Allons-nous vers une nouvelle révolution ? Une guerre civile ?
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La France va très mal. Surendettée comme jamais avec des intérêts de la dette devenant le 1er poste des dépenses de l’état (65 à 70 milliards selon les taux d’intérêts annoncés), elle est paradoxalement le pays où la fiscalité est une des plus voraces du monde. En 60 ans, après la période dite des « Trente Glorieuses », comment en est-on arrivé là ? Peu de personnes en évoquent les raisons profondes et quand certaines s’y essayent on tombe le plus souvent dans le flou, évoquant un tas de causes pas toujours très réalistes. Pourtant un élément majeur, même s’il n’est pas le seul, paraît évident. Cet élément, c’est l’arrivée bien trop massive et en trop peu de temps d’une population africaine qui était aux antipodes de notre culture et notre identité européenne, et bien sûr française. Mais le constat est là, nous n’avons jamais su accueillir parfaitement, intégrer, assimiler toutes ces personnes, et là où la situation s’est totalement dégradée, c’est que nos différents gouvernements, après le général de Gaulle, n'ont jamais pris conscience qu’il fallait stopper à n’importe quel prix cet afflux venu d’ailleurs. Ça a continué alors même qu’aucun besoin essentiel ne le réclamait. A partir de là et c’est bien normal, nos services publics (éducation, santé, sécurité, justice, etc..) ont commencé à dysfonctionner comme jamais auparavant et désormais ils peinent à se remettre à niveau à cause de cet endettement qui ne les finance plus suffisamment, et ceux malgré des effectifs de fonctionnaires et d'agents publics plutôt très hauts en Europe. On en est donc arriver à des gouvernants qui sont dans l’incapacité de boucler un budget qui tienne la route, et puis surtout il y a désormais des divisions politiques, qui sont les reflets des fractures diverses et variées de notre société. A côté de ce bilan catastrophique mais que l’on pourrait presque développer à l’infini, tant tout va mal, les éléments d’une nouvelle « révolution française ,» sont-ils en train de se mettre en place ? La question mérite d’être posé et de nombreux observateurs politiques et historiens se la posent désormais. Petites piqûres de rappel.
- En 2005, à Clichy-sous-Bois, la terrible mort par électrocution de deux adolescents issus de cette immigration africaine que j’évoque plus haut avait engendré de terribles émeutes avec des affrontements gigantesques faisant 2 ou 3 morts supplémentaires, plus de 200 blessés, 6.000 interpellations, plus de 10.000 voitures incendiées et des dégâts matériels très importants dans plus de 300 communes.
- En 2015 et 2016, une dizaine d’attentats terroristes islamiques plus ou moins graves ont défrayés la chronique française engendrant des centaines de morts et de blessés : Charlie Hebdo, Montrouge, Hyper Cacher, Promenade de Nice, train Thalys, Bataclan, cafés et terrasses parisiennes, stade de France pour ne citer que les plus meurtriers. Là aussi, tous les terroristes étaient d’origine africaines.
- De fin 2018 à la mi-2020, mais au départ pour une simple augmentation du prix des carburants, nous avons eu droit aux mouvements, en réalité des révoltes des Gilets Jaunes et à leurs conséquences souvent extrêmement violentes et gravissimes. Des groupuscules comme les Blacks Blocs par exemple mais il y en a eu d’autres sont venus ajouter du chaos au chaos. Voici un petit bilan humain et matériels : une dizaine de décès environ, pas toujours liés il est vrai aux affrontements, plus de 3.000 blessés plus ou moins grièvement, 1.700 membres des forces de l’ordre blessés eux aussi et des dégâts matériels considérables dans de multiples communes ou dans des centres urbains de grandes villes se chiffrant en centaines de millions d’euros voire en milliards probablement.
