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    Ce diaporama est agrémenté avec des musiques jouées par le pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre "Shadows", "Romantico", "Just For You", "Dreams", "Remember When" et "Mamma" (incomplète). 

    Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

    Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells depuis Urbanya

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    Urbanya le 9 juin 2021. Voilà ci-après comment nous avons réalisé cette randonnée que j'ai intitulée « Les Chemins de l'Ourriet et des Escocells (*) »Quand avec Dany nous avons démarré cette balade, je m’étais fixé le but d’atteindre le lieu-dit l’Orriet. Ce lieu-dit, qui est la ruine d’un très vieux mas de montagne, j’ai déjà eu l’occasion  de l’évoquer dans une autre balade que j’avais intitulée « Le Chemin de l’Ourriet depuis Urbanya ». Situé à 1.074 m d’altitude et Dany ne connaissant pas les lieux, je me disais que cette modeste élévation suffirait à son bonheur. En effet, si modeste soit-elle, cette déclivité offre de superbes et amples panoramas sur le vallon d’Urbanya. En montagne, la vision de grands espaces, Dany adore ça et moi aussi. La météo est superbe et au sein d’un printemps plutôt mi-figue mi-raisin, on se dit qu’il faut profiter des journées comme aujourd’hui. Si je ne me fixe pas d’objectif plus lointain c’est parce que je sais que nos formes physiques respectives ne sont pas au top. Dany souffre régulièrement de sa polyarthrite chronique et principalement aux hanches, quant à moi avec des dyspnées et des sifflements respiratoires, je suis très loin d’avoir totalement récupéré de mon embolie pulmonaire du mois de mars. Malgré tout ça nos volontés et surtout nos envies de randonner sont restées intactes. Il est 12h30 quand nous démarrons sous un ciel bleu ciel que quelques nuages blancs se complaisent à maculer. Ce chemin qui s’élève au-dessus de la rivière je le connais par cœur. Je sais que je vais y rencontrer un tas de fleurs et que parmi elles, il me faudra faire des choix et ne retenir que celles qui me paraissent les plus intéressantes pour mon reportage photos. Les plus intéressantes seront bien sûr les plus belles : celles qui touchent à ma sensibilité :  mais surtout les plus rares ou les plus saisonnières, celles qu’il faut parfois chercher pour les trouver si le hasard ne le fait pas pour moi. Les fleurs bien sûr, mais aussi celles qui volent et que les entomologistes appellent « papillons ». Ici, ils sont pléthores mais les photographier n’est jamais évident quand une petite brise est de la partie comme aujourd’hui. Pour tout le reste de la faune ; et Dieu sait si elle peut être présente et variée ; je sais que le hasard, la chance, mon abnégation et ma patience feront ce qu’il faut. Comme je le prévoyais, les premiers décamètres sont les plus pénibles et les plus éprouvants. Toutes les levées de genoux plus hautes que la normale deviennent une épreuve, et cela, aussi bien pour Dany que pour moi. Alors rien ne presse et je dis à Dany de prendre son temps et ce d’autant que tous les clichés que je m’autorise me permettent de prendre le mien. Nous avons atteint le niveau de la cascade d’Urbanya et nous sommes d’accord pour dire que ça va déjà bien mieux. Il va en être ainsi au fil de notre cheminement et quand l’Orriet est atteint, je suis très surpris d’entendre Dany me dire « et après qu’est-ce qu’il y a ? ». Elle s’assoie néanmoins pour m’entendre lui répondre « il y a 2 ruisseaux formant comme une clairière » puis « plus haut il y a une piste forestière permettant éventuellement d’effectuer une boucle ». « Allons jusqu’à la clairière » me dit-elle. Et nous voilà repartis pour quelques décamètres supplémentaires. Quand nous arrivons à la jonction du Correc du Col del Torn avec celui de Sardana, je lui annonce que nous sommes parvenus à la clairière. Elle bougonne gentiment et je me dis que c’est plutôt bon signe : « Tu appelles cela une clairière ? » s’exclame-t-elle, rajoutant aussitôt « j’appelle ça un sous-bois ! » « Les arbres ont poussé » lui dis-je en guise de réponse puis le silence s’installe. Pas très longtemps et la phrase que j’attendais survient « Et la piste dont tu m’as parlé, elle est loin ? » « Non pas très loin, à 200, 250 m tout au plus, mais je te préviens, il n’y a pas vraiment de sentier et il faut pas mal zigzaguer au sein du maquis pour l’atteindre ! » «  Et tu es sûr de la trouver ? » « Oui, je suis sûr car il suffit de suivre le Correc du Col del Torn ». « Allons-y ! » me dit-elle d’un air bien décidé. Je suis sur le point de lui dire de ne pas râler si les choses ne se passent pas comme elle le veut mais finalement je me retiens. Je ne veux rien gâcher de ce bel après-midi qui se passe formidablement bien et en tous cas au-delà de mes espérances initiales. Je vois qu’elle prend plaisir à marcher, à découvrir des panoramas qui lui étaient inconnus et comme je sais qu’il y en aura bien d’autres encore plus beaux si nous atteignons cette « fameuse » piste, j’ouvre ce « chemin évanoui » sans ne plus rien rajouter. Oui, un chemin a bien existé et quelques grosses pierres sont encore là pour prouver qu’il était creux. Mais le temps, la végétation et le désintérêt des hommes ont fait leur œuvre de sabotage. En garder un quelconque fil est totalement impossible. Alors Dany me suit, ne peste pas me demandant seulement de l’attendre dès lors que je prends un peu trop d’avance dans ce dédale où il faut constamment slalomer entre les rochers de schistes, les genêts, les prunelliers et les églantiers.  Ici, hors de question de m’amuser à faire des photos et je suis essentiellement concentré à chercher l’itinéraire le plus court mais également le plus praticable, tâche pas si aisée que ça même si c’est la énième fois que je m’y attelle. Finalement la piste si convoitée est là et franchement elle est très belle car très verdoyante avec de surcroît un panorama magique. Elle est en plus un étage végétatif car ici commence la forêt de pins à crochets et quelques autres résineux. On oublie très vite les difficultés qu’il nous a fallu franchir pour arriver jusqu’ici. Malgré un décalage évident, le « V » que forme la vallée d’Urbanya ajoutée à celle de Nohèdes est presque d’une symétrie parfaite avec le « V » inversé du Massif du Canigou. Des fleurs, quelques papillons souvent les mêmes et de nombreux oiseaux mais ici moins craintifs sont des offrandes permanentes à ma passion pour la photo. Une fois encore, le clou de ce spectacle grandeur Nature se présente sous les traits d’un chevreuil qui se régale de jeunes pousses. Deux photos et le voilà qui s’éclipse dans cette végétation exubérante. Le large chemin verdoyant que nous cheminons est une invitation à flâner. Il s’élève en douceur jusqu’au col de Les Bigues mais afin de raccourcir cette randonnée qu’au départ je n’aurais jamais imaginé aussi longue, je fais le choix de redescendre par le sentier des Escocells. Plutôt pentu, ce sentier consiste à suivre une longue clôture qui se termine à seulement quelques encablures du village. C’est le chemin le plus court pour rejoindre Urbanya. S’il est plutôt bien débroussaillé au départ, c’est de moins en moins le cas au fil de la descente où les genêts l’envahissent très souvent. S’il faut parfois les écarter ou les enjamber pour passer, poser nos pieds sur les branches est souvent synonyme de glissades et de chutes par bonheur sans conséquence. Si nous redoublons d’attentions pour éviter de tomber, chaque petite « gamelle »  se transforme désormais en éclats de rire et en franches rigolades. Oui, pas de doute, les ramures des genêts sont de vrais savonnettes ! Ce n’est pourtant pas à cause de ça qu’on les surnomme « à balais » ! Finalement la clôture se termine, les broussailles s’amplifient et après un très bref égarement, je réussis à retrouver le sentier qui débouche à hauteur du Correc del Menter, non loin de la cascade que nous rejoignons. Nous y passons de longues minutes bien agréables car l’endroit est reposant et rafraichissant. Après cette longue descente sur le chemin des Escocells, cette pause n’est pas superflue. Dans les petites vasques creusées par les jets d’eau de la cascade, deux minuscules truitelles et de remuantes « demoiselles »  m’occupent encore longtemps à la photographie. Après la passerelle, le large chemin nous entraîne très rapidement vers le village. De nombreux clichés dont ceux d’une couleuvre vipérine cherchant pitance dans la rivière viennent s’ajouter à mon reportage-photos. En arrivant à la maison, les paroles que nous échangeons Dany et moi ne laissent planer aucune équivoque. Nous sommes à la fois ravis et incroyablement étonnés d’avoir réussi cette balade au regard de nos conditions physiques que l’on pensait sinon pitoyables du tout moins très mauvaises. Qui l’aurait cru au départ ? En tous cas, nous considérons cette randonnée à la fois comme une prouesse et une promesse. Cette balade a été longue de.......Le dénivelé est .....Carte I.G.N 2348 ET Prades- Saint-Paul-de Fenouillet - Top 25.

    (*) Escocells : Si j'ai longuement tenté d'expliquer les mots "Ourriet" et "Orriet" dans une balade précédente intitulée « Le Chemin de l'Ourriet (1.359 m) depuis Urbanya (856 m) » sans que cela soit trop compliqué, donner une signification formelle au mot "Escocells" sur la commune d'Urbanya a été nettement plus complexe. Cette complexité commence par le fait même qu'il n'existe pas de traduction française à ce mot dans la langue espagnole. Quant à la langue catalane ; celle qui nous intéresse ici ; le traducteur de Google indique qu'il s'agit d'une "garderie" quand le mot "escocell" est au singulier et de "pépinières" quand le mot est mis au pluriel. De prime abord, on voit mal le rapport qu'il peut y avoir entre une garderie et des pépinières mais en réfléchissant un peu, on peut néanmoins se dire qu'une garderie est faite pour garder un groupe de personnes et le plus souvent de jeunes enfants et une pépinière prise hors de son contexte agricole ou forestier un lieu où l'on trouve également un groupe de personnes et qui en l'occurrence peut être composé d'enfants. Exemple : une pépinière de jeunes agriculteurs, une pépinière d'informaticiens, une pépinière de surdoués. Comme on le voit, la recherche dans sa méthode la plus moderne ne permet pas d'apporter une explication concrète à la toponymie trouvée sur la géographie d'Urbanya.  Il m'a fallu continuer mes recherches et c'est le mot "escocell" dans le Wikipedia catalan qui m'a finalement apporté une explication plus plausible. En effet, traduit en français, il donne "une grille d'arbre", ces fameuses grilles que l'on trouve de nos jours tout autour des arbres sur tous les grands boulevards arborés. L'Encyclopédie catalane donne la même explication. Toutefois, l'article en question développe le sujet et indique qu'il peut s'agir aussi d'un simple trou circulaire autour d'un arbre. L'Institut d'Estudis Catalans (Intitut des Etudes Catalanes) dans son dictionnaire catalan/valencien/baléare donne la signification suivante : « Fossé que le vigneron fait autour d'une vigne en travaillant la terre et que la charrue n'a pas pu atteindre lorsque les agriculteurs sont passés (Rosselló, Conflent). Comme on le voit ici, la région du Conflent est carrément nommée et on peut donc supposer sans trop de risques de se tromper que les Escocells d'Urbanya ou d'ailleurs soient plus largement des fossés, des rigoles voire des tranchées autour d'un champ ou d'un pré permettant de gérer l'eau qui s'y écoule. On notera d'ailleurs que le mot "écoulements" a une lointaine mais certaine ressemblance avec le mot "escocell" que les linguistes et les géographes ont parfois écrit sur leur carte en "Escaussels" ou "Escausseils" mais le plus souvent en "Escauccels" . Concernant ce dernier mot, l'IEC donne la signification suivante : « Excavation faite en grattant le sol. Dans les montagnes, le pommier étant planté dans n'importe quelle zone de terre,  il est nécessaire que ces excavations soient faites autour des souches du tronc afin que l'eau puisse les irriguer avec le plus de justesse ». Fosses, fossés, rigoles, tranchées, trous, excavations, il ne fait plus aucun doute, les Escocells d'Urbanya étaient sans doute de petites canalisations permettant d'irriguer avec justesse et parcimonie de l'eau des vergers ou des vignes. Oui, l'eau était déjà un bien très précieux. Il le sera de plus en plus !

