• La Tour des Géographes (878 m) et le Pech de Fraysse (917 m) depuis Padern


    Comme j’ai pas mal galéré en réalisant cette randonnée à la Tour des Géographes (878m) et au Pech de Fraysse (917m), j’ai longtemps hésité avant de l’inscrire dans ce blog. Puis je me suis décidé à l’exposer quand même pour deux raisons : primo j’ai estimé que cette Montagne de Tauch mérite une place dans mon blog tant les panoramas à 360° y sont exceptionnels par grand beau temps, et secundo, mais c’est moins important à mes yeux, cette randonnée à la Tour des Géographes et/ou au Pech de Fraysse figure dans bons nombres d’ouvrages comme une « incontournable » de l’Aude. Et pour preuve, je vous en citerai trois que j’ai extraites de ma bibliothèque pourtant modeste : Belvédères de l’Aude et des P.O de Jean-Pierre Siréjol paru chez Rando Editions, 30 balades dans les P.O et l’Aude publié par la Semaine du Roussillon et enfin, pour le parcours que je viens d’accomplir au départ de Padern : Randonnées en Pays Cathare de Jacques Jolfre paru en 2002 également chez Rando Editions. Comme je le fais désormais à chacune de mes sorties, j’enregistre au préalable le tracé carte IGN dans mon GPS et quand je m’y réfère le tracé du livre au plus près de sa description et de son schéma quand il y en a un. J’ai donc démarré sans aucune difficulté du cimetière de Padern où une petite sente rejoint très rapidement une piste d’abord cimentée puis très vite terreuse. J’ai continué longuement cette piste, au début à travers quelques vignes puis dans une végétation composée essentiellement de garrigues et de quelques pins. Sur ma gauche et de temps à autre, le Mont-Tauch laisse entrevoir à travers une brume opaque sa haute paroi et ses piliers de calcaire blanc. Puis en quelques minutes, le ciel passe d’un gris pluvieux à un bleu azur et comme pour me démontrer toute la difficulté que je vais avoir à le conquérir, le Mont-Tauch dresse dans un ciel désormais sans nuages ses hautes falaises blanches découpées et dentelées en cheminées, ou hérissées en colonnes. Chemin faisant et le nez profitant pleinement des senteurs automnales du maquis, je prête bien attention à suivre les quelques cairns qui sont érigés et surtout de cheminer parallèlement au ruisseau des Cazals dont le ravin doit me servir de fil d’Ariane. De temps à autre, je me retourne vers le joli village de Padern pour prendre une photo et graver dans mon appareil le chemin accompli. Après une bonne grimpée de presque 4 kilomètres pour 270 mètres de dénivelé, la piste redescend un peu pour aboutir dans ce qui ressemble à un cul de sac. Seul un gros cairn prouve que je suis encore dans la bonne direction. Il s’agit en réalité du fond du Rec des Cazals qui, ici, cesse d’être un ravin encaissé pour devenir le lit banal d’un petit ruisseau encore à sec en ce début d’automne. A partir de ce gros cairn, qui malheureusement n’indique pas vraiment une direction à suivre, deux solutions semblent envisageables, soit je poursuis dans le lit à sec mais embroussaillé du ruisseau soit j’emprunte une sente qui monte assez rudement à droite sur le versant du Pech des Fayssettes. C’est à partir d’ici et en voulant suivre le lit du ruisseau que je me suis terriblement fourvoyé dans une garrigue très épaisse composée de buis, de petits chênes kermès et surtout de nombreux épineux qui sur 500 mètres m’ont meurtri et ont terriblement ralenti mon allure. J’étais à la limite du découragement quand heureusement j’ai aperçu au dessus et sur ma droite une nouvelle piste plus large. Habillé d’un bermuda et d’un simple tee-shirt, je suis sorti heureux mais griffé et sanguinolent de ce cuisant dédale. A ma décharge, je dois préciser que si j’ai suivi le lit du ruisseau c’est parce que ma carte IGN ne précisait aucun autre sentier à proximité et que dans ces conditions il me paraissait plus opportun de suivre l’itinéraire inscrit dans mon GPS et ce d’autant que dans son livre Jacques Jolfre écrivait : « du petit col, la sente se faufile, en se tortillant, au milieu d’une épaisse végétation (on est prévenu !). Vous piquez (les épineux aussi !) dans le creux du thalweg pour le remonter, etc.……à l’extrémité du bosquet, la trace devient brusquement piste carrossable.»  