- En juin 2023, pour un simple refus d’obtempérer qui a très mal tourné et qui s’est terminé par la mort du jeune Nahel Merzouk tué par un policier, des émeutes énormissimes démarrent dans un grand nombre de villes françaises mais également en Suisse (Lausanne) et en Belgique (Bruxelles), même si leur ampleur dans ces villes n’a aucune commune mesure avec les villes françaises. C’est l’affaire dite « Nahel ». Voici un bilan que l’on peut trouver sur le Net : 2 décès supplémentaires liées aux violences, plus de 800 policiers, gendarmes et pompiers blessés, plus de 3.000 interpellations, 5 à 6.000 véhicules brûlés, plus de 1.000 bâtiments publics détruits ou dégradés, des milliers de commerces pillés et saccagés et un coût économique dépassant sans doute le milliard d’euros, les bons chiffres n’étant pas souvent divulgués voire carrément minimisés quand ils sont donnés.
- Depuis et régulièrement des petites révoltes, incidents, razzias et autres rixes se produisent et notamment après des matches de foot (Ligue des champions en 2022, Paris St-Germain, équipe de France) avec comme souvent des jeunes qui affrontent les forces de l’ordre. Des razzias sur des magasins qui sont caillassés puis pillés, des vitrines et des mobiliers urbains détériorés, des dizaines de voitures brulées, des dizaines voire des centaines d’interpellation, etc….On note aussi des affrontements violents réguliers entre des groupuscules d’ultradroites et d’ultragauches avec une sauvagerie incroyable. Le jeune Quentin Deranque, 23 ans, est décédé lors d’une telle rixe entre groupuscule d’ultragauche et d’ultradroite et pour une querelle banale à propos d’une conférence de Rima Hassan qui se tenait dans une grande école française. Les écoles françaises sont là pour éduquer et former nos jeunes et devraient rester neutres et ne jamais intervenir en politique. Sous prétexte d’une liberté d’expression, nos gouvernants n’interdisent plus rien et c’est souvent le chaos.
Ces évènements ont tous trois points communs, leur caractère répétitif et désormais de plus en plus rapproché, leur violence et l’obligation de faire intervenir des forces de l’ordre de plus en plus nombreuses pour tenter d’y faire face et d’en réduire les impacts. Exceptée la révolte des Gilets Jaunes, les autres tragédies ont tous également un point commun, elles sont souvent l’œuvre de jeunes issus des banlieues que l’idéologie « bien-pensante » a toujours tendance à déclarer « français ». Ils le sont mais ils le sont devenus très souvent juridiquement (droit du sol, mariage, filiation) mais aussi par naturalisation car pour un immigré qui arrive en France, c’est d’abord son intérêt s’il veut bénéficier des mêmes droits que les français dits « de souche ». La double nationalité est devenue un usage trop facile à obtenir. Or, en France, les aides sociales possibles n'ont aucune commune mesure avec celles de leurs pays d'origine. Elles sont donc un aspirateur à immigration. Mais une fois dicté ces constats, sont-ils vraiment français dans leur tête ? Là aussi, la question mérite d’être posée tant les coupables de toutes ces tragédies citées ci-dessus n’avaient pas l’esprit pacifique et patriote que l’on était en droit d’attendre d’eux. Loin s’en faut. Alors bien sûr, hors de question de mettre tous les immigrés dans le même sac, car par bonheur, nombreux sont ceux que l'intégration et la réussite ont été sans défaut, mais l'autre frange qui ne s'intégre pas reste un gros problème.
Alors bien sûr, cette idéologie « bien-pensante » a une volonté évidente de minimiser ces actes délictueux et parfois meurtriers, à mettre ça sur le compte d’une accumulation de frustrations sociales et donc de tensions légitimes due à une ghettoïsation des habitants des banlieues populaires. Si cela est en partie vrai, cette idéologie oublie trop souvent et volontairement que ces émeutes ont des aspects fortement ethnoraciaux et communautaires profondément ancrés car provenant de personnes originaires de nos ex-colonies. Beaucoup détestent la France pour la colonialiste qu’elle a été vis-à-vis de leurs ancêtres, mais aussi pour l’incapacité qu’elle a eu d’accueillir correctement, de n’avoir pas réussi à les intégrer et à les assimiler. Enfin, ça c’est souvent ce que ces personnes pensent. Ils passent outre les milliards qui ont été investis pour eux dans les banlieues sans les résultats escomptés et oubliant sans doute qu'il était indispensable qu'ils fassent des efforts pour "vivre à la française". Le vivre-ensemble a donc trop souvent échoué et la faute a été et est encore sans doute des 2 côtés.