     


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    Ce diaporama est agrémenté d'une musique du compositeur britannique Patrick Doyle. La première version chantée par l'actrice Michelle Pfeiffer s'intitule "Never Forget" quand à la seconde, instrumentale, elle est interprétée par l'auteur, elle s'intitule "Justice" et sert de musique au film du réalisateur Kenneth Branagh "Murder on The Orient Express"

    Le Château de Montaillou depuis Prades (Ariège)

    Le Château de Montaillou depuis Prades (Ariège)


     

    C’est parce que nous avions 2 coffrets cadeaux Wonderbox à utiliser qui allaient bientôt se périmer, que nous nous sommes retrouvés au départ de cette balade vers « le Château de Montaillou » depuis le village de Prades. Prades en Ariège. Quel rapport me direz-vous ? Le rapport est que nous voulions transformer ces coffrets en deux nuits d’hôtel, hôtel pas trop loin de chez nous de surcroît et que de ce fait les options dans le livret Wonderbox étaient très limitées. En réalité, le choix se résumait à un seul hôtel dans l’Aude et plus précisément à Belcaire. Il s’agissait de l’hôtel Bayle. Hôtel 2 étoiles, d’un aspect plutôt vieillot selon les photos vues sur Internet. Vieillot, il l’est réellement et si je veux rester bienséant, je dirais que la chambre dont nous avons hérité était « modestement » spartiate. Par contre, le couple d’hôteliers est avenant et la cuisine proposée plus que correcte. C’est ainsi que nous avons passé 3 jours à la limite de l’Aude et de l’Ariège dans cette petite région naturelle qu’on appelle le Pays de Sault. Même si notre objectif premier était de visiter la région en voiture, j’avais également programmé 2 petites randonnées pédestres. Une à Belcaire même et l’autre à Prades, village distant de 9km seulement. Si nous avons laissé tomber la première à cause d’une météo déplorable, la deuxième au départ de Prades s’annonçait « faisable ». C’est donc de cette dernière commune qu’en ce 2 juin 2021 nous avions décidé de partir à pieds à la découverte du « Château de Montaillou ». Malheureusement, il était dit que la malchance serait avec nous ce jour-là aussi. Enfin partiellement. La première de ces malchances nous était apparue immédiatement en arrivant à l’hôtel quand nous avons constaté que Belcaire était dans une zone totalement blanche auprès de l’opérateur téléphonique Bouygues. Aucun accès n’était possible et nos smartphones respectifs étaient d’une totale inutilité. De plus la zone sans réseau ne se limitait pas à Belcaire mais s’étendait sur toute la région que nous avions prévu de visiter. Prades en Ariège en faisant partie, au départ de cette balade vers le « Château de Montaillou », nous étions bien embêtés car nous avions prévu d’utiliser « IPhiGéNie », application sur smartphone permettant de suivre un itinéraire balisé avec un fond de carte IGN. A cet inconvénient majeur, un deuxième est déjà annoncé par Météo France avec un temps capricieux même si au départ le temps est superbe. Il est 8h30 et nous harnachons nos sacs à dos sous le regard d’un employé municipal, lequel, justement est entrain d’installer de nouveaux panonceaux directionnels de randonnées. Nous l’interrogeons sur la qualité du balisage quant à la boucle que nous avons prévue d’accomplir mais il nous répond si vaguement que je crois comprendre qu’il ne connaît pas le parcours envisagé. Nous démarrons. Un chemin herbeux s’éloigne du village en descendant vers le fond d’une combe verdoyante. Une grande croix en fer et le cimetière et ses nombreuses croix me rappellent qu’il fut un temps où la chrétienté était influente. Je suis aux anges car les oiseaux sont déjà bien présents. Je réussis le tour de force d’en immortaliser quatre sans être contraint de faire attendre Dany. Quant aux fleurs, le chemin n’est qu’un couloir floral. Nous enjambons l’Hers (L'Hers-Vif ici) très facilement, car ici ce plus grand affluent de l’Ariège n’est encore qu’un modeste ruisseau. Ces modestes dimensions d’un mètre de large et d‘une très faible profondeur conviennent apparemment à quelques vaches et à leurs veaux qui semblent y patauger avec bonheur. Désormais, le chemin s’élève dans un sous-bois. Au début, l’élévation nous offre de belles vues de Prades puis très rapidement avec l’épaisse frondaison le village disparaît.  Nous cheminons le Sarrat de Coussinal. Il y a de très nombreuses fleurs, pour la plupart nouvelles pour moi qui suis habitué à la flore du Conflent et plus précisément à celle d’Urbanya. Beaucoup d’orchis, ces « fameuses » orchidées qu’il faut souvent observer de très près pour prendre conscience de la beauté, de la variété et de la complexité de leurs fleurs. Quelques ophrys, plutôt rares mais toujours les mêmes, ressemblant à des petits bonhommes stylisés les membres écartés. Il y aussi de petits rassemblements de pinsons, lesquels disparaissent à notre approche et donc très difficilement photographiables. Mais leur nombre devient également synonyme d’opportunités photographiques. Une seule photo et je repars satisfait. Ce sous-bois est bien agréable à cheminer sauf que sa terminaison sous un ciel plombé et bas jette un grand froid sur nos humeurs joyeuses et vagabondes. Nous sommes partis avec un ciel bleu d’une incroyable pureté et voilà qu’en quelques dizaines de minutes la météo a complétement basculé. Une petite brise pousse avec peine cet épais « matelas » grisâtre. Par bonheur, cette brise nous paraît suffisamment performante et Montaillou suffisamment près pour qu’à aucun moment nous n’envisagions de faire demi-tour. Il est vrai que de nouvelles fleurs poussant à profusion me font facilement oublier cette météo si changeante. Montaillou est là avec son imposante église. Juste en dessous, nous remarquons la présence d’un restaurant dont la terrasse paraît bien tentante. Nous sommes à la recherche de la suite de cette balade mais un panonceau nous propose de partir vers une chapelle : Notre-Dame des Carnesses. Une voie bitumée nous entraîne vers elle mais à cause d’un accès difficile voire impossible à cause d’un haut mur qui l’entoure comme une forteresse et d’un portail qui est clos nous sommes forcément déçus. Il est vrai que la chapelle est édifiée au sein d’un petit cimetière ce qui explique sans doute cette enceinte close et protégée. Nous retiendrions de cette chapelle une étrange légende mettant en scène une bergère et une roche gravée d’empreintes. Nous retournons vers le village. Il est agrémenté d’une ancienne maison forte, malheureusement privée et close également, de plusieurs jolies fontaines quant à son église nous constatons que son intérieur est aussi sobre que son extérieur. Un balisage bien marqué nous entraîne vers le château ou tout du moins vers ce qu’il en reste, c’est-à-dire les vestiges amplement ruiné d’un simple donjon. C’est sous un ciel de plus en plus fluctuant, parfois bas et gris, et parfois absolument bleu, que s’effectue notre approche.  Cette dernière consiste à en faire le tour. Une fois dans la place, un panneau explique brièvement l’Histoire de ce château et les quelques découvertes réalisées lors de fouilles. Après un quart d’heures au sein et autour du château, nous continuons notre balade en suivant un balisage jaune. Un chemin herbeux contourne une colline (Le Besset) en s’élevant au-dessus d’une combe verdoyante (Devant Prades). Ce chemin amplement fleuri nous amène sur un plateau, grande prairie de fauche où dans cette incroyable verdure, l’itinéraire reste visible grâce à une tonte fraichement réalisée sur deux mètres de large. Devant nous et à droite, deux petites collines arrondies (Sarrat du Soucaret et le Roc de la Caugne) et sur notre gauche, un nouveau vallon beaucoup plus vaste où s’écoule le ruisseau de Balaguès. L’itinéraire y descend sans pour autant que nous trouvions d’indications même quand des intersections se présentent. Ce chemin retourne-t-il vers Prades que je situe à droite derrière les deux petites collines arrondies ? Rien ne le dit ! Nous n’avons pas de carte, pas de tracé IGN, pas de GPS, des smartphones inutiles car sans aucun réseau et pas d’indication sur le terrain. Que faire alors que la brume passe souvent au-dessus de nos têtes et nous entoure quelquefois ? Je me souviens trop bien de nos quelques égarements toujours dus au brouillard pour ne pas analyser rapidement que cette situation est bien trop inconfortable et surtout quelque peu risquée. Il est temps de faire demi-tour. Nous empruntons la combe verdoyante Devant Prades filant sous le château car je sais déjà qu’elle va nous ramener sur le parcours pris à l’aller. Malgré le brouillard qui va et qui vient, il n’est pas besoin d’avoir un grand sens de l’orientation pour atteindre ce but. Nous retrouvons le chemin pris à l'aller et laissons désormais Montaillou derrière nous. Finalement cette balade se termine bien plus vite que prévue mais par bonheur sans pluie. Ce temps gagné me permet de proposer à Dany un déjeuner au restaurant La Radio de Montaillou. C’est donc dans ce charmant petit village occitan que nous finissons agréablement cette matinée au restaurant, ancienne station de la radio libre Radio Montaillou Pyrénées FM. Sur la terrasse et face à l’espace Emmanuel Leroy Ladurie (*), je continue à photographier la Nature comme je l’ai fait tant de fois au cours de cette balade : des oiseaux, un âne, un cheval, des fleurs. Ici dans ce petit village de Haute-Ariège, nous respirons à pleins poumons la Nature. Personnellement et après ce que je viens de subir sur le plan pneumologique, ça ne peut me faire qu’un bien fou ! J’estime la distance de la balade réalisée à environ 4 à 4,5 km. Celle prévue initialement était donnée pour une distance de 6 km. Si je fais plusieurs mentions des noms des lieux-dits, c’est seulement pour une meilleure compréhension de mon récit. A l’instant où nous marchions sans aucune carte IGN, nous ne les connaissions pas. Carte IGN 2148ET Ax-les -Thermes – PNR des Pyrénées Ariégeoises Top 25.

    (*) Historien français, Emmanuel Leroy Ladurie est notamment l'auteur d'un livre intitulé "Montaillou, village occitan de 1294 à 1324". Sur la base de documents retrouvés (registres d'inquisition) ayant appartenu à Jacques Fournier, plus connu dans l'Histoire sous le nom de Benoit XII, pape de 1335 à 1342, l'auteur retrace la vie du village de Montaillou au temps où ce dernier était fortement gangréné par le catharisme. Que l'on veuille ou pas connaître la vie passé de ce hameau ariégeois, je conseille vivement cet ouvrage à toutes les personnes qui aiment l'Histoire qu'elle soit de France ou régionale. 

     


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  • Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons qui m'ont été inspirées en regardant l'agréable film "Bridget Jones : L'âge de raison" avec la truculente, très jolie et remarquable actrice Renée Zellweger. Elles ont pour titres : "Bridget's Theme" d'Harry Gregson-Williams"Your Love Is King" de Will Young, "Sorry Seems To Be The Hardest Word" d'Elton John interprétée par Mary.J.Blige"I'm Not In Love" du groupe 10cc 

    Le Circuit des Genêts à Urbanya

    Le Circuit des genêts à Urbanya

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    12 mai 2021 Urbanya. Avec ce « Circuit des Genêts », voilà ma vraie première randonnée d’après Covid et sortie du confinement. Nous sommes ici depuis une semaine et si j’ai choisi cette boucle, c’est pour plusieurs raisons. La première est que j’espère être capable de réaliser les très modestes 3,8 km de distance, les 210 m de dénivelé et les 220 m de montées cumulées malgré une convalescence qui s’éternise un peu trop à mon goût. Oui, autant l’avouer, avec des essoufflements récurrents au moindre effort et des sifflements dans la gorge et la poitrine, je ne peux pas vraiment parler de guérison totale de l’embolie pulmonaire causée par la Covid, même si je n’ai plus aucune douleur thoracique depuis ma sortie de clinique, c'est-à-dire le 6 avril. La deuxième raison est que ce petit parcours est celui que j’accompli le plus souvent quand je suis ici à Urbanya, même si fréquemment j’y intègre quelques variantes en forêt. A la rencontre constante de la Nature, les années précédentes, il m’arrivait de réaliser cette boucle plusieurs fois par semaine. Cette année pas encore ! Aujourd’hui pas de variante et une boucle tout ce qu’il y a de plus classique mais avec un atout supplémentaire, la réaliser avec les genêts (*) merveilleusement fleuris, d’où le nom que je lui donne et qu’il mérite amplement en la circonstance. C’est bien à cet instant de l’année que ce circuit pédestre est le plus beau et le plus intéressant. C’est le printemps et ici les genêts sont les plantes fleuries affirmant le plus ce cycle annuel car de très loin les plus visibles. Depuis quelques années, ils ont même pris un aspect « invasif » non négligeable, faisant la pige aux cistes à feuilles de laurier, autres envahisseurs du secteur, lesquels fleurissent un peu plus tard. Les genêts sont très beaux mais ils prennent le dessus sur le reste de la végétation et de plus en plus de place, même dans les sentiers et les chemins. Enfin, dernière raison non négligeable quant au choix de cette petite balade, c’est le printemps et la promesse d’une Nature qui s’éveille de plus en plus. J’en ai déjà fait le constat autour de ma maison.  Nous venons de déjeuner tôt et il est 11h45 quand nous démarrons. L’aspect pratique et intéressant est que le sentier s’élève directement derrière notre maison, direction les antennes relais et le château d’eau. Nous n’avons pas encore fait 10 mètres que le spectacle s’offre déjà à nous sous les traits d’un couple de couleuvres à échelons qui s’accouplent au pied d’une ruine. Le temps de quelques photos, et les deux « amoureux timides » partent se réfugier dans le trou d’un muret. Quelques oiseaux et papillons, des fleurs nouvelles à profusion qu’il faut parfois savoir observer de très près pour apprécier leur beauté voire leur originalité et voilà qu’un autre spectacle merveilleux mais très inattendu se présente à nous. Cette fois, il s’agit de trois cervidés qui paissent tranquilles dans un pré juste en dessous du chemin. Sans doute une biche et ses deux faons car si le plus grand reste visible, les deux autres semblent plus petits et disparaissent plus facilement dans l’épaisse végétation. De temps à autre, on aperçoit leur dos ou leur arrière-train mais c’est tout. Et savez-vous ce qu’ils savourent ? Des genêts bien sûr ! Caché moi-même derrière d’autres genêts, j’ai tout loisir de photographier le plus grand avant que peu à peu il ne s’éclipse dans un bois trop touffu. Les genêts parlons-en ! En une année, ceux qui occupaient le chemin ont bien grandi, des nouveaux ont vu le jour,  ont bien poussé et il nous faut carrément les pénétrer et zigzaguer au milieu d’une « futaie » flamboyante pour parvenir à poursuivre. Moi qui suis allergique au pollen, bonjour ma guérison ! Par bonheur ça ne dure pas trop longtemps et quand la ferme à Philippe se présente, la piste redevient quasiment normale. Voilà 8 mois que je ne suis plus revenu ici, depuis cette fameuse semaine où j’avais ramassé des mûres sous les cris des veaux et de leur mère et la présence « mystique » d’une présumée Dame Blanche. Le premier jour, les veaux étaient partis à l’abattoir. Leurs mères et pères sous d’autres cieux dès le lendemain car Philippe avait cédé tout son troupeau à un autre éleveur. Quant à la Dame Blanche, elle était restée quelques jours dans ma tête mais depuis elle s’était volatilisée elle aussi. Oui, aujourd’hui tout n’est que silence et donc tristesse. Il n’y a plus aucun meuglement de bovins. Les chiens ne sont plus là à vociférer quand on passe. Le chat noir et blanc de la ferme qui était là pour manger les souris, Dany vient de le découvrir quelques minutes auparavant tout desséché sur le bas-côté du chemin. Ça nous a attristés même si nous ne le connaissions pas plus que ça. Nous aimons les chats et les animaux en général. Dans cette désolation, seul un Bruant proyer picorant sans gêne les fleurs d’un genêt a retenu mon attention et celle de mon appareil-photo. En quittant les lieux, je veux positiver et je me dis qu’il y a quand même une bonne nouvelle à retenir dans cette profusion de mauvaises. Cette bonne nouvelle s’appelle Flip. Flip, c’était le second chat de la ferme au temps où Philippe y travaillait encore d’où son nom car au départ nous l’appelions « le chat à Philippe ». Puis la contraction en Flip est venue tout naturellement. Depuis que nous avions perdu nos deux chats Noxi et Zouzou, il avait pris pour habitude de nous rendre visite. Livré à lui-même et à cause d’un ulcère à un œil, nous l’avions recueilli quelques jours avant mon Covid. Sans soin, il aurait perdu l’œil et sans doute la vie nous avait dit la véto ! L’ulcère se serait sans doute propagé vers le cerveau avait-elle rajouté. Aujourd’hui, Flip a retrouvé un œil normal, il est sauvé, vit avec nous et n’a pas l’air de s’en plaindre. Voilà ce qu’il nous reste de concret de cette ferme sans vie à l’instant où nous la quittons. Après les couleuvres, les biches, les souvenirs contrastés liés à cette ferme, on pourrait penser que par la force des choses la suite est moins attractive. Mais non ! Les fleurs et les papillons me freinent constamment. Les oiseaux, eux, m’arrêtent carrément et quand c’est le cas Dany se montre pleine de compréhension. Je ne fais pas trois mètres sans qu’il n’y ait pas quelque chose à photographier. Et encore, je fais en sorte de ne photographier qu’un spécimen de papillon ou de fleur dès lors qu’une photo antérieure est réussie. Pour Dany et moi, cette petite marche nous rend excessivement heureux. Je revis et Dany avec moi, elle qui s’est tant inquiétée à cause de ma santé chancelante. Oui, je peux aisément comprendre que ces mois de février et de mars si terribles pour moi ont été bien longs et bien difficiles pour elle. Psychologiquement. Aujourd’hui, marcher c’est se rétablir, mais c’est aussi tenter d’effacer ce passé. Cette balade, nous la voulons positive. Elle prend plaisir à randonner et moi, je rajoute à cette passion de la marche celle pour la photo naturaliste. Fleurs et papillons à profusion et oiseaux en nette progression depuis que nous sommes là, même si pour l’instant quelques espèces manquent encore à l’appel. Par bonheur, les hirondelles, les rougequeues, les mésanges, les moineaux et les merles viennent un peu réparer cette raréfaction dont malheureusement je sais qu’elle est chronique. Mésanges charbonnières et rougequeues noirs occupent les quelques nichoirs que nous avons mis autour de la maison et c’est toujours un réel plaisir de voir les parents nourrir leur progéniture. Ce sont journellement des centaines voire des milliers de va-et-vient incessants auxquels on assiste.  Cette balade du bonheur pour nous se termine sur une autre note positive, celle de la vision rapprochée du clocher de l’église Saint-Etienne d’Urbanya qui a été magnifiquement restauré. En 2020, nous l’avions quitté en pleins travaux. Si pour moi, le démarrage de cette courte balade a été laborieux à cause de quelques dyspnées, par bonheur, elles ont assez vite disparu et c’est très encourageant pour la suite. Bien sûr, je reste conscient que 3,8km ce n’est qu’une très courte distance pour n’importe quel randonneur aguerri ou pas mais pour moi, il était important que je la finisse correctement. Je suis ravi d’y être parvenu et je sais déjà qu’il y en aura d’autres. Aussi courtes ? Plus longues ? Dans l’immédiat, ce n’est pas important et l’essentiel est d’être debout sur mes deux pieds et d’être capable de marcher. Cartes IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

