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pyrenees oirentales

Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons de Pascal Obispo interprétées par lui-même. Elles ont pour titre :  "Les Fleurs du Bien", "Millésime", "L'Important c'est d'Aimer" et "Laisse le temps faire" en duo avec Florent Pagny.

Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).
Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille (Bélesta).

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.

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Pour être franc, c’est en effectuant la randonnée précédente que j’ai intitulée « Les Chemins des Maquisards depuis Montner » que m’est venue l’idée de celle-ci. Enfin qu’en je dis l’idée, c’était simplement le début d’une idée consécutivement au fait que j’avais aperçu des panonceaux directionnels de randonnée mentionnant « Le Château de Caladroy ». Un simple coup d’œil sur la carte IGN Géoportail et ce circuit que j’ai appelé « Le Circuit de Caladroy par le Bac de Pleus depuis le col de la Bataille » s’est présenté à moi comme une évidence. Si je n’ai pas souhaité reprendre la mention « Château de Caladroy », c’est parce que je n’étais pas certain qu’une visite à l’improviste du domaine viticole soit possible lors de notre passage. En effet, comme je le fais souvent avant de partir randonner, je consulte Internet et je lis tout ce qu’il est possible de découvrir. Et là, sur le site du domaine, j’apprends que les visites guidées ou libres, mais payantes, sont possibles mais seulement aux mois de juillet et août. Alors certes je ne refuse pas le fait de payer une visite, mais nous sommes déjà en octobre et je ne suis pas du tout certain qu’une découverte soit possible, et ce d’autant que je présume que le domaine est sans doute en effervescence car les vendanges sont habituellement faites en septembre et octobre. C’est donc avec ce doute que nous avons démarré cette randonnée, doute d’autant plus surprenant pour moi que j’avais toujours cru que Caladroy était un petit hameau comme les autres mais avec une cave vinicole à l’intérieur. Or pas du tout, le domaine privé occupe l’ensemble du hameau avec certes la vente de vins qui a fait sa renommée mais aussi la vente d’huiles d’olives et de vinaigres de vin, la location de gîtes et même une activité de chasse organisée ainsi que des spectacles en été. Tous les bâtiments, toutes les maisons sont donc la propriété du domaine. Voilà tout ce que l’on peut lire sur leur site et bien d’autres choses encore.  En ce 3 octobre 2025, il est 10h tapantes quand nous laissons notre voiture sur le parking du col de la Bataille. Dany, qui est nettement plus observatrice que moi pour certaines choses ; me fait remarquer une grosse plaque d’asphalte complétement fondue en plein milieu du parking. Pas de doute, ici une voiture a cramé, ce qui est peu encourageant quand on sait que l’on part pour quelques heures de marche. Mais la randonnée ayant pour but premier d’oublier les tracas, on se met immédiatement en marche direction Caladroy en longeant la D.38. Dany qui n’est encore jamais venue par ici, ne connaît pas l’histoire tragique des Trousseu père et fille. Elle est donc très surprise de trouver leurs 2 pierres tombales au bord de la route. Je lui en explique la brève affaire jamais véritablement dénouée malheureusement puisque l'assassin n'a jamais été retrouvé bien que condamné par contumace (Source site Geneanet). Premier chemin à droite, direction la Peyre Drète, sa bergerie ruinée et son menhir couché et fracturé. Le temps de quelques photos et de quelques explications historiques que je lui transmets et nous continuons cette agréable balade. Il fait très beau, elle se régale à marcher et prend le temps de lire les différentes pancartes consacrées au Réseau de résistance Henri Barbusse. De mon côté, flore, papillons, criquets, oiseaux et photos des décors traversés continuent à occuper tous mes sens. Celui de l’ouïe est souvent attiré par les croassements d’une petite colonie de Grands corbeaux trouvant toujours refuge dans les pylônes THT. Si je spécifie « toujours », c’est parce qu’ils étaient déjà là le 20 septembre dernier lors des « Chemins des Maquisards ». Sans doute, trouvent-ils là, sur ces hauteurs dominantes, la sécurité indispensable à leur territoire avec une vue sur leurs éventuelles nourritures, ici les raisins mûrs par exemple, et sur l’approche d’éventuels prédateurs. La poursuite du parcours s’effectue sans problème, d’abord parce que je le connais un peu désormais, puis parce que je l’ai créé dans l’application Visorando. Seule l’arrivée à proximité du domaine viticole pose un souci. D’abord parce qu’un panneau « sens interdit » barre l’accès d’un chemin qui est pourtant sur le tracé admis par la Fédération Française de Randonnée Pédestre car surligné sur la carte IGN de Géoportail. Dans le doute, nous passons outre car après tout nous ne faisons que marcher, donc aucun mal et de surcroît, je pourrais en cas de problème prouver ce paradoxe. Ce chemin nous amène direct dans le domaine et notamment à proximité des gites car nous apercevons une dame portant du linge de lits. Occupée, elle ne fait pas attention à nous ou ne nous voit pas. Je me dis « tant mieux si l’on peut éviter des explications », même si nos sacs à dos et nos bâtons de marche n’offrent aucun doute quant à notre présence ici.  A l’approche des premiers bâtiments, la possibilité nous est offerte de nous en éloigner par un autre chemin semblant faire le tour total du domaine. Finalement, malgré une activité bien visible, personne ne nous remarque et nous réussissons à faire le tour du hameau finissant cachés par une allée longeant une oliveraie. Bien évidemment, nous n’avons rien vu du hameau et si un jour on veut vraiment le découvrir, il nous faudra revenir uniquement pour ça. On se retrouve devant le grand panneau de l’entrée du domaine sur lequel on peut lire l’ensemble des activités, y compris « randonnée », mais aussi « site sous vidéo surveillance ». Il ne nous reste plus qu’à continuer notre circuit, mais on garde à l’esprit l’idée de revenir faire une visite plus complète le jour où nous aurons nécessité d’acheter du vin, ce qui risque d’être un peu long car nous n’en buvons que très peu, et surtout que dans de grandes occasions. L’itinéraire de notre tracé nous faisant passé près d’un dolmen et d’un menhir, je m’empresse d’aller photographier ces trouvailles. Malheureusement, mes recherches à leur propos sur Internet n’ont guère été fructueuses et même plutôt confuses pour connaître leurs véritables noms et leurs nombres exacts. Il y aurait plusieurs dolmens, menhirs et roches à cupules dans ce secteur de Caladroy, souvent présentés comme étant sur la commune de Bélesta, ce qui est vrai puisque le hameau fait partie de cette commune. Sauf que cela a pour effet de créer une certaine confusion car certains mégalithes de Bélesta ne sont pas du tout à Caladroy. C’est d’autant plus confus que l’on peut lire que certains dolmens auraient été détruits, puis déplacés et reconstitués (Page « Mégalithes » et « Bernard Fabre » sur Facebook). Enfin, si j'en crois le site "Mégalithes du monde", le dolmen aurait pour véritable nom "Arca de la Ginebrosa". Après cette découverte, l’heure du pique-nique a sonné. Un amoncellement de roches au bord du chemin fait office de table. Est-ce l’odeur de nos sandwichs et de nos tartes aux pommes ; je ne le pense pas ; toujours est-il qu’une dizaine de vautours fauves arrivent soudain au-dessus de nous dans un désordre étonnant car plutôt dispersés. Certains partent vers le château qu’ils survolent longtemps comme si une charogne était là, d’autres se laissent emporter en circonvolutions vers de hautes altitudes et deux ou trois planent au-dessus de nous mais à des hauteurs peu inquiétantes. Finalement, nous mangeons tranquilles car au bout d’une grosse demi-heure tous s’éloignent et disparaissent petit à petit. Nous reprenons notre marche en avant en direction du Bac de Pleus sur des chemins assez variables en terme de terrains, mais où une déclivité modeste est toujours présente. L’essentiel du dénivelé est sur cette portion du circuit passant entre les lieux-dits « La Croux d’en Rodrigo » et « LLissanes ». Ce dénivelé offre des vues superbes vers le Massif du Canigou, Bélesta et ses alentours et bien évidemment sur le Château de Caladroy et la plaine du Roussillon plus globalement. A la côte 481, tout près d’une cabane en pierres sèches effondrée, il faut partir à droite sur un étroit sentier peu visible, sentier sans doute tracé par les chasseurs du coin. Il démarre au pied d’une source en partie asséchée où papillons et frelons cherchent un peu d’humidité dans une glaise grisâtre. Le sentier reste constamment étroit mais néanmoins bien praticable. Il dévoile des vues aériennes très proches sur le Bois de Cuxous et plus en contrebas sur les mas quelque peu disséminés des Casals, de Pleus et de leurs alentours. Si l’on regarde plus loin, c’est une belle partie du Fenouillèdes, des Basses Corbières et de bassin de l’Agly que l’on peut découvrir. Ici, sur ce plateau, nous sommes presque au plus haut d’une colline qui a pour nom « Roc de la Mandre ». Un ciel laiteux empêche de voir la mer, mais on la devine présente au-delà de ce voile blanchâtre. En arrivant au bout du Bac de Pleus, ce sont des panoramas à presque 360° qui se révèlent avec en ligne de mire la colline de Força Réal. Le sentier descend vers deux pylônes THT, contourne le premier, puis passe entre les deux. Un mauvais chemin très raviné prend le relais puis atterrit plus loin et plus bas sur une bonne piste. Après 1k2 environ, on retrouve la piste empruntée lors du « Chemin des Maquisards », puis à hauteur du fameux chêne « Pilar Batlle », on retrouve les décors et découvertes faites à l’aller. Si la randonnée n’est pas finie pour autant, car il faut encore rejoindre le parking du col de la Bataille, nous allons l’occuper principalement en visitant la bergerie de la Peyre Drète un peu plus en détail. Un panneau « Maquis Henri Barbusse » que j’avais loupé, nous apprend que le berger s’appelait Fernand Creixel et qu’il avait un rôle d’agent de liaison avec le réseau de résistance. Cette agréable balade se termine aussi tranquillement qu’elle a commencé car avec un ciel presque aussi pur. Selon l’enregistrement effectué sur l’application Strava, cette randonnée a été longue de 10,16km pour un dénivelé de 273m. Le point le plus bas est à 259m au lieu-dit « le chêne Pilar Batlle » et le plus haut à 482m au démarrage du Bac de Pleus. En raison des dates de visites du Domaine de Caladroy possibles en juillet et août, il est sans doute préférable de faire cette randonnée à ces dates-là afin de coupler les deux. Carte 2448OT Thuir-Ille-sur-Têt top25.    