A 7 mois de la prochaine présidentielle, il y a lieu de s’inquiéter fortement car tous les voyants sont en train de virer au rouge et surtout inédits. Inédits parce que les partis politiques dits « extrêmes » sont en tête des sondages. Entre le Rassemblement National qui est donné gagnant et La France Insoumise seconde, il ne s’agit plus d’une compétition électorale pacifique et d'idées mais d’une lutte guerrière sans merci où tous les coups vont être permis. Quand j’entends parler certains membres des partis socialiste et communiste et certains cadres syndicalistes à propos du R.N, on peut étendre ce « combat » à toute la gauche dans son ensemble. Certains élus de gauche ont déjà déclaré que si le R.N venait à gagner, ils n’accepteraient pas sans broncher le résultat des suffrages exprimés. Ils parlent de désobéissance sans s’étendre sur la signification exacte de ce mot. Où commencera-t-elle et où finira-t-elle cette désobéissance ? C’est flou et ça fait peur. Il est à craindre qu’une fois encore cette désobéissance se passe devant nos portes de manière violente. C’est d’autant plus grave que la France est désormais fracturer en trois courants de pensée irréconciliables : la droite dite « extrême » avec le R.N de Marine Le PEN, l’UDR d’Éric Ciotti et Reconquête d’Éric Zemmour, la gauche L.F.I de Jean-Luc Mélenchon et tous les autres gauchistes (socialistes, communistes, écologistes) lesquels à n’en pas douter se rallieront à lui le moment venu et les partis traditionnels centro-droitistes (L.R, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, etc….) dont on ignore quels seront leur choix en cas de défaite au premier tour. Emmanuel Macron dont le désir initial était de briser ce vieux système bi-partiste droite-gauche a réussi le tour de force de tout briser, la France, les partis politiques traditionnels et les français. Il n'est pas le seul responsable de cette situation, mais fervent du multiculturalisme, il n'a jamais rien fait pour l'améliorer, bien au contraire.
Au-delà de cette terrible fragmentation, il faut noter que le R.N aurait les faveurs de nombreux ouvriers, agriculteurs, membres des forces de l’ordre et de l’armée sans pour autant être en odeur de sainteté auprès de la hiérarchie de ces deux dernières. Idem avec la Haute Fonction Publique dont on sait qu’elle détient les manettes du pays et ne sera jamais disposée à les lâcher moyennant certains renoncements indispensables pour que la France aille mieux et gouverne de manière sereine si le R.N arrive au pouvoir. On note que le R.N, premier parti politique en nombre d’élus à l’Assemblée et au parlement européen rencontre des difficultés à financer son parti et ses campagnes électorales, preuves que le haute sphère financière française et européenne n’est pas encline à les voir arriver à la présidence. On note qu’une immense majorité des grands médias est contre le R.N et penche plutôt vers un centre souvent fortement gauchisant, Radio France en tête comme l’a révélé la Commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audio visuel public du rapporteur Charles Alloncle. Idem pour le site d’intelligence artificielle Chatgpt qui juge qu’en France l’insécurité grandissante n’a aucun rapport avec l’immigration alors que 25% des détenus sont étrangers et qu’une autre grosse majorité sont des binationaux d’origine maghrébine et subsaharienne. Quant à L.F.I, on sait désormais qu’elle va chercher ses voix électorales auprès des habitants des banlieues et donc de personnes issues d’une immigration à « géométrie variable », car pas toujours bien intégrée aux valeurs de notre république. Des quartiers entiers de la France sont désormais habités par des musulmans radicaux. On parle souvent de « zones de non-droit », mais paradoxalement aussi de « quartiers dit prioritaires ». Là aussi depuis les années 60, le nombre de ces quartiers a explosé. Or, on note que les violences arrivent souvent de ces quartiers-là où règne désormais la première « entreprise » de France, à savoir les trafics de drogue occupant 240.000 personnes pour un chiffre d’affaires estimé à 5 ou 6 milliards d’euros. Face à ces chiffres, les forces de l’ordre sont en sous-effectif et ont du mal à lutter efficacement, car outre ces trafics, les crimes, les viols et les vols en tous genres ont explosés de manière exponentielle depuis que nos frontières sont grandes ouvertes. Jadis cantonné dans les centres urbains, plus aucune région n’échappe à tous ces méfaits et la ruralité est désormais touchée elle aussi.
