre hommage à Sylvain Luc décédé bien trop jeune  le 13 mars 2024. Il allait avoir 59 ans. 

Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes
Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Voilà déjà longtemps que je voulais réaliser ce « Rêve de Sylvain », une randonnée bien connue en pays Fenouillèdes et plus spécialement dans les Corbières dites catalanes.  Dire que j’en rêvais ou qu’un rêve allait se réaliser en l’accomplissant seraient sans doute exagéré. Mais à diverses reprises ; Tour du pays Fenouillèdes en 2011 et Le Sentier du Charbonnier plus récemment en 2023,  j’avais côtoyé des panonceaux directionnels mentionnant cette balade pédestre au départ de Prugnanes. Je l’avais donc inscrite sur mes tablettes depuis déjà longtemps. En ce 19 août 2024, Dany étant partie 3 jours en Espagne avec Valentine, notre petite-fille, l’occasion est trop belle pour ne pas tenter de l’accomplir. En effet, sachant que Dany n’aime guère marcher dans des paysages de garrigues, y aller seul me parait une bonne idée. En pleine période estivale, avec une météo caniculaire et une grande sécheresse, moi-même, je me demande ce que je vais réellement trouvé de bien à voir ou à faire sur ce sentier ? J’appréhende sinon le pire au moins l’ennui.  Aussi, en analysant la carte IGN, l’idée ci-après m’est soudain venue : « pourquoi ne pas rallonger le Rêve de Sylvain en allant jusqu’à la Tirounère pour me baigner ? ». Je rappelle que le lieu-dit La Tirounère est la terminaison aval des Gorges de Galamus et donc un secteur rafraichissant à souhaits où la baignade est possible. Là, aussi j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter ce superbe endroit dans mon blog : « Le Circuit de La Tirounère depuis Saint-Paul-de-Fenouillet ».  C’est ainsi qu’est née cette balade que je vous présente ici : « Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes ».   Il n’est pas encore 9h30 quand je laisse ma voiture à l’entrée de Prugnanes. Si le village est désert et sans grand intérêt de prime abord, je note plusieurs croix occitanes accrochés aux maisons. Ici, la Catalogne est déjà très loin et on revendique son occitanité. Je traverse le village en suivant les recommandations du topo-guide que j’ai lu mais que je sors de ma poche et relis : rue de la Fontaine, rue de Bugarach puis celle de Palmières. A une intersection, un panonceau directionnel est là m’indiquant la suite qui part à droite. Très vite, la route bitumée partant vers l’ouest se transforme en un large chemin terreux puis en une piste forestière grisâtre, du style mâchefer. Les dernières maisons du village ont vite disparu et sur ma gauche s’étire une longue colline calcaire imparfaitement végétalisée. Ici le chêne vert est roi mais ses serfs sont légion car on y trouve toutes les plantes habituelles propres à la garrigue méditerranéenne. J’y cherche des fleurs, et si le chemin m’en offre 2 ou 3 encore quelque peu fleuries, celles de la garrigue sont déjà bien fanées. Leurs couleurs paille ou carrément roussâtres en sont les signes formels. D’autres comme certains chardons, les Stéhélines, les Leuzées et les Inules présentent des touffes de poils soyeux que l’on appelle « pappus ».  Sur la carte IGN, cette « serre » bosselée que je longe pour l’instant a pour nom « Capeils », toponyme où la notion de hauteur paraît évidente.  Je connais bien le parcours que j’ai longuement analyser sur la carte IGN et je sais qu’il va me falloir très rapidement grimper cette colline. Comme toujours, j’essaie d’oublier la monotonie de cette large piste en m’intéressant à la Nature présente et visible. Après des moineaux, des étourneaux, un merle et une fauvette très occupés à déguster de merveilleuses figues ; j’en ai fait une belle « ventrée » moi aussi ; c’est au tour de quelques papillons d’avoir les faveurs de mon appareil-photo. Ils sont très présents mais ont constamment la bougeotte à cause d’une « bonne » et par bonheur fraîche tramontane.  Il me faut donc faire preuve de patience et de ténacité pour en immortaliser quelques-uns. Idem pour les cigales qui vont me « casser les oreilles » une belle partie de la journée mais toujours excessivement difficiles à photographier car avec lesquelles l’effet de surprise ne joue que très rarement.  