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Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté d'une très belle musique intitulée "Talking To Nature" interpretée par le flûtiste indien Shastro. 

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

J’avoue faire assez peu de différences entre randonner seul ou en agréable compagnie car j’ai cette faculté à me complaire dans les deux façons de marcher. D’ailleurs, à bien y réfléchir, seul, à deux ou à plusieurs, je ne modifie guère ma façon d’être dans l’action car avant tout c’est la Nature qui guide mes pas. Elle guide mes pas et ma façon d’agir dans l’acte de marche. Cette attitude, si elle n’est pas nouvelle, a bien sûr évolué en prenant de l’âge. Il y a pourtant une exception à cette règle, c’est quand je randonne accompagné de mes petits-enfants. Si la Nature reste bien entendu présente, ils en font partie intégrante, ce qui n’est jamais le cas des adultes. Je vais donc les observer avec presque autant de curiosités que des papillons, des oiseaux, des fleurs, des panoramas ou des paysages. Et quand je m’interroge à propos de cette observation, je me dis qu’il s’agit à la fois d’une dissection de leur comportement vis-à-vis de cette passion pour la randonnée pédestre qui est la mienne mais aussi d’une espèce de vigilance machinale mais probablement indispensable pour moi. Quoi qu’il en soit, je suis toujours très heureux d’être avec eux dans cet acte que j’aime tant qui est celui de marcher. En ce 26 août, tout s’est mis peu à peu en place pour qu’il en soit ainsi. Ce jour-là, mon gendre, ma fille et leurs deux enfants sont venus nous rejoindre à Urbanya où nous séjournons. Ils ont prévu d’aller « faire » « les Gorges de la Carança » en famille et nous ont gentiment invités Dany et moi. Je languis l’instant où nous serons tous ensemble sur les sentiers et ce d’autant que pour une fois je n’ai pas eu à me préoccuper de l’itinéraire à accomplir. Une fois n’est pas coutume, je vais me laisser guider.

(Voici le lien du tracé que nous avons effectué : https://www.visugpx.com/pnXoZ9IVvH )

