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Autour et Tour de Trémoine (272 m) depuis Rasiguères

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la musique "When Darkness Folk" interprétée par le duo Secret Garden, extraite de leur album "Earthsongs"

Parfaitement balisée en jaune car il s’agit d’un P.R. , cette courte randonnée qui part du joli village de Rasiguères et qui s’intitule « Autour de Trémoine » n’est pas très difficile. D’ailleurs quand on regarde la carte IGN, on peut se poser la question pourquoi ce nom « Autour de Trémoine » ? En effet, le circuit côtoie la Tour de Trémoine mais ne tourne pas autour et de plus l’itinéraire n’emprunte pas le vallon où coule le ruisseau au même nom. Mais peu importe le nom, cette boucle donnée pour 7,5 kilomètres et 400 mètres de dénivelés, sans doute cumulés, ne présente aucune difficulté. Par contre, si on veut vraiment justifier ce nom de Trémoine et se donner la peine de la transformer quelque peu, ce qui, bien sûr, n’est pas une obligation, elle peut devenir très compliquée. Il faudra pour cela être attiré comme j’ai pu l’être par cette énigmatique Tour de Trémoine qui dès le départ vous nargue du haut de ses 272 mètres d’altitude. En lisant cet article, je vous vois déjà ricaner car vous vous dites : « Bah !!! 272 mètres, ce n’est pas sorcier ! ». Alors, je vais vous donner quelques explications pour l’atteindre mais je vais vous laisser le soin de la découvrir par vous-même. En effet, très difficile d’accès, cette tour qui est perchée sur un promontoire rocheux très escarpé serait une tour de surveillance carolingienne du 9eme siècle à laquelle d’autres conquérants auraient adjoint une forteresse polygonale autour de ses bases quelques siècles plus tard. A Rasiguères, le départ s’effectue devant la devanture de l’Auberge de Sceaury où un panonceau de randonnée est apposé. La boucle qui nous intéresse passe à droite de la mairie et on poursuit tout droit par la rue des Bordes qui nous amène hors du village sur un large chemin qui s’élève rapidement. D’ailleurs, après que l’on ait côtoyé quelques belles villas et de jolis jardins potagers, le village apparaît déjà en surplomb dans sa totalité. Quelques mètres plus loin, un nouveau panonceau à gauche du chemin nous rassure pleinement quant à l’itinéraire choisi. Sur la droite et descendant dans le bas du vallon, vous remarquez un autre panonceau indiquant « Découverte du vignoble- Planèzes », c’est ce sentier qu’il faut emprunter si vous envisagez de grimper à la tour. Personnellement comme je le fais lors d’un bon repas, j’ai gardé le meilleur pour la fin et la Tour de Trémoine comme dessert, pourtant après coup, je dois avouer que ce n’était pas spécialement la partie la plus digeste ! Nous avons très vite quitté la large piste pour un agréable sentier bordé de cistes et de romarins. Il longe un petit ru puis monte sans cesse vers le Bac del Taillou au milieu des chênes verts et des bruyères arborescentes. Seules quelques bruyantes motos trials aux gaz d’échappement nauséabonds, pourtant interdites sur ce parcours, sont venues perturber notre tranquille progression. Au collet, à 298 m d’altitude, nous avons tourné à droite et pris l’option du chemin interdit par une croix jaune. Il mène au sommet d’une crête à 327 mètres d’altitude où l’on a pratiquement un tour d’horizon à 360° sur toutes les ravines qui nous entourent. Le beau temps n’étant pas vraiment de la