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Les Tours à signaux et la carrière de marbre de Badabanys depuis Villefranche-de-Conflent.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté  de la superbe voix du chanteur italo-brésilien Luke Silva dans 4 chansons en duo. Elles ont pour titre : "I Have Nothing" avec la chanteuse Serka"Skyfall" avec la chanteuse Leire"You Are The Reason" avec la chanteuse Elisa Astrid"Someone Like You" avec le chanteur Sungjoon

Les Tours à signaux et la carrière de marbre de Badabanys depuis Villefranche-de-Conflent.

Les Tours à signaux et la carrière de marbre de Badabanys depuis Villefranche-de-Conflent.

Pour agrandir les photos cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

Quand j’ai décidé de cette randonnée consistant à monter vers « Les Tours de Badabanys depuis Villefranche-de-Conflent », je savais déjà ce qui m’attendait. En effet, lors d’une longue randonnée intitulée « Le Circuit des Minerais », j’avais déjà eu l’occasion de découvrir ces lieux amplement ruinés. Comme le dit si bien l’excellent site Internet consacré à l’Histoire des Pyrénées-Orientales : « Mentionnées dès 1081 et détruites après 1659 sur ordre de Vauban, les tours de Badabanys ne présentent plus aujourd'hui que leurs soubassements. Celui de la "Tour grosse", de dimensions imposantes, est fortement taluté. On distingue les vestiges de la chemise annulaire et du fossé. A la base de la tour, la citerne a contribué à l'appellation erronée de "Citerne de Vauban" que l'on donne à ces ruines, en concurrence avec celle, totalement fantaisiste, de "Camp romain". Un peu plus bas au Nord-Est, la "petite tour", également ruinée, a tiré parti du relief pour être protégée par un profond fossé. En 1346, Pierre IV d'Aragon, qui réorganise le fonctionnement de la grande tour (Elément essentiel à grand rayon d'action) ordonne la mise hors service de la petite tour ( Desserte locale de Villefranche en fond de vallée ) et en fait murer la porte. Le mot "Badabanys" est formé de "Bada" qui signifie "Guet" ou "vigie" et "Banys", "les bains", pour une référence à Vernet-les-Bains. Ces tours étaient donc vues comme les tours de surveillance des bains.». Voilà donc pour l’Histoire résumée et la toponymie de ce lieu où ne subsiste de ces tours à signaux que quelques murets fortement arasés voire carrément avachis et d’anciennes citernes dont seule celle de la grande tour est encore opérationnelle paraît-il. Pour en savoir un peu plus de ces deux tours, il suffit de suivre le lien suivant : https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossier/IA66003717

Alors certes, il est intéressant de les visiter après en avoir appris l’Histoire mais d’autres attraits sont présents lors de cette randonnée que nous démarrons du lieu-dit Le Faubourg où nous avons trouvé une place pour ranger notre voiture. Il est à peine 10h40 quand nous traversons le pont Saint-André car c’est de l’autre côté de la N.116 que se trouve le panonceau de départ : « Corneilla-de-Conflent-Vernet-les-Bains ». En premier lieu, la longue montée en lacets offre des vues très captivantes. On y aperçoit de belles vues plongeantes sur la cité fortifiée de Villefranche-de-Conflent, mais  aussi vers le fort Libéria, vers Notre-Dame-de-Vie et une fois bien plus haut vers la chapelle Saint-Etienne de Campilles. Autant de sites historiques découverts lors d’autres balades. Une fois le plateau de Badabanys atteint, d’autres vues s’entrouvrent donc celle vers le pic du Canigou tout proche reste le clou du spectacle. Surtout s’il est enneigé. Ce jour-là disons qu’il était saupoudré. Côté Canalettes et vallée du Cady, le panorama vers le plateau d’Ambouilla n’est pas mal non plus. Personnellement, il me ramène à plusieurs superbes randonnées dont celle évoquée en exergue consistant à cheminer le long « Circuit des Minerais ». Puis enfin, comme nous l’avons fait ici, on peut partir découvrir l’ancienne carrière de marbre. Divers noms lui ont été attribués : carrière des Canalettes, de Badabanys voire de Corneilla-de-Conflent ou de la Provençale,  nom de la société l’ayant exploitée quelques années.  Elle est de nos jours abandonnée mais facilement accessible depuis les Tours de Badabanys par divers sentiers. On y aperçoit clairement deux niveaux d’extraction. Il semblerait que la qualité du marbre rouge cristallisé de blanc très fracturé n’ait pas été à la hauteur des espérances et ce d’autant que la couleur du minerai n’est pas homogène car on y trouve des calcaires jaunâtres ou gris-bleu. Cette carrière aurait donc servi presque essentiellement et temporairement à en extraire des granulats et des petits blocs servant à des parements. (sources personnelles Emmanuel Custodero). Sa visite permet de la découvrir sous des angles multiples puisque divers chemins et sentiers l’entourent dans sa globalité. Ainsi se termine les découvertes et il est temps soit d’aller pique-niquer comme nous l’avons fait nous-mêmes soit d’amorcer le retour par le même sentier en lacets. Il est mentionné dans les textes que ce chemin muletier d’une longueur de 1.600 m pour 1 m de large était qualifié de « stratégique » par le génie de sentiers et déclaré d’utilité publique par décret du 6 février 1886 (source inventaire.patrimoines.laregion.fr) . Si notre pique-nique s’est magnifiquement déroulé sur le ciment de la grande citerne Vauban, à l’instant de quitter les lieux, l’hélicoptère de la Sécurité Civile survolant le sentier de Notre-Dame de Vie nous a ramené à de bien pénibles souvenirs. Nous étions aux premières loges de ce sauvetage hélitreuillé en direct.  L’hélitreuillage d’une randonneuse nous a rappelé ceux que Dany et moi avions vécu lors de ce fameux « Cauchemar pour trois étoiles », aux Tres Estelles en 2004. Finalement, nous apprendrons sur l’Indépendant du lendemain qu’il ne s’agissait que d’un malaise vagal souvent plus spectaculaire et donc inquiétant que dangereux (*). J'ose espérer que ce fut le cas.  Ainsi, après cette scène peu réjouissante, le retour vers Villefranche-de-Conflent fut un peu moins agréable que la montée. J’en ai profité pour mettre mon appareil-photo à contribution pour recenser une faune le plus souvent aux abonnés absents et une flore surtout présente le long du canal d’irrigation de Bohère. Ainsi se termina cette courte balade dont seule la déclivité de 342m pourrait freiner ceux qui n’aiment pas les ascensions surtout si elles sont tourmentées. Comme expliquée ici, la distance parcourue a été de 6,5km environ incluant la visite des deux tours, la carrière de marbre et un bout du canal de Bohère. Les montées cumulées enregistrées ont été de 726m. Le point culminant enregistré à 790m est proche de celui figurant sur la carte IGN près de la Tour grosse à 793m. Carte IGN 2349ET Massif du Canigou top 25.

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Mes "Everest" littéraires.

Publié le par gibirando

 

Mes "Everest" littéraires.

L'Everest, entouré des 3 couvertures des livres lus. En photo, à gauche George Herbert Leigh Mallory et à droite Andrew « Sandy » Irvine disparus tous les deux dans l'Everest le 8 juin 1924. Le corps du premier a été retrouvé en 1999 et celui du second en septembre 2024. Cette dernière découverte pourra peut-être nous révéler s'ils avaient atteints le sommet de l'Everest avant leur disparition.

 


 

Mes « Everest » littéraires :

Croyez-vous au destin, aux coïncidences, aux signes du hasard, aux périodes de chance ou de malchance parfois, et en un mot à ce que le docteur Carl Gustav Jung a appelé « la synchronicité » ? Cartésien dans l’âme, je n’y ai jamais cru croyant plutôt à une théorie des probabilités, même si je suis totalement incapable de comprendre les mécanismes mathématiques que certains « Q.I » ont cru bon de mettre derrière ces mots.

Enfin, tout ça pour vous dire que ces « simultanéités » viennent de m’interroger et ce, sur le plan littéraire sans que je le cherche ou le veuille vraiment. Et si j’écris cet article, c’est parce que finalement il est ressorti de ces coïncidences, le fait que j’ai lu 3 excellents bouquins que je conseille à tous ceux qui comme moi sont épris de Nature, de montagnes, de grandes aventures accomplies par des êtres humains héroïques. En effet, que peut-il y avoir de plus grand que de vouloir à n’importe quel prix ; y compris sa vie ; atteindre le plus haut sommet de notre planète ? C’est à dire l’Everest et ses 8.849 m d’altitude.

Tout a commencé quand j’ai lu le livre devenu « best-seller » de l’écrivain journaliste américain Jon Krakauer intitulé « Voyage au bout de la solitude (en anglais Into the Wild) », histoire vraie de Christopher McCandless, un jeune homme épris de Nature mais ne supportant ni la société ni son milieu familial dans lequel il est contraint de vivre. Il décide de tout plaquer, traverse une belle partie des Etats-Unis, errant au gré des villes, des rencontres et des petits boulots pour finalement terminer selon son choix initial dans une région quasi-désertique de l’Alaska. Sans doute trop imprévoyant, il le payera de sa vie soit parce qu’ayant consommé les tubercules toxiques d’une pomme de terre sauvage soit en étant carrément mort de faim, les 2 hypothèses ayant été évoquées sans que l’on sache laquelle a été fatale.

Après la lecture de cet excellent livre biographique, j’ai voulu savoir qui était ce Jon Krakauer et qu’avait-il écrit d’autre ? Là, j’apprends qu’il a été un grand alpiniste, qu’il a réussi en 1996 à gravir l’Everest dans des circonstances dramatiques qu’il a raconté dans un livre « Tragédie dans l’Everest ». Je lis ce livre où l’on comprend que gravir le plus haut sommet de la planète reste et restera une aventure bien au-delà des normes acceptables pour n’importe quel être humain même si désormais bien des choses ont évolué facilitant les ascensions. Malgré ces évolutions avantageuses, les conquérants de l’inutile » chers à Lionel Terray deviennent très souvent les « conquérants de la zone de la mort ». Car bon an mal an, l’Everest continue de compter ses morts. Ce qui n’était avant qu’aventure est devenu commerce et bien sûr il faut le regretter, et ce d’autant qu’il n'est pas rare qu’il y ait de gros embouteillages à l’approche du sommet, embouteillages provoquant des chutes mortelles en cortège, les alpinismes étant encordés les uns aux autres. De plus ce qui n’était qu’une affaire d’adultes ; et le plus souvent d’hommes ; a engendré de jeunes vocations, puisque Jordan Romero a atteint le sommet en 2010 à l’âge de 13 ans. D’autres comme la famille Dallas n’a pas hésité à emmener leur fils Carter âgé de 2 ans jusqu’au camp de base situé à 5.364m, autre record bizarre mais sans aucun doute risqué pour un enfant en si bas âge.

Après ce livre « Tragédie dans l’Everest », voilà que par hasard, je fais le choix de lire « L’Abominable » de l’écrivain Dan Simmons, presque 1.000 pages que je dévore littéralement, il est vrai sur une liseuse Kindle. Alors certes, je vois déjà ce que vous vous dites : « abominable, abominable homme des neiges ou yéti, yéti et Himalaya, Himalaya et Everest ». La boucle est bouclée. Mais franchement quand j’ai commencé à lire ce livre, j’ignorais quel était son thème. Je n’ai pas pensé une seule seconde à l’Everest même si l’idée que le livre pourrait éventuellement évoquer le yéti était lui bien présent. Finalement, j’avais tout faux puisque le thème du livre est la conquête de l’Everest et pas l’abominable homme des neiges. Alors ce livre, je ne vais pas vous en dire plus que le seul fait que l’on y évoque à l’intérieur les célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine qui ont été parmi les premiers à tenter l’ascension de l’Everest en 1924, même si une autre tentative avait déjà eu lieu toujours avec George Mallory comme chef de cordée en 1922. Pour tout le reste, je vous laisse le soin de lire cette magnifique histoire, à moins que lire presque 1.000 pages vous rebute et que vous ne préfériez prendre connaissance de son excellent résumé sur Wikipédia. Excellent résumé certes mais qui ne remplacera jamais sa géniale lecture.

