Les Etangs des Esquits depuis le Pla des Avellans, retour Pla de Barrès.
Ce diaporama est intitulé de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube Intitulée "Emotional Violin & Piano - Romantic Classic Music" proposée par The Musical and Universal.
Pour agrandir les photos, cliquez dessus.
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En ce mardi 22 juillet 2025, quand Dany et moi quittons notre domicile, nous avons un double objectif : aller randonner tout en essayant de le faire dans un endroit rafraichissant et agréable. De mon côté, inutile de préciser que j’en ai un troisième consistant à prendre un maximum de photos de tout ce que nous allons découvrir : jolies faune et flore et beaux décors. La journée s’annonce radieuse, et donc chaude, et nous avons fait en sorte de ne rien improviser. La veille, j’ai donc préparé nos objectifs consistant à partie vers les étangs des Esquits depuis le Pla des Avellans avec retour en boucle. Concernant ce retour, j’ai gardé sous le coude l’idée de rallonger la distance selon la forme physique que nous aurons au fil de notre cheminement. Ainsi est née cette balade que j’ai intitulée « Les Etangs des Esquits depuis les Avellans, retour Pla de Barrès ». Comme le nom l’indique, tout se passa pour le mieux, puisque finalement, nous poussâmes notre retour en longeant le fleuve Têt jusqu’au Pla de Barrès, là où le matin même nous avions laissé notre voiture pour prendre la navette. Eh oui, pendant toute la saison ; de mai à octobre ; mais pour le bonheur de tous et de la Nature en particulier, et parce que la surpopulation est quasi quotidienne, il y a cette obligation de prendre la navette pour accéder au secteur des « Bouillouses ». Nous, dans ce cas précis, nous n’avons pris qu’un billet aller simple « Pla de Barrès – Pla des Avellans » pour la modeste somme de 10 euros. Il est 9h45 quand nous rangeons notre voiture. Le parking, pourtant très vaste, est déjà copieusement rempli. Une petite file d’une trentaine de personnes s’étire déjà devant le kiosque de la billetterie. Quant au premier bus qui arrive pour prendre les visiteurs, il ne sera pas pour nous, et nous sommes contraint d’attendre le second. Je mets à profit cette attente pour prendre mes premières photos et notamment les fleurs les plus visibles que sont un Aconit napel et un Aconit anthore. Si le premier est assez commun, le second est plus rare mais les deux sont d’une toxicité qui peut s’avérer mortelle. Alors attention surtout pour les enfants. Aucune antidote n’est connue. Nous montons dans la navette à 10h15 et dix minutes plus tard nous voilà déjà aux Avellans. D’emblée, un panonceau directionnel annonce diverses directions. La nôtre, direction le lac des Bouillouses est mentionné pour 5,5km et 2h. Nous n’irons pas si loin. Ici, les fleurs sont déjà innombrables mais comme nous aurons à revenir par-là, je n’en photographie que quelques-unes. Nous enjambons le fleuve Têt tout en traversant la prairie direction le bâtiment des télésièges. Le sentier est situé juste derrière, parfaitement indiqué : « Lac des Bouillouses 4,8km 1h40 ». Il n’est pas très bon, avec très souvent des pierres et des racines mais aussi très irrégulier en terme de terrains. Il en sera ainsi une bonne partie de la journée, mais il faut l’accepter et faire avec, car la montagne ne sera jamais une autoroute. Dans l’immédiat, il présente l’avantage de cheminer à l’ombre d’une forêt de pins à crochets. Après quelques virages et montées, le sentier rejoint le GR.10. C’est un chemin plus large que le sentier précédent mais il s’élève aussi et pas vraiment plus agréable à cheminer non plus. L’élévation continue ainsi jusqu’à l’étang de La Pradeille (Estany de la Pradella). Entre les deux, plusieurs papillons, deux pinsons et quelques jolies fleurs ont été immortaliser venant compléter les clichés pour mon reportage. L’arrivée au premier étang est bien évidemment synonyme d’une pause conséquente puisque les deux prévus au programme ; avec l’Etang Noir (d'en bas) ; constituent le but principal de cette randonnée. Ici, les décors changent, s’entrouvrent. Les pelouses au bord de l’étang sont idéales pour poser nos fesses et reposer nos jambes. Il est midi et cette marche tout en montée et pas toujours facile ; 250m environ de déclivité ; nous a ouvert l’appétit. Le panier-repas emporté est le bienvenu. La flore est nouvelle aussi, tout comme la faune. Les premiers à faire les frais de ma passion pour la photo sont les canards colverts que j’ai toujours vu très nombreux ici à la bonne saison. Les seconds, nettement plus petits, mais aimant autant l’eau sont