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De Zemmour à Sarkosy....il n'y a qu'un pas.....français.

Publié le par gibirando

De Zemmour à Sarkosy....il n'y a qu'un pas.....français.

J’ai fini l’année 2025 par la lecture de « La messe n’est pas dite : Pour un sursaut judéo-chrétien » d’Éric Zemmour et commencé l’année 2026 par le dernier livre de Nicolas Sarkosy « Le journal d’un prisonnier ». 2 livres politiques. Des essais comme le disent les libraires. Essayer quoi ? De nous faire peur dans les deux cas serait ma conclusion. Les 2 hommes ont en commun quelques points bien évidents : ils ont toujours pleinement assumé leur droitisation politique et leur amour immodéré pour la France. Sous ces aspects-là, je les rejoins tous les deux, même si ma droitisation est sans doute plus récente que la leur. Normal, la politique a constamment guidé leur pas. Moi pas. Zemmour a commencé comme journaliste politique avant de former son propre parti « Reconquête », quant au second on connaît bien son parcours de maire, comme ministres à plusieurs reprises, de député, de conseiller général, de président de partis (Zemmour l’a rejoint !), de président du conseil puis finalement et comme aboutissement de sa carrière, 5 ans comme président de la République. De mon côté, la gauche a commencé à m’écœurer sous François Mitterrand, puis cet écœurement n’a jamais plus cessé de s’amplifier jusqu’à aujourd’hui. Faire la liste de erreurs passées serait trop long mais en voici quelques principales : les aides malavisées à l’assistanat, l’élargissement des droits des immigrés, la CSG augmentant lourdement les impôts et taxes des citoyens, ce qui n’a pas empêché un fort endettement qui n’a plus cessé depuis, des nationalisations inopportunes, l’embauche inconsidérée du nombre de fonctionnaires, une mauvaise vision de l’Europe, de l’économie et de la financiarisation mondiale avec de nos jours ce clientélisme évident vers tous ceux qui arrivent d’ailleurs, sans pour autant avoir encore créer la moindre richesse sur notre sol. Oui, je supporte mal cette gauche-là qui désormais va constamment chercher ses bulletins de vote vers les doubles-nationaux, de plus en plus nombreux, venus d’Afrique et du Moyen-Orient, le plus souvent de religion musulmane. Oui, où sont passées les valeurs d’égalité et de redistribution des richesses engendrées avant toute chose par le travail plutôt que par une solidarité dont on attend trop souvent le premier et moindre remerciement. A toutes ces erreurs et errements, on pourrait y rajouter le passage aux 35 heures, dont je l’avoue j’ai longtemps cru qu’il serait une avancée sociale. Finalement, et de manière regrettable, ça n’a pas été le cas, à cause d’une concurrence terrible et dangereuse où celui qui travaille le moins, produit moins, et de ce fait, se retrouve à la traîne sur le plan économique. Oui que d’erreurs de la gauche que mes parents m’avaient pourtant décrété comme une panacée quasi-immuable. Les temps ont sans doute bien changé.

Mais revenons à nos deux livres. Leur fonds et leurs thèmes, bien que totalement différents, nous amènent vers d’étranges mais évidents recoupements voire similitudes.

