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Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques extraites d'une compilation YouTube intitulée " ESCAPE TO THE ENCHANTED FOREST: Most Beautiful Medieval Fantasy Music for Deep Relaxation & Focus"

Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.
Les Chemins des Braves : Espousouille, Fontrabiouse depuis Puyvalador.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand on imagine une randonnée que l’on ne trouve pas sur le Net et qui de ce fait n’a pas véritablement de nom, lui en donner un peut être un véritable casse-tête. C’est un peu le cas ici avec cette boucle qui a consisté à démarrer de Puyvalador, direction Espousouille puis Fontrabiouse et retour. Finalement après diverses idées ayant trait à la géographie des lieux, j’ai choisi de me référer à l’Histoire en l’intitulant « Les Chemins des Braves : Espousouille et Fontrabiouse depuis Puyvalador » (*). Qui étaient ces « Braves » ? C’est l’historienne et romancière Hélène Legrais (**) qui les évoque avec détails :

« A la base, Espousouille est seulement un hameau dépendant du village de Fontrabiouse. Aujourd’hui ils sont à égalité, c’est une double commune, mais ce rapport de dépendance initial, évidemment mal vécu par « les esposolats  », a suscité une rivalité et une rancœur qui perdurent encore. Naguère, ça allait très loin : les habitants d’Espousouille, surnommés « les Braves », refusaient d’assister à la messe dans l’église de Fontrabiouse, ils préféraient faire les 7 kilomètres les séparant de « la capitale », Formiguères, notamment pour la célébration des baptêmes, des communions, des mariages et aussi des obsèques. Car, vous l’aurez compris, pas question pour eux de se faire inhumer dans le cimetière de Fontrabiouse ! Donc jusqu’à la moitié du XIXe siècle, ils emportaient leurs morts jusqu’à Formiguères par un chemin qui passait à travers la forêt, montait un petit col avant de redescendre en piqué vers « la capitale » : "la tira dels morts" . Ce sentier était à peu près carrossable, on pouvait l’emprunter avec un mulet ou une petite charrette mais quand il s’agissait d’un défunt, le cortège le parcourait à pied derrière quatre porteurs le cercueil à l’épaule. A mi-chemin, une dalle de pierre, assez élevée, permettait à ces porteurs de déposer leur fardeau pour se reposer un moment avant de continuer leur chemin. Depuis Espousouille a sa chapelle et son propre cimetière ». (Source Francebleu.fr).

Alors certes, ici nous n’irons pas à Formiguères, mais on peut aisément imaginer que ces « Braves » d’Espousouille ont très souvent emprunté les chemins et sentiers de cette randonnée pour bien d’autres raisons que celles ayant trait à l’absence d’église et de cimetière au sein de leur village. Communes indépendantes jusqu’en 1822, Espousouille fut rattachée ensuite à Fontrabiouse. Elle l’est encore de nos jours. Quand à Puyvalador, le village a acquis son indépendance communale en 1790. Si Formiguères a toujours été considérée comme capitale historique de ce Bas-Capcir, elle le doit aux Rois de Majorque qui en avaient fait leur résidence d’été aux 13eme et 14eme siècle. Ils venaient y marcher, chasser, pêcher et s’y reposer mais Sanche 1er de Majorque venait aussi y soigner son asthme. Né en Montpellier en 1276, il est mort à Formiguères en 1324 mais sa sépulture est visible à l’église Saint-Jean le Vieux à Perpignan dans la chapelle Sainte-Marie des Correcs. Formiguères a été très tôt fortifiée et avait son château dont il ne reste qu’une porte (aujourd’hui la mairie) et un fragment de remparts. Les 4 villages ont donc en commun une proximité évidente puisque 5 à 7km tout au plus les séparent les uns des autres. Mariages, traditions, travaux des champs ou des bois, élevages et transhumances, fêtes religieuses très suivies, marchés ruraux et locaux, constructions diverses et notamment du barrage hydroélectrique à Puyvalador en 1932, les raisons de rapprochements constants, qu’elles soient traditionnelles, sociales ou économiques n’ont jamais manqué et les chemins et sentiers ont souvent été battus par les capcinois et « les Braves » d’Espousouille en particulier.  Voilà pour les explications historiques. Il est 10h15 quand nous arrivons à Puyvalador. Connaissant déjà bien le village, nous laissons notre voiture rue du Madres quartier La Closa dans un lotissement très récent au plus près de ce qui est la ligne de départ. Ce départ se matérialise en empruntant sur quelques mètres la petite route D32g filant vers le hameau de Rieutort. Les souvenirs de diverses balades reviennent mais le plus ancré reste celui d’un Tour du Capcir réalisé en septembre 2013 en 4 jours avec mon fils et deux de ses amis. C’est un peu la raison de cette randonnée d’aujourd’hui : faire connaître à Dany un petit bout de ce tour et les incroyables décors parcourus jusqu’à Espousouille. Dès les premiers panonceaux directionnels rencontrés, on quitte la route, direction « Le Pont de la Moline (Les Molines) 0,7km et le Pont de la Polideta 0,4km  ».  Deux ponts que la tradition mentionne comme étant « romains » mais dont la technique de conception serait plutôt médiévale. Aucune documentation les concernant n’ayant été retrouvée, impossible de les dater. Ils ont été rénovés depuis notre dernière venue. A partir d’ici, tout devient très simple puisqu’il suffit de suivre le tracé du Tour du Capcir et le chemin Vauban jusqu’au village d’Espousouille. C’est d’autant plus simple qu’il n’y a aucune autre difficulté. Peu ou pas de déclivité et un chemin plutôt bon, seulement très herbeux par endroits à cause d’une évidente hygrométrie. Avec le Rec del Cirerol, la rivière Le Galbe et d’autres menus ruisseaux, l’eau est omniprésente. Quant au lac de Puyvalador, il n’est qu’à quelques décamètres de notre tracé et me rappelle une autre balade consistant à en faire le tour. C’est bien simple, depuis le départ c’est des dizaines de fleurs sauvages que je photographie sans m’arrêter. Il y en a partout et le « fou de flore » que je suis ne sait plus où donner de la tête. Après la grande ferme des Molines où de magnifiques lupins forment un parterre multicolore puis le pont éponyme où l’on enjambe le Galbe, un panonceau indique « Espousouille 2,5km » à droite. A partir de là, un chemin creux car encadré d’énormes pierres de granite ou de gneiss prend le relais. Il est rectiligne car parallèle au Galbe qui ne forme qu’une légère courbure à hauteur d’Espousouille. Forêts de conifères à gauche et prairies à droite, on ne se lasse pas des décors verdoyants qui nous entourent constamment. Beaucoup d’oiseaux, d’insectes divers et variés et de jolis papillons, tous plus remuants les uns que les autres et donc jamais faciles à photographier. Comme pour nous, cette bougeotte est-elle engendrée par un désir permanent de nouvelles découvertes ? Tout porte à l’imaginer. Seuls les nombreux bovins que nous avons pu observer ou croisés sont apathiques ou carrément inertes. Ils sont tous couchés, ruminent, dorment améliorant ainsi leur bien-être comme leur organisme le réclame.   A mi-chemin d’Espousouille, en enjambant un pont sur le Galbe (Pont de Galba), un raccourci permet de rejoindre le col de La Creu puis Fontrabiouse (PR28) plus vite que notre tracé programmé. Mais pourquoi raccourcir alors que la Nature incite à faire le contraire et qu’Espousouille n’est qu’à 1km ? C’est d’autant plus agréable que les espaces changent avec un belle portion en sous-bois et donc pour moi de nouvelles fleurs plus adaptées à ce biotope. Surpris dans son déjeuner, un chevreuil hésite à s’enfuir. Une photo et puis s’en va ! Finalement Espousouille est là. Le hameau me ramène certes sur le Tour du Capcir mais aussi lors d'une sortie que j'avais intitulée "La Vallée du Galbe depuis Espousouille". Ce que l’on voit en premier, ce sont des maisons aux toitures d’ardoises grises et le joli clocher-mur de son église Sainte-Marie édifiée en 1866. En traversant le pont, on notera « pont d’Esposolla 1.523m » et donc cette envie légitime de conserver une certaine catalanité. Légitime car le hameau a longtemps été ignoré car excentré et donc bien plus pauvre que tous les autres alentours. Légitime car de nos jours qui n’a pas envie d’aller y passer quelques jours de vacances dans ce lieu devenu soudain paradisiaque, moi le premier ? Comme nous le rappelle Hélène Legrais, les Espoussouillais ou « les Braves » étaient si démunis que les autres habitants du Capcir les appelaient « les escores tupins », c’est-à dire « les lèches-marmites » (Source Francebleu.fr). Pas de quoi les chiffonner plus que ça « les esposolats » car tous les habitants des hameaux alentours avaient droit à leurs surnoms guère plus réjouissants. L’église étant fermée, question patrimoine rien de spécial ou presque nous freine dans la traversée du village. Une croix en pierre, une tour en bois, jeu destiné aux enfants et une fontaine-lavoir. Tout ici est totalement désert et quasi-silencieux. Seuls le murmure du Galbe que nous venons de franchir et les piaillements des nombreux moineaux se font entendre. J’essaie d’en immortaliser quelques-uns ainsi que plusieurs hirondelles sillonnant le ciel dans les ruelles. Encore des photos de lupins multicolores ornant des jardinières mais l’heure du déjeuner ayant déjà sonné, je recherche avant tout un endroit agréable où piqueniquer. Sur la route D32d que nous devons suivre, il arrive à point nommé à la Maison Sarda où tables et bancs semblent nous attendre. Un panneau « buvette » renforce notre idée. L’hôtelier arrivant en même temps que nous ; mais lui de son footing matinal ; nous lui demandons si l’on peut s’installer moyennant bien sûr la prise d’une consommation. Avec gentillesse et efficience, quoi de plus normal, il accepte. Jus de fruit pour Dany et bière bien fraiche pour moi, on ne pouvait trouver mieux. Nous notons cet agréable gite au cas où l’envie de revenir randonner dans ce secteur nous prendrait. Les sandwichs engloutis, nous repartons, toujours sur la D32d, mais GPS allumé où j’ai enregistré un tracé. Finalement, le GPS ne sert à rien tant le balisage est parfaitement mentionné au lieu-dit « Les Roques » : « Fontrabiouse 1,3km- Col de la Creu 0,6km ». Le chemin s’éloigne de la route mais file parallèle à celle-ci le plus souvent en sous-bois. Premier vrai dénivelé mais très modeste et ce jusqu’au col de La Creu. A mi-chemin, très belle surprise avec plusieurs marmottes perchées sur un tertre se réchauffant au soleil. Notre présence n’a pas l’air de les inquiéter plus que ça. Il faut dire que la distance d’une trentaine de mètres qui nous en sépare les rassure probablement. Elles se mettent à courir, nous observent sans pour autant disparaitre dans leur terrier. Nous les laissons à leur « bronzette ». L’arrivée au col de la Creu (1.537m)  pourrait nous offrir quelques points de vue plus aériens, et notamment sur le lac de Puyvalador et le Vallon du Galbe, mais une clôture et un bosquet d’arbres les obstruent majoritairement. Dommage !  La croix est là scellée sur un gros rocher. Croix de chemin et/ou de mission, elle peut avoir pour signification divers symboles : entrée du village, repère territorial et seuil naturel, protections religieuses diverses et variées ou lieu de rassemblement lors de séculaires processions,  hommage culturel aux hommes qui ont vécu et travaillé dans ces montagnes. Un sentier amplement fleuri descend rectiligne vers Fontrabiouse. Il nous offre de bien jolies vues sur le village, sa vallée et les montagnes formant l’horizon. Une fois encore la commune paraît déserte. Nous sommes accueillis par un chien joyeux dont l’envie de se faire câliner et de jouer apparaît comme une évidence. Il a son lot de caresses mais pas le temps de jouer que son maître le rappelle. Ici aussi l’église étant fermée, peu de choses de son patrimoine matériel nous retient. Une date 1712 sur son fronton, une longue fontaine et un canal où s’écoule le ruisseau El Torrent et puis c’est tout. Il y a certes la fameuse grotte mais le désir de la visiter est si ancien que j’ai bien l’intention d’y mettre fin dès cette randonnée terminée. Tout en sortant du village par la D32b, quelques massifs fleuris freinent encore mes pas.  Juste avant la signalétique « Font-Rabiosa (la source rageuse) marquant la sortie du village, nous quittons la route au profit d’un large chemin terreux partant à gauche. Parallèle au ruisseau El Torrent, lequel ici n’est plus canalisé, il longe la ferme Les Clots puis s’enfuit à travers champs en direction de la station d’épuration du village. On laisse cette dernière et son portail sur la droite et empruntons une passerelle franchissant El Torrent. Plutôt bon et désherbé jusqu’à présent, le parcours devient soudain herbeux sous l’effet d’une végétation qui ici reprend totalement ces droits. Seule une étroite caminole marque le passage au milieu des hautes graminées et des milliers de fleurs. Oeillets, brunelles, trèfles, scabieuses, arméries, pensées des champs, géraniums des prés, vipérines, campanules agglomérées, gesses, vesces, cirses des ruisseaux, ombellifères diverses, faire la liste de toutes les fleurs sauvages équivaudrait à se lancer dans un inventaire floral peut être inexhaustible. Peu après, un autre ruisseau  de 2 à 3m de large mais de 10cm de profondeur se présente mais sans pont cette fois-ci. Un coup d’œil sur mon bout de carte IGN indique qu’il s’agit du Rec del Cirerol descendant du hameau de Rieutort (ruisseau tordu ou tortueux selon la toponymie).  Sauf à être aussi « tortueux » que le nom du hameau en suivant le ruisseau, nous n’avons d’autre choix que de nous déchausser pour le franchir et atteindre au plus vite la route D32g retournant à Puyvalador.  C’est chose faite et 10mn plus tard nous voilà sur la route à 20mn de notre voiture et de Puyvalador. Ainsi se termine cette magnifique balade. Elle a été longue de 8,3km incluant la découverte de quelques ruelles au sein d’Espousouille et de Fontrabiouse. Les montées cumulées sont de 220m et le dénivelé très modeste de 112m entre le point le plus haut à 1.537m au col de La Creu et le plus bas au pont de les Molines à 1.425m. C’est une randonnée facile. Comme je me l’étais promis, j’ai terminé cette journée par la visite guidée de la merveilleuse grotte de Fontrabiouse découverte accidentellement en 1958 suite à l’exploitation d’une carrière d’onyx que l’on appelle parfois « marbre des Pyrénées ». Sur les 12km du réseau karstique souterrain découvert à ce jour, un parcours aménagé sur 2 niveaux et de plus d’1km, mais  avec une température quasi-constante de 6°, permet de découvrir ces plus belles concrétions : stalactites, stalagmites, draperies, fistuleuses, bouquets d’aragonites, cristaux, cheveux d’ange, colonnes, disques de calcite, petits gours, perles des cavernes, lac souterrain à l’eau turquoise, etc….. A 1.500m d’altitude, elle est la plus haute grotte visitable d’Europe. Si la visite de la grotte commence par la découverte de l’ancienne mine  à ciel ouvert d’onyx, elle se termine pas les vins du Domaine Jonquères d’Oriola. Ici, dans la grotte, une cuvée spéciale « Font-Rabiosa » vieillirait plus vite et bien mieux selon les descendants du célèbre cavalier français. J’ai donc acheté un rouge et bien que n’y connaissant rien en œnologie, j’avoue que je l’ai bien aimé. Dany qui souffre de claustrophobie ne m’a pas suivi dans cette descente abyssale préhistorique préférant se cantonner à la boutique de souvenirs et à la terrasse du snack-bar. Le but même d’un lieu touristique comme celui-ci, c’est que chacun y trouve son compte. Ce fut le cas et cette journée fut en tout point radieuse et « rabieuse », mot signifiant « rageur » comme « les Braves » d’Espousouille mais désignant aussi une fleur de la famille des Boraginacées. Tout était écrit. Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir top25.