partie et les panoramas quelque peu bouchés, nous avons vite rebroussé chemin et poursuivit la randonnée « Autour de Trémoine ». On a quitté le maquis et traversé des vignes magnifiquement rectilignes et entretenues qui donnent ces merveilleux vins de Rasiguères, le sentier se transformant soudain en une piste carrossable. Ici, la vue porte plus loin vers le Haut-Fenouillèdes, les Corbières et ses châteaux cathares et même les Pyrénées Ariégeoises encore enneigées. Puis aux Musals, la piste a bifurqué à 90° pour redescendre vers le vallon et le village. Droit devant, La Tour de Trèmoine a continué de nous défier, semblant nous dire : «  Monte me voir si tu en est capable ! ». Plus bas, on a retrouvé le chemin pris à l’aller ainsi que les panonceaux et, notamment celui indiqué plus haut « Découverte du vignoble- Planèzes ». Il  descend dans le vallon de Trémoine et les vestiges des anciennes mines de fer. Quand on atteint le ruisseau où plus exactement ses alluvions car il est le plus souvent asséché, on poursuit à  gauche à même son lit sur une vingtaine de mètres. Là, au beau milieu du ruisseau, on peut distinguer sur un rocher, une flèche violette. Nous y  sommes, le sentier, si on peut l’appeler ainsi, est sur la gauche, très raide dès le départ, il monte allégrement dans une chétive mais aromatique flore typiquement méditerranéenne faite de cistes, de buplèvres, de chênes kermès, de pistachiers lentisques et de quelques petits massifs de thyms et de romarins. A l’approche de la tour et en raison des éboulis qui se confondent sans doute avec quelques pierres qui ont dégringolés des murailles, la sente devient plus incertaine mais heureusement quelques courageux marcheurs attentionnés l’ont agrémentée de plusieurs cairns bien disposés. C’est dans cette caillasse envahie par endroit par une dense et cuisante végétation qu’on finit par atteindre les remparts puis la tour en regardant précautionneusement où l’on met les pieds. De magnifiques vues sur Rasiguères, sur les Fenouillèdes et bien plus loin vers les Pyrénées et le Canigou se révèlent. A nos pieds, encerclant ce mirador naturel, se dessinent les méandres des profondes ravines que les millénaires ont creusées. Ici, on imagine sans peine les terribles souffrances qu’ont du endurer les bâtisseurs de ce bastion pour tailler les pierres et les hisser sur ce véritable nid d’aigle. Entourée de son enceinte où quelques meurtrières sont encore visibles dans ses flancs, on comprend mieux que la Tour est pu servir de défense contre d’éventuels envahisseurs que les rudes escarpements rocheux avaient pour but de dissuader. Si la montée vous a paru ardue et malaisée, la descente terreuse ne l’est pas moins et il faut redoubler de vigilance pour arriver en bas confortablement et retrouver l’agréable sablon du lit du ruisseau asséché. Ici, il n’y a pas d’eau mais en raison d’une foisonnante et verte végétation qui a largement enveloppé les bâtiments des anciennes mines de fer, sa présence dans le sous-sol transpire. Le retour vers Rasiguères peut s’effectuer par le même chemin qu’à aller ou bien on peut poursuivre vers Planèzes par une piste qui monte dans les collines auquel cas, il faut penser à prendre sur le plateau une intersection qui redescend vers le village. Arrêt non inclus, comptez 2h30 pour le circuit « Autour de Trémoine » et rajouter au minimum 1h pour un aller-retour à la Tour. Carte IGN 2448 OT Thuir-Ille-sur Têt Top 25.