 Voilà déjà 13 ans que je ne suis plus venu marcher dans ces célèbres gorges et je m’en souviens très bien car la dernière fois, j’étais venu marcher avec des collègues du boulot.  C’est totalement inédit et malheureusement, ça ne s’est jamais plus produit ensuite. A Thuès-Entre-Valls, il est tout juste 9h quand nous garons nos véhicules sur le parking des gorges. Le temps que tout le monde se prépare et que mon gendre trouve le sens du départ et me voilà déjà les yeux aux aguets de tout ce qui bouge. Un merle et un papillon en font les frais. Dans le ciel, deux vautours fauves planent du côté de Llar. Ce tout petit hameau perché et perdu me ramène lui aussi à quelques années en arrière lors d’une jolie balade intitulée « Le Chemin des Canons ». Dans la rivière, un merle et plusieurs bergeronnettes continuent de m’immobiliser puis à mon approche, ils s’enfuient à tire-d’aile. Plongé dans mes photos, les volatiles me font presque oublier que j’ai une rude randonnée à accomplir. J’attendais tout le monde et maintenant me voilà déjà attendu. Nous démarrons. Si les gorges sont vite là, c’est surtout un grand panneau qui attire mon regard et m’interpelle car il y est écrit en grandes lettres bâtons bien visibles « ITINERAIRE DANGEREUX AUX RISQUES ET PERILS DES RANDONNEURS ». Or, c’est assez bizarre car je ne me souviens pas l’avoir lu lors de mes précédentes venues ici. Il est vrai que je n’étais qu’avec des adultes, ceci expliquant sans doute cela.  Immédiatement, je me mets à penser à mes deux petits-enfants et aux risques qu’on va leur faire courir. J’essaie d’enlever cette culpabilité de ma tête mais il me faudra quelques décamètres pour y parvenir. Finalement, c’est de voir mes petits-enfants gambader et sauter de roches en roches comme des cabris que je parviens à éliminer ces mauvaises pensées. Finalement, je m’aperçois que le vieux que je suis a le pied bien moins sûr et réclame plus d’attention sur ce sentier devenant rapidement tortueux. Je peux me consacrer pleinement à la photo mais je vois bien que mon numérique ne fonctionne pas comme à son habitude. Absence d’une bonne luminosité ? Je suppose. En tous cas, c’est la seule raison que je trouve à cet état de fait. J’essaie de procéder à des réglages mais en vain. Dans ces profondes gorges, les rayons du soleil peinent à pénétrer franchement et c’est un faisceau blanchâtre très puissant faisant office de couvercle qui empêche de voir le ciel dont je sais qu’il est pourtant très bleu. Il me faut faire avec et je me dis que Photoshop sera peut-être à même de corriger ces photos de mauvaise qualité. Si le sentier est bien tracé, je le trouve bien plus difficile qu’il y a 13 ans.  Les années supplémentaires ont démultiplié les difficultés. Toutefois, comme j’arrive à suivre le groupe sans trop d’essoufflements, je suis plutôt satisfait. Après avoir longé quelque peu la rivière Carança au fond de la gorge, le sentier devient plus compliqué car plus rocheux. Il faut assez souvent redoubler de vigilance pour se faufiler correctement dans ce qui ressemble à un pierrier quasi continuel. Tout en prêtant attention, je me distrais comme je le peux en photographiant quelques fleurs et nos déambulations. Mais le groupe avance à un bon rythme et les mises au point que je devrais faire pour des photos de qualité ne me sont pas autoriser, sauf à perdre trop de terrain. Tout compte fait, l’aspect le plus angoissant n’est pas la qualité désastreuse du sentier en soi mais le fait que l’on ne sait pas où l’on va et surtout comment l’on fera pour revenir en effectuant une boucle. Enfin , cette angoisse peut être compréhensible surtout pour tous ceux venant ici pour la toute première fois. Sentier tortueux, végétation parfois très dense, vues limitées, canyons profonds et insondables, pics acérés et inaccessibles, falaises abruptes, panneaux de prudence et de recommandations, tout ce qui nous entoure peut contribuer à une certaine appréhension. Cette appréhension peut encore perdurer même quand le lieu nous est déjà connu et notamment pour les personnes ayant pu lire de vieilles croyances populaires avant de venir ici. Quand la corniche apparait en face, creusée à même le flanc d’un à-pic impressionnant et que l’on y aperçoit quelques « lilliputiens », elle peut se transformer en frayeur voire en paralysie. Rien de tout ça parmi notre groupe et même les enfants avancent sans aucune crainte, ce qui est tout à fait normal car c’est bien connu qu’ils n’ont pas la même conscience du danger que les adultes. Tant mieux ! Ceci n’empêchant nullement les conseils de prudence, ce que je ne me prive pas de faire, sans pour autant les inquiéter plus que nécessaire. De toute manière, ils sont habitués à randonner et marchent avec beaucoup de sérieux la plupart du temps Après quelques petites montagnes russes et être passés sous le Roc de la Madrieu, nous retrouvons le lit de la rivière peu avant le lieu-dit « l’Abeurador », en français « l’Abreuvoir », et la confluence du Correc de la Guille. Coin peu paisible pour pique-niquer mais je m’éloigne un peu du sentier à la fois pour trouver une peu de paisibilité et m’isoler pour prendre quelques photos car par chance à cet endroit quelques pieds de menthe attirent des papillons. Si je me suis éloigné, je reste à proximité du groupe et les pieds presque dans l’eau. Sur la gravière, je réussis à attirer une minuscule truitelle avec de la mie de pain roulée en petites boulettes. Mais la truite sauvage est soupçonneuse et ne se laisse pas photographier si facilement, restant dans le courant. Je me rattraperai un peu plus tard. Un lézard des murailles se fait tirer le portrait plus aisément. Le pique-nique terminé, nous continuons à longer la rivière mais cette fois très souvent sur des échelles, des passerelles aménagées et des ponts de singe. Ici, faire le singe, il vaut mieux éviter car en cas de chute, il y a plus de chance de tomber sur un rocher que dans l’eau. Le torrent ne cesse de faire entendre sa rocailleuse musique. Tantôt à droite, tantôt à gauche, ou vice-versa, le plus compliqué est d’éviter de se croiser avec des personnes ou des groupes arrivant en sens inverse, ce qui ne manque pas d’arriver en raison de l’heure déjà bien avancée de la journée. Finalement le pont de Pierre est atteint et si je mets Pierre en majuscule c’est parce qu’il est ainsi écrit sur la carte IGN. Erreur des géographes ou hommage à un Pierre qui en serait le concepteur ? Aucune information ne vient étayer aucune thèse et on sait seulement que ce pont a été construit pour pouvoir plus facilement enjamber un affluent de la Carança qui a pour nom catalan « El Torrent Roig », en français « le torrent rouge ». Dans ses balades, Lison (*) évoque ce pont de pierre et la source de ce ruisseau torrentiel, précisant qu’au temps jadis, son débit était probablement plus puissant que de nos jours, expliquant par-là cette solide construction et le chemin en grand partie constituée de pierres taillées dans les roches du secteur. Ils étaient là aussi pour l'exploitation du bois et du cuivre et de quelques autres minerais.  Elle nous apprend aussi qu’en face de ce pont se trouvait sans doute un moulin dédié au sciage du bois. Enfin, elle vous explique tout ça bien mieux que je ne puis le faire ici. Qui mieux que Lison (*) qui a arpenté ce superbe et patrimonial secteur de la Carança en long et en large peut nous apprendre tout ça ! Le temps d’observer une belle petite cascade, de photographier une mésange charbonnière ; les passereaux sont peu visibles dans les gorges ;  et le temps est venu pour nous de faire demi-tour. Ah oui j’oubliais ! Il y a aussi un petit galet multicolore car joliment peint. Il a été laissé là sur le pont, sans doute par une personne un peu « New Age » en signe de porte-bonheur.  Porte-bonheur pour tous ceux qui comme nous arrivent ici ou passent pour monter plus haut vers le Refuge du Ras de la Carança ou les lacs. Ce n'est qu'ainsi que l'on a une idée plus ample et totale de ce qu'est la Vallée de la Carança (** voir le poème de Gaston Groussole à propos de cette vallée). Pour le retour, il n’est pas toujours facile de réemprunter les échelles et les passerelles métalliques, les ponts de singes sur lesquels le plus souvent il vaut mieux éviter d’être en surnombre. Il est 13h et dans les gorges c’est l’heure de pointe. Mais tout se passe toujours bien, tout le monde faisant preuve de civisme, de patience et de compréhension. Finalement, nous bifurquons de la rive droite à la rive gauche par une dernière passerelle à hauteur d’un petit barrage agencé de quelques baraquements. Wikipédia nous dit de lui « qu’il est situé à l'altitude de 1 004 m. Il mesure 2,8 m de haut et est muni d'une prise d'eau qui permet d'alimenter la centrale hydroélectrique de Thuès, située au bord de la Têt, légèrement en amont du confluent entre la Carança et la Têt. » Peu après commence la corniche creusée à même la paroi des gorges, partie de cette boucle la plus impressionnante car la plus périlleuse. Dans ce sens, que vous ayez le vertige ou pas,  il y est préférable d‘avoir une « conduite anglaise », de bien serrer sa gauche et de tenir d’une main ferme ce câble ligne de vie qui vous sécurisera. Cela vous évitera de prendre des risques inutiles et de vous faire des frayeurs qui le seront tout autant. Dites-vous bien que quoi qu’il en soit, aujourd’hui vous aurez eu droit à une belle dose d’adrénaline. D’ailleurs, comment faire quand vous aimez les fleurs mais que quelques-unes d'entre-elles ont pris un malin plaisir à aller pousser dans des endroits improbables et que malgré ça l’envie de les photographier est encore là ? Il faut parfois choisir, reculer quand le danger est trop grand et c’est ce que je fais. Par bonheur, un couple de Grands Corbeaux noirs et une Hirondelle des rochers qui a choisi de nicher dans le plafond de la corniche viendront compenser deux ou trois reculades florales. Plus on avance au sein de la corniche et plus on prend conscience des travaux colossaux qu’il a fallu entreprendre pour parvenir à la creuser ainsi. Quelques tunnels perpendiculaires mais tous claquemurés et dont on ne voit pas le bout rajoutent un maximum de mystères.  Sur Wikipédia, l’histoire nous dit que c’est en 1943 que tout cela a commencé aux fins de la construction d’un grand barrage sur la Carança qui finalement n’a jamais vu le jour pour des raisons de coût. Finalement, c’est un petit barrage qui permettra d’alimenter une centrale hydroélectrique qui fonctionnera à partir de 1946. Ce fameux passage en corniche est resté pour le plus grand bonheur des montagnards et autres randonneurs. Si la plupart font comme nous et se contentent d’arpenter ses gorges grandioses, certains partent rejoindre le refuge du Ras de la Carança et encore un plus haut les lacs dont  l’Estany Negre ou Etang Noir situé à une altitude de 2 505 m. Ce dernier constitue la source de la rivière, longue de 15,3km jusqu’à sa confluence avec la Têt à Thuès. D’ailleurs dès lors que l’on termine la corniche, la vallée de la Têt est là, bien visible en contrebas avec sa route nationale 116 et sa voie ferrée parallèle où circule « Le Canari ». C'est le surnom donné au joli « Petit Train Jaune » montant ses flots de touristes vers la superbe Cerdagne depuis Villefranche-de-Conflent. La vallée, il suffit désormais d’y descendre pour rejoindre Thuès et terminer cette magique randonnée. La descente démarre à droite à hauteur d’une bâtisse « chambre d’eau » d’où s’échappe une longue conduite forcée. 20 minutes plus tard , le parking est là, à moins que vous ne fassiez comme moi et que vous attendiez que le « Canari » passe pour le photographier. Selon le tracé que m’a fourni mon gendre, cette randonnée a été longue de 8,3km pour des montées cumulées de 1.012 m et un dénivelé de 336m entre le point le plus bas à 836m à Thuès et le plus haut à 1.172m au pont de Pierre. Cartes IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir et 2250ET Bourg-Madame - Mont-Louis - Col de la Perche Top 25