(*) La Boucle de Fontrabiouse : J’ai longtemps cru que j’aurais la paternité de cette randonnée. Eh bien non ! En effet, ce n'est qu’une fois terminé ce reportage, que j’ai constaté que le site « Accessible.net » l’avait déjà imaginé en 2014 sous la dénomination « La Boucle de Fontrabiouse » pour l’association Nataph (Nature Accessible à tous – Accueil des Personnes Handicapées ». Elle est proposée ici par leur partenaire « La Joëlette ». « Les grands esprits se rencontrent » dit une expression célèbre. Bravo à eux pour cette balade si magnifique.

(**) Si vous voulez lire un roman d'Hélène LEGRAIS concernant le Capcir et plus particulièrement ce secteur proche de Formiguères, je vous conseille vivement la lecture de "La guerre des cousins Buscail". Il s'agit certes d'un guerre familiale sur fond de jalousie engendré par l'argent mais on y apprend beaucoup tant sur le Capcir des années 20, sur ses mots catalans et sur la vie de cette période. 

 

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La News : La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris/Sydetom 66 de Calce.

Publié le par gibirando

La News vous donne un bref aperçu de la prochaine randonnée qui paraîtra dans la page d'accueil :

La News : La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris/Sydetom 66 de Calce. 

La News :  La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris/Sydetom 66 de Calce.
La News :  La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris/Sydetom 66 de Calce.

Pour agrandir les photos cliquez dessus.

En ce 23 juin 2025, l’envie de marcher est là mais la canicule aussi. Que faire ? Finalement, je regarde la météo et un petit vent est annoncé. Entre 15 et 40km/h, il devrait rafraichir l’atmosphère une bonne partie de la journée. Je me décide pour une randonnée que j’ai sous le coude depuis quelques temps déjà. Elle consiste à partir depuis le centre de tri et de valorisation des déchets de Calce, site Arc Iris Sydetom 66, et de ce fait elle présente l’avantage d’être peu éloignée de chez moi. Après avoir garé ma voiture devant l’entrée du site industriel, c’est carte et GPS en mains que je démarre direction « La Coma dels Llops , d’où le nom en français que j’ai donné à mon circuit : « La Combe des Loups ». Si ce lieu n’est pas des plus connus, il faut bien le reconnaître, son nom est joli et il est sur la carte la limite maximale que je me suis fixée. Je vais en faire le tour. Toutefois, mes objectifs sont tout autre et comme souvent ils concerneront la Nature avec un grand « N ».  Il est 9h30 quand je démarre. Le chemin part sur la gauche, direction le carrière de Pedrère ; ancienne carrière d’un calcaire dolomitique très particulier qu’on appelle « cargneule » ; puis un peu plus loin il me faudra grimper le Sarrat éponyme, direction le Mas de les Fonts. Des panonceaux directionnels étant bien présents dès le départ, je range carte et GPS au fond de mon sac à dos.....je reviens au plus vite........A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs......

 

 

 

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Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons interprétées par l'américain Cody Fry. Elles ont pour titre "Photograph/Clair de Lune", "Fix You", "If Only My Heart Could Speak", "Falling In Love", "I Hear The Symphony" et "Photograph (Instrumental)"

 

Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)
Le Roc Pounchut (520m) en boucle depuis Cucugnan (280m)

Pour agrandir, les photos, cliquez dessus.

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Voilà déjà longtemps que depuis le village de Cucugnan, j’envisageais de grimper au Roc Pounchut, petit sommet au milieu d’une longue crête calcaire qui s’élève à la modeste altitude de 520m. En langue d’oc et en provençal, « Pounchut » signifie « pointu ». Ce roc est encadré de deux autres sommets encore moins hauts avec le Pech de la Caune à 487m et le Pech Capel à 497m. Sur la carte IGN, rien n’indiquait que cette crête fut praticable. Pas de chemins balisés et seulement une longue ligne de tirets que la légende de la carte définissait sans doute comme étant « un passage délicat ». Quant à mes recherches sur le Net, elles ne donnaient pas grand-chose de concret. Une seule personne mentionnait y être aller marcher mais sans trop s’appesantir quant aux difficultés rencontrées ou pas. Pourtant, chaque fois que je passais du côté de Cucugnan, j’apercevais cette colline dénommée « La Soula » (soulane ou adret ), constituée d’une végétation de maquis et sur sa droite un large layon rougeâtre arraché à la végétation qui y montait. Sur la carte IGN, ce layon montait en direction du Pech de la Caune, l’évitait et se poursuivait par un sentier sur l’autre versant vers le vallon du Verdouble. Puis mes recherches me précisèrent que ce layon était apparemment emprunté lors d’un trail intitulé « du Papet », faisant partie de l’organisation des « Trails cathares ».  A 76 ans, le nom de ce trail fut pour moi un encouragement à monter voir cette colline. Il ne me restait plus qu’à espérer que le sentier menant au Roc Pounchut soit praticable lors d’une boucle. Un ballon d’essai en quelque sorte. C’est ainsi qu’est née cette randonnée que j’ai intitulée « Le Roc Pounchut en boucle depuis Cucugnan ». Elle est accessible, pas vraiment vertigineuse, praticable quand on est bon marcheur, mais mérite attentions, parfois vigilance de tous les instants et donc en un mot « prudence ».  En ce 27 mai 2025 ; il est 8h30 quand je laisse ma voiture dans un virage sur la petite route menant au cimetière. Alors que je suis assis au bord même de la route à chausser mes chaussures de marche, deux jeunes dames  me saluent. Une est à pied et la seconde à vélo et se dirigent vers le cimetière. Je les hèle mais comme elles filent très vite, elles ne m’entendent pas. Supposant qu’il s’agit de cucugnanaises, je voulais simplement leur demander si elles connaissaient le Roc Pounchut ? Tant pis ! Je démarre sous un ciel hésitant entre le gris de quelques nuages passagers, le blanc d’une brume laiteuse et un bleu qui tente de s’immiscer entre ces deux couleurs plutôt tristes.  Grâce une brise légère qui m’envoie les parfums capiteux des innombrables genêts, le bleu finira par dominer. Si les Spartiers à tiges de jonc (ou Genêts d’Espagne) illuminent les décors de leur jaune flamboyant, et sont donc les premières fleurs sauvages que je photographie, le passionné de la flore que je suis sera comblé bien au-delà de toutes ses espérances.  Il y a des fleurs de toutes sortes, partout, et il en sera ainsi du départ jusqu’à l’arrivée, en passant par la crête du Roc Pounchut aussi minérale soit-t-elle. Quelques fleurs seront nouvelles pour moi, ce qui est toujours un vrai bonheur,  et je pense ici à une Epipactis de Trémols, une jolie orchidée rouge , à une Phlomis herbe-aux-vents, à une Trinie glauque et à des Cotonnières la plupart du temps très douces au toucher. Beaucoup de passereaux aussi mais plus difficiles à immortaliser. Parmi eux, et dès le départ, une superbe Huppe fasciée attire tout particulièrement mon attention car elle sautille depuis un bon moment sur un amoncellement de terres, résultat apparent d’un dépôt sauvage. Le chemin est bon et large mais assez bizarre, car outre la terre, il laisse entrevoir des vieux restes de bitume et parfois de ciment. Je laisse le cimetière sur ma gauche.  Quelques mètres plus loin, je suis déjà arrêté près d’un gué où un arbre totalement desséché retient quelques passereaux  que je réussis à photographier avant qu’ils ne s’envolent. Je continue, constamment arrêté par les fleurs mais aussi par quelques papillons que la brise légère semble quelque peu perturber. Finalement, je me régale car tout en marchant, mon appareil-photo n’a de cesse de mitrailler tout ce qui compose mes passions. Et ce n’est pas fini. Un magnifique et gros lézard vert est le prochain sur la liste. Il vient avec une douzaine de prises de vues augmenter le contenu de la carte mémoire de mon appareil-photo. Il faut dire qu’après l’avoir vu disparaître dans une faille schisteuse, j’ai eu l’infinie patience de me mettre aux aguets pour réussir à l’immortaliser. Au fur et à mesure que je m’élève, les panoramas vers la plaine se font plus amples. Plus aériens. Cucugnan bien sûr et son célèbre moulin d’Omer datant de 1692 mais qui a retrouvé des couleurs depuis 2006 grâce au boulanger artisanal Roland Feuillas, le Maître de mon Moulin comme l’indique au pluriel  le nom de sa société. Le Dernier Bastion cathare avec le château de Quéribus, objectif de randonnées possibles et puis toutes ses collines et combes qui font partie des Corbières et que la géologie antédiluvienne a plissé comme de vulgaires draperies. Oui, tout est très beau,  malgré un ciel un peu trop cristallin à mon goût qui empêche une excellente luminosité. Tout en montant, le chemin se fait plus raide, plus rocailleux, carrément rocheux parfois. J’y aperçois souvent de larges ornières laissées par les eaux de ruissellements mais aussi par des marques de pneus bien visibles quelquefois. Des chasseurs probablement, montant ici avec de puissants 4x4. Puis finalement, j’atteins un replat. Il a pour nom « Pas d’En Gayraud ».  Sur ma droite, un sentier continue vers un sommet mentionné à 461m d’altitude sur mon bout de carte IGN. Un autre sentier un peu envahi par la végétation file presque tout droit. Je m’y engouffre mais jusqu’à apercevoir le superbe et verdoyant vallon du Verdouble avec à mes pieds la Métairie de Devès. Le sentier continue mais commence à descendre alors je m’arrête là. Ici la déclivité est autrement plus abrupte que du côté de Cucugnan et il en sera ainsi tout au long de la crête qui m’attend. A l’horizon, le Pech de Fraysse avec ses 920m, éperonné de ses pylônes, est le roi des collines. Je ne vais pas plus loin ni plus haut,  et ce d’autant que je trouve ici un parterre de Tanaisies en corymbe comme jamais vu auparavant. Le néophyte en botanique n’y verrait que de grandes marguerites mais elles sont pourtant un peu moins banales. Bien d’autres fleurs pas encore vues, car appréciant un peu d’altitude sont là aussi.  Je fais demi-tour car le bon sentier menant au Roc Pounchut était situé à gauche au niveau du replat. Ce nouveau sentier est bon au début mais étroit, mais droit devant, le Roc Pounchut, dent pointue comme son nom l’indique,  nous prévient déjà des difficultés à venir. Il reste à gravir. Alors ici quand on observe les décors, les paysages, les panoramas ou bien des fleurs, des papillons ou des oiseaux, mieux vaut-il faire les choses les unes après les autres. Bien entendu, j’évite de grimper sur les quelques postes de chasse que je croise et que je juge bien trop rudimentaires. Une palette posée entre les branches d’un chêne-vert au bout d’une échelle, j’ai vu bien mieux comme mirador. Ici, la moindre inattention, incartade, le moindre faux-pas peut vous gâcher la journée et peut-être pire encore. Et dieu sait si ma curiosité m’incite à ne rien délaisser,  sauf les postes de chasse que j’ignore préférant la terre ferme. Devant, à droite comme à gauche, les décors sont superbes : devant c’est Peyrepertuse et Duilhac, à droite les fameuses gorges du Verdouble au Moulin de Ribaute, le Roc Fourcat et La Serre de la Maureille au maquis verdâtre car bien arboré et à gauche, toujours Cucugnan, le col du Grau de Maury, La Quille et Quéribus. Enfin tout se passe pour le mieux.  Après le roc, je croise une jeune « traileuse » que  j’arrête dans sa course pour lui demander si la suite est praticable. Elle me répond « oui », puis s’empresse de rajouter « si vous êtes arrivé jusqu’ici la suite ne devrait pas vous poser de problèmes, mais soyez prudent ! ». « Je le suis », lui-dis-je et la remercie. Je la regarde repartir avec au fond de moi cette petite jalousie quant à sa dextérité à franchir les rochers comme un cabri, me disant « tu savais le faire jadis quand tu avais son âge ! ». Peu après, je m’arrête pour casser la graine  et boire un coup car j’ai un petit coup de fatigue. Mon obsession à tout photographier m’a fait oublier que j’avais un organisme à m’occuper.  Là, belle frayeur car après m’être assis sur un rocher, me voilà avec 5 grosses tiques à pattes rayées ou tiques géantes (Hyalomma marginatum) sur mes vêtements. Alors que je me relève brusquement et m’époussète dans  un geste d’effroi, j’en vois une bonne vingtaine sur le rocher même où j’étais assis. Une dernière est encore sur ma braguette et je la photographie.  Je m’empresse de plier bagages car jusqu’à présent je n’en avais vu qu’une seule et une seule fois lors d’une randonnée du côté de Llugols dans le Haut-Conflent. Venues d’Afrique et du Moyen-Orient, elles arrivent dans le plumage des oiseaux migrateurs puis prolifèrent une fois ici. Elles présentent l’avantage d’être plus grosses et donc bien plus facilement visibles et donc repérables que la Tique du chien ou du mouton (Ixodes ricinus).  Mais attention tout de même à ne pas être piqué, car en Afrique elle cause pas mal de dégâts avec notamment le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (30% de décès) mais aussi la fièvre tachetée (Rickettsia aeschlimannii). En France, pas de cas humain recensé et seulement des bovins infectés (Source Institut Pasteur). Je repars et mange debout, non sans avoir au préalable regardé tous mes habits dans tous les sens. En fin de compte, cette partie entre le Roc Pounchut jusqu’à atteindre le Pech Capel me semble plus difficile mais pas seulement à cause des tiques. Il y a une succession de petites montagnes russes et des passages un peu plus compliqués. Après le Pech Capel,  la descente plutôt raide vers le col du Triby n’est pas en reste. Composée de petits cailloux et de grossiers sables gréseux par endroits, on a vite fait de déraper ou de glisser. Il est donc préférable de s’aider d’un bâton de marche. Par bonheur, j’en ai un. Au col du Triby, tout devient plus simple. C’est là que je peux vraiment déjeuner en toute tranquillité dans une jolie pinède où un tapis de ramilles que je recouvre d’un papier-bulle me fait office de coussin moelleux. Il faut dire que quand je suis arrivé auprès de cette modeste pinède, il y avait un nombre incalculable de pinsons et d’autres passereaux picorant par terre. Je n’avais jamais vu un tel rassemblement. Plusieurs centaines sans doute mais que ma présence à immédiatement effrayer. Ils s’envolent dans les grands conifères mais un peu partout aussi. Je réussis néanmoins quelques jolies photos. Ici, je pourrais poursuivre par le GR.367 Sentier cathare (commun avec une variante du Tour des Fenouillèdes) mais voulant éviter le bitume, j’emprunte des chemins de traverse. Mais pas pour longtemps, car les parcelles entourées de haies s’imbriquent mal les unes dans les autres, rallongeant ainsi la distance qu’il me faudrait inutilement parcourir si j’avais la prétention de toutes les contourner. Je retrouve donc le GR.367, mais pas pour longtemps non plus, car à hauteur du lieu-dit La Vignasse, je le délaisse pour un chemin qui semble se diriger plus directement vers le cimetière et donc vers la route où j’ai rangé ma voiture. Le parcours que j’emprunte s’effectue assez aléatoirement et souvent en zig-zags mais toujours avec cette idée d’aller le plus directement vers le cimetière où non loin se trouve ma voiture. C’est ainsi que j’évite quelques chevaux paissant dans un pré, car en me voyant, ils ont une fâcheuse tendance à venir vers moi. Or, il n’y a ici qu’une simple cordelette qui m’en sépare et comme ils sont une demi-douzaine, je ne veux pas prendre le moindre risque. Je garde encore en mémoire une course folle entre un cheval et moi au lieu-dit « Campeau » lors d’un mémorable « Chemin du facteur depuis Caudiès-de-Fenouillèdes ». J’avais eu un mal fou à éviter ses ruades puis à m’échapper de cet endroit car il en avait après mon sandwich.  Entre le col de Triby et ma voiture, un nombre impressionnant de photos ont encore été prises : fleurs bien sûr, mais aussi oiseaux, chevaux, lézard, tarente, papillons, criquets et passereaux. Oui pour mon plus grand bonheur, la Nature a encore été bien présente au cours de cette balade. Je me suis ressourcé à son contact. Après l’agréable adrénaline engendrée par cette marche sur le fil de la crête, le relâchement a été total. Le ballon d’essai que j’avais imaginé au départ est finalement devenu une magnifique boule aux multiples facettes. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 6,7km, même si la distance n’est pas le principal critère à retenir. A l’aide de mon vieux logiciel CartoExploreur, j’ai estimé les montées cumulées à 407m. Quant au dénivelé, il est de 240m entre le point le plus bas à 280m au passage à gué près du cimetière et le plus haut à 520m sur la crête du Roc Pounchut. Attention ne pas confondre, le Roc Pounchut avec le Sarrat de Pounchut (672m) qui est peu éloigné mais situé à l’est de Duilhac-sous-Peyrepertuse. Il y a également un Roc Pounchut dans le Lot mais là si on se trompe c'est qu'on est vraiment étourdi. Carte IGN 2447OT Tuchan – Massif des Corbières top25.