Idem pour les criquets qui eux aussi seront également bien présents à toutes les altitudes et en plus grand nombre encore au Pla de Moulis et plus globalement en altitude. Ce Pla de Moulis ou plateau du Moulin (Moulis de l’occitan « molin », en français « moulin ») que je vais finir par atteindre après une sérieuse mais régulière montée,  parlons-en !   Selon la fameuse légende de cette randonnée où il est dit "qu'à la première lune d'été, les fées de la Fou viennent danser toute la nuit sur le Pla de Moulis, au pied du roc del Nissol", je me demandais si je verrais ces « fameuses » fées de la Fou ? "Quitteraient-elles leur danse nocturne pour venir se baigner avec moi à la Tirounère ?" En effet, le topo-guide de cette balade, que l’on trouve sur le Net, ne précise rien d’autre que cette courte légende. « Qui est Sylvain ? » « A quoi rêve-t-il exactement ? » « Qui est à l’origine de cette légende féerique ? » Je n’ai trouvé aucune réponse à ces 3 principales questions. Dommage ! Seuls les lieux sont connus avec le Pla de Moulis, le Roc del Nissol et la Fou que l'on peut raisonnablement penser être la Clue de la Fou, cluse de l'Agly non loin de St-Paul-de-Fenouillet. Pourtant celui qui a inventé cette balade doit savoir tout cela !  Par contre, si je vous dis que pendant la montée vers le Pla de Moulis, j’ai vu plein de ces fées toutes blanches qui volaient autour de moi, vous allez vous dire « ce type a un pet au casque ! », formule bien adaptée ici puisqu’elle est occitane ! Non, je vous rassure, je ne fume aucune plante, même si comme vous le savez j’adore la botanique ! Eh bien oui, je confirme, elles étaient là, délicates, immaculées, légères, soyeuses, virevoltantes, et ce d’autant qu’une « puissante » tramontane les soulever du sol pour les propager en permanence dans les cieux. Elles avaient simplement pris les traits de ces fameux « pappus » que j’ai déjà évoqué. On les appelle aussi « aigrettes » ou « akènes plumeux ». La plupart des fées étaient là, au sommet d’une Leuzée conifère ou d’une grosse touffe de Stéhélines douteuses, à attendre sagement de violentes rafales qui les détacheraient peu à peu de ce carcan végétal que l’on appelle « pédoncule ». Je me suis assis plusieurs fois pour les regarder s’envoler très haut dans le ciel ; les aidant un peu parfois ; et sans doute profitaient-elles comme moi de ces merveilleux panoramas sur la Vallée de la Boulzane et le Synclinal du Fenouillèdes, même si un ciel laiteux délavait l’horizon? Leur espérance  ? Tomber au bon endroit, germer et procréer une nouvelle fée, une nouvelle fleur, un nouveau bouquet pour que la Nature continue d’être belle.  Il suffit d’y croire et si je continue à être un cartésien dans l’âme, depuis la « Dame blanche d’Urbanya », j’ai moins de certitude à leur sujet et suis plus discursif. Si au Pla de Moulis, les fées continuent à tourbillonner, quelques papillons, de nombreux criquets d’espèces très diverses et donc de toutes tailles, deux fauvettes « taquines » et une ombellifère m’occupent bien trop longuement pour que je m’intéresse à elles au premier chef. En quittant le Pla, je me mets à presser le pas car il est déjà 13h passé et je n’ai toujours pas déjeuné. Dans la descente vers le col du Lenti,  pour mon estomac, manger devient une obsession. Notre but commun ? Arriver à la Tirounère pour d’abord déjeuner au plus vite puis juste après me baigner. Désormais, je connais bien l’endroit et je sais que là-bas la Nature va me réserver de bien belles surprises. Ça va être le cas au-delà de ce que j’ai longuement espéré. Après la moitié d’un gros sandwich au thon appréciablement englouti au bord même de la rivière, je n’hésite pas à me baigner. Après ce premier bain, une part de tarte aux pommes finit de satisfaire mon estomac. A mes pieds, de vairons et d'autres petits alevins sont là à attendre que je leur jette quelques miettes de mon sandwich. Bouts de pain ou de thon, ces reliefs-là leur conviennent. Si d’autres baignades se succèdent, les mi-temps sont toujours consacrées à une quête photographique plus approfondie de la Nature. L’eau de l’Agly est certes fraîche, mais comme je l’aime en été. Froide mais limpide où les incalculables couleurs vertes se bataillent une