(*) Les Balades de Lison et la Carança : Vous voulez connaître la Carança et un peu son histoire, voici quelques liens proposées par mon amie Lison : Enigmatique Carança,  Carança d'autrefois : le bois et le cuivre, Carança d'autrefois (fin) : les troupeaux et le charbon.

(**) La Vallée de la Carança : Je ne peux m'empêcher de vous délivrer le superbe poème ci-dessous à propos de la Vallée de la Carança. Il est l'oeuvre de Gaston Groussole, écrivain et poète bien connu des Toulougiens, et extrait de son livre de poésies "Eclaire-moi Fanal !" édité par Les Presses Littéraires : Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

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Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté d'une très belle musique intitulée "Talking To Nature" interpretée par le flûtiste indien Shastro. 

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

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J’avoue faire assez peu de différences entre randonner seul ou en agréable compagnie car j’ai cette faculté à me complaire dans les deux façons de marcher. D’ailleurs, à bien y réfléchir, seul, à deux ou à plusieurs, je ne modifie guère ma façon d’être dans l’action car avant tout c’est la Nature qui guide mes pas. Elle guide mes pas et ma façon d’agir dans l’acte de marche. Cette attitude, si elle n’est pas nouvelle, a bien sûr évolué en prenant de l’âge. Il y a pourtant une exception à cette règle, c’est quand je randonne accompagné de mes petits-enfants. Si la Nature reste bien entendu présente, ils en font partie intégrante, ce qui n’est jamais le cas des adultes. Je vais donc les observer avec presque autant de curiosités que des papillons, des oiseaux, des fleurs, des panoramas ou des paysages. Et quand je m’interroge à propos de cette observation, je me dis qu’il s’agit à la fois d’une dissection de leur comportement vis-à-vis de cette passion pour la randonnée pédestre qui est la mienne mais aussi d’une espèce de vigilance machinale mais probablement indispensable pour moi. Quoi qu’il en soit, je suis toujours très heureux d’être avec eux dans cet acte que j’aime tant qui est celui de marcher. En ce 26 août, tout s’est mis peu à peu en place pour qu’il en soit ainsi. Ce jour-là, mon gendre, ma fille et leurs deux enfants sont venus nous rejoindre à Urbanya où nous séjournons. Ils ont prévu d’aller « faire » « les Gorges de la Carança » en famille et nous ont gentiment invités Dany et moi. Je languis l’instant où nous serons tous ensemble sur les sentiers et ce d’autant que pour une fois je n’ai pas eu à me préoccuper de l’itinéraire à accomplir. Une fois n’est pas coutume, je vais me laisser guider.