Après la lecture de « L’Abominable » et parce que quand on m’avait offert le logiciel « Calibre », il y avait pas moins de 10.000 livres numériques à l’intérieur, j’ai pioché presque au hasard mais avec quand même le mot « montagne » en exergue. Là, grâce au système de recherche du logiciel sur les titres, une multitude de livres m’ont été proposé. Parmi, une trentaine de livres, je suis tombé sur « Le Sentier de la gloire » de l’écrivain britannique Jeffrey Archer. Comme vous le voyez, le mot « montagne » ne figure pas dans le titre et pourtant le système de recherche me l’a quand même proposé. Ayant flashé sur le titre, j’ai commencé à lire ce livre, toujours sur ma liseuse, et là, je constate qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de la vie totalement détaillée de George Herbert Leigh Mallory (1886-1924), le fameux alpiniste que j’évoque un peu plus haut dans le chapitre consacré à « L’Abominable ». Quelle vie que celle de cet homme, dont on n’a jamais su, si avant de mourir en 1924, il avait réussi ou pas à atteindre le sommet de l’Everest avec son collègue Sandy Irvine ? En effet, son corps a été retrouvé congelé et donc momifié 75 ans plus tard en 1999 et à 8.229m d’altitude par une équipe qui était parti tout spécialement à leur recherche. Or, en fouillant les vêtements de Mallory, on ne retrouva jamais la photo de son épouse Ruth, photo qu’il avait toujours sur lui et qu’il avait prévu de déposer au sommet dans le cas ou il réussirait à l’atteindre. Cette idée fixe était connue de son épouse mais aussi de tous ceux qui l’avaient accompagné lors de cette tentative. Malheureusement, on ne retrouva jamais non plus ni le corps d’Irvine ni les appareils photos Kodak qu’ils étaient censés avoir sur eux et qui auraient pu prouver à l’aide des pellicules leur ascension victorieuse. Ce mystère de savoir s’ils ont été les premiers ou pas à gravir victorieusement l’Everest n’a jamais été élucidé. Dans son livre « Le Sentier de la gloire », Jeffrey Archer les imagine victorieux mais ne peut faire autrement que de reconnaître leur disparition et donc leur mort sur les pentes de l’Everest.

C’est ainsi que se termine cette trilogie de livres autour de l’Everest. Une trilogie où l’héroïsme, le courage, la ténacité, la résistance, l’audace, l’énergie, l’intrépidité, la confiance en soi, la patience, la persévérance, la force de l’âme jalonnent la plupart des pages, et ce, malgré une adversité sans nulle autre pareille, quand ce n’est pas carrément face à la mort.

Oui, ces 3 livres sur l’Everest m’ont donné envie d’en lire d’autres sur cette montagne et comme il y a pléthore en la matière, je n’aurais sans doute que l’embarras du choix. Finalement en lisant ces livres, j’ai compris pourquoi tous ces hommes ont risqué leur vie pour atteindre ce sommet devenu mythique. Comme l’avait dit George Mallory à un journaliste qui lui avait posé cette question « Pourquoi voulez-vous atteindre le sommet de L’Everest ? », il avait simplement répondu « parce qu’il est là ! » Mais Mallory aurait dû rajouté « et parce qu’il est terriblement fascinant ! ». En effet, tout comme Mallory, mais sans avoir eu envie d’y monter, assis dans mon canapé ou couché dans mon lit, cette montagne m’a « littérairement » et « littéralement » fasciné moi aussi ! Elle m’a tellement fasciné que j’ai éprouvé le besoin d’en parler en écrivant cet article. Et puis, autant le dire, j’ai beaucoup aimé ces 3 livres ! Lisez-les !

Nota : J'ai écrit cet article courant septembre, mais à l’instant où je m’apprête à le mettre en ligne sur mon blog, nous sommes le 12 octobre 2024, j’apprends que le corps de Andrew Irvine dit « Sandy » aurait été retrouvé 100 ans après sa disparition dans l’Everest. C’est en lisant un article d’Outside.fr d’hier que j’apprends cet extraordinaire nouvelle car rappelons que la dépouille de son compagnon George Mallory également disparu en même temps, le 8 juin 1924,  a été trouvé en 1999. Extraordinaire car si un des appareils photos Kodak qu’ils détenaient venait à être retrouvé, il pourrait peut-être dire  si les 2 alpinistes ont atteint le sommet de l’Everest avant d’y périr dans leur descente. De ce fait, ils devanceraient Edmund Hillary et Tenzing Norgay de 29 ans. Une nouvelle « incommensurable » à ébranler tout le milieu de l’alpinisme mais aussi le milieu scientifique britannique notamment.

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La Boucle vers la Vierge de la Récaoufa au départ de Villeneuve-les-Corbières.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par la pianiste japonaise Makiko Hirohashi, grande spécialiste de la musique relaxante. Ces musiques ont pour titre : "A Town With an Ocean View (Joe Hisaishi)", "Once in a While, Talk of the Old Days (Tokiko Kato)", "My Neighbor Totoro (Joe Hisaishi)" et "The Name of Life from Spirited Away (Joe Hisaishi)". 

La Boucle vers la Vierge de la Récaoufa au départ de Villeneuve-les-Corbières.

La Boucle vers la Vierge de la Récaoufa au départ de Villeneuve-les-Corbières.

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En ce 3 février 2024, la météo étant parfaite, car sans nuage et merveilleusement tiède, nous avions décidé d’aller découvrir au cours d’une petite boucle pédestre « la Vierge de la Récaoufa au départ de Villeneuve-des-Corbières ».  Ce village est le plus proche de cette petite tour consacrée à la Vierge Marie. Ici, on l’appelle aussi « Notre-Dame de la Récaoufa » ou « Sainte-Raphine ». Il s’agit d’une statuette en fonte ; et donc couleur rouille foncé ; trônant au sommet d’une tour ronde, tour elle-même érigée au sommet d’une colline située sur le Domaine de Balansa (Balansac sur la carte IGN), à 366m d’altitude. L’histoire qui nous est contée sur le Net nous dit ceci : "Cet édifice est un ancien lieu de pèlerinage. Les gens du cru y montaient animé d’abord par des sentiments de piété mais aussi pour diverses raisons pas toujours religieuses. Ainsi, on pouvait y prier pour implorer diverses grâces mais aussi pour demander protection, souhaiter des pluies pour les récoltes, conjurer de mauvais sorts ou plus simplement lors des processions.  Elle fut construite aux alentours de 1869 mais fut ensuite détruite par un violent orage en janvier 1972. Elle fut restaurée en 1975. Une paroi rocheuse, en contrebas de la tour, abrite un sanctuaire rupestre où se rejoignaient les fidèles dont les vestiges épars remonteraient au 17ème siècle. Encore noircie par la fumée des cierges, cette grotte recèle une niche naturelle, ayant abrité la statue en bois de Notre-Dame. Ce sanctuaire est le témoignage d'une authentique tradition religieuse locale. Ce site se nomme Rec-Caoufat peut-être en raison des bas fourneaux qui servaient à réduire le minerai et qui étaient chauffés au charbon de bois, le mot « récaoufa » signifiant « réchauffer » en langue d’oc". (source Corbières-Salanque Tourisme.com). Mais revenons à la randonnée à proprement parler. Une fois n’est pas coutume, nous partons un peu « la fleur au fusil » ayant simplement jeté un coup d’œil sur la carte IGN de Géoportail et sur ce qui est dit succinctement sur le Net. La randonnée étant courte, je me dis « il y aura bien des indications et un balisage qu’il suffira de suivre ». De toute manière, j’ai enregistré un tracé dans mon GPS trouvé sur le Net. Il est donc 11h15 quand nous rangeons notre voiture sur un parking au centre du village. A cet instant, j’ignore donc qu’il y a 2 circuits pédestres distincts au départ de Villeneuve-les-Corbières. Le plus court que nous allons accomplir car c’est celui que j’ai vu sur le Net et un second bien plus long passant par le lieu-dit La Blaquière. Après avoir garé notre voiture au centre de la commune et demandé de l’aide, c’est une charmante jeune dame qui nous indique l’endroit où se trouve la ligne de départ. Il est situé en face la mairie et ce départ correspond au circuit le plus court. La rue à suivre a pour nom « Pech de Grill », puis un peu plus loin, on trouve celle étonnament appelée "rue du Canigou". A la vue de ce panneau signalètique, je suis agréablement étonné au point d'en rigoler. En effet, ici nous sommes au pays des gabatchs, comme les appellent péjorativement les Catalans, et trouver un lieu si emblêmatique de ces derniers en plein pays audois ne manque pas de me surprendre, et ce d'autant que je suppose le Canigou à plus de 100km à vol d'oiseau. Finalement, ce n'est pas si idiot que ça, puisque certes le Massif du Canigou est très loin mais il sera parfaitement visible depuis la Récaoufa. Pour la suite, c’est assez simple, car nous suivons le tracé enregistré dans mon GPS et finalement il correspond à un balisage de couleur jaune et ce, jusqu’à atteindre notre objectif. Notons quand même qu’en cours de route des panonceaux directionnels proposent de monter à la Récaoufa par un chemin correspondant à celui que nous emprunterons lors du retour. S’agissant d’une boucle, rien de plus normal qu’il y ait 2 sens possibles ! Comme toujours, je me mets de suite en quête de tenter de photographier la Nature. En cette superbe et tiède journée d’hiver, entre une végétation de garrigue et des vignobles,  Dame Nature s’avère « parcimonieuse » avec peu de fleurs, de fébriles passereaux et de rares papillons . Tout en marchant, il me faut donc redoubler de vigilance et de patience pour parvenir à un brin de réussite. Finalement, mon abnégation sera payante et le résultat s’avérera plutôt correct pour une journée d'hiver. A part ça, la montée vers la Vierge de la Récaoufa s’effectue sur un terrain calcaire le plus souvent caillouteux. Au départ peu raide mais devenant plus abrupte au fil du sentier. Un vestige en pierres sèches se fait jour. Abri de berger, vieux puits à glace délabré, abri brise-vent, vu son état, il est difficile d’y mettre un nom. Après 4km de montée ininterrompue, l’arrivée devant la vierge est une superbe consolation et ce, même si la pratique religieuse n’est pas forcément « notre tasse de thé ». Dans l’immédiat, la seule tasse appréciable est faite de « café » , après avoir englouti avec appétit nos désirés sandwichs. Il faut dire qu’il est déjà 12h45. Ce pique-nique est pris face à de splendides panoramas à 180°, côté est de la colline. Toutefois, il est important de dire qu’en tournant autour de la Récaoufa, c’est bien des vues à 360° que l’on aperçoit. Pour n’évoquer que quelques lieux bien renommés car objectifs d’autres balades, citons le Massif du Canigou, le Mont-Tauch et son pech de Fraysse, la Cadorque et son ermitage St-Victor, le Pech d’Auroux, le Montolier de Périllosle Mont Alaric mais aussi la Méditerranée d’un côté et un petit bout des Pyrénées de l’autre. Oui, même si l’aspect religieux n’est pas votre intérêt premier, les panoramas compensent largement les efforts accomplis. Le retour s’effectue en empruntant le GR.367 Sentier Cathare. De ce dernier, on trouve facilement le balisage blanc et rouge sous la tour, côté ouest et direction le nord. Un mauvais sentier caillouteux descend de manière assez abrupte où une attention constante est indispensable. Ici un ou deux bâtons de marche ne sont pas du luxe. Beaucoup plus bas et dès lors que l’on croise un autre sentier balisé en jaune partant à gauche, il faut emprunter ce dernier. Ce sentier se confond en grande partie avec le lit d’une étroit ruisseau asséché le plus souvent. Il est encadré parfois de murets plus ou moins hauts. Un panonceau nous rappelle qu’il s’agit d’une « ravine » et donc à éviter par temps de pluie et même après des précipitations importantes. La suite et fin est assez simple car avec un balisage plutôt bien présent. On retrouve la rue du Canigou puis celle du Pech de Grill. Le centre principal de Villeneuve-les-Corbières est là mais la commune étant relativement étendue avec un habitat dispersé, nous n’en avons visité qu’une modeste partie autour de la place du Monument. Visites de Villeneuve-les-Corbières incluses, c’est environ 5km que nous avons accompli. Carte IGN 2547OT Durban – Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

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Le Village des Pêcheurs à Canet-plage (étang de Canet-St-Nazaire)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons autour des pêcheurs et des poissons. Elles ont pour titre et interprète : "Le Rêve du Pecheur" par Laurent Voulzy, "Le Pêcheur" par Jean Bertola, paroles de Georges Brassens, "La Cabane du Pêcheur" par Francis Cabrel"Un Petit Poisson, Un Petit Oiseau" par Juliette Gréco, paroles de Gérard Bourgeois / Jean Max Riviere.