     

    (*) Les genêts d’Urbanya : Ici à Urbanya, on peut découvrir plusieurs espèces de genêts mais encore faut-il être aguerri à cette reconnaissance, ce qui n’est pas mon cas, loin s’en faut. Il est vrai que certaines espèces sont relativement proches sur le plan visuel et ce d’autant, que leurs différences se résument parfois à quelques détails que seul un botaniste saura analyser avec pertinence (fleurs, branches, feuilles, gousses, etc…). Les genêts appartiennent à la famille des Fabacées (Fabaceae) tout comme les cytises et les spartiers et leurs fleurs sont le plus souvent de couleur jaune.

    - Dans le Haut-Conflent et au printemps, les plus communs sont les Genêts à balais (Cytisus scoparius), les Genêts ou spartiers purgatifs ou genêts oroméditerranéens (Cytisus oromediterraneus), les Faux-genêts d’Espagne encore appelés Spartier à tiges de jonc (Spartium junceum), les Genêts cendrés (Genista cinerea), les Genêts de Catalogne (Cytisus arboreus subsp.catalaunicus) et les Genêts d’Espagne (Genista hispanica). Bien d’autres sont présents mais parfois en d’autres saisons ou moins visibles. Citons le Genêt bleu (Erinacea anthyllis), le Genêt du Dauphiné (Genista delphinensis), le Genêt ailé (Genista sagittalis), le Genêt des teinturiers (Genista tinctoria) que l'on trouve plus haut en altitude, le Genêt scorpion ou épineux (Genista scorpius) très piquant comme son nom l'indique et enfin d'autres plus rares encore comme le Genêt d'Angleterre (Genista anglica).


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  • Ce diaporama est agrémenté d'un medley de 3 morceaux de musique joués par la pianiste hongroise Adrienne Hauser. Ils ont pour titre : "Ballade slave" et "L'Isle Joyeuse" de Claude Debussy et "Jeux d'eau" de Maurice Ravel.

    La Chapelle Saint Joseph de Torremilà depuis Saint-Estève

    La Chapelle Saint Joseph de Torremilà depuis Saint-Estève

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    Quand ce matin-là 19 mars, j’ai décidé que mon après-midi serait consacrée à une balade pédestre, au départ c’était comme je le fais souvent une sortie sans itinéraire précis car tournée presque essentiellement vers la photographie naturaliste, ce dernier mot étant pris dans son sens le plus large car incluant bien sûr les fleurs et les animaux mais aussi tout ce qui me paraîtrait beau ou digne d’intérêt devant mon objectif. Puis finalement, je me suis dit « pourquoi ne pas imaginer un parcours et s’y tenir en y alliant la photo naturaliste ? ». Oui, cette idée qui venait de germer dans ma tête me plaisait bien ! Aussitôt je me suis penché sur la carte IGN top 25 de ma commune et c’est ainsi qu’est née cette balade à « la Chapelle Saint-Joseph de Torremilà ». Cette chapelle, je ne la connais pas vraiment. Je ne l’ai vu qu’une seule fois lors d’une sortie en VTT et donc par hasard. Elle était fermée et je n’avais pas insisté.  Je me mets donc en quête d’en savoir un peu plus. C’est donc avec étonnement que je découvre sur Internet que cette petite chapelle a un site qui lui est consacré (et quelques autres plus succincts), qu’elle a une Histoire assez ancienne, qu’elle a connu bien des vicissitudes et a failli tomber en ruines, qu’elle a ses « amoureux » réunis en association qui se sont démenés pour lui donner une nouvelle vie, qu’elle a un cérémonial du nom de « Bénédiction des cartables », et donc qu’il y a depuis longtemps une réelle ferveur autour d’elle. A chaque 1er mai, on y célèbre aussi un Aplec, mais en Catalogne, c'est une tradition avec messe et parfois carrément un pèlerinage où les fidèles rendent hommage à la Vierge.  La sardane y est très souvent à l'honneur. Il faut d'ailleurs mettre ce mot au pluriel car des Aplecs, il y en a un peu partout en Catalogne et jamais à la même date. Oh ! Je ne me fais guère d’illusion et j’imagine déjà que je vais la trouver une nouvelle fois fermée, mais mon objectif de balade est arrêté et de surcroît je sais que je vais partir marcher en connaissant l’essentiel de ce qu’il faut savoir. Si « ne pas marcher idiot » reste ma devise, là je vais démarrer déjà bien « éclairé » sur cette chapelle ! Il est 13h30 quand je démarre de mon domicile, direction l’étang de Saint-Estève et plus précisément son déversoir, vrai point de départ de cette balade. Je fais un tour complet de l’étang afin de prendre quelques photos de la faune qui l’occupe. Assez rapidement plusieurs sont dans « la boîte » alors je continue vers le déversoir sans trop m’appesantir. Ce déversoir, c’est en réalité le Correc de la Corregada, petit ruisseau,  que je vais poursuivre en longeant sa rive gauche mais au préalable il faut traverser avec prudence un grand carrefour. Ce ruisseau et ce chemin, je les connais bien car les oiseaux y sont souvent très présents et de ce fait, je viens ici régulièrement pour tenter de les photographier. Paradoxalement, cette fois-ci, ce ne sont pas des oiseaux qui attirent mon regard en premier mais un petit poisson et un serpent, les deux étant à quelques centimètres l’un de l’autre dans l’eau limpide du ruisseau à proximité d’une buse en béton.  J’en suis même à me demander si le serpent n’a pas des intentions belliqueuses à l’encontre du poisson qui est constamment immobile. Mais non, le serpent se réfugie dans les roseaux de la berge et le poisson continue à faire le mort. Après de nombreuses photos plus ou moins réussies de cette « fable », je continue l’itinéraire et si les oiseaux sont bien présents, seuls un serin et une fauvette se laissent gentiment photographier. Depuis la traversée du carrefour, j’ai mis presque une heure pour accomplir les 250m qui me sépare désormais de lui .Il est vrai qu’outre les oiseaux, j’ai également photographié beaucoup la flore. Il est temps de quitter le ruisseau.  Ici, et à une vingtaine de mètres avant un pin, je sais qu’il me faut le quitter pour un étroit sentier qui entre à gauche dans la garrigue. Comme ce petit sentier n’est pas simple à trouver, j’ai disposé moi-même quelques gros galets en guise de cairn. Il est souvent embroussaillé par les cistes et les ajoncs mais aujourd’hui par chance il est étroit mais encore praticable. Une machette ou une serpe ne sont donc pas utiles. Il passe derrière la ruine d’un casot puis continue dans  cette immense zone que les géographes appellent la « Plaine de Torremilà ». Composée presque essentiellement de garrigues et de vignobles mais aussi de rares vergers et oliveraies et d’une zone humide temporaire, cette zone s’étend grosso-modo depuis la ZAE de Saint-Estève dite de La Mirande jusqu’à l’aéroport de Perpignan-La Llabanère et au quartier du Haut-Vernet à Perpignan. Inscrite à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (I.N.P.N) comme Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F), je regrette d y’voir s’étendre de plus en plus les nombreuses décharges sauvages, les entreprises et les vastes implantations en panneaux photovoltaïques, espérant que les pouvoirs publics auront la clairvoyance de laisser un peu de place à la Nature, préservant ainsi les quelques espèces rares, protégées et « déterminantes » qui habitent ou s’arrêtent ici lors de leur migration. Si je viens souvent par ici, c’est pour elle : la Nature ! Et malheureusement je la vois se réduire comme peau de chagrin. Connaissant bien les lieux (une partie de mon Circuit de l'Eau y passait déjà), aujourd’hui, je fais en sorte d’éviter les déchetteries sauvages pour donner une priorité à la faune et à la flore. La chance est avec moi car les oiseaux sont nombreux et parfois même assez étonnants. C’est ainsi que deux chevaux dans un pré sont suivis par un petit groupe de hérons garde-bœufs. Une fois encore, j’y passe un temp infini mais ce spectacle le mérite. En me voyant, les chevaux viennent vers moi mais se ravisent au dernier instant. Dommage car les garde-bœufs les suivaient comme leur ombre. Plus loin et à l’instant même où je traverse la D.5, ce sont des grands corbeaux freux qui viennent se poser à une idéale distance de mon appareil-photo. Garde-bœufs et corbeaux, voilà des volatiles que je ne photographie pas tous les jours ! Je continue vers la chapelle. Ici le chemin devient asphalté mais il n’en est pas pour autant désagréable circulant autour de quelques mas isolés entourés de vignobles. Ici les passereaux sont bien présents aussi, différents de ceux de la garrigue, mais plus difficiles à discerner au milieu des vignes. L’itinéraire est simple mais zigzague dans cette « morne plaine » comme aurait dit Napoléon en évoquant Waterloo dans le célèbre poème de Victor Hugo « L'expiation ». Il faut dire que la météo s’est bien dégradée depuis mon départ et la luminosité n’est pas géniale. Au niveau du Mas des Oliviers, je quitte enfin le bitume pour emprunter un itinéraire plus incertain qui se faufile entre vignes et une haute clôture agrémentée de cyprès. Finalement, la chapelle Saint-Joseph est là sur ma droite et j’y file presque tout droit par l’itinéraire le plus praticable. Comme prévue, elle est fermée, alors je me contente de quelques photos de son extérieur mais en le photographiant sous tous les angles. Quant à son intérieur, les photos sont rares sur Internet mais je n’ai aucune difficulté à imaginer une certaine sobriété. Je flâne sous les pins, y photographie la flore présente, des moineaux,  un papillon puis un rapace qui apparemment occupe une ruine mitoyenne. Dérangé, le rapace a décidé que l’heure de la chasse était venue et le voilà qui entreprend un vol stationnaire non loin de la chapelle. Je réussis à le photographier. De mon côté, l’heure est venue de sortir mon GPS et de regarder le tracé que j’y ai enregistré. En effet, pour revenir à Saint-Estève, j’ai dessiné un itinéraire dont je n’ai aucune certitude car pour les trois-quarts au moins je ne le connais pas.  Ma méconnaissance commence ici même car je me suis fié à une seule vue aérienne visionnée sur Internet. Le GPS m’entraîne vers le nord de la chapelle puis il bifurque, longe un long et haut talus puis se dirige vers le minuscule ruisseau de La Llabanère (La Llavanera sur la carte IGN) puis c’est la route D.5. J’ai un peu galéré dans les broussailles mais finalement la route est là.  Là, je continue de l’autre côté de la route en suivant encore le ruisseau de la Llabanère. Finalement, le parcours que j’ai dessiné et enregistré sur mon GPS a été bien plus praticable que je ne l’avais craint même si quelques portions ont nécessité de zigzaguer entre des broussailles. La suite devient bien meilleure et un large chemin s’éloigne de la route D.5 pour s’en rapprocher de nouveau. Un coup d’œil sur mon bout de carte IGN me permet de retrouver un itinéraire plus éloigné de la route. Ce dernier file vers le sud du lieu-dit Planals de les Basses où un cheval qui s’ennuie dans son box vient vers moi sans aucune hésitation. Il semble apprécier les quelques biscuits moelleux et la pomme que je lui tends au travers du grillage qui nous sépare. En l’absence de mets supplémentaires, il ne juge pas utile de poursuivre cette « conversation » silencieuse et gourmande.  Il tourne les talons de ses sabots et pour me montrer sa colère, il entreprend quelques ruades tout en émettant de bruyants hennissements. Le tout avec un « zizi » bien en érection. Comme le chantait Brassens « la bandaison papa ça ne se commande pas ! » Non, je ne suis pas Robert Redford, je ne murmure pas à l’oreille des chevaux, je les comprends encore moins et j’ignore pourquoi il agit ainsi ? Je laisse « le petit cheval blanc » derrière moi et poursuis mon chemin. La suite devient très simple et le centre médical avec la clinique Supervaltech et les autres bâtiments me servent de point de mire. Il suffit de traverser quelques vignobles et champs en jachère pour y parvenir. C’est sur cette portion du parcours que les passereaux sont les plus présents et les plus divers. Dans cette diversité, les tariers pâtres, les rougequeues noirs et les alouettes sont de très loin les plus nombreux. Pourtant, les mœurs de ces trois espèces sont bien différentes et parfois même à l’opposé. Les tariers occupent essentiellement les champs en jachères et les zones à garrigue, sont peu craintifs, se perchent sur des hauteurs et en général ils se laissent gentiment photographier, alors que les alouettes sont posées au sol au milieu des vignes, détalent à la moindre alerte et de ce fait, il faut beaucoup de chance pour en immortaliser au moins une. Les rougequeues noirs n’ont pas de préférence et ils occupent tous les biotopes. Outre ces trois espèces, il y a par bonheur toute une pléiade d’autres passereaux plus ou moins photographiables et notamment des serins, des grives, des chardonnerets et des fauvettes. J’y passe un temps incalculable mais le résultat est à la hauteur de ma patience même si les photos ne sont pas toujours parfaites. Quand l’étang se présente, j’en fais encore une fois le tour histoire de quelques animaux nouveaux mais non ce sont les mêmes qu’au départ. Je sais qu’il est temps pour moi de ranger mon appareil-photo. Ainsi se termine cette boucle de ma composition. Je suis relativement satisfait car à part quelques difficultés après la chapelle dues aux broussailles, j’ai globalement respecté le parcours que je m’étais fixé et que j’avais dessiné sur la carte IGN et enregistré dans mon GPS. Au départ, ce n’était pas évident. Si la découverte de la chapelle ne m’a rien apporté de nouveau que je ne savais déjà, l’avifaune aperçue et celle photographiée ont été bien au-delà de mes espérances. Ajoutons à cela, une flore intéressante, quelques premiers papillons printaniers, les chevaux, le poisson et le serpent et j’ai été amplement ravi de cette balade champêtre et que je voulais absolument naturaliste. Malheureusement, cette visite à Saint-Joseph de Torremilà ne m’a protégé du fléau de la maladie puisque quelques jours plus tard, le 24 mars j’entrais aux urgences de l’hôpital de Perpignan pour la Covid doublée d’une embolie pulmonaire. Par contre, peut-être Saint Joseph était-il là pour m’apporter cette force intérieure qui m’a permis de m’en sortir après 15 jours d’hospitalisation ? Au départ de chez moi, cette balade a été longue de 8km1. Un peu moins bien sûr si on fixe le déversoir de l’étang comme ligne de départ. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.