(Voici le lien du tracé que nous avons effectué : https://www.visugpx.com/pnXoZ9IVvH )

 Voilà déjà 13 ans que je ne suis plus venu marcher dans ces célèbres gorges et je m’en souviens très bien car la dernière fois, j’étais venu marcher avec des collègues du boulot.  C’est totalement inédit et malheureusement, ça ne s’est jamais plus produit ensuite. A Thuès-Entre-Valls, il est tout juste 9h quand nous garons nos véhicules sur le parking des gorges. Le temps que tout le monde se prépare et que mon gendre trouve le sens du départ et me voilà déjà les yeux aux aguets de tout ce qui bouge. Un merle et un papillon en font les frais. Dans le ciel, deux vautours fauves planent du côté de Llar. Ce tout petit hameau perché et perdu me ramène lui aussi à quelques années en arrière lors d’une jolie balade intitulée « Le Chemin des Canons ». Dans la rivière, un merle et plusieurs bergeronnettes continuent de m’immobiliser puis à mon approche, ils s’enfuient à tire-d’aile. Plongé dans mes photos, les volatiles me font presque oublier que j’ai une rude randonnée à accomplir. J’attendais tout le monde et maintenant me voilà déjà attendu. Nous démarrons. Si les gorges sont vite là, c’est surtout un grand panneau qui attire mon regard et m’interpelle car il y est écrit en grandes lettres bâtons bien visibles « ITINERAIRE DANGEREUX AUX RISQUES ET PERILS DES RANDONNEURS ». Or, c’est assez bizarre car je ne me souviens pas l’avoir lu lors de mes précédentes venues ici. Il est vrai que je n’étais qu’avec des adultes, ceci expliquant sans doute cela.  Immédiatement, je me mets à penser à mes deux petits-enfants et aux risques qu’on va leur faire courir. J’essaie d’enlever cette culpabilité de ma tête mais il me faudra quelques décamètres pour y parvenir. Finalement, c’est de voir mes petits-enfants gambader et sauter de roches en roches comme des cabris que je parviens à éliminer ces mauvaises pensées. Finalement, je m’aperçois que le vieux que je suis a le pied bien moins sûr et réclame plus d’attention sur ce sentier devenant rapidement tortueux. Je peux me consacrer pleinement à la photo mais je vois bien que mon numérique ne fonctionne pas comme à son habitude. Absence d’une bonne luminosité ? Je suppose. En tous cas, c’est la seule raison que je trouve à cet état de fait. J’essaie de procéder à des réglages mais en vain. Dans ces profondes gorges, les rayons du soleil peinent à pénétrer franchement et c’est un faisceau blanchâtre très puissant faisant office de couvercle qui empêche de voir le ciel dont je sais qu’il est pourtant très bleu. Il me faut faire avec et je me dis que Photoshop sera peut-être à même de corriger ces photos de mauvaise qualité. Si le sentier est bien tracé, je le trouve bien plus difficile qu’il y a 13 ans.  Les années supplémentaires ont démultiplié les difficultés. Toutefois, comme j’arrive à suivre le groupe sans trop d’essoufflements, je suis plutôt satisfait. Après avoir longé quelque peu la rivière Carança au fond de la gorge, le sentier devient plus compliqué car plus rocheux. Il faut assez souvent redoubler de vigilance pour se faufiler correctement dans ce qui ressemble à un pierrier quasi continuel. Tout en prêtant attention, je me distrais comme je le peux en photographiant quelques fleurs et nos déambulations. Mais le groupe avance à un bon rythme et les mises au point que je devrais faire pour des photos de qualité ne me sont pas autoriser, sauf à perdre trop de terrain. Tout compte fait, l’aspect le plus angoissant n’est pas la qualité désastreuse du sentier en soi mais le fait que l’on ne sait pas où l’on va et surtout comment l’on fera pour revenir en effectuant une boucle. Enfin , cette angoisse peut être compréhensible surtout pour tous ceux venant ici pour la toute première fois. Sentier tortueux, végétation parfois très dense, vues limitées, canyons profonds et insondables, pics acérés et inaccessibles, falaises abruptes, panneaux de prudence et de recommandations, tout ce qui nous entoure peut contribuer à une certaine appréhension. Cette appréhension peut encore perdurer même quand le lieu nous est déjà connu et notamment pour les personnes ayant pu lire de vieilles croyances populaires avant de venir ici. Quand la corniche apparait en face, creusée à même le flanc d’un à-pic impressionnant et que l’on y aperçoit quelques « lilliputiens », elle peut se transformer en frayeur voire en paralysie. Rien de tout ça parmi notre groupe et même les enfants avancent sans aucune crainte, ce qui est tout à fait normal car c’est bien connu qu’ils n’ont pas la même conscience du danger que les adultes. Tant mieux ! Ceci n’empêchant nullement les conseils de prudence, ce que je ne me prive pas de faire, sans pour autant les inquiéter plus que nécessaire. De toute manière, ils sont habitués à randonner et marchent avec beaucoup de sérieux la plupart du temps Après quelques petites montagnes russes et être passés sous le Roc de la Madrieu, nous retrouvons le lit de la rivière peu avant le lieu-dit « l’Abeurador », en français « l’Abreuvoir », et la confluence du Correc de la Guille. Coin peu paisible pour pique-niquer mais je m’éloigne un peu du sentier à la fois pour trouver une peu de paisibilité et m’isoler pour prendre quelques photos car par chance à cet endroit quelques pieds de menthe attirent des papillons. Si je me suis éloigné, je reste à proximité du groupe et les pieds presque dans l’eau. Sur la gravière, je réussis à attirer une minuscule truitelle avec de la mie de pain roulée en petites boulettes. Mais la truite sauvage est soupçonneuse et ne se laisse pas photographier si facilement, restant dans le courant. Je me rattraperai un peu plus tard. Un lézard des murailles se fait tirer le portrait plus aisément. Le pique-nique terminé, nous continuons à longer la rivière mais cette fois très souvent sur des échelles, des passerelles aménagées et des ponts de singe. Ici, faire le singe, il vaut mieux éviter car en cas de chute, il y a plus de chance de tomber sur un rocher que dans l’eau. Le torrent ne cesse de faire entendre sa rocailleuse musique. Tantôt à droite, tantôt à gauche, ou vice-versa, le plus compliqué est d’éviter de se croiser avec des personnes ou des groupes arrivant en sens inverse, ce qui ne manque pas d’arriver en raison de l’heure déjà bien avancée de la journée. Finalement le pont de Pierre est atteint et si je mets Pierre en majuscule c’est parce qu’il est ainsi écrit sur la carte IGN. Erreur des géographes ou hommage à un Pierre qui en serait le concepteur ? Aucune information ne vient étayer aucune thèse et on sait seulement que ce pont a été construit pour pouvoir plus facilement enjamber un affluent de la Carança qui a pour nom catalan « El Torrent Roig », en français « le torrent rouge ». Dans ses balades, Lison (*) évoque ce pont de pierre et la source de ce ruisseau torrentiel, précisant qu’au temps jadis, son débit était probablement plus puissant que de nos jours, expliquant par-là cette solide construction et le chemin en grand partie constituée de pierres taillées dans les roches du secteur. Ils étaient là aussi pour l'exploitation du bois et du cuivre et de quelques autres minerais.  Elle nous apprend aussi qu’en face de ce pont se trouvait sans doute un moulin dédié au sciage du bois. Enfin, elle vous explique tout ça bien mieux que je ne puis le faire ici. Qui mieux que Lison (*) qui a arpenté ce superbe et patrimonial secteur de la Carança en long et en large peut nous apprendre tout ça ! Le temps d’observer une belle petite cascade, de photographier une mésange charbonnière ; les passereaux sont peu visibles dans les gorges ;  et le temps est venu pour nous de faire demi-tour. Ah oui j’oubliais ! Il y a aussi un petit galet multicolore car joliment peint. Il a été laissé là sur le pont, sans doute par une personne un peu « New Age » en signe de porte-bonheur.  Porte-bonheur pour tous ceux qui comme nous arrivent ici ou passent pour monter plus haut vers le Refuge du Ras de la Carança ou les lacs. Ce n'est qu'ainsi que l'on a une idée plus ample et totale de ce qu'est la Vallée de la Carança (** voir le poème de Gaston Groussole à propos de cette vallée). Pour le retour, il n’est pas toujours facile de réemprunter les échelles et les passerelles métalliques, les ponts de singes sur lesquels le plus souvent il vaut mieux éviter d’être en surnombre. Il est 13h et dans les gorges c’est l’heure de pointe. Mais tout se passe toujours bien, tout le monde faisant preuve de civisme, de patience et de compréhension. Finalement, nous bifurquons de la rive droite à la rive gauche par une dernière passerelle à hauteur d’un petit barrage agencé de quelques baraquements. Wikipédia nous dit de lui « qu’il est situé à l'altitude de 1 004 m. Il mesure 2,8 m de haut et est muni d'une prise d'eau qui permet d'alimenter la centrale hydroélectrique de Thuès, située au bord de la Têt, légèrement en amont du confluent entre la Carança et la Têt. » Peu après commence la corniche creusée à même la paroi des gorges, partie de cette boucle la plus impressionnante car la plus périlleuse. Dans ce sens, que vous ayez le vertige ou pas,  il y est préférable d‘avoir une « conduite anglaise », de bien serrer sa gauche et de tenir d’une main ferme ce câble ligne de vie qui vous sécurisera. Cela vous évitera de prendre des risques inutiles et de vous faire des frayeurs qui le seront tout autant. Dites-vous bien que quoi qu’il en soit, aujourd’hui vous aurez eu droit à une belle dose d’adrénaline. D’ailleurs, comment faire quand vous aimez les fleurs mais que quelques-unes d'entre-elles ont pris un malin plaisir à aller pousser dans des endroits improbables et que malgré ça l’envie de les photographier est encore là ? Il faut parfois choisir, reculer quand le danger est trop grand et c’est ce que je fais. Par bonheur, un couple de Grands Corbeaux noirs et une Hirondelle des rochers qui a choisi de nicher dans le plafond de la corniche viendront compenser deux ou trois reculades florales. Plus on avance au sein de la corniche et plus on prend conscience des travaux colossaux qu’il a fallu entreprendre pour parvenir à la creuser ainsi. Quelques tunnels perpendiculaires mais tous claquemurés et dont on ne voit pas le bout rajoutent un maximum de mystères.  Sur Wikipédia, l’histoire nous dit que c’est en 1943 que tout cela a commencé aux fins de la construction d’un grand barrage sur la Carança qui finalement n’a jamais vu le jour pour des raisons de coût. Finalement, c’est un petit barrage qui permettra d’alimenter une centrale hydroélectrique qui fonctionnera à partir de 1946. Ce fameux passage en corniche est resté pour le plus grand bonheur des montagnards et autres randonneurs. Si la plupart font comme nous et se contentent d’arpenter ses gorges grandioses, certains partent rejoindre le refuge du Ras de la Carança et encore un plus haut les lacs dont  l’Estany Negre ou Etang Noir situé à une altitude de 2 505 m. Ce dernier constitue la source de la rivière, longue de 15,3km jusqu’à sa confluence avec la Têt à Thuès. D’ailleurs dès lors que l’on termine la corniche, la vallée de la Têt est là, bien visible en contrebas avec sa route nationale 116 et sa voie ferrée parallèle où circule « Le Canari ». C'est le surnom donné au joli « Petit Train Jaune » montant ses flots de touristes vers la superbe Cerdagne depuis Villefranche-de-Conflent. La vallée, il suffit désormais d’y descendre pour rejoindre Thuès et terminer cette magique randonnée. La descente démarre à droite à hauteur d’une bâtisse « chambre d’eau » d’où s’échappe une longue conduite forcée. 20 minutes plus tard , le parking est là, à moins que vous ne fassiez comme moi et que vous attendiez que le « Canari » passe pour le photographier. Selon le tracé que m’a fourni mon gendre, cette randonnée a été longue de 8,3km pour des montées cumulées de 1.012 m et un dénivelé de 336m entre le point le plus bas à 836m à Thuès et le plus haut à 1.172m au pont de Pierre. Cartes IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir et 2250ET Bourg-Madame - Mont-Louis - Col de la Perche Top 25