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J'en ai assez de cette démocrassie !

Publié le par gibirando

J'en ai assez de cette démocrassie !

La France est une démocratie ? C'est un nom qui vient du terme grec « demos », le peuple et de « cratos », le pouvoir. Le pouvoir du peuple. Dans la France actuelle, avons-nous en notre qualité de citoyens, représentant ce peuple, le sentiment de détenir un quelconque pouvoir ? Est-ce bien d’être une démocratie dans les conditions présentes ? Il y a des jours où je me pose ces questions car derrière ce mot, j’y trouve des aveux évidents de faiblesse. De la part de la France, j’entends. Alors je réponds « NON » à ces questions. Voilà ci-dessous quelques raisons ou exemples mais je pourrais approfondir le sujet et en trouver bien d’autres. Après les dernières législatives de juin et juillet 2024, aucune majorité ne s’est dégagée. A partir de là, force est de constater que la France s’est retrouvée dans une impasse. Impasse sur le plan des réformes indispensables. A ce propos, les thèmes ne manquent pas, et même si les sondages ne sont pas toujours la panacée, on connaît les sujets majeurs auxquels les Français sont dans l’attente de profondes réformes : pouvoir d’achat, fiscalité et endettement de la France, santé et services publics à améliorer, sécurité, délinquance et trafics en tout genre, immigration et cohésion sociale, travail, chômage et équité du système des retraites, voilà pour les principaux.  Or, nos élus n’ont jamais été capables de s’entendre et la France a stagné puis s’est enlisée, avant d'être complémetement paralysée pendant des mois et des mois, incapable de trouver un premier ministre satisfaisant et un gouvernement d'union et même de présenter le moindre budget pendant presque une année, pourtant élément primordial et donc majeur à toute bonne gestion qui se respecte. Les milliards ont continué à être dépensés à volo et pour quels résultats ? Aucun. Depuis les dernières législatives, la dette s'est creusée de plus de 150 milliards d'euros. Ainsi, cette démocratie représentative a montré ses limites, a touché le fond,  régressant de partout, à tous les niveaux,  démontrant si nécessaire que sans majorité, la France était au bord de la faillite : faillite institutionnelle, judiciaire, financière, économique, culturelle, internationale, etc…. Pendant ce temps, aucune réforme et un président Macron qui se refusait à tout référendum et notamment à propos de l’immigration qui ne cesse de transformer la France en profondeur, certaines villes ou quartiers devenant carrément des bastions communautaires de plus en plus visibles. Comparons la démocratie française à la démocratie algérienne. Le journaliste Christophe Gleizes a écopé de 7 ans de prison pour apologie du terrorisme, c’est-à-dire sans qu’il ait mis à aucun moment la vie d’aucun algérien en danger et simplement parce qu’il était allé là-bas pour enquêter, faire son métier. Oui, nos élites ont accepté cette parodie de procès sans broncher. Tous les déplacements de nos responsables ont lamentablement échoués : Jean-Noël Barrot, Laurent Nunez, Ségolène Royal. Idem quant à notre diplomatie, où il a fallu l’intervention de la diplomatie allemande pour que Boualem Sansal soit libéré. Il n'avait jamais menacé personne lui aussi. Alors certes il y a Christophe Gleizes dans une geôle algérienne mais finalement assez peu de français emprisonnés là-bas. Le chiffre exact est inconnu mais sans doute très faible. En France, et en 2024, il y avait dans nos prisons françaises plus de 4.200 algériens, toutes infractions confondues. Sans compter les binationaux sans quoi ce chiffre exploserait. Parmi eux , plusieurs centaines incarcérés pour des actes de terrorisme ou de droit commun ayant mis la vie en danger de nombreux citoyens et même des touristes. Chaque mois des dizaines de ces détenus sont libérés nécessitant une surveillance de tous les instants, surveillance impossible bien évidemment. Libérés le plus souvent avant même la fin ultime de leur condamnation car bénéficiant de remises de peine non négligeables et pas toujours faites à bon escient. Mais nos prisons sont ultra pleines que voulez-vous. Comme le prouve, cette récente affaire survenue sous l’Arc de Triomphe où un policier a été attaqué au couteau par un islamiste radical, mettre un policier derrière chaque individu libéré est une chimère.  Condamné en 2013 à dix-sept ans de prison par un tribunal belge pour avoir blessé deux policiers à Bruxelles, il avait été libéré le 24 décembre 2025 et faisait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. La moitié des personnes condamnés pénalement une première fois deviennent récidivistes.  Oui 2013+17, ça fait bien 2030, mais malgré sa dangerosité, il était déjà dehors et il a recommencé. L’Algérie, et plus globalement tous les pays africains et du Moyen-Orient  refusent de reprendre leurs ressortissants avec un tel passé de dangerosité. Idem pour les OQTF, idem pour tous ceux qui plus globalement rentrent illégalement en France. On ne parvient pas à les renvoyer dans leur pays d’origine. Ils restent. Nos centres de rétention étant aussi pleins que nos prisons, on les libère très vite, dangereux ou pas. Cette dangerosité n'est apparemment pas le souci de notre administration censée nous protéger, cette protection des citoyens étant pourtant le premier rôle dévolu à L'Etat. Souvenons-nous du meurtre de cette malheureuse Philippine où le meurtrier présentait tous les éléments de gravité nécessaires à rester en détention. Non, un juge avait décidé de le libérer. Idem pour le meurtrier de Sarah Halimi, jugé irresponsable et ensuite libéré de son centre psychiatrique où on continuait à le soigner et qui est désormais soupçonné avec 2 autres complices d'un "home-jacking". Voilà 2 exemples de ce laissez-faire où l'aspect "immigration néfaste" n'est plus à démontrer. Dans le même temps, on continue d’accepter la venue de milliers de migrants car nos frontières sont grandes ouvertes, on continue d’accepter des milliers d’étudiants de nos anciennes colonies sous prétexte d’accords bilatéraux, on continue d’accepter les regroupements familiaux, alors que l’on sait très bien que cette immigration-là ne nous apporte aucune richesse, bien au contraire car elle nous coûte indirectement et directement sous la forme d’aides sociales trop longues à lister ici. On continue d’accepter de soigner certains ressortissants irréguliers gratuitement avec l’A.M.E, malgré les abus et les tricheries que l’on connaît depuis longtemps. Chaque année, la somme consacrée à cette A.M.E augmente au même rythme effréné de notre colossale dette.  Pendant ce temps, notre système de santé n’a eu de cesse de décliner. Les déserts médicaux se sont multipliés. Avoir un rendez-vous nécessite parfois des mois. Croyez-vous qu’il y ait une A.M.E en Algérie ? Bien sûr que non !  Oui, voilà quelques exemples de nos aveux de faiblesse, de cette flexibilité permanente qui engendre tous ces actes répréhensibles mais dont nos gouvernants se satisfont. Mais je pourrais en citer encore plusieurs dizaines, comme l’acceptation d’une binationalité voire d’une trinationalité incontrôlée car on ne s’assure pas que les droits et devoirs sont respectés avant d’acter la nationalité française trop facile à obtenir par « x » moyens. On accepte la polygamie, la condition bafouée des femmes, la radicalité religieuse,  l’augmentation sans cesse grandissante de l’antisémitisme et plus globalement de la violence, des communautarismes de plus en plus visibles car désormais présents au sein même dans nos élections, des trafics de toutes sortes, autant de situations et conditions qui sont contraires à nos valeurs les plus élémentaires mais que nos dirigeants élus ont depuis 50 ans toujours accepté on se demande bien pourquoi ? Et voilà de très longues années que ça dure, que l’on accepte tout cela y compris une perte évidente de notre civilisation et de notre culture. Si ces aveux de faiblesse ont toujours existé, leurs multiplicités, leur expansion et leur gravité n’ont jamais été aussi conséquentes depuis les mandatures de François Hollande et d’Emmanuel Macron. Être faible, c’est prendre le risque de mourir……et la France est en train de crever ! Nos dirigeants continuent de fermer les yeux sur tout ce qui cloche. Nous n’avons plus d’industries, des pans entiers de notre économie se cassent la gueule (70.000 faillites en 2025, année record), notre agriculture qui était la fierté de notre alimentation et de nos paysages n’arrête plus de mourir à petit feu sous les effets d’une France « macronienne » et donc laxiste et permissive tournée vers l’Europe, Europe elle-même de plus en plus tournée vers une mondialisation expansionniste dont nous n’avons que faire et surtout sur laquelle nous n'avons plus aucune emprise comme on a pu le voir avec l'accord Mercosur. Oui, si c’est ça la démocratie, si je n’ai plus le pouvoir de changer tout ça, alors il y a des jours où j’en ai marre d’être en démocratie ! Il est grand temps que l’on propose aux français des référendums, comme cela se pratique en Suisse pour le bien-être de ses habitants. Les sujets ne manquent pas. Une question simple et des réponses qui le sont aussi et on réforme ou pas selon le résultat obtenu. Pourquoi ne le fait-on pas en France ? Parce que nous ne sommes plus une vraie démocratie ? Je le crois de plus en plus. Une preuve de plus ? 9 vieux shnocks non élus mais tous nommés, très grassement payés avec nos impôts, qui décident pour nous tous de ce qui est bien ou mal. On l'appelle le Conseil constitutionnel alors qu'on devrait l'appeler "un mandarinat dictatorial".  Il y a quelques jours, j’ai regardé un reportage sur YouTube à propos du trafic de drogues dans nos villes. On y montrait des banlieues de grandes villes mais aussi de villes moyennes, plutôt joliment rurales jadis. On y voyait des cages d’escaliers sales, totalement tagguées, des caves d’immeubles où des immondices s’amoncelaient. Idem pour des ascenseurs et des appentis, certains ayant été murés avec des parpaings pour éviter aux trafiquants d’y faire leur commerce. Dans les rues, les façades des immeubles étaient également amplement taggués et on y apercevait des voitures brûlées, des containers de poubelles renversés, des déchets de toutes sortes souvent empilés, tout cela pour parfois interdire aux policiers de passer avec leurs véhicules. Les trafiquants étaient là à surveiller leurs prés carrés comme un patron surveille normalement le fonctionnement de son entreprise. Je ne sais pas pourquoi, mais ces visions-là m’ont fait penser au mot « démocrassie », dont bien évidemment je n’ai pas la paternité, certains y ayant pensé bien avant moi. « Démos » le peuple  et « crassie » du latin « crassius » signifiant « qui n’est pas brillant » mais que le français a conservé avec le mot « crasse », c’est-à-dire « couvert d’une couche épaisse de saleté ». « Le peuple sale » ou plutôt « la France sale ». Une France que je reconnais de moins en moins.  Oui, j’en ai assez de cette démocratie devenue « démocrassie » sur tous les plans !

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Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la musique du compositeur japonais Joe Hisaishi, bande originale du film d'animation "Le Château ambulant" (Howl's Moving Castle). Elle a pour titre "Merry Go Round of Life" (Le Manège de la Vie) et est interprétée ici sous 4 versions différentes : "Musique originale du film", "version au piano par le pianiste PaRaDISE", "version (piano, violon, violoncelle) interprétée par Grissini Project", et enfin "version symphonique par Joe Hisaishi et le Royal Philharmonic Orchestra". 

Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.
Le Dolmen de la Cova de l'Alarb et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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En ce dimanche 25 mai 2025, nous avions décidé d’aller découvrir le Dolmen de la Cova de l’Alarb, monument mégalithique tout proche du château de Valmy sur la commune d’Argelès-sur-Mer. En réalité, notre but réel était de partir à la découverte des deux car nous ne connaissions ni l’un ni l’autre, d’où le nom donné à cette balade pédestre : « Le Dolmen de la Cova de l’Alarn et le château de Valmy à Argelès-sur-Mer ». Comme toujours, j’avais,  avant de partir, recueilli sur le web quelques informations quant aux circuits que nous pourrions faire et franchement aucun ne me satisfaisait pleinement, car soit trop court soit bien trop long. Bien qu’ayant enregistré un tracé dans mon GPS ; qui me servirait de base ; j’avais bien l’intention de concocter un circuit à ma sauce personnelle. Et puis, sur une boucle pédestre aussi courte, un peu d’improvisation n’était pas pour me déplaire. Par sauce, entendez bien sûr à ma manière car si je me défends pas trop mal quand il s’agit de randonnées, je suis totalement nul en cuisine. Il est vrai que j’ai toujours eu cette immense chance d’être entouré par des merveilleuses «  cordons bleus », qu’il s’agisse de ma mère, de ma grand-mère paternelle ou de Dany mon épouse. Je compense cette nullité par un côté accommodant car je mange tout ce que l’on me présente, n’étant pas du tout difficile ou exigeant. Le matin, après avoir longuement analysé la carte IGN du secteur et des vues aériennes sur Géoportail, il est 13h30 quand nous laissons notre voiture devant le camping Les Mimosas au bout de la route rectiligne de Valmy. Tous les emplacements possibles étant déjà occupés, c’est à regret que nous la stationnons au bord d’un petit ruisseau qui a pour nom « Rec de l’Abat ». Grave erreur car la voiture s’embourbera au moment de quitter l’endroit et c’est grâce à la gentillesse et aux efforts d’un couple que nous réussirons à repartir. Dans l’immédiat, le lieu-dit « Rec de l’Abat- Alt.45 m » est mentionné au sommet d’un poteau supportant des panonceaux directionnels. Celui convoité est là : « Dolmen de la Cova de l’Alarb-1km-20mn-PR ARG2 ». Je dis à Dany « il faudra flâner ! ». Outre la courte distance, cette flânerie s’impose d’autant plus qu’il y a des fleurs sauvages à profusion, de nombreux papillons et que j’ai bien l’intention de recenser les deux un maximum. Outre les fleurs, il y a aussi des passereaux en grand nombre, et ce d’autant que le chemin est dans l’immédiat parallèle au ruisseau ou un bon débit s’écoule. Je reconnais notamment des pouillots et des fauvettes qui ont en commun une incroyable vélocité et cette facilité à disparaître dans des buissons que l’on pense impénétrables car incroyablement broussailleux. Avec beaucoup de chance, je réussirais à photographier les deux espèces mais pas ici sur ce chemin. De temps à autre, la Tour de la Massane apparaît mais plutôt furtivement. Il est vrai que le parcours que nous suivons y monte aussi, même s’il s’agit d’une tout autre randonnée en terme de difficultés et de distance. Je connais d'autant mieux ces difficultés à l'atteindre que je l'avais gravie en hiver et avec un peu de neige. C'était en février 2009. Après avoir suivi le ruisseau, le chemin devient parallèle à un haut mur infranchissable, dont on pressent qu’il nous sépare du domaine de Valmy.  Après une bonne grimpée et avoir suivi un panonceau directionnel toujours bien présent (Mas Peyrot ou de l’Abat-Alt.82m), les premiers panoramas s’entrouvrent, d’abord vers le nord-ouest où apparaît entre autre le Massif du Canigou encore un peu enneigé,  puis un peu plus haut encore carrément vers Argelès et la mer. Le splendide château de Valmy, chef œuvre architectural de la Belle Epoque, se dévoile à nos pieds. La large piste devient plus rectiligne et donc assez facile à cheminer même si une douce dénivellation se poursuit.  Un peu plus loin, on laisse sur la gauche une citerne DFCI et on poursuit jusqu’à un panonceau « Bosc de Valmy-Alt.137m » où on délaisse cette large piste au profit d’un étroit et rocailleux sentier menant au dolmen recherché : « Dolmen Cova de l’Alarb – 0,25km-0h,05 » indique un panonceau. Si j’ai photographié pas mal de fleurs depuis le départ, ici celles qui se présentent sont bien différentes. J’y note par exemple la présence de plusieurs espèces de Chèvrefeuilles et de Gaillets mais aussi la très jolie Centaurée pectinée. Ici, le Chêne-liège est roi, une sorte de roi Dagobert le plus souvent carrément dépouillé de sa culotte. Sauf qu’ici aucune distraction n’est responsable, tout est volontaire. Enlever la première écorce de ces chênes, on appelle ça le démasclage. Le « Dolmen de la Cova de l’Alarb », apparaît. On le traduit textuellement en « Dolmen de la Grotte de l’Arabe »,  voire en « Dolmen de la Grotte du Voleur ou du Pillard ». Il est  plutôt complet, sauf son tumulus que les siècles ont arasé. Il  ressemble à la plupart des dolmens de la région. Un panneau en explique sa construction, sa fonction, sa structure, son origine et son nom, lequel par méconnaissance a été attribué aux Arabes et non pas aux premières sociétés humaines. Mais à leur propos, rien n’est moins  sûr car tout ce que l’on peut lire n’est souvent que suppositions et rarement des hypothèses étayées, sauf l’aspect « sépulture » car de nombreux ossements ont été trouvés parfois accompagnés de mobiliers funéraires. De nombreux mystères demeurent.  On notera que 2 autres dolmens tout proches car à Collioure et Banyuls-sur-Mer portent le même nom. Alors bien sûr, attention quand vous partirez randonner à ne pas vous tromper de sépulture ! Après cette découverte ; le dolmen sous tous les angles et quelques photos-souvenirs, retour vers le panonceau « Bosc de Valmy-Alt.137m ». Ici, tout devient plus simple puisqu’il suffit de suivre la piste serpentant un peu jusqu’au panonceau directionnel suivant indiquant « Correc de la Coma Fosca- Alt.136m  ». S’il s’agit bien d’un petit ruisseau montagnard, il est le plus souvent à sec et c’est bien le cas aujourd’hui. Toutefois, sa présence et sa proximité apportent un peu de fraîcheur et de verdure à une végétation « maquisarde » qui en général en a bien besoin. Ici, il y a finalement très peu d’arbres morts parmi les nombreux chênes-lièges visibles. Hauts genêts et bouquets de coquelicots sont les principales fleurs que l’on aperçoit ici. Pure coïncidence ? Leurs couleurs nous rappellent que nous sommes ici en Catalogne, même si l’Histoire ne retient aucune explication les concernant. Une haute clôture est atteinte mais une porte que l’on ouvre permet de la franchir. Elle débouche sur une piste plus large qu’il faut suivre vers la gauche. Nouvel obstacle, avec cette fois-ci une barrière mais facile à enjamber. La piste atterrit en bordure de l’immense vignoble de Valmy mais son prolongement le contourne par la gauche et file direct vers le château. Ce vignoble a la belle particularité d’être entouré de rosiers magnifiquement fleuris. Plus sensibles que la vigne, ils servent de sentinelles aux maladies comme le mildiou ou l’oïdium.  Mais dans  un premier temps, nous traversons des dépendances que sont la guinguette dénommée « Le Comptoir », puis c’est l’ample parking et finalement l’entrée du château permettant seulement l’accès au parc, le château lui-même étant totalement privé et réservé aux clients. On peut le regretter. Le parc, lui, a connu son heure de gloire, au temps où il accueillait le fameux festival de musique "Les Déferlantes". Il s’agit d’un parc d’agrément où l’on peut marcher librement sous conditions bien évidemment de respecter ses sentiers, ses aménagements que sont par exemple son aire de pique-nique, ses jardins, ses fontaines, son bassin, ses monuments, ses statuettes, etc…. C’est ce que je vais faire pendant presque une heure pendant que Dany a trouvé un joli endroit où se reposer. Circuit d’interprétation, botanique ou liberté totale, je ne vais pas m’ennuyer, photographiant une faune excessivement bigarrée allant de la grenouille de Perez, à des poissons rouges, divers criquets, quelques libellules, en passant par des moineaux et divers autres passereaux jusqu’à une très belle cigogne blanche perchée au sommet d’un immense cèdre. Un pur bonheur ! Cette découverte finie, il ne reste plus qu’à rejoindre la voiture qui n’est qu’à quelques décamètres. Je n’ai pas pris de mesure, mais telle qu’expliquée ici, cette randonnée aurait été longue d’environ 5km tout inclus si je me fie à mon vieux logiciel CartoExploreur, découverte du parc de Valmy incluse. Montées cumulées 259m. Dénivelé 124m entre le point le plus bas à 49m en arrivant au vignoble du château et le plus haut à 173m près du dolmen. Carte IGN 2549OT Banyuls-sur-Mer – Côte Vermeille – Col du Perthus top25.

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Le Foot français ?

Publié le par gibirando

Le Foot français ?
Le Foot français ?
Le Foot français ?

- Calendrier de l'équipe de France de football de 2026.  

- En 1960, j'ai 11 ans et c'est ma dernière année en poussins au Sporting Club de Bonneveine. Je suis accroupi et tiens le ballon.

- En 1968, j'ai 19 ans avec l'équipe du lycée Jean Perrin de Marseille, championne de Marseille et finaliste de l'Académie Aix-Marseille. Je suis debout et 2eme en partant de la droite. 

 

 

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Depuis mon plus jeune âge jusqu’à avoir 26 ans, j’ai toujours joué au football. Marseillais, j’ai arrêté de jouer en arrivant à Perpignan en 1975 pour raisons professionnelles. Bien évidemment, le foot est resté mon sport de cœur, même si je dois reconnaître que c’est un sport qui a énormément évolué et pas toujours dans le bon sens que j’aurais souhaité.  En effet, je le trouve désormais beaucoup trop stéréotypé, standardisé, soporifique parfois, trop tactique avec des phases de jeu très souvent très longues tournées vers l’arrière et pas suffisamment vers l’avant. Les prises de risques nécessaires à un jeu d’attaque qui demande créativité et spontanéité sont trop peu nombreuses à mon goût. Beaucoup trop violent aussi avec une répétition de matchs engendrant la nécessité d’effectifs toujours plus conséquents car les blessures sont souvent sévères. Enfin, il y a une singularité qui me choque, c’est cette préférence évidente pour des joueurs de couleur au détriment des autres. Au-delà des facteurs sociaux-économiques souvent évoqués comme principale raison ; pauvreté, milieux défavorisés, envie d’une réussite sociale par le sport ; j’ai essayé de voir si d’autres motifs étaient possibles. Pour cela, je me suis aidé de quelques statistiques factuelles. Les résultats démontrent cette évidence mais il n'explique pas tout, et ce d'autant que le foot est devenu un milieu complexe, mondialiste et donc pas toujours compréhensible pour celui qui comme moi est extérieur au système. 

Le foot français est souvent considéré comme un des meilleurs du monde, le classement FIFA où la France est troisième derrière l’Espagne et l’Argentine est là pour le prouver. On explique souvent cette réussite et ce classement par le fait même que de très nombreux clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 ont des centres de formation qui seraient également parmi les plus compétents pour former de très jeunes joueurs. J’ai donc voulu comprendre quels jeunes joueurs français étaient formés et si ces derniers avaient tous un avenir dans leur club formateur ? Il faut savoir qu’une partie de cette formation, sans doute la plus petite, est financée par des collectivités publiques sous forme de subventions ou par des aides nationales diverses et variées. Il m’a paru donc intéressant de savoir ce qui est fait de l’argent de nos impôts, aussi réduites soient les sommes dans ce milieu sportif où l’argent coule très souvent à flot.

Pour cela, je me suis appuyé sur des statistiques tirées des effectifs des 3 principaux clubs français, en tous cas les plus titrés,  à savoir le Paris Saint-Germain, l’Olympique de Marseille et l’Olympique lyonnais. Je pense que si j’avais fait la même chose avec 10, 20, 30 et 40 clubs, les résultats auraient été sans doute les mêmes ou pire encore.

Voici les résultats obtenus à partir des effectifs du site « L’Equipe.fr » arrêtés au 11/02/2026.

  • L’effectif du PSG est composé de 31 joueurs dont 16 sont de nationalité française (52%), 4 sont portugais, 2 sont brésiliens ; 2 autres espagnols puis tous les autres ; 1 par pays ; ont les nationalités suivantes : Italie, Russie, Maroc, Equateur, Ukraine, Corée du sud et Georgie soit 48% d’étrangers.

 

  • L’effectif de l’OM, lui, est composé de 32 joueurs dont 7 français (22%), de 3 argentins, anglais et algériens, 2 hollandais, belges, marocains, ivoiriens quant aux pays suivants, un seul élément les concerne : Tunisie, Italie, Usa, Danemark, Nigéria, Gabon, Brésil et République Centrafricaine soit 78% d’étrangers.

 

  • L’effectif de Lyon se compose lui de 34 joueurs dont 8 ont la nationalité française (24%), 3 sont portugais, 2 sont brésiliens, hollandais, anglais, sénégalais, belges, tchèques, les pays suivants n’offrant qu’un seul joueur : Mali, Slovaquie, Côte d’Ivoire, Maroc, Angola, Argentine, Algérie, Danemark, Usa, Ghana, Ukraine soit 76% d’étrangers.

 

  • Si on additionne les 3 clubs, soit 97 joueurs, on arrive aux pourcentages suivants : 31 joueurs ont la nationalité française soit 32% et 66 sont étrangers soit 68%. Quel intérêt d’avoir de bons clubs formateurs français si ces derniers préfèrent ensuite des joueurs venus d’ailleurs ? Ajoutons à ce constat que nombreux sont les français qui ont une double nationalité qui leur permet de partir jouer avec leur pays d’origine après avoir bénéficier d’une formation gratuite « française ». Etonnant non ? Bien évidemment, ce constat n’est pas propre aux 3 clubs cités mais se retrouvent dans tous les clubs de Ligue 1 et 2 et même dans les clubs amateurs de divisions inférieures.

 

Bien que les statistiques ethniques ou raciales soient interdites en France, je me suis amusé à établir des statistiques plus ou moins parlantes à partir de l’origine plus ou moins profonde (*) des joueurs. J’en ai fait 4 catégories : blancs et européens (catégorie 1), Africains noirs subsahariens, africains du Maghreb ou du Moyen-Orient (2), Asiatiques (3), Amérindiens (4). Voici les résultats en nombres et pourcentages.

 

Catégorie 1 : 32 joueurs, 33%

Catégorie 2 : 54 joueurs, 56%

Catégorie 3 : 2 joueurs, 2%

Catégorie 4 : 9 joueurs, 9%.

 

Ainsi, comme on le voit clairement ici, en France il est préférable d’avoir une origine africaine aussi profonde (*) soit-elle pour réussir dans le football. Dans d’autres sports aussi d’ailleurs.  L’équipe de France dans son calendrier 2026 (voir photo ci-dessus) en est un bel exemple avec seulement 5 joueurs à l’origine profonde non africaine (Pavard, Rabiot, Théo Hernandez, Digne et Chevalier). Souvenons-nous d’un temps, où en 1958 cette équipe de France était « blanche » à 100%, avec une 3eme place à la coupe du monde gagnée par le formidable Brésil du jeune Pelé. Certes l’immigration européenne y était pour beaucoup mais les qualités des joueurs blancs étaient indiscutables. Puis dans les années qui suivirent, quelques joueurs noirs intègrèrent l’équipe de France, le plus souvent venus des DOM-TOM ou des anciennes colonies (Cossou, Trésor, Adams, Zimako, Janvion, etc...). Mais les joueurs « blancs » restaient majoritaires. Puis ce fut l’arrivée du « facteur marseillais » Jean Tigana, joueur superbe d’un « carré magique » merveilleux en 1984 dirigé par Michel Platini et 3eme de la coupe du monde de 1986, mais là aussi il était le seul joueur de couleur,  puis nous avons eu droit « aux blancs, blacks, beurs » de 1998,avec Zizou à la baguette, magnifiques eux aussi et champions du monde en battant le Brésil de Ronaldo et consorts que tout le monde donnait favori. Oui, tout a bien changé et on est en droit de se demander pourquoi le petit gringalet blanc style « Grizou » (Griezmann) a peu de chance de réussir dans le football actuel et désormais futur ? N’est-ce pas devenu décourageant pour « le petit blanc » qui ne vient pas de la banlieue ? A-t-il une chance d’être repéré puis recruté pour être formé ? Que faut-il qu’il est en plus ? 3 pieds ? 4 peut-être ? Une tête beaucoup plus grosse que tous les autres pour être à même d’analyser le jeu et de le mettre en œuvre de manière parfaite et unique ? Qu’il doive courir aussi vite sinon plus ? D’où est venu ce qui semble être une fatalité ? N’y a-t-il pas désormais trop de communautarisme dans le football, comme il y en a dans la société française ?  Notons que si les clubs forment des jeunes joueurs, ils ne les conservent pas puisque les effectifs sont très souvent à majorité étrangère comme on le voit sur les statistiques cités ci-dessus. Sont-ils formés pour être vendus car pas suffisamment bons ? Les statistiques tirés des effectifs auraient tendance à aller dans ce sens. Réclament-ils des salaires plus hauts que les joueurs étrangers ? J'en doute mais pourquoi pas. Les mercatos sont devenus l’occasion de se débarrasser de joueurs qui engorgent les effectifs mais qui peuvent rapporter gros. On vend, on prête, on échange, avec ou sans obligation d’achat, même si l’argent reste le nerf du football. Les agents des joueurs sont devenus essentiels dans les négociations avec les clubs, l'argent là aussi étant constamment au centre des débats et peut-être pas toujours au seul intérêt du joueur. Souvenons-nous du temps où Raymond Kopa comparait les transferts des joueurs à de l’esclavage. C’était en 1963 et si les choses ont un peu évolué, l’esprit est resté le même, l’argent en plus, venant le plus souvent de milliardaires arabes, chinois, russes, luxembourgeois ou américains. L’idée d’appartenir à un seul club a quasiment disparu et il n’est pas rare qu’un joueur de qualité moyenne soit amené à passer par 10 à 15 clubs au cours de sa carrière passant d’un pays à un autre et terminant assez souvent dans les pays du Golfe où l’argent n’a plus guère de limites. Notons que pour réussir, le blanc s’il est grand, svelte et agile a toutes ses chances s’il choisit dès son plus jeune âge d’être gardien de but, l’Olympique Lyonnais actuel en est un bel exemple, même si nous n’y trouvons qu’un seul français (Rémy Descamps) parmi les 5 portiers "blancs". Pourquoi cet illogisme ? Si les gardiens blancs peuvent être bons pourquoi ne le seraient-ils pas à d'autres postes ? Notons qu'Hugo Lloris, avec son 1,88m est le plus capé des bleus sans pour autant être un surhomme. 

 

Certains verront du racisme dans mes questionnements alors que moi je n’y vois que des anormalités.