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  • Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques de films extraites d'une compilation YouTube intitulée "Best Epic Soundtracks From Movies". Elles ont pour titres : "Spider Man/Home Coming" de Michael Giacchino, "Fantastic Beasts and Where to Find Them" de James Newton Howard , "Pan" de John Powell, "Moania/Vaiana La Légende du Bout du Monde" de Fyrosand"Gigantic" de SkewSound et "A Dog's Purpose" de Rachel Portman.

    La Boucle du Sentier pastoral de la garrigue à Caves (Aude)

    La Boucle du Sentier pastoral de la garrigue à Caves (Aude)

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    On a beau s’intéresser à la randonnée pédestre depuis des années, on ne connaît jamais tout, même pas très loin de chez soi. C’est le constat que j’ai fait en découvrant sur une carte IGN de l’Aude qu’il existait depuis 2014 une Grande Randonnée de Pays (GRP) intitulée « Sentier de l’Ancienne frontière occitano-catalane ». Bien qu’assez confus dans sa présentation ; car avec une pléthore de balades ; le dépliant que j’ai analysé indiquait une boucle « Feuilla-Fitou-Feuilla » de 27 km réalisable en 2 jours mais passant apparemment par le village de Caves. De fil en aiguille, c’est ainsi que j’ai découvert dans cette commune  une « Boucle du Sentier de la Garrigue ». J’ai donc continué mes recherches et pour être tout à fait juste, je me suis fié au site Visorando qui proposait une « Boucle pastorale de Caves ». En réalité, il s’agissait bien d’une seule et même boucle, raison pour laquelle afin de couper court à toute possibilité d’erreur ou de confusion j’ai donné à ma balade le nom de « Boucle du Sentier pastoral de la garrigue à Caves ». En effet, et avant même de démarrer mais connaissant bien d’autres secteurs des Corbières Maritimes, comment imaginer que des bergers aient pu ignorer cet endroit en particulier ?  Le mot « pastoral » n’est donc pas usurpé. A Caves, il est 9h30 quand nous rangeons notre voiture sur le parking qui jouxte le foyer. Nous démarrons en nous fiant au topo que j’ai imprimé et qui nous dit d’emprunter l’avenue de la Mer, qui est en réalité la rue principale continuité de la D.27 par laquelle nous venons d’arriver. Peu après, nous la quittons au profit de la rue de la Grange Rouge. De toute façon, dans cette dernière rue, le parcours est déjà balisé en jaune (PR) et en jaune et rouge (GRP) et il est donc assez facile de suivre la bonne direction  pour sortir du village et ainsi trouver le tunnel passant sous l’autoroute. La suite est encore plus simple puisque dès la sortie du tunnel, et au lieu-dit Artigue,  quelques panonceaux directionnels sont déjà bien présents. Le nôtre est là aussi, indiquant la direction et la distance restant à parcourir : « Boucle Sentier de la Garrigue -PR- 9,1km ». Les dés sont jetés. Si Dany paraît confiante, et c’est normal car ses problèmes de hanches vont beaucoup mieux, de mon côté, je suis plus réservé. En effet, nous sommes le 10 mars et voilà moins d’un mois ; le 19 février exactement ; que 3 stents m’ont été posé sur les coronaires suite à deux ou trois angors successifs mais inédits. 3 jours à l’hosto que j’ai mal vécus car ces problèmes cardiaques étaient nouveaux pour moi et surtout si inattendus. Oui, j’ai beaucoup pensé à la mort pendant ces 3 jours au point que j’ai ressenti le besoin de l’écrire dans Mon Journal Mensuel sous un article qui avait pour titre « 3 jours à l’hosto…3 jours de philosophie ». De surcroît , j’ai été très fatigué dans les 10 jours qui ont suivi ma sortie de l’hosto. Puis comme si un ressort avait jailli dans mon corps, la forme est revenue aussi soudainement qu’elle était partie, raison pour laquelle nous sommes au départ de cette modeste balade d’une dizaine de kilomètres. C’est moi qui l’ai voulu ainsi. Si le besoin de marcher et d’aller à la rencontre de la Nature est déjà là, celui de me prouver que je peux faire les mêmes choses qu’avant est encore plus important à mes yeux. Certains y verront peut être une fierté mal placée alors que je n’y vois qu’une nécessité quasiment vitale. Depuis de longues années, la marche pédestre est presque devenue pour moi un principe de vie. Bien sûr, ici pas question de speeder. Et si Dany démarre d’une bonne foulée, j’en suis déjà à flâner en photographiant des fleurs déjà bien présentes. Pourtant, je respire normalement et sans essoufflements, ce qui ne m'était plus arrivé depuis très longtemps. Je suis enchanté ! Cette flore que je photographie est au delà de mes espérances, avec des genêts, des iris, des narcisses, des ophrys et quelques autres encore qu’il me faudra identifier en rentrant. Parmi toutes ces fleurs, les orchis sont ceux qui retiennent le plus mon attention, à cause de leur beauté certes, mais surtout à cause de leurs différences de couleurs et de tailles. Pourtant, j’ai le sentiment qu’il ne s’agit que d'une seule espèce qu'on appelle Orchis géant. Quant à mon autre passion que sont les oiseaux, au départ je ne me fais guère d’illusions, car en marchant à deux ce n’est jamais la panacée pour les photographier, surtout dans un décor de garrigues comme celui qui est devant moi, touffu à l’extrême.  Quelques-uns pourtant ; mais le plus souvent inattendus ; auront la délicatesse de poser gentiment devant mon objectif. Pour tout le reste de ce que j’ai lu dans le topo consacré au « GRP Sentier de l’Ancienne frontière occitano-catalane » tout est vrai ! La garrigue est magnifique, surtout en cette saison. Les vues sur les étangs et la Méditerranée sont exceptionnelles et encore plus grandioses quand on est au  sommet d’une plateforme d’un poste de chasse. Cela est vrai même quand on déteste la chasse !  Rajoutons-y quelques vues sympas sur le village à un instant donné et on pourrait presque parodier Audiard et Gabin et affirmer que « Caves se rebiffe ! » Comme indiqué aussi, les vieilles pierres sont très nombreuses dans tous les décors et sont visibles sous la forme de murets, bergeries, chemins creux, capitelle, orris, puit et autres terrasses de cultures. Oui, tout cela est bien visible mais il faut quand même y rajouter que les lieux traversés ou aperçus sont parfois agréables et étonnants. C’est le cas notamment dès lors que l’on chemine en balcon la combe qui a été creusée par le Rieu. Ce petit ruisseau est si asséché qu’on s’interroge sur le temps qu’il lui a fallu pour effectuer cette saignée . Il va en être ainsi quasiment jusqu’au lieu-dit le Fournas où là l’itinéraire se décide à faire demi-tour. Comme je le fais souvent, je flâne de manière extrême. Quand Dany est occupée avec son portable, je me mets en quête d'ausculter une pierre minée par les lichens. J'vois des visages et des dessins de toutes sortes.  J’examine aussi mon bout de carte et prend plaisir à analyser les noms des lieux-dits écrits en langue romane essayant de leur trouver une résonance « française » et encore mieux une explication : la Mort del Turc,  les Roques Negres, le Pla des Artigues, Les Luquiès pour n’évoquer que ceux notés au sein du parcours. Il est vrai aussi qu'avant de partir, j'ai lu pas mal d’histoires à propos du village de Caves. Celle de son église dédiée à Sainte-Germaine de Pibrac mérite qu’on s’y intéresse car elle est assez insolite et bourrée de valeurs morales et religieuses. Il y en a bien d'autres.  Oui, nous avons pris beaucoup de plaisir à faire cette balade, qui est plus est, avec une météo remarquable. Mais au-delà de ce bonheur, la plus grande satisfaction a été de la finir en très bonne forme. Malheureusement, ça ne durera pas mais ça c’est une autre histoire à venir que je ne connais pas encore à l’instant où je termine celle-ci. Ainsi va la vie avec ses hauts et ses bas. Aujourd’hui, la vie m’a offert un haut et c’est bien d’avoir pu le saisir. Cette randonnée est donnée pour 10km, un dénivelé de 160m et à faire en 3h. Arrêts et pique-nique inclus, nous avons mis 4h45. A éviter l’été et bien sûr un jour de grosse canicule. Eau en quantité suffisante et bonnes chaussures sont recommandées sur un terrain le plus souvent caillouteux. Carte IGN 2547 OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

     


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  • Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons des Beatles en version instrumentale jouées par le Riga Recording Studio Orchestra. Elles ont pour titres : "The Long And Winding Road" et "Mother Nature's Son".

    Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas

    Le Sentier de Découverte du Crest Petit et Les Comes à Baixas

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    L’expression qui dit « qu’à toute chose malheur est bon », je pourrais presque l’accommoder à ce « Sentier de découverte du Crest Petit » à Baixas. En effet, sans la Covid et les mesures restrictives prises par le gouvernement, il est fort probable que Dany et moi n’aurions  jamais découvert ce tout petit parcours pédestre, pourtant tout près de chez nous. Pour randonner, nous avons toujours tendance à ignorer la proximité pour aller voir bien plus loin et le plus souvent bien plus haut. Quoi de plus normal après tout ? Actuellement, certains hommes ne dépensent-ils pas des milliards pour aller dans l'espace et même sur Mars ? Restons plus modestes, cette balade est gratuite !  Il faut savoir que sur Internet, ce parcours est le plus souvent présenté comme « le sentier de découverte du patrimoine vigneron ». Ce patrimoine vigneron, c’est celui du Domaine Dom Brial, cave coopérative ô combien renommée bien au-delà des frontières de notre beau département des P.O et même de la France. Jugez plutôt. Dom Brial regroupe 247 coopérateurs qui exploitent 2 100 hectares de vin du Roussillon, pour une production annuelle moyenne de 85 000 hectolitres (extrait du site Dom Brial). En 2020 et pour la seconde année consécutive, elle s’est imposée comme Meilleure Cave Coopérative de France au Berliner Wein Trophy et la Cave du Roussillon la plus récompensée au Concours Général Agricole (extrait d'un article de l'Indépendant du 30/06/2020). Le sentier, lui, est une vitrine commerciale grandeur nature, disposant de panneaux d’informations et d’un système d’audio guide permettant de fournir toutes les explications nécessaires aux oenotouristes. Enfin tout ça, je suppose que ça fonctionnait avant l’apparition de la Covid ! A mi-parcours, il y a une petite aire de pique-nique et une table d’orientation est présente au point culminant (210 m). C’est donc ce petit sentier que nous avons découvert par hasard une première fois car ce jour-là notre idée première était de relier Baixas à Calce.  Nous avons changé notre fusil d'épaule et avons donné la préférence à ce petit parcours dans sa version « originelle et vigneronne ». Puis nous y sommes retournés quelques semaines plus tard dans une version que j’ai jugée utile de rallonger et qui au départ devait nous amener une nouvelle fois jusqu'à Calce. Une tendinite à un  genou m'obligea une fois encore à ne pas aller jusqu'à Calce. C’est donc cette nouvelle version plus longue mais quand même un peu réduite par les circonstances que j’explique ici. En ce 17 février 2021, elle va bien au delà du lieu-dit « Crest Petit » (Petite Crête) et se poursuit par la piste forestière qui traverse « Les Comes » (Les Combes), piste déjà empruntée lors d’une autre balade que j’avais intitulée «  le Roc Redoun et les Coumos de la Quirro » A vrai dire, les variantes et les découvertes possibles sont multiples : aller visiter Calce bien sûr, monter jusqu’au Roc Redoun (Roc Redon), visiter la chapelle Sainte-Catherine de Baixas et l’ancienne carrière de marbre, etc…Notre version est donc des plus simples. Il est vrai que ce jour-là je voulais privilégier la découverte de la flore et de la faune de ce secteur et de cette saison pré-printanière. Nous y avons passé du temps ; avec l'assentiment compréhensif de Dany ; mais le résultat a été conforme à mes espérances.  En effet, n’est-ce pas assez rarissime de voir au cours d’une même petite balade un lapin de garenne et une perdrix rouge auxquels on peut rajouter quelques habituels papillons et passereaux et même un criquet de surcroît égyptien ? Telle qu’effectuée (trace rouge sur la carte), cette balade a été longue de 5,7km environ. Le dénivelé est très modeste puisque le départ est à une altitude de 112m et la table d’orientation au Crest Petit à 210m. Précisons aussi que le départ ne s'effectue pas de Baixas même (bien que ça reste possible !) mais d'un chemin qui se trouve à droite de la D.18 direction Calce. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.


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  • Ce diaporama est agrémenté de la musique tirée de la bande originale du film "Papillon" avec Steve McQueen et Dustin Hoffman. Elle est signée Jerry Goldsmith. Les différentes versions sont interprétées ici par The City of Prague String Musicians dirigé par Dominik Hauser (Instrumental), par Engel Humperdinck (Chant), par Alborz Aeini (harmonica) et Omid Eskandar (guitare), par The Moment String Quartet (Intrumental), par Patrick Norman (chant) et enfin par Manoochehr Mantegh (harmonica).

    Le Sentier de Découvertes et d'agrément de Néfiach

    Le Sentier de Découvertes et d'agrément de Néfiach

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    Samedi 23 janvier 2021, 10h. Avec Dany, nous sommes à Néfiach pour réaliser une randonnée qui a pour nom « Le Sentier de découvertes et d’agrément de Néfiach ». J’ai eu connaissance de ce circuit pédestre grâce à Patricia qui gère le blog  « A pied dans le 66 ». Sur ma demande, Patricia m’a gentiment transmis un tracé GPS allant de Néfiach à Caladroy et retour par une boucle empruntant en grande partie le sentier en question. Son tracé est donc un peu différent et un peu plus long que celui que nous envisageons de parcourir car le nôtre se veut plus proche du tracé originel inauguré en novembre 2011. Inauguré en grandes pompes car avec les principales « huiles » du département et de la Région, si j’en crois ce que j’ai lu sur Internet. Parmi ses personnages haut placés, le regretté Christian Bourquin dont on connaissait la passion pour la randonnée pédestre. Internet nous apprend aussi que ce sentier a été réalisé sous l’égide de la Charte Intercommunale du canton de Millas dont dépend le village, avec le concours de la mairie de Néfiach, de l’Office National des Forêts, de la Fédération Française de la randonnée et le soutien financier de la Région Languedoc Roussillon et du Conseil Général des Pyrénées Orientales. Certes j’apprends aussi qu’il s’agit d’un sentier d’interprétation avec 11 plaques botaniques, 5 pupitres dits d’agréments et une table d’orientation mais pourquoi autant d’intérêts pour un parcours pédestre qui est censé parcourir somme toute que des paysages de garrigues et de vignobles ? Parce que l’intention des concepteurs de la Charte Intercommunale du canton Millas est de créer en finalité un réseau de sentiers reliant les différentes communes entre elles créant ainsi un grande boucle pédestre autour de Millas. Quel beau projet en perspective ! Si tout ça me plaît bien, j’essaie de savoir si le projet a vu le jour 10 plus tard ? Et là, je ne trouve pas grand-chose quand au site de la Charte Intercommunale du canton de Millas, un message indique constamment qu’une mise à jour est en cours. Le décès prématuré et si soudain de Christian Bourquin aurait-il mis fin à ce beau projet ? Je le crains ! Au-delà de toutes ces considérations, une question me taraude avant de  démarrer: « La garrigue néfiachoise serait-elle si différente du reste de la garrigue du Ribéral que je connais déjà si bien ? »,  « à moi de le découvrir » me dis-je comme seule réponse et en démarrant. Nous démarrons sous un ciel bizarre car d’un blanc argenté vers le sud et d’un bleu acier vers le nord. Dans l’immédiat, le soleil peine à traverser cette côte de mailles et il en sera ainsi une belle partie de la journée. A Néfiach, le démarrage s’effectue en direction du passage à gué enjambant la Têt. D’emblée, les découvertes promises dans le titre de la balade sont là. Pour moi, elles se présentent sous les traits de plusieurs bergeronnettes occupant les gravières du fleuve. Guère plus loin et toujours au bord du fleuve, une Buse et une Aigrette surveillent le rivage en quête d’une collation à se mettre sous le bec. Ravi de ces premières photos, je me dis « ça commence bien ! ». Le premier panneau botanique se présente peu après une jolie aire de pique-nique. Il est consacré au « micocoulier », arbre ô combien magnifiquement « échevelé » dans sa ramure hivernale complètement dénudée. Ici d’ailleurs, tous les arbres sont dénudés, ce qui m’arrange dans ma quête à vouloir photographier les oiseaux. Ils sont disparates en espèces mais les étourneaux sont de très loin les plus nombreux. Il en sera ainsi tout au long du parcours où les rassemblements d’étourneaux seront souvent visibles. Quelques mètres plus loin, le deuxième panneau est dédiée à l’Asperge sauvage, plante ô combien « malchanceuse » car c’est sa juvénilité qui est son principal attrait, attraction pour nous, mangeurs de « jeunes pousses » et friands d’omelettes. Encadré de cannes de Provence, l’itinéraire continue, passe devant l’entrée du domaine du Mas Galdric, le contourne et parvient jusqu’à un autre radier enjambant un fossé. Mon bout de carte IGN m’apprend que ce fossé, bien rempli d’une eau limpide, est la partie aval d’un ravin prenant sa source non loin d’El Puig Alt, un Pic Haut dont l’altitude à 396 m est quand même relativement modeste. Ce ravin a pour nom « Cougouillade (*), toponymie dont on pourrait penser qu’elle parle au provençal que je suis. Mais non ! Une « Cougouillade » et une « couillonnade » (*) sont apparemment deux mots à la définition bien différente !  Si c’est ici que commence la véritable mais humble déclivité, ce n’est pas elle qui m’inquiète. Non, ce qui m’inquiète ce sont les coups de fusil qui résonnent tout autour de nous et se rapprochent au fil de notre avancée. Or mis un 4x4 planqué derrière un bosquet, nous ne voyons personne, pourtant nous voilà contraints de nous mettre à crier pour que les tirs s’arrêtent. Ce n’est pas très rassurant et ce d’autant que nous n’avons pas pensé à prendre nos gilets fluo ! Je m’interroge : « Est-il normal qu’un sentier pédestre qui se veut « d’agrément » soit également occupé par des chasseurs ? ». « Ne peut-on pas leur réserver d’autres zones plus éloignées de ce sentier pour chasser ? ». D’ailleurs dès le départ ce terme « d’agrément » m’a déjà interpellé quand j’ai vu certains fossés remplis d’immondices dont certains comme calcinés pour les faire disparaître. Alors je me suis dit que si des personnes sont irrespectueuses de la Nature, on ne peut pas systématiquement incriminer les communes. Dans ces circonstances, leurs tâches ne sont pas faciles et elles ne peuvent pas être en surveillance derrière chaque citoyen. C’est triste mais c’est ainsi et je le constate souvent sur ma propre commune. Alors que j’en suis à m’interroger, les tirs les plus proches s’arrêtent et les quelques-uns qui subsistent se font plus lointains. Des crissements de pneus sur une piste voisine sont-ils synonymes de fin de partie de chasse ? La suite de la balade totalement silencieuse, tranquille et solitaire me le confirme et met fin à nos angoisses. Nous pouvons désormais marcher paisiblement et profiter pleinement des vues et panoramas qui s’ouvrent tout autour de nous : Massif du Canigou, les Aspres, montagnes du Vallespir, les Albères, la Méditerranée, la Plaine du Roussillonla Vallée de la Têt et Força Réal sont les plus faciles à identifier. Seule au bord du sentier, une poubelle perchée et transformée en poste de chasse vient nous rappeler qu’ici les pouvoirs publics n’ont pas su choisir entre chasseurs et randonneurs. Auprès de la  Nature, le « tri sélectif » est encore à faire entre ceux qui la tuent et ceux qui l’aiment ! Entre ceux qui dressent en son sein des poubelles en plastique pour anéantir la faune et ceux respectueux qui ramènent leurs déchets à la maison. Le sentier continuant de s’élever, il nous offre d’autres vues : le Domaine de Caladroy puis c’est le joli Mas de la Juliane, partiellement deviné au travers des arbres. Finalement et malgré l’heure précoce, nous arrêtons pour déjeuner au sommet d’une butte. Nous ne sommes pas loin du lieu-dit Roc Grand. Là, une ancienne vigne, aujourd’hui quasiment disparue, mais envahie désormais par une herbe bien sèche mais douillette est une invitation à s’y asseoir voire à s’y coucher.  Une petite sieste serait la bienvenue mais c’est sans compter dans cet appareil que je déteste et qui s’appelle le « téléphone portable ». Si le smartphone n’était pas trop de la partie, je pourrais presque dire que c’est un pique-nique idéal et ce d’autant que de superbes vues se dévoilent sur les montagnes enneigées du Haut-Conflent. Et puisqu’il n’est pas idéal, je pars photographier des oiseaux pendant que Dany papote au téléphone. Pinsons et un rouge-gorge occupent le secteur et m’occupent une petite heure. Je retrouve Dany qui a fini de téléphoner et l'herbe tendre pour déjeuner. Avec salades « Sodebo », sandwichs triangles et riz au lait, la table est vite dressée et le déjeuner vite expédié.   Nous repartons. Toujours très bien balisé, le sentier se poursuit entre garrigues et sous-bois et finit par s’ouvrir sur de vastes parcelles plantées de vignes et d’oliviers. Peu après, se présentent des panonceaux où différents choix directionnels sont proposés : Boucle par Caladroy plus longue ou celle vers Néfiach. Nous choisissons cette dernière. Malgré de multiples zigzags, nous gardons le cap « Sentier de découvertes et d’agrément de Néfiach » ou bien celui intitulé « Boucle Volta Néfiach ». Les deux mentions sont communes avec le circuit  que nous voulons réaliser même si des variantes restent apparemment possibles. Au pied d’El Puig Alt, le vignoble a très largement empiété sur les bois et la garrigue, offrant à nos vues d’autres décors plus ou moins lointains. Il faut encore s’élever à gauche de ce petit Puig Haut pour atteindre le point culminant de ce circuit à 343 m d’altitude. Non loin de là, une table d’orientation, face au Canigou, a été installée. Pas si « étourdis » que ça, un groupe d’étourneaux a choisi ce pinacle comme piédestal à leur grapillonnages des raisins oubliés et à leur dégustation de baies sauvages. Le sentier redescend au milieu de jolies plantations de cèdres. De ludiques panonceaux continuent à nous offrir de la lecture soit botanique soit agro-pastorale mais d’un temps révolu. Plus bas, la garrigue reprend totalement ses droits. Ici les ajoncs, les cistes cotonneux et les chênes pubescents se livrent des duels de couleurs chamarrées. Des bancs ont été élevés à bon escient pour profiter pleinement des vues et de ce spectacle coloré. Par chance, un autre spectacle se déroule devant nos yeux, c’est celui de centaines de cigognes qui apparemment partent en migration. Elles avancent au dessus du fleuve Têt dans un vol étonnant car complètement désordonné, un peu comme si elles étaient ivres et dénuées du moindre sens d’orientation. Pourtant, malgré ce désordre aérien, elles avancent et disparaissent peu à peu de notre vue. Elles ont disparu mais on reste scotché là sur notre banc comme si nous attendions de nouvelles cigognes voire un autre spectacle aussi insolite. On se résigne à repartir. Dès lors que les cicatrices d’une carrière apparaissent droit devant, l’arrivée n’est plus très loin. Si on observe cette carrière dite de Bente Farine (**) et ses proches collines alentours, on remarquera que leur géologie est quasiment identique à celle des Orgues d’Ille-sur-Têt. Oui, ces collines sont constituées des mêmes dépôts alluvionnaires composés de sables, d’argiles et d’agrégats mais avec une différence capitale, ici les cheminées de fées sont bien moins majestueuses. Alors qu’à Ille-sur-Têt, les autorités ont pris conscience des merveilles que la Nature avait façonnées pendant des lustres et de l’intérêt touristique et commercial qu’elles pouvaient générer, ici on a laissé taillader les collines pour quelques tonnages de matériaux. Il ne faut en vouloir à personne car il fut un temps où chaque arpent de terre alluvionnaire près du fleuve était synonyme d’exploitations : vignobles, vergers, jardins potagers ou carrières tout était bon à exploiter et d’ailleurs Wikipédia nous apprend que même sur le site des Orgues d’’Ille-sur-Têt, il fût un temps où l’argile fut utilisée pour fabriquer des tuiles. On laisse ces collines sur notre gauche et l’on continue à suivre le balisage qui nous amène à proximité du fleuve Têt sans pour autant l’atteindre. On emprunte une passerelle de bois et le sentier se poursuit dans un décor où les figuiers de Barbarie poussent à profusion. La ligne d’arrivée se confondant avec le passage à gué, je m’y éternise en quête de quelques volatiles supplémentaires. Mais non, seule une Bergeronnette grise me salue de ses hochements de queue. Il est 15h, nous avons beaucoup musardé et avons pris plaisir à faire cette balade.  Cette balade a été longue de 8 à 9 km environ et si je ne suis pas plus précis c’est parce que je n’ai pratiquement jamais utilisé mon GPS. Le point culminant est 343 m sous le Puig Alt peu après la table d’orientation. Néfiach étant à 115 m d’altitude, cela vous donne un aperçu de la modeste déclivité. Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.