  • Zemmour nous alerte sur l’islamisation outrancière de la France et plus globalement de l’Europe et espère un sursaut judéo-chrétien pour y faire face. Il parle de guerre de civilisations. Il nous dit que « le christianisme doit s’assumer comme une identité comme le font toutes les autres religions à travers le monde : islam, bouddhisme, hindouisme, etc… », nous rappelant comme une évidence que rien ni personne « ne peut imposer à quiconque d’avoir la foi ou de ne pas l’avoir ». Il faut donc changer de paradigme. Il sous-entend que les citoyens que nous sommes, sans foi assumée, athées, chrétiens ou juifs, peu importe, dans nos racines, nos gènes ou dans nos legs divers et variés se serrent les coudes et se redressent face à un islam de plus en plus présent et conquérant. Optimiste, il pressent un certain frémissement dans ce sens-là auprès des jeunes mais insiste lourdement sur le fait que le moindre relâchement sera fatal à notre civilisation. Quand je vois les critiques de la sphère catholique et de la gauche qui s’agrègent autour de sa personne depuis la sortie de son livre, je me dis que la bataille qu’il nous recommande est loin d’être gagnée. Ainsi les cathos dans leur quasi-ensemble, toujours aussi « bisounours », parlent de récupération et d’instrumentalisation de leur religion, que le livre est très loin de la réalité décrite et que « le projet du christianisme sera toujours  la foi en Jésus-Christ qui a pour ce monde un projet d’amour, loin de la division et de la méfiance prônées par l’idéologie identitaire d’Éric Zemmour » (Journal La Croix). Ainsi la mise en garde prêchée par ce dernier passe au-dessus des têtes des premiers concernés, toujours aveugles face à un islamisme fondamentaliste de plus en plus violent car radical, outrageant, terrorisant et massacrant des chrétiens et ce, dans le monde entier (Source Le Pèlerin).
  • Dans son livre, Nicolas Sarkosy nous raconte sa vie de détenu lors des 20 jours (21/10 au 10/11/2025) qu’il a passé à la prison de la Santé après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire dite Sarkozy-Kadhafi ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Rappelons qu’il a été condamné à 5 ans de prison ferme mais que finalement, ayant fait appel, la Cour se prononce favorablement à une demande de remise en liberté présentée par ses avocats. D'où sa courte peine. Il est désormais libre sous certaines conditions jusqu’à son procès en appel. Lors de ce séjour, il décrit les conditions difficiles de sa privation de liberté, ce que l’on peut aisément comprendre qu’ayant vécu pendant 5 ans dans les ors et les cristalleries du Palais de l’Elysée et ayant lui-même un château dans les Alpilles sans compter son domicile au sein de la luxueuse et privée villa Montmorency dans le 16eme, se retrouver dans un espace de 9m2 avec une seule fenêtre avec barreaux et ne donnant sur nulle part est forcément une épreuve, même si sa cellule était dite « réservée aux VIP ». Il nous fait part de ses liens d’amour très forts que son épouse et ses enfants lui prouvent régulièrement, tous unis autour de lui dans ces instants de séparation très compliqués à vivre pour tous. D’ailleurs, de manière plutôt convaincante, il brosse un tableau où « tout le monde il est gentil » avec lui, y compris par exemple et de manière assez surprenante de la part d’élus du Rassemblement National qu’il a toujours combattu politiquement avec une extrême vigueur. Il leur trouve bon nombre de qualités. Pour lui, plus de cordon sanitaire, les droites doivent se rallier, ajoute-t-il. Il aurait pu s'y rallier beaucoup plutôt, cela nous aurait probablement évité 5 années d'Hollande et 10 de Macron. De surcroît, on peut trouver là, un certain rapprochement avec les idées d’Éric Zemmour qui prône depuis de très longues années cette union des droites, désormais espérée par une large majorité de français. Il dit très clairement que l’amour qu’il a trouvé dans cette période lui a permis d’être encore plus fort, revigoré, combattif. Mais au-delà de ses enjolivements narratifs, le livre est surtout dédié à clamer son innocence suite à sa condamnation. L’ensemble est fait pour régler des comptes avec ceux qui l’ont durement condamner, sans preuve, estime-t-il. Il dit clairement qu’il a été condamné parce que de droite, "une circonstance aggravante", par de juges, parce qu’eux seraient de gauche. Tout est dit. La justice aurait été essentiellement une affaire politique montée de toutes pièces pour le faire chuter. Ils y seraient parvenus « mais la messe n’est pas dite » conclut-il.  Enfin, il s’est promis en sortant de cet enfer judiciaire d’aller « à Lourdes voir les malades et les désespérés ». Or, y a-t-il en France, un lieu de pèlerinage plus catholique et donc chrétien que celui de Lourdes ? Ainsi, on peut dire très clairement que Sarkosy rejoint Zemmour dans cette rechristianisation indispensable à conserver nos libertés (ici la sienne), nos identités et notre civilisation. Zemmour et Sarkosy, il n’y a plus qu’un pas qui les sépare, y compris sur la plan judiciaire, toutes proportions gardées bien évidemment.

 

Oui, il y a bien des points de jonction dans ces 2 livres lus pour terminer une année et en commencer une nouvelle. Comme indiqué en préambule, la lecture de ces deux livres peut instaurer des peurs. C’est mon cas. Peur de voir la France que j’ai connu disparaître à jamais et peur de savoir que la justice ne soit plus neutre, plus jamais juste et qu’il en soit ainsi pour n’importe quel citoyen et quelque soit l'affaire.

 

Je précise toutefois que je ne porte aucun jugement sur cette affaire Sarkosy, ne la connaissant pas suffisamment en détail. Mais j’ai mes idées. A-t-il commis un ou des crimes méritant 5 ans de prison ? J’en doute. A-t-il commis de graves erreurs de gouvernance ? Sans doute. La liste des affaires qu'il traîne comme des casseroles derrière lui est sans doute un signe de ses erreurs. 

 

Zemmour et Sarkosy, des noms originaires d’ailleurs, mais les deux ont l’amour de la France dans leurs tripes et c’est ce que je retiens aussi de ces deux lectures.

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