Au cairn, j’ai donc ignoré la sente qui montait à droite et je ne peux donc pas vous en parler, mais j’ai tout de même le sentiment d’avoir suivi à la lettre les indications de l’auteur. A partir de cette piste, le parcours est devenu plus praticable mais pas plus simple, car sous une chaleur torride et avec une déclivité qui s’est terriblement accentuée, j’ai été obligé d’économiser mon eau et j’ai pas mal souffert pour atteindre d’abord la route goudronnée puis la Tour des Géographes ou plutôt la Tour France Télécom. Car n’en déplaise à ses messieurs les scientifiques, ce sommet a beau avoir été en 1791, deux années après la révolution, le point stratégique d’une triangulation pour mesurer avec précision le méridien de Dunkerque à Barcelone à l’origine de la création de l’unité standard de mesure qu’est devenu le mètre, il n’en reste pas grand-chose si ce n’est peut-être mais j’en suis pas sûr, une vieille borne que j’ai pu photographié derrière le relais France Télécom. Dommage, le lieu mériterait peut-être une stéle explicative ! D’ailleurs, en photographiant tous ces paysages alentours avec ses nombreuses antennes, pylônes et autres éoliennes, j’avais l’impression d’être un espion industriel déguisé en randonneur ! Pour atteindre le Pech de Fraysse, j’ai tenté une nouvelle fois de suivre mon GPS et les indications de Jacques Jolfre, c'est-à-dire suivre comme il dit « la croupe arrondie et douce » c’est à dire la crête sommitale. Mais là encore, je me suis rapidement rendu compte que la douceur était illusoire et que les petits bosquets de buis et les buissons d’épineux même chétifs étaient impénétrables. J’ai donc sagement repris le bitume puis la large piste carrossable pour y accéder. Je suis parvenu au sommet aisément et j’ai découvert ainsi, malgré cette maudite « marinade » qui poisse l’horizon, une multitude de beaux panoramas de tous côtés : de la mer jusqu’au Capcir en passant par les Albères, le Canigou et les nombreux châteaux cathares. J’ai même poussé jusqu’à deux grandes antennes c’est à dire à l’extrême limite du bord de la falaise que j’avais aperçu d’en bas. J’ai pu ainsi entrevoir d’un seul coup d’œil tout le chemin parcouru. Pour le retour, j’ai suivi le même itinéraire qu’à ’l’aller mais à la différence près qu’au lieu de suivre le cours du ruisseau où je m’étais obstiné, je me suis écarté à droite du Rec des Cazals. Mais là aussi. j’ai galéré dans les caillasses et dans une flore excessivement piquante. Si malgré les difficultés que j’explique, vous envisagez tout de même de faire cet aller-retour, ce que j’espère car c’est le but de ce blog, 3 conseils : oubliez le coupe-coupe qui me paraît excessif mais équipez-vous correctement de bonnes chaussures de marche et de vêtements à manches longues et en toile bien épaisse, emportez beaucoup d’eau et surtout assurez-vous qu’il fera beau toute la journée et que vous pourrez ainsi admirer les superbes panoramas. En effet, le but ne doit pas être d’arriver là-haut à tous prix pour voir à travers le brouillard des sites industriels d’entreprises du CAC 40. Dans ces conditions, vous aurez, je pense, perdu une journée. A titre informatif, je suis resté sur les chemins 6h40 arrêts inclus et galères comprises, j’ai parcouru 24,8 Kms pour un dénivelé de 722 mètres, c’est donc une randonnée plutôt difficile malgré l’avis contraire de Jacques Jolfre qui écrit dans son livre : Difficulté aucune, mais randonnée assez longue. A vous de juger ! Il y a aussi d’autres possibilités pour accéder à cette montagne de Tauch mais aucune à ma connaissance n’est à ce jour balisée ! Mais certains lobbies ne le veulent-ils pas ainsi ? Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.
    « Le Puig Saint-Pierre (1.791 m) et le Puig de l'Estelle (1.778 m) depuis Batère.Le Prieuré de Serrabonne (601 m) depuis Boule d'Amont (415 m). »

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 10 Juin 2016 à 17:03

    Désormais, nous devrons faire nos randonnées des fabuleuses Corbières à travers des champs

    d'horribles éoliennes géantes de 150 m. de hauteur que les affairistes du vent projettent de construire un peu partout

    dans les zones les plus reculées, après avoir saccagé les plaines du narbonnais, du lézignanais et tout le littoral.

    Pour en savoir plus sur le drame écologique, économique, social et sanitaire qui menace nos contrées et nos lieux de liberté

    rendez-vous sur ce site  : 

    http://sanglier.villerouge.pagesperso-orange.fr/majeur/attache.html

    Cordialement,

                                      Anne-Marie Montelle

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