    (*) Cougouillade : L’origine de cette toponymie serait celtique si j’en crois le livre de Pedro Bosch-Gimpera « Les mouvements celtiques-Essai de reconstitution ». Il précise qu’en Catalogne cette toponymie signifiant « cône, sommet, capuchon, etc…» abonde en relation avec le mot romain « cugutiacum-cucullae » et que l’on retrouve dans le mot catalan et espagnol « cogullada ». En France, la ville de Cogolin est un bel exemple de cette toponymie. Wikipédia nous dit « Cogolin est un promontoire s'avançant sur une plaine ; c'est ce genre de colline, que l'on appelle en provençal « cuquihon - couquihoun », qui a donné son nom à Cougoulin-Cogolin. Probablement de l'occitan coucouricoucouligougouli « cône de pin » pour désigner une hauteur. Ici, à Néfiach, on peut facilement imaginer que ce ravin de la Cougouillade qui descend directement du Puig Alt est le « ravin de la hauteur ».

    Quant au mot « couillonnade », mot dérivé de « couillon » du latin « coleus » « testicule », le Larousse nous donne la signification suivante : « Très familier : Erreur, sottise, imbécillité ou tromperie, duperie »

    (**) Bente farine ou Ventefarine : Je renvoie vers le lien de ma balade « Le Moulin de Ribaute depuis Duilhac-sous-Peyrepertuse » où je donne quelques explications de cette toponymie dans mon récit.

     


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  • Ce diaporama est agrémenté de 4 grands succès des Beatles interprétés ici par le groupe The Analogues. Ils ont pour titres : "Let It Be", "Because", "Golden Slumbers/Carry That Weight" et "A Day In The Life".

     Le Circuit de la Goutine depuis Gruissan (chemin communal 3 des Auzils)

    Le Circuit de la Goutine depuis Gruissan (chemin communal 3 des Auzils)


    Ma fille Carole habitant Gruissan, voilà déjà pas mal de temps que je traîne mes guêtres tout autour de la vieille cité audoise chère à Barberousse. Pourtant ce « Circuit de la Goutine » que je vous présente ici, je ne l’avais jamais accompli dans sa totalité. C’est donc chose faite depuis ce 16 janvier 2021. Le départ est identique à une autre balade que j’avais décrite et intitulée « Le Sentier de la Clape et la chapelle des Auzils depuis Gruissan », c’est-à-dire qu’il faut emprunter le Chemin communal des Auzils et s’arrêter à hauteur du parking où est érigée une stèle. Là, un panneau décrit la balade mais le mieux est de faire 30 m de plus sur la route puis de se fier au panonceau mentionnant « La Clape – Secteur La Goutine – 100m ». A partir de là, il y a fort peu de chance de s’égarer tant l’itinéraire est bien balisé en jaune et les panonceaux directionnels suffisamment présents. 100 mètres plus loin, le vrai départ est donné et si vous lisez déjà « 350 m » au sommet du poteau, c’est parce que chaque poteau vous donne la distance déjà parcouru depuis le premier panonceau aperçu. Signalétique très pratique, il va en être ainsi tout au long du parcours. Il est 9h30 quand je démarre. Ne soyez pas étonné d’emprunter un sentier ressemblant étrangement à un ruisseau asséché se faufilant dans une haute végétation essentiellement méditerranéenne. Oui, vous êtes bien dans un fossé ! Oui, vous êtes bien au sein d’un ruisseau qu’ici on appelle un « rec », et ce « rec » est bien celui qui a donné son nom à ce lieu-dit La Goutine, même si sur les cartes et pour le définir on trouve une toponymie pléonastique baptisée « Ruisseau du rec ». En effet, si j’en crois les toponymistes, le mot « goutine » aurait pour origine le latin « guttina » signifiant « ruisseau » ou « rigole » (extrait de « Souvenirs wisigothiques dans la toponymie de la Gaule méridionale » de Pierre-Henri Billy). Cette toponymie est confirmée dans l’ouvrage d’André Pégorier « Toponymie : Les noms de lieux en France – Glossaire des termes dialectaux » dans lequel on apprend que dans l’Aude et l’Hérault, la forme francisée « goutine » du nom « goutino » est un grand fossé. Très proches du toponyme « goutine » et avec plus ou moins la même signification en « rigole » « ruisseau » « canal » « cours d’eau », « ravin », « vallon », « source »,  etc…, on y trouve aussi dans diverses régions françaises les mots suivants : « goutau » « goutalh » « goutail » « goutè » « goutille » « goutta » « goutte » « gote » « goute », auquel on peut rajouter « goutets » comme j’avais déjà eu l’occasion de l’expliquer lors d’une jolie balade ariégeoise intitulée « Les Cabanes du Goutets ». Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive . Voilà pour la toponymie et une explication de ce chemin qui se faufile dans ce goulet direction des « marmites » de calcaire.  Bien que quasiment absente aujourd’hui, l’eau est omniprésente dans cette toponymie . Dans ce Massif de La Clape, elle a certes creusé des marmites mais également des recs, des ravins, des avens, des cavités, des grottes dont le Trou de La Crouzade que l’on aperçoit du chemin est le plus bel exemple, exemple préhistorique de surcroît bien reconnu des spécialistes qui y ont trouvé des outils et des ossements lors de fouilles.  Bien évidemment, à l’instant où je marche je suis loin de penser à tout cela, même si j’ai rapidement acquis la certitude que lors de fortes précipitations pluvieuses, marcher ici doit être infiniment problématique. Non je ne pense pas essentiellement à ça et parce que les oiseaux sont bien présents, j’en suis déjà à déambuler comme jamais. Entre vignobles, garrigues, pinèdes et collines, ma passion de la photographie ornithologique a de quoi s’exaucer. Toutefois ayant promis que je serais en famille et à table vers 12h30, il me faut constamment trouvé un compromis entre prendre mon temps pour une belle photo et ne pas m’arrêter exagérément. Les fameuses marmites sont vite là puis c’est le parking et l’aire de pique-nique des Auzils que je traverse sans trop m’appesantir. Je prends beaucoup plus mon temps au lieu-dit « la Pépinière du Rec d’Argent », d’abord parce que le lieu est plus pittoresque et me paraît plus ancien et donc plus intéressant. Ainsi, ce que je prenais pour un vieux moulin sans ses ailes est en réalité un pigeonnier datant du 18eme siècle. Quant à la ferme du Rec, on note sa présence dans des textes de 1781. Créée en 1962 par l’Office Nationale des Forêts, la pépinière du Domaine du Rec d’Argent devait servir aux boisements des stations touristiques du littoral. Je crois savoir qu’elle est en friche et inexploitée depuis quelques année. Enfin le Rec d’Argent est une source située dans une grotte et captée depuis 1868 où elle alimentait le village de Gruissan à travers un réseau de fontaines et ce jusqu'en 1956. La source est depuis quelques décennies uniquement utilisée par les habitations des alentours. C'est la seule source du plateau de Figuières dont le débit reste suffisamment constant au cours de l'année. Voilà ce que mes lectures Internet m’ont appris à postériori.  Je repars, arrêté seulement par des passereaux et quelques plantes ou fleurs qui me paraissent suffisamment intéressantes pour être photographiées. Ici, la déclivité s’accentue mais  reste modeste et finalement on atteint la partie la plus remarquable de la balade car la plus ample en paysages et panoramas. Moi, qui en 2014 est accompli en 3 jours et à pieds « le Sentier du Golfe Antique ( à paraître) », soudain je comprends mieux cette dénomination de « golfe », même si l’adjectif « antique » nécessite qu’on s’intéresse à l’Histoire, à la géographie et à la géologie pour une totale compréhension. Peu de personnes le savent mais la Clape a longtemps été une île. L’île del Lec ou d’Ellec pour les Romains et la Lycia pour les navigateurs Phéniciens. Jusqu’à qu’elle époque a-t-elle été une île ? Les avis sont très partagés et j’avoue que je n’ai pas encore tout lu à son propos. Du bord de la corniche, les vues sont incroyablement époustouflantes. Elles défilent et quand je les observe avec attention j’y vois Gruissan, la Méditerranée, des étangs, des salins, des canaux, des pinèdes, des vignobles, BagesNarbonne et un bout de La Clape derrière moi, le tout sur fond du Canigou superbement enneigé. Par la force des choses, la suite et la fin de ce circuit de La Goutine deviennent moins captivantes. Ça tombe d’autant mieux que j’ai beaucoup trop flâné et qu’il me faut presser le pas. Dans cette quête à me hâter, seule une étonnante stèle ; un « pauvre » gars qui est tombé d’une charrette en 1864 ;  et quelques passereaux et fleurs freinent mon ardeur. Il est 12h30 quand je retrouve ma voiture. Chez ma fille, peut-être aurais-je un peu de retard pour prendre l’apéro ? Et ce d’autant qu’en passant devant un parking, j’aperçois les vestiges de ce qui ressemble à une tour. Finalement, j’apprendrais plus tard qu’il s’agit d’un moulin à vent. Ce circuit est long de 6,5km pour des montées cumulées de 200 m. Le point culminant est à 127 m d’altitude sur la crête du lieu-dit Castela dominant les lieux-dits La Goutine et la Fontaine des Chevriers. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.


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  •  Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques interprétées par Richard Clayderman avec la voix de Gay Marshall extraites de l'album Desperado. Elles ont pour titre : "Desperado" , "Indigo Bay", "Un Hôtel Au Bout Du Monde"  "Super Dreaming Day" et "Flamingo Road".

