Le Chemin d'Eus (387m) à Arboussols (520 m)
Ce diaporama est agrémenté de la chanson "La Mort d'Ophélie" interprétée par Johnny Hallyday extraite de l'album "Hamlet" (William Shakespeare)
Cette excursion que j'ai intitulée "Notre-Dame du Château et le Château d'Ultrera" part de Sorède, la perle des Albères. A première vue, quant on regarde la colline, l'on pourrait croire que l'on va flâner pour atteindre tout d'abord la superbe chapelle de Notre-Dame du Château d'Ultrera puis un peu plus haut les ruines de la forteresse wisigothique d'Ultrera (photo). En réalité, il n'en n'est rien et avec ses 500 mètres de dénivelé pour une montée inférieure à deux kilomètres, l'effort sera constant et soutenu du départ à l'arrivée. Mais croyez-moi, de là-haut le spectacle en vaut vraiment la peine ! Dans Sorède, il suffit de suivre les panneaux indiquant l'ermitage, ils mènent à la piste qui permet d'accéder en voiture à l'édifice religieux. Dès que le bitume laisse la place à la terre, près d'un petit oratoire blanc, garez votre voiture. Le sentier est sur votre droite 50 mètres plus haut. Le balisage jaune est là pour vous guider. Tout en montant dans une garrigue parfumée typiquement méditerranéenne au milieu des chênes lièges, frênes, acacias, mimosas, bruyères et autres cistes, la trace de l'homme est omniprésente. Il y a des orris, des oratoires, des murettes, des terrasses de lauzes et aussi beaucoup de calvaires et de croix. D'ailleurs, quelques panonceaux portent la mention non galvaudée "Chemin de Croix". Quand vous arriverez à la chapelle, connue pour son beau retable du XVIIIe, vous serez reçu par l'accueillant David.Très sympa, toujours disponible, n'hésitez pas l'interroger sur l'Histoire de ce lieu. Amoureux des Albères, érudit et prolixe, c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il vous parlera de l'ermitage bien sûr, mais aussi duroi wisigoth Wamba ou bien de "Padre Himalaya", physicien portugais, concepteur en 1900 du premier four solaire dont les vestiges jouxtent le château d'Ultrera. Quand vous quitterez la belle terrasse ombragée et fleurie de la chapelle pour découvrir toutes ces reliques avec le coeur content et la tête pleine de jolis récits, pensez à laisser votre obole, l'association Notre-Dame le mérite bien ! Carte IGN 2549OT Banyuls Top 25.
Cette fois c'est sûr, cette randonnée que j'ai intitulée "Le Circuit de Paziols par le Pech de la Couronne" est à la portée du plus grand nombre et en à faire en famille. Seule la distance de 15 kilomètres environ pourra effaroucher les moins audacieux et les enfants trop jeunes. A part ça, ce circuit ne présente aucune difficulté. La seule difficulté étant d'accéder au sommet du Pech de la Couronne, ce dernier étant très embroussaillé, raison pour laquelle je n'ai pas retenu son nom comme seul titre à ma randonnée. Pour tout le reste, le balisage peint en jaune (PR) est très clair, l'itinéraire aisé car il suit, pour la majeure partie, de larges pistes d'exploitation. Par contre, je recommande vivement d'accomplir cette boucle sur une période allant de l'automne au début du printemps par beau temps de préférence, l'horizon avec les Pyrénées enneigées y est sublime. En outre, l'été n'est pas à préconiser car le « cagnard » règne en maître sur ces crêtes calcaires et on risque de vous y retrouver desséché comme l'Homme de Tautavel découvert non loin de là ! Vous laisserez votre voiture sur le grand parking qui fait face à la cave vinicole de Paziols. Là, direction Estagel par la D.611. Vous enjambez le pont de la Coume et après une centaine de mètres, un large chemin monte sur votre droite. Un panonceau indique « Sentier pédestre ». Rapidement, le chemin s'élève dans des sites typiquement méditerranéens de garrigues et de « serres ». Un large panorama laisse entrevoir la longue Montagne de Tauch avec son Pech de Fraysse, sa Tour des Géographes et ses blanches éoliennes qui tournent dans un ciel azur. En dessous, les toitures rouges de Paziols, plus loin celles de Tuchan et le château d'Aguilar perché tout en haut de son promontoire. Voilà autant de lieux où des jolies randonnées sont également possibles. Après 20 minutes d'une douce ascension, le chemin coupe une autre piste qu'il faut continuer par la