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Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux (23km)

Publié le par gibirando

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

2eme étape : Les Bouchoux (alt.1.000m) - Lajoux (alt.1.180m) (23km)

Mardi 29 juillet 2003

(Extrait de : Panorama jurassien, poème d'Henri Marandin)

Pays des randonnées au long des hautes combes

Sur l'arête des crêtes au fin gazon semé

Dans les clairières muettes comme des tombes

Parmi les gentianes et les genévriers.

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Nous avons parfaitement dormis mais sommes tout de même très matinaux car l'étape d'aujourd'hui avec ses 23 kilomètres est très longue. Comme notre intention est beaucoup plus de flâner que de courir, nous souhaitons partir tôt.

Nous commandons un panier-repas pour le midi. Pour le prix de 8€ par personne, ce casse-croûte composait d'un peu de charcuterie, d'un œuf dur, d'une pomme et d'un peu de pain déjà rassis s'avèrera très décevant. Après le café au lait accompagné de confitures et de pain beurré, nous sommes parés pour repartir.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

Départ des Bouchoux que l'on aperçoit au loin dans la vallée du Tacon

Nous devons retourner jusqu'aux carrefours " Le Crêt " puis " Les Fournets " traversés hier. Nous empruntons pour cela, la route goudronnée qui monte sur plus de deux kilomètres. A droite se dresse la falaise de la " Croix des Couloirs " parcourue hier et en dessous la large vallée du Tacon. Les grands oiseaux qui semblent être de grands rapaces sont toujours là à planer.

Arrivés au carrefour " Le Crêt ", le chemin que nous refaisons en sens inverse, devient familier jusqu'à la stèle des Fournets. Là, nous prenons sur la droite un sentier forestier qui se poursuit sur environ un kilomètre.

Vers 10 heures, avant de sortir de la forêt, nous prenons le temps d'une pause " barres de céréales, fruits secs et boisson énergétique " puis reprenons notre parcours sur une longue route de bitume qui nous doit nous mener au village " Les Moussières ".ou

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux  

Direction la Petite Coinche et les Fournets------------------------------------Arrivée au village " Les Moussières "

A hauteur du lieu-dit " Sous la Joux ", une vache gît au bord de la route, la mort est récente car aucune odeur n'émane de cette carcasse. La pauvre bête est couchée sur l'herbe, la langue pend longuement hors de son mufle béant. Comment est-elle morte ? A-t-elle était heurtée et traînée par un véhicule comme semble l'indiquer quelques éraflures sur son poitrail ? Nous ne trouvons pas d'explications car en contrebas à proximité d'un gîte d'étape d'autres vaches identiques paissent tranquillement.

Vers 11 heures, nous évitons le village " Les Moussières " (nous y reviendrons à la fin de notre séjour pour acheter d'excellents fromages et de très bons vins à la Maison des Fromages du Haut-Jura) et continuons la route en asphalte par les routes départementales D25 puis D292E1 jusqu'au carrefour " Les Rasses ".

Nous quittons enfin et sans regret le bitume qui commence à avoir raison de la plante de mes pieds déjà bien échauffés par l'étape d'hier.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux 0Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

Très joli chalet à la " Combe Bry " ----------------------------------------Au carrefour " Les Rasses "

Après le maigre repas que nous ingurgitons en lisière de la forêt du Pré-Coquet, c'est une très agréable marche que nous poursuivons dans de petits pré bois de hêtres et de résineux et dans de vertes et sinueuses pâtures.

 Nous arrivons bientôt à hauteur de la Combe de Laisia où un point de vue superbe nous permet de voir au loin jusqu'à Saint-Claude. Cet endroit nous donne un bon aperçu du chemin parcouru et du dénivelé déjà réalisé.

 Nous croisons une famille de vététistes qui se rend aux Moussières. Ils cherchent leur chemin et c'est avec plaisir que nous leur indiquons le sentier à prendre. Pendant ce temps, les " hollandais " nous ont rejoints et nous dépassent. Notre intuition était la bonne : ils font bien le même circuit que nous.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

Après le déjeuner, notre marche se poursuit dans le petit bois du Pré Coquet

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

A la Combe Laisia avec vue sur St Claude

Nous continuons sur 500 mètres une chaussée goudronnée qui correspond à une portion du Tour du Haut-Jura.

Comme indiqué sur le topo, nous quittons ensuite cette route par la droite, traversons une très belle combe et par un chemin empierré, montons vers le lieu-dit " La Vie Neuve ".

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux ODans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

Devant l'immense mairie " Les Molunes " puis sur une prairie qui ressemble à un green de golf

A cet endroit, nous retrouvons la D292E1 et l'immense Mairie des Molunes. Mais où sont les habitations de cette surprenante commune ? Quelques maisons éparpillées par ci et par là, à des centaines de mètres à la ronde !

 Le parcours suit le GR de pays balisé rouge et jaune sur 150 mètres, puis nous bifurquons à gauche au niveau d'un beau chalet de bois. Là aux Molunes, le sentier se faufile à travers une verte et ondoyante prairie qui ressemble à un terrain de golf.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

A la Combe de l'Aubergette, Dany a pris un peu d'avance, ce qui me permet de prendre cette belle photo sous un ciel tourmenté

Le temps d'une superbe photographie et nous traversons la Combe de l'Aubergette tout aussi ravissante, sous un beau ciel tourmenté. Je garde l'appareil photos en permanence en bandoulière tant les paysages sont plus beaux les uns que les autres.Nous suivons les combes, passons entre une ruine et la chapelle en bois de Cariche et arrivons bientôt au carrefour balisé " Les Platières ". Là, après la traditionnelle pause-goûter, nous continuons le GR de pays qui poursuit sa route dans une clairière pour descendre progressivement vers la Combe des Alouettes et La Trace.

Tout en descendant, nous apercevons au loin un village plus important que nous supposons être Lajoux. En voulant vérifier sur la carte, nous constatons que celle-ci est tombée du porte-cartes que Dany portait en bandoulière.

Paniquée, Dany sait que sans cette carte IGN, la poursuite de notre circuit devient impossible, elle tombe son sac à dos, repart en trombe et me laisse en plan. Je m'assois sur un muret et l'attends tout en réfléchissant.

Quand avons-nous pu la perdre ? L'avions-nous encore lors du goûter ? Que puis-je faire si elle revient sans la carte ? Je ne vois qu'une solution : appeler l'agence pour se faire remettre un autre exemplaire.

Vingt minutes se sont écoulées quand Dany arrive toute essoufflée en brandissant fièrement la " miraculeuse " carte. Quelle performance après 7 heures de marche ! En courant, elle a réussi à rattraper des promeneurs que nous avions croisés et qui avaient trouvé la carte sur le chemin ! Une fois de plus, Saint-Romain et Saint-Lupicin, les moines défricheurs veillent sur notre randonnée.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux ODans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

 Après le carrefour Les Platières --------------------------------Près de la " Combe des Alouettes "

Rassurés, nous reprenons notre itinéraire, arrivons de nouveau sur la D.292 et rejoignons Lajoux non sans avoir longuement conversés avec une vieille paysanne fort chaleureuse que nous croisons sur le bord de la route.

Il est 17 heures quant nous entrons dans l'hôtel " La Haute Montagne " à Lajoux. L'accueil est plus réservé qu'aux Bouchoux mais le cadre est très agréable avec une charmante et lumineuse chambre donnant sur un grand parc.

Après une stimulante douche, Dany est déjà d'attaque et prête à visiter le village. Moi, j'ai la plante du pied droit bien rouge et les mollets qui me font mal. Je suis moins enclin à faire une longue ballade. Nous sortons de l'hôtel et remontons la D.436 jusqu'à une épicerie où nous trouvons des cartes postales. Notre visite se poursuit jusqu'à une fromagerie où prévoyants pour le pique-nique du lendemain, nous achetons de larges coupes de comté, de bleu de Gex et de gruyère ainsi qu'un gros saucisson.

Dany veut continuer cette visite jusqu'au layetier (1) qui se trouve beaucoup plus loin sur la route. Je suis bien fatigué et ma crainte, c'est qu'à cette heure aussi tardive, les visites soient terminées.

 Nous retournons à l'hôtel où après l'écriture des cartes postales, il est déjà l'heure du dîner. C'est d'un bon appétit que nous engloutissons l'excellente saucisse de Morteau à la crème qui nous est proposée. Le vin rouge d'Arbois que nous commandons s'accorde parfaitement avec cette cuisine typiquement jurassienne. Après cette longue étape et ce savoureux repas, nous n'avons qu'une hâte : rejoindre notre chambre et nous reposer.

Il n'est pas encore 21 heures et nous sommes déjà couchés. Le grand parc est calme. Un petit air frais entre par la fenêtre ouverte. De temps à autre on discerne, le faible bruit de quelques voitures qui passent sur la route qui va de Saint-Claude à Genève.

Dany lit le topo de l'étape du lendemain qui va de Lajoux à la Cure. Pendant ce temps, j'analyse le parcours sur la carte IGN. Encore une vingtaine de kilomètres à parcourir, il est temps d'éteindre la lumière et de dormir.

(1)Le layetier est un fabricant de meubles miniatures. Cet artisanat a eu son heure de gloire avec le développement de l'horlogerie suisse et jurassienne. Dans ce métier, où il était indispensable de ranger de nombreuses pièces minuscules, ces petits meubles avec une multitude de tiroirs devenaient indispensables et le layetier était donc un artisan essentiel.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux ODans les pas de moines défricheurs - Etape 2 Les Bouchoux - Lajoux

 Un repos bien mérité à notre arrivée à Lajoux------------------------------- Le très bel hôtel de la Haute Montagne à Lajoux

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Cliquez sur la carte pour passer à l'étape suivante

 

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Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux (16,5km)

Publié le par gibirando

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

1ere étape : Villard-Saint-Sauveur (alt.500m) -Les Bouchoux (alt.1000m) (16,5 Km)

Lundi 28 juillet 2003

(Extrait de : Saint-Claude, diamant du Jura, poème d'Henri Marandin)

Sertie dans son écrin aux reflets d'émeraude

La cité corsetée de falaises pataudes

Coupées de cascades en vertiges perlés

Est taillée en diamant aux facettes dorées

Berceau historique d'artisans astucieux

Artistes ignorés, discrets et besogneux.

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8 heures 30, après un riche petit déjeuner, c'est sous un ciel bleu éclatant que nous quittons l'hôtel Saint-Hubert, direction le centre-ville de Saint-Claude. Nous devons faire quelques emplettes pour le repas de midi et nous en profiterons pour saluer Dominique Tournier, l'organisatrice de ce séjour.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

A l'hôtel Saint-Hubert, juste avant le grand départ

Nous garons notre voiture sur le parking de la cathédrale (ancienne abbaye) et marchons dans la rue du Marché. Nous avons quelques difficultés à trouver l'agence de voyages Haut-Jura Tourisme. Aussi, pendant que Dany fait les courses, je continue à chercher et finis par trouver l'agence. Après cette sympathique rencontre et la prise de quelques précieux renseignements, je retrouve Dany dans la rue. Elle vient de terminer ses achats.

Nous sommes fin prêts et comme indiqué sur le topo, nous reprenons la voiture, direction Villard-Saint-Sauveur qui n'est qu'à quelques kilomètres. C'est le lieu de départ.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

  Villard Saint Sauveur, nous sommes parés pour le départ

Nous arrivons devant l'hôtel " Le Retour de la Chasse " et garons la voiture sur le grand parking contigu. Nous savons que notre véhicule va rester là pendant six jours, mais nous ne sommes pas très inquiets car le coin est retiré et parait parfaitement calme et tranquille. Il est déjà 10 heures, mais nous préparons tranquillement nos sacs à dos. Nous relisons le début du topo de la première étape, mais Dany et moi avons deux interprétations de la route goudronnée qu'il faut prendre pour démarrer. Heureusement, nous trouvons rapidement la flèche verte et noire ONF sur un arbre qui annonce le départ et la direction.

Nous continuons de monter, passons comme indiqué devant deux réserves d'eau. Le sentier tourne vers la gauche, or en regardant la carte IGN, nous devrions partir vers la droite et longer le terrain de golf. Décidemment, la randonnée commence mal. Nous redescendons d'une centaine de mètres jusqu'aux réserves d'eau, nous traversons un peu le green et retrouvons le bon chemin fait de nombreux cailloux. Décidemment, l'ombre des moines défricheurs plane avec bienveillance au dessus de nous.