Le Village des Pêcheurs à Canet-plage (étang de Canet-St-Nazaire)

Le Village des Pêcheurs à Canet-plage (étang de Canet-St-Nazaire)

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Ne soyez pas surpris si je vous présente « Le Village des Pêcheurs à Canet-Plage » ; commune de Canet-en Roussillon ; comme une randonnée à part entière. Claudiquant encore depuis mes douleurs simultanées aux deux genoux évoquées lors de la dernière randonnée faite le 13 novembre 2023 au « Château de Padern et au prieuré de Molhet depuis Padern », cette courte boucle au bord de l’étang de Canet constituait une tentative de reprise. Si j’emploie volontairement le mot « tentative », c’est parce que les douleurs étaient toujours là et qu’il me faudra encore attendre des infiltrations de gel d’acide hyaluronique. Ces infiltrations interviendront le 15 janvier 2024, c’est-à-dire le lendemain de cette balade  et ce n’est que 10 jours plus tard que j’ai pu enfin retrouver la plénitude de mes moyens physiques. Ce jour-là, nous ne sommes donc que le 14 janvier et quand avec Dany, nous garons la voiture sur le parking du village des Pêcheurs, j’ignore ce dont je vais être capable car certes j’ai un peu moins mal mais je boite encore un peu. L’envie de marcher est là, celle d’aller à la rencontre de la Nature aussi mais je pars dans l’inconnu. Finalement, je n’arriverais pas accomplir la totalité du parcours que j’avais prévu initialement, c’est-à-dire parvenir jusqu’à la limite du camping Mar Estang.  Je me suis donc contenter d’une boucle allant de l’observatoire aux oiseaux de La Dossa jusqu’à l’extrémité de La Muntanya Alta soit 3km environ seulement selon les mesures prises sur Géoportail et les quelques divagations réalisées. Et comme le dit si bien cette expression bien connue « à chaque jour suffit sa peine ». Oui, j’ai été plutôt satisfait et ce d’autant que j’ai fini ce parcours pas plus mal que je l’avais commencé. De surcroît, une jolie petite faune avec pas mal d’oiseaux et quelques fleurs ont été là pour satisfaire ma passion de la photographie naturaliste. Quoi demander de plus quand on sort de plusieurs semaines de privation pédestre et que la marche est devenue si essentielle à mon bien-être ?

A part ça, voilà ce que l’on peut lire à propos de cet endroit si agréable sur le site touristique du Net qui lui est consacré :  Bien visibles sur le bord de l’étang de Canet, les 10 cabanes en bois, cannes de Provence et sanils (roseaux que l’on trouve au bord des étangs) forment “le village de pêcheurs”. Réhabilitées en 1993 et fréquemment restaurées, les cabanes des pêcheurs sont isolées contre la pluie, le vent et les chaleurs de l’été. Elles ne sont plus utilisées comme lieu d’habitation par les pêcheurs mais principalement comme lieu de stockage de matériels de pêche. Le site fait encore vivre une poignée de pêcheurs qui attrapent notamment de l’anguille et des loups (bars)de mer. Depuis 5 ans, le crabe bleu (espèce invasive venue d’Amérique du Nord)  a fait son apparition perturbant l’écosystème de la lagune. Les pêcheurs essayent de réduire sa concentration sur l’étang en le pêchant massivement. Pendant la période estivale, visitez la cabane d’exposition, ouverte au public du 1er juin au 30 septembre du mardi au dimanche de 9h à 19h. Le reste de l’année, profitez de panneaux explicatifs, véritables outils pédagogiques, pour visiter le village. Au fil des saisons, on peut y découvrir plus de 246 espèces végétales et 200 espèces d’oiseaux migrateurs. Parmi elles, on trouve des flamants roses, mais aussi la talève sultane (une jolie poule sauvage car d’un magnifique bleu outremer foncé), le foulque macroule, le butor étoilé ou encore le héron pourpré. De mi-février à mi-août pendant la nidification, on y observe plusieurs espèces venant faire leurs nids. De février à mai et d’août à octobre, on y voit aussi de nombreux oiseaux migrateurs comme le Crabier Chevelu. En période hivernale, la Grande Aigrette et le Martin-pêcheur y sont très présents. Quant à l’étang de Canet – Saint-Nazaire lui-même, voilà l’essentiel de ce que l’on peut lire à son propos sur le site Internet du Conservatoire du Littoral : localisé sur la frange maritime de la plaine du Roussillon dans le département des Pyrénées-Orientales, à 10 km à l’Est de Perpignan et à 25 km au Nord de la frontière espagnole, cette position géographique confère à cet étang une importance écologique mais aussi touristique. Les 1 100 ha appartenant au Conservatoire du littoral, dans la lagune et sur ses berges, font partie du site Natura 2000 « complexe lagunaire de Canet – Saint Nazaire » qui s’étend sur 1 872 ha et quatre communes (Canet-en-Roussillon, Saint-Nazaire, Saint-Cyprien et Alenya).Ce complexe lagunaire est l’élément le plus méridional qui subsiste actuellement en France du grand ensemble lagunaire de la côte du Languedoc-Roussillon. Il est proche du terme de son évolution naturelle, caractérisée par un isolement de plus en plus marqué avec la mer et par la prépondérance des apports d’eau douce venant de son bassin versant s’étendant sur 260km² (Wilke et Boutière, 1997). La surface couverte par l’eau est d’environ 4,8 km² et sa profondeur n’excède pas 1 m. Le complexe lagunaire peut être défini comme une lagune d’origine sédimentaire marine. Il est séparé de la mer par un lido sableux interrompu par un chenal (le grau des Basses) et est alimenté en permanence par de l’eau douce, provenant de plusieurs cours d’eau à régime torrentiel méditerranéen qui drainent son bassin versant. La surface en eau de l'étang a diminué de moitié depuis 1750. Les scénarii les plus pessimistes envisagent un comblement possible en une seule crue du Réart. Aujourd'hui, l'homme essaye de ralentir ce processus grâce à une gestion cohérente à l'échelle du bassin versant. Cette lagune lisse dans laquelle se reflète la silhouette du Canigou est un lieu d’observation de la Nature unique et magique

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Le Château de Padern et le prieuré de Molhet depuis Padern

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 morceaux de musique interprétés par la violoniste virtuose américaine Anne Akiko Meyers. Ils ont pour titre : "Emmanuel" de Michel Colombier"Love Theme" d'Ennio et Andrea Morricone"Gabriel's Oboe" d'Ennio Morricone, ces 3 morceaux avec The London Symphony Orchestra conduit par Keith Lockhart"Over The Rainbow" de Harold Arlen et Yip Harburg accompagné au piano par Yosuke Yamashita"When You Wish upon a Star" de Ned Washington et par Leigh Harline avec The London Symphony Orchestra conduit par Keith Lockhart puis "Air" de Jean-Sébastien Bach accompagné à la guitare par Jason Vieaux

Le Château de Padern et le prieuré de Molhet depuis Padern

Le Château de Padern et le prieuré de Molhet depuis Padern

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Quand cette idée m’est venue d’aller marcher vers Padern pour visiter son château puis le prieuré de Molhet, mon intention était de faire une randonnée bien plus longue que celle que je vous présente ici. En effet, à cet instant, rien ne me laissait présager que mes deux genoux commenceraient à me faire souffrir simultanément. Malgré les douleurs certaines mais encore supportables, l’envie de partir marcher était bien là et finalement de cette balade que j’ai intitulée « Le Château de Padern et le prieuré de Molhet depuis Padern »,  je fus pleinement satisfait des kilomètres accomplis plutôt convenablement. Je le fus moins quelques jours plus tard quand les douleurs au genou gauche s’amplifièrent au point de ne plus supporter ni garder la station debout. A cet instant, j’ignorais que ces douleurs m’immobiliseraient presque 2 mois et se termineraient seulement grâce à des infiltrations d’acide hyaluronique sous forme de gel dans les deux genoux. Un vrai parcours « médical » du combattant pour finalement retrouver tous mes moyens physiques antérieurs. Voilà une des raisons qui me font garder en mémoire cette agréable balade. Par bonheur, il y a eu bien d’autres raisons, et notamment la faune et la flore très présentes ce jour-là, auxquelles on peut rajouter les merveilleuses couleurs chaudes de l’automne. La faune, avec notamment un nombre étonnant d’oiseaux d’espèces différentes comme je n’en avais plus vu depuis très longtemps. Tous ces oiseaux me mirent du baume au cœur, tant je sais pour le constater moi-même que de nombreuses espèces sont en forte régression. Certes, ceux qui s’intéressent à l’avifaune savent que les Corbières sont un axe migratoire majeur entre l’Europe occidentale et l’Afrique, mais sans doute ai-je eu la chance de tomber ce jour-là dans la période la plus propice à des passages, avec notamment des rassemblements de passereaux donc certains parfois très impressionnants. Quant à la flore, elle m’étonna elle aussi par le nombre de clichés pris en ce 13 novembre 2023. A part ce préambule, il faut tout de même préciser que les Histoires avec un grand « H » du château de Padern (*) et du prieuré de Molhet (**), aussi réduites soient-elles,  sont bien plus intéressantes que la seule vision que l’on a aujourd’hui des 2 édifices. En effet, de ces deux objectifs de la journée, il ne reste plus grand-chose hormis quelques pans de murs amplement ruinés.  On a donc un mal fou à se faire une idée précise de ces 2 édifices moyenâgeux et seule la lecture préalable de leurs Histoires respectives vient combler cette difficulté. C’est donc avec plusieurs lectures historiques trouvées sur le Net que j’arrive à Padern en ce 13 novembre. Pour être franc, je ne connais rien de Padern hormis le fait que j’y suis venu deux fois pour gravir deux fois la Montagne de Tauch et plus spécialement ce sommet qui a pour nom « Pech de Fraysse ». La première fois, c’était il y a très longtemps et en couple, et si je m’en souviens encore très bien, c’est parce que nous étions partis en randonnée « la fleur au fusil » au point que pris par la nuit tombante, nous étions revenus à Padern en courant pendant une longue partie de la descente. Par bonheur, à cette époque, les sentiers avaient été très praticables et nous avions la jeunesse pour nous.  Cette course est toujours restée dans nos mémoires car unique lors d’une randonnée. La deuxième fois, c’est tout seul et en octobre 2009 pour une nouvelle montée vers « La Tour des Géographes et le Pech de Fraysse », mais avec une longue galère à cause d’une végétation expansive et agressive qui avait envahi très longuement tous les sentiers, et notamment ceux du départ. A l’époque, le GR36A n’existait pas encore et j’ai failli faire demi-tour à diverses reprises avant de me raviser et de tomber sur des chemins enfin praticables. Aujourd’hui, plus rien de tout ça et seulement une « gentille » petite ruelle qui s’élève d’abord vers une chapelle dédiée à Saint-Roch (***) puis vers le château. Elle est si gentille que je peux prendre tout mon temps à photographier des fleurs sauvages ou pas. La chapelle est fermée mais un peu de lecture dans une vitrine permet d’en apprendre l’essentiel. Quant au château, l’accès aux ruines est interdit à cause des risques de chute de pierres, mais je passe outre le temps d’une visite la plus rapide possible, et ce,  afin que cet objectif du jour ne puisse pas être absent de mon reportage photos . C’est donc avec une grande attention que je reste le plus loin possible des différents murs que je pressens les plus incertains. Pas d’oiseaux au début, hormis quelques moineaux dans la montée mais dès l’arrivée à hauteur du château, ça s’envole dans tous les sens. Fauvettes, rougequeues, pinsons, serins, chardonnerets,  verdiers, tariers, linottes, étourneaux et bruants sont les plus observés tout au long du parcours, même si les immortaliser sur photos reste un défi constant peu évident à satisfaire. Pour cela et parce que la randonnée est courte, je décide de me « mettre en planque » une bonne dizaine de fois, de préférence sous des arbres desséchés, usant le plus souvent de mes divers appeaux. Bien qu’aidé par le nombre impressionnant de volatiles et la chance étant quelquefois avec moi, ces stratagèmes s’avèrent finalement satisfaisants avec diverses espèces magnifiquement photographiées. Quant au circuit pédestre lui-même, s’il est assez simple et balisée, j’ai tout de même utilisé mon GPS pendant un bon bout de temps avant qu’il ne me lâche à cause d’une chute malencontreuse qui a « mis en rade » son capteur de satellites. La fin est donc un peu plus difficile et ce d’autant qu’une partie du chemin emprunté peu avant a été défoncée par un bulldozer. La perte préoccupante de mon GPS me faisant oublier que mon appareil-photo fonctionne encore très bien, il y a peu de photos de cette fin presque totalement réalisée au sein d’une vaste pinède. Les pinsons y sont pourtant nombreux. La délivrance arrive quand le château est de nouveau visible. Ne connaissant toujours pas le village de Padern, je décide de le découvrir en le traversant d’ouest en est dans sa partie haute puis dans le sens inverse dans sa partie la plus basse, c’est-à-dire tout au long de la route principale D.14. Je pourrais presque dire « une route fleurie », tant j’ai recensé encore un bon nombre de fleurs dans cette dernière portion de mon parcours. Finalement, je constate qu’une partie, la plus active, de la commune est traversée par cette route. On y trouve la mairie, un gite d’étape communal, un café des sports ainsi qu’un bistrot « la P’tite Ardoise » faisant aussi épicerie et restaurant.  Ainsi se termina cette balade où pour mon plus grand bonheur la Nature fut agréablement présente et bien visible. Telle que réalisée et expliquée ici et selon mon tracé sur carte IGN, je l’estime à environ 7,9km environ. Je n’ai pris aucune mesure mais ce chiffre m’est donné par mon vieux logiciel CartoExploreur. Il me donne également les montées cumulées qui seraient de 532m. Quant au dénivelé, il est de 250m entre le point le plus haut à 447 m à l’intersection non loin du Roc de Mouillet et le plus bas à 197m au village. Carte IGN 2447OT Tuchan – Massif des Corbières top 25.