 

En conclusion, je trouve assez triste tout ce système « footballistique » actuel car c’est un peu comme si dans notre Education Nationale, payée avec nos impôts, nous ne donnions plus sa chance au petit blondinet blanc préférant tous les autres enfants « de couleur » venus d’ailleurs au fil des temps. Une fois bien formés, ils partiraient sous d’autres cieux. Sous d’autres horizons. Mais au fait, n’est-ce pas ce qui se passe déjà dans la société présente ? N’avons-nous pas une perte de nos meilleurs cerveaux ? A quand une équipe de France, reflet des estimations démographiques françaises qui donnent 90% de blancs et 10% de non-blancs ?

 

(*) par origine profonde, il faut entendre ici ses plus anciennes racines ou ses ancêtres les plus anciens. Ainsi un homme à la peau noire ou au pire métissée aura obligatoirement une origine africaine et plus spécifiquement subsaharienne.

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Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 morceaux musicaux interprétés à la guitare par ce que se fait de mieux dans ce domaine : "If I Had You" de Phil Baxter par Tommy Emmanuel et Joscho Stephan. "Swing 42" par Tommy Emmanuel, Richard Smith et Jim Nichols. "Folsom Prison Blues" par Bryan Sutton, Tommy Emmanuel, Guthrie Trapp, Pat Bergeson et Richard Smith. "Baby's Coming Home" par Tommy Emmanuel et Richard Smith et "Mr. Sandman" par Richard Smith et Joscho Stephan.

Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières
Le Moulin de La Cascade et Les Pausades depuis Durban-Corbières

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AVERTISSEMENT

En ce 18 mai 2025, quand nous avons accompli cette randonnée, qui aurait pu prédire qu'un incendie exceptionnel dans sa dimension (17.000 hectares parcourus) et par là-même sa durée ( du 5 au 28 août) allait ravager une immense partie de l'Aude et des Corbières, touchant très durement Durban-Corbières, ligne de départ de cette jolie petite randonnée ? Pas nous, en tout cas ! Il faudra donc attendre un peu avant de pouvoir cheminer cette randonnée dans des conditions redevenues acceptables. 

En ce 18 mai 2025 alors que nous venons d’entrer dans Durban-Corbières, grande effervescence au sein du village. Il est à peine 10h15 mais au regard du nombre de voitures occupant déjà les parkings, on a du mal à imaginer que ce village recense moins de 700 habitants. Nous sommes venus randonner et trouver un emplacement pour ranger notre voiture devient presque un casse-tête. 11, 66, 34, 31, 30, 13, etc.. et même des immatriculations étrangères sont visibles sur les espaces réservés aux véhicules. Finalement, et par chance, nous trouvons une place disponible non loin de la rivière La Berre dans un pré où d’autres voitures se sont déjà installées. De ce fait, nous ne sommes qu’à quelques mètres des petits chapiteaux que les différents forains ont installé tout au long des berges de la rivière car aujourd’hui c’est apparemment la fête. La « Fête Paysanne », nous ne l’apprendront que plus tard. Toujours très intéressée par ce type de festivité, Dany est bien décidé à déambuler au sein des stands avant de démarrer cette randonnée qui doit nous mener vers « Le Moulin de la Cascade et Les Pausades ». C’est donc en flânant au gré de ces divers camelots que nous mettons en « ordre de marche » nos organismes respectifs. Elle plus intéressée que moi, ça c’est sûr ! Artisans, commerçants, boutiquiers, sandwicheries, vignerons et même un conférencier, on y trouve toutes les métiers qu’un grand marché est habilité à offrir. Cette déambulation terminée, c’est très facilement que nous trouvons la route d’Albas et le chemin de la Cascade qui est dans la continuité de la rue de la Mairie, toutes ces signalétiques étant présentes sur le topo que j’ai en main. Les panonceaux que nous cherchons sont là : « Chemin de la Cascade » et « Moulin d’en Crabiés ».  Par une route d’abord bitumée mais qu’un chemin terreux remplace assez vite, nous laissons Durban derrière nous, dominé par son château du XIeme siècle. D’aspect plutôt lugubre au regard d’une luminosité laiteuse qui entoure ses murs ruinés, nous gardons sa découverte en clôture de notre balade. Dans l’immédiat, Dany marche plus souvent devant moi car personnellement la Nature m’a d’emblée sauté au visage. Surtout des fleurs mais aussi quelques passereaux, des papillons, deux lézards et de rares criquets, tout cela est bien présent et prétexte à des photos qui se succèdent les unes derrière les autres.  Certaines seront réussies, d’autres simplement moyennes et d’autres carrément à jeter. Il va en être ainsi au fil de tout notre parcours pédestre. Après une oliveraie décrite comme un « conservatoire des Oliviers », les ruines de l’ancien moulin à eau d’En Crabiés sont visibles et même visitables. La cascade mitoyenne et le ruisseau de la Pinède (Rec dal Prat sur certains topos) étant totalement asséchés, leurs intérêts respectifs sont moindres. Seules quelques concrétions causées par les eaux de ruissellements attirent mon regard. En y regardant de très près, on peut y découvrir des cristallisations en forme d’étoiles voire carrément de type oursins. Certaines brindilles ou mousses ont même été pétrifiées. De toute évidence, cette chute dont une croute jaunâtre est bien visible est à classer dans la catégorie des cascades dites "pétrifiantes".  Dany ayant poursuivi le sentier qui s’élève de manière assez abrupte derrière le moulin, je ne prends guère le temps de le visiter. Il est vrai qu’à part une vieille meule ; mais relativement bien conservée ; il ne reste rien d’autre de visible de son activité d’antan. De ce moulin seigneurial et donc « banal », on sait seulement que la force du courant qui tombait avec violence depuis un canal, lui-même alimenté par un bassin de rétention, faisait tourner une roue à aubes située sous le moulin, entraînant par là-même la fameuse meule. Ainsi, les indispensables céréales étaient transformées en farine et les olives en huile. Le raidillon que je grimpe pour rattraper Dany, offre quelques vues vers Durban et le fond de ce vallon que nous venons de parcourir. A la fin de la montée, un panonceau bien placé nous propose de nous rendre vers « la Source » par un chemin filant à droite. Ce chemin plutôt agréable car très végétalisé continue de longer le ruisseau de la Pinède, ruisseau malheureusement invisible et inatteignable à cause d’une végétation impénétrable. Dommage, car j’ai lu que ce ruisseau, tout au long de son parcours, arrosait jadis de très nombreux jardins familiaux. De nos jours, tout ça a disparu. Nous nous arrêtons au bord du chemin pour un pique-nique impromptu mais très enchanteur car sous les chants divers mais harmonieux d’une multitude de passereaux pour la plupart invisibles. Entre Dany et moi, un jeu se met en place : « c’est au premier qui découvrira un oiseau dans cette végétation foisonnante ». Dany gagne mais finalement c’est moi qui suis chargé d’immortaliser ce « Caruso ». Une mésange charbonnière. Entre temps, un magnifique Sylvain azuré est venu nous exposer ses magnifiques ailes : d'un bleu-noir métallisé quand elles sont ouvertes et de grosses taches blanches sur un fond brun-rouge quant elles sont repliées. Une fois encore, Dame Nature nous démontre tout son talent créatif.  Salade et clafoutis engloutis, nous repartons en direction de « la Source ». Source captée, elle se résume à un bout de canal en béton, à un tuyau vertical qui en émerge et à une grotte minuscule d’où des eaux sont censées jaillir. Sur la gauche, un passage amplement broussailleux semble mener vers quelque chose ? Je m’y engouffre mais Dany qui a toujours peur des bestioles ne me suit pas. C’est le ruisseau de la Pinède. Ici calcaire à souhait et ressemblant mais en miniature au Verdouble du côté du Moulin de Ribaute. Du fait, de cette miniaturisation et de la saison, l’eau n’y coule plus et stagne dans une petite cuvette. Les algues vertes l’ont déjà bien envahie avec par endroit une épaisseur impréssionnante. Dany avait raison, il y a bien des bestioles mais pas du tout celles auxquelles elle a pensé , du style araignées ou au pire tiques accrocheuses. Non, elles se résument à plusieurs grenouilles posées sur un tapis d’algues mousseuses et à des « Libellules déprimées (Libellula depressa) » qui hésitent à se poser sans doute de peur de jouer leur vie sur ce tapis vert grenouillant. D’autres libellules se posent moins de questions et se perchent en hauteur quel que soit le support qui se présente à elles. Après plus de 10 minutes et quelques photos satisfaisantes, nous repartons et continue notre bonhomme de chemin. Peu après, ce chemin se sépare en deux et des panonceaux directionnels proposent soit de partir à gauche vers un « genévrier cade tricentenaire » et « Les Pausades » soit vers la droite pour retourner vers « le Moulin de la Cascade ». Le vieil arbre trouve grâce à nos yeux.  Il est d’ailleurs vite là, son énorme tronc brun clair,  lisse mais sillonné et ridé comme une vieille pomme apparaissant au bout d’un corridor végétal. Fabuleusement campé dans la terre, il ressemble, vu de loin, à un monarque sur son trône entouré de sa cour royale. Sauf qu’ici, cette cour encombrante est composée de chênes kermès, de bruyères arborescentes, de filaires et de redouls. Il faut s’en approcher au plus près pour prendre conscience des années de galère et de souffrance (terre pauvre, vent, neige, froid et foudre) qu’il a dû affronter pour obtenir cet aspect si tortueux de la tête au pied. Désigné « Arbre de l’Aude » en 2016, il a bien mérité cette consécration. Après cette magnifique découverte et un tronçon du sentier un peu délicat, nous parvenons à la route D.40. Une pauvre couleuvre de Montpellier  a choisi le mauvais moment pour traverser. Elle gît bien écrasée au bord de la route, à quelques centimètres seulement de ce qui aurait pu être son échappatoire. Triste ! Quelques mètres sur l’asphalte et un large chemin monte à droite et dans une pinède au sein du lieu-dit « Les Pausades ». Une seule maison que l’on laisse sur la gauche et l’agréable chemin fleuri continue parfois encadré de hauts murets. Il est agréable aussi car circulant dans des décors variés et offrant de temps à autre des panoramas sur des paysages plus lointains. A hauteur, de « La Serre Nègre », le sentier bifurque et devient nettement plus caillouteux en descendant vers Durban. Là, au bout de 300 à 400m de descente, nous évitons d’aller au village et bifurquons de nouveau à gauche sur une chemin qui nous amène vers les lieux-dits « Chamma » et « Roque En Bac ». Toujours des fleurs à profusion parmi lesquelles une jolie Ophrys abeille jamais recensée auparavant. Elle viendra s'intégrer ce jour-là à un lot de 3 fleurs jamais encore vues ni photographiées. Exceptionnel !  Nouvelle pinède et nouvelle descente, mais cette fois-ci sur le bitume du Chemin du Belvédère et de la rue de la Garrigue. Au sein de superbes villas, notre balade tire à sa fin. La fin ressemble au tout début car on retrouve « la Fête Paysanne » avec ses chapiteaux, ses stands et ses abondants visiteurs dont le plus grand nombre est attablé à manger et à boire. Il est 13h30. Si ce matin nous avions trouvé l’endroit déjà amplement peuplé, tout ce joli monde a été multiplié par 10, un incroyable brouhaha qui va avec de surcroît.  Si Dany est simplement attirée par quelques sacs en cuir de veau et moi par de grosses miches de pain traditionnelles et artisanales très sympathiques à regarder et sans doute à savourer, nous traversons la fête sans trop nous y attarder et surtout sans rien dépenser. Dany n’a pas besoin de sac et moi j’évite de manger trop de pain aussi bon soit-il. Nous reprenons la voiture, direction le château des seigneurs de Durban où nous retrouvons un peu de calme. Nous y croquons quelques cookies sur une aire de pique-nique avant de partir visiter le château. Finalement, c’est au pied du château et dans un pré entouré d’un grillage que notre affect va en prendre un coup. Ce coup a les traits d’un âne solitaire que j’ai cru bon d’appeler avec des « claps »,  consistant à poser la langue au fond du palais avant de la retirer d’un coup sec. L’âne planté au milieu du pré arrive immédiatement vers moi mais finalement reste à bonne distance. A-t-il peur du grillage qui serait électrifié ? Non, je vérifie, il ne l’est pas. Il hésite à venir mais je sens bien qu’il en a envie. Il est vrai que je n’ai rien à lui donner hormis des caresses. Alors j’insiste, je lui parle avec douceur, et finalement il s’approche venant heurter le grillage de son naseau. Alors je le caresse et là je sens bien qu’il est en manque d’affection et de câlins et qu’il en redemande. Il bouge constamment sa tête et me prête constamment son flanc pour toujours plus d’attentions. Dany, qui de loin, aperçoit le manège, s’approche et le caresse à son tour. L’âne se pique au jeu, toujours plus empressé de pencher sa tête et son flanc vers nos mains qui n’ont de cesse de le cajoler. Pourquoi tant d’intérêts pour ce petit âne que l’on ne connaissait pas quelques minutes auparavant ? Parce que j’ai beaucoup lu à propos des ânes et que je sais qu’ils sont très intelligents, qu’ils ne supportent pas de rester seul et encore moins les mauvais traitements. Ils ont de surcroît besoin d’un espace suffisant assez important, or ici est-ce le cas ? Je ne saurais le dire. Méfiants, ils n’accordent leur confiance qu’après s’être assurés qu’il n’y a aucun risque. Or cet âne, malgré des conditions de vie précaires évidentes, m’a fait confiance très vite et ça c’est un signe de reconnaissance qui ne m’a pas trompé. Ses oreilles se sont soudainement redressées, signe que tout allait bien mieux pour lui.  Comme tout être isolé, il a eu besoin que l’on s’intéresse à lui. Au bout de 10 minutes, c’est donc à regret que nous le quittons alors qu’il s’y attend le moins. Mais comment faire autrement à part avoir les yeux embués de cet abandon si morose ? Peut-être a-t-il versé une larme lui aussi ? Non, ce n’était pas jour de « fête » à Durban-Corbières en ce 18 mai 2025 pour ce petit âne si adorable. Telle qu’expliquée ici, cette balade pédestre a été longue de 4.8km à 5km environ. J’avoue ne pas avoir pris de mesures ce jour-là, sachant qu’elle serait courte et plutôt bien balisée au regard des renseignements lus sur le Net. Il faut savoir qu’elle est la fusion de plusieurs petites randonnées qui peuvent être accomplies individuellement et que vous n’aurez aucun mal à trouver sur le Net et sur le terrain. Merci à Erika et à son site agrémenté de belles photos, naturalistes entre autres, qui m’ont donné envie d’accomplir cette belle petite balade audoise. Carte IGN 2547OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

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De Zemmour à Sarkosy....il n'y a qu'un pas.....français.

Publié le par gibirando

De Zemmour à Sarkosy....il n'y a qu'un pas.....français.