La montée est progressive mais agréable car essentiellement en sous-bois dans une forêt très sombre de feuillus. Après 400 mètres de dénivelés environ, nous arrivons " À la Côte " où nous profitons d'un point de vue superbe sur la vallée du Flumen, les sommets environnants et le Chapeau de Gendarme. Nous passons près d'une magnifique ferme restaurée et continuons vers le lieu-dit " La Rapine ". Le temps d'une amusante photo chez un sculpteur sur bois et nous rejoignons une petite route en asphalte que nous poursuivons sur deux kilomètres jusqu'au carrefour " Le Crêt Joli ". A cet endroit, les petits panneaux indicateurs sont bien visibles et indiquent parfaitement la direction " Les Platières " qui est à prendre. Nous passons devant plusieurs bâtiments de la colonie de vacances et plus loin, nous quittons enfin le bitume pour un chemin caillouteux.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Arrivée au lieu-dit " Sur la côte "

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

 Arrivée au lieu-dit " La Rapine "

Sur la messagerie du portable, Jérôme nous informe de la prise d'un " énorme trophée " en chasse sous-marine. Nous le rappelons pour le féliciter et l'informons du plaisir que nous prenons à marcher dans ces magnifiques et verdoyants paysages. A cette altitude (1.050 m), nous traversons nos premières combes entourées de grands sapins et de splendides épicéas. Après le lieu-dit et carrefour " En Suza " et en direction du circuit " Les Fournets ", nous stoppons dans un pré-bois de noisetiers pour déjeuner. Nous surplombons et admirons la très verte Vallée du Tacon. A l'ombre de ces petits arbres, nous mangeons l'excellente charcuterie achetée à Saint-Claude. Allongés sur l'herbe, nous observons de très jolis papillons. Les plus gros sont oranges ou bien noirs, d'autres plus petits sont d'un " bleu ciel " presque blanc. Nous avons vraiment le sentiment de faire corps avec la nature et sommes satisfaits car c'est bien cela que nous sommes venus chercher.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

 Première combe rencontrée aux Platières

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 Pré-bois de noisetiers où nous piqueniquons.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Arrivée au carrefour et à la stéle des "Fournets"

Après le déjeuner, la randonnée se poursuit essentiellement en forêt sur un chemin pratiquement plat. Après le carrefour " Les Thérèses ", à l'altitude de 1.110 mètres, nous arrivons au croisement et à la stèle des " Fournets ".

Cette stèle a été édifiée en hommage à des résistants locaux fusillés pendant la 2eme guerre mondiale.

Ces terres du Haut-Jura furent parmi les premières à subir l'occupation allemande et dès l'annonce du Service du Travail Obligatoire (S.T.O), de nombreux habitants " réfractaires " rejoignirent les maquisards de Franche-Comté. Nombreux, sont ceux qui y laissèrent leurs vies plutôt que d'obéir ou de céder à l'occupant.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Un sentier où foisonnent les épilobes

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Au lieu-dit " La Petite Coinche "

Après la stèle, la forêt est moins dense et notre marche se poursuit en lisières de prés où foisonnent les épilobes. Ces grandes fleurs violacées en forme d'épis appelées aussi " laurier de Saint-Antoine " ont de multiples vertus culinaires et thérapeutiques.

Les chemins sont eux parsemés de vulpies plus communément appelées " queues de rat ". Je me souviens que ma mère les faisait sécher puis les donnait aux canaris qui se régalaient des petites graines.

Ces deux graminées feront partie des plantes les plus coutumières que nous rencontrerons tout au long de nos six jours de marche.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

 En direction de la " Croix des Couloirs " avec en contrebas "Les Bouchoux"

A la sortie du bois, nous retrouvons le bitume et quelques fermes disséminées au lieu-dit " La Petite Coinche ". En quelques minutes, nous atteignons la route départementale D.25E1. De ce croisement dénommé " Le Crêt ", nous apercevons déjà la "Croix des Couloirs " que nous devons atteindre. Nous n'avons aucun mal à trouver le balisage bleu peint sur des pierres ou sur des piquets qui délimitent des pâturages.

Le ciel s'est bien couvert de gros nuages qui roulent vers l'est, poussés par une brise rafraîchissante. Il est presque 16 heures et malgré les litres d'eau que nous avons bu, une petite faim nous tiraille l'estomac. Nous arrêtons dans un pré, bien à l'abri de ce petit vent frais, pour une collation faite de café et de biscuits. Là et après six heures de marche, nous rencontrons des promeneurs. Cet homme et cette femme sont les premiers êtres humains que nous croisons depuis notre départ de Villard Saint-Sauveur.

Nous atteignons " La Croix des Couloirs " dominant le village des Bouchoux, objectif final de cette première journée. Cet endroit semble très prisé car de nombreux promeneurs et randonneurs cheminent sur cette arête rocheuse. Cet engouement parait normal tant le panorama est splendide. Vers l'est, les Monts du Jura et le village de La Pesse. Vers le Sud, le Crêt de Chalam et à l'ouest, la verdoyante vallée du Tacon.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

 Arrivée à la " Croix des Couloirs "

Malgré un ciel fort menaçant, nous prenons le temps de faire quelques photos car l'arrivée n'est plus très loin. Nous longeons la falaise, au dessus de laquelle de grands oiseaux tournent en croassant.

Il est 17 heures, nous trouvons rapidement les traces rouges et jaunes du GRP puis amorçons la descente en forêt puis à travers une pâture, direction le hameau Les Bouchoux.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

 A la " Croix des Couloirs " avec tout en bas le village " Les Bouchoux "

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux  

---------Gros plan sur l'immense croix--------------Un étrange épouvantail, au loin la croix--------Visite du village "Les Bouchoux"---

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Devant la charmante Auberge "La Chaumière"

 Une demi-heure plus tard, nous entrons dans l'adorable village des Bouchoux où le propriétaire de l'auberge " La Chaumière " nous accueille avec gentillesse et bienveillance.

Après une bonne douche et un repos bien mérité dans notre jolie chambre, nous apprécions pleinement la terrasse ombragée de l'auberge en dégustant une boisson glacée. Nous visitons rapidement le village car c'est tout petit et pratiquement vide l'été.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux

Repos mérité et boisson glacée à la terrasse ombragée de l' Auberge "La Chaumière"

La soirée se poursuit par un délicieux dîner où nous avons le plaisir de déguster une pintade à la crème à base de Savagnin (1) accompagnée de morilles et arrosé d'un Poulsard (2) rouge, mais avec une très belle couleur " rosé pelure d'oignon ". Attablés, nous retrouvons une femme et son fils, des " hollandais ", que nous avions hier soir comme voisins de table au " Loft ". Nous imaginons qu'ils font le même circuit que nous mais n'en sommes pas certains. Ils ne parlent pas français et le dialogue est difficile.

Sur tous les plans, nous ne pouvons que pleinement nous satisfaire de cette première journée : paysages magnifiques et reposants, très bon accueil, excellente cuisine, vin remarquable. Le nom "Saveurs du Haut-Jura" de ce séjour/randonnée n'est pour l'instant pas usurpé ! 

C'est dans le calme de ce minuscule village blotti au fond d'une combe du Haut-Jura que nous nous endormons paisiblement.

(1) Le Savagnin est un cépage avec lequel on élabore un vin du même nom. Ce vin est jaune doré, profond et ambré. Très charpenté en bouche, il est fruité avec une dominance d'amandes ou de noix. Il vieillit très bien.

(2) Le Poulsard ou Ploussard est un vin d'Arbois dont la couleur varie en fonction de l'ensoleillement, de l'exposition et de la maturation du raisin. Il peut donc aller du rouge grenat au rosé pelure d'oignon. Il est très rafraîchissant et léger avec des odeurs de fruits rouges et un arôme grillé et vanillé du au vieillissement sous bois.

Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux Dans les pas de moines défricheurs - Etape 1 - Villard-Saint-Sauveur - Les Bouchoux  

Cliquez sur le moine pour revenir à l'étape précédente et sur la carte pour passer à l'étape suivante.

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Dans les pas de moines défricheurs - 1er jour - Préambule

Publié le par gibirando

 Dans les pas des moines défricheurs 

Six jours de randonnées dans le Haut-Jura

 

UN PEU D'HISTOIRE … ET DE GEOGRAPHIE

Avant chaque voyage, je potasse dans les encyclopédies et sur Internet, l'histoire et la géographie de la région que nous allons visiter.

C'est ainsi que j'apprends que Saint-Claude, capitale du Haut-Jura a été fondée vers 435 sur un site gallo-romain par deux moines venus de Lyon, Romain et son frère Lupicin qui créent un monastère.

Situé au confluent de la Bienne et du Tacon, ce lieu, dénommé Condat, prospère et de nombreux moines s'installent dans cette région très forestière.

Ils déboisent pour se constituer des domaines agricoles et sylvicoles. Ils défrichent et créent de nombreux sentiers pour avoir accès à des terres de montagne jusque là hostiles. On finit par les appeler, fréquemment de manière péjorative : " les moines défricheurs ", car on les oppose souvent sans raison aux " moines bâtisseurs ".

De leur installation va naître une communauté monastique qui prendra peu à peu le nom d'Abbaye de Sain-Oyend. Autour de cette Abbaye, se développe une cité qui connaît une grande renommée dans toute l'Europe médiévale dès le 5eme siècle.

Au 12eme siècle, le lieu devint très connu quant on révéla que le corps d'un abbé dénommé Claude, mort depuis 600 ans et fondateur d'une communauté avait été retrouvé intact. Le roi Louis XI, lui-même, s'intéressa au phénomène et les pèlerins affluèrent dans la région pour voir ce " faiseur de miracles ". On donna son nom à l'Abbaye et c'est ainsi que la ville fut peu à peu renommée Saint-Claude.

Chaque pèlerin apportait ses connaissances et rapidement Saint-Claude et ses alentours devinrent le haut-lieu d'un artisanat très actif.

Travail du bois et de l'os, orfèvrerie, ces traditions se perpétuent encore aujourd'hui par de nombreux métiers mais surtout par la fabrication de pipes dans les racines du bois des bruyères dont Saint-Claude reste la capitale mondiale, ainsi que la taille des diamants et des pierres précieuses.

Au 14eme siècle, les habitants du Haut-Jura furent décimés par une effroyable peste noire qui laissa la région pratiquement désertique.

A partir du 15eme siècle, les règles monastiques se desserrèrent et Saint-Claude perdit de son faste. Malgré ce relâchement, le temps avait fait son œuvre et les moines avaient apporté leur savoir-faire en architecture et dans de multiples métiers, leurs passions et leurs secrets pour la création de bons produits (fromages, charcuteries, vins, etc.…).

Au fil des siècles suivants, les terres furent dévastés puis colonisaient par de puissants seigneurs mais les moines avaient laissé aux serfs leurs traditions et techniques agricoles.

On dit même que les moines défricheurs seraient les véritables créateurs des combes telles qu'on peut les voir aujourd'hui et par là même de la transformation du paysage du Massif Jurassien.

Ils seraient à l'origine de ses pâtures insérées entre deux crêts calcaires. Dès le Moyen-Age, ils s'aperçoivent que les fonds des combes ont des sols riches et profonds qui recueillent les eaux de ruissellement. La plupart du temps, les crêts sont abondamment boisés et ces bois protègent les cultures. Grâce à cette formation particulière, les combes deviennent très propices à l'agriculture.

Aujourd'hui les combes présentent un autre attrait : les randonnées.

 Comme le dit si bien un dépliant d'information: " les combes sont des paysages très particuliers aux lignes ondulantes et avec de profondes perspectives qui invitent à la randonnée sous toutes ses formes ".

 

PREAMBULE

C'est désormais le temps des vacances. Période ô combien désirée, les vacances sont le moment privilégié pour oser plus. Se donner plus de temps pour soi, mieux respecter son corps, ses rêves ; augmenter l'espace de l'écoute pour mieux entendre, voir plus loin et peut-être se rendre plus disponible pour accueillir l'imprévisible.

Les vacances, quand elles ne sont pas stressées par le " faire ", permettent d'entrer dans plus " d'être ". Avez-vous remarqué, justement durant l'été, comme les jours plus lumineux et plus longs augmentent la part du sensible, comme les soirées donnent plus de goût à la vie, comme les matins nous agrandissent…. (Jacques Salomé-Sociologue).

 "Saveurs des Hautes-Combes", c'est le nom du circuit pédestre que nous avions décidé de faire en cet été 2003. Après les Pyrénées et l'Auvergne, nous avions envie de découvrir le Jura et c'est tout à fait par hasard que j'avais remarqué cette randonnée "gastronomique" sur Internet.