(*) Le château de Padern :  Si en l’an 899, le roi Charles le Simple fait don de Padern à l'Abbaye de Lagrasse , l’Histoire nous dit assez peu de choses du château lui-même. Le lieu aurait déjà été occupé par les Romains et de ce fait Padern aurait peut-être pour origine le mot latin « Paternus », signifiant « paternel ». En réalité, la véritable origine du nom serait «  Paterni ». La plus ancienne mention de ce nom connue jusqu’à présent est Padernum en 805. (source http://belcaire.over-blog.com/ ). Bien que de nos jours, le château soit situé sur le Sentier Cathare, lors de la fameuse « Croisade contre les Albigeois » ; qui a duré 20 ans, de 1209 à 1229 ; il n’a pas eu pour les intéressés la même attraction que les autres châteaux dits « cathares » du secteur  comme PeyrepertuseQuéribus ou de Termes, même si harcelés certains comme  Chabert de Barbaira ou Guillaume de Peyrepertuse sont venus s’y réfugier. Perché sur un promontoire rocheux et escarpé dominant la commune, on ne connaît pas la date exacte de son édification. On sait simplement qu’il servait à surveiller les vallées du Verdouble et du Torgan. La première mention d’une fortification en ce lieu date de 1026. Puis il faut attendre le 12eme siècle où il est fait état d’une « forcia »,  dont les textes moyenâgeux nous disent qu’il s’agit d’une fortification de second plan car plus réduite qu’un vrai château-fort. A cette époque, Padern est sous le contrôle de l’abbaye de Lagrasse. Dans un texte,  un contentieux entre le seigneur des Termes et l'abbaye de Lagrasse est évoqué. A cette époque, ce seigneur serait le chevalier croisé Alain de Roucy (1172-1221), lieutenant de Simon de Montfort, et seigneur du château des Termes depuis 1215. Ce dernier aurait détourné les revenus de certaines possessions au détriment de l’abbaye dont ceux du château de Padern, d’où le contentieux évoqué. En 1219, Padern est cité lors du troisième siège de Toulouse dans «  la  Chanson de la Croisade Albigeoise ».  Quand en 1242, le chevalier Chabert de Barbaira met la main sur le château de Quéribus, en réalité c’est toute la région qui passe sous son contrôle y compris Padern et son château. Quand en 1255, le célèbre chevalier faydit perd Quéribus assiégé par Olivier de Termes, en réalité il perd tout lors de cette reddition sauf la vie. Il est donc contraint de restituer tous les biens et territoires au roi Louis IX dit Saint-Louis. Padern revient logiquement dans le giron de l’abbaye de Lagrasse,  qui devient carrément  propriétaire du château de 1283 à 1579 suite à une transaction avec le procureur du roi Philippe III de France dit le Hardi, 2eme fils de Saint-Louis. En 1579, un certain Pierre de Vic, seigneur originaire de Catalogne, achète le fortin féodal et lui apporte d’importantes améliorations afin de le rendre plus confortable. En 1706, Blaise II de Vic recède l’édifice à l’abbaye de Lagrasse, mais avec la révolution de 1789 les temps deviennent difficiles pour tous les religieux.  Tous les biens de l’église sont confisqués et déclarés « biens nationaux »,  et ce changement entraîne un désintérêt pour le château de Padern, dont le sort est définitivement voué à l’abandon. A partir de 1939, la commune de Padern demande la démolition du château, dont la présence délabrée en surplomb du village est jugée très dangereuse pour certaines habitations. Mais d’importants désaccords se font jour : « qui doit le démolir ? » « Le génie militaire ? », « l’Etat ? » ou « une entreprise privée spécialisée ? ». Des études sont faites mais le projet de démolition végète. En 1944, le château est inscrit par arrêté ministériel du 3 février sur l'inventaire des sites dont la conservation présente un intérêt général, y compris ses abords. Un nouveau décret du 14 février 2017, plus général, car englobant tous les édifices historiques et patrimoniaux des communes d’une immense zone intitulée « le Pech de Bugarach et la crête nord du synclinal du Fenouillèdes » permet au château de Padern de conserver son inscription et ainsi son statut d’édifice protégé. De nos jours, une pancarte en interdit l’accès pour risques de chute de pierres selon un arrêté municipal du 19 avril 2004. Si vous bravez cette interdiction, c’est  à vos risques et périls et seule votre responsabilité est engagée, tout ceci n’excluant pas la prudence si vous passez outre cette interdiction. Evitez les jours de grands vents, observez les murs et tenez-vous le plus loin possible de ceux qui vous paraissent incertains en terme de solidité. Hormis tout ça, les descriptions complètes du château sont rares alors j’ai tenté de faire un condensé de ce que j’ai trouvé : une cour, une entrée, une haute enceinte polygonale crénelée ; en petit appareil irrégulier ; un donjon très remanié, un brin de tour ronde avec des restes d’escaliers, une meurtrière ou deux, des logis, les vestiges de latrines,  un niche voutée creusée dans un mur et agrémentée d’un orifice donnant sur l’extérieur laissant pensé à l’évacuation d’une petite pile évier et enfin au fond d’une pièce, un machicoulis rectangulaire donnant sur le vide, système de protection permettant d’ébouillanter les ennemis pour certains,   vide-ordures pour d’autres mais moi je pense qu’il a pu servir aux deux. Pour plus de détails encore à propos de Padern et de son château, je vous propose la lecture du remarquable site Internet : http://belcaire.over-blog.com/article-padern-village-des-corbieres-120427888.html

 

(**) Prieuré de Molhet : Depuis Padern et en direction du château de Quéribus, on accède aux ruines du prieuré de Molhet (ou Mouillet) par le Sentier  Cathare. Il est dédié à Saint-Martin et situé sur un escarpement rocheux. La partie la plus visible est le prieuré ruiné lui-même mais un hameau aux maisons très arrasées est également perceptible.  Je vous propose de cliquer sur le lien suivant https://chateauruine.fr/11-prieure-fortifie-molhet-padern.html où force détails vous sont très bien donnés tant sur son Histoire que sur sa présentation sur le terrain.

(***) La chapelle Saint-Roch de Padern : L'église de Padern, autrefois paroisse de l'ancien diocèse de Narbonne, à la collation de l'abbé de Lagrasse, passera ensuite à la succursale du diocèse de Carcassonne, doyenné de Tuchan. En 1321, un bref du pape Jean XXII unit à la manse abbatiale du monastère de Lagrasse, le prieuré de Saint-Pierre de Padern (source Facebook).  Pour l’atteindre, il faut grimper à pied à travers les ruelles du village, passer devant une maisonnette qui aurait servi jadis de poste de douane et juste après parmi les amandiers et les cyprès, se dresse cette modeste chapelle romane. Selon Jean Gouzy, elle a été bâtie entre 1348 et 1375. Sur le plan architectural, la chapelle présente une abside semi-circulaire romane et une petite fenêtre à ébrasement intérieur. Les autres ouvertures datent du XIXe siècle. Dans le chœur une table d’autel gothique en marbre. Le bénitier est roman. L’édifice a connu de nombreuses périodes de restauration (1991, 2000, 2022). La chapelle dédiée à Saint-Roch de Montpellier a été construite à une période durant laquelle sévissait la peste dans la région. La grande peste noire qui a ravagé l’Europe au milieu du XIVe siècle était fort redoutée et le culte de Saint-Roch s’est développé à cette époque. La légende rapporte que Saint-Roch, natif d’une riche famille de Montpellier où il apprit la médecine,  s’est consacré aux soins des malades. De retour de pèlerinage à Rome, il soigne les pestiférés et contracte lui-même la peste. Il se cache dans une grotte où il est assisté par un chien qui lui apporte chaque jour du pain et le soigne. A partir de cette histoire, sans doute légendaire, Saint-Roch est représenté avec son bâton et son chapeau de pèlerin, une plaie à sa jambe en compagnie de son chien.  Le 16 août, Padern fête traditionnellement la Saint-Roch. Une messe a été célébrée comme à l’accoutumée dans la petite chapelle érigée en haut du village. Le prêtre rappelle la légende de Saint-Roch, en désignant le vitrail coloré qui figure dans la chapelle : le saint est représenté avec son bâton de marche et sa coquille Saint Jacques attribut des pèlerins dont il est le saint patron. (Source l’Indépendant).

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Le puzzle le plus difficile du monde ?

Publié le par gibirando

 

Le puzzle le plus difficile du monde ?

Photo des résultats des élections législatives des 29 et 30 juin et des 6 et 7 juillet 2024

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Liste au 19 juillet 2024 


 

Connaissez-vous le nom du puzzle le plus difficile du monde ? Non ? Alors, je vous vois déjà chercher dans « Google recherche » pour avoir la bonne réponse. Eh oui, youpi ! Vous avez trouvé une réponse ! Mais non, pas de chance, parce que Google veut rester neutre, il ne détient pas encore la bonne réponse. Et pour cause ?  La bonne réponse, c’est « la France » ! Voilà maintenant 3 mois que le président Macron a dissout l’Assemblée Nationale et 2 mois que les élections législatives ont décoché leur verdict : « pas de majorité absolue pour personnes » et surtout une incroyable division « partisane ». Je pourrais presque dire « fragmentation », tant l’analyse détaillée des résultats des dernières élections législatives démontrent cette réalité. Il suffit de regarder la carte colorée de ces résultats sur Wikipédia (voir ci-dessus) pour constater que le puzzle que j’évoque est « grandement » évident. Et encore, si l’on s’amuse à défaire les différentes alliances faites de bric et de broc (voi ci-dessus), il faudrait nuancer les principales couleurs, ce qui rendrait encore plus colorée la carte et complexe le jeu à résoudre en question. Aucun parti n'obtient un quart des suffrages ! 

Ne nous leurrons pas, cette fragmentation est le reflet de notre société et donc des idées des français lorsqu’ils se pointent dans les isoloirs pour tenter de résoudre les immenses problèmes auxquels ils sont confronter et qu’ils espèrent voir résolu en votant pour tel ou tel candidat. Eh oui, force est de reconnaître qu’ils ne sont même plus d’accord sur les sujets les plus généraux, les plus essentiels, les plus primaires comme le pouvoir d’achat, l'emploi, l’immigration, l’environnement, de meilleurs services publics de santé, d’éducation, de sécurité, la réforme des retraites, etc……C'est grave !

Comment en est-on arrivé là ? Est-ce parce qu’en politique, on a « raisonnablement » tout essayé depuis le général De Gaulle et donc depuis 55 ans ? Pompidou, ChiracSarkosy à droite, Mitterrand et Hollande à gauche et Giscard d’Estaing et Macron au centre. Sans doute !  Mais en 2019, Jérôme Fourquet évoquait déjà cette « fragmentation » dans son livre « L’archipel français » et on pouvait y déceler bien d’autres raisons. Voici les principales :  déchristianisation et désintérêt pour la religion catholique, un des piliers de notre culture depuis des siècles,  effets d’une immigration non-européenne sans doute trop importante pour un petit pays comme le nôtre avec notamment de forts replis identitaires et parfois même une forte radicalisation religieuse des différentes communautés accueillies, qui très souvent ne se sont pas intégrées malgré l’acquisition de la nationalité française et du droit de vote. Les  divers attentats terroristes qui n'ont jamais cessé ces dernières années sont venus amplifié ces problèmes migratoires. A cela s’ajoute, mais le phénomène  n’est pas nouveau, le divorce manifeste des citoyens lambdas que nous sommes avec la classe dirigeante française « toujours trop de bla-bla-bla pour trop peu de résultats ! ». En 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron, ce phénomène a d’ailleurs engendré l’éclatement des grands partis traditionnels au profit de la création d’une multitude de petits partis ou mouvements car même au sein des « politiciens », « on ne retrouvait plus ses petits » ! Dégoutés de très nombreux inscrits ne sont plus allés voter. A tout cela est venu s'ajouter différentes affaires des plus sordides qui ont aggravé la vision des sphéres politiques et financières et leurs accointances. Sur Wikipédia, la liste est très longue. Tous ces facteurs ont créé des déséquilibres, des tensions, des pertes de cohésions et de repaires, des reculs de nos valeurs traditionnelles et de nos coutumes, un émiettement colossal  de notre tissu social, le rejet du milieu politique souvent décrit comme pourri, enfin tout se qui composait les fondements antérieurs de la maison France. 