droite. Ici, un autre spectacle commence. Ce spectacle enchanteur, les Cathares l'ont bien connu, eux qui très souvent étaient obligés de se cacher sur des hauteurs pour échapper à l'Eglise catholique et à ses terribles seigneurs. Ce spectacle, c'est celui de la blanche chaîne des Pyrénées qui dessine une longue perspective des contreforts des Albères jusqu'aux lointains sommets ariégeois. Et comme toujours, le magnifique Canigou fait son « intéressant » ! Sont aussi visibles, les vallées du Verdouble, plus éloignées celles de l'Agly et de la Boulzane, encadrées de multiples serres, pechs et autres collines (photo). La Tour del Far pointe son téton. La piste devient rectiligne aux milieux de belles vignes amoureusement entretenues, puis zigzague dans les garrigues faites de cistes, de romarins, de genévriers, de chênes kermès, de buis et de lentisques. De temps en temps, un amandier en fleurs vient mettre une touche d'opaline dans cette verte toison. Vous aurez plaisir à marcher dans ces paysages sans cesse renouvelés qui défilent. Les kilomètres et le temps défilent aussi ! Vous atteignez les Rocs Nègres. Il est l'heure du pique-nique que vous organiserez au col d'Hiéro où une grande table et des bancs sont dressés bien à l'ombre d'un bel abri en bois. Après, ce repas et ce repos, si le coeur vous en dit, vous pourrez pousser jusqu'au Pech de la Couronne (524 m) distant de 300 mètres. Mais autant le dire tout de suite, son ascension reste compliquée car il n'y a pas vraiment de sentier et pour l'atteindre, il faut se frayer un chemin à travers une dense végétation faites parfois d'épineux. Sinon, vous pourrez redescendre dans le pittoresque vallon du Bac de la Coume. Là vous retrouverez de jolies vignes et quelques champs bien sillonnés. A l'approche de Paziols, le vallon devient défilé aux gorges asséchées, puis un simple ru où coule parfois un frêle filet d'eau. Les ruines d'un vieux moulin évoquerait-il des temps anciens où l'eau coulait à flot ? Vous retrouvez le hameau cher au coeur de Nougaro et votre voiture. Fin du voyage pour l'homo erectus que vous êtes vraiment devenu ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.
Si vous ne connaissez pas le village de Bouisse, situé dans l'Aude, vous pesterez déjà pour le trouver ! Combien de virages aurez-vous emprunté sur des départementales étroites pour l'atteindre ? Et quand vous l'aurez trouvé, vous vous direz : « où est-il ce sommet à gravir, ce fameux "Milobre (*) de Bouisse" connu de nombreux marcheurs ? ». En réalité, il s'agit d'une modeste croupe culminant néanmoins à 878 mètres ! Bon, 230 mètres de dénivelé, ce n'est pas le Carlit, mais croyez-moi, si vous aimez marcher, vous ne regretterez pas son ascension ! Vous laisserez votre voiture sur le parking de l'imposante église et partirai vers le nord en direction du « Camin de Mielobre ». C'est la ruelle qui démarre à gauche du manoir. L'asphalte laisse rapidement la place à un large chemin de terre. Continuez tout droit et au bout de quelques minutes délaissez un autre sentier qui part sur la droite (vous reviendrez par là !). Malgré le silence ambiant et même si vous marchez en toute discrétion, votre passage fera s'époumoner les chiens des élevages tout proches. Il s'agit en général d'une belle race de braques que l'on appelle : devinez comment ! Eh oui le Milobre de Bouisse ! Mais bon, les chiens aboient et vous, comme la caravane vous ne faites que passer ! A chacun de vos pas, la quiétude que vous appréciez tant se réinstalle. Le sentier se faufile au milieu de hauts buis alors qu'une ronde et verte colline se dessine dans le panorama. Il va vous falloir quelques minutes pour l'atteindre sur un chemin parfois difficile car souvent empli d'ornières. En réalité, vous arrivez à un collet devant un enclos à bestiaux et il vous faut prendre vers la droite une sente bien visible. Après quelques zigzags au milieu des buis, vous arrivez sur un replat au pied d'un vaste mamelon. C'est le Milobre ! Les paysages s'exposent et le village apparaît bien loin maintenant. Les Pyrénées enneigées surgissent de l'écran que forme l'horizon avec comme acteur principal cet incontournable et fantastique Canigou (photo). Mais au fur et mesure que vous grimperez, bien