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La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de chansons et musiques en hommage au chanteur Gérard Berliner décédé bien trop jeune en 2010 à l'âge de 54 ans. Elles ont pour titre : "Louise", "Voleur de mamans", "Pour t'oublier", "Louise" version instrumentale à l'harmonica par Zazapat puis enfin "Aimer c'est plus que vivre", chanson de son spectacle en hommage à Victor Hugo intitulé "Mon Alter Hugo"

La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.
La Combe des Loups (Coma dels Llops) depuis le site Arc Iris-Sydetom 66 de Calce.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 

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En ce 23 juin 2025, l’envie de marcher est là mais la canicule aussi. Que faire ? Finalement, je regarde la météo et un petit vent est annoncé. Entre 15 et 40km/h, il devrait rafraichir l’atmosphère une bonne partie de la journée. Je me décide pour une randonnée que j’ai sous le coude depuis quelques temps déjà. Elle consiste à partir depuis le centre de tri et de valorisation des déchets de Calce, site Arc Iris Sydetom 66, et de ce fait elle présente l’avantage d’être peu éloignée de chez moi. Après avoir garé ma voiture devant l’entrée du site industriel, c’est carte et GPS en mains que je démarre direction « La Coma dels Llops (Lloups) , d’où le nom en français que j’ai donné à mon circuit : « La Combe des Loups ». Si ce lieu n’est pas des plus connus, il faut bien le reconnaître, son nom est joli et il est sur la carte la limite maximale que je me suis fixée. Je vais en faire le tour. Toutefois, mes objectifs sont tout autre et comme souvent ils concerneront la Nature avec un grand « N ».  Il est 9h30 quand je démarre. Le chemin part sur la gauche, direction le carrière de Pedrère ; ancienne carrière d’un calcaire dolomitique très particulier qu’on appelle « cargneule » ; puis un peu plus loin il me faudra grimper le Sarrat éponyme, direction le Mas de les Fonts. Des panonceaux directionnels étant bien présents dès le départ, je range le GPS au fond de mon sac à dos et la carte dans ma poche. D’emblée, 5 éléments entrent en action dans mes oreilles et mes visions. Côté vision, ce sont les industries qui se sont implantées à cet endroit sur un petit périmètre : le centre de tri et le site d’enfouissement bien sûr mais aussi les éoliennes, des pylônes THT et des champs de panneaux photovoltaïques que je ne vois pas mais dont je sais qu’ils ne sont pas très loin. Les seconds, plus petits, sont également visuels mais surtout assourdissants. Et si je les mets au pluriel , ce n’est pas sans raison car il s’agit des chants des cigales et des stridulations des criquets. Les premiers couvrant les secondes sauf si on prête vraiment attention. Ici, il y a les deux espèces de cigales bien présentes dans le Midi :  la  Cigale plébéienne ou Grande cigale commune (Lyristes plebejus) et la Cigale de l’orne ou Cigale grise (Cicada orni). Leur taille permet de les différencier très aisément. Leur chant est également différent mais dans ce tumulte ambiant, je défie quiconque de s’y retrouver et ce d’autant que les plébéiennes sont les plus nombreuses à une très large majorité.  Les seconds éléments, au pluriel également, sont le nombre incalculable d’Orthoptères (criquets et sauterelles) sautant devant moi à chacun de mes pas. Ce sont eux qui stridulent. Les connaissant pas mal désormais, je note des espèces bien différentes mais assez souvent avec des anatomies tirant vers le rouge, un peu comme si la chaleur ambiante les avait roussies au même titre que les plantes. C’est deux espèces d’insectes sont si nombreuses qu’il n’est pas rare de les voir sauter vers moi très souvent, s’accrochant parfois à mon tee-shirt ou à mon short. A la fin de ce circuit, 6 cigales m’auront tamponné le visage et quand ce sont les joues, le front ou les tempes, le choc est quelque peu cuisant sur l’instant. Par bonheur, la douleur disparaît très vite. Mes lunettes de soleil m’ont été bien utiles.  Enfin, et à un degré moindre,  mais étroitement liés, les fleurs et les papillons sont bien présents également. Je suis enchanté car pour être franc ;  et au-delà de l’envie de marcher ; c’est tout ce joli petit « monde » que je suis venu découvrir et donc photographier. Si le parcours prévu est assez facile à suivre jusqu’au col de Pesillà, au niveau du Sarrat de la Devèze que j’ai décidé d’emprunter, les choses se gâtent assez vite. En effet, je n’avais pas prévu qu’un terrible incendie ; celui de juillet 2022 ayant ravagé plus de 150 hectares dans tout ce secteur ; aurait raison du tracé envisagé. Si au début, je retrouve aisément le sentier puis même quelques cairns, les arbres calcinés ; pins et chênes verts le plus souvent ; mais bien d’autres buissons aussi ;  sont si nombreux à terre qu’ils finissent par former des obstacles infranchissables. Sans compter, les buissons qui ont repoussé depuis, sans se soucier si un corridor pédestre était là auparavant. Chercher mon chemin dans ce dédale noirâtre devient pénible. J’essaie mais en vain de trouver d’autres possibilités, mais GPS en main, je prends conscience