Nous sommes donc perdus au sens propre et au sens figuré. Nous sommes autant perdu que le président Macron l'est quant il cherche un nouveau premier ministre, lequel sera chargé de composer un nouveau gouvernement qui tienne la route. Alors, le joueur de puzzle, aujourd’hui c’est lui et seulement lui. Cette situation, il en est grandement responsable même si la situation factuelle n'est pas seulement la sienne. Il lui revient de tenter de recomposer la France avec des pièces qui ne s’encastrent plus entre-elles. C’est un jeu impossible ! A l’heure où je mets en ligne cet article ( le 1er septembre) de Mon Journal Mensuel de septembre, le président n’a pas encore trouvé la première pièce de ce puzzle le plus difficile du monde : le premier ministre.  Le trouvera-t-il ? Sans doute !  Mettre une première pièce « quelconque » sur un puzzle, c’est à la portée de n’importe qui ! Puis il passera le puzzle à son premier ministre, lequel sera bien évidemment chargé de composer un gouvernement dans une majorité qu'il ne trouvera pas et pour cause, puisqu'elle est inexistante. Les pièces ne s'encastrant qu'avec force et violence, le fameux puzzle tombera en mille morceaux car la France est morcelée. La suite sera sans doute plus compliquée et ce n’est pas demain la veille que ce « fameux » puzzle le plus difficile du monde sera terminé.  S’il l’est un jour ? Ce dont je doute dans l’état actuel de la fragmentation de la France ! Dans cette attente, je vous propose de jouer avec moi en composant un autre puzzle beaucoup plus simple : « mettre fin à celui-ci dont je vous présente la photo ci-après ! »

Le puzzle le plus difficile du monde ?

. Attention ce n’est qu’un jeu ! Et il n’y a rien à gagner ! Comme l’a dit si bien Beaumarchais « Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. »

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Le Jardin botanique Mar i Murtra de Blanes (Costa-Brava - Espagne)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons de Art Mengo. Elles ont pour titre "Heures Erogénes" et "Ultra Marine".

Le Jardin botanique Mar i Murtra de Blanes (Costa-Brava - Espagne)

Le Jardin botanique Mar i Murtra de Blanes (Costa-Brava - Espagne)

Plan du jardin botanique. En rouge, les différentes allées y circulant et que nous avons quasiment toutes cheminées.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

Quand on aime les fleurs comme je les aime, quand on s’intéresse aux plantes et plus globalement à la botanique, visiter « le Jardin botanique Marimurtra (Mar i Murtra) ; (en français Mer et Myrte) ; de Blanes en Espagne sur la Costa Brava », c’est comme se rendre à un spectacle que l’on attend depuis longtemps. Et quel spectacle ! Car outre le jardin lui-même où se côtoient d’incroyables plantes du monde entier ; plus de 4000 ;  que dire de cette longue façade aérienne et plongeante sur la Méditerranée ? Des plantes de toutes sortes, des fleurs multicolores et aux formes variées, le soleil, un ciel pur et bleu, une mer parfois limpide, parfois bleue outremer parfois turquoise, des roches qui vont de l’ ocre clair au rouge le plus vif,  quelques bateaux blancs et des oiseaux aussi, oui je ne me suis pas lassé de ce spectacle merveilleux !  Nous y avons passé seulement une heure et demi car nous avions d’autres impératifs mais ce fut trop court. Alors bien sûr, si vous ne connaissez pas ce jardin, je vous le conseille vivement. Ce n’est pas une véritable randonnée, encore que si on veut tout observer et découvrir, on marche pas mal, mais je me suis dit que cette promenade méritait bien de figurer dans « Mes Belles Randonnées Expliquées ». Finalement, c’est vous qui déciderez de sa longueur et du temps que vous y passerez.

Pour la petite histoire, voilà ce qui disent le site Internet du jardin et Wikipédia : « 

Il est l’un des plus beaux jardins de la Méditerranée. Depuis des falaises qui bordent la mer, on peut admirer l’une des plus spectaculaires vues panoramiques de la côte et connaître plus de quatre mille espèces végétales pour la plupart exotiques, ainsi que quelques spécimens extraordinaires à cause de leur âge ou de leur taille. Marimurtra est l’œuvre d’un homme passionné de la nature. https://marimurtra.cat/fr/

Cet homme, c’est Carl Faust né à Hadamar (Francfort-sur-le-Main) le 10 septembre 1874 et mort à Blanes (La Selva), le 24 avril 1952, est un homme d’affaires et mécène scientifique allemand. Etabli en Catalogne à partir de 1897, même si dès son plus jeune âge il montre de l’intérêt pour les sciences naturelles, ses parents jugent souhaitable de lui faire étudier le commerce, afin qu’il puisse bien gagner sa vie et pour leur permettre de s’occuper de ses autres frères. Il arrive à Barcelone, tout d’abord en tant que travailleur de l’entreprise Frères Körting, puis il se met à son compte. Cependant, lorsqu’il passe la cinquantaine, il décide de récupérer ses rêves de jeunesse et de se consacrer à la science, ce qu’il fait en investissant sa fortune dans la construction d’un jardin botanique qui devait également être un centre de recherche et de pédagogie pour les Européens du centre et du nord du continent, qui trouveraient à Blanes les conditions propices pour de nombreuses plantes de climats arides et tropicaux qui, dans leurs pays d’origine, ne pouvaient pousser qu’en serres. Il nomme le jardin Marimurtra, en unissant en un seul mot une des plantes méditerranéennes caractéristiques qui pousse sur ces terrains, le myrte, et la Méditerranée, qui baigne les pieds du jardin. Un Patronat gère la Fondation Privée qui, dès sa mort, garantit la continuité de son projet altruiste. (Source Wikipédia).

Le jardin a été créé en 1920 par le botaniste allemand Carl Faust qui le légua ensuite à la Fondation « Jardí Botànic Marimurtra ». Le jardin est aujourd’hui destiné à l’étude internationale de la botanique. Il est composé de trois parties : un jardin tropical, un jardin tempéré et un jardin méditerranéen. (source Wikipédia).

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Le Sentier du Littoral de l'Anse de Paulilles au Cap Béar et retour.

Publié le par gibirando

 

Ce diaporama est agrémenté de 2 musiques du compositeur macédonien Billy Esteban. Elles ont pour titre : "Forest" et "Mediterraneo".

Le Sentier du Littoral de l'Anse de Paulilles au Cap Béar et retour.

Le Sentier du Littoral de l'Anse de Paulilles au Cap Béar et retour.

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Après « le Sentier du littoral du Racou à Collioure » réalisé en couple le 22 octobre, voici « Le Sentier du littoral de Paulilles au Cap Béar » accomplit le 4 novembre 2023 mais cette fois-ci en famille. Autant l’avouer, les réalisations successives de ces deux sentiers littoraux n’est pas anodine mais que faire quand mon fils Jérôme vient à la maison et que l’envie de sortir et de marcher le démange au plus haut point ? C’est donc ainsi que cette balade m’est venue à l’esprit : « refaire un autre bout de ce sentier littoral » qui va d’Argelès-sur-Mer à Cerbère. Il est 14h30 quand nous rangeons notre voiture sur le parking de la plage Bernardi, plage qui déjà avait été de le départ d'une balade presque similaire à celle-ci et que j'avais intitulée « Le Circuit de l'Anse de Paulilles depuis la plage de Bernardi (Port-Vendres) ». Mes autres acolytes sont tellement longs à se préparer que j’en suis déjà à photographier cette merveilleuse Nature qui m’entoure. Certes, il y a ces beaux décors et panoramas maritimes mais aussi plusieurs moineaux peu farouches et quelques plantes encore fleuries. J’en profite pour photographier tout ça car je sais que je ne pourrais guère flâner sauf à retarder tout le monde plus qu’il ne faut. Nous démarrons enfin en empruntant le petit sentier qui démarre direction la plage Balanti et plus loin le phare du Cap Béar. Tout ça est indiqué au bout de la plage Bernardi sur un premier panonceau avec les temps moyens et les distances à parcourir : 1km et 15mn pour le premier et 2,5km et 50mn pour le second objectif. Autant dire que cette balade pédestre que j’ai prévu de faire en boucle n’est pas très longue même si les sentiers ne sont jamais évidents car peu faciles à cheminer et très souvent sous la forme de petites montagnes russes. En tous cas, ils réclament que l’attention soit constamment de mise. Hormis ces quelques réflexions, il faut bien admettre que le spectacle est très beau car de surcroît la météo est aujourd’hui superbe, malgré un petit vent du nord un peu frais. Pour moi, c’est un temps idéal pour marcher. Finalement, nous marchons assez groupés car les plantes fleuries sont assez peu nombreuses quant à la faune, elle va se résumer aux oiseaux marins, à trois ou quatre passereaux jamais faciles à immortaliser et à quelques insectes prenant les traits de papillons, de libellules et de criquets. Quant à mes proches, plutôt que de photographier la Nature avec un appareil-photo, il préfère nettement mieux les selfies sur smartphone. Ils semblent s’en régaler. C’est à la mode, quant à moi pas de doute il y a belle lurette que je suis démodé ! Je dois être si démodé que plus personne ne m’écoute même quant il s’agit d’accomplir le joli parcours que j’ai initialement prévu. C’est ainsi qu’une fois arrivés sur le promontoire dominant l’Anse Sainte-Catherine, les femmes ne veulent plus aller au Cap Béar. Est-ce la distance à parcourir que l’on peut facilement apprécier ? Est-ce le relief descendant et remontant qui leur fait peur ? Le fait d’être obligé de revenir ensuite ? Je pense que c’est les trois. Toujours est-il qu’elles veulent déjà retourner vers la voiture. Alors que faire ? Moi qui ai une sainte horreur de ne pas aller au bout de mes idées, surtout quant il s’agit de randonnées, je vous laisse deviner mon irritation intérieure et mon immense désarroi. Alors certes, je connais très très bien le Cap Béar, son sémaphore, son phare et même le moindre de ses recoins pour y être venu promener plusieurs fois mais surtout pêcher pendant de très longues années, mais aujourd’hui je n’ai pas envie de lâcher le morceau. Une fois l’agacement atténué, nous finirons cette randonnée tous ensemble car j’ai toujours fait en sorte que nous soyons une famille unie. Je pense que cette boucle telle qu’expliquée ici et selon le tracé mentionné en rouge sur la carte IGN a une distance d’environ 5 à 6km mais j’avoue n’avoir pris aucune mesure. Carte IGN 2549OT Banyuls-sur-Mer – Côte Vermeille – Col du Perthus. Top 25.

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Le Sentier du Littoral du Racou à Collioure et retour.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 musiques interprétées par l'ensemble musical italien "Rondò Veneziano". Elles ont pour titre : "Accademia", "Allegro Veneziano","Arabesco","Misteriosa Venezia","Arlecchino" et "Capriccio Veneziano".

Le Sentier du Litoral du Racou à Collioure

Le Sentier du Littoral du Racou à Collioure et retour.

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Si dans ce récit, je vous présente le Sentier du Littoral du Racou à Collioure, réalisé le 22 octobre 2023, il faut savoir que cette balade ne constitue qu’un court tronçon d’une randonnée pédestre beaucoup plus longue partant d’Argelès (au choix Mas Larrieu ou le Port) et se terminant à Cerbère, soit une grosse trentaine de kilomètres selon les options choisies comme lignes de départ et d’arrivée. Après Cerbère et si le coeur vous en dit, vous pourrez continuer en Espagne. Ici, dans le cas présent, nous démarrons du parking du Racou jouxtant la plage, direction la Crique de Porteils. De toute manière, dès la sortie du Racou, plusieurs panonceaux indiquent les différentes options possibles (Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer, Cerbère) avec les distances à parcourir et les temps envisageables. Ne jamais oublier que ce long itinéraire peut être découpé en rondelles comme un « fuet ou fouet catalan » et que les beautés sauvages se suivent et sont à déguster des yeux tout au long du parcours mais toujours avec attention, tant ces sentiers peuvent être scabreux. Si dans notre cas, on note 3,5km et 1h pour Collioure, il faudra bien sûr doubler ces chiffres pour un retour à pied, sans compter le temps que l’on passera à flâner puis à découvrir la « Cité du fauvisme » et son exceptionnel patrimoine. Car c’est bien là que réside le principal objectif de cette randonnée : « DECOUVRIR ! ». Et dieu sait s’il y a des choses à découvrir !  Il est 12h40 quand nous rangeons notre voiture au parking du Racou, avec la ferme intention de marcher une bonne partie de l’après-midi. Avec quelques nuages, un ciel bleu voilé et une température idéale pour marcher, la météo est quelque peu mitigée mais aucun risque de pluie n’est annoncée. Alors nous démarrons l’esprit tranquille. Comme toujours, Dany démarre à un rythme raisonnable me permettant de m’adonner à ma passion pour la photo. Tout m’intéresse, alors tout y passe : flore, oiseaux, papillons, criquet, patrimoine, décors, panoramas, panneaux touristiques explicatifs et curiosités. De quoi largement remplir un reportage vidéo comme je les aime. Dans cette agréable déambulation vers Collioure, ma seule frustration restera l’envie de faire un plouf dans cette belle Méditerranée que j’aime tant. Je n’ai rien prévu à cet effet, et à chaque crique ou plagette, je vais le regretter, et ce d’autant que bon nombre d’endroits me remémore d’exceptionnelles parties de pêche et donc des souvenirs halieutiques :  du bord ; de jour ou  de nuit ; ou bien encore en chasse sous-marine dont j’ai été longtemps un fervent adepte, avant que la double conséquence âge et santé mette un terme à cette passion dévorante alors que j’avais 66 ans. Autre regret ? Il fut un temps où ce trajet pouvait s’effectuer sous la forme d’une boucle avec un aller essentiellement en bord de mer et retour par le trajet actuel, c’est-à-dire mi-falaises et mi-bordure maritime. De nos jours, le sentier en bord de mer a été réduit, alors certes parce qu’il y avait d’évidents dangers lors des tempêtes avec des menaces de grosses vagues et d’éboulements rocheux mais aussi parce que des personnes ont pris des risques insensés dans ces conditions-là. Je crois savoir que certains y ont laissé la vie emportés par des vagues, c’est le cas du sapeur-pompier Joseph Noguès mais lui malheureusement se fut lors d’une courageuse intervention en 1991. A la plage de l’Ouille, une stèle rappelle ce triste et tragique souvenir. Enfin bords de mer ou falaises, il faut être prudent et notamment si les conditions ne se prêtent pas à une balade sereine. L’arrivée à Collioure met fin à ses vieux souvenirs et regrets. Le temps étant devenu lourd et la chaleur plutôt moite ; belles excuses quand on est gourmand ; une grosse glace italienne est notre première priorité. Les cornets engloutis, on peut errer et visiter la cité chère à Matisse à notre guise et donc de long en large pour ne rien manquer d’intéressant. Toujours très colorée, quelle que soit la saison, la campagne anticancer du sein  « Octobre rose » vient rajouter sa belle couleur avec des dizaines et des dizaines de parapluies rosâtres décorant certaines rues. C’est magnifique !  La météo devenant plus menaçante que nous l’avions imaginée au départ, après une visite de plus d’une heure, nous décidons de repartir mais cette idée que beaucoup de jolies ont été vues. Néanmoins, au cours de ce retour, nous n’oublierons pas quelques découvertes patrimoniales que sont le Fort Carré et la Tour de l’Etoile parfois appelé Fort Rodon ou plus simplement Fort Rond. Mais aussi, une jolie table d’orientation dominant Le Racou. Finalement, nous mettrons encore 1h30 pour retrouver notre voiture, non sans avoir encore flâner pour continuer à prendre un maximum de photos naturalistes. Enfin, surtout moi ! Ainsi se termine cette magnifique balade dont les chiffres ; distance et temps ; me paraissent superflus tant l’intérêt ne réside pas là. Je suis certain que tous ceux qui l’accompliront après avoir lu ce récit trouveront leur rythme de croisière comme nous l’avons fait nous-mêmes.  Carte IGN 2549OT Banyuls-sur-Mer – Côte Vermeille – Col du Perthus. Top 25.

