Les crèches de Noël chauffées par des ânes et de beaufs.
Pour agrandir la photo, cliquez dessus. (Photo extraite de l'Indépendant du 29/11/2025-Aline Morcillo
Il y a quelques jours, en lisant sur le Net, un article de FranceBleu.fr à propos des crèches de Noël, j’ai voulu réagir. Son titre «À Perpignan, plusieurs associations réclament le retrait de la crèche de l'hôtel de ville ». Autant vous dire que je ne partage pas le contenu de cet article et le point de vue de ces différentes associations qui ont en commun la nécessité de diviser et pour certaines le besoin de se communautariser. Comme me le disait si justement une amie « Mais en quoi une crèche peut-elle déranger ces associations ? »
Alors voilà mon point de vue et quelques arguments.
Comme toutes les années désormais, les crèches de Noël sont la proie de ces associations qui refusent que les mairies fêtent cette période à leur guise. Si j’ose cette image sémantique, je pourrais presque dire que nos crèches de Noël sont chauffés par des ânes et des beaufs. Ces derniers voudraient bien que l’on en finisse avec notre culture et nos traditions se planquant derrière une loi de 1905, devenue de plus en plus débile, dite « loi de séparation des institutions publiques et des organisations religieuses. ». En un mot la « laïcité ». Initialement, elle devait être un maillon de conciliations, elle est devenue au fil des ans un paravent de discordes. Mais de nos jours qu’avons-nous à séparer au juste alors que seulement 6,6% des français se disent pratiquants sur les 26% qui affirment être catholiques (source IFOP de 2021) ? En pourcentage des français, il y a nettement plus de pratiquants juifs et musulmans que de pratiquants catholiques ! Seuls, ces 6,6% fêtent-ils Noël ? Bien sûr que non ! Tout le monde fête Noël et pas seulement en France ! Ainsi, à bien y réfléchir la fête de Noël est devenue au fil des siècles, la première fête « universelle », car à la fois agnostique, athée, chrétienne, protestante, païenne (le père Noël, la buche) mais aussi régionale (les santons et les 13 desserts en Provence, des fondants, le foie gras, la dinde, les huîtres et des gâteaux spécifiques et des spécialités dans bien d’autres régions) et cosmopolite (Santa Claus, arbre, sapin de nos cousins germains à l’origine, etc…). Ainsi, selon la tradition, les rois mages que certains veulent faire disparaitre avec la crèche dans les mairies sont le reflet de cette universalité : Melchior serait le roi des Perses, Balthazar, le roi des Arabes, et Gaspard, le roi des Indes. Quoi de mieux que cette réunion des croyances diverses pour faire la paix que de venir rendre visite à un petit juif qui vient de naître et dont le cerveau est dans l’immédiat totalement absent de toute idéologie et croyance. D’ailleurs, Jésus était juif mais n’a jamais eu aucune religion de son vivant, les juifs n’étant à l’époque qu’une ethnie parmi bien d’autres. Ne vaut-il pas mieux espérer que cette paix de la crèche devienne un jour réalité ? Voilà ce qu’est le crèche de Noël de nos jours. Un espoir de paix pas automatiquement chrétien. Quand nos élus en auront-ils conscience ? Quand se décideront-ils à améliorer son sort en la retirant de cet article 28 de la loi du 9 décembre 1905 devenu obsolète la concernant ? Nous pourrions y voir plus clair, ça mettrait fin à ces querelles stériles dans une période où la France a besoin de se sentir solidaire et donc moins divisée qu’elle ne l’est malheureusement.
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