d'autres images s'imposeront dans ce riche casting : les Pyrénées ariégeoises, l'identifiable Montagne de Tauch, de profondes vallées, de belles forêts de feuillus, des falaises de calcaires blanches, et de tous côtés, de verdoyants bocages et des pâturages d'un vert intense. Même si vous n'avez pas un grand sens de l'orientation, vous n'aurez aucun mal à rallier le sommet car de nombreuses sentes s'y dirigent dont une balisée en jaune (GR de pays). Par jour de grande tramontane, accrochez-vous à votre bâton de marche, les bourrasques y sont renversantes ! Pour le retour, plusieurs possibilités s'offriront à vous car le village est là à vos pieds ! Je vous propose de rejoindre le replat par lequel vous êtes arrivés. Là, vous descendez tout « schuss » vers Bouisse par un large chemin herbeux. Vous passez près d'une bergerie en ruines et retrouvez un peu plus bas un bon chemin qui se coule au milieu de grands bosquets de houx. Souvent ces luisants buissons sont chargés de leurs belles boules rouges et sans les saccager, coupez en quelques branches, il paraît que ça porte bonheur ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25
(*) Toponymes Milobre et Bouisse : Bien que je n'ai rien trouvé dans la toponymie à propos du mot "Milobre", or mis le fait qu'outre celui de Bouisse, il y a également une autre colline dans l'Aude intitulée "Milobre de Massac" culminant à 908 mètres, il est fort probable que la racine "mel" ou "miel" en occitan ait une relation avec le mot "meilleur" du latin "meliorem" et que l'on retrouve par exemple dans les mots de vieux français comme "mieldre" ou "mieudre". Quand à la terminaison "obre", elle est assez commune en France et en Espagne (Cantobre, Lanobre, Vinsobres, Sidobre, Salobre, Valsalobre....) et proviendrait selon les linguistes du terme gaulois/celtes "briga" signifiant "colline" "hauteur" "mont" mais qui a aussi été employé pour désigner une "citadelle" ou une "forteresse" situées sur une élevation. Le "Milobre" serait donc "la meilleure colline" ou pour faire plus simple "la bonne colline". Quand au nom "Bouisse", Wikipédia semble affirmer qu'il aurait probablement "emprunté son nom au buis (buxus en latin, bois en occitan) Cet arbuste est particulièrement abondant sur les versants des serres calcaires qui le cernent".

Diaporama agrémenté de la musique de Gian Piero Reverberi and Ivano Pavesi "Damsels" jouée par Rondò Veneziano extraite de l'album "Attimi Di Magia" (Moments de magie)
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Ce diaporama est agrémenté de la chanson "Petite Marie" interprétée par Francis Cabrel.
Intitulée "Le Sentier Nature de Nébias et le Belvédère de Brézilhou" voilà une randonnée à la portée du plus grand nombre dans une nature génèreuse, merveilleuse et étrange. Toutefois, le terrain varié et glissant par endroits nécessite de bonnes chaussures. En effet, vous marcherez tour à tour dans la garrigue, dans des prairies, dans des bois, sur des chemins secs ou boueux, dans des dolines karstifiés. Vous découvrirez un moulin restauré, un ancien fortin allemand, de nombreuses ruines, les vestiges de pierres sèches de Lourpinel et le lac privé de Cavirac. Vous enjamberez le ruisseau de Picharèlo. Vous grimperez au Belvédère de Brézilhou. Vous longerez les crêtes de cette falaise de calcaire où un très beau panorama s'étendra à vos pieds (photo). Vous vous perdrez dans un dédale minéral (Clos des Encantados et Grand Lapiaz) et dans un labyrinthe végétal (Labyrinthe Vert et Cami Salvatge). Vous observerez des arbres insolites tels le "Chêne Gros", le " Sapin-Harpe" ou le " Chêne Poulpe". Du sympathique village de Nébias, prenez la rue qui monte au Moulin à Vent. Suivez le sentier Nature puis laissez vous guider par les panneaux S-N et les traces de couleur "vert fluo". La suite est d'une grande simplicité et après 3 heures de magiques découvertes vous serez de retour au village. A Nébias, pensez à visiter le ludique musée de la flore et de la faune régionale et laissez-vous surprendre par les étonnants insectes métalliques d'un artiste sculpteur. Si cette randonnée est trop longue pour vous, le seul labyrinthe vert peut être la bonne solution. Carte IGN 2247 OT Lavelanet-Montségur et 2347 OT Quillan Top 25.