des Odonates que l’entomologiste néophyte appelle « libellules ». Il y en a beaucoup et de plusieurs espèces car c’est la grande saison des amours. Ils ne sont là à proximité des étangs que pour ça : se reproduire. Après une longue pause, le chemin continue à droite en direction de l’Etang Noir (Estany Negre), la distance entre les deux étant relativement modeste. Ici aussi, les Odonates trouvent un biotope à leur goût car ça volètent de tous côtés et dans tous les sens. Cette fois-ci, la pause est presque essentiellement consacrée à tenter d’immortaliser toutes ces petites bestioles quand elles veulent bien se poser. Nous repartons, une fois encore à droite de la berge de l’Etang Noir, (pas d'indication sur les panonceaux directionnels) mais cette fois-ci dans des conditions plus compliquées car le sentier est biscornu, broussailleux par endroits et les rochers peuvent s’avérer glissants. Rocailleux, il s’élève un peu , redescend, s’élève de nouveau, jamais plus d’une vingtaine de mètres mais toujours aussi alambiqué car les découvreurs de sentiers n’ont jamais rien trouver d’autre ou de mieux pour en faire le tour. Passé cette petite car courte difficulté, le chemin redescend en forêt en direction du fleuve Têt dans ce lieu-dit au nom étonnant car dénommé « l’Accordéon ». Ici les seules musiques qui prédominent sont les chants de divers oiseaux pas toujours visibles malheureusement. Même mes appeaux restent ici sans réel résultat. Je ne peux compter que sur la chance. Si les étangs sont désormais assez loin, le sentier est le plus souvent en sous-bois et presque constamment humide. Il faut donc redoubler d’attentions quand ce dernier est pierreux voire carrément rocheux. Cette humidité attire de très nombreux papillons que l’on voit biberonner le sol en quête des sels minéraux indispensables à leur reproduction et donc à leur survie. De nombreux champignons sont visibles. Dès lors que la Têt est atteinte, on est surpris par ses faibles dimensions ; tout juste 3 à 4m de large et 10 à 30 cm de profondeur tout au plus ; et à son aspect excessivement rocheux. Après cette apparence modeste mais quelque peu torrentielle, le fleuve retrouvera son calme plus loin, dans la zone humide du Pla des Avellans. Ici, au bord du fleuve, les fleurs que j’avais volontairement oubliées au départ ce matin réapparaissent. Il y a en beaucoup et il va en être ainsi jusqu’au Pla de Barrès. En effet, au Pla des Avellans, 3 solutions s’offrent à nous : reprendre la navette et terminer, la prendre plus loin au lieu-dit « Les Bordes – 4km -1h10 » ou bien marcher jusqu’au « Pla de Barrès – 7km - 2h ». C’est donc cette dernière solution que nous choisissons car nous connaissons bien les chemins restant à parcourir qui sont nettement meilleurs à cheminer et sans réelle difficulté. Cette connaissance tient au fait que nous les avons déjà parcouru en 2 occasions visibles sur mon blog et qui ont pour noms : « Les Berges de la Têt depuis Les Estanyols (Bolquère) » et « Le Pla des Avellans depuis Bolquère/Pyrénées 2000 (parking Les Estanyols) ». A ces bons côtés, s’ajoute le fait que nous allons longuement longer la Têt avec cet aspect rafraîchissant que nous sommes venus chercher aujourd’hui. Dany trouvera ces derniers 7 kilomètres un peu trop longs et monotones à son goût mais il est vrai que pris par mes passions de la photo, de la flore et de la faune, le temps peut paraître moins long. Par bonheur, plusieurs arrêts dont certains les pieds dans l’eau viendront atténuer pour elle cette langueur et son envie d’en finir. Il est 17h quand le camping du Pla de Barrès se fait visible. Beaucoup de monde ici comme toujours. Dany est un peu exténuée et mérite bien une boisson fraiche et une crêpe que je propose de lui offrir. Elle accepte cette agréable offrande et profitons ainsi de cette fin de journée exceptionnelle. Ainsi se termine cette superbe randonnée. Elle a été longue de 13,450km pour des montées cumulées de 493m et des descentes de 549m. L’altitude maximale à 1.970m est toute proche de l’Etang de La Pradeille. La plus basse à 1.649m est proche de l’arrivée au Pla de Barrès, soit 321m de dénivelé. Ici 2 communes auront été principalement cheminées : Bolquère située en Cerdagne et la Llagonne située elle en Conflent. Leur limite entre-elles la plus longue étant notamment la Têt. On pourrait presque en rajouter une troisième puisqu’un bout de l’Etang de La Pradeille est sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes en région Cerdagne également. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top 25.
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