 Avec ces 400 Kms sur deux ou trois semaines, la Grande Traversée du Jura était bien trop longue. Par contre, cette balade dans le Parc Naturel Régional du Haut-Jura présentait l'avantage de se faire sur six jours, sans bagages et arrivée le soir dans des hôtels 2 étoiles. Goûter à la gastronomie locale et aux produits du terroir était aussi une aubaine non négligeable en faveur de cette formule. Nous fûmes rarement déçus.

 La présentation du circuit et les quelques photos reçues de l'agence Haut-Jura Tourisme à Saint-Claude avaient fini de nous convaincre. Les paysages en pente douce d'un vert intense paraissaient reposants et c'est tout à fait ce qu'il nous fallait pour se vider la tête et éliminer le stress d'une longue année de travail.

L'accueil se faisant le dimanche 29 juillet en fin d'après-midi à l'hôtel Saint-Hubert à Saint-Claude, nous avions décidés de quitter Saint-Estève le samedi 28 juillet au matin et ne nous rendre dans le Jura sans prendre d'autoroutes.A cause de la canicule et de la sécheresse, c'est une France couleur " paille " que nous traversons. Après une halte le samedi soir dans la jolie ville ardéchoise d'Annonay, nous continuons notre voyage le dimanche et entrons dans Saint-Claude vers 14 heures. Il est vraiment trop tôt pour se rendre à l'hôtel. Genève et son célèbre lac ne sont qu'à 53 Kms et nous décidons immédiatement de nous y rendre par le Col de la Faucille.

Quel contraste avec certains départements que nous venons de traverser, ici tout est vert et nous roulons essentiellement à travers d'épaisses forêts de résineux.

Découverte de Genève sur la "Grande Roue"

Après une très brève découverte de Genève où nous profitons du paysage, en nous élevant au dessus de lac grâce à une " Grande Roue ", c'est sous des trombes d'eau que nous rejoignons Saint-Claude. Avec le temps qu'il fait, nous sommes très anxieux quant à la météo du lendemain et des jours à venir.

Il est 18 heures quant nous arrivons à l'hôtel Saint-Hubert. Nous sommes attendus car la gracieuse et jeune hôtelière nous remet immédiatement le dossier d'accueil composé de deux cartes IGN, des topo-guides pour chacune des journées de marche et de quelques dépliants sur le Jura.

Après un excellent repas au " Loft ", le restaurant de l'hôtel, fait de crudités, de charcuteries régionales et de lapin rôti, nous rejoignons notre chambre où j'approfondis l'étude de notre première étape.

Je m'inquiète aussi de la météo des jours suivants, mais je finis par apprendre que les prévisions sont excellentes pour toute la semaine.

Je m'endors avec l'idée que tout se passera bien et que les moines défricheurs veilleront sur nous tout au long de cette randonnée.

 LE PARCOURS : 6 étapes pour un total de 127 kilomètres

accés aux étapes en cliquant dessus

1ere étape : Villard-Saint-Sauveur (alt.500m) -Les Bouchoux (alt.1000m) (16,5 km) 

2eme étape : Les Bouchoux (alt.1.000m)-Lajoux (alt.1.180m) (23 km) 

3eme étape : Lajoux (alt.1180m)-La Cure (alt.1150 m) (20km)

4eme étape : La Cure (alt.1.150m)- Les Cressonnières (alt.1.150m) (20 km)

5eme étape : Les Cressonnières (alt.1.150m)-Lamoura (alt.1.150m) (25 km)

6eme étape : Lamoura (alt.1.150m)-Villard Saint-Sauveur (alt.500m) (23 km)

J'ai essayé d'enjoliver ce récit avec des extraits de magnifiques poémes d'Henri Marandin trouvés sur Internet. Je ne le connais pas personnellement, mais je le remercie par avance à m'autoriser à les insérer dans mon histoire car ils sont le parfaits reflet de toutes nos merveilleuses découvertes jurassiennes. Je les avais trouvé sur le site suivant http://perso.wanadoo.fr/cremerie.clement/Poemes.html lequel samble avoir disparu.

Dans les pas de moines défricheurs - 1er jour - Préambule 

Haut-Jura Tourisme, organisateur de ce circuit

cliquez sur la brochure pour vous rendre à la première étape et sur le moine pour revenir à la page d'accueil du blog.

 

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Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Publié le par gibirando

 

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

5eme étape : Station de Mont-Dore (1325m)-Le Puy de Sancy (1886m).

Le dilemme : J’étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé. (Robert Frost - poète américain)

Vendredi 2 août 2002

8h30, nous sommes déjà sur le grand parking de la station de Mont-Dore. Nous avons quitté définitivement l’hôtel " Le Buron " ce matin et chargé la voiture car notre randonnée s’achève avec l’ascension du Puy de Sancy. Le parking est vide et nous ne savons où aller. Nous partons sur la droite en direction de ce qui semble être un chemin mais la route redescend dans le vallon. Nous remontons vers la station et stoppons la voiture sur la gauche de la vallée près d’une vaste cafétéria. Les cabines des téléphériques sont désertes et immobiles. Il est certainement trop tôt.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

5eme jour, départ de la station de Mont-Dore pour le Puy de Sancy

Près d’un petit sentier qui part sur la gauche, un panneau indique le Puy de Sancy en 2h15. Nous démarrons doucement car nous avons encore sur l’estomac, les tripoux et l’omelette auvergnate ingurgitée la veille. Malgré, les kilomètres de randonnée et les litres d’eau absorbés au fil des jours, les bonnes recettes auvergnates ont du avoir raison de notre tour de taille. Le petit sentier a laissé place à une large piste caillouteuse qui zigzague à gauche du cirque formé par la chaîne des puys qui nous entourent, et dont le Puy de Sancy en est évidemment le plus imposant.

Deux ruisseaux distincts qui prennent leur source ici, descendent dans la vallée. Il s’agit de la Dore, qui jaillit d’une cascade et la Dogne, qui n’est qu’un petit ruisselet. Depuis des millénaires, ils creusent de profondes brèches dans le flanc de la montagne et se rejoignent à proximité de la station pour former la Dordogne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany dans la longue montée avec au dessus la station des téléphériques

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les sources de la Dore et de la Dogne forment un peu plus bas la Dordogne

Dans la longue montée, nous avons la chance d’apercevoir deux isards qui descendent le long du torrent, traversent la piste à cinquante mètres de nous et s’arrêtent sur le versant du Puy de Cacadogne. Grâce aux jumelles nous avons la chance de les entrevoir mais rapidement ils disparaissent.

Pendant notre ascension, les téléphériques se sont mis en route et vident leurs lots de touristes au relais qui surplombe la vallée. Au bout de deux heures de montée, et après un ascension au fort dénivelé, nous atteignons, à notre tour, ce relais. Par un bref mais raide raccourci, nous nous dirigeons vers les interminables escaliers de bois qui mènent au Puy de Sancy. La transition est saisissante, ici c’est pratiquement la foule alors que sur la piste par laquelle nous sommes montés à pied il n’y avait pratiquement personne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans l’ascension, au loin la ville de Mont-Dore

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On aperçoit le sommet du Puy de Sancy sur la gauche

Tout en montant, nous prenons de multiples photos car la vue est splendide de tous côtés. A loin, nous discernons les sites traversés les jours précédents et évoquons avec satisfaction les distances incroyables que nous avons réussies à parcourir. Nous arrivons à la table d’orientation qui culmine à 1.886 m.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

La rude montée à pied le long des tire-fesses

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

L'arrivée au relais des téléphériques

Le site est impressionnant, car les pentes du Puy de Sancy sont différentes dans chacune des directions : abruptes mais verdoyantes vers la vallée de la Dordogne, en falaises et hérissées d’arêtes saillantes sur le flanc opposé, en coulées caillouteuses sur la flanc sud-est.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

De très longs escaliers de bois mènent au sommet du Puy de Sancy

Au bout de dix minutes, il y a tellement de monde au sommet que nous décidons de redescendre. Les escaliers de bois sont tellement encombrés que c’est par un sentier très escarpé situé sur le flanc sud-est que nous redescendons. Il s’agit en réalité du GR.4 que nous avons quitté hier à proximité du Puy de la Croix Morand et de la D.996 et qui passe par le sommet du Puy de Sancy. Des gens affluent dans tous les sens. On se demande même si toute cette foule pourra tenir sur l’étriquée cime du puy.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Le sommet n’est plus très loin

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Mais les escaliers sont encore nombreux

Malgré une sente très rocailleuse et une chute sans gravité de ma part, nous avons rejoints la large piste sans encombres. Nous croisons maintenant des gens de tous ages qui se dirigent vers le sommet. Mais quelle surprise et quelle coïncidence quant nous croisons et retrouvons nos amis Paul et Virginie.

Nous les avons quitté voilà trois jours à Recoleine et nous les retrouvons sur les pentes du Sancy. Nous évoquons longuement nos deux derniers jours passés sur les chemins. Apparemment, nous nous sommes manqués à Pessade, puis sur le retour vers Mont-Dore par le Puy Baladou. Nos chemins ont été les mêmes, se sont séparés, puis à nouveau croisés pour se rejoindre ici. Un dernier signe et cette fois, nous quittons définitivement nos sympathiques et jeunes compagnons de voyage.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany reprend son souffle, mais le sommet est maintenant tout proche

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Arrivée au sommet, avec pour panoramas, tous les paysages parcourus.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany arrive à son tour, en dessous la piste empruntée pour monter.

Sur les flancs du Puy de Cacadogne, nous retrouvons les deux isards aperçus ce matin, ils se tiennent à distance mais broutent paisiblement et n’ont pas l’air trop effarouchés par l’abondance de touristes qui conflue vers le Sancy. Cette fois, nous avons tout loisir de les observer aux jumelles.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans la descente rocailleuse vers la station

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On retrouve les isards sur les pentes du Puy de Cacadogne

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les téléphériques font d’incessants allers-retours

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Retour à la station de Mont-Dore

Allégés de nos sacs, c’est d’un bon pas que nous retournons vers la station. Il est midi et demi quand nous retrouvons la voiture. Nous sommes dans les temps annoncés sur les petits panneaux jaunes puisque nous avons mis un peu moins de quatre heures pour faire l’aller-retour.

Une fois de plus, l’ascension nous a ouvert l’appétit. Nous finirons, ça ne s’invente pas, notre sympathique séjour au restaurant " Le Bougnat " !

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Enfin réunis sur une photo au sommet du Puy de Sancy à 1.885 m de haut

 

Cliquez pour revenir vers l'étape précédente

 

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5eme étape : Station de Mont-Dore (1325m)-Le Puy de Sancy (1886m).

Le dilemme : J’étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé. (Robert Frost - poète américain)

Vendredi 2 août 2002

8h30, nous sommes déjà sur le grand parking de la station de Mont-Dore. Nous avons quitté définitivement l’hôtel " Le Buron " ce matin et chargé la voiture car notre randonnée s’achève avec l’ascension du Puy de Sancy. Le parking est vide et nous ne savons où aller. Nous partons sur la droite en direction de ce qui semble être un chemin mais la route redescend dans le vallon. Nous remontons vers la station et stoppons la voiture sur la gauche de la vallée près d’une vaste cafétéria. Les cabines des téléphériques sont désertes et immobiles. Il est certainement trop tôt.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

5eme jour, départ de la station de Mont-Dore pour le Puy de Sancy

Près d’un petit sentier qui part sur la gauche, un panneau indique le Puy de Sancy en 2h15. Nous démarrons doucement car nous avons encore sur l’estomac, les tripoux et l’omelette auvergnate ingurgitée la veille. Malgré, les kilomètres de randonnée et les litres d’eau absorbés au fil des jours, les bonnes recettes auvergnates ont du avoir raison de notre tour de taille. Le petit sentier a laissé place à une large piste caillouteuse qui zigzague à gauche du cirque formé par la chaîne des puys qui nous entourent, et dont le Puy de Sancy en est évidemment le plus imposant.

Deux ruisseaux distincts qui prennent leur source ici, descendent dans la vallée. Il s’agit de la Dore, qui jaillit d’une cascade et la Dogne, qui n’est qu’un petit ruisselet. Depuis des millénaires, ils creusent de profondes brèches dans le flanc de la montagne et se rejoignent à proximité de la station pour former la Dordogne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany dans la longue montée avec au dessus la station des téléphériques

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les sources de la Dore et de la Dogne forment un peu plus bas la Dordogne

Dans la longue montée, nous avons la chance d’apercevoir deux isards qui descendent le long du torrent, traversent la piste à cinquante mètres de nous et s’arrêtent sur le versant du Puy de Cacadogne. Grâce aux jumelles nous avons la chance de les entrevoir mais rapidement ils disparaissent.

