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Tout(es) voiles dehors......

Publié le par gibirando

Tout(es) voiles dehors......

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Il y a quelques jours, je suis allé à la plage. Si j’en parle, c’est parce que c’est assez inhabituel chez moi. Si j’adore l’eau et me baigner, rester assis ou allongé sur le sable m’ennuie profondément. Surtout, si je n’ai pas un bon bouquin à lire. C’était le cas. J’avais oublié ma liseuse. Ma Kindle pour les « amazoniens ». Alors quand c’est comme ça, j’observe tout ce qui se passe autour de moi. Surtout les gens. Je scrute ce qu’ils font, comment ils se comportent, comment ils sont. J’émets des critiques ; jamais bien méchantes ; des compliments aussi,  plus rarement. Là, je m’ennuyai à mourir. Il faut dire que la plage était quasi déserte. Il y avait un petit air ambiant de fin des vacances. De fin de l’été. Il y avait peu de monde et c’est d’ailleurs pour ça que j’étais là. Pour la tranquillité. J’étais servi. Puis, tout à coup, derrière la jetée qui se trouvait sur ma droite, j’ai commencé à apercevoir quelques voiles. Elles sortaient du port. Des « Optimists ». Je le suis redevenu. Pas de doute, c’était une régate. Il y avait surtout des voiles blanches, mais certains  petits bateaux dévoilaient bien d’autres couleurs : bleues, rouges, oranges, jaunes, roses, vertes. C’était joli. Les voiliers avançaient très doucement car il n’y avait pas de vent. La mer était très calme. Sans une ride. Un miroir d’un bleu lapis-lazuli contrastait parfaitement avec le ciel d’un bleu nettement plus clair car très légèrement voilé. Oui, c’était très beau. J’observais avec attention les régatiers qui se démenaient d’un bord à l’autre pour tenter de trouver le moindre souffle d’air. La moindre brise. Il n’y en avait pas, et les voiles avançaient comme des escargots connaissant et mettant en pratique la chanson «  A la queuleuleu ».  Malgré ma totale incompétence à manœuvrer une voile, j’essayais de distinguer parmi les premiers, quel était le skipper le plus énergique, le plus apte à faire avancer son voilier. Ça m’occupait, mais finalement ils se ressemblaient tous. Je me disais qu’ils avaient eu probablement une formation équivalente et que ça se ressentait, surtout sans aucun vent. Les voiliers continuaient d’avancer tout doucement, mais progressivement ils s’éloignaient tout de même de la plage. Désormais, les voiles ressemblaient à ces petits fanions multicolores attachés à des cordelettes que l’on aperçoit au-dessus des rues ou sur des places lors de fêtes communales. Trouvant cela toujours très attrayant, je me disais que ce spectacle finirait par se terminer très loin. Trop loin. J’en étais déjà à penser que mon ennuyeuse oisiveté allait revenir,  quand tout à coup, une grande et belle jeune femme arriva et s’installa à 4 mètres de moi. Elle était habillée étrangement pour quelqu’un qui vient sur une plage. De la tête au pied. C’était une combinaison d’un seul tenant, d’une couleur beige clair très près du corp et échancrée dans le dos. Elle cachait ses cheveux sous un bonnet de bain de la même couleur. Un voile.  Pas de doute, elle était musulmane. Elle en avait le type. Et la tenue était sans doute un « burkini », même si dans l’immédiat, je n’en étais pas sûr. Elle déposa ses affaires, se déchaussa et resta assez longuement debout à regarder la mer me tournant le dos. Puis, elle se tourna vers moi quelques secondes et nos regards se croisèrent. Sans plus. Néanmoins, j’eus largement le temps de voir son magnifique visage. Il était presque parfait, si ce n’est les cheveux et les oreilles manquant à mon observation. Sa peau était dorée. Son nez était droit et irréprochable. Idem pour sa bouche, assez longue, mais bien faite car bien proportionnée à son visage avec des lèvres légèrement charnues mais pas trop. Mais c’était surtout ses yeux qui me scotchaient. Ils étaient de biche. Je crois que c’est l’expression qu’on leur donne en pareil cas.  J’étais trop loin pour en juger mais ils étaient sans doute très marrons, presque noirs, puissants au niveau du regard, car contrastant avec des sclères d’une incroyable blancheur. Oui, elle était très belle et je me disais « quel dommage » qu’elle cache ses cheveux pour un soi-disant prétexte d’une féminité qu’elle ne voudrait pas dévoilée. Malgré le voile, ses attraits et attributs féminins ne faisaient aucun doute. « Oui quel dommage ! » Puis telle qu’elle était arrivée, elle partit se baigner. C’était donc bien un burkini.  Je continuais de l’observer. Sa démarche souple et élégante s’accordait avec sa belle stature.  Elle entra dans l’eau sur la pointe des pieds, avançant très lentement en raison du peu d’eau à cet endroit et des petits galets qui font mal à la plante des pieds. Puis, elle continua de s’éloigner et finalement s’allongea totalement dans l’eau. Immobile et de dos, sa tête voilée ressemblait désormais à une simple bouée ronde. Pendant un instant, elle passa devant les « Optimists » et sa tête disparut se confondant avec les coques des minuscules voiliers. Elle nageait sans doute. Mon regard se détourna quand un marchand de glaces et de beignets arriva avec son chariot. Il le traînait comme une âme en peine car personne ne semblait vouloir lui acheter quoi que ce soit. Me levant, je suis parti lui acheter un cornet de glace. A l’instant même où je remis mes fesses sur la serviette, la jeune femme sortait du bain. Elle marchait droit vers moi et sa merveilleuse silhouette se découpait sur le bleu foncé de la mer. Quel spectacle ! Son burkini lui collait terriblement à la peau, dévoilant l’ensemble de ses superbes formes.  Elle était merveilleusement proportionnée, avec des seins tout ronds, bien droits, ni trop gros ni trop petits. Un ventre ravissant, à peine rebondi, où son nombril apparaissait comme il se doit, tel un minuscule creux naturel plutôt joli. En dessous, le mont de Vénus se révélait renflé au-dessus d’un entrecuisse moulé à la perfection, car ses jambes étaient longues et bien galbées, cuisses et mollets bien harmonieux. C’était un beau tableau ! Tels quels, ventre et entrejambe n’auraient sans doute pas déplu à Gustave Courbet, car il aurait pu imaginer son « Origine du monde » avec cette jeune femme-là comme un excellent modèle. Encore qu’à l’époque, les canons de beauté n’étaient pas les mêmes que de nos jours. J’avais  la certitude qu’elle était bien mieux que le modèle à Courbet, en tous cas plus mince. Quand elle se retourna un instant, je pus constater que son anatomie dorsale était tout aussi fantastique. Son épine dorsale était joliment cambrée ; piquante si j’ose l’expression pour une épine ; avec des fesses superbement rebondies. Elle porta un regard sur moi mais j’ai tourné la tête, ne voulant pas la mettre mal à l’aise. Mais en réalité, elle ne semblait pas l’être du tout. Elle semblait indifférente à ce qui se passait autour d’elle.  Paraissait-elle sûre de sa beauté ou était-ce une simple impression que j’avais ? Elle resta longuement debout, sans doute pour sécher au mieux son vêtement. De temps à autre, elle tirait un peu sur certaines parties du tissu qui lui collaient trop à la peau. En vain, le plus souvent. Je continuais à l’observer comme une belle œuvre d’art me répétant «  quel dommage qu’elle estime nécessaire de se voiler ! ». Tout en la regardant et ayant déjà examiné l’ensemble de ses formes si parfaites, je me disais « pourquoi ce besoin d’essayer de se cacher sous un vêtement aussi intégral en étant si belle ? ».  Alors que j’avais toujours été contre les vêtements « musulmans », éclipsant beaucoup trop les femmes et leur beauté ; quand c’était le cas ;  je m’interrogeais sur celui-ci qui ne cachait rien de plus qu’un simple bikini. Moins peut-être. Au contraire même dans ce cas précis, où l’imagination et donc des fantasmes pouvaient jouer à plein. Ils étaient inévitablement le seul chemin qu’un homme pouvait prendre. Je le prenais. « L’athée que j’étais,  était-il soudain et pour autant devenu un vicieux mécréant ? » Probablement qu’en cette circonstance, l’aurais-je été aux yeux de sa religion et encore plus à celui de son proche entourage masculin. Mais finalement, j’étais satisfait de voir qu’une musulmane était capable, sans crainte, d’exposer sa beauté comme n’importe qu’elle autre femme occidentale. Je pensais à ça et à la place de la femme dans l’islam dont j’avais lu quelques articles dans des magazines ou sur le Net. Je me souvenais de quelques sourates du Coran que j’avais lu démontrant une inégalité vraisemblable, pour ne pas dire évidente, avec les hommes. En rédigeant cette nouvelle, j’en ai retrouvé deux que j’avais lues sur le site suivant :

https://misericordedivine.fr/lislam-et-le-statut-de-la-femme/ :

« Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-ci au-dessus de celles-là »  ou encore « Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les » (4, 34). Partageait-elle le contenu de ces versets ? Certes cette jolie jeune femme était seule sur la plage, mais hormis son voile, elle semblait très éloignée de ces considérations religieuses que j’avais pu lire de-ci delà. Je méditais sur le sujet sans trop trouver de réponses et assez loin des idées que j’avais eu des musulmanes voilées jusqu’à présent. Ma conclusion était qu’elle était un cas à part. Libre mais croyante d’un islam épanoui peut-être ? Après ces longues minutes à rester debout à regarder la mer, elle ouvrit un petit siège pliant en toile et s’assit. Cette scène quelque peu « sensuelle » que je venais de vivre et d’observer avec ravissement prenait fin. Comme le rideau d’un théâtre, un voile venait de tomber. Au loin, les petits « Optimists » semblaient amalgamés. Désormais, ils ressemblaient à un kaléidoscope aux contours incertains. Je n’avais plus rien à observer. Je mis les voiles.

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Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le duo Secret Garden. Elles ont pour titre : "Breathe", "Fionnuala's violin" "Timelessly In Love" et "Evensong". 

Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan
Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l'Île Saint-Martin de Gruissan