(*) Les Balades de Lison et la Carança : Vous voulez connaître la Carança et un peu son histoire, voici quelques liens proposées par mon amie Lison : Enigmatique Carança,  Carança d'autrefois : le bois et le cuivre, Carança d'autrefois (fin) : les troupeaux et le charbon.

(**) La Vallée de la Carança : Je ne peux m'empêcher de vous délivrer le superbe poème ci-dessous à propos de la Vallée de la Carança. Il est l'oeuvre de Gaston Groussole, écrivain et poète bien connu des Toulougiens, et extrait de son livre de poésies "Eclaire-moi Fanal !" édité par Les Presses Littéraires : Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

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Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté d'une très belle musique intitulée "Talking To Nature" interpretée par le flûtiste indien Shastro. 

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

J’avoue faire assez peu de différences entre randonner seul ou en agréable compagnie car j’ai cette faculté à me complaire dans les deux façons de marcher. D’ailleurs, à bien y réfléchir, seul, à deux ou à plusieurs, je ne modifie guère ma façon d’être dans l’action car avant tout c’est la Nature qui guide mes pas. Elle guide mes pas et ma façon d’agir dans l’acte de marche. Cette attitude, si elle n’est pas nouvelle, a bien sûr évolué en prenant de l’âge. Il y a pourtant une exception à cette règle, c’est quand je randonne accompagné de mes petits-enfants. Si la Nature reste bien entendu présente, ils en font partie intégrante, ce qui n’est jamais le cas des adultes. Je vais donc les observer avec presque autant de curiosités que des papillons, des oiseaux, des fleurs, des panoramas ou des paysages. Et quand je m’interroge à propos de cette observation, je me dis qu’il s’agit à la fois d’une dissection de leur comportement vis-à-vis de cette passion pour la randonnée pédestre qui est la mienne mais aussi d’une espèce de vigilance machinale mais probablement indispensable pour moi. Quoi qu’il en soit, je suis toujours très heureux d’être avec eux dans cet acte que j’aime tant qui est celui de marcher. En ce 26 août, tout s’est mis peu à peu en place pour qu’il en soit ainsi. Ce jour-là, mon gendre, ma fille et leurs deux enfants sont venus nous rejoindre à Urbanya où nous séjournons. Ils ont prévu d’aller « faire » « les Gorges de la Carança » en famille et nous ont gentiment invités Dany et moi. Je languis l’instant où nous serons tous ensemble sur les sentiers et ce d’autant que pour une fois je n’ai pas eu à me préoccuper de l’itinéraire à accomplir. Une fois n’est pas coutume, je vais me laisser guider.