Ainsi, comme on le voit, la France continue à s’éclater politiquement, socialement et anthropologiquement, mais tous les éléments négatifs sont en train de se mettre en place pour qu’une nouvelle « révolution » éclate. Les tensions sont extrêmes et constamment discordantes sur ce qu’il faudrait faire et les réformes à entreprendre d’urgence pour que la France aille mieux. La réforme des retraites prônée par Macron qui devait être plus juste, plus équitable entre tous les français est l’exemple même de cette impossibilité à réformer face à des contraintes, des tensions et à des divisions de plus en plus exacerbées. Face à des émeutes gigantesques qui arriveraient après à l’élection présidentielle et un résultat favorable au R.N, les forces de l’ordre se retrouveraient en infériorité numérique mais aussi divergentes quant aux décisions à prendre entre une hiérarchie « centriste » dans les bureaux et des exécutants très « droitistes » sur le terrain. Pas impossible qu’un « Etat d’urgence » ou « d’exception » soit décrété et que l’armée soit contrainte d’intervenir elle aussi selon l’ampleur de cette « révolution ». Mais comme l’armée semble elle aussi éclatée politiquement entre gradés et troufions que se passera-t-il ?. Que fera-t-elle sur le terrain ? Toute cette sphère sécuritaire censée ramener le calme sera-t-elle unie, suffisante et en bon ordre de bataille le moment venu, si cette révolution survient ? Que feront les institutions du pays dont on sait qu’elles aussi sont éclatées et déjà dans l’impossibilité de gouverner convenablement car illégitime pour ce faire. Or le parti qui gagnera la présidentielle n’est pas du tout certain d’obtenir une majorité absolue aux législatives qui suivront. Les sondages actuels vont en tous cas dans ce sens. Crises successives obliges, les inégalités se creusent, le pouvoir d’achat ne cesse de baisser et le taux de pauvreté ne cesse de grimper. Les inégalités ne vont-elles pas devenir insupportables pour de nombreux français ? Les différentes mobilisations ne vont-elles pas se retrouver sous un unique étendard inattendu avec des syndicalistes, des Gilets Jaunes, des ouvriers, des agriculteurs, des transporteurs, des soignants, des enseignants, des étudiants, des lycéens, des écologistes, des retraités et des malades mal considérés, des groupuscules ultra et que sais-je encore ? A l’instant même où de nouveaux gouvernants seront élus et donc tenus de mettre en place le plus rapidement possible leurs promesses de campagne, tous ces mécontentements ne vont-ils se heurter frontalement ? Toutes ces personnes déçues, auront-elles la patience et la sagesse d’attendre que la France aille mieux ? Laissez-moi en douter !
Comme on le voit, cette « nouvelle révolution » reste possible avec une crise politique majeure, une perte de contrôle de l’Etat, un changement trop important d’une population qui ne s’est jamais réellement intégrée, des crises institutionnelle, financière, économique, sociale et civilisationnelle qui ne feraient que se dégrader créant un chaos dans le pays puis un effondrement généralisé. Les prêteurs financiers étrangers soutiendront-ils la France dans une telle situation ? En mars 2025, selon un sondage Ifop relayé par Le Journal du Dimanche, 42 % des Français appréhendaient et se préparaient à l'éclatement d'une guerre civile.
Depuis, ce chiffre a sans doute grandi. Comme vous le noterez, je n’évoque qu’une « révolution », mais le terme « guerre civile » revient régulièrement dans la bouche d’observateurs et d’essayistes bien mieux qualifiés que moi pour juger de la situation dramatique de la France. Tout comme moi, le philosophe Michel Onfray pense cette révolution possible disant « les conditions de la Révolution de 1789 sont à nouveau en train de se réunir ». Idem pour des observateurs étrangers pensant cette « guerre civile » réalisable. Idem pour certains experts et agents au cœur des services de renseignement français.
« Révolution ? » « Guerre civile ? » Je dirais peu importe la sémantique quand la survie d’une France que je souhaite pacifique, libre et souveraine est en jeu. Une fois encore, j’espère me tromper mais les voyants sont là et rougissent fortement.
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