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Si vous êtes amené à parcourir ce « Sentier des Goules » sur l’île Saint-Martin de Gruissan, sans doute ne ferez-vous pas le même parcours que moi ? En effet, suite à plusieurs lectures sur le Net, j’ai beaucoup divagué et notamment dans cette partie qui va de la Combe du Trou jusqu’à la Combe du Chinois d’où l’intitulé de ma balade : « Le Sentier Les Goules et la Combe du Chinois à l’Île Saint-Martin de Gruissan ». Le but de mes divagations ? Découvrir les criques, grottes et mais aussi vestiges du temps de Jules Gimié dit le Chinois, mais aussi la Nature avec un grand « N », c’est-à-dire flore et faune de ce secteur audois si contrasté et donc si sauvage. Il est 13h tapantes quand je laisse ma voiture sur le parking jouxtant le domaine vinicole de Pierre Richard. Le Domaine Bel Evêque. Là, un panonceau directionnel « Les Goules » m’oriente d’emblée. Un bout de route goudronnée et me voilà déjà en bordure de l’étang. Dans l’immédiat, c’est celui de l’Ayrolle et il faudra patienter un peu pour découvrir celui de Campignol. C’est ce goulot d’étranglement entre les deux étangs qui a reçu le nom « Les Goules ». Plusieurs sites Internet le confirment (*). Si en ce début de balade je ne marche pas seul ; quelques promeneurs sont là ; je reste aux aguets de cette Nature que je suis venu découvrir. Multiforme, je la découvre sous les traits d’une flore qui n’est pas seulement maritime, de quelques oiseaux pas seulement aquacoles non plus, mais aussi de quelques criquets et papillons qui ont choisi de vivre au plus près du rivage. Les décors, eux, sont superbes, avec le plus souvent les eaux bleues de l’étang avec des reflets d’argent et de bronze. L’argent tombe du ciel et donc des nuages et le bronze arrive des massifs de salicornes.  Au loin, vers l’est, les blanches Cabanes d’Ayrolle dessinent un proche horizon. J’avais eu l’occasion de les découvrir lors d’une autre magnifique randonnée intitulée « Le Chemin de la Rigole et le Salin de l’île Saint-Martin depuis Gruissan ». Vers l’ouest, le Massif du Canigou domine Les Corbières dominant elles-mêmes l’île de Sainte-Lucie. Autant de lieux que j'ai déjà pris plaisir à découvrir en randonnées. Dessous mais rectiligne, le canal de la Robine cloisonne les étangs. Ce canal me remémore 2014 et mes trois journées de marche merveilleuses sur le Sentier du Golfe Antique. Quant mon cheminement au bord de la berge se termine, le sentier s’élève dans la garrigue. Je suis désormais tout seul, les promeneurs ayant tous fait demi-tour avant même cette portion. Dès que la première petite anse apparaît j’y descends. C’est la Combe du Trou si j’en crois le site Internet « Maclape.com ». A la fois par curiosité mais surtout parce qu’une hirondelle de mer que j’ai réussi à photographier près de la Pointe de la Grève a décidé de jouer à cache-cache avec moi. Elle passera d’une crique à l’autre sans que je ne réussisse jamais un second cliché. Pourtant les  surprises ne manquent avec deux Tarentes qui ont élu domicile dans un tronc échoué sur la grève et un Rougequeue noir qui semble vivre là. J’ai délaissé le sentier Les Goules et marche désormais en surplomb de la Barre de l’Evêque. Avec le mot « marche », ici il faut entendre un peu d’escalade et pas mal d’agilité à passer d’un rocher à un autre en évitant les arbustes cuisants de la garrigue. Finalement, je trouve d’abord une petite grotte servant de chambre à coucher à une chauve-souris. Un Petit Rhinolophe qu’une photo sans flash ne réveillera pas. Quand les eaux de l’étang ne sont pas hautes, elles y pénètrent pour trouver la tranquillité diurne ne sortant qu'à la nuit tombante pour chasser des insectes. Je laisse le chiroptère à sa suspension inversée et quitte la grotte pour un peu d'escalade,  direction l'anse du Chinois. Avant même d’arriver à la plage du Chinois, je tombe sur la Grotte éponyme. Son bâti la protégeant des eaux ne laisse aucun doute quant à son usage d’antan. Un bout de filet accroché à une paroi et un autel cimenté laissent imaginer qu’elle ait pu servir à une activité piscicole passée mais aussi d’entreposage pour du matériel. Un petit tour sur la plage envahie par les algues, la photo d’un chevalier guignette et une visite de la cabane ruinée clôturent mes pérégrinations fortuites tout au long de ces falaises calcaires. En retrouvant le Sentier Les Goules, je retrouve la paisibilité du randonneur solitaire. Tout devient plus simple même si le chemin n’est jamais rectiligne ni plat. Pour trouver un peu de rectitude, il faut atteindre la rive de l’étang de Campignol, rive inaccessible car envahie par une végétation palustre amplement foisonnante. Criquets, papillons, libellules et quelques rares oiseaux viennent compléter mon bestiaire photographique. Plus ou moins loin, les Flamants roses sont en dormance dans les marais. Perchés sur une seule patte et la tête enfouie sous une aile, ils défient constamment les sens de l’équilibre et de la souplesse sans aucune difficulté.  Après un arrêt bienvenu à une table de pique-nique, j’amorce le retour. Ici, je délaisse un autre chemin que j’avais emprunté en sens inverse avec Dany lors d’un « Tour de l’île Saint-Martin ». C’était en janvier 2015 et un très beau souvenir.  Il faut bien avouer qu’en perdant les panoramas vers les étangs et les autres horizons lointains, on perd beaucoup des intérêts de cette boucle. Cette partie entre pinèdes et vignobles devient plus monotone. J’essaie donc de compenser cette monotonie, en cherchant la moindre plante fleurie, le moindre signe de vie. Juste avant l’arrivée au parking du Grand Blond, un azérolier chargé de fruits rouges attirent de nombreux passereaux. Adossé à un muret en pierres sèches, j’ai tout loisir d’en photographier certains. Ainsi se termine cette boucle que j’avais déjà accomplie en famille mais sans le plaisir d’avoir mon appareil-photo avec moi. Cette fois-ci, quelques oiseaux, criquets, papillons, libellules, tarentes ont constitué l'essentiel de la faune photographiée. Telle qu’expliquée ici, difficile de dire combien de distances j’ai parcouru en plus, et ce d’autant que je n’ai rien enregistré dans mon GPS. Sur la plupart des sites y faisant référence, elle est donné pour 4,5km et réalisable en 1h30. J’en ai mis deux de plus. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.

(*) Sites Internet évoquant ce secteur : maclape.com, labonneententesalloise.fr, magazine Autrefois Gruissan.

 

 

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Sauce béarnaise et les dents de la mère.

Publié le par gibirando

Sauce béarnaise et les dents de la mère.

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Autant le reconnaître, dans mon Journal Mensuel, je ne suis pas toujours marrant, surtout quand l’avenir de mon pays me paraît en jeu. Aussi, ce mois-ci, il m’est revenu en tête une anecdote plutôt marrante dont j’ai cru bon de vous faire profiter. En tous cas, à l’époque, nous avions beaucoup ri en famille. Il faut dire que son aspect inattendue et improbable était évident.  Comme il s’agit quand même d’une moquerie concernant des personnes probablement encore en vie, je ne cite aucun nom propre, mais sachez que même si je l’avais voulu, je n’ai rien conservé d’eux hormis le surnom de leur maman que mon fils appelait « Sauce béarnaise ».

A l’école primaire, mon fils avait un copain dont la famille était ce que l’on appelle péjorativement des « cassos ». La maman de ce copain était toujours entiché de vêtements dont le menu de la semaine était nettement visible sur ces derniers. Apparemment, dans cette famille, la propreté était le cadet de leur souci. D’où ce surnom assez blagueur de « sauce béarnaise » car elle avait constamment des habits tachés.  

Je dois reconnaître que mon fils avait une facilité certaine à trouver des surnoms à certains de nos amis ou connaissances. Ainsi, une amie qui avait souvent l’haleine d’ail était devenue « Jet d’Ail », car c’était l’époque des premiers « Stars Wars » au cinéma. Une autre qui était maigrichonne et s’habillait toujours en noir était surnommée « La Fourmi ».  Le père d’un de ses amis qui était très poilu et avait notamment d’énormes sourcils noirs était devenu « Capitaine Caverne » , en référence à la série TV d’animation américaine. A coup sûr, j’en oublie pas mal.

Un jour, alors que nous étions tous en famille à la maison et encore à table de surcroît, la sonnerie de notre porte d’entrée a retenti. C’était madame « sauce béarnaise » et ses enfants qui se présentaient. Cette dernière était en pleurs et avait un mal fou à nous expliquer pourquoi. Il faut dire qu’elle avait de graves problèmes d’élocutions, et pour cause, car bien que plutôt jeune, il était évident qu’elle n’avait plus aucune dent dans sa bouche. Finalement, et après quelques difficultés de compréhension, nous avons compris qu’elle avait perdu son dentier dans un port de la côte d’Améthyste et qu’ayant appris que nous faisions de la plongée sous-marine en apnée, elle comptait sur nous pour aller le retrouver.

Avec masques, tuba et palmes, et avec l’aide de ses enfants, nous voilà tous partis vers le port en question où après de très longues recherches, les dents de la mère restèrent introuvables…..Ne soyez donc pas étonnés si lors d'un prochain bain en Méditerranée vous êtes mordus au pied sans savoir par qui ou par quoi.....Les dents de la mer ne sont pas toujours celles que l'on imagine.

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Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques interprétées par le compositeur et pianiste italien Giovanni Marradi. Elles ont pour titre : "Nostalgie", "Only You", "The Colors Of Music" et "Anonimo Veneziano"

Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).
Le Col du Baladou et le Mal Infernet depuis le col de Belle Barbe (St-Raphaël).

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En ce 4 octobre 2024, il est 14h quand nous rangeons notre voiture au Col de Belle-Barbe, col situé dans le Massif de l’Esterel et donc faisant partie de la commune de Saint-Raphaël dans le département du Var. Voilà déjà quelques jours que Dany et moi sillonnons le Var et notamment les Gorges du Verdon que nous avons découvert dans leur intégralité et de tous côtés. Grandiose !  Aujourd’hui, nous sommes 5 au départ d’une courte boucle pédestre que Jérôme, mon fils, a programmé. Si lui est chargé de mener la petite troupe, il y a aussi Isabelle sa compagne, Jean-Marie un de leurs amis très gentil et Dany et moi bien sûr. Ce circuit que j’ai intitulé « La Boucle du Col du Baladou et le Mal Infernet (*) » consiste à suivre tout d’abord le ravin du Gratadis jusqu’au col Aubert, là de rejoindre le col du Baladou situé plein nord puis de redescendre dans cette zone que l’on trouve sur la carte IGN sous la dénomination « Réserve biologique du Mal Infernet ». Là, on poursuit vers le sud la piste longeant le ravin jusqu’à emprunter sur la droite une passerelle métallique enjambant l’Agay (**), ici simple ruisseau mais petit fleuve néanmoins. Le chemin s’élève régulièrement offrant des vues sur le vallon et des panoramas plus lointains sur une belle partie du massif. Peu après cette grimpette, on retrouve le col Aubert et l’on poursuit le chemin le plus direct retournant vers le col de Belle-Barbe. Ce dernier laisse sur la gauche les 160m d’altitude du Pic du Baladou. Notez qu’au cours de cette boucle, nous avons découvert le lac d’Aubert souvent appelé lac aux Nénuphars, petit étang sur le ravin du Granadis bourré de nénuphars roses et blancs et qu’au col du Baladou, nous avons grimpé à un sommet le dominant et ce, afin de profiter des panoramas qui s’entrouvrent à 360° malgré une altitude très modeste de 212m. Il ne s'agit pas du pic du Baladou, ce dernier se trouvant plus bas à 160m d'altitude. Comme souvent, quand on est amené comme je le suis à marcher dans le calcaire blanchâtre de nos habituelles collines ; Corbières notamment ;  ici ce qui frappe le visiteur, c’est cet aspect rosâtre de la géologie  partageant l’espace avec les verts bien différents d’une végétation très souvent foisonnante. Cette couleur rose est due aux rhyolites et porphyres, roches volcaniques et donc magmatiques composant l’essentiel du massif. Bien évidemment, j’ai tenté tant bien que mal de recenser la flore et la faune comme je le fais désormais dans chacune de mes sorties mais la marche en groupe toujours plus rapide que la mienne ne facilite jamais un inventaire photographique demandant observation, patience, chance et mise au point des clichés. Si la partie floristique a été plutôt correcte au regard de ces conditions compliquées, la faune s’est résumée à quelques papillons, criquets et libellules et à trois passereaux. Par contre, le petit lac aux nénuphars m'a réservé de bien belles surprises car apparemment les odonates et grenouilles vertes y vivent en grand nombre quant à la découverte la plus exceptionnelle a été une tortue d'eau plutôt rare que l'on appelle "Graptémyde". Moi même, j'ai été surpris de découvrir cette photo que j'avais prise au jugé et sans trop savoir qu'elle était l'origine des ronds que j'apercevais à la surface de l'eau. N'étant pas arrivée là par hasard, il faut espèrer que cette tortue originaire des Amériques survivra à des conditions qui ne sont pas vraiment les siennes. Finalement je ne peux pas être déçu de la faune photographiée au regard de la vitesse à laquelle notre groupe a marché. Cette vitesse est d’autant plus dommage que l’on sent bien que cette forêt domaniale de l’Esterel est très riche sur le plan naturaliste et cet aspect est d’ailleurs confirmé par les sites Internet que l’on trouve aisément à son propos. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 7,4km pour des montées cumulées de 324m. Le dénivelé est de 175m entre le point le plus bas à 37m au ravin du Mal Infernet et le plus haut à 212m au sommet dominant le col du Baladou. Carte IGN 3544ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel top 25.

(*) Toponymie Baladou et Mal Infernet : Les raisons du toponyme Baladou sont incertaines car de 3 sortes : "lieu où l'on danse", "petit fossé" si je me fie au site Wikipédia à propos de la commune Baladou (Lot), ces derniers  étant confirmés par le site https://vousvoyezletopo.home.blog/2022/08/. Quant au site de généalogie Geneanet et Baladou étant un nom propre peu répandu, il pourrait avoir un rapport avec "une basilique" mais aussi être une "hauteur" ou un "escarpement". Le nom propre "Infernet" ayant pour origine le provençal semble ne poser aucun problème si j'en crois la page Wikipédia qui lui est dédiée : "Lieu aride exposé au vent ou d'accès difficile" ou "lieu situé dans un fond étroit". Quant au toponyme "Mal",  il peut aussi bien signifier "mauvais" que "petit". (Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux). Vous trouverez d'autres explications jamais dénuées d'humour sur le site Toponymie de l'Esterel

(**) Cours d’eau l’Agay : Même si sur la carte IGN, on ne le trouve qu’à proximité de la station balnéaire éponyme faisant partie de la commune de Saint-Raphaël, le fleuve côtier Agay est bien long de 11km englobant les divers ravins que sont le Grenouillet, le Mal Infernet, de la Couche d’Âne et des Grues. Outre ce parcours, il reçoit les eaux d’une quinzaine d’affluents. (Source Wikipédia).