Le départ s'effectue à partir de Fenouillet, village pittoresque avec une Histoire très riche. Pour preuve, les ruines séculaires des châteaux Castel Sabarda et Saint-Pierre. Le circuit démarre en direction des Nautès, emprunte une portion du Tour du Fenouillèdes jusqu'au Col de Tulla. Suivez le balisage jaune. En montant les senteurs de cistes laissent peu à peu la place aux parfums de résineux. Au col, suivez le panneau Aigues-Bonnes. Très vite, un étroit sentier grimpe à droite dans le bois en direction du Pech. Sans le savoir, vous jouez les équilibristes sur le fil de la frontière qui sépare l'Aude des Pyrénées-Orientales. Si vous avez la chance d'arriver au sommet par grand beau temps, un splendide panorama à 360° s'offre à vous. A l'ouest, les premiers sommets pyrénéens, Mont Coronat, Madres, Dourmidou. Vers l'est, le Pech de Bugarach, vers le sud, les vastes et longues vallées de la Boulzane et de l'Agly. A vos pieds, d'un côté et de l'autre, les épaisses forêts domaniales de Boucheville et d'Aigues-Bonnes (photo). Après, cette escapade jusqu'au blanc calcaire du pech, il suffit de redescendre la verte piste forestière qui zigzague au milieu des sapins, pins sylvestres, hêtres et autres feuillus. Vous finissez par atteindre un vallon paradisiaque et le sentier cathare. Laissez Aigues-Bonnes à gauche et après 4 bonnes heures de marche vous retrouverez Fenouillet. Carte IGN Prades-St Paul de Fenouillet 2348ET Top 25.
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Cette randonnée qui s'intitule "Les Minouses de la Pinouse" est d'un niveau facile. Elle part du Col Palomère (1036 mètres) qui se situe peu après Valmanya, village des Pyrénées Orientales. Au col, en venant de Valmanya, il vous faut prendre une rampe cimentée qui part sur votre droite. Le ciment laisse rapidement la place à un bon chemin qui monte dans une hêtraie. Sur fond de Canigou, cet agréable sentier vous ménera dans un lieu chargé de terribles histoires et d'histoire avec un grand "H". Vous découvrirez les anciennes mines de fer de la Pinouse qui ont été exploitées de 1904 à 1931 et le village (photo) désormais fantôme où vécurent des centaines de mineurs. Douze d'entre eux perdirent la vie en 1917 dans une terrible avalanche. Il faut savoir que le fer dit du Massif du Canigou a longtemps eu une belle renommée en terme de qualité. En outre, ce village constitue un haut-lieu de la résistance. Julien Panchot, chef du réseau Henri Barbusse y fut fusillé par les Allemands le 2 août 1944. Une plaque de marbre en sa mémoire y est scellée sur le mur d'un bâtiment. Je vous conseille de découvrir ce chemin en automne, par beau temps de préférence, les couleurs y sont merveilleuses ! Surtout si le majestueux Canigou qui vous fait face est un peu enneigé. Avec un denivelé de 350 m, comptez environ 1h 30 de marche pour parvenir au village. Le retour s'effectue par le même chemin qu'à l'aller. Je ne vais pas m'étendre sur les aspects hautement historiques de ce lieu car des historiens bien plus calés que moi ont déjà, avec force détails, raconté tout ce qui s'est passé. Je vous propose déjà quelques liens intéressants sur certains noms mais vous n'aurez aucun mal à trouver sur le Net de quoi aiguiser votre curiosité supplémentaire. Et si ce n'est pas suffisant, rendez-vous aux Archives départementales. C'est la première balade que je mets sur mon blog mais j'espère que ce n'est qu'un début et qu'il y en aura encore beaucoup d'autres. Belle première balade ! Quand vous irez, profitez pleinement des lieux. Ils sont magnifiques mais souvenez-vous que si nous avons ce bonheur de les admirer avec nos yeux d'êtres humains libres et heureux de l'être, c'est parce qu'avant nous des hommes ont oeuvré pour qu'il en soit ainsi. Certains ont oeuvré à cette liberté au point d'y laisser leur vie. Qu'ils soient remerciés et surtout qu'ils ne soient jamais oubliés. Cette balade doit y contribuer. Carte IGN Massif du Canigou 2349 ET, Top 25.