suprématie à laisser Claude Monet pantois. Il manque juste les nymphéas largement remplacés par les plants de menthe aquatique et les Cirses de Montpellier qui envahissent les parties les moins profondes du lit de la rivière. Leurs fleurs attirent d’innombrables papillons pas toujours faciles à photographiés car plutôt petits et au milieu du ruisseau. Il y a aussi des libellules en grand nombre également très difficiles à immortaliser, car très souvent minuscules comme les agrions. De véritables fées elles aussi, ne tenant pas en place. Après un peu de repos, une autre petite balade m’entraîne vers le lieu-dit Borde Massé. Un champ en jachères m’offre quelques fleurs inédites. Une dernière baignade complète ce bel après-midi. Pour mon plus grand bonheur de nouveaux papillons, des passereaux aimant eux aussi la rivière, des lézards et une couleuvre vipérine sont venus s’enregistrer dans la mémoire de mon appareil-photo.  Puis le temps du retour arrive et il me faut quitter ce lieu si préversé. Autant l’avouer, ce retour est la partie la plus monotone de la journée. Il est vrai qu’après la Nature exceptionnelle et les baignades rafraîchissantes de la Tirounère, je ne peux guère espéré mieux. Je reprends donc en sens inverse le chemin  menant au col du Lenti. Là, après un sentier pas désagréable car peu caillouteux, ce dernier débouche sur une large piste forestière. Ici commence la vraie monotonie même si je reste aux aguets de tout ce qui bouge. D’abord parce que cette piste est large et terreuse, presque rectiligne jusqu’à Prugnanes mais désagréablement bosselée. De surcroît, la tramontane a faibli, il fait très chaud et les parties ombragées sont rares. Au lieu-dit « Borde Alibert » quelques chants d’oiseaux plus puissants m’incitent à emprunter vers la gauche un sentier s’enfonçant dans les bois. J’immortalise un bruant et il y a bien d’autres oiseaux mais ma lassitude est plus forte et surtout ce sentier ne mène nulkle part.  Malgré mon insistance à vouloir photographier la Nature de cette piste, l’arrivée à Prugnanes est une petite délivrance.  Petite, car avant d’en finir totalement, j’ai envie de visiter le village et voir quel est son patrimoine. Autant le dire, il est très réduit avec une petite église toute simple, fermée car en cours de travaux extérieurs ce jour-là. Il y a aussi une jolie fontaine, simple aussi, car faite d’une plaque de marbre gris datée de 1864. Elle est dressée dans ce qui ressemble peut-être à un ancien lavoir joliment modernisé. Un énorme platane dont on ne sait s’il s’agit d’un Arbre de la Liberté lui apporte un bel ombrage. Le tout est situé au centre d’une agréable placette où des bancs très originaux car modernes ont été agencés. A part ça, il y a quelques jolies peintures en trompe-l’œil. Quant aux maisons, elles sont sûrement très vieilles pour la plupart, puisque  la porte d’une d’entre-elles est surmontée d’un fronton daté de 1768 !  Enfin, il y a au bord de la route D.20, un très vieux petit pont en arche, très bien restauré et de style de ceux que l’on connaît du côté de Sournia ou de Puyvalador (la Polideta et les Molines), improprement appelés « romains ». On y trouve aussi un petit étang artificiel, résultat plutôt réussi d’une station d’épuration plantés de roseaux. Les deux ouvrages sont  situés sur un ruisseau dénommé « Ravin de Las Illes » que j’ai découvert avant de démarrer cette journée. Ainsi se termine cette journée sinon « féérique » tout du moins très agréable. Si le cartésien que je suis ne croît pas en l’existence possible des fées, mes rêves, qu’ils soient éveillés ou pas, viennent réparer ce raisonnement, et ça suffit à mon bonheur. Telle qu’expliquée ici, cette balade a été longue de 11,6km. Les montées cumulées de 743m. Le point le plus haut est à 690m au-dessus du Pla de Moulis, le plus bas à 276m à la Tirounère. Cartes IGN 2447OT Tuchan  - Massif des Corbières et 2348ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques de jazz interprétées par le groupe Paul Moretti Trio composé de Paul Moretti (piano), John Hébert (basse) et Rudy Royston (batterie). Elles ont pour titre "Cheek To Cheek", "You Go To My Head", "Someone to Watch Over Me", "Dear Johanna", "Roses" et "A Cookie For Marie (incompléte)". 

