Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons de Pascal Obispo interprétées par lui-même. Elles ont pour titre :  "Les Fleurs du Bien", "Millésime", "L'Important c'est d'Aimer" et "Laisse le temps faire" en duo avec Florent Pagny.

Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).
Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

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Pour être franc, c’est en effectuant la randonnée précédente que j’ai intitulée « Les Chemins des Maquisards depuis Montner » que m’est venue l’idée de celle-ci. Enfin qu’en je dis l’idée, c’était simplement le début d’une idée consécutivement au fait que j’avais aperçu des panonceaux directionnels de randonnée mentionnant « Le Château de Caladroy ». Un simple coup d’œil sur la carte IGN Géoportail et ce circuit que j’ai appelé « Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille » s’est présenté à moi comme une évidence. Si je n’ai pas souhaité reprendre la mention « Château de Caladroy », c’est parce que je n’étais pas certain qu’une visite à l’improviste du domaine viticole soit possible lors de notre passage. En effet, comme je le fais souvent avant de partir randonner, je consulte Internet et je lis tout ce qu’il est possible de découvrir. Et là, sur le site du domaine, j’apprends que les visites guidées ou libres, mais payantes, sont possibles mais seulement aux mois de juillet et août. Alors certes je ne refuse pas le fait de payer une visite, mais nous sommes déjà en octobre et je ne suis pas du tout certain qu’une découverte soit possible, et ce d’autant que je présume que le domaine est sans doute en effervescence car les vendanges sont habituellement faites en septembre et octobre. C’est donc avec ce doute que nous avons démarré cette randonnée, doute d’autant plus surprenant pour moi que j’avais toujours cru que Caladroy était un petit hameau comme les autres mais avec une cave vinicole à l’intérieur. Or pas du tout, le domaine privé occupe l’ensemble du hameau avec certes la vente de vins qui a fait sa renommée mais aussi la vente d’huiles d’olives et de vinaigres de vin, la location de gîtes et même une activité de chasse organisée ainsi que des spectacles en été. Tous les bâtiments, toutes les maisons sont donc la propriété du domaine. Voilà tout ce que l’on peut lire sur leur site et bien d’autres choses encore.  En ce 3 octobre 2025, il est 10h tapantes quand nous laissons notre voiture sur le parking du col de la Bataille. Dany, qui est nettement plus observatrice que moi pour certaines choses ; me fait remarquer une grosse plaque d’asphalte complétement fondue en plein milieu du parking. Pas de doute, ici une voiture a cramé, ce qui est peu encourageant quand on sait que l’on part pour quelques heures de marche. Mais la randonnée ayant pour but premier d’oublier les tracas, on se met immédiatement en marche direction Caladroy en longeant la D.38. Dany qui n’est encore jamais venue par ici, ne connaît pas l’histoire tragique des Trousseu père et fille. Elle est donc très surprise de trouver leurs 2 pierres tombales au bord de la route. Je lui en explique la brève affaire jamais véritablement dénouée malheureusement puisque l'assassin n'a jamais été retrouvé bien que condamné par contumace (Source site Geneanet). Premier chemin à droite, direction la Peyre Drète, sa bergerie ruinée et son menhir couché et fracturé. Le temps de quelques photos et de quelques explications historiques que je lui transmets et nous continuons cette agréable balade. Il fait très beau, elle se régale à marcher et prend le temps de lire les différentes pancartes consacrées au Réseau de résistance Henri Barbusse. De mon côté, flore, papillons, criquets, oiseaux et photos des décors traversés continuent à occuper tous mes sens. Celui de l’ouïe est souvent attiré par les croassements d’une petite colonie de Grands corbeaux trouvant toujours refuge dans les pylônes THT. Si je spécifie « toujours », c’est parce qu’ils étaient déjà là le 20 septembre dernier lors des « Chemins des Maquisards ». Sans doute, trouvent-ils là, sur ces hauteurs dominantes, la sécurité indispensable à leur territoire avec une vue sur leurs éventuelles nourritures, ici les raisins mûrs par exemple, et sur l’approche d’éventuels prédateurs. La poursuite du parcours s’effectue sans problème, d’abord parce que je le connais un peu désormais, puis parce que je l’ai créé dans l’application Visorando. Seule l’arrivée à proximité du domaine viticole pose un souci. D’abord parce qu’un panneau « sens interdit » barre l’accès d’un chemin qui est pourtant sur le tracé admis par la Fédération Française de Randonnée Pédestre car surligné sur la carte IGN de Géoportail. Dans le doute, nous passons outre car après tout nous ne faisons que marcher, donc aucun mal et de surcroît, je pourrais en cas de problème prouver ce paradoxe. Ce chemin nous amène direct dans le domaine et notamment à proximité des gites car nous apercevons une dame portant du linge de lits. Occupée, elle ne fait pas attention à nous ou ne nous voit pas. Je me dis « tant mieux si l’on peut éviter des explications », même si nos sacs à dos et nos bâtons de marche n’offrent aucun doute quant à notre présence ici.  