Saint-Laurent-de-Cerdans, berceau de l'espadrille est le point de départ de cette belle balade au Mont Capell. Avec 500 m de dénivelé en douceur, l'accés à ce sommet ne présente aucune difficulté, d'autant que le sentier est parfaitement balisé tout le long. Après le porche de l'usine d'espadrilles, on gare la voiture au parking et on suit le balisage bleu et jaune. En montant vers le quartier Puig Sec, les rues deviennent venelles au sein de ces belles maisons typiques aux jardins très fleuris. A la Font del Paré,on quitte le bitume pour une agréable sente qui se transforme en un tapis moelleux de feuilles sous de grands châtaigniers. Arrivés au panneau "Couloumé via Coustouges",on continue tout droit le chemin désormais balisé en bleu. On ne quittera plus ces traces jusqu'à l'arrivée. A la Serra de Provadona,les châtaigniers font place aux genêts et aux bruyères puis les sous-bois de noisetiers prennent le relais et font une haie ombragée jusqu'au Coll de Pedra Dreta. Après un rude dénivelé pour atteindre ce col,le mont Capell est soudain tout proche et bien visible. Un panneau de bois (photo) est d'ailleurs là pour avertir les randonneurs étourdis. La fin est une coriace et caillouteuse montée sous les pins puis le mont, point géodésique est atteint.Superbes panoramas à 360°, les regards sont attirés de tous côtés.A nos pieds, hormis les toits rouges et les façades blanches de Saint-Laurent tout est vert, prairies, vallons, forêts.Du nord au sud, s'étirent les crêtes du Vallespir, à l'est l'inévitable Canigou domine le paysage, alors qu'à l'opposé la plaine de la Catalogne espagnole s'étale dans une brûme laiteuse. La descente sur l'autre versant n'est qu'une formalité. Toutefois, prenez garde à ne pas glisser sur une surface souvent sableuse ! Après 4h de marche effective, visiterez-vous St.Laurent? Et pourtant ce bourg le mérite ! Carte IGN Céret 2449 OT Top 25.
Le but de cette splendide randonnée au "Plat d'Estable" part du col du Frayche (1.020m). Son but est d'atteindre un vaste plat herbeux situé 410 mètres plus haut au sommet d'une immense falaise blanche. L'altitude du Plat d'Estable est donc à 1.436m. Un peu plus haut, il y a bien un Pic d'Estable à 1.495m, mais y monter n'apporte rien de plus à cette boucle pédestre car il est très boisé. Depuis Lapradelle, hameau de la commune de Puilaurens bien connu pour son château "cathare", on prend la D.22 qui mène à Salvezines. Là, direction le hameau Le Caunil que l'on dépasse pour atteindre le col qui se situe après un petit tunnel. Le balisage jaune, facile à trouver, est sur la droite de la route. L'ascension alterne garrigues et forêt de pins, sous-bois et panoramas sur les épaisses forêts environnantes, fenêtres sur les derniers pechs calcaires des Fenouillèdes et les premiers monts pyrénéens enneigés. Nous sommes déjà dans le verdoyant et superbe Pays de Sault. Tout en grimpant, la forêt se fait plus dense et au bout de 40 minutes le chemin coupe l'extrémité d'une piste forestière. Nous sommes au milieu de la forêt domaniale d'En Malo-Bac d'Estable. Puis le dénivelé faiblit, la sente s'élargit, les pins laissent la place aux pelouses. Au bord de la falaise, les paysages se révèlent enfin. Soyez prudents sur ces pitons rocheux dentelés ! Par grand beau temps, c'est un vrai grand spectacle : droit devant le Pech de Bugarach, dessous le château de Puilaurens et le défilé de Pierre-Lys où se blottit Saint-Martin et bien d'autres objectifs de randonnées comme le Pech dels Escarabatets ou celui juste en dessous le Pech Fraissinet que l'on peut atteindre par le Tour de la Pelade. Plus loin, vers le sud, les châteaux cathares de Peyrepertuse et de Quéribus. Vers les nord, les gorges de l'Aude et les hauts sommets ariégeois (photo). Prenez le temps d'admirer tous ces paysages tout en pique-niquant sur le vert gazon, vous ne le regretterez pas ! Le balisage moins évident à trouver, continue le long de la falaise, descend légèrement et se poursuit dans un forêt de hêtres rabougris par le vent jusqu'à la Roque Rouge. N'ayez crainte, le sentier aboutit à une large piste qu'il suffit de suivre pour retrouver soit le route goudronnée soit le balisage jaune qui descend au col d'Al Bouich. Les deux itinéraires vous raménent au point de départ. Comptez 3 heures sans les arrêts pour le circuit le plus long. Il existe des variantes mais un GPS est alors recommandé. Carte IGN Prades-St Paul de Fenouillet N°2348 ET, Top 25.