Pendant notre ascension, les téléphériques se sont mis en route et vident leurs lots de touristes au relais qui surplombe la vallée. Au bout de deux heures de montée, et après un ascension au fort dénivelé, nous atteignons, à notre tour, ce relais. Par un bref mais raide raccourci, nous nous dirigeons vers les interminables escaliers de bois qui mènent au Puy de Sancy. La transition est saisissante, ici c’est pratiquement la foule alors que sur la piste par laquelle nous sommes montés à pied il n’y avait pratiquement personne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans l’ascension, au loin la ville de Mont-Dore

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On aperçoit le sommet du Puy de Sancy sur la gauche

Tout en montant, nous prenons de multiples photos car la vue est splendide de tous côtés. A loin, nous discernons les sites traversés les jours précédents et évoquons avec satisfaction les distances incroyables que nous avons réussies à parcourir. Nous arrivons à la table d’orientation qui culmine à 1.886 m.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

La rude montée à pied le long des tire-fesses

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

L'arrivée au relais des téléphériques

Le site est impressionnant, car les pentes du Puy de Sancy sont différentes dans chacune des directions : abruptes mais verdoyantes vers la vallée de la Dordogne, en falaises et hérissées d’arêtes saillantes sur le flanc opposé, en coulées caillouteuses sur la flanc sud-est.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

De très longs escaliers de bois mènent au sommet du Puy de Sancy

Au bout de dix minutes, il y a tellement de monde au sommet que nous décidons de redescendre. Les escaliers de bois sont tellement encombrés que c’est par un sentier très escarpé situé sur le flanc sud-est que nous redescendons. Il s’agit en réalité du GR.4 que nous avons quitté hier à proximité du Puy de la Croix Morand et de la D.996 et qui passe par le sommet du Puy de Sancy. Des gens affluent dans tous les sens. On se demande même si toute cette foule pourra tenir sur l’étriquée cime du puy.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Le sommet n’est plus très loin

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Mais les escaliers sont encore nombreux

Malgré une sente très rocailleuse et une chute sans gravité de ma part, nous avons rejoints la large piste sans encombres. Nous croisons maintenant des gens de tous ages qui se dirigent vers le sommet. Mais quelle surprise et quelle coïncidence quant nous croisons et retrouvons nos amis Paul et Virginie.

Nous les avons quitté voilà trois jours à Recoleine et nous les retrouvons sur les pentes du Sancy. Nous évoquons longuement nos deux derniers jours passés sur les chemins. Apparemment, nous nous sommes manqués à Pessade, puis sur le retour vers Mont-Dore par le Puy Baladou. Nos chemins ont été les mêmes, se sont séparés, puis à nouveau croisés pour se rejoindre ici. Un dernier signe et cette fois, nous quittons définitivement nos sympathiques et jeunes compagnons de voyage.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany reprend son souffle, mais le sommet est maintenant tout proche

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Arrivée au sommet, avec pour panoramas, tous les paysages parcourus.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany arrive à son tour, en dessous la piste empruntée pour monter.

Sur les flancs du Puy de Cacadogne, nous retrouvons les deux isards aperçus ce matin, ils se tiennent à distance mais broutent paisiblement et n’ont pas l’air trop effarouchés par l’abondance de touristes qui conflue vers le Sancy. Cette fois, nous avons tout loisir de les observer aux jumelles.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans la descente rocailleuse vers la station

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On retrouve les isards sur les pentes du Puy de Cacadogne

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les téléphériques font d’incessants allers-retours

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Retour à la station de Mont-Dore

Allégés de nos sacs, c’est d’un bon pas que nous retournons vers la station. Il est midi et demi quand nous retrouvons la voiture. Nous sommes dans les temps annoncés sur les petits panneaux jaunes puisque nous avons mis un peu moins de quatre heures pour faire l’aller-retour.

Une fois de plus, l’ascension nous a ouvert l’appétit. Nous finirons, ça ne s’invente pas, notre sympathique séjour au restaurant " Le Bougnat " !

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Enfin réunis sur une photo au sommet du Puy de Sancy à 1.885 m de haut

 

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5eme étape : Station de Mont-Dore (1325m)-Le Puy de Sancy (1886m).

Le dilemme : J’étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé. (Robert Frost - poète américain)

Vendredi 2 août 2002

8h30, nous sommes déjà sur le grand parking de la station de Mont-Dore. Nous avons quitté définitivement l’hôtel " Le Buron " ce matin et chargé la voiture car notre randonnée s’achève avec l’ascension du Puy de Sancy. Le parking est vide et nous ne savons où aller. Nous partons sur la droite en direction de ce qui semble être un chemin mais la route redescend dans le vallon. Nous remontons vers la station et stoppons la voiture sur la gauche de la vallée près d’une vaste cafétéria. Les cabines des téléphériques sont désertes et immobiles. Il est certainement trop tôt.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

5eme jour, départ de la station de Mont-Dore pour le Puy de Sancy

Près d’un petit sentier qui part sur la gauche, un panneau indique le Puy de Sancy en 2h15. Nous démarrons doucement car nous avons encore sur l’estomac, les tripoux et l’omelette auvergnate ingurgitée la veille. Malgré, les kilomètres de randonnée et les litres d’eau absorbés au fil des jours, les bonnes recettes auvergnates ont du avoir raison de notre tour de taille. Le petit sentier a laissé place à une large piste caillouteuse qui zigzague à gauche du cirque formé par la chaîne des puys qui nous entourent, et dont le Puy de Sancy en est évidemment le plus imposant.

Deux ruisseaux distincts qui prennent leur source ici, descendent dans la vallée. Il s’agit de la Dore, qui jaillit d’une cascade et la Dogne, qui n’est qu’un petit ruisselet. Depuis des millénaires, ils creusent de profondes brèches dans le flanc de la montagne et se rejoignent à proximité de la station pour former la Dordogne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany dans la longue montée avec au dessus la station des téléphériques

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les sources de la Dore et de la Dogne forment un peu plus bas la Dordogne

Dans la longue montée, nous avons la chance d’apercevoir deux isards qui descendent le long du torrent, traversent la piste à cinquante mètres de nous et s’arrêtent sur le versant du Puy de Cacadogne. Grâce aux jumelles nous avons la chance de les entrevoir mais rapidement ils disparaissent.

Pendant notre ascension, les téléphériques se sont mis en route et vident leurs lots de touristes au relais qui surplombe la vallée. Au bout de deux heures de montée, et après un ascension au fort dénivelé, nous atteignons, à notre tour, ce relais. Par un bref mais raide raccourci, nous nous dirigeons vers les interminables escaliers de bois qui mènent au Puy de Sancy. La transition est saisissante, ici c’est pratiquement la foule alors que sur la piste par laquelle nous sommes montés à pied il n’y avait pratiquement personne.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans l’ascension, au loin la ville de Mont-Dore

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On aperçoit le sommet du Puy de Sancy sur la gauche

Tout en montant, nous prenons de multiples photos car la vue est splendide de tous côtés. A loin, nous discernons les sites traversés les jours précédents et évoquons avec satisfaction les distances incroyables que nous avons réussies à parcourir. Nous arrivons à la table d’orientation qui culmine à 1.886 m.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

La rude montée à pied le long des tire-fesses

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

L'arrivée au relais des téléphériques

Le site est impressionnant, car les pentes du Puy de Sancy sont différentes dans chacune des directions : abruptes mais verdoyantes vers la vallée de la Dordogne, en falaises et hérissées d’arêtes saillantes sur le flanc opposé, en coulées caillouteuses sur la flanc sud-est.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

De très longs escaliers de bois mènent au sommet du Puy de Sancy

Au bout de dix minutes, il y a tellement de monde au sommet que nous décidons de redescendre. Les escaliers de bois sont tellement encombrés que c’est par un sentier très escarpé situé sur le flanc sud-est que nous redescendons. Il s’agit en réalité du GR.4 que nous avons quitté hier à proximité du Puy de la Croix Morand et de la D.996 et qui passe par le sommet du Puy de Sancy. Des gens affluent dans tous les sens. On se demande même si toute cette foule pourra tenir sur l’étriquée cime du puy.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Le sommet n’est plus très loin

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Mais les escaliers sont encore nombreux

Malgré une sente très rocailleuse et une chute sans gravité de ma part, nous avons rejoints la large piste sans encombres. Nous croisons maintenant des gens de tous ages qui se dirigent vers le sommet. Mais quelle surprise et quelle coïncidence quant nous croisons et retrouvons nos amis Paul et Virginie.

Nous les avons quitté voilà trois jours à Recoleine et nous les retrouvons sur les pentes du Sancy. Nous évoquons longuement nos deux derniers jours passés sur les chemins. Apparemment, nous nous sommes manqués à Pessade, puis sur le retour vers Mont-Dore par le Puy Baladou. Nos chemins ont été les mêmes, se sont séparés, puis à nouveau croisés pour se rejoindre ici. Un dernier signe et cette fois, nous quittons définitivement nos sympathiques et jeunes compagnons de voyage.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany reprend son souffle, mais le sommet est maintenant tout proche

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Arrivée au sommet, avec pour panoramas, tous les paysages parcourus.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dany arrive à son tour, en dessous la piste empruntée pour monter.

Sur les flancs du Puy de Cacadogne, nous retrouvons les deux isards aperçus ce matin, ils se tiennent à distance mais broutent paisiblement et n’ont pas l’air trop effarouchés par l’abondance de touristes qui conflue vers le Sancy. Cette fois, nous avons tout loisir de les observer aux jumelles.

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Dans la descente rocailleuse vers la station

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

On retrouve les isards sur les pentes du Puy de Cacadogne

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Les téléphériques font d’incessants allers-retours

Des puys pour deux fous - Etape 5 et fin- Station de Mont-Dore - Le Puy du Sancy

Retour à la station de Mont-Dore

Allégés de nos sacs, c’est d’un bon pas que nous retournons vers la station. Il est midi et demi quand nous retrouvons la voiture. Nous sommes dans les temps annoncés sur les petits panneaux jaunes puisque nous avons mis un peu moins de quatre heures pour faire l’aller-retour.

Une fois de plus, l’ascension nous a ouvert l’appétit. Nous finirons, ça ne s’invente pas, notre sympathique séjour au restaurant " Le Bougnat " !

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Enfin réunis sur une photo au sommet du Puy de Sancy à 1.885 m de haut

 

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Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Publié le par gibirando

 

4eme étape : Le Puy Baladou-La Bourboule

Le savoir : Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer. (Nahman de Braslaw).

Jeudi 1er août 2002

Une fois n’est pas coutume, Dany est déjà éveillée lorsque j’ouvre les yeux. A sa tête, je crois comprendre, que tout comme moi, elle n’a pas bien dormi. Nous avons été réveillé à maintes reprises par le tonnerre et l’orage qui n’a pas cessé tout au long de la nuit. Bizarrement, nous avons eu très chaud et avons été contraints de nous déshabiller et de dormir nus sans fermer les sacs de couchage. Pour trouver un peu de fraîcheur, c’est la première fois que nous dormions avec seulement la moustiquaire en guise de porte d’entrée.

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Dany au départ du Puy Baladou, le matin du 4eme jour.

Maintenant, il fait beau, le ciel est bleu et malgré un soleil déjà bien présent, je n’essaie même pas d’allumer un feu de camp car tout est détrempé. J’ai même du mal à allumer les tablettes d’alcool tant elles sont imprégnées d’humidité. Heureusement, bien à l’abri sous nos ponchos et sous les larges ramures de l’épicéa, nos sacs sont restés bien au sec. J’en extrais le nécéssaire pour un copieux petit déjeuner, car il n’y aura pas de villages sur notre parcours avant Mont-Dore que nous devrions atteindre vers midi. Sans nous dépêcher, nous déplions la tente, nous la disposons sur des arbustes en plein soleil pour la faire sécher, et commençons à ranger nos sacs convenablement.

Un dernier regard derrière nous pour ne rien oublier et nous reprenons le large chemin qui finit de monter au sommet du puy Baladou. Le sentier est bon et la terre a parfaitement drainée toute l’eau tombée cette nuit car le sol est pratiquement sec.

Soudain, nous entendons un grondement sourd qui s’approche de nous, mais compte tenu de la déclivité du chemin, nous ne distinguons rien pour l’instant. Le bruit de sabots devient plus distinct et quelques secondes plus tard, nous apercevons deux vaches qui détalent vers nous.