 

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La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons de The Beatles et 1 de John Lennon. Pour des motifs de droits d'auteurs, elles sont interprétées par l'excellent groupe néerlandais The Analogues et ont pour titre : "Got To Get You Into My Life", "Let It Be", "Here Comes The Sun", "Imagine", "She'Leaving Home", "A Day In The Life" et "Because".

La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.
La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes.

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Quand vous entamerez la lecture de ce reportage sans doute vous poserez-vous des questions à propos du titre que j’ai donné à cette randonnée : « La Boucle des Murs tordus au départ de Peyrestortes ». Vous vous les poserez d’autant mieux si « la toponymie » est pour vous une belle inconnue. Il est fort probable que ces questions s’amplifieront si l’envie d’accomplir cette boucle vous a pris avant même de lire ce récit. Alors je pense qu’il est préférable de couper court à toutes les supputations et d’expliquer pourquoi ce titre. Finalement, je pourrais presque dire qu’il s’agit de vieilles péripéties liées à l’Histoire de Peyrestortes et à l’origine de son nom. Péripéties car liées à l’évolution des langues et très vieilles car datant des Romains et donc anciennes de plus de 2000 ans. A Peyrestortes, cet aspect « romain » a d’ailleurs été confirmé puisque des fragments de poteries ont été trouvés au lieu-dit « Les Sedes » dont de nombreux ornés de graffitis antiques, ce qui leur confèrent un intérêt encore plus grand.  Ces poteries dateraient du 1er siècle, c’est-à-dire d’une période où la Gaule est occupée par les Romains et où les empereurs se nomment Tibère, Caligula, Claude ou Néron. Et pour étayer ce préambule, voici ce que nous dit le site Internet de France Bleu à propos de cette toponymie : « Au Xe siècle, en 925 exactement, le nom de « Paredstortes » apparaît pour la première fois dans un texte. Il vient du latin « paries », « le mur », et « tortu » qui veut dire « tordu, boiteux ». « Paretstortes » en catalan. Les voilà les murs tordus. Ensuite, ce toponyme a été déformé d’abord sous l’influence d’un mot proche : « pera » qui signifie « pierre », en vieux catalan (remarquez qu’on reste dans le même ordre d’idée puisqu’il faut bien des pierres pour construire un mur) puis de l’occitan « peyra » qui veut dire la même chose et qu’on retrouve sous la forme francisée « peyre » dans Peyrehorade ou Peyrelevade ou encore Peyrefitte-du-Razès … Je pourrais citer ainsi 3 à 4 dizaines de communes ou hameaux commençant par « peyr.. ». A présent vous savez d’où vient le « Y »…. de Peyrestortes, et vous avez l’explication totale de mon titre. Une deuxième question peut survenir en suivant, c’est celle de se demander où sont passés ces « fameux » murs tordus ? Pour l’essentiel, ils ont disparu pour diverses raisons liées à leur ancienneté : obsolescence, dépréciation, destructions, intérêts pour des matériaux plus modernes, conflits divers et variés, etc….. D’ailleurs, si l’histoire régionale a pour vous un minimum d’intérêts, vous savez certainement qu’une illustre bataille a eu lieu ici même le 17 septembre 1793 entre les troupes françaises et espagnoles engendrant 800 morts (Source Wikipédia). Alors certes, vous trouverez des « murs tordus » de-ci delà au cours de ce parcours, et notamment d’assez nombreux liés à l’épierrement de nombreuses parcelles mais rien ne dit que ces derniers aient contribué à la toponymie et à son évolution au fil du temps. Finalement, c’est parce que j’aime l’Histoire et la toponymie que j’ai bien aimé ce titre même s’il n’est pas vraiment en corrélation avec la réalité constante du terrain. Mais autant l’avouer, là n’était pas l’objectif majeur de cette randonnée, car comme toujours désormais c’était surtout la Nature que je voulais approcher. Oui, partir marcher pour découvrir et pour mon bien-être, là étaient mes desseins. En ce 23 septembre 2024, il est 9h quand je range ma voiture au centre de Peyrestortes et plus précisément sur le parking de la résidence Les Avens. Auparavant, j’ai pris soin de ne pas occuper un emplacement réservé à un occupant des immeubles. Je démarre en me dirigeant vers un parc arboré parallèle et à droite de  la route principale D.614. Peu après, direction le chemin de Cornet. J’enjambe le ruisseau des Avencs et me voilà aussitôt dans la campagne. Ici pas de murs tordus mais de hautes clôtures grillagées comme remparts autour de vastes vergers. Je me dirige vers le lieu-dit « Les Sedes » avec l’espoir d’y découvrir un quelconque hommage aux graffitis romains qui ont été découverts dans ce secteur mais je ne trouve rien qui les évoque et je fais vite demi-tour. GPS allumé avec tracé enregistré, je continue ma marche solitaire avec ce désir constant d’être aux aguets de tout ce que la Nature peut offrir à mon appareil-photo. Dans l’immédiat, ça se résume à pas mal de fleurs, à de rares papillons et criquets et à quelques oiseaux dont la sédentarité auprès des hommes est une belle évidence. Ces volatiles ont pour nom « moineaux », « pies », « étourneaux », « tourterelles », « hirondelles » et « pigeons ». Il me faudra attendre un peu plus longtemps pour immortaliser mon premier vrai volatile vraiment sauvage. Dans l’immédiat, je ne me sens pas seul sur ce chemin asphalté. Des vendangeurs sont à pied d’œuvre dans certains vignobles. Je croise aussi quelques randonneurs qui eux reviennent déjà de leur balade matinale mais plus j’avance et plus la solitude va s’installer puis devenir totale.  Si les premières foulées sur le bitume sont assez astreignantes, les grands espaces qui se présentent devant moi me font vite oublier ce macadam pas toujours idéal quant on randonne. Finalement au lieu-dit « El Cornet » sur la carte IGN, le goudron disparaît totalement. Dans ces décors plutôt planes, Espira-de-l’Agly devient visible sur ma droite grâce au clocher crénelé de son église romane Sainte-Marie et à celui carrément pointu de Notre-Dame des Anges. Droit devant moi, les modestes collines dominant Baixas avec son point culminant le Roc Redoun forment l’horizon. C’est vers là-bas que je vais mais je ferais demi-tour bien avant. Dans l’immédiat, je continue mon recensement floral et mes prélèvements photographiques d’une petite faune bien présente. Après avoir traversé la route D.18, je m’élève sur une butte dont le nom « Els Forns », « Les Fours », ne manquent pas de m’interroger. Ont-ils un rapport avec les poteries romaines trouvées au lieu-dit « Les Sedes » ? Rien de tout ce que j’ai lu à leur sujet ne l’ indique.  Outre les petites mines à ciel ouvert, transformées de nos jours en pistes de gymkhana, j’y découvre d’étranges billots d’un arbre qui devait sans doute être multi-centenaire. Etranges billots au regard de leur taille et de leur circonférence et qui donnent une belle idée de cet arbre qui devait être remarquable car  énorme et donc très vieux. C’était quoi cet arbre ? Que faisait-il là ? Pourquoi a-t-il été tronçonné ? Pour être brûlé dans des fours aujourd’hui disparus ? Autant de questions dont je n’aurais jamais la réponse sans doute.  De nos jours, les billots les plus creux servent de tanières à une quantité impressionnante de Tarentes de Maurétanie. Autre surprise dans ce décor de garrigues, j’y découvre sur la crête, un SDF qui vit là dans une voiture avec comme seuls équipements, quelques panneaux photovoltaïques posés à terre alimentant ce qui ressemblent à un frigo et à une guirlande électrique. A quelques mètres du chemin seulement, il ne semble pas surpris de me voir passer alors qu’il semble afférer à allumer un réchaud. Je le salue et il me salue comme si nous étions place de la Loge à Perpignan. Je me dis qu’il est courageux de vivre là, d’abord dans ce coin dénué de tout, car beaucoup perdu il faut bien le dire, mais aussi car quelques mètres plus loin, un incendie a récemment dévasté une petite partie de la végétation. Incendie vite maîtrisé apparemment d’où émerge un petit menhir. Ancienne borne des temps jadis ? Une « pedra dreta » en catalan, ou « pierre droite », multiséculaire de surcroît, qui selon Gérard Bile, ancien maire d’Espira-de-l’Agly et historien local à ses heures était censée délimiter des pâturages au Moyen-Âge. Il y aurait plusieurs monolithes de ce type dans ce secteur. Ici, les premiers amoncellements de pierres sèches apparaissent. Ils forment le plus souvent des murets formant eux-mêmes ce qui ressemblent à des parcelles. Les fameuses « peyres » « stortes » ? Pierres ou murs tordus ? Je m’y arrête au plus haut de la crête pour entamer mon sandwich avec vue sur le vallon en contrebas et les carrières situées en face. Ici, dans tout ce secteur entre Baixas et Cases-de-Pène, les carrières en activité ou pas sont nombreuses. Par bonheur, des vignobles y trouvent aussi leur place.  En redémarrant, je descends immédiatement vers l’une d’entre-elles, abandonnée mais dont les cicatrices dans le calcaire ne laissent planer aucun doute. Puis je traverse la route D.18a et là une méchante grimpette au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós » m’amène vers une autre carrière plus vaste. Si le vallon est bien occupé par les vignobles, ici tout est maquis de chênes kermès sauf les parties éventrées par les mines à ciel ouvert. Une fois, la partie la plus haute atteinte, le chemin n’est plus que descente.  Ici, le balisage jaune apparaît et nous amène vers Baixas par le « Cami de Peña » où les grands espaces bien plats refont surface dès les retrouvailles avec la D.18a. Chaque biotope ayant sa flore et sa petite faune qui lui sont propres, je ne m’ennuie jamais « photographiquement » parlant. Pourquoi des libellules à cet endroit et pas ailleurs ? Pourquoi les hirondelles se reposent-elles sur ce câble-là et pas sur tels autres ? De telles interrogations, je pourrais m’en poser des dizaines mais les photos restent et les questions s’évaporent.   A Baixas, je quitte le quartier « La Part des Anges » d’abord par la route D.18 puis par un chemin rural mal bitumé traversant le vignoble direction les lieux-dits « El Ginestar » et « Les Arenes », parcours déjà emprunté lors d'un autre circuit que j'avais intitulé « le Chemin des Amandiers sauvages ». Chemin le plus court pour refermer cette boucle, j’atteins la Voie Verte et de nouveau la D.18a. Si Peyrestortes n’est plus très loin, je fais en sorte d’éviter l’asphalte au maximum. Pour cela, et juste après la pile d’un pont, j’emprunte à droite un sentier montant dans le maquis dans le but de rejoindre le lieu-dit « Costa Rossa ». Le bon sentier est là,  se faufilant et longeant le lotissement éponyme.  Plus proche de la Nature, c’est ainsi que je finis cette randonnée de ma composition. Ceux qui ne marchent que pour le plaisir de la marche voire pour l’aspect sportif y trouveront une « bonne »  distance et deux déclivités peu difficiles mais différemment escarpés. Bonnes chaussures de marche sont toutefois conseillées car la rocaille est bien présente. Comme expliquée ici, cette balade a été longue de 11,4km incluant quelques « sorties de route » inévitables pour moi dans ma quête photographique. Les montées cumulées s’élèvent à 201m. Le dénivelé modeste est de 129m entre le point le plus bas à 37m sur la ligne de départ à Peyrestortes et le plus haut à 166m au-dessus du lieu-dit « Oratori de Perdigós ». Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon top 25.

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Un "serpent de mer" prénommé "CUMCUM".

Publié le par gibirando

Un "serpent de mer" prénommé "CUMCUM".