J’ai fini l’année 2025 par la lecture de « La messe n’est pas dite : Pour un sursaut judéo-chrétien » d’Éric Zemmour et commencé l’année 2026 par le dernier livre de Nicolas Sarkosy « Le journal d’un prisonnier ». 2 livres politiques. Des essais comme le disent les libraires. Essayer quoi ? De nous faire peur dans les deux cas serait ma conclusion. Les 2 hommes ont en commun quelques points bien évidents : ils ont toujours pleinement assumé leur droitisation politique et leur amour immodéré pour la France. Sous ces aspects-là, je les rejoins tous les deux, même si ma droitisation est sans doute plus récente que la leur. Normal, la politique a constamment guidé leur pas. Moi pas. Zemmour a commencé comme journaliste politique avant de former son propre parti « Reconquête », quant au second on connaît bien son parcours de maire, comme ministres à plusieurs reprises, de député, de conseiller général, de président de partis (Zemmour l’a rejoint !), de président du conseil puis finalement et comme aboutissement de sa carrière, 5 ans comme président de la République. De mon côté, la gauche a commencé à m’écœurer sous François Mitterrand, puis cet écœurement n’a jamais plus cessé de s’amplifier jusqu’à aujourd’hui. Faire la liste de erreurs passées serait trop long mais en voici quelques principales : les aides malavisées à l’assistanat, l’élargissement des droits des immigrés, la CSG augmentant lourdement les impôts et taxes des citoyens, ce qui n’a pas empêché un fort endettement qui n’a plus cessé depuis, des nationalisations inopportunes, l’embauche inconsidérée du nombre de fonctionnaires, une mauvaise vision de l’Europe, de l’économie et de la financiarisation mondiale avec de nos jours ce clientélisme évident vers tous ceux qui arrivent d’ailleurs, sans pour autant avoir encore créer la moindre richesse sur notre sol. Oui, je supporte mal cette gauche-là qui désormais va constamment chercher ses bulletins de vote vers les doubles-nationaux, de plus en plus nombreux, venus d’Afrique et du Moyen-Orient, le plus souvent de religion musulmane. Oui, où sont passées les valeurs d’égalité et de redistribution des richesses engendrées avant toute chose par le travail plutôt que par une solidarité dont on attend trop souvent le premier et moindre remerciement. A toutes ces erreurs et errements, on pourrait y rajouter le passage aux 35 heures, dont je l’avoue j’ai longtemps cru qu’il serait une avancée sociale. Finalement, et de manière regrettable, ça n’a pas été le cas, à cause d’une concurrence terrible et dangereuse où celui qui travaille le moins, produit moins, et de ce fait, se retrouve à la traîne sur le plan économique. Oui que d’erreurs de la gauche que mes parents m’avaient pourtant décrété comme une panacée quasi-immuable. Les temps ont sans doute bien changé.

Mais revenons à nos deux livres. Leur fonds et leurs thèmes, bien que totalement différents, nous amènent vers d’étranges mais évidents recoupements voire similitudes.

  • Zemmour nous alerte sur l’islamisation outrancière de la France et plus globalement de l’Europe et espère un sursaut judéo-chrétien pour y faire face. Il parle de guerre de civilisations. Il nous dit que « le christianisme doit s’assumer comme une identité comme le font toutes les autres religions à travers le monde : islam, bouddhisme, hindouisme, etc… », nous rappelant comme une évidence que rien ni personne « ne peut imposer à quiconque d’avoir la foi ou de ne pas l’avoir ». Il faut donc changer de paradigme. Il sous-entend que les citoyens que nous sommes, sans foi assumée, athées, chrétiens ou juifs, peu importe, dans nos racines, nos gènes ou dans nos legs divers et variés se serrent les coudes et se redressent face à un islam de plus en plus présent et conquérant. Optimiste, il pressent un certain frémissement dans ce sens-là auprès des jeunes mais insiste lourdement sur le fait que le moindre relâchement sera fatal à notre civilisation. Quand je vois les critiques de la sphère catholique et de la gauche qui s’agrègent autour de sa personne depuis la sortie de son livre, je me dis que la bataille qu’il nous recommande est loin d’être gagnée. Ainsi les cathos dans leur quasi-ensemble, toujours aussi « bisounours », parlent de récupération et d’instrumentalisation de leur religion, que le livre est très loin de la réalité décrite et que « le projet du christianisme sera toujours  la foi en Jésus-Christ qui a pour ce monde un projet d’amour, loin de la division et de la méfiance prônées par l’idéologie identitaire d’Éric Zemmour » (Journal La Croix). Ainsi la mise en garde prêchée par ce dernier passe au-dessus des têtes des premiers concernés, toujours aveugles face à un islamisme fondamentaliste de plus en plus violent car radical, outrageant, terrorisant et massacrant des chrétiens et ce, dans le monde entier (Source Le Pèlerin).
  • Dans son livre, Nicolas Sarkosy nous raconte sa vie de détenu lors des 20 jours (21/10 au 10/11/2025) qu’il a passé à la prison de la Santé après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire dite Sarkozy-Kadhafi ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Rappelons qu’il a été condamné à 5 ans de prison ferme mais que finalement, ayant fait appel, la Cour se prononce favorablement à une demande de remise en liberté présentée par ses avocats. D'où sa courte peine. Il est désormais libre sous certaines conditions jusqu’à son procès en appel. Lors de ce séjour, il décrit les conditions difficiles de sa privation de liberté, ce que l’on peut aisément comprendre qu’ayant vécu pendant 5 ans dans les ors et les cristalleries du Palais de l’Elysée et ayant lui-même un château dans les Alpilles sans compter son domicile au sein de la luxueuse et privée villa Montmorency dans le 16eme, se retrouver dans un espace de 9m2 avec une seule fenêtre avec barreaux et ne donnant sur nulle part est forcément une épreuve, même si sa cellule était dite « réservée aux VIP ». Il nous fait part de ses liens d’amour très forts que son épouse et ses enfants lui prouvent régulièrement, tous unis autour de lui dans ces instants de séparation très compliqués à vivre pour tous. D’ailleurs, de manière plutôt convaincante, il brosse un tableau où « tout le monde il est gentil » avec lui, y compris par exemple et de manière assez surprenante de la part d’élus du Rassemblement National qu’il a toujours combattu politiquement avec une extrême vigueur. Il leur trouve bon nombre de qualités. Pour lui, plus de cordon sanitaire, les droites doivent se rallier, ajoute-t-il. Il aurait pu s'y rallier beaucoup plutôt, cela nous aurait probablement évité 5 années d'Hollande et 10 de Macron. De surcroît, on peut trouver là, un certain rapprochement avec les idées d’Éric Zemmour qui prône depuis de très longues années cette union des droites, désormais espérée par une large majorité de français. Il dit très clairement que l’amour qu’il a trouvé dans cette période lui a permis d’être encore plus fort, revigoré, combattif. Mais au-delà de ses enjolivements narratifs, le livre est surtout dédié à clamer son innocence suite à sa condamnation. L’ensemble est fait pour régler des comptes avec ceux qui l’ont durement condamner, sans preuve, estime-t-il. Il dit clairement qu’il a été condamné parce que de droite, "une circonstance aggravante", par de juges, parce qu’eux seraient de gauche. Tout est dit. La justice aurait été essentiellement une affaire politique montée de toutes pièces pour le faire chuter. Ils y seraient parvenus « mais la messe n’est pas dite » conclut-il.  Enfin, il s’est promis en sortant de cet enfer judiciaire d’aller « à Lourdes voir les malades et les désespérés ». Or, y a-t-il en France, un lieu de pèlerinage plus catholique et donc chrétien que celui de Lourdes ? Ainsi, on peut dire très clairement que Sarkosy rejoint Zemmour dans cette rechristianisation indispensable à conserver nos libertés (ici la sienne), nos identités et notre civilisation. Zemmour et Sarkosy, il n’y a plus qu’un pas qui les sépare, y compris sur la plan judiciaire, toutes proportions gardées bien évidemment.

 

Oui, il y a bien des points de jonction dans ces 2 livres lus pour terminer une année et en commencer une nouvelle. Comme indiqué en préambule, la lecture de ces deux livres peut instaurer des peurs. C’est mon cas. Peur de voir la France que j’ai connu disparaître à jamais et peur de savoir que la justice ne soit plus neutre, plus jamais juste et qu’il en soit ainsi pour n’importe quel citoyen et quelque soit l'affaire.

 

Je précise toutefois que je ne porte aucun jugement sur cette affaire Sarkosy, ne la connaissant pas suffisamment en détail. Mais j’ai mes idées. A-t-il commis un ou des crimes méritant 5 ans de prison ? J’en doute. A-t-il commis de graves erreurs de gouvernance ? Sans doute. La liste des affaires qu'il traîne comme des casseroles derrière lui est sans doute un signe de ses erreurs. 

 

Zemmour et Sarkosy, des noms originaires d’ailleurs, mais les deux ont l’amour de la France dans leurs tripes et c’est ce que je retiens aussi de ces deux lectures.

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Bonne Année 2026

Publié le par gibirando

« Bonne année 2026 à toutes et à tous ! Que cette nouvelle année soit réalisatrice de tous vos souhaits ! »

« Bonne année 2026 à toutes et à tous ! Que cette nouvelle année soit réalisatrice de tous vos souhaits ! »

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Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques extraites de la chaîne japonaise YouTube intitulée "Dragontense Classique". Elles ont pour titre "Steep Journey", "Twilight Violinist" et "To Pray". 

Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.
Les Propriétés du vicomté de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Il y a quelques années de cela, je vous avais proposé sur mon blog, une très belle randonnée que j’avais intitulée « Le Circuit des 3 châteaux de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes ». C’était en avril 2014 exactement. Le 6 mai 2025, c’est en famille que nous avons décidé de refaire cette boucle, mais en sens inverse cette fois-ci. En sens inverse car j’avais l’intime conviction que cette jolie boucle serait bien différente dans la façon de l’appréhender et donc de la découvrir. Ma conviction se vérifia parce qu’il y a beaucoup de découvertes à y faire ; châteaux Saint-Pierre et Sabarda, Fenouillet/La Vilasse, ancienne église Saint-André et son petit cimetière, gorges de Saint-Jaume, petit étang de la Soula de Pal Ficat, Notre-Dame de Laval, chemin antique de la Serre La Lias et la Nature bien évidemment car constamment bien présente pour peu que l’on soit curieux comme je le suis. La commune de Fenouillet étant très disséminée, vous pourrez, si le cœur vous en dit, y rajouter quelques hameaux, et par là même un peu de distance supplémentaire. Au cours de votre cheminement, vous apercevrez le château de Castel Fizel dont l'accès est difficile. A vous voir si vous jugez bon d'aller le voir de plus près. Si cette fois-ci, j'ai intitulé cette balade « Les Propriétés du vicomte de Fenouillet », ce n'est pas de gaité de cœur. En effet, depuis 2014. il semble que cette jolie boucle pédestre ait eu les faveurs des pouvoirs publics, et notamment du Département des Pyrénées-Orientales, puisqu’au travers de leur récent site « Rando66.fr », on la retrouve à quelques nuances près sous ce vocable-là. Bien que cette dénomination à la connotation bien trop « immobilière » ne me plaise pas, je vais néanmoins la conserver pour cette nouvelle boucle faite en sens inverse. Elle ne me plaît pas mais je la conserve afin de ne pas troubler plus qu’il ne faut les nouveaux randonneurs qui ne la connaitraient pas. En effet, les sites touristiques de cette région PO/Agly/Fenouillèdes la propose sous ce nom-là désormais. Ce nom ne me plaît pas, d’abord par son titre même, car la notion de « propriété » est nettement plus récente (John Locke au 17eme siècle/Révolution) que celle du vicomté de Fenouillet (XIeme siècle). Antérieurement, on parle plutôt de possessions, d'appropriations. Pas très logique donc.  Ensuite, parce que les limites de ce vicomté ont été souvent fluctuantes et ne se sont jamais résumées à cette boucle somme toute assez réduite, même si le château Saint-Pierre a souvent été considéré comme le siège principal des différents vicomtes. Mais peu de choses l’attestent sur la durée. Voilà pour les explications. Et comme indiqué en préambule, il y a quelques nuances puisqu’il est 10H15 quand nous démarrons de la route D.9 à hauteur de la petite chapelle Sainte-Anne et de la croix dite de La Placette. Nous empruntons le chemin montant à la porte dite de Notre-Dame de Douna Pa (donne du pain), porte ouvrant sur l’église romane Notre-Dame de Laval. Ici, nous sommes encore sur la commune de Caudiès-de-Fenouillèdes alors que le topo que l’on trouve sur le Net propose un départ à Fenouillet-La Vilasse. L’église Notre-Dame de Laval étant fermée, on se contente d’en faire le tour en prenant quelques photos.  Après avoir traversé une aire de pique-nique jouxtant l’église, on retrouve la D.9 qui nous amène vers le départ des Gorges de Saint-Jaume. Comme toujours, moi j’en suis déjà à recenser faune et flore. Si la première est incertaine avec seulement quelques papillons bien visibles,  la seconde est carrément fourmillante. Il y a des fleurs partout ! Normal c’est le printemps, et j’ai bien l’intention comme je le fais désormais d’en recenser un maximum. Pas facile quand on marche à plusieurs et qu’il faut suivre le rythme des autres pas toujours en adéquation avec le mien et celui obligatoire de mises au point photographiques. Je fais de mon mieux, rattrapant le retard quand j’en ai l’occasion. Les Gorges de Saint-Jaume sont toujours aussi belles et pittoresques et me ramènent à d’autres souvenirs de balades qu’il serait trop long de lister ici (*) mais j’en extrais un Tour des Fenouillèdes fait en 2011 déjà avec Jérôme. Mon fils est encore là aujourd’hui et de surcroît avec sa compagne Isabelle alors comment ne pas repenser à ce Tour du Bonheur ? Une fois les gorges franchies, le chemin débouche au lieu-dit « Les Nautes » près de la source captée des Adoux. Cette résurgence alimente en partie le ruisseau de Saint-Jaume, même si la vraie source du ruisseau est située non loin du Roc de Boucheville et du refuge de Gai Sourire à environ 1.060m d’altitude.  Il est vrai que la rivière change de nom en cours de route passant du Ravin de la Bène puis devenant ruisseau Noir avant de devenir Saint-Jaume comme affluent de la rivière La Boulzane.  Il fut un temps où l’eau de la résurgence sortait d’un gros tuyau vert sous la forme d’un jet fougueux et bouillonnant. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’y suis rafraîchi tant cette eau était fraîche mais bien agréable en plein été. Depuis, elle a été canalisée dans un bassin bétonné. Peu de personnes le savent mais cette source des Adoux est capitale pour toute la région du pays Fenouillèdes puisqu’elle alimente en eau potable les communes de Fenouillet, Caudiès et Prugnanes. Après la source, direction La Vilasse où se trouve les 2 châteaux médiévaux de Saint-Pierre et de Sabarda. Nous allons y passer beaucoup de temps car outre les intérêts historiques qu’ils présentent avec des panneaux qui sont à lire, nous allons très agréablement y piqueniquer au premier avec devant nous des panoramas à 180° vers la forêt de Boucheville. De surcroît et personnellement, je vais y recenser plus d’une vingtaine de fleurs sauvages différentes uniquement autour des murailles du château Saint-Pierre. Nous continuons  « le Camin del Prat del Rey (le pré du roi) ». Après la découverte du petit cimetière et de l’ancienne chapelle  Saint-André, très ruinée mais intéressante par son ancienneté ; 1011 pour sa première mention dans une bulle du pape Serge IV adressée au monastère de Saint Pierre de Fenouillet, nous grimpons vers le château de Sabarda. La montée par son flanc nord est raide mais courte. Toutefois, une fois là-haut, les panoramas s’entrouvrent magnifiquement à 360° permettant une vision bien différente de celle que l’on avait depuis le château Saint-Pierre. C’est le cas notamment vers le Vallon de Tulla et tous les autres petits hameaux formant la commune. Après Sabarda, on retrouve « le Camin du Prat del Rey ». Dans des paysages excessivement verdoyants, au milieu des prés et des bois,  il nous éloigne de Fenouillet, direction le col del Mas. On notera au passage le Camping des Randonneurs avec ses tipis, ses yourtes mais aussi ses roulottes et ses bungalows, de quoi passer un séjour superbe dans l’immense quiétude d’une Nature préservée. Peu après se présente le petit étang de la Soula de Pal Ficat, endroit tout aussi verdoyant où tables, bancs et barbecue meublent une rafraîchissante aire de pique-nique. Nous continuons toujours sur le GR.36 mais peu après, ce dernier devient bien embroussaillé juste avant d’atteindre la D.9. Nous faisons demi-tour avec un retour vers l’étang et un étroit sentier qui nous entraîne vers une piste forestière le dominant. 30mn plus tard, nous voilà au col del Mas où l’on retrouve le GR.36 pour quelques décamètres seulement, notre objectif étant d’amorcer le retour par la Serre La Lias. Le temps d’une deuxième pause « en-cas » et nous repartons au sein de paysages devenant plus contrastés, la garrigue et le calcaire se faisant plus visibles. D’autres fleurs adaptées à ce biotope viennent compléter mon bouquet floral photographique déjà bien extraordinaire. Pour l’essentiel, la Serre La Lias étant boisée de chênes verts, les paysages disparaîssent. On marche essentiellement en sous-bois sur un chemin hétéroclite, parfois très bon et parfois très rocailleux. Pour peu que l’on s’intéresse à l’Histoire, on apprend que ce chemin est une antique voie romaine. Dans ce cheminement, quelques fenêtres s’entrouvrent de temps à autre laissant apparaître le château ruiné de Castel Fizel, troisième et dernier château de Fenouillet dont la position élevée de son donjon sur un piton rocheux laisse imaginer une fonction de tour de guet sur la Vallée de La Boulzane. Un hameau de quelques habitats  au sein d’anciennes terrasses rappelle qu’il a été un lieu de vie. Broussailleux et rocailleux, son accès étant désormais très difficile, nous en faisons l’impasse et nous ne l’observons que de très loin. Après avoir retrouvé la D.9, un étroit sentier descend dans un ravin et se poursuit en direction du lieu-dit « Les Demoiselles ». Là, on retrouve une voie bitumée rectiligne. C’est la dernière ligne droite avant l’arrivée. Notre voiture est là. Cette superbe randonnée se termine sous un ciel nettement moins bleu que celui qui a préludé notre démarrage. De mon côté, c’est plus d’une centaine de fleurs sauvages que j’ai enregistrées dans mon appareil-photo, plus de nombreux papillons et quelques oiseaux. Oui, la Nature était bien présente et pour moi cette randonnée a été captivante. Telle qu’expliquée ici ; cette boucle a été longue de 11,7km pour des montées cumulées de 731m. Le dénivelé entre le point le plus bas, 349m au lieu-dit Les Demoiselles, et le plus haut 589m à la Serre La Lias est de 240m. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top 25.