Elles sont suivies de près par deux cyclistes qui, au lieu de ralentir leur course, foncent comme des crétins sans réfléchir. Les vaches apeurées cavalent à notre rencontre. Nous nous écartons, mais elles nous aperçoivent et déboussolées, chargent dans les fils barbelés qui ceinturent le chemin. Elles parviennent à sauter en s'égratignant la panse et terrorisées, déguerpissent dans les prés.

Nous poursuivons le GR.4 qui maintenant suit de manière presque parallèle le GR.30 emprunté le premier jour. C’est ainsi, que sur la droite nous reconnaissons la dense forêt du Puy de la Combe Ferret, puis les grandes prairies parsemées de leurs grosses meules de foin. A vol d’oiseau, nous sommes à environ un à deux kilomètres de l’itinéraire de départ.

Sur la gauche, le Puy de la Croix Morand et en face de nous, le début des nombreux puys qui constituent les Monts Dore avec le Puy de la Tache, de Monne et de l’Angle.

Nous retrouvons la D.996 par laquelle nous sommes arrivés en voiture dimanche dernier. Ici près d’une barrière, nous quittons le GR.4 et suivons un sentier qui tourne à droite puis amorce une longue descente vers la ville de Mont-Dore.

Pour enjamber de petits ruisselets, des grilles métalliques interdisant le passage aux animaux ont été installées sur le chemin. Elles sont très glissantes et délicates à emprunter. Par deux fois, Dany et moi-même, nous glisserons et entraînés par le poids des sacs, nous nous retrouverons les genoux dans la boue.

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Direction Mont-Dore avec la chaîne des puys du même nom.

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Dans la descente vers Mont-Dore près d'un petit buron

La descente à travers des sous-bois vers Mont-Dore est plaisante. Juste au dessus de nous, se dresse le Puy Gros gravit le premier jour. Nous passons à proximité des très visitées cascades du Rossignolet et du Queureuilh et arrivons par le cimetière au lieu-dit au nom surprenant " Prends-Toi-Garde ". Comme prévu, il est 11h30 quand nous entrons dans Mont-Dore, nous retrouvons la civilisation avec ses voitures et leurs gaz d’échappement. Nous n’avons aucun mal à trouver un supermarché et une boulangerie où acheter quelques provisions. Après ses quelques courses, nous reprenons la D.996 et par une petite passerelle, nous rejoignons un bon sentier hors GR qui longe la D.130 et suit le lit de la Dordogne.

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Nous cheminons sous Le Puy Gros gravit le premier jour

.Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Nous longeons la Dordogne en direction de La Bourboule

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Arrêt déjeuner au bord de la Dordogne près d'un solide buron

Il est midi et demi, quand nous stoppons près d’un imposant buron pour un agréable pique-nique au bord du torrent. Nous profitons du soleil et d’une bonne luminosité pour prendre quelques photos.

L’approche vers La Bourboule se fait essentiellement par ce sentier très facile et rafraîchissant en sous-bois et en bordure du torrent. Il est 15h30 quand nous atteignons l’hôtel-restaurant " Le Buron " par le D.130. La voiture est encore là. Nous finirons la journée par quelques emplettes et une visite de Mont-Dore dans la soirée.

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

Une petite sieste au bord du torrent après le déjeuner

Des puys pour deux fous - Etape 4- Le Puy Baladou - La Bourboule

L'approche vers la Bourboule se fait essentiellement en sous-bois

 

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Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Publié le par gibirando

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

3eme étape : La Cassière-Le Puy Baladou

La beauté : Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part. (Saint-Exupéry-Le petit prince)

Mercredi 31 juillet 2002

Dès le réveil, je me dirige vers la fenêtre pour regarder le ciel. Il ne fait vraiment pas beau, cette persistante pluie fine continue de tomber et ce n’est pas très réjouissant avec la longue étape qui s’annonce. Mais nous n’avons pas le choix et devons avancer car demain soir, il faut être de retour à La Bourboule. Cette nuit passée dans un bon lit nous a requinqué. Après une vivifiante douche et un abondant petit déjeuner, nous voilà d’attaque pour repartir. Nous réglons l’addition et sortons de l’hôtel sous un crachin que ne mouille pratiquement pas.

Nous reprenons le chemin fait la veille et traversons l’intersection sur la N.89. J’ai eu peu d’appréhension car nous quittons ici le GR.30, pour suivre un long PR (circuit de promenade régional) qui doit nous mener sur le GR.4. Le topo-guide ne nous sert plus à rien et je n’ai qu’un plan grossier de ce nouvel itinéraire. Heureusement, depuis notre départ, les balisages qui jalonnent les chemins sont parfaitement indiqués. Je compte beaucoup sur cette signalisation pour nous diriger.

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Après La Cassière, des chemins fleuris et le très boisé Puy de Charmont

Il fait frais et continue de pleuvoir, mais heureusement l’essentiel de notre marche s’effectue en sous-bois.

La chance nous sourit car à la sortie de cette longue forêt, tout à coup, le temps s’éclaircit. Un bon soleil fait son apparition et nous sommes obligés d’arrêter pour ôter les polaires et les ponchos dont nous sommes affublés.

Le P.R. franchit la D.21, continue en face, évite quelques villages puis slalome dans la continuité de la chaîne des puys traversée la veille. A hauteur du très boisé Puy de Charmont, nous retrouvons avec soulagement le sentier qui est commun au GR.4 et au GR.441.

Un bon chemin sableux ou fait de scories rouges trace sa route en montant à milieu de petits puys (Puy de Boursoux, de Combegrasse et de la Rodde). Vers midi, nous arrivons à la Garandie où le GR évite par la droite le village et descend par un large chemin qui coupe le D.5.

A cette bifurcation, nous stoppons pour la pause déjeuner. Nous finissons le pain et le reste de la charcuterie achetée la veille, et améliorons le repas de quelques fruits secs en guise de dessert. Les provisions s’amenuisent et il est temps de se ravitailler. 

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Pause déjeuner au village de La Garandie

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Paysages traversés près du village de La Garandie

Après ce frugal déjeuner, le chemin très vallonné poursuit sa route au milieu de paysages à vocation agricole. Dès notre arrivée à Saulzet-le-Froid, nous faisons quelques emplettes à l’épicerie et à la boulangerie de ce reposant village. Dany profite d’un marchand ambulant pour acheter quelques fruits et un melon bien mûr que nous engloutissons avant de ressortir du village. 

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En direction du village de Saulzet-le-Froid

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Dany se ravitaille à un marchand ambulant à Saulzet

Le sentier grimpe maintenant vers Pessade. Le temps se gâte et de gros nuages noirs passent au dessus de nous et se dirigent vers le Puy de Dôme que l’on aperçoit au loin. Nous nous abritons rapidement dans un champ derrière une haute haie constituée de grands peupliers. Un vent violent s’est levé et nous attendons d’un moment à l’autre que l’orage s’abatte sur nous. Nous envisageons même d’installer notre campement ici mais nous sommes vite découragés par l’arrivée intempestive d’une femme et de trois enfants, qui accompagné d’un âne, se jettent littéralement et sans gêne sur nous pour s’abriter du mauvais temps.

Heureusement, cette bourrasque se calme aussi vite qu’elle est venue et c’est avec soulagement que nous reprenons notre marche. Quelques minutes plus tard, nous atteignons Pessade, village constituant le croisement de plusieurs GR. Dany semble très fatiguée et envisage même de dormir dans un refuge.

Elle en est vite dissuadée en apprenant qu’une trentaine de randonneurs sont attendus ce soir et que les chambres sont communes.

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Départ de Saulzet-le-Froid après le ravitaillement et direction Pessade

Il est seulement 16h30, nous nous reposons un peu et reprenons des forces en mangeant quelques fruits achetés à Saulzet-le-Froid.

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Près d’un refuge à Pessade

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Dany prend un peu de repos au village de Pessade

Nous quittons le GR.441 et poursuivons notre route au milieu d’estives par le GR.4 dont le dénivelé s'intensifie. Après six ou sept heures de marche, il est temps de nous poser, mais l’inclinaison est telle qu’aucun terrain n’est propice à une installation. Vers 18h, nous touchons au but à proximité du sommet du Puy Baladou.

A quelques mètres du sentier, mais à l’abri des regards, au beau milieu des résineux, nous trouvons un emplacement dans un pré bien plat très approprié à un campement. Une herbe drue et bien haute fera office de parfait matelas. D’ailleurs, en regardant de plus près, nous constatons qu’un bivouac a déjà été dressé ici, il y a très longtemps. Il y a quelques pierres élevées autour d’un vieux feu de camp où subsistent encore quelques boites de conserves complètement rouillées.

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Après Pessade, pour Dany très fatiguée, la montée est exténuante

Très rapidement, nous dressons la tente car de gros cumulo-nimbus filent au dessous de nos têtes. Exténuée, Dany ne pense plus qu’à dormir. Aussi, s’affère-t-elle déjà près du réchaud pour préparer le souper. Après cet expéditif repas, elle rejoint notre tube de toile et blottie dans son duvet, très rapidement elle s’endort. Je profite des dernières lueurs du jour pour lire et prendre quelques photos des alentours. Le vent a cessé. Au dessus de nos têtes, un épervier volette "sur place" épiant certainement un petit animal en guise de dernier souper avant la nuit. Au loin, le Puy de Dôme émerge au milieu des nuages noirs qui s’amoncellent.

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Au Puy Baladou, pour Dany, le bonheur est dans le pré

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Campement dans un pré au Puy Baladou

Quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber, m’obligent à dissimuler nos sacs sous les branches d’un grand épicéa. Il pleut de plus en plus et j’intègre la tente. En provenance du sentier tout proche, j’entends les pas et les voix de quelques randonneurs retardataires qui poursuivent leur chemin. C’est à nouveau avec le son entêtant de gouttelettes qui crépitent sur la toile que prématurément je m’endors à mon tour.

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

Vues autour du campement à Puy Baladou

Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

On aperçoit au loin le Puy de Dôme

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Des puys pour deux fous - Etape 3- La Cassière - Le Puy Baladou

La nuit tombe, l’orage menace au Puy Baladou

 

 

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Des puys pour deux fous - Etape 2- Lac de Servières - La Cassière

Publié le par gibirando

Des puys pour deux fous - Etape 2- Lac de Servières - La Cassière

2eme étape : Le Lac de Servières-La Cassière

La valeur des choses : Nous ne connaissons le valeur de l’eau que lorsque le puits est à sec. (Proverbe anglais)

Mardi 30 juillet 2002 :

Il est 6h 30 quant j’ouvre les yeux, Dany dort encore et malgré quelques gouttelettes qui éclatent avec tapage sur notre tente, la pluie semble s’être arrêtée. J’ouvre le auvent et risque un regard à l’extérieur. Le jour commence tout juste à poindre du côté du Puy de Dôme, mais le ciel est encore bien gris et un léger crachin subsiste. Je me recouche tout en surveillant le ciel. Au bout d’une demi-heure, je sors de notre boyau de toile. Il ne fait pas très beau, mais le vent s’est calmé, il ne pleut plus et la température est douce. Quelques pêcheurs sont déjà installés. Le lac " canadien " ressemble à un miroir d’ébène.

Je ramasse quelques branchages et réussit avec difficulté et grâce à des pastilles d’alcool à allumer un feu. Après le petit déjeuner et une rapide toilette, la pluie fait de nouveau son apparition et une brise se lève. Nous retournons dans la tente et bouquinons en attendant une accalmie.

8h, le vent a chassé les nuages et un soleil rouge corail perce à travers l’épaisse forêt d’épicéas. Nous nous dépêchons de lever le camp. 8h30, nous démarrons en partant sur la droite du lac, passons devant des chalets et continuons le GR.30 par un large chemin d’exploitation qui traverse le bois. Le sol est détrempé et nous avançons en sautant par-dessus les larges flaques qui jonchent le sentier. Nous rejoignons et coupons la D.74 et par un raccourci, nous descendons vers Orcival, haut lieu de pèlerinages que nous atteignons vers 10h. 

Arrêt dans un bar d'Orcival pour un copieux déjeuner

Arrivée à Orcival avec sa magnifique église roman

Je m’installe à la terrasse d’un café pendant que Dany va acheter des brioches à la boulangerie voisine. De cet endroit, je contemple l’imposante église romane édifiée certainement à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe par les comtes d’Auvergne. Elle aussi a souffert des tremblements de terre et a été restaurée à de multiples reprises. Après quelques photos et ce copieux petit déjeuner, Dany va acheter du ravitaillement dans une épicerie. 10h30, il est temps de repartir.