A l’approche des premiers bâtiments, la possibilité nous est offerte de nous en éloigner par un autre chemin semblant faire le tour total du domaine. Finalement, malgré une activité bien visible, personne ne nous remarque et nous réussissons à faire le tour du hameau finissant cachés par une allée longeant une oliveraie. Bien évidemment, nous n’avons rien vu du hameau et si un jour on veut vraiment le découvrir, il nous faudra revenir uniquement pour ça. On se retrouve devant le grand panneau de l’entrée du domaine sur lequel on peut lire l’ensemble des activités, y compris « randonnée », mais aussi « site sous vidéo surveillance ». Il ne nous reste plus qu’à continuer notre circuit, mais on garde à l’esprit l’idée de revenir faire une visite plus complète le jour où nous aurons nécessité d’acheter du vin, ce qui risque d’être un peu long car nous n’en buvons que très peu, et surtout que dans de grandes occasions. L’itinéraire de notre tracé nous faisant passé près d’un dolmen et d’un menhir, je m’empresse d’aller photographier ces trouvailles. Malheureusement, mes recherches à leur propos sur Internet n’ont guère été fructueuses et même plutôt confuses pour connaître leurs véritables noms et leurs nombres exacts. Il y aurait plusieurs dolmens, menhirs et roches à cupules dans ce secteur de Caladroy, souvent présentés comme étant sur la commune de Bélesta, ce qui est vrai puisque le hameau fait partie de cette commune. Sauf que cela a pour effet de créer une certaine confusion car certains mégalithes de Bélesta ne sont pas du tout à Caladroy. C’est d’autant plus confus que l’on peut lire que certains dolmens auraient été détruits, puis déplacés et reconstitués (Page « Mégalithes » et « Bernard Fabre » sur Facebook). Enfin, si j'en crois le site "Mégalithes du monde", le dolmen aurait pour véritable nom "Arca de la Ginebrosa". Après cette découverte, l’heure du pique-nique a sonné. Un amoncellement de roches au bord du chemin fait office de table. Est-ce l’odeur de nos sandwichs et de nos tartes aux pommes ; je ne le pense pas ; toujours est-il qu’une dizaine de vautours fauves arrivent soudain au-dessus de nous dans un désordre étonnant car plutôt dispersés. Certains partent vers le château qu’ils survolent longtemps comme si une charogne était là, d’autres se laissent emporter en circonvolutions vers de hautes altitudes et deux ou trois planent au-dessus de nous mais à des hauteurs peu inquiétantes. Finalement, nous mangeons tranquilles car au bout d’une grosse demi-heure tous s’éloignent et disparaissent petit à petit. Nous reprenons notre marche en avant en direction du Bac de Pleus sur des chemins assez variables en terme de terrains, mais où une déclivité modeste est toujours présente. L’essentiel du dénivelé est sur cette portion du circuit passant entre les lieux-dits « La Croux d’en Rodrigo » et « LLissanes ». Ce dénivelé offre des vues superbes vers le Massif du Canigou, Bélesta et ses alentours et bien évidemment sur le Château de Caladroy et la plaine du Roussillon plus globalement. A la côte 481, tout près d’une cabane en pierres sèches effondrée, il faut partir à droite sur un étroit sentier peu visible, sentier sans doute tracé par les chasseurs du coin. Il démarre au pied d’une source en partie asséchée où papillons et frelons cherchent un peu d’humidité dans une glaise grisâtre. Le sentier reste constamment étroit mais néanmoins bien praticable. Il dévoile des vues aériennes très proches sur le Bois de Cuxous et plus en contrebas sur les mas quelque peu disséminés des Casals, de Pleus et de leurs alentours. Si l’on regarde plus loin, c’est une belle partie du Fenouillèdes, des Basses Corbières et de bassin de l’Agly que l’on peut découvrir. Ici, sur ce plateau, nous sommes presque au plus haut d’une colline qui a pour nom « Roc de la Mandre ». Un ciel laiteux empêche de voir la mer, mais on la devine présente au-delà de ce voile blanchâtre. En arrivant au bout du Bac de Pleus, ce sont des panoramas à presque 360° qui se révèlent avec en ligne de mire la colline de Força Réal. Le sentier descend vers deux pylônes THT, contourne le premier, puis passe entre les deux. Un mauvais chemin très raviné prend le relais puis atterrit plus loin et plus bas sur une bonne piste. Après 1k2 environ, on retrouve la piste empruntée lors du « Chemin des Maquisards », puis à hauteur du fameux chêne « Pilar Batlle », on retrouve les décors et découvertes faites à l’aller. Si la randonnée n’est pas finie pour autant, car il faut encore rejoindre le parking du col de la Bataille, nous allons l’occuper principalement en visitant la bergerie de la Peyre Drète un peu plus en détail. Un panneau « Maquis Henri Barbusse » que j’avais loupé, nous apprend que le berger s’appelait Fernand Creixel et qu’il avait un rôle d’agent de liaison avec le réseau de résistance. Cette agréable balade se termine aussi tranquillement qu’elle a commencé car avec un ciel presque aussi pur. Selon l’enregistrement effectué sur l’application Strava, cette randonnée a été longue de 10,16km pour un dénivelé de 273m. Le point le plus bas est à 259m au lieu-dit « le chêne Pilar Batlle » et le plus haut à 482m au démarrage du Bac de Pleus. En raison des dates de visites du Domaine de Caladroy possibles en juillet et août, il est sans doute préférable de faire cette randonnée à ces dates-là afin de coupler les deux. Carte 2448OT Thuir-Ille-sur-Têt top25.    

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