La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses
La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

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Samedi 27 juillet 2024, 9h30. Nous voilà tous les quatre au Pla de Barrès à attendre la navette pour Les Bouillouses. Il y a ma sœur Nicole, mon neveu Sylvain, Dany et moi. Ma sœur et mon neveu sont venus nous rendre visite depuis Marseille et comme ils adorent les randonnées, aujourd’hui j’ai donc programmé une « Boucle autour des étangs des Esquits ». Une randonnée plutôt facile. Les Esquits sont des petits lacs de montagne situés au sud du barrage des Bouillouses au sein d’une forêt dénommée « Bosc de Llivia ». Si on ne tient pas compte de ceux qui sont des tourbières à sphaignes très souvent confrontés à une plus ou moins sévère eutrophisation (La Bolloseta, Estany del Raco et zone humide de la rivière d’Angoustrine »,  les vrais lacs sont au nombre de 3 : Estany Llarg (Etang Long), Estany Negre (Etang Noir) et Estany de la Pradella (Pradeilles). Pour les 2 premiers, il est utile de préciser qu’il s’agit des étangs « d’En Bas » puisque l’on retrouve des noms identiques dans les étangs dits « du Carlit » situés plus au nord. Au départ du hameau des Bouillouses où se situe le refuge, on suit la D.60 sur quelques centaines mètres (500 à 600m) (*), puis on traverse la Têt (ici c’est le ruisseau du déversoir du barrage) sur un pont de bois puis la randonnée prévue enchaîne les 3 lacs en contournant les deux premiers sur leur droite et le dernier sur sa gauche. Le long des 2 premiers lacs, les sentiers sont parfois assez scabreux car rocheux par endroits. La dernière partie qui consiste à revenir vers le barrage de manière assez rectiligne sur une large piste est la plus monotone. Comme tout P.R, l’itinéraire est balisé d’une couleur jaune mais il faut marcher assez longtemps pour découvrir le premier panonceau : Estany Llarg-Etang Long. Le lac est là ! Il est donc préférable ; si cela peut éviter des déboires ; de partir avec un GPS avec le tracé déjà enregistré. C’est ce que j’avais fait, même si son utilisation a été très éphémère.  Il est vrai qu’entre suivre le balisage, montrer le parcours et vouloir photographier la Nature est un challenge pas facile à surmonter. Pour les fleurs va encore, même si une mise au point est toujours préférable et donc à privilégier, mais pour la faune ça prend automatiquement toujours plus de temps. C’est d’autant plus vrai que la faune se résume ici à des canards colverts plutôt dociles mais pour le reste ce sont des batraciens « bondisseurs », des papillons virevoltants, des odonates qui ne le sont pas moins, de rares oiseaux difficiles à surprendre et donc à immortaliser. C’est donc très compliqué de faire une randonnée en famille sans être frustré à l’arrivée, parce que l’on est passé à côté de cette Nature, qui est là, à portée du regard, mais qui est d’abord aussi pour moi une passion. Il est donc indispensable de trouver un juste équilibre. De ce fait, il est donc important de marquer plusieurs arrêts et pauses. Ces arrêts  permettent de profiter plus agréablement de ces superbes paysages et décors, avec notamment quelques très belles vues plongeantes sur les lacs, quelques points de vue plus bas mais aussi très beaux, et pour moi de satisfaire au mieux ma passion pour la photo naturaliste. Malgré les difficultés, j'ai été globalement satisfait de toutes mes photos de nature. Au loin, le Carlit, terriblement minéral, dresse ses 2.921m et me rappelle que je ne suis jamais monté plus haut. L'arrivée se termine par un passage sur le barrage, souvenir de plusieurs randonnées d'un jour mais surtout d'un Tour du Capcir mémorable réalisé en 4j avec mon fils et deux de ses amis si sympas en 2013.  Enfin, je garderais un excellent souvenir de cette jolie balade, qui a apparemment plu à tout le monde. La finir de surcroit avec un peu de repos et une boisson bien fraiche à l’auberge du Carlit, dans l’attente de la navette du retour, a été une agréable touche finale.  Je n’ai pris aucune mesure mais cette randonnée est proposée sur le site « DECATHLON OUTDOOR » avec une distance de 6,2km, un dénivelé de 178m pour un temps de 2h15. Arrêts inclus, nous avons mis 2h de plus, c’est dire si nous avons pris le temps, mais c’est très bien car ce lieu à la jonction de la Haute-Cerdagne et du Capcir le mérite. Carte IGN 2249ET Font-Romeu - Capcir top 25. 