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Les Jeux Olympiques de la fraternité.

Publié le par gibirando

Les Jeux Olympiques de la fraternité.

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Les Jeux Olympiques à Paris ne sont pas finis mais j’avoue avoir vu de belles images de cette fraternité que Pierre de Coubertin appelait de ses vœux. La fraternité n'était pas qu'un mot !

Ainsi, la plus belle des premières images que j’ai vue a été celle du judoka azerbaïdjanais Hidayat Heydarov, vainqueur de la médaille d’or en moins de 73kg,  embrassant le front de son adversaire français Joan-Benjamin Gaba pour le consoler de sa défaite. Si certains ont pu y voir le baiser de la mort, j’y ai vu le baiser de l’amour. Amour du travail fourni et bien fait, respect de l’autre qui était au même niveau mais qui a fini second sur presque un coup du sort tant la fatigue était immense des 2 côtés au moment fatidique. Hidayat Heydarov est un immense champion, un homme bon et je suis certain que cette embrassade était pleine de sincérité.

Embrassades, étreintes respectueuses, simples accolades ou serrements de mains, défiler ensemble devant un public enchanté et fier des vainqueurs comme des vaincus, selfies avec les supporters, oui , j’ai vu tout ça comme un contre-pied aux incivilités, aux violences et même aux guerres que les médias nous rabâchent à longueur d’année, mais qui sont également le reflet d’une bien trop triste réalité.

Alors certes, il y eut aussi quelques images négatives que l’on n’aurait pas aimé voir en ces circonstances-là mais étant une infime minorité, il faut les ranger aux oubliettes et rester positif. En tous cas, j’espère que ceux qui en étaient à l’origine ; sportifs, coachs ou staffs ; ont trouvé rapidement les moyens de se réconcilier au sein des coulisses. Si ce n’est pas le cas, ils méritent des sanctions sévères.

N'oublions jamais que derrière une simple breloque qu’elle soit d’or, d’argent, de bronze ou en chocolat, il y a toujours un labeur immense pour tous les athlètes quels qu’ils soient. Un labeur qui permet d’être là, au bon moment, si possible dans la meilleure forme physique,  tous les 4 ans pour que les Jeux Olympiques perdurent et que l’Humanité trouve une raison d’espérer. Victoire ou défaite, il est toujours agréable de constater que dans la majorité des cas, ce dur labeur antérieur n'ôte rien à cet esprit de fraternité et de respect lors des compétitions.

J'avoue que plusieurs belles images m'ont laissé quelques raisons d'espérer en l'Homme et en un monde meilleur. 

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Les Gorges de Nyer et le château de La Roca

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 7 musiques du Best Dramatic Strings Orchestral proposé par Evolving Sound Ltd et Emissary. Elles ont pour titre : "Firstborn", "Honor Bound", "Malice", "Bloodlines", "Artifacts", "Calamity" et "Persona", extraites  de la compilation "Epic Dramatic Violin Epic Music Mix"

Les Gorges de Nyer et le château de La Roca

Les Gorges de Nyer et le château de La Roca


 

Si je vous dis qu’il n’y a pas de différence entre les Gorges de Nyer et celles de la Carança, je suppose que si vous connaissez les deux, vous allez dire « ce type est timbré ! », et bien sûr vous aurez raison car ces 2 sites ne sont pas comparables. Certes il s’agit de gorges creusées profondément par une rivière torrentueuse dans les deux cas mais pour le reste rien n’est pareil. Pas vraiment les mêmes décors, pas la même distance et donc pas le même temps pour les découvrir et les parcourir. Par contre, si je n’évoque que les aspects « dangerosité » et « interdiction », il n’y a pas réellement de différence. En effet au départ des Gorges de la Carança, on peut lire très clairement un panneau sur lequel il est inscrit « itinéraire dangereux aux risques et périls des randonneurs » et un peu plus loin « risque de chute – sentier dangereux », alors qu’à l’entrée des gorges de Nyer, on peut lire « Danger – Risque de chute mortelle et de chutes de pierres – merci de ne pas franchir cette barrière ». Dans le premier cas, il y a un parking payant ( qui semble poser problème au fisc à l'instant où j'écris ces lignes), pas de barrière, les gorges ont été amplement aménagées avec des ponts et autres passerelles et c’est un flot continuel de visiteurs tous les ans (100.000/an paraît-il) et dans le second, rien de tout ça et les visiteurs sont le plus souvent un nombre très « confidentiel ». Pourquoi cette différence des pouvoirs publics pour des gorges qui ont chacune leurs attraits ? Je me pose la question car pour sécuriser les Gorges de Nyer il ne faudrait pas grand-chose en terme d’aménagements car finalement hormis le risque de chutes de pierres, un seul passage est finalement très dangereux et deux autres légèrement délicats. En effet, le large chemin est en réalité le début d’une ancienne route qui était censé relier Nyer à Mantet, et ce afin de désenclaver ce dernier hameau de montagne. Après l’Aiguat de 1940 et ses pluies diluviennes dans tout le département, le projet, sans doute trop compliqué pour les moyens techniques de l’époque, a été abandonné. Toutefois le chemin que l’on emprunte sur près de 2km laisse entrevoir le travail colossal déjà accompli : tunnels ; parfois doubles, route en balcon au-dessus du ravin, creusée très souvent à même la roche, de rares murets et balustrades, des hauts murs de soutènement et enfin un pont ruiné, terminus de cette balade, car c’est ce dernier emporté par une crue sans doute gigantesque du torrent Mantet qui a eu raison de cette entreprise prodigieuse. Outre les vestiges des différents travaux, le nombre de blocs rocheux visibles encombrant le chemin prouve les difficultés colossales qu’il y avait à construire une route au bord de ces gorges antédiluviennes. Moi qui ai eu l’occasion de cheminer à 2 reprises le sentier pédestre reliant le Pas de Grau (Escaro) à Mantet et longeant le torrent (Un cauchemar pour trois étoiles), je n’ai aucun mal à imaginer ce qu’aurait été la suite des travaux et l’énormité des obstacles rencontrés. Comme l’a si bien dit Dany en découvrant ces gorges, elles sont dignes des décors du film « Avatar », sauf qu’ici les décors ne sont ni en carton-pâte ni virtuels mais bien réels en terme de minéralité et de végétation. Voilà ce que l’on peut dire de ces gorges. Il est 10h tapantes quand nous démarrons de la route menant au château de La Roca et à son église. Nous gardons ces découvertes-là pour le retour et filons direct vers les gorges. Le panneau « DANGER » indiqué plus haut se présente et nous passons outre. Avec une certaine appréhension, nous franchissons sans problème le passage le plus étroit et donc le plus difficile. A cet endroit-là, plus de route du tout et une corniche de 30 à 40cm de large seulement dont on ne sait si elle est solidifiée par les quelques roches que l’on aperçoit en son milieu. A droite, le vide et en dessous une hauteur de plusieurs dizaines de mètres où il vaut mieux éviter de choir. Avant de venir, j’avais lu que ce passage était aménagé de roches et de quelques solides branches et/ou rondins, mais nous n’avons rien trouvé de tel en ce 1er septembre 2023. Par précaution, Dany et moi avons enjambé le tout, mais moi avec une certaine appréhension car en vieillissant j'ai hérité d'un peu de vertige. Pour le reste, certes il y a encore quelques passages étroits mais rien de bien impressionnant sauf pour les visiteurs fortement sujets au vertige ou les jeunes enfants. Quant aux rochers qui tombent, il est préférable de ne pas venir avec une mauvaise météo surtout si elle est pluvieuse. Outre ces quelques indications et précautions, le site, ses décors grandioses et ses vestiges méritent que l’on y vienne. A couper le souffle est l’expression la plus appropriée à condition que l’on s’en tienne à son sens figuré bien sûr. Après le passage le plus compliqué, j’étais si heureux d’être passé sans encombre que d’emblée je me suis livré à ma passion pour la flore et la faune. Pas mal de fleurs sur l’ensemble du parcours dont certaines ont constitué de belles surprises, quelques papillons, criquets et lézards et de rares oiseaux sont venus combler cette passion pour la Nature et la photo.  Nous avons fini par la découverte de château de La Roca et de sa chapelle. Malheureusement la seconde était en travaux de restauration avec d’importants échafaudages quant au premier il était carrément fermé et donc pas visitable. On s'est donc contenté de cette menue découverte des exterieurs des deux vieux édifices. Comme il nous en faut beaucoup plus pour nous décourager, nous sommes partis à Nyer avec la ferme intention de visiter le village. D'emblée, apprenant que le château crénelé était finalement un restaurant, l'envie d'y déjeuner plutôt que de piqueniquer nous a pris.  Pas de bol là aussi, nous n’avions pas réservé, il n'était que 12h45 mais c’était paraît-il trop tard pour manger et ce, malgré un nombre important de tables totalement vides sur la terrasse. Notre look de randonneurs n’était-il pas adapté au standing de ce castell ? Je me suis interrogé sur la raison de ce refus. Alors, nous sommes partis déjeuner de nos salades de riz dans une aire de pique-nique et finalement ça n’a été plus mal car une fois encore, j’ai pu me livrer à ma passion pour la photo naturaliste au bord de la rivière Mantet et dans ses proches alentours. Nous avons fini par visiter Nyer en long, en large et en travers et franchement c’est un bien joli village qui mérite qu’on s’y attarde. Il était à peine 14h quand nous avons repris le chemin du retour vers Urbanya où nous étions encore pour quelques jours en vacances, soit 4h seulement pour des découvertes bien intéressantes. La distance totale accomplie étant sans intérêt car finalement modeste, le temps passé me semble un bon critère. Avec un peu plus de temps et une meilleure connaissance des randonnées du coin, nous aurions pu réaliser ces « Chemins de l’Histoire » que la commune ne cesse de vanter sur de nombreux panonceaux mais peut-être faudra-t-il revenir pour cela ? Carte IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir Top 25.

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Une France disloquée et à fleur de peau.

Publié le par gibirando

Une France disloquée et à fleur de peau.