(*) Autres randonnées réalisées dans ce secteur de Fenouillet : 

- Le Refuge du Gai Sourire (1.076m) et le Ravin de Tulla depuis Fenouillet (443 m)

Le Pech de Fraissinet (1.173 m) à partir du village de Fenouillet

- Le Tour de la Pelade (1.173 m) depuis Fenouillet (La Coume) 502 m.

- Le Circuit des 3 châteaux de Fenouillet depuis Caudiès-de-Fenouillèdes

- Le Vallon d'Aigues-Bonnes (710 m) et les Gorges de Saint-Jaume

- Le Pech dels Escarabatets (1.342 m) depuis Fenouillet (500 m)

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Les crèches de Noël chauffées par des ânes et de beaufs.

Publié le par gibirando

Pour agrandir la photo, cliquez dessus. (Photo extraite de l'Indépendant du 29/11/2025-Aline Morcillo

Pour agrandir la photo, cliquez dessus. (Photo extraite de l'Indépendant du 29/11/2025-Aline Morcillo

Il y a quelques jours, en lisant sur le Net, un article de FranceBleu.fr à propos des crèches de Noël, j’ai voulu réagir. Son titre «À Perpignan, plusieurs associations réclament le retrait de la crèche de l'hôtel de ville ». Autant vous dire que je ne partage pas le contenu de cet article et le point de vue de ces différentes associations qui ont en commun la nécessité de diviser et pour certaines le besoin de se communautariser. Comme me le disait si justement une amie « Mais en quoi une crèche peut-elle déranger ces associations ? »

Alors voilà mon point de vue et quelques arguments.

Comme toutes les années désormais, les crèches de Noël sont la proie de ces associations qui refusent que les mairies fêtent cette période à leur guise. Si j’ose cette image sémantique, je pourrais presque dire que nos crèches de Noël sont chauffés par des ânes et des beaufs. Ces derniers voudraient bien que l’on en finisse avec notre culture et nos traditions se planquant derrière une loi de 1905, devenue de plus en plus débile, dite « loi de séparation des institutions publiques et des organisations religieuses. ». En un mot la « laïcité ». Initialement, elle devait être un maillon de conciliations, elle est devenue au fil des ans un paravent de discordes. Mais de nos jours qu’avons-nous à séparer au juste alors que seulement 6,6% des français se disent pratiquants sur les 26% qui affirment être catholiques (source IFOP de 2021) ? En pourcentage des français, il y a nettement plus de pratiquants juifs et musulmans que de pratiquants catholiques ! Seuls, ces 6,6% fêtent-ils Noël ? Bien sûr que non ! Tout le monde fête Noël et pas seulement en France ! Ainsi, à bien y réfléchir la fête de Noël est devenue au fil des siècles, la première fête « universelle », car à la fois agnostique, athée, chrétienne, protestante, païenne (le père Noël, la buche) mais aussi régionale (les santons et les 13 desserts en Provence, des fondants, le foie gras, la dinde, les huîtres et des gâteaux spécifiques et des spécialités dans bien d’autres régions) et cosmopolite (Santa Claus, arbre, sapin de nos cousins germains à l’origine, etc…). Ainsi, selon la tradition, les rois mages que certains veulent faire disparaitre avec la crèche dans les mairies sont le reflet de cette universalité : Melchior serait le roi des Perses, Balthazar, le roi des Arabes, et Gaspard, le roi des Indes. Quoi de mieux que cette réunion des croyances diverses pour faire la paix que de venir rendre visite à un petit juif qui vient de naître et dont le cerveau est dans l’immédiat totalement absent de toute idéologie et croyance. D’ailleurs, Jésus était juif mais n’a jamais eu aucune religion de son vivant, les juifs n’étant à l’époque qu’une ethnie parmi bien d’autres. Ne vaut-il pas mieux espérer que cette paix de la crèche devienne un jour réalité ? Voilà ce qu’est le crèche de Noël de nos jours. Un espoir de paix pas automatiquement chrétien. Quand nos élus en auront-ils conscience ? Quand se décideront-ils à améliorer son sort en la retirant de cet article 28 de la loi du 9 décembre 1905 devenu obsolète la concernant ? Nous pourrions y voir plus clair, ça mettrait fin à ces querelles stériles dans une période où la France a besoin de se sentir solidaire et donc moins divisée qu’elle ne l’est malheureusement.

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La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses chansons extraites d'une compilation YouTube intitulée "Les plus belles chansons d'amour françaises". Elles ont pour titre : "Le géant de papier" (Jean-Jacques Lafon), "Adieu jolie Candy" (Jean-François Michaël), "Et si tu n'existais pas" (Joe Dassin), "Qui saura" (Mike Brant), "Tu m'as laissé" (Frédéric François) et "Hier encore" (Charles Aznavour).

La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.
La Boucle "floristique" autour des carrières de Baixas.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 

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En ce 16 avril 2025, après des jours de météos maussades et des pluies à répétition mais bienvenues dans nos belles mais sèches Pyrénées-Orientales, un magnifique soleil illumine un grand ciel bleu. Avec une brise légère et aucun nuage à l’horizon,  il ne m’en faut pas plus pour me lancer dans cette petite randonnée de reprise que je remets depuis bien trop longtemps. A Baixas, je viens de garer ma voiture dans le superbe lotissement de l’Allée de la Part des Anges et j’ai bien l’intention d’effectuer cette courte balade que j’intitule en toute logique « La Boucle floristique autour des carrières de Baixas ». Sur la carte IGN, les carrières  ont pour nom « Les Espereres », « Papalauca » ou encore « El Fornàs ».  Si tout comme moi, votre curiosité a peu de limites et que vous souhaitez les voir, il vous faudra quelques audaces et passer outre des interdictions pour apercevoir un bout de ces immenses cicatrices présentes ou passées. Enfin, elles ne sont pas vraiment un objectif et rien ne vous obligera à ces bravades défendues. Il est déjà 10h30 quand je me mets en route sur le « Cami de Pèna », ou chemin de Cases-de-Pène bien sûr. Je connais bien l'endroit pour y être passé l'an dernier lors d'une balade intitulée « La Boucle des Murs tordus depuis Peyrestortes ». D’emblée, et même si je suis venu beaucoup pour ça, le nombre de fleurs sauvages me scotche. Il y en a partout et d’innombrables espèces. Alors sans jamais trop presser le pas, les clichés floraux s’enchaînent. Sur ma gauche, des vignes et leurs fleurs adventices et sur ma droite des champs en jachère, où sur d’immenses surfaces se complaisent les rouges coquelicots et les blancs anacycles tomenteux. Au bord du chemin, toutes les plantes et fleurs rudérales possibles dont la liste serait trop longue à énumérer sont là. Parfois, il y en a tant, que je ne sais plus où donner de le tête dans ce recensement photographique. J’en oublie sans doute et surtout les fleurs les plus petites. Parfois, les décors s’inversent. Vignobles à droite, jachères à gauche ou vice-versa mais la profusion de fleurs sauvages reste identique. Seul derrière moi, le Canigou majestueusement enneigé reste immuable, dominant Baixas qui s’éloigne petit à petit. Je ne me lasse de l’observer mais difficile d’avancer en tournant le dos au sens normal de la marche. Sur ma gauche, de hauts silos blancs et des trémies me rappellent que les carrières ne sont pas loin pas plus que les entreprises qui les exploitent. D’ailleurs comment les oublier alors que le bruit des camions qui vont et qui viennent est quasi incessant. Cet aspect-là m’intéresse moins. Dans ce cheminement tranquille, le plus souvent tourné vers la flore, seuls quelques papillons, criquets, abeilles et autres insectes volants prouvent que la faune n’est pas totalement absente. Pour l’instant, hormis quelques rares passereaux visibles dans les vignes, les volatiles volants sont rares pour ne pas dire quasiment absents. Seuls quelques étourneaux semblent fréquenter les câblages à l’approche de la D.18a. Finalement, et malgré mes arrêts photographiques permanents, j’atteins cette route. Elle file à droite vers Peyrestortes et à gauche vers Cases-de-Pène, mais le bon chemin, lui, parfaitement balisé de jaune, comme tout bon P.R, part à gauche toute. Ici, tout change, car la garrigue s’empare des décors. Qui dit garrigue, dit fleurs nouvelles, bien spécifiques à ce biotope. Espèces nouvelles et changeantes aussi selon l’altitude et l’exposition des versants des combes cheminées : ails roses aux nuances variables allant jusqu’au blanc, bouquets de thym blancs ou roses, ajoncs aux floraisons plus ou moins avancées, sauges, euphorbes différentes de celles de la plaine, minuscules fumanas, scorsonères d’Espagne qu’on appelle aussi salsifis noirs, glaïeuls sauvages à profusion, aphyllanthes de Montpellier dont quelques rares blanches, liserons et muscaris divers, phlomis, paronyques, gesses, hélianthèmes, résédas, iris nains, immortelles, asphodèles et j’en oublie encore pas mal. Rectiligne, le chemin continue de s’élever. Après une première petite carrière accessible sur la gauche, une deuxième plus imposante mais interdite se présente. Je passe aisément sous un fil barbelé pour 2 ou 3 photos toujours réalisées avec la prudence qui s’impose. Si au fond de cette carrière la Nature a quelque peu repris ses droits, les flancs calcaires les plus abrupts restent comme autant de balafres totalement éternelles. Rien ou presque n’y pousse.  Entre pinèdes et vignobles, au loin Espira-de-l’Agly apparaît. Un peu après, mais plus loin, la Tour del Far me remémore d’autres balades. A son pied, Cases-de-Pène déroule une multitude de toitures rouges. Sur sa droite, les prémices des Corbières sont entaillés de quelques plaies blanches. Il s’agit d’autres carrières de carbonate de calcium plus communément appelé calcaire. Au lieu-dit « Cami Ral », 178m, plusieurs panonceaux directionnels se présentent et force est d’admettre que des efforts conséquents pour créer et orienter des chemins de randonnées ont été faits ici. Satisfaire les randonneurs, voilà une initiative qui n’est pas pour me déplaire. Il en sera ainsi jusqu’à l’arrivée. Dans l’immédiat, je continue toujours tout droit au sein d’une garrigue quelque peu changeante car devenant plus basse et plus broussailleuse et donc moins diversifiée en nombre d’espèces. Ici, le chêne kermès règne en maître et dans l’immédiat, ce ne sont pas les chênes verts qui leur font ombrage. Après le lieu-dit « Papalauca », 195 m, où d’autres panneaux directionnels sont nombreux, je continue encore tout droit jusqu’au lieu-dit « Coma Pregon », 200m. Sur ma gauche, la carrière que je soupçonnais immense le devient dès lors que je franchis un grand portail qui finalement ne peut arrêter que d’éventuels véhicules, le passage d’un homme étant très aisé. Quelques photos encore de cette immense carrière encore très active et je reprends le cours de ma balade languissant déjà un arrêt « pique-nique ». Il faut dire que j’ai beaucoup flâné et photographié et qu’il est déjà plus de 13h. A « Coma Pregon », ayant pris la piste DFCI F.150 menant à la chapelle Sainte-Catherine, je trouve le lieu presque idéal pour déjeuner au niveau d’un bois au niveau du lieu-dit « El Fornàs », 180m. Ici, sur la droite du chemin, pins, cyprès et chênes verts se partagent l’espace. Ma curiosité m’entrainant bien plus loin que les pinèdes où je suis entré, je constate que les arbres disparaissent très vite laissant la place à une immense zone qu’occupent les caillasses et un maquis excessivement bas. Je suis néanmoins surpris d’y trouver de nombreux pieds de grands mufliers joliment fleuris ainsi que quelques passereaux appréciant apparemment ce lieu sauvage aux décors quasi-désertiques. Après avoir vu assez peu d’oiseaux, ici pinsons, rougegorges et chardonnerets semblent se complaire. Au sein d’une combe asséchée, s’écoule la Coma Pregon, un ruisseau non pérenne et eaux très aléatoires mais apparemment suffisantes pour retenir une avifaune devenant elle aussi trop rarissime à mon goût. Depuis 15 ans que je photographie des oiseaux, ce constat est sans appel : les oiseaux de nos campagne disparaissent.  Après avoir couru derrière quelques-uns de ces rares volatiles pour seulement 2 photos réussies, avoir avalé un gros sandwich et pris un peu de repos sur un tapis d’aiguilles, me voilà de retour sur la piste DFCI. Très vite, elle m’entraîne vers le Pla de la Vila, 175m, suivi presque aussitôt de l’ancienne carrière de marbre où je m’arrête plus longuement pour y observer cette incroyable et superbe géologie que l’on peut retrouver dans la Plaine du Roussillon dans maints et maints bâtiments anciens qu’ils soient militaires, civils ou religieux. Ici, tout s’est arrêté depuis longtemps mais les grands blocs de marbre coupés comme au couteau et d’autres burinés sont légions. Je repars et la chapelle Sainte-Catherine est vite là. Je la connais déjà pas mal pour y être passé plusieurs fois (*) et je ne m’y arrête que pour quelques photos et manger un dessert car de toute manière sa porte est cadenassée. Dommage ! Après cet arrêt, la rectitude du chemin filant vers Baixas est annonciatrice de fin de balade. Tout est donc bon pour freiner mes pas : fleurs jamais vues, rares passereaux et animaux fermiers s’ajoutent à mes autres nombreuses photos. S’il me reste à trouver le chemin le plus facile pour retourner à la voiture, au lieu-dit « Els Estorills », 88m, tout devient très simple en suivant la direction indiquée « Cases-de-Pène ». Un peu plus loin, un sentier sur la droite coupe un champs en jachères et m’amène très facilement au  quartier « la Part des Anges ». Ma voiture est là. Cette balade se termine. Telle qu’expliquée, ici, cette randonnée a été longue de 7,3km environ incluant diverses « sorties de route » (carrières, Coma Pregon, Sainte-Catherine) pour des modestes montées cumulées de 178m et un dénivelé de 133m entre le point le plus bas (76m) au départ et le plus haut (209m) au lieu-dit Coma Pregon. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

(*) Notre-Dame de Pène et la chapelle Sainte-Catherine de Baixas

Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas.