(*) Attention une autre possibilité est de démarrer derrière le refuge du Club Alpin Français où un panonceau mentionne le vrai départ et le chemin à suivre. La suite reste identique. 

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Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons interprétées par Lara Fabian accompagné du violoncelliste croate Stjepan Hauser et du Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Robert Ziegler, chansons extraites d'un concert "live" au Royal Albert Hall de Londres. Elles ont pour titre "Caruso" de Lucio Dalla et "l'Adagio" de Remo Gaziotto, tiré de l'oeuvre baroque de Tomaso Albinoni plus communément appelée "L'Adagio d'Albinoni". Cette dernière chanson est ici incomplète. 

Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)
Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)

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Comment avons-nous découvert ces « Cascades du Hérisson » (*) ? Après une magnifique semaine à parcourir le tour de la Suisse en voiture, c’est tout à fait par hasard que nous nous sommes arrêtés dans ce lieu-dit « La Fromagerie » sur la commune de Le Frasnois, située dans le département du Jura. Il est vrai que l’endroit est très touristique et cet arrêt a donc été consécutif au nombre important de visiteurs qu’il y avait en ce 22 juillet 2024. Si l’idée première était de comprendre pourquoi cette affluence, une fois la voiture rangée sur un place de parking difficile à trouver, mais finalement devant la boutique la plus visitée, il ne nous fallut que quelques minutes pour obtenir la bonne réponse. En effet, un seul regard vers le nombre de commerces de ce tout petit hameau d’une trentaine d’habitants en temps normal, mais beaucoup plus l’été, a suffi. Ici, on trouve toutes les activités que le tourisme engendre : bars et lieux de restauration, gîtes , boulangerie, vente de produits locaux et de souvenirs, ateliers artisanaux divers et variés, jardin botanique et puis surtout il y a une énorme « Boissellerie » dite du Hérisson où l’on trouve tous les objets en bois possibles et imaginables. Dany qui adore ces objets et qui est souvent en quête de pochoirs y a trouvé son bonheur sous les traits d’un grand arbre de vie qu’elle envisageait de peindre. De ce fait, pendant qu’elle visitait « trop » longuement les différentes boutiques, j’errais dans la hameau. C’est donc au cours de cette errance que je suis tombé sur un panonceau directionnel de randonnée mentionnant ces fameuses « Cascades du Hérisson » distantes de 800m », nom de la rivière qui les alimente. En plus de toutes les autres raisons déjà citées,  celle-ci venait s’ajouter à cette abondance constatée de touristes. Après avoir averti Dany de mon désir d’aller voir ces cascades, elle m’a dit « je finis les boutiques et je te rejoins là-bas ». Me voilà donc parti vers ces cascades très souvent arrêté par une multitude de fleurs sauvages, quelques papillons et de rares oiseaux. Le large chemin étant amplement emprunté dans les deux sens par un nombre important de randonneurs, je ne prends même pas le soin de savoir si un balisage est présent ou pas. Je suis d’office confiant. Il s’agit du G.R. 559A, mais je ne le verrais que plus tard en consultant une carte IGN. Au bout d’un quart d’heures de flânerie la cascade dite du Saut Girard se présente. Ici l’affluence y est encore très conséquente et prendre une photo du site sans personne dessus paraît presque impossible. Je suis donc obligé de zoomer pour supprimer tout ce beau monde. En attendant Dany, je continue mon recensement floral et tente tant bien que mal de photographier quelques libellules colorées. Finalement, et par le fait même que j’ai beaucoup flâné, Dany arrive bien plus vite que je ne l’attendais. Après le Saut Girard et après quelques renseignements pris auprès d’autres randonneurs, nous continuons vers le Moulin des Fées (chambres d'hôtes) pour revenir vers La Fromagerie par le Moulin Jeunet et sa jolie cascade. Là, entre les trois lieux-dits, je suis encore arrêté par une incroyable flore et quelques nouveaux papillons.  