 

Je ne sais pas vous, mais moi je suis allé voter aux Européennes puis à ces dernières législatives en traînant les pieds. Non pas que je ne voulais pas accomplir mon devoir de citoyen , mais j’en ai plus que marre de cette France où la haine l’emporte constamment sur le respect de l’autre. Finis les débats politiques sereins et empreints de moralité où l’on échange simplement ses idées. Chaque émission TV est devenue un enchainement d’invectives violentes et haineuses. Ce ne sont plus des adversaires politiques qui s’affrontent mais des rivaux « brutaux » quand ce n’est pas carrément des ennemis grossiers. Par bonheur, ça ne reste que verbal pour l’instant. Ce ne sont plus des débats mais une guerre injurieuse où faire mal voire tuer psychologiquement et médiatiquement son contradicteur est devenu l’ordinaire. Le concurrent doit être admis par le plus grand nombre d'électeurs comme un paria. Le président Macron en tête qui a très souvent employé le terme de « diable » en parlant du R.N, oubliant qu’il est le président de tous les Français et que derrière ce parti, il y a des citoyens qui se déplacent pour aller voter selon leurs convictions et leur libre arbitre. N’y-a-t-il pas des problèmes urgents qu’il faudrait résoudre ?  Or s’il n’y a plus de liberté, il n’y a plus de démocratie. Mais avec son côté « jupitérien », sans doute le président Macron a-t-il oublié cela ! Autre exemple de cette haine envers l’autre, l’élection d’un fichier « S » dont le mouvement à la radicalité venimeuse et agressive a toujours été l'ADN. Autre exemple de ce déchirement furieux, « l’affaire » Ciotti au sein des L.R, dont on se demande où est désormais leur logique quand ils évoquent comme sujets majeurs une maîtrise de l’immigration et du pouvoir d’achat, thèmes identiques à ceux du R.N ! La politique dont l’origine du mot nous renvoie vers le latin « civitas », c’est certes le droit de la cité et du citoyen, mais c’est aussi la « civilité ».  En France, cette dernière a totalement disparu et notre pays est devenu le reflet d’une société de plus en plus intolérante, insécurisée car agressive, sans garde-fous où tout est permis, y compris les pires coups bas. Quand j’observe cette France déchirée et fracturée comme jamais, je ne peux m’empêcher de penser à mon grand-père paternel Benoit Gabriel, revenu gravement blessé lors de la guerre de 14-18 et de me dire tout ça pour ça ! Il ne s’était jamais vraiment remis de ses blessures et il serait sans doute très triste de voir la France dans son état actuel de dislocation. Je reste convaincu qu’il y a désormais trop d’argent en politique, enfin trop par rapport au revenu moyen d’un citoyen lambda,  et comme l’argent pourrit beaucoup de choses, cet écart au détriment du citoyen engendre des excès de toutes sortes en politique. Sommes-nous nombreux à gagner 91.648 euros brut par an et à avoir le privilège d'une pension  de retraite de 684 euros par mois après 5 ans de travail seulement ? (voir photo ci-dessous)  Il faut à n’importe quel prix être élu, avoir un maximum de voix pour détenir du pouvoir et pour gagner de l’argent ! Peu importe si les  idées passent au second plan. Peu importe, si la France et l’intérêt général des français tombent aux  oubliettes. Peu importe les moyens pour y parvenir ! Tambouilles, tripatouillages et magouilles s’effectuent désormais sans aucune retenue. De ce fait, la France est devenue en permanence un pays à fleur de peau où la moindre différence d’opinion se transforme en étincelles quand ce n’est pas carrément en manifestations incendiaires disproportionnées. Oui, j’ai peur de cette France et de son avenir pour mes petits-enfants.

Une France disloquée et à fleur de peau.

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Le Pla des Avellans depuis Bolquère-Pyrénées 2000 (Parking Les Estanyols).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons interprétées par Elton John. Elles ont pour titre : "Sorry Seems To Be The Hardest Word""Your Song" et "Sacrifice". La fin est une version instrumentale mais très incomplète de "Sacrifice".

Le Pla des Avellans depuis Bolquère-Pyrénées 2000 (Parking Les Estanyols).

Le Pla des Avellans depuis Bolquère-Pyrénées 2000 (Parking Les Estanyols).

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En ce 21 aout 2023, nous avions décidé de parcourir une boucle en direction du « Pla des Avellans » à partir de Bolquère et plus particulièrement à partir du parking des Estanyols, non loin de la station Pyrénées 2000.  Pour être franc, cette boucle, nous l’avions découverte lors d’une autre balade s’intitulant « Les Berges de la Têt » faite en juillet 2020 et dont le départ était le même. Et pour être totalement honnête encore, ici aussi nous allons longer les berges de la Têt mais dans l’autre sens, c’est-à-dire en remontant son cours et ce, jusqu’à ce fameux Pla des Avellans. Si l’envie de l’accomplir venait à se faire jour, il  vous sera donc possible de profiter pleinement de la Têt qui ici est le plus souvent un fleuve docile et sans aucune profondeur. Il est parfois si tranquille, que vous pourrez même y faire un « plouf », si le cœur vous en dit. Moi qui d’habitude pose mes fesses (et parfois tout le reste) dans la moindre flaque d’eau, là j’avoue que ce jour-là l’eau était bien trop fraîche pour y mettre autre chose que mes pieds. Je me suis donc contenté de courir derrière quelques minuscules truites pour tenter de les photographier le plus correctement possible. Pas facile car assez peu nombreuses et surtout très méfiantes, ce fut un beau challenge qu’avec patience je réussis à gagner. Comme son nom l’indique, le Pla des Avellans est un plateau. Un plateau herbeux, et quelque peu boisé, situé au sein du site classé des Bouillouses. La route D.60 filant vers le célèbre barrage le longe.  Une partie de ce plateau est une zone humide par le fait même qu’il est très plat et que  le fleuve Têt a une forte tendance à s’y égarer de temps à autre, aidé qu’il est dans cette divagation par d’autres minuscules ruisseaux secondaires qui viennent se jeter dans son lit. Parking, arrêt de la navette en période estivale, aire de pique-nique, télésièges vers Font-Romeu et départ de plusieurs randonnées sont les principaux services présents sur le site.  L’hiver, le Domaine des Estanyols et le Pla des Avellans sont des hauts-lieux pour les randonnées en raquettes ou en skis de fond. Voilà ce que l’on peut dire de ce secteur. Il est 10h tapantes quand nous démarrons du parking des Estanyols. Comme toujours désormais, ma curiosité est d’abord attirée par la flore. Je la recense. Ce recensement ne s’arrêtera qu’à l’instant de l’arrivée et de retrouver la voiture. Entre les deux, quelques sujets fauniques, papillons, oiseaux, libellules et truites viendront compléter mon reportage. Je marche pour la Nature et la Nature me fait marcher quand ce n’est pas carrément courir ou me geler les pieds comme ici ! Dany, elle, marche à son rythme mais elle est surtout contemplative des paysages et motivée par le pique-nique, occasion assez souvent d’une petite relâche en observant le ciel ou carrément d’une sieste bienfaitrice. Après une première partie plutôt monotone jusqu’au bord de la Têt, la seconde avec fleuve tranquille et pique-nique sur l’herbe fut bien plus intéressante. Quant à la troisième consistant à revenir vers Les Estanyols par une grande partie du GR.10, il est fort dommage que située en hauteur, elle ne soit pas à même de proposer des vues et des panoramas, même si je peux comprendre que l’on ne va quand même pas couper d’innombrables pins et sapins juste pour ce plaisir-là. Finalement, l’aspect le plus positif est d’avoir marché puis pique-niqué dans un cadre forestier et lacustre où la Nature est omniprésente pour peu que l’on se donne la peine d’y prêter attention et de s’y intéresser. Il faut le plus souvent s’y intéresser de très près car cette Nature est « petite » voire parfois carrément « microscopique ». Si vous faites tout comme nous, vous mettrez comme nous 4h15 pour parcourir ces 11km et des poussières, sinon 2h30 à 3h devrait être largement suffisant car le dénivelé de 140m est modeste, tout comme les montées cumulées de 258m. Point le plus bas à 1.675 m au bord de la Têt au lieu-dit Jasse del Pas et le plus haut à 1.815m à l’approche de Pyrénées 2000. Carte 2249ET Font-Romeu – Capcir Top 25.

 

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La Boucle "Il était une fois d'Urbanya à Nohèdes" ou le Circuit des maisons saison 3.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 6 chansons du groupe "Il était une fois" avec les voix de Joëlle Mogensen et Richard Dewitte, composées par Serge Koolenn et/ou Richard Dewitte. Elles ont pour titre : "Viens Faire Un Tour Sous La Pluie", "Que Fais-Tu Ce Soir Après Dîner ?", "Pomme", "J'Ai Encore Rêvé d'Elle""Rien Qu'un Ciel" et "Elle Aimait Le Sud" suivi pour finir d'une version instrumentale incompléte de "J'Ai Encore Rêvé d'Elle".

 La Boucle "Il était une fois d'Urbanya à Nohèdes" ou le Circuit des maisons saison 3.

La Boucle "Il était une fois d'Urbanya à Nohèdes" ou le Circuit des maisons saison 3.


 

Ma sœur Nicole étant venue nous voir à Urbanya où nous étions toujours en villégiature, en ce 9 août 2023, nous avions décidé d’aller déjeuner à pied au restaurant Cal Guillem de Nohèdes. Une balade que j’ai voulu intituler « La Boucle "Il était une fois" d’Urbanya à Nohèdes ». Lisez la suite et la fin et vous comprendrez pourquoi. Après la courte randonnée de la veille à Escaro (Le Circuit découverte Escaro-Aytua), nous étions de nouveau partant pour accomplir environ 8 à 9 km, peut-être plus selon les formes physiques. Avec Dany, cette agréable balade, nous commencions à bien la connaître et nous avions envie d’en faire profiter Nicole.  Nous la connaissions d’autant mieux que  j’avais déjà eu l’occasion de vous la présenter sur mon blog sous diverses versions et intitulées  « Le Circuit des Maisons » ou encore « La Boucle Minutes-Papillons ».  Par précaution, ce matin-là, j’avais téléphoné au restaurant pour m’assurer qu’il était bien ouvert et pour réserver nos 3 places. Il est 9h45 quand nous quittons la maison, direction la piste DFCI C60 démarrant sous l’église d’Urbanya. La flânerie est de mise car j’ai calculé que même en musardant beaucoup, nous devrions être à Nohèdes à l’heure indiquée à notre hôte, c’est-à-dire vers 12h. Comme à mon habitude, je peux donc me livrer à ma passion pour la photo naturaliste sans la crainte d’ennuyer mes acolytes de marche. Fleurs en grand nombre, papillons, criquets et passereaux viendront compléter le reportage de cette boucle champêtre et montagnarde. Si je connais parfaitement le tracé passant par La Devesa, le vallon de la Coma, et le col de Marsac, je ne m’attendais pas à trouver, au lieu-dit Les Llebreres, une forêt totalement dévastée. Que s’est-il passé ? Je ne verrais l’étendue du désastre que le lendemain en retournant dans la montagne. Cette forêt de La Matte si belle, si diversifiée en essences et si épaisse et que j’aimais tant pour l’avoir arpenter un nombre incalculable de fois, a été totalement saccagée sous la forme de grandes cicatrices. En terme forestier, on appelle ça des layons. Des plus grands arbres au plus vieux et des moyens jusqu’aux plus jeunes, aucun n’a réchappé à cette machine de bucheronnage dévastatrice que l’on appelle « une abatteuse/ébrancheuse  de déforestation ».  Elle coupe tout, puis avec de grandes pinces, elle amène le tronc dans une mâchoire à ébrancher.  Après ce travail, le grume ressort taillé tel un simple crayon d’écolier. Il ne reste plus qu’à aligner les troncs ainsi écimés et ébranchés sous forme d’empilements dans l’attente de leur transport vers des scieries. J’ai ouï dire que c’était l’ONF qui avait orchestré ce massacre forestier. Pourquoi ? N’y entendant rien en exploitation forestière, je ne sais pas répondre à cette question sauf que je sais que la Nature ; faune et flore sans exception ; a forcément souffert de ce cataclysme écologique. Toujours est-il qu’aujourd’hui, le sentier balisé en jaune que je connaissais si bien a complétement disparu et a été remplacé par un large layon où plus aucun végétal n’a survécu. Ce layon est d’ailleurs amplement encombré de branchages de toutes sortes mais aussi de gros morceaux d’écorces ainsi que d’un fatras de buissons secs de toutes sortes car rien n’a échappé à cet engin de mise à mort de la forêt. Dans ce malheur, je garde un espoir : que ce layon qui s’élève dans la colline puisse nous amener au col de Marsac, puis de là jusqu’à Nohèdes. Par bonheur, il va en être ainsi et il est 12h quand nous nous présentons au restaurant Cal Guillem. Comme à chaque fois, nous sommes accueillis sans chichi mais avec une prévenance bien sympathique. Et cette année, pour nous faire plaisir, nous avons eu droit à un remarquable tournedos de magret puis comme dessert soit à des profiteroles « maison »  soit à un café gourmand. De quoi reprendre le chemin vers Urbanya le ventre pas vraiment tendu mais pas vide non plus. Un juste milieu que nous apprécierons d’autant mieux qu’un bon dénivelé nous attend sous un cagnard de plomb. Ce dénivelé, par les hauts de Nohèdes, nous amène vers le col et le pic de la Serra à 1.221m d’altitude soit presque 300m plus haut que le village. Là, au col de la Serra, nous prendrons ensuite l’ancien tracé du Tour du Coronat ; si cher à mes souvenirs;  avec néanmoins une variante consistant à raccourcir le parcours prévu initialement. Eh oui que voulez-vous ? Après 2 jours de marche et un bon resto, n’était-il pas normal « d’en avoir un peu plein les pattes » au point de vouloir raccourcir ce parcours ? Ainsi se termina cette boucle que j’ai intitulée « Il était une fois d’Urbanya à Nohèdes ». Et vous savez pourquoi ? Parce quelques mois plus tard, en décembre 2023 exactement, nous avons vendu notre maison d’Urbanya que nous avions tant aimée. Pendant 10 années, nous l’avions restaurée avec amour et nous en avions amplement profité mais tout devenait trop compliqué. L’ambiance au village avait quelque peu changé, nous nous sentions quelque peu esseulés. Depuis le décès de son amie, notre gentille voisine Alix venait moins souvent.  Idem pour nos amis anglais Julie et Jamal depuis le Brexit et quelques problèmes familiaux. Idem pour les West, nos autres amis anglais. Avec la sécheresse, les débroussaillages et les élagages étaient devenus plus récurrents.  La grande tranquillité et le silence que nous étions venus chercher ici et que nous avions tant apprécié les premières années avaient quelque peu disparus sous le bruit des moteurs des tronçonneuses et autres débroussailleuses. Plus possible de tenir un jardin potager car il ne pleuvait pas suffisamment et l’eau dans la commune était devenue une denrée rare à n’utiliser qu’avec parcimonie. Sans compter les sangliers, les chevreuils et quelques minuscules coléoptères qui très souvent attendaient de se régaler des premières pousses de nos salades, pommes de terre ou haricots verts. Tout cela devenait décourageant. Les oiseaux que j’aimais tant photographier passaient de moins en moins, et en tous cas ils se raréfiaient grandement années après années. Même nos nichoirs restaient sans plus aucun volatile alors qu'ils avaient toujours été bien occupés par les mésanges, moineaux et autres rougequeues noirs. En 2021, nous avions eu droit à un loir dans un nichoir et à plusieurs renards affamés mais dociles venant manger les croquettes de nos chats. Un jour, un d'entre eux s'était endormi à même mon potager. Toute cette merveilleuse Nature qui avait constamment tenu tous nos sens en éveil semblait avoir disparu en cette année 2023. La forêt de La Matte où j’allais me promener presque quotidiennement avait été amplement décimée au cours de l'été. Relation de cause à effet ? Je l'ai pensé ! Et puis surtout, nous prenions de la bouteille pour entretenir 2 maisons. Oui, nous avons mûrement réfléchi cette décision. Cela veut-il dire que n’irons plus jamais randonner à Urbanya ? Difficile à dire. Alors imitons Napoléon III et disons « qu’il ne faut jamais dire jamais ! ». Parce que je la connaissais parfaitement, je n’ai pris ni GPS ni mesures lors de ce parcours. Toutefois, étant sensiblement identique à « La Boucle Minutes papillons ou le Circuit des Maisons saison 2 », on peut l’estimer à environ 8,6km. Seules différences, le layon rectiligne arraché à la forêt gravi avant le col de Marsac (au lieu de l’ancien sentier balisé en jaune non retrouvé) et  aussi un peu moins d’errements dans Nohèdes.  Pour le reste, tout est à peu près identique. Le dénivelé est de 352 m entre le point le plus haut à 1.221 m au-dessus du col de la Serra et le plus bas à 869 m près de  l’église d’Urbanya. Carte IGN 2348ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