(Voici le lien du tracé que nous avons effectué : https://www.visugpx.com/pnXoZ9IVvH )

 Voilà déjà 13 ans que je ne suis plus venu marcher dans ces célèbres gorges et je m’en souviens très bien car la dernière fois, j’étais venu marcher avec des collègues du boulot.  C’est totalement inédit et malheureusement, ça ne s’est jamais plus produit ensuite. A Thuès-Entre-Valls, il est tout juste 9h quand nous garons nos véhicules sur le parking des gorges. Le temps que tout le monde se prépare et que mon gendre trouve le sens du départ et me voilà déjà les yeux aux aguets de tout ce qui bouge. Un merle et un papillon en font les frais. Dans le ciel, deux vautours fauves planent du côté de Llar. Ce tout petit hameau perché et perdu me ramène lui aussi à quelques années en arrière lors d’une jolie balade intitulée « Le Chemin des Canons ». Dans la rivière, un merle et plusieurs bergeronnettes continuent de m’immobiliser puis à mon approche, ils s’enfuient à tire-d’aile. Plongé dans mes photos, les volatiles me font presque oublier que j’ai une rude randonnée à accomplir. J’attendais tout le monde et maintenant me voilà déjà attendu. Nous démarrons. Si les gorges sont vite là, c’est surtout un grand panneau qui attire mon regard et m’interpelle car il y est écrit en grandes lettres bâtons bien visibles « ITINERAIRE DANGEREUX AUX RISQUES ET PERILS DES RANDONNEURS ». Or, c’est assez bizarre car je ne me souviens pas l’avoir lu lors de mes précédentes venues ici. Il est vrai que je n’étais qu’avec des adultes, ceci expliquant sans doute cela.  Immédiatement, je me mets à penser à mes deux petits-enfants et aux risques qu’on va leur faire courir. J’essaie d’enlever cette culpabilité de ma tête mais il me faudra quelques décamètres pour y parvenir. Finalement, c’est de voir mes petits-enfants gambader et sauter de roches en roches comme des cabris que je parviens à éliminer ces mauvaises pensées. Finalement, je m’aperçois que le vieux que je suis a le pied bien moins sûr et réclame plus d’attention sur ce sentier devenant rapidement tortueux. Je peux me consacrer pleinement à la photo mais je vois bien que mon numérique ne fonctionne pas comme à son habitude. Absence d’une bonne luminosité ? Je suppose. En tous cas, c’est la seule raison que je trouve à cet état de fait. J’essaie de procéder à des réglages mais en vain. Dans ces profondes gorges, les rayons du soleil peinent à pénétrer franchement et c’est un faisceau blanchâtre très puissant faisant office de couvercle qui empêche de voir le ciel dont je sais qu’il est pourtant très bleu. Il me faut faire avec et je me dis que Photoshop sera peut-être à même de corriger ces photos de mauvaise qualité. Si le sentier est bien tracé, je le trouve bien plus difficile qu’il y a 13 ans.  Les années supplémentaires ont démultiplié les difficultés. Toutefois, comme j’arrive à suivre le groupe sans trop d’essoufflements, je suis plutôt satisfait. Après avoir longé quelque peu la rivière Carança au fond de la gorge, le sentier devient plus compliqué car plus rocheux. Il faut assez souvent redoubler de vigilance pour se faufiler correctement dans ce qui ressemble à un pierrier quasi continuel. Tout en prêtant attention, je me distrais comme je le peux en photographiant quelques fleurs et nos déambulations. Mais le groupe avance à un bon rythme et les mises au point que je devrais faire pour des photos de qualité ne me sont pas autoriser, sauf à perdre trop de terrain. Tout compte fait, l’aspect le plus angoissant n’est pas la qualité désastreuse du sentier en soi mais le fait que l’on ne sait pas où l’on va et surtout comment l’on fera pour revenir en effectuant une boucle. Enfin , cette angoisse peut être compréhensible surtout pour tous ceux venant ici pour la toute première fois. Sentier tortueux, végétation parfois très dense, vues limitées, canyons profonds et insondables, pics acérés et inaccessibles, falaises abruptes, panneaux de prudence et de recommandations, tout ce qui nous entoure peut contribuer à une certaine appréhension. Cette appréhension peut encore perdurer même quand le lieu nous est déjà connu et notamment pour les personnes ayant pu lire de vieilles croyances populaires avant de venir ici. Quand la corniche apparait en face, creusée à même le flanc d’un à-pic impressionnant et que l’on y aperçoit quelques « lilliputiens », elle peut se transformer en frayeur voire en paralysie. Rien de tout ça parmi notre groupe et même les enfants avancent sans aucune crainte, ce qui est tout à fait normal car c’est bien connu qu’ils n’ont pas la même conscience du danger que les adultes. Tant mieux ! Ceci n’empêchant nullement les conseils de prudence, ce que je ne me prive pas de faire, sans pour autant les inquiéter plus que nécessaire. De toute manière, ils sont habitués à randonner et marchent avec beaucoup de sérieux la plupart du temps Après quelques petites montagnes russes et être passés sous le Roc de la Madrieu, nous retrouvons le lit de la rivière peu avant le lieu-dit « l’Abeurador », en français « l’Abreuvoir », et la confluence du Correc de la Guille. Coin peu paisible pour pique-niquer mais je m’éloigne un peu du sentier à la fois pour trouver une peu de paisibilité et m’isoler pour prendre quelques photos car par chance à cet endroit quelques pieds de menthe attirent des papillons. Si je me suis éloigné, je reste à proximité du groupe et les pieds presque dans l’eau. Sur la gravière, je réussis à attirer une minuscule truitelle avec de la mie de pain roulée en petites boulettes. Mais la truite sauvage est soupçonneuse et ne se laisse pas photographier si facilement, restant dans le courant. Je me rattraperai un peu plus tard. Un lézard des murailles se fait tirer le portrait plus aisément. Le pique-nique terminé, nous continuons à longer la rivière mais cette fois très souvent sur des échelles, des passerelles aménagées et des ponts de singe. Ici, faire le singe, il vaut mieux éviter car en cas de chute, il y a plus de chance de tomber sur un rocher que dans l’eau. Le torrent ne cesse de faire entendre sa rocailleuse musique. Tantôt à droite, tantôt à gauche, ou vice-versa, le plus compliqué est d’éviter de se croiser avec des personnes ou des groupes arrivant en sens inverse, ce qui ne manque pas d’arriver en raison de l’heure déjà bien avancée de la journée. Finalement le pont de Pierre est atteint et si je mets Pierre en majuscule c’est parce qu’il est ainsi écrit sur la carte IGN. Erreur des géographes ou hommage à un Pierre qui en serait le concepteur ? Aucune information ne vient étayer aucune thèse et on sait seulement que ce pont a été construit pour pouvoir plus facilement enjamber un affluent de la Carança qui a pour nom catalan « El Torrent Roig », en français « le torrent rouge ». Dans ses balades, Lison (*) évoque ce pont de pierre et la source de ce ruisseau torrentiel, précisant qu’au temps jadis, son débit était probablement plus puissant que de nos jours, expliquant par-là cette solide construction et le chemin en grand partie constituée de pierres taillées dans les roches du secteur. Ils étaient là aussi pour l'exploitation du bois et du cuivre et de quelques autres minerais.  