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Le Balcon de Bethmale (1.729m) depuis l'étang de Bethmale (1.060 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons interprétées par Billie Holiday et qui ont pour titre : "Solitude" et "Stormy Blues".

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran. 

Voilà une boucle ariégeoise plutôt courte car de 14 kilomètres seulement au cours de laquelle vous allez découvrir de magnifiques sites et voir de très beaux paysages. Mais attention, ici court ne veux pas dire facile car avec ses 680 mètres de dénivelé, il faut mériter ces découvertes et il est donc nécessaire de faire quelques efforts significatifs, même s’il est vrai que pour les randonneurs ariégeois habitués à avaler les gros dénivelés du Mont Valier, ma randonnée, que j’ai intitulé le Balcon de Bethmale, ne représente qu’un petit hors-d’œuvre. Personnellement, je prends pour point de départ le splendide et étrange étang de Bethmale (1.060 m), (étrange car habité d’une jolie légende à lire à la fin de cet article) où si le cœur vous en dit, vous pourrez avant de partir randonner et moyennant quelques euros, tremper le fil pour capturer quelques belles truites. Mais sachez qu’ici il y a peu de chance que vous attrapiez une truite sauvage saumonée comme il y en avait dans le « bon vieux » temps, car la plupart d’entres-elles ne sont là qu’à cause des nombreux lâchés qui y sont pratiqués. D’ailleurs, l’étang lui-même n'a pas le caractère sauvage que l'on pourrait imaginer car aucun cours d’eau ne vient l’alimenter. Il est alimenté par un grand réseau d'eau souterrain karstique. La suite de la randonnée est d’une grande simplicité puisqu’au lac, il suffit d’emprunter le célèbre GR.10 qui file vers le col de la Core (1.395m) où un panonceau est là pour vous indiquer la marche à suivre. Les premières difficultés apparaissent avec les premières montées, mais si le ciel est bleu et le temps clair, monter vers le col de la Core est un vrai régal. Au sortir du bois de Crabère, les panoramas merveilleux s’entrouvrent sur le large vallon de Bethmale et face à soi, le rocailleux Tuc d’Eychelle avec ses 2.315 mètres, fait « son intéressant ». Avant le col de la Core, le G.R.10 suit parallèle la D.17 puis la quitte dans quelques lacets. Souvent, vos pas hésiteront entre le vrai chemin parfaitement balisé des traditionnelles couleurs blanches et rouges et ces petites caminoles laissées par les vaches ou les chevaux de Mérens. Au col, votre regard bascule sur l’autre vallée, celle de Seix et sa somptueuse forêt domaniale mais surtout sur un panorama extraordinaire vers une vaste partie des sommets frontières des Pyrénées Ariégeoises. Ici sur le côté gauche du col, celui du Cap de Bouirex, des poteaux originaux ont été dressés et servent en quelque sorte de tables d’orientation individuelles pour vous faire découvrir tous ces pics.  Mais c’est de l’autre côté du col qu’il vous faut partir par une étroite sente qui file à droite en direction du col d’Eliet (1.683m). Ce chemin, c’est en partie le « Chemin de la Liberté » qu’empruntaient tous ceux qui, pendant la guerre de 39-45, fuyaient le nazisme et ses exactions. Ici, les choses sérieuses commencent sur le G.R.10D que vous cheminez vers le col d’Eliet. Au début, il grimpe vers une ligne de crêtes et alterne parties rocailleuses et pelouses d’altitude sur un chemin en balcon sur la vallée de Bethmale. On finit par atteindre le point culminant, 1.729 m selon mon GPS, de cette jolie boucle avant le col d’Eliet. La sente redescend puis hésite sur de courts dos d’âne.  En dessous, votre ligne de départ apparaît, jolie flaque couleur bleu acier au milieu d’un océan de verdure. Pourtant, au départ ce miroir était plutôt couleur turquoise ! Après, le col d’Eliet et sa jolie cabane, la sente descend définitivement à travers la forêt de Cadus. On coupe la piste qui, depuis l’étang, monte  à la cabane de Campuls. Cette piste qui est largement utilisée par tous les troupeaux qui montent en transhumance vers le merveilleux cirque de Campuls, on la quitte pour un sentier sinueux qui aboutit vers le fond de l’étang. Comme toutes les boucles, cette randonnée peut-être effectuée dans le sens inverse, en partant vers le col d’Eliet, elle n’en sera pas moins facile car le point culminant correspond sensiblement à la moitié du parcours. Arrêt compris, je vous conseille de consacrer une journée pour effectuer cette boucle. Si vous avez le temps, vous consacrerez une autre journée pour aller à la pêche mais attention à cette étrange légende qui règne ici : "Il y a très longtemps, une vilaine sorcière vivait cachée à l’étang de Bethmale. Chaque jour, elle ennuyait les habitants des alentours. Un beau jour, les bethmalais exaspérés montèrent vers le lac avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège tendu par les villageois, l’horrible sorcière sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers". Carte IGN 2048 OT Aulus-les-Bains-Mont Valier Top 25.

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1- Avertissement et conseils pratiques.

Publié le par gibirando

Attention ce blog n'a pas la prétention d'expliquer dans le détail les randonnées qui y sont mentionnées. Il donne bien sûr quelques indications ( lieu, départ, temps, possibilités, dénivelés, saisons, carte IGN appropriée, difficultés rencontrées, etc...) mais il a surtout été conçu pour faire aimer la marche et pour donner quelques idées de randos dans ces beaux départements que sont principalement les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Ariège, mais aussi dans d'autres lieux où j'ai pu prendre plaisir à crapahuter.