 

Peintures de l'église d'Urbanya figurant dans ma vidéo :  

A propos des peintures intérieures de l'église d'Urbanya, voici quelques explications que mon ami Olivier Escuder m'a soumises. 

Selon lui, elles concernant les différentes étapes de la Passion :

1 : les dés que les soldats romains ont utilisés pour savoir qui aurait les vêtements du Christ
2 : la lance utilisée pour perforer le flanc du Christ, afin de savoir s'il était mort ou encore vivant
3 : l'éponge imbibée de vinaigre tendue au Christ qui réclamait à boire
4 : probablement la bourse (avec les trente pièces d'argent) donnée à Judas pour le récompenser d'avoir désigné le Christ aux grands prêtres.
5 : l'échelle ayant servi à descendre le corps du Christ
6 : le marteau ayant servi à enfoncer les clous dans le corps du Christ
7 : une tenaille, ayant probablement servi à retirer les clous du corps du Christ.
 
Autrefois, lorsque les gens ne savaient ni lire ni écrire, ces peintures servaient d'illustration aux prêtres pour faire leur catéchisme.
Ces choses peintes sont aussi très souvent représentées sur les calvaires, surtout en Espagne (donc chez nous, en Pays catalan), et sont appelés les "Instruments de la Passion".  On les retrouve sur le site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_de_la_Passion
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Et la flamme de la France qui s'en préoccupe ?

Publié le par gibirando

Et la flamme de la France qui s'en préoccupe ?

Pour agrandir la photo, cliquez dessus.


 

J’ai toujours aimé le sport et de ce fait les Jeux Olympiques ne me laissent pas indifférent. Mais quand même, n’en faisons-nous pas trop avec cette flamme que l’on trimballe aux quatre coins du monde dans l’attente de la cérémonie d’ouverture ? Avec tout ce qui se passe, la flamme olympique doit-elle constamment passer avant la flamme de la France ? Laquelle des deux ne doit pas s’éteindre en priorité ?  Voilà quelques questions que je me pose alors que la France décline constamment, entraînée qu’elle est dans des tourbillons de problèmes plus gravissimes les uns que les autres. Faut-il être surpris de tout ce qui se passe en France ? Des gardiens de prisons sont exécutés froidement par des gens venus d’ailleurs, mais auxquels on a tout donné (aides, logement, éducation, nationalité), des policiers et des gendarmes sont tués dans des rebellions et le plus souvent dans des émeutes carrément « communautaristes » et ça devient un quotidien presque banal, hormis bien évidemment pour les familles des victimes qui sont effondrées et ne s’en remettront jamais. La France est un tout petit pays en superficie, et on a beau crier qu’avec les DOM-TOM elle serait grande, arrêtons de rêver. Une nation est grande quand elle a la maîtrise d’une situation qu’elle désire, or là l’Etat français ne maîtrise plus grand-chose, pour ne pas dire plus rien. Il suffit de voir ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie, et aussi à Mayotte, situation de « guerre civile » ou au mieux de « grande insécurité », étrangement ressemblante car similaire aux émeutes qui avaient eu lieu en France à l’été 2023. A des degrés divers, d’autres régions comme la Martinique, la Guadeloupe, Guyane se révoltent au moindre prétexte. Ne parlons pas des écolos radicaux qui depuis des années se frottent aux forces de l’ordre pour un projet d’aéroport, un barrage, une autoroute voire une simple bassine qu'il serait bon de remplir dans le cas de grande sécheresse.  Certes, on ne peut pas tout comparer sauf les violences qui vont crescendo et n'ont jamais de répit. De ce fait, nos forces de l'ordre sont constamment éreintées. Ainsi, ces dernières émeutes en Nouvelle-Calédonie suivent un mouvement de décolonisation qui a commencé il y a bien longtemps et sont dans certains cas les signes évidents d’une aspiration à l’indépendance, mais si les ressemblances pourraient s’arrêter là, elles sont perpétrées par des voyous sans foi ni loi qui cassent tout, brûlent, pillent, haïssent la France, et n’hésitent pas une seule seconde à tirer sur les forces de l’ordre. Pourquoi cette haine dans les 2 cas, alors que les uns ont déjà obtenu leur indépendance et on fait le choix délibéré de rejoindre la France alors que les autres veulent cette même indépendance qu’ils n’auront sans doute jamais ? Parce que dans les deux cas, l’Etat a toujours pensé que donner du fric, encore du fric et toujours du fric était la seule solution pour résoudre des problèmes quels qu’ils soient. On a mis des monceaux de milliards dans les banlieues sans obtenir de résultat, quant aux régions lointaines comme la Nouvelle-Calédonie et Mayotte, ( on pourrait y rajouter la Corse, la Guadeloupe et la Martinique) elles vivent sous perfusions financières permanentes. Or, si la France tient tous ses systèmes à bout de bras ; elle n'a plus de fric et en plus elle est endettée comme jamais ; et de ce fait, ses bras sont de plus en plus « maigrichons » et donc impuissants et donc faillibles.  Avec lucidité, il nous faudrait donc mettre dans la balance, les coûts exorbitants que cela représente au regard des éléments qui nous font rester dans ces lieux lointains, à savoir leurs richesses économiques ou leur situation soi-disant géostratégique. Or nos dirigeants ont de plus en plus de mal à regarder les réalités en face, et ce d’autant qu’il voit bien que donner l’indépendance à un peuple ne résout pas les problèmes de rancœur et encore moins ceux liés à une grande pauvreté.  Certes certains grands personnages historiques ont essayé de faire de la France un empire (Charlemagne et Napoléon notamment mais à quel prix « humain » et finalement ça n’a jamais marché dans la durée.  Et si la France fût grande au cours de son Histoire, c’est grâce à des hommes qui voulaient un Etat puissant et respecté tant à l’intérieur de nos frontières qu’à l’extérieur. Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint-Louis, Charles VII, Henri IV, Richelieu, Mazarin, Louis XIV, Napoléon, De Gaulle et j’en oublie sans doute, pour n’en citer que quelques-uns. Ils avaient compris que là résidait l’intérêt de la nation française et de son peuple autochtone. La France fût également grande par ses racines chrétiennes, son héritage gréco-romain, ses valeurs et traditions universelles et laïques, sa langue si riche et sa culture avec ses grands auteurs (Molière, Racine, Hugo, Balzac...) et philosophes (Descartes, Voltaire, Rousseau....), ses grands poètes (Villon, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine....) et ses musiciens compositeurs (Fauré, Debussy, Ravel, Massenet...) et son système éducatif sans égal car le plus ancien et le plus abouti. Oui, tout cet ensemble (frontières, racines, valeurs, traditions, langue, culture, éducation) constituait un ciment. Ce ciment permettait à la France de tenir debout, de conserver en bon état ses fondations et ses murs porteurs et protecteurs, elle lui permettait d’être appréciée, respectée et honorée des autres pays, elle lui permettait de résister à tous les assauts d’où qu’ils viennent qu’ils soient militaires, économiques ou autres.  En acceptant de perdre un après l’autre tous ses critères et outils si essentiels, toutes ses cuirasses si primordiales, tous nos gouvernants après De Gaulle et Pompidou ont accepté que la France dépérisse. En acceptant qu’elle soit constamment déculturée et sous-éduquée, ils ont accepté que la France décline dans tous les domaines fondamentaux, ils ont accepté qu’elle soit détestée, haïe par des gens à qui elle avait tout donné y compris la nationalité, l’argent de nos impôts et leur indépendance. Aujourd’hui, elle est face à des personnes qui veulent tout détruire, qui veulent sa mort. Les vers sont dans le fruit français et nous avons un président Macron qui ne voit que par l’Europe qu’il nous dit « mortelle » (à la Sorbonne le 25 avril dernier). Et la France alors ?…..Elle est déjà morte et nous avec ? Le pense-t-il vraiment ? Il n’en dit rien ou si peu. Elle ne l’intéresse plus ? En tous cas, il paraît faible face à tous ses problèmes et malgré ses speeches TV à répétition, rien ne s’améliore. Avec son égo surdimensionné, vise-t-il déjà le poste de président de la Commission européenne ? Je le crains pour la France, l’Europe et le monde !……Alors que faut-il faire ? Le bulletin de vote comme seule arme efficace, vous y croyez encore contre des kalachnikovs et des hommes sans aucun scrupule et avec des hommes politiques qui n’ont comme seule vision de la France, leur égo démesuré, le goût d’un pouvoir exclusif et absolu, leurs faiblesses permanentes et le fric qui ne manque jamais dans ce milieu dit dominant ? Ils dominent qui ? Ils dominent quoi hormis leurs illusions qu’ils tentent de nous vendre à chaque nouvelle élection ?  C’est peut-être bien de glorifier la flamme olympique et de tout faire pour qu’elle ne s’éteigne pas….. mais pour la « flamme française » qui s’éteint peu à peu menacée par des guerres civiles qui ne disent pas leurs noms,  ils ont prévu de faire quoi ? Les émeutes s’arrêteront par instant mais la détestation de la France ne disparaitra pas avec un coup de baguette magique ou même avec des accords politiques ou des lois toujours temporaires aussi justes soient-elles ! Par contre, à force d’accepter de recevoir des coups de baguette, « la flamme française » finira par s’éteindre. Alors entre les J.O et la France, mon choix est fait ! Je n’ai qu’un pays et j’y tiens ! Faisons en sorte que la flamme de la France ne s'éteigne pas !

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