Mais le temps passe et nous sommes attendus à l’hôtel Le Chalet à Lamoura vers 17h, soit une cinquantaine de kilomètres restant à parcourir sur les petites routes du Haut-Jura.  Routes si jolies et avec de telles surprises que parfois les arrêts s’enchaînent. Ici ça sera le cas avec un seul long arrêt dans la Fruitière du pays Grandvallier à Saint-Laurent-en-Grandvaux où fromages et vins du Jura viendront s’ajouter à une large sacoche déjà bien remplie de chocolats et de vins suisses.  Par le fait même que le temps passe bien trop vite, nous sommes contraints de presser le pas et je rationne mon nombre de photos. Malgré ça, ces Cascades du Hérisson resteront un très agréable petit intermède de notre voyage en Suisse et dans ce merveilleux Haut-Jura. Haut-Jura que nous avions tant apprécié à l’été 2003 au cours d’une randonnée découverte de 6 jours qui se voulait d’abord « gastronomique ». « Saveurs des Hautes-Combes », c’était son nom. S’il n’y avait eu rien à redire à cet aspect culinaire , et donc totalement justifié tant cette cuisine du terroir avait été parfaite, comme titre de mon reportage photos et écrits,  j’y avais préféré « Dans les pas des moines défricheurs », plus en adéquation avec les lieux traversés, les étapes réalisées et surtout l’Histoire de ce magnifique territoire. C’est donc logiquement à Lamoura, commune de notre dernière halte en 2003 que nous voulions impérativement revenir. Même si en 21 ans, beaucoup de choses ont changé au sein du village, les paysages alentours sont toujours aussi beaux, quant aux habiles et précis lapidaires, ils continuent à avoir pignon sur rue et désormais leur musée. Ayant fini cette journée par une délicieuse fondue jurassienne ; fondue que nous n’avions jamais pu déguster en Suisse ; voilà un voyage qui restera longtemps dans nos mémoires. Quant aux Cascades du Hérisson décrites ici, ce reportage n’est qu’un infime petit bout de ce qu’il y a à découvrir dans ce site naturel classé et protégé. Jugez plutôt : le sentier de toutes les cascades, au nombre de 7 cataractes principales mais de 31 chutes au total, fait 7km aller et retour pour un dénivelé de 300m et peut s’effectuer en un temps moyen de 3h. Ce parcours est classé comme « difficile ». Il est donc recommandé de s’informer sur les conditions météo et notamment celles hydrométriques. En hiver, les lieux peuvent être gelés voire carrément glacés. D’autres randonnées plus longues peuvent être imaginées avec un Tour des Cascades du Hérisson dont la distance est de 12,5km ou bien encore les 54km à faire en 3 jours avec la découverte du plateau des 8 lacs et des 7 cascades du Hérisson, hauts-lieux de cette merveilleuse Terre d’Emeraude. Ici, mon modeste reportage n’a donc que la simple petite prétention de faire connaître ces cascades et éventuellement cette région qui les entoure si superbe. N’ayant ni GPS ni carte, je n’ai pris aucune mesure. Mais si j’en crois un site trouvé sur le Net, cette randonnée réalisée et expliquée ici est longue de 2,4km pour un dénivelé de 60m. Elle est facile. Carte IGN 3326ET Champagnole – Lac de Chalain et Pic de l’Aigle Top 25.