Eglise romane d’Orcival

Le GR.30 coupe la D.27, monte par une courte mais très rude déclivité vers une chapelle, puis rejoint le hameau de la Croix. Après ce hameau, et à l’intersection du GR.30 et du GR.441, l’on aperçoit au loin le château de Cordés. Ce manoir du 13eme siècle dont le jardin à la française a été dessiné par Le Nôtre, a servi de lieu d’action au célèbre roman " Le Démon de Midi " de Paul Bourget. Dommage, que le château soit si loin, à 50 minutes environ aller –retour du GR.30 qui maintenant continue à droite en contournant le puy de Gravenoire. Le sentier sableux est bon et nous avançons d’un pas rapide. Seules les framboises et les mûres bien juteuses qui le côtoient, parviennent à nous ralentir. Nous parvenons au village de Juégheat puis à celui de Voissieux que nous traversons rapidement pour nous diriger vers Neuville.

Paysages traversés et verts bocages après les villages de Juégheat et Voissieux

 

La campagne est ici très vallonnée et d’un vert intense. Il est très agréable de marcher au milieu de ces bocages parfaitement délimités par de petits arbres et des haies de ronces. Paul et Virginie toujours recouverts de leurs ponchos nous ont rejoint. Nous échangeons quelques mots sur nos équipements et parcours respectifs et les laissons nous dépasser.

Nous arrivons à Neuville et les retrouvons dans un pré où ils profitent d’un bon soleil pour faire sécher leur tente et leur linge. Ils suivent sensiblement le même parcours que nous, mais doivent se rendre à Laschamp (hors GR.30) où ils ont réservé pour ce soir une chambre dans un gîte.

 

Arrivée au village fleuri de Neuville

Pause déjeuner au lieu-dit Les Suquets.

Vers midi et demi, nous stoppons à hauteur du lieu-dit Les Suquets pour déjeuner. Assis dans l’herbe, nous délaissons nos produits lyophilisés et apprécions le pain craquant et l’excellente charcuterie achetée à Orcival. Paul et Virginie nous dépassent à nouveau. Après Neuville, les petits bocages se font plus rares et laissent la place à des champs cultivés plus vastes. Un large chemin bien plat toujours aussi agréable nous amène à Recoleine. Au passage, nous apercevons nos jeunes amis Paul et Virginie attablés dans une auberge à siroter une boisson. A la sortie du village, je profite d’une fontaine pour remplir mes gourdes que j’ai bu petit à petit au fil du parcours. Dany joue avec un chat qui se laisse caresser sans crainte et ressemble à Tarzan.

Dany joue avec un chat au village de Recoleine

 Nous sortons du village en montant un sentier rocailleux qui finit par rejoindre une piste forestière bordée d’un muret de pierres sèches et émaillée par endroit d’immenses troncs d’arbres coupés, bien alignés. Ici, le GR.30 slalome au milieu d’une chaîne de puys très boisés: puy de Pourcharet, puy de Montgy, puy de Montjugeat, puy de Lassolas, puy de la Vache. Il est vrai que nous sommes au centre du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne. Par cette piste d’exploitation forestière qui traverse la lande de bruyère et longe ensuite une plantation de conifères, nous atteignons le croisement des GR.4 et 441. Le poteau indicateur N°5 mentionne Laschamp d’un côté, mais ce n’est pas notre itinéraire et le château de Montlosier qui est à 30 minutes hors GR. Le GR.30 continue vers La Cassière, à environ 1h15 selon le topo-guide mais à deux heures pour nous. Bien que déjà très fatigués par cinq heures et demi effectives de marche, il est encore tôt, nous décidons de poursuivre car je constate que Dany a oublié de prendre de l’eau à Recoleine. Je râle un peu, car sans eau pour cuisiner et il est inutile de chercher un endroit pour camper. Avant le Puy de la Vache, nous stoppons une demi-heure, le temps de prendre un " cappuccino " et quelques galettes en lisière de la forêt. Dany profite de cet arrêt pour remplacer ses godillots par les sandales de marche. Une ampoule a déjà fait son apparition à la pointe d’un orteil, heureusement sans trop de mal pour l’instant.

Le GR.30 amorce une descente, dont certains tronçons sont très incommodes, sur un chemin rouge violacé de pouzzolanes expulsées du proéminent Puy de la Vache.

Le surprenant Puy de la Vache, avec ses scories et ses pouzzolanes rouges (@)  

Nous traversons la D.5 et poursuivons par une large sente qui se faufile dans les sous-bois. Harassé, je peste car cet interminable sentier me rappelle bizarrement celui de l’an dernier qui des Bouillouses à Bolquère avait eu raison de nos épaules et de la plante de nos pieds.

19 heures, nous atteignons la N.89 et enjambons un carrefour très fréquenté pour nous diriger vers le Lac de la Cassière. Une bruine poisseuse s’est mise à tomber nous obligeant à ressortir nos ponchos délaissés depuis ce matin.

Types de panoramas traversés après Recoleine (@)

Une centaine de mètres après l’intersection, j’aperçois une auberge dénommée " l’ABC du Gourmet ". Avec cette attirante enseigne, combinée à la pluie et conjuguée à la fatigue, ce soir, je n’ai vraiment pas envie de dresser la tente et de coucher dehors. Dany est, bien entendu, du même avis que moi. Une chambre est vacante et nous décidons aussitôt d’arrêter là pour aujourd’hui.

La chambre est rudimentaire mais propre. Les toilettes et la douche sont au fond du couloir mais habitués à d’autres conditions plus précaires, nous ne faisons pas les " difficiles ".

Après un douche réparatrice, nous descendons dans la grande salle du restaurant où nous dégustons notre deuxième " truffade auvergnate ". Après cet excellent repas, nous n’avons qu’une seule envie : nous reposer et dormir. De la chambre, la vue donne sur le lac, mais le plafond nuageux est si bas que nous avons du mal l’apercevoir. Après quelques mots croisés, Dany s’endort très rapidement pendant que je dévore un livre.

Des puys pour deux fous - Etape 2- Lac de Servières - La Cassière

Le lac de la Cassière tel que nous pouvions le voir de l’ " ABC du gourmet "(@)

 

 

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Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Publié le par gibirando

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Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

1ere étape : La Bourboule-Le Lac de Servières

La curiosité: L’homme qui ne sort pas et ne visite pas dans toute son étendue la terre pleine d’une foule de merveilles est une grenouille de puits (Pantcha-Tantra)

Lundi 29 juillet 2002 :

7 heures30, attablé devant un copieux petit déjeuner, je compulse une dernière fois le topo-guide pour garder en mémoire l’étape de la journée qui doit nous mener à Orcival. Nos sacs à dos sont déjà prêts. Pendant que Dany règle l’addition à la gracieuse patronne et réserve la chambre pour notre retour, je vais, sur les conseils de l’aubergiste, garer convenablement notre voiture dans une rue adjacente à l’hôtel. Nous ajustons nos sacs et nous voilà partis. Il est 8 heures.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Départ de l’hôtel " Le Buron " à La Bourboule

Nous marchons depuis dix minutes quant tout à coup, je sens de l’eau couler dans mon dos. Un regard dans mon sac pour constater que la pipette de ma gourde s’est défaite laissant échapper les deux litres d’eau qu’elle contenait. Heureusement, mes effets et mes provisions bien renfermés dans des sacs plastiques n’ont pas trop souffert.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Voie ferrée entre Mont-Dore et La Bourboule

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Dans la montée à travers les prés.

Nous repartons, franchissons le petit pont repéré la veille, qui enjambe La Dordogne, traversons une zone industrielle puis la voie ferrée. Le sentier monte doucement à travers quelques villas au hameau " Les Planches ", puis à travers des prés vers le minuscule village de Lusclade. Pour les citadins que nous sommes, ce village correspond tout à fait à l’idée que nous nous faisons de la " France profonde ". Un coq nous accueille en chantant, pendant que quelques poules courent au milieu du chemin. Un chat somnole au soleil près d’une mélodieuse fontaine et des bovins ventrus broutent dans les pacages. J’en profite pour remplir ma gourde qui s’est vidée.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Traversée du petit hameau de Lusclade

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Arrêt collation dans la hêtraie vers le Puy Gros

Après le village, la pente s’accentue dans une hêtraie. Heureusement, une grande partie de la montée s’effectue à l’ombre de cette obscure forêt. Après une pause et le temps d’une collation, nous reprenons notre ascension et débouchons enfin sur un secteur herbeux, puis sur un vaste carrefour où de nombreux randonneurs semblent errer dans tous les sens. A cet endroit, la signalisation indique le Lac de Guéry par deux itinéraires différents, avec deux kilomètres de plus par le GR30. Malgré ce supplément, je conseille à Dany de rester sur le GR, itinéraire du topo-guide. Nous prenons un large chemin qui semble s’orienter vers d’immenses prairies, mais très rapidement nous perdons les traces rouges et blanches. Dany pose son sac, rebrousse chemin d’une centaine de mètres et retrouve rapidement le marquage. Ce dernier s’oriente vers une terrible montée où l’on aperçoit de nombreux randonneurs qui peinent dans l’ascension. A notre tour, nous prenons ce sentier qui grimpe vers le Puy Gros (1.485m). Nous croisons de nombreux promeneurs et même des vététistes avec leur vélo sur l’épaule tant le chemin est raide et dangereux. Nous arrivons au sommet et avons du mal à imaginer que nous sommes sur un vieux volcan. L’érosion a fait son œuvre et Le Puy Gros ressemble à un grand plateau herbeux et rocheux. La vue porte très loin, avec en face de nous, la chaîne des Puys des Monts Dore avec son point culminant le puy de Sancy, en dessous la station de Mont-Dore et à droite La Bourboule et la Haute vallée de la Dordogne. Vers l’Est et derrière nous, la Banne d’Ordanche avec d’immenses prairies où se faufile le GR.30. Au loin, on aperçoit d’autres puys plus ou moins hauts et l’on devine le Puy de Dôme à travers la brume de chaleur.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de ServièresDe nombreux randonneurs à ce carrefour

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

La montée est rude vers le Puy Gros

Vers 12h30, après la descente du Puy Gros, la traversée de plusieurs pâturages et le franchissement de quelques clôtures, le sentier contourne le puy du Chantauzet et arrive à une forêt de grands épicéas. Nous déjeunons tranquillement à l’ombre de ces grands arbres et repartons par une piste forestière jusqu’au Lac de Guéry que nous découvrons quelques minutes plus tard.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Au sommet du Puy Gros avec Mont-Dore en dessous et le Puy de Sancy à l’horizon

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Descente du Puy Gros,vue sur l’immensité des sites.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Un buron typique du paysage auvergnat

Nous profitons d’un bon soleil pour faire une halte et prendre quelques photos au bord de ce magnifique lac. Ce lac est le plus haut d’Auvergne (1.246 m) et fut crée naturellement par une coulée de basalte formant ainsi un barrage. Après avoir étanché notre soif à une buvette en bordure de la D.983, nous repartons par le Col de Guéry où le GR.30 coupe la route départementale.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Arrivée au magnifique lac de Guéry, site classé d’Auvergne

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Nous faisons le tour du lac pour trouver une aire de repos

A la Maison des Fleurs d’Auvergne, reflet du site classé de Guéry abritant une grande variété de fleurs, des dizaines de touristes se pressent à l’entrée. Le temps d’un bref aperçu et nous voilà repartis par un court mais très pénible dénivelé qui débouche sur quelques prés marécageux puis monte vers le Puy de l’Ouire (1.436m).