Vous connaissez tous l’expression « on ne prête qu’aux riches ». Dans cet article que je propose ici, il faudrait carrément dire « on ne donne qu’aux riches »,  tant ce sujet des « CumCum » revenant régulièrement sur la table est abject. Un vrai « serpent de mer » mondial certes mais auquel nos gouvernants français n’ont jamais réellement voulu s’attaquer. Abject au regard du déficit abyssal et donc hyper dangereux auquel la France est désormais confronté. Disons-le, et ce n’est pas moi qui le dit,  mais le président même de la Cour des Comptes, notre pays n’est plus très loin d’une faillite qui serait historique et donc dramatique pour la population toute entière. Abject car à l’heure où le gouvernement Bayrou cherche des milliards partout pour boucler un budget un tant soit peu réaliste, nous sommes ici devant une fraude crapuleuse orchestrée par des actionnaires riches à milliards et à millions avec la complaisance intentionnelle car consciente et délibérée de banques françaises mais aussi mondiales. Abject car dans cette quête à trouver des milliards, nous sommes en tant que citoyens lambdas, les premiers constamment visés. On parle d’impôts supplémentaires, de geler les retraites, de TVA sociale mais s’attaquer aux plus riches qui trichent, ça jamais !  Abject, car en bons citoyens et « couillons » que nous sommes, nous payons toujours plus et sans jamais rechigner, contrairement à tous ces milliardaires qui ont toujours un coup d’avance sur l’Etat pour optimiser de plus en plus leurs évasions fiscales. D’ailleurs, ne sommes-nous pas désormais contraints de passer par « une retenue à la source » de nos impôts et de nos contributions de toutes sortes, sans compter le nombre de taxes qui augmentent et se démultiplient sur nos autres dépenses contraintes. Abject quand je vois ma propre banque augmenter mes frais à coup de 8 à 12% annuellement.  Oui, il y en a marre de toute cette sphère cupide et de nos politiciens inactifs, impuissants et parfois carrément véreux. Je pense que nous sommes nombreux à attendre que les plus riches des Français payent leurs impôts à la hauteur de leurs revenus réels et de leur patrimoine financier, ce qui est loin d’être le cas depuis bien trop longtemps.

Plutôt que de vous expliquer moi-même ce système « Cumcum », je vous propose quelques liens plus ou moins récents sur ce sujet qui revient régulièrement sur la table mais toujours en vain. Tout est bien mieux disserté et analysé que je ne pourrais le faire moi-même :

Article du Huffpost du 29 juin 2025

Article du journal Le Monde du 18 octobre 2018.

Article du site Novethic

Article du site Observatoire de la justice fiscale du 28 octobre 2021.

Article du site OptionFinance du 10 mai 2024.

Article du site LexBase Freemium du 27 octobre 2021.

Article de site Wikipédia : Arbitrage de dividendes.

Je pense que ce petit choix d’articles vous permettra de mieux appréhender le sujet. Il est, je pense, suffisamment diversifié pour tenter d’être le plus objectif possible. Sur Internet, vous trouverez bien d’autres articles sur le sujet dont on voit bien qu’il n’est pas récent et n’a jamais été résolu malgré le fossé financier impressionnant et inquiétant où est plongé la France : 3.345,8 milliards d’euros au 26 juin 2025 soit 40,5 milliards de plus comparé à fin 2024. Où irons-nous si les plus riches des français se planquent constamment dans leurs devoirs qui devraient être de redresser le pays ?

Publié dans cumcum, cum cum, fraude, fiscale, riches

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La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 musiques composées et interprétées par le DJ Azimov. Leurs titres : "Glow" et "Autumn Fairy Tale"

La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla
La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

En ce dimanche 15 septembre 2024 après-midi, nous avions décidé de partir randonner dans l’Aude autour du village de Feuilla. Pour être plus clair, nous avions jeté notre dévolu sur un modeste circuit pédestre de 5km environ intitulé « La Boucle de Valdria ». Et enfin, parce qu’il est là sur le tracé, de coupler cette balade avec la visite du « Jardin botanique de Foncaude », d’où le titre complet de ce reportage : « La Boucle de Valdria et le Jardin botanique de Foncaude à Feuilla ».  Si un grand ciel bleu purgé de tout nuage augure d’une excellente météo, un vent du nord plutôt vigoureux a décidé de nous accompagner. Il sera plus ou moins fort selon la configuration du terrain mais rarement trop désagréable. Ayant conscience des forts risques d’incendies ; il y en a de nombreux qui ont sévi et sévissent encore aussi bien dans l’Aude que dans les Pyrénées-Orientales ; j’ai pris soin de vérifier si les massifs autour de Feuilla ne sont pas interdits aux randonneurs. Ils ne le sont pas.  Il est 12h45 quand nous laissons la voiture pile-poil devant l’église Notre-Dame. Du XIIème siècle et dédiée à l’Assomption de la Vierge, elle est très belle avec ses pierres apparentes car magnifiquement restaurée. Mais parce j’essaie de pousser sa porte en vain, je déchante vite qu’elle soit fermée. Ici pas de doute, la chrétienté semble encore très présente, car outre l’église, il y a de l’autre côté de la route principale, un oratoire dédiée à la Vierge à l’enfant. A côté de l’église, le Christ cloué à un grand calvaire observe de ses yeux exsangues, mais que j’espère miséricordieux, notre démarrage. Alors que nous cherchons la rue du Barry ; comme l’indique le topo-guide trouvé sur le Net ; une autre très belle croix en fer forgé se présente sur une maison où le propriétaire ne cache pas son nom « Chez Barber », à moins qu’il ne s’agisse de la maison d’un ancien « barbier » ? Peu après, une vieille porte en arche au sein de ce qui ressemble à un restant de fortifications nous invite à entrer dans la rue de « la Croix rousse ». Oui, les croix sont omniprésentes ! Parce que j’ai observé des vues aériennes avant de venir, j’ai presque la certitude que cette rue de la Croix rousse conduit dans ce qui était probablement une ancienne mais minuscule « cellera » moyenâgeuse, c'est-à-dire un ancien cellier. Peu après et parce que les panonceaux directionnels sont parfaits,  nous quittons le village grâce à  un chemin partant à gauche. Ce dernier traverse un vaste parking ou terre-plein puis le sentier s’élève aussitôt vers une colline intitulée "le Sarrat de la Bruyère". Il va en être ainsi pendant un bon bout de temps mais de façon régulière et jamais trop pénible car peu raide. Décors de garrigues et pinèdes se partagent l’espace. Tout autour les panoramas nous offrent des collines calcaires plus ou moins abruptes ou arrondies où la végétation s’est installée de manière disparate. J’y reconnais le pic du Pied de Poul (596m) gravi en 2013 mais aussi le Montolier de Périllos (707m) et son radôme météo atteint en 2015. Droit devant le col de Feuilla, objectif d’une autre randonnée apparaît un peu plus tard.  Moi qui suis constamment en quête d’une Nature afin de la photographier, je ne m’ennuie pas. En effet, il y a de très  nombreux criquets, quelques papillons mais plus rares sont les oiseaux; les trois espèces jamais faciles à immortaliser ayant en plus une terrible bougeotte à cause du vent. Finalement ma récolte faunique sera malgré tout satisfaisante. Il est vrai qu’une incroyable sécheresse sévit depuis bientôt deux ans nous dira avec tristesse et angoisse le patron du jardin botanique. De ce fait, en cette chaude et sèche fin d’été, la plupart des fleurs ont « rendu les armes » et il me faudra une belle abnégation pour que mon reportage soit quelque peu fleuri. A part ça, les plus beaux tronçons restent ceux dominant le ruisseau de Gauja puis la piste éponyme dominant cette fois-ci la Combe de la Font Couverte. Le premier grâce à ses incroyables amoncellements de pierres sèches formant le plus souvent des parcelles et ressemblant à s’y méprendre à ceux aperçus au « Cimetière des Maures » près d’Estagel. On y aperçoit quelques capitelles et orris dont certains en partie effondrés et qu’il faut donc éviter de pénétrer.  Le second tronçon parce qu’il offre d’incroyables vues du massif de la Serre du Pied de Poul; d’où descend la petite Combe de Valdria qui a donné son nom à cette courte randonnée ; mais aussi sur la Combe de la Font Couverte où plusieurs fermes ont élu domicile dans ce lieu quasiment perdu. Elles y élèvent avec courage et ténacité des bestiaux en tout genre : chevaux, bovins, ovins, caprins mais aussi porcins. Si je dis courage, c’est parce que nous avons appris que l’eau et l’électricité n’arrivaient toujours pas dans ce secteur, ce qui n’est pas le cas du téléphone et d’Internet par la fibre. Etonnant non ? Assez étonnant pour l’électricité quand on voit dans les proches alentours le nombre d’éoliennes qu’il y peut y avoir ! Quant à l’eau, il y a un nombre incalculable de ruisseaux dans ce secteur mais tous asséchés ou presque. Etonnant aussi quand on sait que les ressources en eaux souterraines dans les Corbières Orientales avaient été chiffrées en millions de mètres cubes, il y a quelques années. Sans doute trop profondes pour être captées puis commercialisées ? La visite du jardin botanique est une belle parenthèse même s’il est évident que le manque d’eau met en péril le travail remarquable car vaillant et ambitieux effectué à partir de 1991 par son concepteur Dominique Jalabert. Décédé en février 2024, c’est désormais sa compagne et son fils Jérémy ; tous les deux très sympathiques au demeurant ; qui ont pris sa relève.  Pour un tarif de 5 euros, nous avons eu la clé du portail et toute latitude pour visiter ce jardin où plantes grasses et exotiques se partagent l’espace. Il est évident que chaque entrée est une aide pour les Jalabert dans leur quête à maintenir coûte que coûte ce jardin remarquable et insolite pas mal éloigné de tout.  Malheureusement, tout ce qui a été planté jadis souffre d’une évidente absence d’eau que ce soit les arbres, les arbustes, les cactées, les palmiers ou bien encore les bambous. Il y a déjà des arbres qui sont morts, et assez bizarrement les plus nombreux, car sans doute bien visibles, sont des grands pins. Le retour vers la commune de Feuilla, distante d’1,5km, est assez monotone mais par chance, un peu à l’abri du vent et longeant le petit ruisseau de Feuilla, lequel par endroit bénéficie encore de quelques poches d’eau, toutes stagnantes dont certaines remplies de lentilles d’eau. De ce fait, j’ai pu y photographier quelques plantes encore en fleurs et plusieurs papillons et oiseaux attirés par cette hydrologie totalement absente ailleurs. Une limnée aussi, minuscule gastéropode appréciant ces eaux-là. Ainsi se termina cette après-midi plutôt venteuse mais finalement pas désagréable car sous un beau ciel bleu et avec un soleil pas très chaud pour randonner. Telle que réalisée ici, cette randonnée a été longue d’environ 5 à 6km, incluant l’aller et le retour au jardin botanique ainsi que sa visite en suivant son fléchage bleu. Terminer cette boucle en allant voir le Moulin de Calé est une possibilité pour laquelle nous n’avons pas opté, cette visite ayant été faite en voiture.  Carte IGN 2547 OT Durban -Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25. 

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Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 musiques interprétées par les guitaristes de jazz Sylvain Luc et Biréli Lagrène extraites de leur album "Duet". Elles ont pour titre "Syracuse", "La Balade Irlandaise" "Time After Time", "Isn't She Lovely" et "Stompin' At The Savoy". Le 17 avril 2012, ayant eu l'occasion d'être présent lors d'un concert donné par ces 2 immenses guitaristes au Théâtre de l'Archipel de Perpignan, au travers de ces musiques, j'ai voulu rendre hommage à Sylvain Luc décédé bien trop jeune  le 13 mars 2024. Il allait avoir 59 ans. 

Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes
Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes

Voilà déjà longtemps que je voulais réaliser ce « Rêve de Sylvain », une randonnée bien connue en pays Fenouillèdes et plus spécialement dans les Corbières dites catalanes.  Dire que j’en rêvais ou qu’un rêve allait se réaliser en l’accomplissant seraient sans doute exagéré. Mais à diverses reprises ; Tour du pays Fenouillèdes en 2011 et Le Sentier du Charbonnier plus récemment en 2023,  j’avais côtoyé des panonceaux directionnels mentionnant cette balade pédestre au départ de Prugnanes. Je l’avais donc inscrite sur mes tablettes depuis déjà longtemps. En ce 19 août 2024, Dany étant partie 3 jours en Espagne avec Valentine, notre petite-fille, l’occasion est trop belle pour ne pas tenter de l’accomplir. En effet, sachant que Dany n’aime guère marcher dans des paysages de garrigues, y aller seul me parait une bonne idée. En pleine période estivale, avec une météo caniculaire et une grande sécheresse, moi-même, je me demande ce que je vais réellement trouvé de bien à voir ou à faire sur ce sentier ? J’appréhende sinon le pire au moins l’ennui.  Aussi, en analysant la carte IGN, l’idée ci-après m’est soudain venue : « pourquoi ne pas rallonger le Rêve de Sylvain en allant jusqu’à la Tirounère pour me baigner ? ». Je rappelle que le lieu-dit La Tirounère est la terminaison aval des Gorges de Galamus et donc un secteur rafraichissant à souhaits où la baignade est possible. Là, aussi j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter ce superbe endroit dans mon blog : « Le Circuit de La Tirounère depuis Saint-Paul-de-Fenouillet ».  C’est ainsi qu’est née cette balade que je vous présente ici : « Le Rêve de Sylvain et la Tirounère depuis Prugnanes ».   Il n’est pas encore 9h30 quand je laisse ma voiture à l’entrée de Prugnanes. Si le village est désert et sans grand intérêt de prime abord, je note plusieurs croix occitanes accrochés aux maisons. Ici, la Catalogne est déjà très loin et on revendique son occitanité. Je traverse le village en suivant les recommandations du topo-guide que j’ai lu mais que je sors de ma poche et relis : rue de la Fontaine, rue de Bugarach puis celle de Palmières. A une intersection, un panonceau directionnel est là m’indiquant la suite qui part à droite. Très vite, la route bitumée partant vers l’ouest se transforme en un large chemin terreux puis en une piste forestière grisâtre, du style mâchefer. Les dernières maisons du village ont vite disparu et sur ma gauche s’étire une longue colline calcaire imparfaitement végétalisée. Ici le chêne vert est roi mais ses serfs sont légion car on y trouve toutes les plantes habituelles propres à la garrigue méditerranéenne. J’y cherche des fleurs, et si le chemin m’en offre 2 ou 3 encore quelque peu fleuries, celles de la garrigue sont déjà bien fanées. Leurs couleurs paille ou carrément roussâtres en sont les signes formels. D’autres comme certains chardons, les Stéhélines, les Leuzées et les Inules présentent des touffes de poils soyeux que l’on appelle « pappus ».  Sur la carte IGN, cette « serre » bosselée que je longe pour l’instant a pour nom « Capeils », toponyme où la notion de hauteur paraît évidente.  Je connais bien le parcours que j’ai longuement analyser sur la carte IGN et je sais qu’il va me falloir très rapidement grimper cette colline. Comme toujours, j’essaie d’oublier la monotonie de cette large piste en m’intéressant à la Nature présente et visible. Après des moineaux, des étourneaux, un merle et une fauvette très occupés à déguster de merveilleuses figues ; j’en ai fait une belle « ventrée » moi aussi ; c’est au tour de quelques papillons d’avoir les faveurs de mon appareil-photo. Ils sont très présents mais ont constamment la bougeotte à cause d’une « bonne » et par bonheur fraîche tramontane.  Il me faut donc faire preuve de patience et de ténacité pour en immortaliser quelques-uns. Idem pour les cigales qui vont me « casser les oreilles » une belle partie de la journée mais toujours excessivement difficiles à photographier car avec lesquelles l’effet de surprise ne joue que très rarement.  Idem pour les criquets qui eux aussi seront également bien présents à toutes les altitudes et en plus grand nombre encore au Pla de Moulis et plus globalement en altitude. Ce Pla de Moulis ou plateau du Moulin (Moulis de l’occitan « molin », en français « moulin ») que je vais finir par atteindre après une sérieuse mais régulière montée,  parlons-en !   Selon la fameuse légende de cette randonnée où il est dit "qu'à la première lune d'été, les fées de la Fou viennent danser toute la nuit sur le Pla de Moulis, au pied du roc del Nissol", je me demandais si je verrais ces « fameuses » fées de la Fou ? "Quitteraient-elles leur danse nocturne pour venir se baigner avec moi à la Tirounère ?" En effet, le topo-guide de cette balade, que l’on trouve sur le Net, ne précise rien d’autre que cette courte légende. « Qui est Sylvain ? » « A quoi rêve-t-il exactement ? » « Qui est à l’origine de cette légende féerique ? » Je n’ai trouvé aucune réponse à ces 3 principales questions. Dommage ! Seuls les lieux sont connus avec le Pla de Moulis, le Roc del Nissol et la Fou que l'on peut raisonnablement penser être la Clue de la Fou, cluse de l'Agly non loin de St-Paul-de-Fenouillet. Pourtant celui qui a inventé cette balade doit savoir tout cela !  Par contre, si je vous dis que pendant la montée vers le Pla de Moulis, j’ai vu plein de ces fées toutes blanches qui volaient autour de moi, vous allez vous dire « ce type a un pet au casque ! », formule bien adaptée ici puisqu’elle est occitane ! Non, je vous rassure, je ne fume aucune plante, même si comme vous le savez j’adore la botanique ! Eh bien oui, je confirme, elles étaient là, délicates, immaculées, légères, soyeuses, virevoltantes, et ce d’autant qu’une « puissante » tramontane les soulever du sol pour les propager en permanence dans les cieux. Elles avaient simplement pris les traits de ces fameux « pappus » que j’ai déjà évoqué. On les appelle aussi « aigrettes » ou « akènes plumeux ». La plupart des fées étaient là, au sommet d’une Leuzée conifère ou d’une grosse touffe de Stéhélines douteuses, à attendre sagement de violentes rafales qui les détacheraient peu à peu de ce carcan végétal que l’on appelle « pédoncule ». Je me suis assis plusieurs fois pour les regarder s’envoler très haut dans le ciel ; les aidant un peu parfois ; et sans doute profitaient-elles comme moi de ces merveilleux panoramas sur la Vallée de la Boulzane et le Synclinal du Fenouillèdes, même si un ciel laiteux délavait l’horizon? Leur espérance  ? Tomber au bon endroit, germer et procréer une nouvelle fée, une nouvelle fleur, un nouveau bouquet pour que la Nature continue d’être belle.  Il suffit d’y croire et si je continue à être un cartésien dans l’âme, depuis la « Dame blanche d’Urbanya », j’ai moins de certitude à leur sujet et suis plus discursif. Si au Pla de Moulis, les fées continuent à tourbillonner, quelques papillons, de nombreux criquets d’espèces très diverses et donc de toutes tailles, deux fauvettes « taquines » et une ombellifère m’occupent bien trop longuement pour que je m’intéresse à elles au premier chef. En quittant le Pla, je me mets à presser le pas car il est déjà 13h passé et je n’ai toujours pas déjeuné. Dans la descente vers le col du Lenti,  pour mon estomac, manger devient une obsession. Notre but commun ? Arriver à la Tirounère pour d’abord déjeuner au plus vite puis juste après me baigner. Désormais, je connais bien l’endroit et je sais que là-bas la Nature va me réserver de bien belles surprises. Ça va être le cas au-delà de ce que j’ai longuement espéré. Après la moitié d’un gros sandwich au thon appréciablement englouti au bord même de la rivière, je n’hésite pas à me baigner. Après ce premier bain, une part de tarte aux pommes finit de satisfaire mon estomac. A mes pieds, de vairons et d'autres petits alevins sont là à attendre que je leur jette quelques miettes de mon sandwich. Bouts de pain ou de thon, ces reliefs-là leur conviennent. Si d’autres baignades se succèdent, les mi-temps sont toujours consacrées à une quête photographique plus approfondie de la Nature. L’eau de l’Agly est certes fraîche, mais comme je l’aime en été. Froide mais limpide où les incalculables couleurs vertes se bataillent une suprématie à laisser Claude Monet pantois. Il manque juste les nymphéas largement remplacés par les plants de menthe aquatique et les Cirses de Montpellier qui envahissent les parties les moins profondes du lit de la rivière. Leurs fleurs attirent d’innombrables papillons pas toujours faciles à photographiés car plutôt petits et au milieu du ruisseau. Il y a aussi des libellules en grand nombre également très difficiles à immortaliser, car très souvent minuscules comme les agrions. De véritables fées elles aussi, ne tenant pas en place. Après un peu de repos, une autre petite balade m’entraîne vers le lieu-dit Borde Massé. Un champ en jachères m’offre quelques fleurs inédites. Une dernière baignade complète ce bel après-midi. Pour mon plus grand bonheur de nouveaux papillons, des passereaux aimant eux aussi la rivière, des lézards et une couleuvre vipérine sont venus s’enregistrer dans la mémoire de mon appareil-photo.  Puis le temps du retour arrive et il me faut quitter ce lieu si préversé. Autant l’avouer, ce retour est la partie la plus monotone de la journée. Il est vrai qu’après la Nature exceptionnelle et les baignades rafraîchissantes de la Tirounère, je ne peux guère espéré mieux. Je reprends donc en sens inverse le chemin  menant au col du Lenti. Là, après un sentier pas désagréable car peu caillouteux, ce dernier débouche sur une large piste forestière. Ici commence la vraie monotonie même si je reste aux aguets de tout ce qui bouge. D’abord parce que cette piste est large et terreuse, presque rectiligne jusqu’à Prugnanes mais désagréablement bosselée. De surcroît, la tramontane a faibli, il fait très chaud et les parties ombragées sont rares. Au lieu-dit « Borde Alibert » quelques chants d’oiseaux plus puissants m’incitent à emprunter vers la gauche un sentier s’enfonçant dans les bois. J’immortalise un bruant et il y a bien d’autres oiseaux mais ma lassitude est plus forte et surtout ce sentier ne mène nulkle part.  Malgré mon insistance à vouloir photographier la Nature de cette piste, l’arrivée à Prugnanes est une petite délivrance.  Petite, car avant d’en finir totalement, j’ai envie de visiter le village et voir quel est son patrimoine. Autant le dire, il est très réduit avec une petite église toute simple, fermée car en cours de travaux extérieurs ce jour-là. Il y a aussi une jolie fontaine, simple aussi, car faite d’une plaque de marbre gris datée de 1864. Elle est dressée dans ce qui ressemble peut-être à un ancien lavoir joliment modernisé. Un énorme platane dont on ne sait s’il s’agit d’un Arbre de la Liberté lui apporte un bel ombrage. Le tout est situé au centre d’une agréable placette où des bancs très originaux car modernes ont été agencés. A part ça, il y a quelques jolies peintures en trompe-l’œil. Quant aux maisons, elles sont sûrement très vieilles pour la plupart, puisque  la porte d’une d’entre-elles est surmontée d’un fronton daté de 1768 !  Enfin, il y a au bord de la route D.20, un très vieux petit pont en arche, très bien restauré et de style de ceux que l’on connaît du côté de Sournia ou de Puyvalador (la Polideta et les Molines), improprement appelés « romains ». On y trouve aussi un petit étang artificiel, résultat plutôt réussi d’une station d’épuration plantés de roseaux. Les deux ouvrages sont  situés sur un ruisseau dénommé « Ravin de Las Illes » que j’ai découvert avant de démarrer cette journée. Ainsi se termine cette journée sinon « féérique » tout du moins très agréable. Si le cartésien que je suis ne croît pas en l’existence possible des fées, mes rêves, qu’ils soient éveillés ou pas, viennent réparer ce raisonnement, et ça suffit à mon bonheur. Telle qu’expliquée ici, cette balade a été longue de 11,6km. Les montées cumulées de 743m. Le point le plus haut est à 690m au-dessus du Pla de Moulis, le plus bas à 276m à la Tirounère. Cartes IGN 2447OT Tuchan  - Massif des Corbières et 2348ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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C'est quoi ce pays ?

Publié le par gibirando

C'est quoi ce pays ?