https://randoadmin.parc-haut-jura.fr/api/fr/treks/330451/le-moulin-jeunet.pdf?portal=6

(*)Toponymie : Non, ce ne sont pas les hérissons qui ont donné ce nom si particulier aux cascades ! « Hérisson » viendrait plutôt de « Yrisson », qui signifiait « eau sacrée ». C'était en 1388 nous dit la page Facebook consacrée aux cascadesAu fil du temps et des déformations, le nom a évolué en passant par Uraisson (1413), Uresson(1434), Huresson (1553), Hurisson (1788) et enfin "HÉRISSON" a partir de 1833.

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La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques du compositeur allemand Hans Zimmmer interprétées ici par le pianiste et compositeur danois Jacob Ladegaard plus connu sous le pseudonyme "Jacob's piano" et notamment sur YouTube et sur le web en général. Elles ont pour titre : "Gladiator: Now We Are Free & Honor Him", "Time", "A Way of Life" et "Maestro (Synthesia Version)".

La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle
La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

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Perchée à 70 mètres de hauteur et longue de 140m, « la Passerelle de Mazamet » est devenue une incontournable du département du Tarn au même titre que les célèbres gorges éponymes qui elles sont surtout visibles en Lozère et en Aveyron. Suspendue entre le Roc Saint-Sauveur ; où l’on peut encore voir les ruines d’une ancienne église et d’un castrum médiéval ; et le village pittoresque d’Hautpoul, lui-même moyenâgeux et édifié sur un autre piton rocheux, le Rocher de la Vierge, elle enjambe le vallon où s’écoule la rivière l’Arnette, rivière elle-même parallèle à la D.54. Cette passerelle est accessible par divers sentiers dont notamment les célèbres GR.36 et GR.7. C’est dire si les randonneurs peuvent y trouver leur bonheur de multiples manières. Personnellement, sans GPS et sans carte, nous avons découvert la passerelle et tout le proche secteur au cours d’une petite boucle pédestre au départ du vaste parking dit de la Jamarié qui est mitoyen avec la rue de la Resse (D.54). La parking est proche de l’usine hydroélectrique et on ne peut guère le louper car une immense cheminée en briques rouges peut servir aisément de repère. Il est 11h30 quand nous laissons notre voiture sous un ciel un peu voilé de gris et un soleil qui tente, mais en vain, de percer ce voile. Dans l’immédiat, le chemin vers la passerelle est identique à celui que propose un grand panneau vantant les plaisirs d’une via ferrata. Une première petite passerelle enjambe l’Arnette et juste après il suffit de prendre à gauche la rue du Faubourg du Gua, laquelle, d’emblée s’élève modérément. Très rapidement, le bitume disparaît et diverses solutions de sentiers sont proposés, dont celui filant vers la passerelle. Nous le choisissons. Un sentier « muletier » prend le relais puis un nouveau panneau propose encore 2 possibilités : piste rouge 10mn ou piste bleue 30mn. L’envie de marcher est là et nous optons pour les 30 minutes de la piste bleue. Ce choix est d’autant plus volontaire, que comme toujours, j’en suis depuis le démarrage à tenter de recenser la flore du secteur en évitant si possible d’oublier certaines fleurs. Finalement, la passerelle est vite là, et si vite que nous en oublions les vestiges de Saint-Sauveur. Même en traînant les pieds et en profitant au maximum de cette immense « escarpolette », les 140 mètres sont vite parcourus. Un petit sentier prend un peu le relais grimpant vers le vieux hameau d’Hautpoul. Là, difficile de louper les ruines médiévales car ce sont les premières visibles avant même les habitations du hameau. Dans le hameau, nous y passons un peu moins d’une heure à visiter les ruines, à flâner dans quelques boutiques, à déjeuner de notre pique-nique que nous avions pris soin d’emporter, de se faire plaisir de glaces italiennes et pour Dany d’essayer de retrouver les lieux où notre fille avait fait les superbes photos de son mariage. Nous poursuivons par le « chemin des Passes », étroit et agréable sentier forestier tout en descente, où l’art, l’Histoire du catharisme et celle du châtaignier permettent de marcher sans vraiment s’ennuyer, grâce à bon nombre d’œuvres d’artistes et de panneaux explicatifs. Le châtaignier, lui, nous prépare déjà à découvrir l’arboretum et la Maison du bois et du jouet, dernières vraies découvertes de ce parcours totalement improvisé. Sans GPS et sans carte IGN, et notre seul véritable recours étant le smartphone, nous consultons l’application Visorando afin de trouver la meilleure solution pour retourner au parking du départ. S’il y a bien 5 ou 6 randonnées proposées, la plupart très longues, aucune ne nous satisfait vraiment. On décide de rentrer par la route D.54. Certes ce n’est pas la solution idéale d’un vrai randonneur mais comme d’autres découvertes sont encore au programme de cette journée, c’est pour nous la plus expéditive et donc la plus efficace. Alors bien évidemment, cette fin de balade nécessite de la prudence mais finalement nous trouvons que cette  route n’est pas si passagère que ça. En outre, elle présente l’avantage d’avoir une vue par-dessous et donc incroyablement originale de la passerelle. Ainsi se termine cette boucle pédestre dont j’estime la distance parcourue à environ 3,8 à 4km environ. Vous l’aurez bien compris, si le but initial était de découvrir la passerelle, les autres attraits se sont présentés au fil de notre cheminement d’où finalement cette boucle réalisée de manière improvisée : le hameau d’Hautpoul et ses édifices médiévaux, les panneaux expliquant le catharisme et des œuvres artistiques sur le chemin des Passes, le musée du bois et du jouet, l’arboretum puis le retour vers le parking en longeant l’Arnette et ses vestiges industriels. Voilà tout ce que l’on peut voir d’intéressants et j’en oublie sans doute. Carte IGN 2344ET Montagne Noire (est) – Mazamet – Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc top25.

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