    Le Circuit du Patrimoine de Baho depuis Saint-Estève

    Le Circuit du Patrimoine de Baho depuis Saint-Estève

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    Lundi 11 janvier 2021, 7h. Voilà comment est né ce « Circuit pédestre du Patrimoine de Baho ». Ce matin, comme souvent, je me suis levé tôt puis j’ai un peu flemmardé devant mon ordinateur. Je suis seul car depuis 2 jours Dany est partie garder les petits-enfants à Gruissan. Il fait un temps superbe et je me dis « pourquoi ne pas aller faire une randonnée pédestre ? » puis aussitôt « mais où aller sans voiture et en partant du domicile ? ». Avec ces conditions plutôt réduites, j’ai vite fait le tour. « Partir sans but dans la garrigue stéphanoise ? »  « Sans but, très peu pour moi ! ». « Aller photographier les oiseaux ? » « Pourquoi pas, bien que cette activité me soit déjà régulière mais le plus souvent en VTT ». « Allez visiter un village pas trop loin ? » « Oui, mais lequel puisque j’ai déjà découvert Baixas et Peyrestortes lors d’une balade que j’avais intitulée « Le Chemin des Amandiers sauvages » ? « Que me reste-t-il à voir non loin de Saint-Estève ? » A bien y réfléchir « Seulement Baho ! ». Je me replonge dans mon ordinateur et trouve une balade de 6 km dans le village de Baho et sur ses hauteurs. Ne connaissant pas de tout Baho, or mis les adresses de quelques amis, je tape « Histoire de Baho » dans Google recherche. Là, d’emblée je tombe sur plusieurs sites présentant l’Histoire et surtout son vieux patrimoine. Ils sont bien présentés et incitatifs à la découverte de la cité car il y a beaucoup de photos. Un autre site m’apprend que le village est mentionné dans les textes depuis 976 et a été édifié puis fortifié autour de son église Saint-Vincent et Saint-Jean avec les caractéristiques d’une architecture ressemblant à celle d’une « cellera ». Ayant beaucoup lu à propos de l’Histoire du Roussillon, je sais que les « celleras » sont ces fameux « celliers » médiévaux propres à la Catalogne et au Roussillon où étaient entreposés les récoltes, lesquels peu à peu étaient devenus d’abord des lieux vénérés à défendre car de nombreuses « bouches » en dépendaient. Puis carrément confrontés aux convoitises, ces « celleras » étaient devenus des hameaux fortifiés puis des villages où des seigneurs régnaient sur leurs serfs leur assurant protection et fermage. Tout cela me suffit déjà pour me donner envie d’y aller voir. Sur Internet, les sites concernant le patrimoine de Baho étant plutôt nombreux, je n’ai aucune difficulté à lister ce qu’il y a à voir, à noter des lieux, des adresses et ce d’autant que ce patrimoine est globalement visible et donc observable sur un petit périmètre. Un coup d’œil sur la carte IGN me permet de voir que Baho, comme je l’avais déjà observé à Saint-Estève lors d’une balade que j’avais intitulée  « Le Circuit de l’Eau », est entouré et veiné d’un réseau fluvial relativement important. Outre le Rec ou Canal de Vernet et Pia que j’ai bien l’intention de suivre en partie pour aller vers Baho, il y a pléthore de ruisseaux, recs et agouilles.  Je me dis qu’il y a là aussi un patrimoine à découvrir et je dessine mon parcours en tenant compte de ça. Là aussi, m’intéressant à l’Histoire de ces canaux, j’ai lu que les plus anciens dataient du 11eme siècle. Pour tout le reste, hors de Saint-Estève et de Baho, je me dis que la Nature m’offrira ce qu’elle peut, sachant que photographier la flore et la faune est devenu si nécessaire pour moi au cours de n’importe quelle balade ! Le patrimoine de Baho et une Nature à photographier, les objectifs sont arrêtés et me conviennent. Je programme le parcours prévu sur mon logiciel CartoExploreur et l’enregistre dans mon vieux GPS. Je cours à la boulangerie la plus proche, achète une baguette, confectionne 3 sandwichs avec ce que j’ai dans le frigo, prends une bouteille d’eau et voilà mon petit sac à dos prêt à être harnaché. Il est déjà 10h30 quand je sors de la maison mais après tout rien ne presse. Le ciel est toujours aussi merveilleux, et Place du 14 juillet, les quelques palmiers sous lesquels je passe pour me diriger vers la partie ancienne de Saint-Estève me laissent presque imaginer un voyage en une terre lointaine. Oui, je suis heureux de marcher sous ce beau ciel bleu. Si j’emprunte l’avenue du Général de Gaulle direction Baho, comme prévu et pour éviter au maximum l’asphalte, à hauteur de la petite rue Arago, je longe immédiatement le canal de Vernet et Pia. Du fait de son assèchement, le canal attire énormément de passereaux dans son lit. Merles, Moineaux, rougequeues noirs, pouillots et bergeronnettes et de rares mésanges constituent l’essentiel de l’avifaune présente tout au long du canal. En contrepartie et on peut le regretter, on constate qu’il sert trop souvent de dépotoir. C’est ainsi que j’y aperçois beaucoup de déchets en plastiques et ça va d’un simple sac, à des bouteilles et à des résidus de toiles de serres. Je vais même y voir un écran d’ordinateur et deux gros caissons. Au niveau de l’écluse du ruisseau de la Boule, deux bergeronnettes peu farouches trottinent sur le pont mais c’est surtout dans le ruisseau que mon attention se porte. Là, un grèbe castagneux va me faire tourner en bourrique. C’est probablement un juvénile, ce qui ne l’empêche nullement de savoir déjà pêcher. A chaque fois que j’essaie de le cadrer et de faire une mise au point sur lui, il plonge ressortant parfois plus loin au milieu des roseaux. Je me dis qu’il va falloir que j’aie beaucoup de patience si je veux le photographier correctement. Finalement et alors que je me suis donné une demi-heure pour y parvenir, il me faudra seulement la moitié car à un moment, je le vois ressortir tout près du déversoir de l’écluse avec dans le bec une grosse grenouille. Il ingurgite sa proie encore vivante à une vitesse incroyable. Finalement, et sans doute parce qu’il a le ventre plein, il s’assagit et devient moins farouche. J’ai tout le loisir de la photographier même si son obstination à rester au milieu des roseaux ne me rend pas la tâche facile. Je repars et continue de longer le canal. Je sais qu’il va me falloir le quitter à hauteur du pont de la D.616 car plus loin son itinéraire se termine dans une propriété privée à hauteur du Mas Serrat. Un haut grillage empêche tout passage. C’est soit ça, soit passer par la déchetterie avec encore un peu plus de bitume et un peu plus de distance. C’est ainsi que par là, je rejoins plus rapidement le carrefour puis continue vers Baho par l’ancien chemin de Pézilla puis par celui de la Trémie. Ici, rien de notable or mis quelques passereaux puis juste devant moi une Buse variable sans doute affamée qui course une Tourterelle. Alors que je photographie cette scène tant bien que mal, la Tourterelle réussit à s’extraire de ce piège en volant en rase-mottes et entre les arbres. Baho est là et le premier sujet patrimonial se présente sous les traits d’un très joli oratoire dédié à la Vierge Marie au début de la rue des Rouges-Gorges. Une rue au nom assez paradoxal aujourd’hui puisque si je parviens à photographier encore des oiseaux, il s’agit ici de Pouillots et d’Etourneaux sansonnets essentiellement. Je poursuis la rue des Rouges-Gorges pour finalement m’arrêter à hauteur d’une école primaire y découvrant une stèle commémorant la Révolution Française. Je reviens sur mes pas et retrouve le canal de Vernet à Pia puis je continue dans la rue du Moulin Sainte-Anne. Le patrimoine plus ou moins ancien se dévoile peu à peu : le château d’eau, une très vieille plaque indiquant que la « mendicité est interdite dans les Pyrénées-Orientales », un lavoir, un autre canal et une agouille puis c’est la place de la Fontaine, avec sa fontaine bien sûr, mais aussi son clocher-tour, son fort, son Arbre de la Liberté, énorme platane au tronc et au houppier impressionnants car planté en 1839 et enfin un joli trompe-l’oeil. Les photos se succèdent mais c’est loin d’être fini car un passage est franchi permettant d’accéder à la partie la plus ancienne de la cité avec son fort, son église Saint-Vincent et ses étroites venelles typiques de ce qu’était parfois « une cellera ». Un ludique panonceau en conte l’Histoire en catalan et en français. « 1700 » annonce une gravure au dessus du porche. Ma curiosité m’entraîne dans deux « carreros », c'est-à-dire dans des impasses. Dans la deuxième, celle de Saint-Vincent, j’y découvre par chance la fameuse gravure « 1663 » à même une façade, gravure mentionné sur le Net mais jamais vu en photo. Je suis ravi de cette trouvaille. Ici, dans ce secteur de la « cellera », on ne peut pas ne pas remarquer que de nombreuses façades ont été bâties avec des galets de rivière mais aussi avec ses fameuses briques rouges que l’on appelle « cayroux », ces matériaux étant bien sûr typiques de l’architecture catalane et ce depuis des lustres. Il en est ainsi de l’église mais aussi de l’ancienne mairie, puisque je vais constater un peu plus tard qu’un bâtiment très moderne tient cet office désormais. Les plaques des rues toutes en faïence sont joliment décorées et parfois il y en a même deux, une en catalan et une deuxième en français. Je continue de flâner tout autour de cette partie la plus ancienne découvrant des nouveautés non inventoriés sur Internet et notamment sur des linteaux de portes et des façades : bas-reliefs, monogrammes, datations et quelques très vieilles plaques publicitaires d’assurances laissant penser qu’il fut une époque où il était prépondérant de mentionner que l’on était bien assurer.  Il est temps de ressortir la « liste patrimoniale » de ma poche pour faire le point de ce que j’ai vu et pas vu. Je coche ce que j’ai déjà photographié et descend la rue Nationale en quête de 2 oratoires votifs nichés à même les façades de deux maisons. Elles se font face mais petit problème une niche est vide de sa statuette de la Vierge alors que je me souviens très bien l’avoir vu en photo sur Internet. Bien qu’un peu déçu, je les photographie toutes les deux me disant « qu’il fut un temps où la chrétienté était une valeur primordiale pour bon nombres de citoyens ! » Ce n’est plus le cas ! Je pars musarder dans des ruelles adjacentes pas toujours intéressantes « patrimonialement » parlant, mais y découvrant néanmoins une troisième niche pieuse. Il est plus de midi et je me dis que le temps est passé très vite. Je remonte la rue Nationale car j’ai prévu d’aller manger mes sandwichs dans le parc Jeanne de Guardia. Hors mis son titre de noblesse que me laisse imaginer la particule « de », j’ignore qui est cette dame et malgré mes recherches sur le Net avant de venir, je n’ai rien trouvé à son propos. Je me dis que c’est dommage. Outre l’aspect agréable et reposant du lieu, le parc laisse entrevoir les vestiges d’une étrange colonne, espèce de « vis sans fin» en marbre ou en granit et juste à côté ce qui ressemble aux vestiges d’un vieux moulin ou d’un puits condamné. Guidé par ma curiosité, une fois encore, je me dis « il faudra que tu cherches une explication ! » Je déjeune de mes sandwichs dans une solitude sans nom et seulement au son des voitures qui passent derrière moi dans la rue Nationale. Au fond de moi, je me dis « quel dommage et quelle tristesse que cette pandémie de Covid ! » puis « elle a tout tué y compris la vie divertissante d’un parc pour enfants ! » Un parc pour enfants transformé en désert, oui je trouve ça très triste. Il est temps de finir ma visite de Baho par les petites ruelles non encore explorées. Là aussi, je n’y vois personne et les ruelles sont désertes mais il est vrai que c’est l’heure du déjeuner. Devant la belle et moderne mairie, je fais un dernier point de ma liste et constate avec satisfaction que j’ai photographié la totalité du patrimoine que j’y avais mentionné. Il est temps de terminer. Je file en direction du cimetière car je sais que les autres « canaux » que j’ai prévu de longer sont par là-bas. C’est donc vers l’avenue des Corbières que je me dirige. Je passe devant le monumental calvaire, dernier patrimoine non encore vu ni photographié. Là commence l’avenue des Corbières que je connais bien pour y voir des amis. Le cimetière n’est guère plus loin. Au sein ce dernier, je suis d’abord attiré  par le Monuments aux Morts où la plaque commémorative indique entre autres victimes, un De Guardia Jean, ce qui tend à prouver qu’il s’agit d’une famille implantée depuis très longtemps à Baho. Puis, je me contente de quelques caveaux imposants car à vrai dire ce n’est pas ma partie patrimoniale préférée. Je ressors du cimetière en partant à gauche, le contourne en empruntant une première allée toujours à gauche puis une autre à droite longeant un fossé. En réalité, si je regarde mon bout de carte, il s’agit d’un ruisseau du nom de Rec del Viver. Si le fossé est quasiment à sec, un groupe de pinsons l’occupe et à mon approche, il s’envole dans de grands feuillus qui le dominent. Quelques spécimens se laissent gentiment photographier. Idem un peu plus loin avec des serins dont un seul, d’un jaune flamboyant, se laisse photographier. Un mâle. Après être passé derrière les jardins de jolies villas, je n’ai pas d’autres choix que de suivre un sentier filant à gauche entre le mur des dernières maisons,  un autre fossé et une haute haie de ronciers. Je ne le sais pas encore mais ce sentier m’entraîne hors de la ville et vers la route bitumée du Chemin de Latour. La haie retenant plusieurs fauvettes, je mets en quête de tenter de les photographier. Mais la tâche est ardue et dès lors que je sais que j’en ai une, je me remets en route. Là, c’est déjà la campagne et carrément la fin des dernières maisons. D’ailleurs un dernier fossé encadre l’ensemble des derniers lotissements. Un coup d’œil sur la carte IGN me permet de savoir qu’il s’agit de « l’Agulla del Pla » à la fois bétonné et souterrain par endroits. Je quitte définitivement Baho par le chemin de Baixas, laissant d’ailleurs l’asphalte à la première occasion en continuant tout droit dans la garrigue. Un sentier permet de s’élever sur un petit plateau dénommé Pla des Forques. Après avoir cheminé une pinède, j’en retrouve une autre de l’autre côté de la D.616, route qu’il faut traverser avec beaucoup d’attention car les voitures y roulent vite. Là, il faut poursuivre le Chemin d’En Destros bitumé menant vers un passage à gué sur le ruisseau de la Boule et la ruine imposante du mas Cramat. Voilà très longtemps que je ne suis plus venu par ici et je me souviens d’un temps très lointain où mon fils ; un gamin à l’époque ; venait y jouer avec ses copains. Je visite le mas en ruines en quête d’une information quand à son Histoire et à sa destinée mais je ne trouve aucun élément évocateur. Je laisse l’asphalte et emprunte un chemin se dirigeant vers le lieu-dit Cau de la Guille. Ici, quelques petits passereaux jouent entre garrigue et vignes. Ils me stoppent un bon moment. Je repars.  Là, je l’avoue, je marche sans trop savoir ce qui m’attend. Finalement, je finis par comprendre que l’itinéraire que je poursuis ne fait que le tour de cet immense vignoble. De ce fait et dès la première occasion qui m’est offerte je le quitte en enjambant un nouvelle fois le ruisseau de la Boule, qui par bonheur est là aussi complètement asséché à cet endroit. Me voilà de nouveau devant une autre grande parcelle plantée de vignes qu’il me faut traverser. J’observe les lieux et finis par les reconnaître. Je sais où je suis. Je sais aussi qu’en traversant ce vignoble, le chemin que j’emprunte est le plus court menant à Saint-Estève et donc chez moi. Je ne rentre pas immédiatement profitant de la dernière pinède du Bois Joli et d’un banc, lequel bien à propos, me permet de terminer un reliquat de casse-croûte et de prendre un peu de repos. Cette pause est d‘autant plus agréable qu’un rouge-gorge, des rouges-queues noirs et une bergeronnette ont apparemment envie de se laisser « tirer le portrait » et ce, sans être trop farouches. Ainsi se termine cette magnifique journée que j’ai remplie au-delà de mes espérances matinales. Il est 15 h heures et je connais un peu mieux Baho et son patrimoine. Il ne me reste plus qu’à approfondir son Histoire. Internet sera-t-il là pour m’aider ? Y a t il des ouvrages qui l’évoquent ? Je me promets de chercher. Quand à la Nature, si pour moi elle continue à être un livre ouvert, je sais déjà que je ne pourrais jamais le lire entièrement. Telle que racontée ici en en partant de mon domicile, cette balade a été longue de 11 km environ, flâneries dans Baho incluses. Les montées cumulées sont dérisoires car de 65 mètres environ. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.


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    Ce diaporama est agrémenté d'une musique de Fábio Lopes intitulée "Bendizei Nosso Deus" en français "Bénissez notre Dieu"

    Le Site du Parc  Naturel des Dosses au Barcarès.

    Le Site du Parc  Naturel des Dosses au Barcarès.