J'ai également agrémenté mes textes d'une jolie photo représentative du lieu et quand je l'ai pu d'une vidéo conçue avec quelques photos significatives des paysages et sites rencontrés. Vous m'excuserez pour la qualité de certaines vidéos, notamment les plus anciennes mais la transformation des photos en diaporamas vidéos ce n'était pas le top, même avec Dailymotion au temps où la "Haute Qualité" n'existait pas encore ! Je vous conseille de suivre les conseils de la rubrique " Pour mieux voir les photos et les vidéos " et surtout à penser à utiliser la HQ, dès que vous le pourrez.

Il y de simples balades à faire en famille et des randonnées pour des marcheurs de tout niveau. En conclusion, tout le monde pourra y trouver son compte, du plus néophyte au plus expérimenté !

Si sur une randonnée particulière, vous souhaitez de plus amples renseignements vous pouvez m'envoyer un message dans ma boîte gilbert.jullien@orange.fr, je me ferais un plaisir de vous répondre si je le peux.

Mais attention une sortie doit se préparer et il est donc utile de garder à l'esprit quelques idées essentielles:

-Ecouter la météo avant de partir.

-Etudier dans le détail l'itinéraire envisagé.

-Bien s'équiper ( sac à dos, chaussures et vêtements appropriés à la saison et aux circonstances, cartes IGN, boussole, GPS, trousse de secours, téléphone portable, etc...).

-Prévoir une alimentation et des boissons suffisantes et en proportion du temps que l'on va passer sur les chemins.

-Penser à se protéger des effets climatiques :  rayons du soleil (lunettes, créme solaire, casquettes) neige, pluie, etc...

-Bien se préparer physiquement et savoir apprécier ses limites.

-Etre bien assuré pour l'activité que l'on pratique régulièrement. (voir adhésion et assurance auprès de la FFRP).

-Respecter la nature en général et l'environnement où l'on évolue en particulier.

-De préférence, éviter de partir seul et si on ne peut pas faire autrement, prévenir ses proches de l'itinéraire choisi.

 Voilà quelques conseils pratiques qu'un randonneur digne de ce nom doit suivre !

Enfin, je tiens à préciser que concernant les randonnées et leurs tracés, je décline toutes responsabilités en cas de problème, souci technique, accident ou incident et égarement. Pour l'avoir fait moi-même il fut un temps, toute sortie en groupe nécessite au préalable une reconnaissance afin de vérifier si le parcours est encore praticable et si les personnes que l'on va accompagner selon leurs aptitudes et leurs âges sont aptes à le réaliser. Si la sortie individuelle reste de la responsabilité de chacun, il n'en demeure pas moins qu'elle doit être également analysée et préparée selon son degré de difficulté.

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La Chapelle Saint-Guillem (1.270m) depuis le hameau de La Llau (892m).

Publié le par gibirando


Ce diaporama est enjolivé avec une musique du Rondò Veneziano intitulée "Arlecchino"
La Chapelle Saint-Guillem (1.270m) depuis le hameau de La Llau (892m).

 