Elle nous apprend aussi qu’en face de ce pont se trouvait sans doute un moulin dédié au sciage du bois. Enfin, elle vous explique tout ça bien mieux que je ne puis le faire ici. Qui mieux que Lison (*) qui a arpenté ce superbe et patrimonial secteur de la Carança en long et en large peut nous apprendre tout ça ! Le temps d’observer une belle petite cascade, de photographier une mésange charbonnière ; les passereaux sont peu visibles dans les gorges ;  et le temps est venu pour nous de faire demi-tour. Ah oui j’oubliais ! Il y a aussi un petit galet multicolore car joliment peint. Il a été laissé là sur le pont, sans doute par une personne un peu « New Age » en signe de porte-bonheur.  Porte-bonheur pour tous ceux qui comme nous arrivent ici ou passent pour monter plus haut vers le Refuge du Ras de la Carança ou les lacs. Ce n'est qu'ainsi que l'on a une idée plus ample et totale de ce qu'est la Vallée de la Carança (** voir le poème de Gaston Groussole à propos de cette vallée). Pour le retour, il n’est pas toujours facile de réemprunter les échelles et les passerelles métalliques, les ponts de singes sur lesquels le plus souvent il vaut mieux éviter d’être en surnombre. Il est 13h et dans les gorges c’est l’heure de pointe. Mais tout se passe toujours bien, tout le monde faisant preuve de civisme, de patience et de compréhension. Finalement, nous bifurquons de la rive droite à la rive gauche par une dernière passerelle à hauteur d’un petit barrage agencé de quelques baraquements. Wikipédia nous dit de lui « qu’il est situé à l'altitude de 1 004 m. Il mesure 2,8 m de haut et est muni d'une prise d'eau qui permet d'alimenter la centrale hydroélectrique de Thuès, située au bord de la Têt, légèrement en amont du confluent entre la Carança et la Têt. » Peu après commence la corniche creusée à même la paroi des gorges, partie de cette boucle la plus impressionnante car la plus périlleuse. Dans ce sens, que vous ayez le vertige ou pas,  il y est préférable d‘avoir une « conduite anglaise », de bien serrer sa gauche et de tenir d’une main ferme ce câble ligne de vie qui vous sécurisera. Cela vous évitera de prendre des risques inutiles et de vous faire des frayeurs qui le seront tout autant. Dites-vous bien que quoi qu’il en soit, aujourd’hui vous aurez eu droit à une belle dose d’adrénaline. D’ailleurs, comment faire quand vous aimez les fleurs mais que quelques-unes d'entre-elles ont pris un malin plaisir à aller pousser dans des endroits improbables et que malgré ça l’envie de les photographier est encore là ? Il faut parfois choisir, reculer quand le danger est trop grand et c’est ce que je fais. Par bonheur, un couple de Grands Corbeaux noirs et une Hirondelle des rochers qui a choisi de nicher dans le plafond de la corniche viendront compenser deux ou trois reculades florales. Plus on avance au sein de la corniche et plus on prend conscience des travaux colossaux qu’il a fallu entreprendre pour parvenir à la creuser ainsi. Quelques tunnels perpendiculaires mais tous claquemurés et dont on ne voit pas le bout rajoutent un maximum de mystères.  Sur Wikipédia, l’histoire nous dit que c’est en 1943 que tout cela a commencé aux fins de la construction d’un grand barrage sur la Carança qui finalement n’a jamais vu le jour pour des raisons de coût. Finalement, c’est un petit barrage qui permettra d’alimenter une centrale hydroélectrique qui fonctionnera à partir de 1946. Ce fameux passage en corniche est resté pour le plus grand bonheur des montagnards et autres randonneurs. Si la plupart font comme nous et se contentent d’arpenter ses gorges grandioses, certains partent rejoindre le refuge du Ras de la Carança et encore un plus haut les lacs dont  l’Estany Negre ou Etang Noir situé à une altitude de 2 505 m. Ce dernier constitue la source de la rivière, longue de 15,3km jusqu’à sa confluence avec la Têt à Thuès. D’ailleurs dès lors que l’on termine la corniche, la vallée de la Têt est là, bien visible en contrebas avec sa route nationale 116 et sa voie ferrée parallèle où circule « Le Canari ». C'est le surnom donné au joli « Petit Train Jaune » montant ses flots de touristes vers la superbe Cerdagne depuis Villefranche-de-Conflent. La vallée, il suffit désormais d’y descendre pour rejoindre Thuès et terminer cette magique randonnée. La descente démarre à droite à hauteur d’une bâtisse « chambre d’eau » d’où s’échappe une longue conduite forcée. 20 minutes plus tard , le parking est là, à moins que vous ne fassiez comme moi et que vous attendiez que le « Canari » passe pour le photographier. Selon le tracé que m’a fourni mon gendre, cette randonnée a été longue de 8,3km pour des montées cumulées de 1.012 m et un dénivelé de 336m entre le point le plus bas à 836m à Thuès et le plus haut à 1.172m au pont de Pierre. Cartes IGN 2249ET Font-Romeu – Capcir et 2250ET Bourg-Madame - Mont-Louis - Col de la Perche Top 25

(*) Les Balades de Lison et la Carança : Vous voulez connaître la Carança et un peu son histoire, voici quelques liens proposées par mon amie Lison : Enigmatique Carança,  Carança d'autrefois : le bois et le cuivre, Carança d'autrefois (fin) : les troupeaux et le charbon.

(**) La Vallée de la Carança : Je ne peux m'empêcher de vous délivrer le superbe poème ci-dessous à propos de la Vallée de la Carança. Il est l'oeuvre de Gaston Groussole, écrivain et poète bien connu des Toulougiens, et extrait de son livre de poésies "Eclaire-moi Fanal !" édité par Les Presses Littéraires : Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.Les Gorges de la Carança depuis Thuès-entre-Valls et jusqu'au pont de Pierre.

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