que je m’éloigne du tracé prévu. Harassé par la chaleur et après mettre quelque peu entêté, je rebrousse chemin, direction le Mas de les Fonts que j'avais déjà découvert lors d'une précédente randonnée. Si un bon chemin y mène direct, je suis attristé d’y trouver un gros blaireau gisant les pattes en l’air. Je suis d’autant plus attristé qu’il s’agit de toute évidence d’une femelle et qu’avec son gros ventre elle paraît gestante. Aucune trace n’indique la cause de son décès mais de toute évidence il est récent. En arrivant au mas, l’ombrage d’un immense platane m’accueille pour le pique-nique finalement très apprécié. J’y suis d’autant mieux que tout ce secteur est bourré de passereaux que je tente avec plus ou moins de succès d’immortaliser. Il faut dire que c’est ici autour du hameau que l’humidité est la plus présente avec de nombreux fossés encore bourrés de fraicheur. Le mot « Fonts » signifiant « sources » ou « fontaines » atteste cet aspect aqueux, et ce depuis très longtemps puisque le site est attesté dès la fin du 9eme siècle quant au château il aurait été construit dès le 12eme siècle. Il y a même un petit ruisseau « La Coume Gineste » encore un peu mouillé à certains endroits suite au dernier épisode orageux. J’y découvre des fleurs étonnantes : une jolie Dauphinelle bleue et une Onagre rosée. Je quitte les lieux en laissant le mas sur la droite puis continue le chemin pour l’instant bitumé direction la Coma dels Llops. Le bitume de la route disparait et le chemin terreux devient piste DFCI. Ici, les vignobles et les oliveraies ont quelque peu servi de pares-feux. Au fil de ma progression, les paysages sont un peu moins calcinés et donc un peu plus verts. Ici dans ce secteur, il y a bien évidemment les vignes du domaine « le Château des Fontaines » mais pas très loin non plus celles du Domaine Gauby dont on dit qu’ils engendrent les meilleurs vins du Roussillon. A la côte 265, le chemin offre des vues vers le Domaine du Mas de la Dona et une centrale photovoltaïque. Il redescend contournant largement la Coma dels Llops où collines et combes se partagent l’espace. Au lieu-dit El Romanissar, une ferme en contrebas est visible ; c’est selon moi le Mas de la Dona.  Ici, un tracteur en train d’arracher des vignes donne aux décors déjà roussis par la sécheresse, un aspect totalement steppique. Le chemin s’élève sérieusement en direction du Sarrat d’En Bigorre. Là, je retrouve assez facilement une partie du parcours réalisé lors de cette balade intitulée « Le Chemin du Mas de Les Fonts depuis Calce ». Je connais bien le chemin menant au mas et la flânerie devient systématique. Elle est d’autant plus souhaitable que le thermomètre a grimpé lui aussi. Ne pas présumer de mes forces devient indispensable et ce d’autant qu’un coup d’œil sur mon bout de carte IGN me conforte dans l’idée que j’ai accompli la moitié du parcours seulement. Il l’est d’autant, que j’ai déjà bu un litre d’eau sur les deux que j’ai emporté et que je prends conscience que ce n’était pas suffisant. J’essaie constamment d’oublier cet état de fait en faisant de nombreuses pauses, en buvant souvent mais avec précaution, m’humectant simplement les lèvres parfois. Malgré ce modeste tracas, je continue à photographier tout ce qui mérite de l’être, c’est-à-dire la faune, la flore, le parcours et les paysages. Sachant que la mas et son château sont constamment fermés ; et je le regrette vivement ; je ne m’arrête que dans sa partie la plus basse pour finir mon sandwich et photographier les passereaux toujours très nombreux ici et notamment des pies-grièches à tête rousse et des moineaux. Avec la route asphaltée inévitable, la suite devient plus monotone jusqu’au panonceau directionnel « Camps d’En Manxa ». Là, il me faut tourner à droite et prendre un bon chemin qui s’élève un peu. Il file vers la « Carrière de Pedrère » et est donné pour une distante restante de 2,4km. Si pour moi cette ancienne carrière représente l’arrivée, ici l’industrie avec un grand « I » a largement remplacé cette petite exploitation de pierres datant du Moyen Âge. Elle a eu pourtant ses heures de gloire au sein du patrimoine local : La Loge de Mer et la cathédrale St-Jean-Baptiste à Perpignan mais aussi les remparts de la forteresse de Salses par exemples mais aussi bien d’autres sans doute. Dans quelques décennies, que restera-il de cette jolie Nature que j’ai vu aujourd’hui si les industries continuent à s’intensifier, si la végétation crame régulièrement et si la sécheresse sévit  ? Ainsi se termine cette randonnée que je ne regrette pas d’avoir accomplie mais que le randonneur quidam trouvera sans doute inappropriée en cette période si caniculaire. Faux-pas vers le Sarrat de la Devèze inclus, boucle originale qui devait me permette de voir le Mas de Les Fonts depuis les hauteurs puis au retour, j’ai parcouru une distance de 11,5km. Le dénivelé est de 124m entre le point le plus haut à 252m au Sarrat d’en Bigorre et le plus bas au départ à 128m. Les montées cumulées de 369m ne tiennent pas compte de mon égarement. Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.

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