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Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques interprétées par le violoncelliste croate Stjepan Hauser. Elles ont pour titre : "Kiss The Rain" du compositeur Yiruma avec le London Symphony Orchestra, "Vocalise"  du compositeur Rachmaninov avec Les Solistes de Zagreb, "Emmanuel" du compositeur Michel Colombier avec le London Symphony Orchestra.

Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)
Le Canal Paul Riquet, la Soulsoure et le Sentier de découverte de La Sagnette à Saint-Hippolyte (66)

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Marcher tout au long du « Canal Paul Riquet à Saint-Hippolyte-de-la Salanque (*) » n’est pas vraiment un randonnée mais plutôt une agréable promenade. Avec ses 3,7km depuis le départ près de la ville jusqu’à l’étang de Salses-Leucate puis un retour, il vous faudra environ une heure, peut-être moins, même en flânant. Du coup, vous pourrez compléter cette balade soit en partant à gauche vers le sentier de découverte de la Sagnette, avec sa table d’orientation et son poste d’observation ou bien à droite vers la Soulsoure, petite zone humide en lien avec l’étang. Oui, ici il y a de quoi faire pour les amoureux de la Nature. D’ailleurs, en février 2017, n’avais-je pas déjà présenté sur mon blog une « Boucle de la Soulsoure depuis Saint-Hippolyte-de-la Salanque » bien plus longue permettant de découvrir tout cela, mais aussi une « barraca » traditionnelle construite en roseaux, le ponton construit par le célèbre ingénieur Latécoère et ayant servi de base pour les nombreux hydravions qu’il avait imaginés et bien évidemment ce secteur agricole de La Salanque dont le maraichage et les vergers sont des traditions bien ancrées ? 8 ans plus tard, cette petite promenade commencée en début d’après-midi nous a suffi. Elle est donc une simple idée pour se dégourdir un peu les jambes sans autre objectif que de le faire au plus près de la Nature, si vous avez un tant soit peu un bel esprit de curiosité. C’est mon cas. Car ici, flore et faune sont en général bien présentes et cela en toutes saisons, même si le printemps est sans doute la plus propice en ce qui concerne les fleurs et les oiseaux. 280 espèces différentes de volatiles  fréquentent le secteur nous dit un site Internet dédié tout spécialement à cette zone. Quand on sait que 400 espèces sont visibles en France et qu’un peu plus de 300 se reproduisent, on note immédiatement la valeur bien significative de ce ratio. Quant aux poissons, ils ne sont pas absents puisque le nombre d’espèces dans l’étang est assez conséquent (mulet, loup, anguille, bogue, sar, gambusie, gobie, hippocampe, rouget, blennie, roussette, sole, daurade) mais se sont principalement les mulets (ou muges) qui n’hésitent pas à entrer dans le canal. J’en ai toujours vu et ce, à chacune de mes visites. On les aperçoit serrés en bancs plus ou moins importants, toujours affolés quand ils constatent notre présence. Quant à la botanique, elle n’est pas absente loin de là, même si personnellement c’est surtout les plantes fleuries qui attirent l’objectif de mon appareil-photo.  L'étang présentant une très belle diversité d'habitats naturels (roselières, dunes, sansouïres, prés salés, agouilles, sables minéraux ou coquilliers, etc…) des espèces végétales remarquables y sont constamment présentes et donc observées. Depuis quelques années, ces zones ont vu arriver de nouvelles espèces venues d’ailleurs qui s’y complaisent et s’y implantent avec un aspect plus ou moins agressif et envahissant. Voilà ce que l’on peut dire de cette promenade au canal Paul Riquet dont vous pourrez lire l’histoire à peu près complète en annexe de mon récit de « La Boucle de la Soulsoure depuis Saint-Hippolyte-de-la Salanque »(*). Sachez que le  diaporama joint à mon reportage présente 3 sorties à des saisons différentes (hiver, automne, début de l’été) mais présente aussi, outre le canal, le Sentier de découverte de La Sagnette et un petit bout de la Soulsoure. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.

(*) ne pas s’offusquer si j’ai rajouté « de la Salanque » au nom de la commune. C’est simplement pour faire le distinguo entre notre Saint-Hippolyte situé dans nos belles Pyrénées-Orientales et tous les autres que l’on trouve un peu partout en France.

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Vers quel avenir pour l'éducation ?

Publié le par gibirando

Vers quel avenir pour l'éducation ?

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Lors de mon parcours scolaire, et aux grands regrets de mes parents, je n’ai jamais fait les efforts que j’aurais dû faire et qu’ils escomptaient de ma part. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de me motiver, surtout ma mère qui était constamment derrière moi pour me pousser à faire mes devoirs et qui m’a longtemps aidé au maximum dans mes études primaires puis de son mieux dans les secondaires. Oui, je pouvais compter sur son soutien constant ! Mon père, lui, à la vision de mes bulletins, me distribuait quelques fessées, me criait dessus et trouvait toujours des punitions dont il savait qu’elles me feraient mal. Me priver de football par exemple. Sur mes bulletins, c’était constamment « peux mieux faire », « ne fait pas les efforts suffisants », « a d’évidentes possibilités mais est trop bavard et dissipé », etc…etc… Cette liste pourrait être allongée de bien d’autres reproches, toujours dans le même sens négatif mais souvent justifiés. Alors si tout cela est vrai, je n’ai jamais remis en cause le système éducatif qui m’était proposé. Finalement, je ne le rejetais pas et à bien y réfléchir à postériori, ça signifiait qu’il était plutôt pas mal et enseigné par des formateurs plutôt compétents. Dans une liste de matières qui nous étaient proposées, j’effectuais mes choix entre celles que j’aimais bien et celles que je trouvais rébarbatives. Si je veux faire court, il y  avait d’un côté l’Histoire de France, la géographie, les sciences naturelles et le sport qui me plaisaient, et de l’autre le français, les mathématiques et l’anglais qui me rebutaient. Si le plus souvent, cette fracture entre disciplines était manifeste, elle s’accentuait au gré des personnes qui étaient chargées de mon éducation scolaire. Certaines savaient aiguiser mon attention et d’autres moins, car parmi tous mes défauts, c’était surtout l’insouciance et la distraction qui prévalaient. C’était donc surtout moi le problème, pas les instituteurs, pas les profs. A postériori,  en regardant mon parcours professionnel, que je peux résumer en « techniques informatiques et de gestion », quelles graves erreurs j’avais commises en ne faisant pas des efforts sur des matières qui allaient pourtant devenir essentielles dans mes différents emplois. 16 au total toujours dans l’informatique, la gestion, la comptabilité, les finances et les ressources humaines. Par bonheur, j’eus un jour un déclic, suffisamment jeune (18/19 ans) et finalement je n’ai jamais eu à me plaindre de l’éducation globale (parentale et scolaire) qui m’avait été donnée dès mon plus jeune âge. Je n’avais pas eu la motivation que l’on dit essentielle pour réussir, je n’avais pas fait les efforts escomptés par tous, mais ils avaient été suffisants pour entreprendre une nouvelle formation autodidacte, réussir ma vie professionnelle, ce qui tend à prouver une fois encore que l’apprentissage éducatif qui m’avait été légué initialement avait été excellent. Sans doute, vous demanderez-vous pourquoi je raconte ma vie ?  Tout simplement à titre comparatif, parce qu’il y a quelques jours, je lisais un article sur le site du magazine « ça m’intéresse.fr ». Il y était question d’un classement des pays les mieux éduqués de la planète. Or, si le sujet m’a intéressé au plus haut point, il m’a bougrement alarmé quant aux résultats français. Il m’a inquiété car le niveau de l’éducation présente aura à n’en pas douter des conséquences sur le futur et donc le devenir du pays que j’aime. Voilà ce que j’ai pu y lire : « La France se situe à la 23e place du classement PISA 2022, avec des performances jugées parmi les plus faibles jamais mesurées pour le pays. En mathématiques, la France est 22e, en compréhension de l’écrit 24e et en sciences 22e sur les 38 pays de l’OCDE. Ces résultats traduisent une baisse historique des compétences des élèves, particulièrement en mathématiques, où la chute depuis 2018 est jugée sans précédent par l’OCDE . Plusieurs facteurs expliquent cette situation : un poids encore très fort des inégalités sociales dans la réussite scolaire, une baisse de l’attractivité du métier d’enseignant, un manque de soutien aux professeurs et aux élèves, et une implication parentale en diminution. Si la crise du Covid a contribué à aggraver la situation, l’OCDE précise que la baisse des performances françaises est une tendance amorcée depuis une dizaine d’années. »

Si ces derniers chiffres datent de 2022, la tendance continue à être mauvaise pour la France. 

Alors je ne sais pas si la célèbre citation est vraie « Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture assez, on peut leur faire dire n'importe quoi » (Didier Hallépée), un autre élément m’inquiète bigrement quant à l’avenir de l’éducation : c’est celui de savoir que de nombreux élèves utilisent désormais des sites « d’intelligence artificielle » pour faire leurs devoirs. Si j’avais eu cette possibilité de mon temps, aurais-je eu la même culture générale et la même réussite professionnelle ? Je ne le pense pas ! Dans ce monde en perpétuelles mutations, pour éduquer, pour être éduquer, l’humain et l’effort personnel ne seront jamais remplacés par la meilleure et la plus puissante des machines ! Paroles d’un ex-informaticien expérimenté !

 

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Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 "standards" du jazz que sont "Beautiful Love (Wayne King)" et "Windows (Chick Corea)". Ils sont interprétés ici par le trio de jazz coréen "Jazzholic" avec la participation de Young Sun Jung, Jin Wood Park, Joon Young Heo et Eun Hee Kim.  

Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.
Le Circuit de Pufféré et des Bruères depuis Saint-Martin-de-Fenouillet.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Quand nous nous sommes lancés dans cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de Pufféré et des Bruères depuis St-Martin-de-Fenouillet », nous étions le 9 février et c’était la vraie première randonnée de l’année 2025. A vrai dire, ce matin-là, alors que Dany avait envie d’aller marcher, j’avais beaucoup improvisé. Nous partions presque sur un coup de tête et sans trop de préparation et donc pas mal dans l’inconnu quant aux sentiers et chemins que nous devions emprunter. J’avais à peine eu le temps de regarder la carte IGN et une vue aérienne sur Géoportail et enregistré un tracé dans mon GPS. Si je connaissais quelques petits bouts de ce parcours (*) car j’étais venu plusieurs fois dans ce secteur, ma crainte était que l’on soit confronté à une ou plusieurs propriétés privées totalement clôturées. Il n’en fut rien, même si du côté des Bruères, nous avons traversé une zone de pâturage avec une excessive prudence tant de nombreux bovins étaient présents au bord du chemin et à proximité d’une imposante ferme. Il est vrai que nous étions passés outre une interdiction « sauf ayants droit » toujours très contradictoire quand il s’agit de randonneurs et ce d’autant qu’un autre panneau contigu au premier n’évoquait qu’une voie DFCI (Défense des Forêts contre les incendies) et le cas d’une interdiction  de « circulation générale » mais sans doute à l’aide de véhicules.  Une fois encore, les randonneurs avaient été oubliés et nous ne savions que faire. Etions-nous concernés alors que nous ne faisions que nous promener dans la Nature sans autre but que l’espoir d’y avoir accès ? En démarrant, n’y avait-il pas un grand panneau mentionnant « Découvrez notre territoire » ? Le démarrage parlons-en. Nous venons de laisser notre voiture sur un pré faisant office de parking. Il est situé juste à côté du cimetière de Saint-Martin-de-Fenouillet. Il est presque midi quand nous démarrons de la rue de la Tramontane et passons devant l’église blanche dédiée bien évidemment à Saint-Martin. Elle est fermée,  mais pas étonnant car à vrai dire je ne l’ai jamais trouvée ouverte. Aujourd’hui pas de tramontane, pas de vent du tout et seulement un ciel opalin pas trop génial en terme de luminosité pour les photos que j’envisage de prendre. Connaissant bien le début du parcours filant vers Le Vivier, je n’ai aucun mal à retrouver la rue des Jardins puis celle de la Fontaine puis finalement notre chemin menant vers ce qui ressemble à une aire de jeux agrémentée de quelques gradins. Là, quelques mètres plus loin, nous stoppons dans une aire de pique-nique blottie dans une yeuseraie. La précipitation qui a prévalu à cette balade nous a empêché de déjeuner et les tables et les bancs tombent à point nommé pour manger nos sandwichs. Une demi-heure plus tard, nous repartons. Comme toujours, je suis en quête de la flore et de la faune. Si cette Nature est plutôt « misérable » au début, le résultat final sera globalement satisfaisant pour un mois de février avec énormément de passereaux. Il est vrai que le dérèglement climatique perturbe les animaux comme il le fait pour les humains. Aujourd’hui, les passereaux sont probablement de retour à cause des températures qui sont loin d’être hivernales. Il en sera de même avec certains papillons en général visibles plus tardivement dans la saison. Avec cet après-midi sans vent, je suis certain que l’on frôle les 20 degrés. Quand les oiseaux et les papillons disparaissent, je me rattrape avec les paysages proches et les panoramas lointains car si le ciel est blafard, il ne bouche rien. Corbières catalanes, Massif du Canigou, Le Vivier, Forêt de Boucheville, Pech de Fraissinet, La Pelade et Fosse me ramènent à bon nombre d’autres balades qu’il serait trop long de lister ici. Parmi toutes ces découvertes, les forêts que j'aperçois en permanence me renvoient à ce souvenir fantastique d'un Tour du pays Fenouillèdes réalisé avec mon fils en 2011. Vous n’aurez aucun mal à retrouver tout cela en tapant ces noms-là dans la rubrique « recherche » de mon blog. Vers la fin, il en sera de même en retrouvant un panonceau directionnel mentionnant « le Sentier des Hauts de Taïchac » que nous avions réalisé il y a fort longtemps. Hormis tout cela, il faut retenir le lieu-dit « la carrière » sur la carte IGN qui est devenu un étrange lieu de vie. Etrange car outre un habitat dans cette garrigue minérale, on y aperçoit un curieux kiosque et une surprenante passerelle permettant d’enjamber cette ancienne carrière remplie d’eau désormais. Au fond, on y a même aperçu un petit youyou dont on était en droit de se demander ce qu’il faisait là dans cet endroit si insolite mais aussi si désert à l’instant où nous passions. Il est 14h40 quand nous retrouvons la signalétique « Saint-Martin-de-Fenouillet ». Moins de 10 minutes plus tard, nous retrouvons la rue de la Tramontane puis notre voiture tout près d’un chenil. Enfermé derrière un grillage, un chien de chasse solitaire gémit. Dès que nous approchons, il retrouve une incroyable sérénité comme si notre présence le rassurait. Nous ne pouvons pas l’atteindre pour le caresser un peu et quittons les lieux avec le sentiment de l’abandonner à son triste sort. Cette randonnée a été longue de 6,6km. Les montées cumulées ont été de 280m. Le dénivelé est de 104m entre le point le plus bas (418 m au départ ) et le plus haut (522m après l’ancienne carrière de Pufféré). Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet top25.

(*) Autres randonnées réalisées au départ de Saint-Martin-de-Fenouillet : 

-Le Sentier des Hauts de Taïchac (632m) depuis St-Martin de Fenouillet (426m)

-Le Circuit du Jardin Ensoleillé depuis Saint-Martin de Fenouillet

-Le Cami d'El Viver (ou chemin du Vivier) depuis Saint-Martin-de-Fenouillet

 

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