     

    Appelons-le « le Site du Parc Naturel des Dosses » puisque c’est ainsi qu’au sein d’une zone Natura 2000 plus large (complexe lagunaire de Salses-Leucate), cet endroit  accueille les visiteurs. C’est d’ailleurs sous cette dénomination-là que j’ai découvert ce circuit pédestre sur le site Internet Visorando. Une découverte un peu par hasard et que j’avais très peu analysée quand nous y sommes allés pour la toute première fois. En effet, en ce 13 décembre 2020, je m’étais contenté d’enregistrer le tracé dans mon GPS. Quand à Dany, elle avait prévu un copieux pique-nique et je m’étais dit que tout ça devrait suffire à remplir cette journée déjà bien avancée car il est déjà 11h15 quand nous quittons la maison direction Le Barcarès et plus spécialement le quartier des Capitelles. Bien m’en a pris puisque je n’avais pas prévu que la marée serait très haute et qu’une partie des Dosses Gros serait inaccessible car coupée par un chenal, lequel relié à l’étang avait sectionné la presqu’île en deux. Nous avons donc pique-niqué puis effectué un petit circuit (en bleu sur la carte IGN). Une balade néanmoins plus longue que le sentier d’interprétation qui est proposé et qui est vraiment très court, même si son côté ludique est incontestable, surtout pour les plus jeunes. De cette agréable sortie, j’ai néanmoins retenu la présence de très nombreux oiseaux même si quand on est deux à marcher, les photographier correctement reste plus aléatoire. J’avais donc prévu d’y retourner en solo et en ce 22 décembre les prévisions météo semblent parfaites pour ce faire. D’ailleurs, je quitte le domicile sous un soleil radieux. Soleil radieux qui malheureusement s’estompe alors que je file vers Le Barcarès et Leucate. Quand j’arrive devant l’entrée du parc, une brume épaisse chapeaute tout et l’on ne voit pas à 5 mètres. J’attends sur le parking en papotant avec une chauffeur de bus qui tire sur sa clope comme une malade en attendant de reprendre sa tournée. Parfois, je me demande si c’est la brume qui m’entoure ou si c’est un nuage de fumée. L’odeur ne laisse planer aucun doute malgré le masque que j’ai cru bon de mettre. Peu à peu, la brume disparaît. La chauffeuse de bus, elle, a disparu depuis un bon quart d’heures. Le processus de « désembrumage » semble s’accélérer.  Il est 9 heures, je suis seul et je décide de démarrer en me fiant au premier circuit que j’avais enregistré le 13 décembre. D’emblée, les passereaux sont très nombreux. Seuls ou en rassemblements. Pinsons, chardonnerets, bruants décollent du sol en groupes homogènes. Je réussis quelques photos. Farouches, de très nombreuses pies s’enfuient devant moi.  Une Grande Aigrette s’envole, je vais la retrouver peu après. Au sommet d’un arbre dénudé, une Aigrette garzette moins farouche accepte gentiment mes photos. Guère plus loin, dans un autre chenal, c’est un Héron cendré qui se laisse immortaliser car trop occupé à pêcher. Je me dis que cette journée ornithologique s’annonce « magistrale » car sans être trop aux aguets, j’ai déjà réussi quelques superbes photos. Finalement, j’atteins cette fameuse petite passe où nous n’avions pas pu traverser à cause des eaux trop hautes. Aujourd’hui, il y a juste un filet d’eau très facile à enjamber et ce d’autant mieux que deux parpaings ont été disposés pour faciliter encore un peu plus le passage. Je passe aisément le filet d’eau me demandant quand même si au retour je pourrais encore le traverser ? Je prends le risque car au pire je me dis que je serais quitte pour me déchausser et relever mon pantalon. Plusieurs sentes partent en éventail. Je fais le choix de longer le bord droit de la presqu’île au plus près de la berge. Une petite sente sableuse le permet. J’ignore si je fais le bon choix mais je n’y vois rien de folichon or mis une fauvette et quelques passereaux qui s’envolent de la grève. Connaissant bien les oiseaux, je reste néanmoins sur le sentier le plus emprunté car j’ai toujours la crainte de marcher sur un nid, bien que la période ne soit pas trop à la nidification. Ne sait-on jamais ! De très nombreux trous sans doute creusés par des volatiles m’incitent à cette prudence. Si je connais bien les trous creusés par les oiseaux leur permettant de se débarrasser des parasites et que l’on appelle « les bains de poussière », ici et creusés dans le sable coquillier, je me demande pourquoi il y en a autant ? Et ce d’autant que je ne vois jamais aucun oiseau les occupant. En effet, ce sable-là, très humide de surcroît, émet très peu de poussière quand on le fouille. Finalement sur ce secteur, le premier sujet intéressant est un héron cendré que j’aperçois au milieu des pins, planté là sur un tapis de griffes de sorcières étonnamment rouges. Je l’approche en zigzaguant au milieu des petits pins qui désormais se présentent devant moi. Il est maintenant à bonne distance pour le zoom de mon appareil-photo. Finalement, il est correctement dans la boîte. Je le laisse tranquille en m’écartant de sa vision mais une pie s’envole et il s’envole lui aussi. Je le vois partir se poser plus loin sur la berge que je viens de longer. J’arrive à l’extrémité de la presqu’île devant un nouveau chenal à la profondeur très variable. A un endroit, je peux traverser car il n’y a que quelques millimètres d’eau. D’ailleurs de nombreuses moules et huîtres composant de petits blocs amalgamés sont là dont certains quasiment hors de l’eau. Je traverse mais trouve préférable de jeter un coup d’œil sur mon bout de carte avant de continuer. Il s’agit d’un petit îlot indépendant du reste de la presqu’île non prévu sur le tracé que j’ai enregistré dans mon GPS. L’extrémité de cet îlot se terminant presque au pont de la Corrège, j’estime que c’est trop loin et je laisse tomber l’idée de partir à sa découverte. Ce coup d’œil sur mon bout de carte avec une ligne en diagonale qui la traverse me rappelle que je viens de franchir une frontière invisible, celle entre les départements des Pyrénées-Orientales et de l’Aude. Du petit îlot, je me contente de visiter cette partie sud où je me trouve, surprenant néanmoins un joli petit limicole, du style « chevalier ». Je retraverse et continue le tour de la presqu’île en longeant désormais sa berge gauche. Ici, l’étang est aussi plat qu’un miroir et comme le Massif du Canigou enneigé s’y reflète magnifiquement, comment ne pas tomber sous le charme de ce merveilleux décor ? Je reste longuement scotché là seulement troublé de temps à autre par un goéland ou quelques mouettes rieuses qui viennent se poser sur le miroir. Je continue de flâner sans trop d’espoir de surprendre le moindre volatile car ici je ne peux pas être plus à découvert. Aussi qu’elle n’est pas ma surprise de voir s’envoler à quelques mètres de moi une grosse colonie de pigeons ramiers. Ils sortent des graminées et des laîches et s’élèvent dans le ciel dans un fracas de battements d’ailes aussi bruyants qu’inattendus. Le silence qui avait prédominé revient et je les regarde s’éloigner vers le nord. Il est déjà 11h30 et deux grosses buses en béton qui gisent sur la grève et qui vont me servir de banc m’incitent à déjeuner ici face au Canigou et à cet immobile mais grandiose psyché. Derrière moi, de l’autre côté de l’étang, les Corbières maritimes se détachent dans un ciel livide. En zoomant vers elles, je suis très surpris de voir ce qui me semble être le dôme bosselé du pech de Bugarach. A mes pieds, à quelques centimètres sous la surface, les coquillages et les petits galets multicolores qui scintillent ressemblent à des pièces de monnaie, à des écus et à des Louis d’or.  On pourrait presque imaginer que le roi Crésus serait venu ici et aurait trouver le lieu si beau qu’il aurait décidé d’y déverser son Pactole. Devant moi, et sans doute à cause d’une capéchade, filet typique des étangs du Midi, de temps en temps, le miroir se déride sous l’effet sans doute de quelques poissons qui n’apprécient pas le piège qu’on leur a tendu.  Le pique-nique terminé, je reprends le sentier. Il quitte le bord de l’étang, traverse la presqu’île et se dirige vers la passe traversée à sec un peu plus tôt. Cette traversée me laisse l’occasion de quelques nouvelles photos de l’avifaune dont les espèces les mieux représentées sont le rougequeue noir et la pie bavarde. Toutefois et dès lors qu’une sente sableuse le permet, je m’écarte du chemin principal pour partir visiter une roselière ou un grau situés sur ma droite. Quelques limicoles semblent s’y complaire. La passe étant toujours asséchée, je traverse sans problème et continue le circuit tel qu’enregistré dans mon GPS. Toutefois et ayant le sentiment que les passereaux sont beaucoup plus nombreux dans cette partie-là de la presqu’île, je pars souvent à leur rencontre, mais en prenant toujours soin de rester sur des portions sableuses praticables. Approches peu aisées et pas toujours satisfaisantes en terme de photos réussies. Malgré ça, je ne suis pas mécontent du résultat car au regard du grand nombre d’oiseaux que j’aperçois, les « déperditions » sont normales. Si les passereaux sont souvent en groupe (bruants, moineaux, pinsons et chardonnerets), les oiseaux marins sont très souvent solitaires voire à deux ou trois individus se cachant le plus souvent dans des petits bras remplis d’eau où poussent les soudes et les salicornes. Finalement, ces zigzags et ces allers-retours permanents entre le bord de l’étang et l’intérieur de la presqu’île se terminent près de deux petites jetées formant un chenal. Je ne peux plus aller plus loin. Un coup d’œil sur mon bout de carte m’indique que de l’autre côté du chenal il s’agit d’« els Dossos Petits », « les Dosses Petites ».  L’extrémité de la première jetée est occupée par un pêcheur qui lance ses lignes à l’entrée de la passe. M’interdisant de l’ennuyer car j’ai longtemps eu moi-même cette passion de la pêche à la canne ou au lancer, je m’éloigne vers la gauche d’abord en direction de petits marais occupés par des Aigrettes et des Cisticoles puis vers une bâtisse dont ma vieille carte IGN indique « Arènes ». En réalité et pour avoir lu quelques infos avant de venir, ce n’était pas des arènes qu’il y avait ici dans les années 80  mais un petit Delphinarium aujourd’hui disparu. Effectivement quand j’entre dans ce dédale complètement abandonné à la végétation, toutes les structures sont cassées : bassins, estrades, bâtiments, embarcations. Désormais les seules spectatrices de ce parc d’attractions d’un autre temps sont deux tourterelles comme « statufiées » sur une vieille antenne TV et quelques fauvettes et pouillots assez peu craintifs mais comme toujours très aptes à se mouvoir rapidement. Je traverse ce désastre écologique et immobilier sans trop m’appesantir sauf quand j’aperçois un oiseau que j’estime pouvoir photographier. Ayant contourné les « Arènes » et arrivant sur une route bitumée ; l’avenue des Dosses ;  je prends soudain conscience que cette balade tire à sa fin même si l’arrivée est encore à bonne distance. Au fil de cette balade, la météo a beaucoup évolué et surtout peu favorablement. Parfois, le ciel est devenu laiteux quant ce n’est pas carrément « laineux » à cause de longues écharpes blanchâtres et parfois grisâtres qui s’étirent un peu partout autour de moi. C’est donc dans ce glacis digne des plus belles aquarelles que je termine cette merveilleuse balade encore et toujours sous les signes des oiseaux. Les oiseaux, je les affectionne bien et aujourd’hui, ils avaient apparemment décidé de me rendre cette affection. Ici, il était écrit que cette affection ils me la rendraient jusqu’au bout puisque je finis mon casse-croûte sur une table de pique-nique avec des étourneaux au dessus de moi, un rougequeue noir qui s’invite sur une table à côté de la mienne et une mouette qui n’a de « rieuse » que le nom, mais laquelle bien sympathiquement vient se jucher sur une barrière à quelques mètres de moi. Il est 16h30 et malgré ce joli « trip » aviaire qui n’en finit plus, je me dis qu’il est temps que je rentre. N’ayant pas enregistré de « backway » dans mon GPS, j’estime le parcours réalisé ce 22 décembre entre 7 ou 9 kilomètres en y incluant mes errements. Cartes IGN 2547 OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon et 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.

     

    Ce qu’il faut savoir du site naturel des Dosses : Rattachée à un cordon littoral très urbanisé, la presqu'île des Dosses était jadis composée de deux îlots: Dosse Gros et Dosse Petit. Durant les années 1970, d'importants travaux d'aménagement du littoral ont été mis en œuvre afin de capter le flux touristique s'échappant vers l'Espagne, d'endiguer le développement excessif de la côte d'Azur et de répondre à la crise viticole. Au niveau du Barcarès, le creusement des bassins du port, les travaux de construction ont généré des remblais qui ont été déposés autour des îlots existants, créant ainsi, la presqu’île artificielle des Dosses. Aujourd’hui, activités touristiques et traditionnelles se côtoient sans oublier celles liées à la préservation du milieu naturel.  Fruit de la rencontre entre l'homme et la nature, cette presqu'île est devenue, au fil du temps, un espace naturel caractéristique du milieu lagunaire.  Offrant un paysage unique avec en fond la chaîne des Corbières et le massif du Canigou, le Site Naturel Départemental des Dosses constitue également un refuge de la biodiversité avec plus de 300 variétés végétales et 50 espèces d'oiseaux, dont plusieurs sont protégées. L’histoire et la géographie des Dosses font de ce site un lieu unique, composé de nombreux écosystèmes variés. Cette presqu'île, constituée de dunes et terrains sableux à débris coquilliers, offre un cadre propice au foisonnement et à l’épanouissement de la vie animale et végétale. Certaines espèces présentes sont protégées. Ce site sensible présente à la fois les caractéristiques des milieux humides péri-lagunaires et des milieux dunaires. (Extrait du site https://www.journees-du-patrimoine.com).

     

    Au bord de l’Étang de Salses-Leucate et situé dans la station touristique du Barcarès, ce site naturel de près de 150 hectares offre un paysage unique sur la chaîne des Corbières et le massif du Canigó. Fruit de la rencontre entre l'homme et la nature, cette presqu'île est un espace sensible caractéristique du milieu lagunaire. Quelques 200 espèces végétales et 50 espèces d’oiseaux y sont présentes. Cet espace naturel permet ainsi de découvrir la richesse de la biodiversité d'une zone à la fois humide et aride. Dans sa volonté de préserver et valoriser les sites naturels départementaux, le Département a aménagé un sentier d'interprétation innovant, agrémenté de plusieurs panneaux interactifs pour explorer l'histoire, le paysage, la biodiversité du site des Dosses, et bien plus encore... Les panneaux interprétatifs ont été conçus en partenariat avec plusieurs structures spécialiste du territoire concerné, de la nature ou de la pédagogie (RIVAGE, GOR, LABELBLEU) Des animations scolaires sont proposés toute l'année. (Extrait du site Association LabelBleu).


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