Ce tronçon est un véritable belvédère, et la vue porte notamment sur les Roches Tuilières, piton formé de colonnes de trachyte disposées en gerbes rayonnantes et les Roches Sanadoire, vestige d’un cône volcanique et qui portait en son sommet un château jusqu’au 15eme siècle. Ce château qui était un repaire de brigands durant la Guerre de Cent ans, fut certainement endommagé par les tremblements de terre de 1477 et de 1490 qui secouèrent très violemment toute la région.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Une halte méritée au lac de Guéry

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Après le col de Guéry, direction le Puy de l’Ouire

Par un sentier bordé de haies fleuries, nous continuons de monter jusqu’à un grand plateau où la fenaison bat son plein. Une gigantesque moissonneuse qui est en train de faucher un foin bien sec, crée d’énormes meules bien rondes et soulève très haut dans le ciel la poussière de ce fourrage. Le GR.30 suit maintenant une épaisse forêt jusqu’au Puy de la Combe Ferret. Après ce puy, le sentier tourne à droite et semble suivre sans fin la lisière de cette forêt.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Après le lac de Guéry, des passages marécageux en direction du Col de l’Ouire

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

En direction du Col de l’Ouire, avec le lac de Guéry qui s'éloigne

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

A proximité de Puy de l’Ouire, les insolites roches Tuilière et Sanadoire

Nous rencontrons de sympathiques promeneurs et demandons si le Lac de Servières est encore loin. Avec ces gens charmants, la discussion s’installe. Nous expliquons d’où nous venons, qu’elles sont nos intentions. Grâce à cet abord amical, ils nous tranquillisent et nous rassurent en nous parlant avec engouement de leur magnifique région. Il nous indique que le lac n’est plus très loin, mais qu’Orcival est encore au moins à sept au huit kilomètres. Toujours en bordure d’un bois d’épicéas et de pins sylvestres, nous amorçons une descente vers de grandes prairies où paissent plusieurs troupeaux de bovins.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Les fenaisons au Puy de la Combe-Ferret

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Des vaches dans les immenses prairies

Près d’une clôture, le sentier tourne à gauche à 90°, nous franchissons un haut escabeau de bois, interdit aux vaches et quelques minutes plus tard, nous apercevons en contrebas le Lac de Serviéres, lac presque rond qui fut crée par une explosion volcanique. Nous arrivons au bord lac où règne une intense activité avec des baigneurs, des pêcheurs, des campeurs et des promeneurs. Tout ce petit monde court, crie, nage et batifole en tous sens. Quel changement avec la quiétude de notre journée !

Dès notre arrivée, le ciel, jusqu’ici très bleu, se dissimule derrière d’énormes nuages gris. Un vent violent lève des frises blanches à la surface du lac et fouette les cimes des grands conifères qui nous entourent. Le ciel s’assombrit de plus en plus et devient très noir. Un orage éclate. Nous nous réfugions sous les arbres, revêtus de nos ponchos.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Le lac de Servières, un véritable lac " canadien " ! (@)

Il fait presque nuit et seuls quelques éclairs qui zèbrent le ciel, éclairent de temps à autre le lac. En un clin d’œil, toute la foule a disparu et seuls subsistent quelques pêcheurs téméraires qui, impassibles, surveillent leurs cannes à pêche.

Au bout de dix minutes, la tourmente s’arrête, le vent faiblit et le ciel s’éclaircit. De gros nuages menaçants continuent de passer, aussi, nous décidons d’installer notre campement à l’abri de la forêt.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Arrivée au lac de Servières

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Nous profitons d’un repos bien mérité

Nous profitons de cette accalmie pour appeler nos proches et dressons rapidement notre tente pour la nuit. Pendant que Dany essaie de trouver de l’eau pour la cuisine, je tente en vain d’allumer un feu de camp. Tout est détrempé et rapidement, nous nous résignons à faire chauffer une soupe et quelques pâtes lyophilisées sur notre minuscule réchaud. Après cet expéditif repas, nous déambulons au bord du lac. Tout à coup, je constate que des centaines de microscopiques grenouilles sortent du lac et se dirigent dans les herbes qui bordent la forêt. Nous stoppons notre promenade car nous avons du mal à marcher sans risquer d’en écraser quelques unes. Je tente d’en attraper une, mais elles sont si petites et si remuantes que j’y parviens difficilement.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

 Dany au bord du superbe lac de Servières

Un couple de jeunes randonneurs – que j’appellerais Paul et Virginie pour les besoins de l’histoire- que nous avions aperçu au Puy Gros puis que nous avons doublé au cours de l’étape, arrive à leur tour. Trempés, ils ont été surpris et retardés par l’orage. Nous échangeons quelques amabilités et ils partent s’installer de l’autre côté du lac.

Une bruine se remet à tomber et nous n’avons pas d’autres alternatives que de nous réfugier dans notre bivouac. Très rapidement, la bruine laisse la place à de grosses gouttes qui s’abattent bruyamment sur la toile, le vent se lève à nouveau, le tonnerre gronde et les éclairs illuminent l’intérieur notre rudimentaire abri. Nous ne sommes pas très rassurés, mais la fatigue l’emporte et malgré le vacarme nous nous endormons paisiblement.

Des puys pour deux fous - Etape 1- La Bourboule - Lac de Servières

Dany donne des nouvelles à nos proches de cette première journée

 

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Des puys pour deux fous - 1er jour Préambule à La Bourboule.

Publié le par gibirando

 

Des puys pour deux fous 1er jour La Bourboule - Lac de Servières

Des puys pour deux fous

ou

Cinq jours sur des sentiers d’Auvergne

Des puys pour deux fous 1er jour La Bourboule - Lac de Servières

Le parcours accompli

Nota : Toutes les belles images possédant le signe arobase entre parenthèses (@) ne sont pas personnelles et ont été téléchargées sur le web. Je remercie sincèrement leurs auteurs de m’autoriser à les utiliser, sinon, cette histoire n’aurait pas été aussi bien illustrée.

Préambule

La folie : Un fou a jeté une pierre dans un puits, mille sages n’ont pu la retirer (Proverbe arabe).

Dimanche 28 juillet 2002 La Bourboule.

Des puys pour deux fous - 1er jour La Bourboule - Lac de Servières

Vue de La Bourboule au fond le Puy Gros (@)

Ce dimanche matin, tout en chargeant le coffre de la voiture, je me disais qu’il fallait que nous soyons un peu fous de vouloir repartir avec nos sacs de vingt kilos sur des chemins de randonnées. Plus sérieusement, j’appréhendais, surtout pour Dany, avec toutes les souffrances qu’elle avait enduré l’année précédente sur le GR.10. Ses ampoules aux pieds, nous avaient même contraints à raccourcir notre périple. Mais le désir de découvrir de nouveaux sites était plus fort que les épreuves que nous ne manquerions pas de rencontrer.

 Nous partons à 8h30 de Saint-Estève et roulons sans aucune difficulté jusqu’en Auvergne. Après s’être quelque peu égarés dans la campagne auvergnate, il est 16 heures quand nous arrivons à La Bourboule par le D.130. Le topo-guide de la randonnée, que nous envisageons de faire, indique le départ sur cette route. Je conseille donc à Dany de trouver, si nous le pouvons, un hôtel dans le voisinage.

 Avant d’arriver au  centre-ville, que nous apercevons plus loin nous remarquons deux ou trois hôtels qui nous paraissent des plus corrects. Le temps de garer la voiture, nous entrons dans la première auberge qui s’offre à nous et demandons s’il y a une chambre de libre. Une chambre est disponible, le prix est convenable, la patronne est accueillante et notre décision vite prise. L’hôtel-restaurant " Le Buron " sera le point de départ de notre voyage pédestre.

Des puys pour deux fous - 1er jour La Bourboule - Lac de Servières

La Dordogne en face l’hôtel.(@)

Nous prenons possession de la chambre et après une brève sieste, je propose à Dany d’aller repérer le GR.30 qui en principe devrait couper la D.130 à proximité. Nous sortons de l’hôtel, traversons en face un petit pont qui enjambe La Dordogne - qui n’est ici qu’un étroit torrent- et marchons vers la gare car selon les indications du topo-guide, le GR.30 traverse La Dordogne puis une voie ferrée.

Après quelques minutes de marche, je me rends à l’évidence, le chemin doit être beaucoup plus loin. Nous retournons à l’hôtel et prenons la voiture, direction Mont-Dore. Au bout d’un kilomètre environ, nous apercevons de multiples petits panneaux jaunes indicatifs sur le bord de la route. Nous stoppons et remarquons très rapidement les familières marques rouges et blanches propres à tous les chemins de " Grande Randonnée ". Le GR.30 est là. Nous effectuons un repérage rapide et rassurés, nous partons visiter La Bourboule.

 Attablés à la terrasse d’un café, nous observons le va et vient incessant et coloré des touristes. Après s’être désaltérés, nous flânons à notre tour dans les rues animées de cette magnifique cité thermale. Nous profitons des soldes pour acheter des sandales de marche qui, plus tard, pour reposer nos pieds endoloris s’avéreront très utiles. Un petit détour par le splendide Parc Fenestre avec ses arbres centenaires où l’on peut contempler de grandioses séquoias géants de 40 mètres de haut et de 10 mètres de circonférence et nous regagnons l’hôtel.

 Il est déjà 20 heures, mais la terrasse du restaurant encore ensoleillée est une invitation au farniente et à l’apéritif. La carte semble prometteuse avec de nombreuses spécialités auvergnates. Nous passons rapidement commande car une rude journée nous attend dès demain avec plus de vingt kilomètres pour rejoindre La Bourboule à Orcival. C’est ainsi, que nous découvrons la " truffade aux trois fromages auvergnats* " accompagné d’un excellent vin rouge de pays. Le repas se termine par une succulente tarte tatin agrémentée de boules de glace à la vanille.

 Le soir commence à décliner, et après ce copieux et savoureux repas, il est temps de rejoindre la chambre. Allongé sur le lit, j’observe les collines qui descendent jusqu’à la ville. Au loin, quelques vaches blanches tranchent sur les verdoyants pâturages. Très rapidement, mes yeux se ferment sur ces images dont je sais avec certitude que je les découvrirai de plus près dès demain.

(*) Cantal, Saint-Nectaire, Fourme d’Ambert

Des puys pour deux fous - 1er jour La Bourboule - Lac de Servières

Eglise Saint-Joseph à La Bourboule (@)

 

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G.R.10 Etape 8 Mantet (1550m) - Saint-Estève

Publié le par gibirando

L’EXTRAORDINAIRE : L’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires. Paulo Coelho

8eme JOUR DIMANCHE 12 AOÛT 2001 - MANTET (1550m) – SAINT-ESTEVE.

G.R.10 Etape 8 Mantet (1550m) - Saint-Estève

En route vers Mantet, au loin le Col del Pal

Il est huit heures, étalés dans l’immense lit, nous ouvrons les yeux et faisons la différence avec l’exiguïté de notre tunnel de toile dans lequel nous avons dormi les jours précédents. Après onze heures de sommeil, je ne ressens plus aucune fatigue, mais seulement une superficielle douleur aux épaules à l’endroit où reposent les lanières de mon sac. Dany a, par contre, les plus grandes difficultés à marcher.

La seule question que je me pose désormais, c’est : " comment rejoindre Perpignan ou mieux encore notre domicile à Saint-Estève ? ". En effet, je ne pense même plus à aller à Vernet-les-Bains, terme prévu initialement de notre randonnée.

Après une douche bienfaitrice, nous montons à la salle à manger pour un copieux petit déjeuner. Nous nous régalons de grosses tranches de pain de campagne grillées sur lesquelles nous étalons à loisir du miel et des confitures d’abricots et de cerises faites " maison ".

G.R.10 Etape 8 Mantet (1550m) - Saint-Estève

Au Col del Pal un geste d'auto-stoppeur prémonitoire

G.R.10 Etape 8 Mantet (1550m) - Saint-Estève

En route vers Mantet, que l'on aperçoit au loin

Après avoir rangé tous nos effets, nous décidons de poursuivre l’étape vers Vernet, tout en nous laissant l’opportunité de " faire du stop " sur la longue route goudronnée qui va de Mantet à Py. De toute manière, nous n’avons pas le choix et il nous faudra avancer.

Il est 9h, nous réglons la note, sortons de l’auberge, et commençons à monter vers le col de Mantet. Le G.R.10 ne suit pas la route qui mène vers le col, mais coupe plus directement par des raccourcis très raides que nous empruntons. C’est en claudiquant et sans se plaindre que Dany monte ce bon dénivelé, mais au fonds de moi, je sais qu’il lui sera impossible de marcher les six ou sept heures nécessaires pour rejoindre Vernet.

Après un quart d’heures d’ascension, le G.R.10 coupe la route goudronnée. Une voiture arrive et s’arrête dans un virage un peu plus haut. Malgré le poids du sac, je cours jusqu’au véhicule et j’interpelle le couple qui se trouve à l’intérieur. Tout en expliquant notre déplaisante situation, je sens que je perds mon temps et que ces gens ne sont pas disposés à nous prendre. En effet, le véhicule fait demi-tour, repart vers le col et me laisse en plan au milieu de la chaussée.

Quelques secondes plus tard, j’aperçois un autre véhicule qui monte vers nous. Je me plante au beau milieu de la route et je commence à faire de grands signe avec les bras. Le conducteur n’a pas d’autre alternative que de stopper. Entre temps, Dany m’a rejoint. Au vieux monsieur qui semble abasourdi par tant de culot, j’explique les difficultés que Dany rencontre à poursuivre la randonnée. Il a l’air à la fois surpris et inquiet.