Pour effectuer cette belle boucle, il faut prendre la D.115 jusqu'au village du Tech. Là, prenez la D.74 jusq'au minuscule hameau de La Llau où, sans gêner le circulation, vous laisserez votre véhicule. La D.74 est une belle route sinueuse qui longe les gorges du torrent de la Coumelade. Le but de cette randonnée est d'atteindre le magnifique site de Saint-Guillem de Combret avec sa très belle chapelle romane du XIeme siècle (photo). Une fois le but atteint, vous serez sur un grand plat herbeux au pied du Canigou au milieu du très boisé Bassin de la Coumelade. Pendant de nombreux siècles, cet ermitage servit de lieu de repos pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Aujourd'hui, Saint-Guillem sert souvent de point de départ pour des treks « plus hard » vers le Canigou, le Rougeat ou le Très Vents. Pour vous, elle sera l'occasion d'une randonnée plutôt « soft » et d'un agréable pique-nique dans un cadre magique et chargé d'histoires. A La Llau, traverser le hameau et prendre sur votre droite un petit sentier balisé en jaune qui  monte parallèle au dessus de la route. Il n'y a en qu'un !  Ce sentier suit les méandres du bouillant torrent de la Coumelade. Vous marcherez en surplomb d'admirables et profondes gorges où les isards jouent parfois les équilibristes. Après quelques virages, comme posée au dessus d'une remarquable forêt de grands épicéas, vous ne tarderez pas à apercevoir la chapelle. Vous la garderez quelques temps dans votre ligne de mire puis vous pénétrerez dans cette splendide forêt. Juste avant l'ermitage, vous traverserez un bel arboretum. Vous êtes déjà arrivés aussi prenez votre temps, de petits panonceaux vous indiquent le nom de ces vieux et magnifiques arbres.  Dans notre beau département, vous n'aurez pas si souvent l'occasion d'observer des séquoias géants ! Voilà l'objectif est atteint et avec le respect que nous devons aux gens qui entretiennent ce merveilleux site, vous pourrez flâner autour des nombreux bâtiments parfaitement restaurés. Ne laissez pas vos déchets. Pour repartir, descendez la route forestière (non balisée) qui passe devant le gîte, elle vous permet d'effectuer une boucle avec de beaux panoramas en perspective. Au Col de la Roue, tournez à droite et prenez la route qui descend à La Llau où vous retrouverez votre voiture ! Sans compter les arrêts, il ne faut pas plus de 4 heures pour la boucle complète. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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Le Milobre de Bouisse (878 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de la chanson "White Christmas" en français "Noël Blanc" du compositeur Irving Berlin et interprétée ici par Barry Manilow.

Le Milobre de Bouisse (878 m)

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Si vous ne connaissez pas le village de Bouisse, situé dans l'Aude, vous pesterez déjà pour le trouver ! Combien de virages aurez-vous emprunté sur des départementales étroites pour  l'atteindre ? Et quand vous l'aurez trouvé, vous vous direz : «  où est-il ce sommet à gravir, ce fameux "Milobre (*) de Bouisse" connu de nombreux marcheurs ? ». En réalité, il s'agit d'une modeste croupe culminant néanmoins à 878 mètres !  Bon, 230 mètres de dénivelé, ce n'est pas le Carlit,  mais croyez-moi, si vous aimez marcher, vous ne regretterez pas son ascension ! Vous laisserez votre voiture sur le parking de l'imposante église et partirai vers le nord en direction du « Camin de Mielobre ».  C'est  la ruelle qui démarre à gauche du manoir.  L'asphalte laisse rapidement la place à un large chemin de terre. Continuez tout droit et au bout de quelques minutes délaissez un autre sentier qui part sur la droite (vous reviendrez par là !).  Malgré le silence ambiant et même si vous marchez en toute discrétion, votre passage fera s'époumoner les chiens des élevages tout proches. Il s'agit en général d'une belle race de braques que l'on appelle : devinez comment ! Eh oui le Milobre de Bouisse ! Mais bon, les chiens aboient et vous, comme la caravane vous ne faites que passer ! A chacun de vos pas, la quiétude que vous appréciez tant se réinstalle.  Le sentier se faufile au milieu de hauts buis alors qu'une ronde et verte colline se dessine dans le panorama. Il va vous falloir quelques minutes pour l'atteindre sur un chemin parfois difficile car souvent empli d'ornières. En réalité, vous arrivez à un collet devant un enclos à bestiaux et il vous faut prendre vers la droite une sente bien visible.  Après quelques zigzags au milieu des buis, vous arrivez sur un replat au pied d'un vaste mamelon. C'est le Milobre ! Les paysages s'exposent et le village apparaît bien loin maintenant. Les Pyrénées enneigées surgissent de l'écran que forme l'horizon avec comme acteur principal cet incontournable et fantastique Canigou (photo). Mais au fur et mesure que vous grimperez, bien d'autres images s'imposeront dans ce riche casting : les Pyrénées ariégeoises, l'identifiable Montagne de Tauch, de profondes vallées, de belles  forêts de feuillus, des falaises de calcaires blanches, et de tous côtés, de verdoyants bocages et des pâturages d'un vert intense.  Même si vous n'avez pas un grand sens de l'orientation, vous n'aurez aucun mal à rallier le sommet car de nombreuses sentes s'y dirigent dont une balisée en jaune (GR de pays). Par jour de grande tramontane, accrochez-vous à votre bâton de marche, les bourrasques y sont renversantes !  Pour le retour, plusieurs possibilités s'offriront à vous car le village est là à vos pieds ! Je vous propose de rejoindre le replat par lequel vous êtes arrivés. Là, vous descendez tout « schuss » vers Bouisse par un large chemin herbeux. Vous passez près d'une bergerie en ruines et retrouvez un peu plus bas un bon chemin qui se coule au milieu de grands bosquets de houx.  Souvent ces luisants buissons sont chargés de leurs belles boules rouges et sans les saccager, coupez en quelques branches, il paraît que ça porte bonheur !  Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25