Ce diaporama est agrémenté de la chanson de François Deguelt "Le Ciel, le Soleil et la Mer"
Avec ce « Cami de las Sanyes », textuellement le chemin des sagnes, ici le mot « sagnes » signifiant plus globalement « marais », la sagne étant un roseau des marais qui servait à la construction des cabanes de pêcheurs, on peut vraiment dire que l’on sort des sentiers battus. Ici pas de sentes rocailleuses, pas de chemins moussus, pas de pentes escarpées à escalader, pas de pic à gravir pour mettre à mal votre égo et rechercher l’exploit. La plus proche montagne, en l’occurrence le Canigou, parfois visible avec ces merveilleuses cimes enneigées est à vol d’oiseau à 60 kilomètres. Cette balade tranquille qui part de Salses-le-Château, bien balisée en jaune, vous entraîne dans un monde inhabituel, celui des étangs, des canaux, des marécages avec leurs odeurs parfois puissantes et entêtantes, celui des petits baudets qui paissent impassibles dans leurs près, celui des cabanes de pêcheurs et des senteurs d’iode. Après l’anse de La Roquette, quand on arrive au lieu-dit « les Baraques des Pêcheurs », dans ce cul-de-sac c’est un autre univers que l’on découvre celui des « barracas », petits cabanons rudimentaires construits parfois avec des cannes et des roseaux au mieux avec des planches, celui des « trabaques » qui sèchent au soleil (filets de pêche). Ici c’est le royaume caché des franches rigolades et des grillades, des sardinades et des cargolades et surtout des succulentes « bullinada », ce plat traditionnel à base d’anguilles que l’on fait bouillir dans de hautes marmites en couches successives avec des pommes de terre. Puis en longeant quelques vignes et de nombreux vergers, on atteint le microscopique et paisible hameau de Garrieux. Quelques belles bâtisses entourées d’un vignoble, une adorable chapelle romane à l’ombre de quelques pins parasols, Garrieux transpire la sérénité et le silence. La chapelle de Garrieux est le lieu idéal pour prendre un peu de bon temps et pique-niquer. Puis l’heure du retour étant venu, il faut faire demi-tour et en suivant le balisage, on quitte enfin le bitume pour marcher à travers les marais et dans un épaisse végétation faites de joncs et de roseaux. Ici le nom de « Cami de las Sanyes » prend toute sa signification puis on finit par retrouver l’asphalte de la route qui file vers Salses-le-Château. La boucle est longue d’une dizaine de kilomètres et on a tout le temps de flâner sauf si ces « maudits » moustiques s’invitent à la partie. Difficile d’y échapper à la « bonne » saison, alors pour ne pas gâcher cette belle journée de marche, pensez à emportez un anti-moustique efficace. Il en existe de nombreux à base de produits naturels (citronnelle, basilic, géranium, etc.…). On n’hésite pas à prendre des avions et à payer très cher pour aller sous les tropiques en sachant à l’avance qu’il y aura des moustiques alors il ne faut surtout pas que ces sacrées petites « bestioles » soient un frein à découvrir ce plaisant « Cami de las Sanyes ». Pour remplir une belle journée, cette courte randonnée pourra être complétée par une visite guidée du célèbre château de Salses. Cette remarquable forteresse, à l’architecture militaire singulière, mérite qu’on s’y attarde ! Carte IGN 2548 OT Perpignan-Plages du Roussillon et 2547 OT Durban-Corbières/Leucate Top 25.