C’est quoi ce pays où lorsque sa capitale gagne « enfin » un match de foot considéré comme « majeur » dans les hautes sphères médiatico-sportivo-politiques ; certaines de ses rues se transforment en une espèce de « guerre civile » qui ne dit pas son nom ? 2 morts avec un garçon de 17 ans tué à coup de couteau et un jeune homme de 23 ans renversé de son scooter, de nombreux blessés un peu partout mais surtout à Paris avec 22 policiers plus ou moins grièvement estropiés dont un dans le coma, 7 pompiers, des urgentistes en action agressés et 192 participants pour ce qui devait être seulement une liesse. 692 incendies dont plus de 200 voitures brûlés, des tirs de mortiers d’artifices contre les force de l’ordre, des centaines de boutiques saccagées puis vandalisées sans compter le mobilier urbain ou pas, des œuvres d’art profanées, des dizaines de véhicules et motos volés et plus globalement un préjudice total se chiffrant à au moins un milliard d’euros malgré les 5.400 policiers et gendarmes qui avaient été déployés. Au-delà de ce triste constat chiffré ; et à l’heure où Bayrou cherche partout 40 milliards (je ne les ai pas !) pour boucler le budget de la France ; il faut noter d’autres aspects essentiels que les médias ont parfois survolés ou carrément oubliés. Le premier aspect est politique avec des drapeaux palestiniens, algériens et plus globalement « non européens », dont on se demande bien quel rapport ils pouvaient avoir avec la victoire du PSG ? Le Qatar peut-être ? Actionnaire du club mais pays conservateur ô combien « fidèle » de la loi islamique ? Pays où la tutelle masculine est en vigueur et donc les droits des femmes sont excessivement  limités. Ces drapeaux ont souvent été accompagné de cris et d’insultes du style « vive le Hamas, » « à bas Israël », « on va tuer des blancs » ou encore « français mécréants ». Un mélange assez hétérogène où pour le second aspect, il était nettement préférable de ne pas être du sexe féminin. Gare à celles qui se sont trouvées sur la route de certains de ces fous de la rue. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres qu’il serait trop long de lister ici, la peur était de la partie pour bons nombres de vrais supporters et supportrices du PSG, mais aussi pour le citoyen lambda qui avait la malchance d’être au mauvais endroit au mauvais moment.  Le dernier aspect est bien évidemment la clémence dont une fois encore nos juges ont fait preuve vis-à-vis de ces révoltés, et ce malgré les paroles toujours aussi « rassurantes » de Macron : « La réponse de l’État sera à la hauteur, nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacables ». Tu parles……pour ne rien dire….comme trop souvent Président. Comment expliquer que sur plus de 550 interpellations policières dans la seule capitale et la plupart en flagrant délit, les vraies sanctions se résument à une petite vingtaine seulement sans sursis ? Comment faire comprendre à ceux qui mettent la France à feu et à sang que ce chaos est inacceptable si la plupart des sanctions sont assorties de sursis ? Dès lors comment les empêcher d’être multirécidivistes et de se croire au-dessus des lois ? Alors bien sûr, ce n’est pas la première fois que ces émeutes surviennent et malheureusement il est à craindre que ce ne seront pas les dernières. Or, il faut bien admettre que ceux qui aujourd’hui sont en charge de la sécurité de la France et des français n’ont pas de solutions à ces problèmes-là qui se répètent pour des raisons pas toujours les mêmes d’ailleurs. Macron en tête mais aussi Retailleau et Darmanin et tous les autres également sont totalement dépourvus de solution. Combien de gouvernements ont été confrontés à ces émeutes venant des banlieues ? Que faudrait-il changer si ce n’est tout ou presque sur le plan social, sociétal, sécuritaire, juridique, judiciaire et pénal et sans doute même territorial et constitutionnel pour que la France commence à voir le bout du tunnel ? « L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. » a dit Charles Péguy. Il y a une paye de cela puisque cet homme visionnaire est mort pour la France en 1914. Signification littéraire du mot « servitude » selon le Larousse : «  État d'un pays qui a perdu son indépendance nationale, d'un peuple privé de la liberté politique ». C’est le cas depuis bien trop longtemps…..et ça devrait tous nous laisser à réfléchir quand prochainement nous irons voter......

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La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques de jazz interprétées par le groupe Paul Moretti Trio composé de Paul Moretti (piano), John Hébert (basse) et Rudy Royston (batterie). Elles ont pour titre "Cheek To Cheek", "You Go To My Head", "Someone to Watch Over Me", "Dear Johanna", "Roses" et "A Cookie For Marie (incompléte)". 

La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses
La Boucle des Etangs des Esquits depuis Les Bouillouses

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Samedi 27 juillet 2024, 9h30. Nous voilà tous les quatre au Pla de Barrès à attendre la navette pour Les Bouillouses. Il y a ma sœur Nicole, mon neveu Sylvain, Dany et moi. Ma sœur et mon neveu sont venus nous rendre visite depuis Marseille et comme ils adorent les randonnées, aujourd’hui j’ai donc programmé une « Boucle autour des étangs des Esquits ». Une randonnée plutôt facile. Les Esquits sont des petits lacs de montagne situés au sud du barrage des Bouillouses au sein d’une forêt dénommée « Bosc de Llivia ». Si on ne tient pas compte de ceux qui sont des tourbières à sphaignes très souvent confrontés à une plus ou moins sévère eutrophisation (La Bolloseta, Estany del Raco et zone humide de la rivière d’Angoustrine »,  les vrais lacs sont au nombre de 3 : Estany Llarg (Etang Long), Estany Negre (Etang Noir) et Estany de la Pradella (Pradeilles). Pour les 2 premiers, il est utile de préciser qu’il s’agit des étangs « d’En Bas » puisque l’on retrouve des noms identiques dans les étangs dits « du Carlit » situés plus au nord. Au départ du hameau des Bouillouses où se situe le refuge, on suit la D.60 sur quelques centaines mètres (500 à 600m) (*), puis on traverse la Têt (ici c’est le ruisseau du déversoir du barrage) sur un pont de bois puis la randonnée prévue enchaîne les 3 lacs en contournant les deux premiers sur leur droite et le dernier sur sa gauche. Le long des 2 premiers lacs, les sentiers sont parfois assez scabreux car rocheux par endroits. La dernière partie qui consiste à revenir vers le barrage de manière assez rectiligne sur une large piste est la plus monotone. Comme tout P.R, l’itinéraire est balisé d’une couleur jaune mais il faut marcher assez longtemps pour découvrir le premier panonceau : Estany Llarg-Etang Long. Le lac est là ! Il est donc préférable ; si cela peut éviter des déboires ; de partir avec un GPS avec le tracé déjà enregistré. C’est ce que j’avais fait, même si son utilisation a été très éphémère.  Il est vrai qu’entre suivre le balisage, montrer le parcours et vouloir photographier la Nature est un challenge pas facile à surmonter. Pour les fleurs va encore, même si une mise au point est toujours préférable et donc à privilégier, mais pour la faune ça prend automatiquement toujours plus de temps. C’est d’autant plus vrai que la faune se résume ici à des canards colverts plutôt dociles mais pour le reste ce sont des batraciens « bondisseurs », des papillons virevoltants, des odonates qui ne le sont pas moins, de rares oiseaux difficiles à surprendre et donc à immortaliser. C’est donc très compliqué de faire une randonnée en famille sans être frustré à l’arrivée, parce que l’on est passé à côté de cette Nature, qui est là, à portée du regard, mais qui est d’abord aussi pour moi une passion. Il est donc indispensable de trouver un juste équilibre. De ce fait, il est donc important de marquer plusieurs arrêts et pauses. Ces arrêts  permettent de profiter plus agréablement de ces superbes paysages et décors, avec notamment quelques très belles vues plongeantes sur les lacs, quelques points de vue plus bas mais aussi très beaux, et pour moi de satisfaire au mieux ma passion pour la photo naturaliste. Malgré les difficultés, j'ai été globalement satisfait de toutes mes photos de nature. Au loin, le Carlit, terriblement minéral, dresse ses 2.921m et me rappelle que je ne suis jamais monté plus haut. L'arrivée se termine par un passage sur le barrage, souvenir de plusieurs randonnées d'un jour mais surtout d'un Tour du Capcir mémorable réalisé en 4j avec mon fils et deux de ses amis si sympas en 2013.  Enfin, je garderais un excellent souvenir de cette jolie balade, qui a apparemment plu à tout le monde. La finir de surcroit avec un peu de repos et une boisson bien fraiche à l’auberge du Carlit, dans l’attente de la navette du retour, a été une agréable touche finale.  Je n’ai pris aucune mesure mais cette randonnée est proposée sur le site « DECATHLON OUTDOOR » avec une distance de 6,2km, un dénivelé de 178m pour un temps de 2h15. Arrêts inclus, nous avons mis 2h de plus, c’est dire si nous avons pris le temps, mais c’est très bien car ce lieu à la jonction de la Haute-Cerdagne et du Capcir le mérite. Carte IGN 2249ET Font-Romeu - Capcir top 25. 

(*) Attention une autre possibilité est de démarrer derrière le refuge du Club Alpin Français où un panonceau mentionne le vrai départ et le chemin à suivre. La suite reste identique. 

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Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons interprétées par Lara Fabian accompagné du violoncelliste croate Stjepan Hauser et du Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Robert Ziegler, chansons extraites d'un concert "live" au Royal Albert Hall de Londres. Elles ont pour titre "Caruso" de Lucio Dalla et "l'Adagio" de Remo Gaziotto, tiré de l'oeuvre baroque de Tomaso Albinoni plus communément appelée "L'Adagio d'Albinoni". Cette dernière chanson est ici incomplète. 

Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)
Les Cascades du Hérisson (Saut Girard-Moulin Jeunet) depuis La Fromagerie (Le Frasnois/Jura)

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Comment avons-nous découvert ces « Cascades du Hérisson » (*) ? Après une magnifique semaine à parcourir le tour de la Suisse en voiture, c’est tout à fait par hasard que nous nous sommes arrêtés dans ce lieu-dit « La Fromagerie » sur la commune de Le Frasnois, située dans le département du Jura. Il est vrai que l’endroit est très touristique et cet arrêt a donc été consécutif au nombre important de visiteurs qu’il y avait en ce 22 juillet 2024. Si l’idée première était de comprendre pourquoi cette affluence, une fois la voiture rangée sur un place de parking difficile à trouver, mais finalement devant la boutique la plus visitée, il ne nous fallut que quelques minutes pour obtenir la bonne réponse. En effet, un seul regard vers le nombre de commerces de ce tout petit hameau d’une trentaine d’habitants en temps normal, mais beaucoup plus l’été, a suffi. Ici, on trouve toutes les activités que le tourisme engendre : bars et lieux de restauration, gîtes , boulangerie, vente de produits locaux et de souvenirs, ateliers artisanaux divers et variés, jardin botanique et puis surtout il y a une énorme « Boissellerie » dite du Hérisson où l’on trouve tous les objets en bois possibles et imaginables. Dany qui adore ces objets et qui est souvent en quête de pochoirs y a trouvé son bonheur sous les traits d’un grand arbre de vie qu’elle envisageait de peindre. De ce fait, pendant qu’elle visitait « trop » longuement les différentes boutiques, j’errais dans la hameau. C’est donc au cours de cette errance que je suis tombé sur un panonceau directionnel de randonnée mentionnant ces fameuses « Cascades du Hérisson » distantes de 800m », nom de la rivière qui les alimente. En plus de toutes les autres raisons déjà citées,  celle-ci venait s’ajouter à cette abondance constatée de touristes. Après avoir averti Dany de mon désir d’aller voir ces cascades, elle m’a dit « je finis les boutiques et je te rejoins là-bas ». Me voilà donc parti vers ces cascades très souvent arrêté par une multitude de fleurs sauvages, quelques papillons et de rares oiseaux. Le large chemin étant amplement emprunté dans les deux sens par un nombre important de randonneurs, je ne prends même pas le soin de savoir si un balisage est présent ou pas. Je suis d’office confiant. Il s’agit du G.R. 559A, mais je ne le verrais que plus tard en consultant une carte IGN. Au bout d’un quart d’heures de flânerie la cascade dite du Saut Girard se présente. Ici l’affluence y est encore très conséquente et prendre une photo du site sans personne dessus paraît presque impossible. Je suis donc obligé de zoomer pour supprimer tout ce beau monde. En attendant Dany, je continue mon recensement floral et tente tant bien que mal de photographier quelques libellules colorées. Finalement, et par le fait même que j’ai beaucoup flâné, Dany arrive bien plus vite que je ne l’attendais. Après le Saut Girard et après quelques renseignements pris auprès d’autres randonneurs, nous continuons vers le Moulin des Fées (chambres d'hôtes) pour revenir vers La Fromagerie par le Moulin Jeunet et sa jolie cascade. Là, entre les trois lieux-dits, je suis encore arrêté par une incroyable flore et quelques nouveaux papillons.  Mais le temps passe et nous sommes attendus à l’hôtel Le Chalet à Lamoura vers 17h, soit une cinquantaine de kilomètres restant à parcourir sur les petites routes du Haut-Jura.  Routes si jolies et avec de telles surprises que parfois les arrêts s’enchaînent. Ici ça sera le cas avec un seul long arrêt dans la Fruitière du pays Grandvallier à Saint-Laurent-en-Grandvaux où fromages et vins du Jura viendront s’ajouter à une large sacoche déjà bien remplie de chocolats et de vins suisses.  Par le fait même que le temps passe bien trop vite, nous sommes contraints de presser le pas et je rationne mon nombre de photos. Malgré ça, ces Cascades du Hérisson resteront un très agréable petit intermède de notre voyage en Suisse et dans ce merveilleux Haut-Jura. Haut-Jura que nous avions tant apprécié à l’été 2003 au cours d’une randonnée découverte de 6 jours qui se voulait d’abord « gastronomique ». « Saveurs des Hautes-Combes », c’était son nom. S’il n’y avait eu rien à redire à cet aspect culinaire , et donc totalement justifié tant cette cuisine du terroir avait été parfaite, comme titre de mon reportage photos et écrits,  j’y avais préféré « Dans les pas des moines défricheurs », plus en adéquation avec les lieux traversés, les étapes réalisées et surtout l’Histoire de ce magnifique territoire. C’est donc logiquement à Lamoura, commune de notre dernière halte en 2003 que nous voulions impérativement revenir. Même si en 21 ans, beaucoup de choses ont changé au sein du village, les paysages alentours sont toujours aussi beaux, quant aux habiles et précis lapidaires, ils continuent à avoir pignon sur rue et désormais leur musée. Ayant fini cette journée par une délicieuse fondue jurassienne ; fondue que nous n’avions jamais pu déguster en Suisse ; voilà un voyage qui restera longtemps dans nos mémoires. Quant aux Cascades du Hérisson décrites ici, ce reportage n’est qu’un infime petit bout de ce qu’il y a à découvrir dans ce site naturel classé et protégé. Jugez plutôt : le sentier de toutes les cascades, au nombre de 7 cataractes principales mais de 31 chutes au total, fait 7km aller et retour pour un dénivelé de 300m et peut s’effectuer en un temps moyen de 3h. Ce parcours est classé comme « difficile ». Il est donc recommandé de s’informer sur les conditions météo et notamment celles hydrométriques. En hiver, les lieux peuvent être gelés voire carrément glacés. D’autres randonnées plus longues peuvent être imaginées avec un Tour des Cascades du Hérisson dont la distance est de 12,5km ou bien encore les 54km à faire en 3 jours avec la découverte du plateau des 8 lacs et des 7 cascades du Hérisson, hauts-lieux de cette merveilleuse Terre d’Emeraude. Ici, mon modeste reportage n’a donc que la simple petite prétention de faire connaître ces cascades et éventuellement cette région qui les entoure si superbe. N’ayant ni GPS ni carte, je n’ai pris aucune mesure. Mais si j’en crois un site trouvé sur le Net, cette randonnée réalisée et expliquée ici est longue de 2,4km pour un dénivelé de 60m. Elle est facile. Carte IGN 3326ET Champagnole – Lac de Chalain et Pic de l’Aigle Top 25.