(*) Toponymes Milobre et Bouisse : Bien que je n'ai rien trouvé dans la toponymie à propos du mot "Milobre", or mis le fait qu'outre celui de Bouisse, il y a également une autre colline dans l'Aude intitulée "Milobre de Massac" culminant à 908 mètres, il est fort probable que la racine "mel" ou "miel" en occitan ait une relation avec le mot "meilleur" du latin "meliorem" et que l'on retrouve par exemple dans les mots de vieux français comme "mieldre" ou "mieudre". Quand à la terminaison "obre", elle est assez commune en France et en Espagne (Cantobre, Lanobre, Vinsobres, Sidobre, Salobre, Valsalobre....) et proviendrait selon les linguistes du terme gaulois/celtes "briga" signifiant "colline" "hauteur" "mont" mais qui a aussi été employé pour désigner une "citadelle" ou une "forteresse" situées sur une élevation. Le "Milobre" serait donc "la meilleure colline" ou pour faire plus simple "la bonne colline". Quand au nom "Bouisse", Wikipédia semble affirmer qu'il aurait probablement "emprunté son nom au buis (buxus en latin, bois en occitan) Cet arbuste est particulièrement abondant sur les versants des serres calcaires qui le cernent". 

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Le Mont Capell (1.194m) depuis Saint-Laurens de Cerdans

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de la chanson "Karine Redinger" interprétée par Laurent Voulzy

Saint-Laurent-de-Cerdans, berceau de l'espadrille est le point de départ de cette belle balade au Mont Capell. Avec 500 m de dénivelé en douceur, l'accés à ce sommet ne présente aucune difficulté, d'autant que le sentier est parfaitement balisé tout le long. Après le porche de l'usine d'espadrilles, on gare la voiture au parking et on suit le balisage bleu et jaune. En montant vers le quartier Puig Sec, les rues deviennent venelles au sein de ces belles maisons typiques aux jardins très fleuris. A la Font del Paré,on quitte le bitume pour une agréable sente qui se transforme en un  tapis moelleux de feuilles sous de grands châtaigniers. Arrivés au panneau "Couloumé via Coustouges",on continue tout droit le chemin désormais balisé en bleu. On ne quittera plus ces traces jusqu'à l'arrivée. A la Serra de Provadona,les châtaigniers font place aux genêts et aux bruyères puis les sous-bois de noisetiers prennent le relais et font une haie ombragée jusqu'au Coll de Pedra Dreta. Après un rude dénivelé pour atteindre ce col,le mont Capell est soudain tout proche et bien visible. Un panneau de bois (photo) est d'ailleurs là pour avertir les randonneurs étourdis. La fin est une coriace et caillouteuse montée sous les pins puis le mont, point géodésique est atteint.Superbes panoramas à 360°, les regards sont attirés de tous côtés.A nos pieds, hormis les toits rouges et les façades blanches de Saint-Laurent tout est vert, prairies, vallons, forêts.Du nord au sud, s'étirent les crêtes du Vallespir, à l'est l'inévitable Canigou domine le paysage, alors qu'à l'opposé la plaine de la Catalogne espagnole s'étale dans une brûme laiteuse. La descente sur l'autre versant n'est qu'une formalité. Toutefois, prenez garde à ne pas glisser sur une surface souvent sableuse ! Après 4h de marche effective, visiterez-vous St.Laurent? Et pourtant ce bourg le mérite ! Carte IGN Céret 2449 OT Top 25.

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