• Le Pech de Bugarach (1.230 m) depuis La Bastide (588 m)


    Que n’a-t-on pas dit et écrit sur le Pech de Bugarach ! Pour s’en convaincre, il suffit de taper « Bugarach » dans Google et ce n’est pas moins de 53.200 sites, évoquant au moins une fois ce nom, que vous pourrez aller visiter ! La plupart de ces sites font la part belle aux mystères, contes, légendes et autres racontars qui circulent sur cette « montagne sacrée » appelée aussi « montagne aux sorcières »  qui, avec ses 1.230 mètres d’altitude, reste avant tout le plus haut sommet des Corbières. Alors que ce soit sur le Net ou bien dans des livres, on évoque une base d’Ovnis avec présence d'extra-terrestres, des ondes telluriques bénéfiques aux rites celtiques, on parle d’une étrange cavité ou d’un immense dôme souterrain que des satellites espions auraient détectés, la montagne renfermerait dans son cœur les archives d’un monde disparu ou bien le mystérieux trésor de l’abbé Saunière, le célèbre curé de Rennes-le-Château tout proche, y serait caché dans une grotte, les avions auraient interdiction de le survoler pour cause d’affolement des boussoles et autres instruments de bord, pour certains, le Pech représenterait une des portes d’une énergie magique, d’autres y voient des visages sculptés dans les falaises, d’autres une ressemblance avec le Mont Sinaï dont il serait l’antithèse, des hommes illustres comme Jules Verne, Victor Hugo, François Mitterand ou Steven Spielberg y seraient venus, la plupart en catimini, etc.…..Les plus folles rumeurs circulant, je laisse le soin à ceux que ça intéresse d’aller voir sur Internet et je laisse les mystiques à leurs croyances et à leurs visions. Mes visions personnelles sont plus terre à terre et en escaladant le Bugarach pas une magnifique journée de printemps, outre l’aspect sportif, je me suis contenté d’observer, depuis son sommet, tous les beaux paysages qui défilent à 360° de le Mer Méditerranée jusqu’aux contreforts de la Montagne Noire en passant par la longue chaîne des Pyrénées encore enneigées et la belle Vallée de l’Aude ; tout ça dans une nature, il est vrai, merveilleusement magique, car on ne sait jamais au juste si on est à la campagne, en forêt ou à la montagne. Mais pour donner encore plus d’intérêt à cette randonnée, j’ai choisi une boucle qui alterne cette diversité de paysages et de contrastes. Elle part du minuscule hameau de La Bastide, non loin de Camps-sur-l’Agly. On accède à La Bastide par la D.14, on traverse le hameau et l’on gare sa voiture juste avant le lieu-dit Les Pastressis à proximité d’une réserve d’eau en béton. Sur la droite de la route, vous remarquez un panonceau indiquant le Bugarach et sur votre gauche, un autre, indiquant Péchines. C’est ici, à cette intersection, que ma longue boucle se refermera dans quelques heures. Mais d’abord, il faut emprunter cette route bitumée qui se transforme en piste après Les Pastressis pour aboutir au Col du Linas. Cette portion du chemin constitue une bonne mise en jambes avant d’attaquer les choses sérieuses, car la vraie escalade commence beaucoup plus loin que le Col du Linas. Vous allez d’abord monter tout droit vers le Pech, puis contourner la montagne en bifurquant plein ouest dans une forêt de grands buis et de hêtres avant de grimper vraiment à la mythique éminence. En montant sur une sente de plus en plus rocailleuse, on a souvent tendance à regarder les hautes falaises blanches qui nous dominent mais dans le ciel, aucun ovni et seulement une multitude de grands rapaces (circaètes Jean le Blanc, vautours fauves ou percnoptères et busards cendrés sont présents sur le site) qui tournoient sur nos têtes donnant le seul aspect « angoissant » à cette ascension rocheuse mais praticable. Et hormis, un court passage en pelouse non loin du sommet, cela va être pierreux jusqu’au bout, le mamelon final en étant l’apothéose, lui qui est très souvent balayé par un cers violent et froid qui laisse peu de chance à une quelconque flore de se développer à sa juste mesure. Mais un fois le sommet atteint,vous comprenez que ces quelques cailloux que vous avez polis de vos lourds godillots dans la montée ne sont rien au regard de la descente qui vous attends et qui est réservée aux randonneurs expérimentés comme l’indiquent par ailleurs les panneaux situés de chaque côté de la montagne au départ du Pech. Cette descente très difficile, elle s’appelle la fenêtre, sans doute à cause d’un trou perforé à même la roche. Dans cette pente terreuse et gravillonneuse, il faut redoubler de vigilance, s’aider autant de ses mains que de ses pieds et surtout regarder où l’on met ces derniers. Et quand on en a terminé avec la cheminée et les éboulis et qu’on rejoint les premiers herbages, c’est un vrai soulagement d’être arrivés jusque là sans encombre. Au pied du Pech, le balisage étant parfait, il faut prendre la direction du Col de Péchines balisée en orange et bleu (variante du sentier cathare). Bien que le Pech constituait le principal dénivelé, on n’en a pas terminé avec les montées et c’est sur un bon sentier qui alterne prairies et sous-bois qu’on finit par croiser le G.R.36 et atteindre les ruines du hameau oublié mais féerique et mystérieux de Campeau. Dans un cadre pourtant bucolique à souhait, ici tout est désolation et la vie semble s’être arrêtée comme sur un étrange coup de baguette magique. Du hameau abandonné, on a un autre aperçu du Pech de Bugarach : il paraît plus débonnaire, plus massif et moins découpé, comme un gros dinosaure couché. Le sentier monte encore et il suffit de suivre les panneaux indiquant La Bastide à travers les prés parsemés de blanches pâquerettes, d’aubépines encore plus blanches et de jaunes primevères pour atteindre le Col de Péchines qui n’est plus qu’à quelques encablures. Au col, le sentier redescend dans une sombre hêtraie aux talus plantés de violettes puis dans des prés où poussent d’innombrables orchidées sauvages. Le sentier laisse très vite la place à une piste plus large qui finit par aboutir à la source captée cimentée et à la voiture. Ici se termine cette magnifique mais sportive boucle de 16 kilomètres environ pour des montées cumulés de 1.290 mètres, l’ascension au sommet représentant à elle seule 642 mètres de dénivelé. Bâtons de marche et surtout bonnes chaussures à tiges montantes et semelles bien crantées sont vivement recommandées sur ce tracé. Si la saison est chaude, pensez à emporter suffisamment d’eau car vous n’en trouverez pas de potable sur ce parcours. Carte IGN 2347 OT Quillan - Alet-les-Bains – Couiza Top 25

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