https://randoadmin.parc-haut-jura.fr/api/fr/treks/330451/le-moulin-jeunet.pdf?portal=6

(*)Toponymie : Non, ce ne sont pas les hérissons qui ont donné ce nom si particulier aux cascades ! « Hérisson » viendrait plutôt de « Yrisson », qui signifiait « eau sacrée ». C'était en 1388 nous dit la page Facebook consacrée aux cascadesAu fil du temps et des déformations, le nom a évolué en passant par Uraisson (1413), Uresson(1434), Huresson (1553), Hurisson (1788) et enfin "HÉRISSON" a partir de 1833.

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Stop aux guerres larvées des religions.

Publié le par gibirando

Stop aux guerres larvées des religions.

Après l’horrible assassinat de ce jeune musulman dans une mosquée du Gard, force est d’admettre qu’il y a en France, une guerre larvée des religions. Au sommet de l’Etat et dans les médias de connivence, personne ne les appelle vraiment ainsi, mais mises bout à bout elles deviennent une multitude de faits divers, et parfois carrément d'attentats, dont je ne vois pas quel autre nom que « guerre » nous pourrions leur donner. Actes anti-juifs, anti-musulmans ou anti-chrétiens, nos gouvernants sont devenus des statisticiens qui ne sont là que pour compter des points. 300% de hausse pour les premiers, 30 % de baisse entre 2023 et 2024 pour les seconds mais finalement les chrétiens restent toujours les premiers selon les décomptes avec 857 faits anti-chrétiens, 589 faits antisémites et 213 faits anti-musulmans, chiffres du renseignement territorial de 2021. Depuis tous ces chiffres se sont amplement démultipliés. On les trouve assez aisément sur le Net. Notons tout de même que les actes anti-chrétiens sont surtout des atteintes aux biens (églises et cimetières) plutôt qu’aux personnes, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut s’en satisfaire et ce d’autant que les attentats du Père Hamel et celui de la basilique Notre-Dame de Nice sont encore bien ancrés dans nos esprits.  Bien aidés par des médias de plus en plus politisés, et donc de moins en moins objectifs et impartiaux, les phénomènes anti-religieux progressent dans notre société française. Audimat et croyances sont trop souvent les mêmes combats. Les partis politiques ne sont pas en reste. De plus en plus nombreux, divisés, et « radicalisés » eux-aussi, ils vont chercher leurs voix dans les différents cultes. Certains les trouvent, d’autres un peu moins. L’isoloir électoral devient confessionnal, et peut-être même vice-versa. Les bulletins de vote deviennent signes ostentatoires. Comment en est-on arrivé là et à tant d'abominations ? Voilà la question à laquelle nos gouvernants devraient répondre, mais jamais elle n’est réellement posée aussi sèchement, faute à la laïcité derrière laquelle ils se retranchent constamment. Tout est dit. Si rester neutre est bien une prérogative de l’Etat, résoudre en essayant de stopper les meurtres, les violences, les incivilités et tous les actes délictueux en est une autre qui serait bien préférable. Or les actes anti-religieux, mais pas que,  ne cessent de se démultiplier, souvent engendrés par des actualités internationales où l’Etat français ne reste que trop rarement assez distant. Si dans ces « compétitions inter-religieuses » pour une suprématie planétaire, la France n’est pas une exception, notons que les spectateurs que nous sommes ne retiennent jamais les scores et seulement les résultats ; « victoires » ou « défaites ». Or, les défaites se succèdent pour nos gouvernements successifs. Les solutions semblent inatteignables et les chiffres augmentent constamment. Nos dirigeants passés et encore présents ont toujours fait l’erreur de penser, que des êtres humains avec des religions différentes, mais que beaucoup de choses opposent aussi dans leur culture, leur façon d’être, d’agir, de penser, d’appréhender la société, étaient possibles. Dans la bouche de nos élus , il y a une phrase qui revient souvent : « je fais la différence entre un musulman et un islamiste ». Sauf que les deux sont des fidèles du prophète et que la différence n’est qu’une question de pensées idéologiques. Or, décoder l’activité cérébrale d’un être humain est illusoire. Alors comment fait-il le citoyen lambda pour éviter les chevauchements ? De plus, il suffit d’observer la Nature pour se rendre compte que si le nombre d’envahisseurs est trop élevé, le vivre ensemble devient impossible. C’est la cas de la France aujourd’hui où accueillir correctement des personnes venus d’ailleurs n’est plus possible. Une assimilation ou une intégration parfaite non plus, tout autant que l’arrivant le veuille bien. Notre Histoire,  la plus ancienne notamment, est truffée de ces envahisseurs, barbares ou pas, venus d’ailleurs. Ceux les plus nombreux se sont implantés à jamais comme les Celtes, les Romains et les Germains prenant la place des tribus endogènes déjà présentes, les autres Vandales, Quades et Alains en nombre insuffisant pour s’imposer sont repartis. Sur notre planète, la répartition des êtres vivants n’a jamais été le fruit du hasard. Leur répartition dans un environnement donné est souvent liée aux caractéristiques physiques de ce milieu. Ce milieu parfait pour une espèce endogène ne l’est pas automatiquement pour l’espèce exogène qui arrive. Or, il est largement et scientifiquement prouvé, qu’une espèce vivante qui se retrouve en grand nombre dans un espace qui n'est pas ou plus le sien, soit elle ne résiste pas à la pression, soit elle devient envahissante, violente et très souvent meurtrière pour les espèces locales avec lesquelles elle se retrouve confrontée. Les cas d’adaptation harmonieux arrivent parfois, mais ils sont rares et interviennent sous la condition que chacun trouve un intérêt vital à la présence de l’autre et le plus souvent pour des espèces différentes pas grandement majoritaires les unes vis-à-vis des autres. Dans tous les autres cas, les compétitions sont inéluctables car de nombreux intérêts de toutes sortes entrent en jeu. De plus, n’étant pas confrontée à ces ennemis naturels et donc habituels, le développement de l’espèce exogène s’amplifie. Il y a pléthore d’exemples tant dans le règne animal que végétal. Or l’être humain fait partie de ce système naturel au même titre que toutes les autres espèces. La Nature étant sacrée, elle est aussi une religion. C’est en tous cas la mienne. Ceux qui y adhérent sont en général tolérants et de ce fait peuvent être croyants très sagement d'une autre religion. Ce n'est pas incompatible. Mais là, trop c’est trop. Alors arrêtons tout. Les arrivées massives venues d’ailleurs, non souhaitables et non souhaitées,  mais aussi les statistiques stériles. L’athée et l’agnostique de culture chrétienne que je suis ne veut plus de toutes ces violences, qu’elles soient guidées ou pas par des aspects religieux. Il ne demande qu’une chose : vivre dans un pays paisible, qui est d’abord le sien.  

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La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques du compositeur allemand Hans Zimmmer interprétées ici par le pianiste et compositeur danois Jacob Ladegaard plus connu sous le pseudonyme "Jacob's piano" et notamment sur YouTube et sur le web en général. Elles ont pour titre : "Gladiator: Now We Are Free & Honor Him", "Time", "A Way of Life" et "Maestro (Synthesia Version)".

La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle
La Passerelle de Mazamet et le hameau d'Hautpoul en boucle

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Perchée à 70 mètres de hauteur et longue de 140m, « la Passerelle de Mazamet » est devenue une incontournable du département du Tarn au même titre que les célèbres gorges éponymes qui elles sont surtout visibles en Lozère et en Aveyron. Suspendue entre le Roc Saint-Sauveur ; où l’on peut encore voir les ruines d’une ancienne église et d’un castrum médiéval ; et le village pittoresque d’Hautpoul, lui-même moyenâgeux et édifié sur un autre piton rocheux, le Rocher de la Vierge, elle enjambe le vallon où s’écoule la rivière l’Arnette, rivière elle-même parallèle à la D.54. Cette passerelle est accessible par divers sentiers dont notamment les célèbres GR.36 et GR.7. C’est dire si les randonneurs peuvent y trouver leur bonheur de multiples manières. Personnellement, sans GPS et sans carte, nous avons découvert la passerelle et tout le proche secteur au cours d’une petite boucle pédestre au départ du vaste parking dit de la Jamarié qui est mitoyen avec la rue de la Resse (D.54). La parking est proche de l’usine hydroélectrique et on ne peut guère le louper car une immense cheminée en briques rouges peut servir aisément de repère. Il est 11h30 quand nous laissons notre voiture sous un ciel un peu voilé de gris et un soleil qui tente, mais en vain, de percer ce voile. Dans l’immédiat, le chemin vers la passerelle est identique à celui que propose un grand panneau vantant les plaisirs d’une via ferrata. Une première petite passerelle enjambe l’Arnette et juste après il suffit de prendre à gauche la rue du Faubourg du Gua, laquelle, d’emblée s’élève modérément. Très rapidement, le bitume disparaît et diverses solutions de sentiers sont proposés, dont celui filant vers la passerelle. Nous le choisissons. Un sentier « muletier » prend le relais puis un nouveau panneau propose encore 2 possibilités : piste rouge 10mn ou piste bleue 30mn. L’envie de marcher est là et nous optons pour les 30 minutes de la piste bleue. Ce choix est d’autant plus volontaire, que comme toujours, j’en suis depuis le démarrage à tenter de recenser la flore du secteur en évitant si possible d’oublier certaines fleurs. Finalement, la passerelle est vite là, et si vite que nous en oublions les vestiges de Saint-Sauveur. Même en traînant les pieds et en profitant au maximum de cette immense « escarpolette », les 140 mètres sont vite parcourus. Un petit sentier prend un peu le relais grimpant vers le vieux hameau d’Hautpoul. Là, difficile de louper les ruines médiévales car ce sont les premières visibles avant même les habitations du hameau. Dans le hameau, nous y passons un peu moins d’une heure à visiter les ruines, à flâner dans quelques boutiques, à déjeuner de notre pique-nique que nous avions pris soin d’emporter, de se faire plaisir de glaces italiennes et pour Dany d’essayer de retrouver les lieux où notre fille avait fait les superbes photos de son mariage. Nous poursuivons par le « chemin des Passes », étroit et agréable sentier forestier tout en descente, où l’art, l’Histoire du catharisme et celle du châtaignier permettent de marcher sans vraiment s’ennuyer, grâce à bon nombre d’œuvres d’artistes et de panneaux explicatifs. Le châtaignier, lui, nous prépare déjà à découvrir l’arboretum et la Maison du bois et du jouet, dernières vraies découvertes de ce parcours totalement improvisé. Sans GPS et sans carte IGN, et notre seul véritable recours étant le smartphone, nous consultons l’application Visorando afin de trouver la meilleure solution pour retourner au parking du départ. S’il y a bien 5 ou 6 randonnées proposées, la plupart très longues, aucune ne nous satisfait vraiment. On décide de rentrer par la route D.54. Certes ce n’est pas la solution idéale d’un vrai randonneur mais comme d’autres découvertes sont encore au programme de cette journée, c’est pour nous la plus expéditive et donc la plus efficace. Alors bien évidemment, cette fin de balade nécessite de la prudence mais finalement nous trouvons que cette  route n’est pas si passagère que ça. En outre, elle présente l’avantage d’avoir une vue par-dessous et donc incroyablement originale de la passerelle. Ainsi se termine cette boucle pédestre dont j’estime la distance parcourue à environ 3,8 à 4km environ. Vous l’aurez bien compris, si le but initial était de découvrir la passerelle, les autres attraits se sont présentés au fil de notre cheminement d’où finalement cette boucle réalisée de manière improvisée : le hameau d’Hautpoul et ses édifices médiévaux, les panneaux expliquant le catharisme et des œuvres artistiques sur le chemin des Passes, le musée du bois et du jouet, l’arboretum puis le retour vers le parking en longeant l’Arnette et ses vestiges industriels. Voilà tout ce que l’on peut voir d’intéressants et j’en oublie sans doute. Carte IGN 2344ET Montagne Noire (est) – Mazamet – Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc top25.

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La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques du compositeur Michel Pépé. Se décrivant comme le compositeur du bien-être, elles ont pour titre : "Terra Incognita", "Quinta Essentia", "Fleur de Lys", "La Danse des Elfes", "La Pierre Sacrée", "La Présence" et "Les Ailes de Lumières" extraites de son album "The Wings of Love"

La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.
La Boucle de l'abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil.

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Après 2 jours d’intenses visites (*), notre soif de découvrir ces magnifiques régions que sont le Cabardès et la Montagne Noire n’est pas étanchée. Toutefois, l’envie de découvrir sans prendre automatiquement la voiture et faire des kilomètres est une solution qui n’est pas pour nous déplaire, et ce d’autant qu’une météo bien meilleure que les jours précédents est annoncée pour aujourd’hui. Pourquoi ne pas faire une randonnée dans le secteur où nous avons loué, c’est-à-dire « Villelongue », tout près de l'abbaye Sainte-Marie ? (attention à ne pas confondre avec Villelongue d'Aude car ici on est encore sur la commune de Saint-Martin-le-Vieil ) C’est donc grâce à Anne, notre gentille hôte, qui n’est pas avare de dépliants touristiques, que nous trouvons cette randonnée décrite ici : « La Boucle de l’abbaye de Villelongue à Saint-Martin-le-Vieil ». En ce 3 juillet 2024, il est presque 11h30 quand nous rangeons notre voiture sur le parking faisant face à l’abbaye. Un panneau mentionne la randonnée que nous avons choisie mais 2 autres sont possibles dont une intitulée « Les Capitelles ». Si je mentionne déjà ce nom, c’est parce qu’à la sortie de Saint-Martin-le-Vieil nous emprunterons par erreur ce parcours jusqu’au lieu-dit La Frigoule avant de récupérer le bon tracé originel. S’agissant d’une boucle, 2 choix sont possibles mais nous choisissons le sens mentionné sur le panneau. D’emblée, le bon chemin longe la rivière La Vernassonne, où pour mon plus grand bonheur de photographe naturaliste, la Nature se révèle sous de multiples aspects : fleurs sauvages, papillons, petits poissons, corneille noire, demoiselles et une écrevisse. Cette magnifique Nature sera ainsi présente tout au long de cette jolie boucle et un peu plus loin encore en revenant à notre location. Pour l’instant, le chemin bien balisé en jaune est toujours agréable à parcourir car circulant dans des décors variés : sous-bois, clairières, vastes prairies couleur paille, prés verdoyants, collines arrondies et boisées puis carrément une jolie forêt mixte avant l’approche et l’arrivée à Saint-Martin-le-Vieil. Entre les deux, beaucoup de fleurs sauvages et quelques papillons et oiseaux sont venus taquiner mon côté « épieur » de la flore et de la faune. Dans cette forêt, de nombreuses guêpes fouisseuses, pas du tout agressives,  malgré leur nombre important autour de nous, nous ont offert un joli spectacle qu’elles avaient intitulé « Comment creuser un nid dans le sable le plus rapidement possible ». Sans doute des Bembex à rostre (Bembix rostrata), si j’en crois les images et ce que j’ai lu sur Internet à postériori. A Saint-Martin-le-Vieil, nous avons fait l’impasse sur la partie basse du village où circule la D.34. En effet, lors de notre arrivée le premier jour, nous avions eu l’occasion de nous y arrêter car un vide-grenier était organisé ce jour-là. C’est donc par la Tour de l’Horloge, la place de la Mairie et l’église ; malheureusement fermée ; que nous avons commencé notre visite gardant le meilleur pour la fin, à savoir les vestiges moyenâgeux avec le donjon et une tour de l’ancien château fort, ruines mitoyennes avec un joli oratoire dédié à Saint-Roch et avec un jardin décrit comme « d’inspiration médiévale ». Après cette « bonne visite » agrémentée d’un frugal pique-nique, malheureusement sous un ciel momentanément redevenu gris et frais, nous obligeant à réenfiler nos polaires, nous avons repris la boucle. Par bonheur, les quelques nuages avançant plus vite que nous, le soleil et le bleu du ciel dominèrent le plus souvent la grisaille et ce, jusqu’à l’arrivée. A la sortie de Saint-Martin, comment ai-je pu me tromper de parcours alors que parmi mes nombreuses photos figure le bon panonceau directionnel ? Voilà une question qui me taraude encore la tête à l’instant où j’écris ce récit. C’est donc par erreur et par le tracé dit « Les Capitelles » que nous nous éloignons du village. Par le fait même que nous ne voyons qu’une seule « capitelle » dès la sortie de Saint-Martin, prenons-nous confiance ? Un peu sans doute ! Toujours est-il que l’on ne s’inquiète pas trop car sans carte et sans GPS, seul le balisage toujours jaune lui aussi guide nos pas. Normal, tous sont des P.R. Plus loin, Dany marchant assez loin devant moi sur un sentier devenu herbeux, je la rattrape car depuis un bon moment, je ne repère plus les petits traits de peinture jaune des différentes balises. De plus, ayant un peu le sens de l’orientation, je trouve que l’horizon, malgré qu’il soit très lointain, ressemble pas mal à celui que nous percevions lors de notre entrée dans Saint-Martin. C’est-à-dire la plaine du Lauraguais et les Pyrénées droits devant nous. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre que nous ne sommes pas dans la bonne direction et ce d’autant qu’ayant retrouvé le balisage, ce dernier se faufile et descend dans un bois assez touffu par un étroit sentier. Nous n'y descendons pas et faisons d'emblée demi-tour. Sans carte IGN et sans GPS, mon seul recours est l’application Visorando à laquelle par chance je suis abonné. Bingo ! En effet, la randonnée au départ envisagée y figure bien (N°987747). Sur la carte, le pointeur nous indique que nous sommes non loin du lieu-dit la Frigoule. Or par chance, non loin de là, et de la route D.64 que nous avons traversé quelques instants plutôt, plusieurs chemins s’entrecoupent dont un très rectiligne, surligné en mauve. Ce dernier file vers le bon parcours que nous aurions dû prendre. Smartphone allumé, il me suffit de suivre le pointeur sur l’écran pour trouver cette longue piste forestière rectiligne, et puis plus loin le bon itinéraire menant vers l’abbaye. Complétement rassuré, je peux reprendre mon recensement floral qu’à vrai dire je n’ai jamais vraiment abandonné car finalememt peu inquiet, les distances parcourues étant plutôt modestes. Après le lieu-dit « La Jambe de l’Homme » et la descente vers l’abbaye, nous retrouvons notre voiture. Je propose à Dany d’aller visiter l’abbaye mais un peu de lassitude couplée au fait que les lieux religieux ne sont pas sa tasse de thé, elle refuse. Je lui propose de rentrer en voiture vers notre location et je pars visiter l’abbaye tout seul. Cette visite ne faisant pas vraiment partie de la randonnée, je ne vais pas m’étendre à son sujet. Toutefois, vous la trouverez très détaillée dans mon diaporama. Perso, ce fut un pur régal car la visite libre s'effectue dans un cadre reposant avec un agréable jardin où des oeuvres d'arts "rigolotes" contrastent avec l'austérité du lieu. Malgré les restaurations régulières et formidables qui sont entrepris par son propriétaire, on peut regretter que l’abbatiale soit encore fortement ruinée. Que lui souhaiter de mieux que de retrouver un jour son lustre d’antan ? Tout inclus, parcours réalisé avec égarement, visites et découvertes et retour à la Tuilerie de Villelongue, j’estime la distance parcourue à 8,5km environ. Ce n’est qu’une estimation et pas du tout une affirmation. De toute façon, la randonnée proprement dite est assez facile et donnée pour une distance de 5,8km sur Visorando. Cartes IGN 2345O Alzonne et 2245E Lézignan-Corbières top25.

(*) Nos intenses visites avant cette balade : Château de Saissac, barrage des Cammazes, découverte de Montolieu, village du livre, visite de Sorèze et de son riche patrimoine et notamment de son abbaye-école où l'on trouve le remarquable musée consacré à l'artiste Dom Robert et à son oeuvre, le musée du verre de Sorèze, les châteaux de Lastours, visite de Conques-sur-Orbiel, le Moulin à papier de Brousses et Villaret, visite et marché de Bram.  

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Les Chemins infréquentables de la politique.

Publié le par gibirando

Les Chemins infréquentables de la politique.

« L’homme politique a une réputation détestable alors que c’est un métier où l'on ne gagne pas beaucoup d'argent». Voilà ce que disait Alain Juppé lors d’une interview sur France Inter en septembre 2023. Avec les récentes condamnations de Nicolas Sarkosy et de Marine Le Pen, cette phrase « conne comme la lune » refait surface. Une telle phrase venant de quelqu’un qui a été soupçonné pour diverses affaires délictueuses, puis carrément condamné judiciairement, mais qui depuis a réussi à vivre essentiellement et très confortablement de la politique en dit long sur les ruptures factuelles existant entre un élu tel que lui et les citoyens lambdas que nous sommes. Proposé en 2019 au Conseil constitutionnel,  par Richard Ferrand, alors président de l’Assemblée Nationale ; lui-même fortement soupçonné dans diverses affaires peu folichonnes ; il est finalement accepté par ses pairs de la députation et devient de ce fait le premier membre de cette haute institution juridictionnelle a avoir été condamné. Comme quoi en politique, l’oligarchie n’est jamais bien loin, quant au casier judiciaire, il ne pèse jamais bien lourd, car comme on le voit ici les condamnations ne sont jamais réellement gravées dans le marbre. Enfin, si son métier d’homme politique ne rend pas riche, comme il le prétend, il faut bien admettre que les quelques 13.300 euros nets mensuels (en 2019) comme membre de ce conseil, auxquels il faut ajouter sa confortable retraite de 27.700 euros/mois (2eme plus haute retraite de tous les hommes politiques encore vivants) ne font pas de lui le pauvret que son discours peut laisser imaginer. Et ce d'autant qu'en sa qualité d'ex-premier ministre, il bénéficie d'avantages en nature tels que bureau, secrétaire et chauffeur, le tout particulier. En tous cas, voilà des sommes et avantages que très peu de français perçoivent, et Juppé, comme bien d’autres hommes politiques, fait partie de cette caste privilégiée représentant 1% des français ayant la chance d’avoir des revenus mensuels supérieurs à 10.000 euros. Au-delà de cette somme, les chiffres n’existant pas dans les pyramides statistiques, il fait sans doute partie des 0,0001% des français gagnant le mieux leur vie. Une fois encore, une fois de plus et donc une fois de trop, voilà notre Juppé national qui a perdu l’occasion de se taire disant à cette occasion une grosse connerie. Ce n’est pas la première. Quant à Nicolas Sarkosy et à Marine Le Pen, je ne pleure pas leurs condamnations respectives, même si je suis conscient que derrière ces sanctions, la politique est encore là bien présente. En politique, les coups ne se terminent jamais par des K.O définitifs. Tel le roseau de la fable, les condamnés plient mais ne rompent pas. Après tout, Juppé, Sarkosy et Marine Le Pen ne sont pas des exceptions. Ils font tout simplement partie de cette liste, longue comme un jour sans pain, de nos élu(e)s et dirigeant(e)s qui ont souvent cru que l’argent public était avant tout le leur. Le taux moyen de condamnations de 37,7% étant quand même très effrayant. Les citer tous équivaudrait à rédiger un gros dictionnaire où tous les partis confondus se retrouveraient sur un même un pied d’égalité. Les tribunaux, voilà enfin un lieu où les divisions partisanes disparaissent. Mais bien évidemment, nous n’avons aucune raison de nous en réjouir, bien au contraire. Quand l’argent coule à flot, il ne faut pas être étonné que parfois ça déborde ! Et comme l’a si bien dit Otto von Bismarck : « En politique, il faut toujours suivre le droit chemin. On est sûr de n'y rencontrer personne. ». De ce fait, nous le peuple, prenons tout droit et évitons les chemins infréquentables, ici ceux de la politique.

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