Je lui demande : " Où allez-vous " ? D’une moue dubitative, il me répond : " Je ne sais pas " ; puis aussitôt " à Perpignan ". " Nous aussi, pouvez-vous nous y amener ou au moins nous en rapprocher " ? , lui dis-je. Il descend de sa voiture et semble acquiescer. Il s’excuse pour le désordre et le chien qui gît de tout son long sur le siège arrière. Il commence à enlever quelques cagettes se trouvant sur les fauteuils et tout en les rangeant dans le coffre, il nous explique qu’il est venu jusqu’ici pour ramasser des champignons mais qu’il n’en a pas trouvé.

Nous l’écoutons d’une oreille distraite, car nous avons déjà ouvert les portières et sommes déjà occupés à ranger nos sacs et nos bâtons à l’intérieur. Dany est déjà assisse, le chien s’est couché sur la tablette. Je prends place à côté du vieux monsieur.

Tout en se dirigeant vers le col, il nous annonce qu’il s’arrêtera peut-être dans la descente pour trouver quelques champignons. Nous le mettons à l’aise en lui disant qu’il peut faire ce qu’il veut et que nous l’attendrons dans sa voiture. Il poursuit sa route, non sans nous occasionner quelques frayeurs car il a une fâcheuse tendance à rouler au milieu de la route, voire carrément à gauche. Heureusement, il semble prudent et conduit très lentement.

Avec Dany, nous lui faisons la conversation en évitant de prononcer le mot " champignon ". Nous atteignons Py, puis Sahorre. Notre chauffeur ne semble pas décider à s’arrêter, ça tombe bien, nous non plus. A un moment il nous dit : " la journée est fichue, je rentre à la maison " Nous réfrénons un " ouf " de soulagement quant il ajoute : " nous serons à Perpignan vers onze heures " Rassurés par ces mots, nous l’écoutons nous raconter sa vie. Il nous explique qu’il est agriculteur et que ses passions sont la pêche et les champignons.

Le long de la route, de nombreux arbres fruitiers sont encore chargés de leurs fruits. A un moment, Dany lui dit qu’elle a très envie de fruits que nous n’avons plus mangés depuis huit jours. Il ne répond pas, mais à hauteur de Bouleternère, il dit : " Je vais m’arrêter chez ma sœur ". Quelques minutes plus tard, nous voilà arrêtés devant une grande demeure au milieu des vergers et sommes surpris de l’accueil chaleureux qui nous est réservé. Les invitations fusent : " Entrez boire l’apéritif ! ". " Vous resterez bien pour déjeuner ? ". Devant tant de gentillesse, nous ne savons que dire, car le vieux monsieur ne semble pas disposé à s’arrêter trop longtemps. Il charge son coffre de plusieurs cagettes de gros brugnons. Sa sœur très souriante et très charmante pour son âge que nous venons d'apprendre par son frère, nous offre une grosse bourse remplie d’énormes brugnons rouges.

A leur vue, nous salivons déjà, mais embarrassés, nous n’osons pas en manger devant ces gens d’une simplicité et d’une générosité déconcertante. Nous repartons par force car notre chauffeur n'est pas décidé à déjeuner chez sa soeur. Bien las, un bon repas chaud ne nous aurait pas déplu ! 

Nous approchons de Perpignan mais finalement notre gentil conducteur propose de nous amener à Saint-Estéve. Il est 11h 30, quant il nous laisse devant le château d’eau. Très gênés, nous ne savons que lui lire pour le remercier de tant de gentillesse, de compassion et de sympathie. Tout en dissertant sur la chance inouïe que nous avons eue aujourd’hui, nous faisons les quelques mètres qui nous séparent de notre domicile. La randonnée se termine bien. Nous sommes arrivés. 

Dans les jours qui suivent, nous n'aurons de cesse d'évoquer ce formidable voyage. Oubliées les souffrances des derniers jours, les ampoules sous les pieds, les gros dénivelés, les longues distances. Il ne reste que de l'agréable ! Nous parlons déjà de repartir. Faire d'autres étapes sur le GR.10 ? Vers d'autres lieux de randonnées ? Oui, ces quelques jours ont été mémorables. Je dis à Dany que j'ai tout gardé dans ma tête et qu'il me faudra en écrire leur récit. Afin de rester dans un monde montagnard, j'ai déjà le titre "Les Conquérants de l'agréable" , parodie bien sûr de l'illustre livre de Lionel Terray "Les Conquérants de l'inutile". 

Quand on est arrivé au but de son voyage, on dit que la route a été bonne. Proverbe chinois.

 

G.R.10 Etape 8 Mantet (1550m) - Saint-Estève

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G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Publié le par gibirando

 L’HUMILITE : Le difficile n'est pas de monter, mais en montant de rester soi.

Jules Michelet.(Historien Français).

7eme JOUR SAMEDI 11 AOÛT 2001 - RAS DE LA CARANCA(1831m)-MANTET (1550m)

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Avec notre bardas, la montée vers le Col del Pal n'est pas plus facile que celle du Coll Mitja (en face).

La fin de notre périple approche. Il approche d'autant plus que je ne sais pas si Dany pourra le terminer. Ce matin, nous nous sommes réveillés très tôt, car il a fait très froid et nous avons très mal dormi. Est-ce la proximité du torrent ? , mais, malgré le duvet, la polaire et la veste en Gore-Tex, nous avons eu un mal fou à trouver un peu de chaleur et à nous libérer d'une forte humidité ambiante. Le seul fait d'avoir cogner de la tête le filet à l'intérieur de la tente, et j'ai les cheveux trempés.

Je pars chercher du bois, pendant que Dany, encore allongée dans son sarcophage, essaye de se réchauffer. Le bois mort est rare et les quelques morceaux, que je trouve, sont détrempés par la forte humidité nocturne. Après maintes et maintes tentatives, je parviens à allumer le feu. De grandes flammes s'élèvent et je pose aussitôt une gamelle d'eau au centre de quelques pierres que j’ai préalablement disposées. Dany se lève et prépare le petit déjeuner. De mon côté, je consulte le topo-guide car Dany est décidée à poursuivre malgré des pieds en piteux état.

L'étape est donnée pour quatre heures de marche avec le Col del Pal qui culmine à 2.294 mètres, puis une très longue descente sur Mantet que je redoute déjà. Par expérience, je sais que nous mettrons facilement deux heures de plus et peut-être trois, compte tenu de nos charges et de l'handicap de Dany.

Avant de démarrer, nous sommes contraints d'étaler les toiles de tente et nos sacs de couchage qui sont imprégnés d’une forte humidité. Posés au soleil sur quelques genévriers, le séchage s'avère heureusement rapide. Pour le linge de corps lui aussi détrempés, nous décidons de le faire sécher au cours de l'étape.

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Dans la montée, découverte d'un orri effondré

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

En route vers le col del Pal, en face le pic Gallinas

Est-ce la fatigue qui s'accumule, mais nos sacs ne semblent jamais s'alléger, malgré nos approvisionnements qui s'amenuisent au fil du parcours. Pour qu'ils soient moins lourds, nous remplissons une seule gourde, certains que nous trouverons facilement de l'eau au cours de l'étape, comme c’est le cas depuis notre départ.

9h30. Le G.R.10 poursuit sa route devant le refuge, puis bifurque par une passerelle de rondins qui enjambe le torrent de la Carança. Le balisage est toujours aussi bien visible et sans difficulté, nous continuons à travers des bois. Une heure plus tard, nous arrivons sur un grand pré. A cet endroit, nous aurions tendance à continuer tout droit, mais j'ai la chance d'apercevoir les marques blanches et rouges de l'autre côté d'un ruisseau. Personne à l'horizon, nous profitons d'un magnifique soleil et ôtons tous nos vêtements pour un bain rafraîchissant et un peu de toilette. Pendant que je me rase, Dany en profite pour remplacer ses compresses qui collent à la peau de ses blessures. Les plaies sont importantes et il ne reste malheureusement qu’un seul pansement. Nous enjambons le cours du ruisseau et continuons doucement notre progression.

Il est onze heures lorsque nous atteignons la Jasse des Clots (1.910m), grand plat herbeux où nous faisons une nouvelle halte. Fruits secs et boissons énergétiques sont de mises pour une bonne récupération. Au-dessous, nous apercevons le refuge de la Carança pas plus grand qu’une boîte d’allumettes. Nous avons déjà bien marché et cette satisfaction nous encourage à poursuivre vers le Col del Pal, que nous devinons au-dessus, encore très loin. Le chemin se poursuit dans un couloir très raide au milieu d’une végétation rabougrie faite de rhododendrons et de petits genêts. Plus nous montons et plus la pente s’accentue. Nous montons lentement, car la fatigue et le poids des sacs commencent à avoir raison de notre volonté.

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Pour le déjeuner, découverte au loin des sites déjà traversés

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Lessive et séchage, lors du repas, le pré ressemble à une brocante

Midi et demi, nous atteignons une grande et verte prairie entourée de sapins. Exténués par cette violente grimpée nous décidons de faire la pause déjeuner à cet emplacement. Une nouvelle fois, la vue est splendide. Il fait très beau et très chaud et la visibilité est parfaite. De l’autre côté de la vallée, le coll Mitja semble tout proche. Plus loin et grâce aux jumelles, nous entrevoyons les sites traversés. Nous constatons que notre randonnée a été une immense " montagne russe " où sommets, cols et vallées se sont succédés.

Pendant que Dany vide les sacs pour étendre tous les effets encore mouillés, je prépare un bon feu où nos gamelles finiront de noircir. Nous déjeunons tranquillement au soleil pendant que quelques jeunes randonneurs zigzaguent au milieu de nos vêtements, qui étendus à même le sol, transforme la prairie en une véritable brocante. Nous apprenons qu’ils viennent de Mérens et ont fait le même parcours que nous.

Nous remballons nos sacs et quelques minutes plus tard, nous les retrouvons qui déjeunent, à leur tour, au sommet du Col del Pal.

Sur la gauche du col, de nombreux chevaux gambadent sur le verdoyant pâturage. Un panneau indique Mantet à 1h50 de marche. Le G.R.10 part sur la droite. Tout au loin, on aperçoit le Col de Mantet où l’on devine de nombreux véhicules qui brillent au soleil. Dans un ciel bleu cristallin, l’imposant massif du Canigou nous fait face, majestueux, grandiose, telle une pyramide inaccessible. Quelques photos, pour mettre sur le papier ses images inoubliables et nous reprenons le sentier qui grimpe légèrement puis descend en lacets vers la vallée de l’Alémany. La descente que nous appréhendions, fait de gros dégâts sur les pieds de Dany et enflamme les miens. Tant bien que mal et tout en boitant, nous réussissons à atteindre la piste qui relie Mantet à la Porteille de Mantet. Connaissant un peu ce coin, nous nous dirigeons vers la Cabane des Allemands où je sais qu’une source jaillie d’un gros tube de PVC. Très longuement, nous laissons l’eau glacée coulait sur nos jambes et nos pieds meurtris. Je profite de cet arrêt, pour tenter de laver nos gamelles, maintenant aussi noires que du charbon. Rien n’y fait, ni les chiffons, ni le sable avec lesquelles je les frotte.

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Une petite sieste pendant que notre linge séche

G.R.10 Etape 7 Ras de la Carança (1831m) - Mantet (1550m)

Arrivée au Col del Pal, vue sur le majestueux Canigou

Nous reprenons notre marche en avant vers Mantet qui semble s’éloigner au fur et à mesure que nous avançons. Il est 17h30, quand nous atteignons enfin l’inaccessible village. Pour Dany, un dernier effort surhumain et sur un pied pour monter le large chemin cimenté qui conduit au centre de la commune.

Compte tenu de son état, il est impératif que nous trouvions une chambre. Dans la première auberge rencontrée et encore en construction, il y a des chambres mais les prix me paraissent prohibitifs. La deuxième, " l’auberge Bouf’Tic " nous semble plus accueillante et il reste encore une chambre sur les trois dont elle dispose. Nous sommes heureux de nous retrouver dans une vrai chambre qui n’est pas petite mais occupée pour l’essentiel par un immense lit de deux places et un autre petit lit d’une place. Mais avant toute chose, il est indispensable que nous nous lavions. Après la douche, nous mettons des vêtements propres. Déjà revigorés, nous montons prendre un verre sur la terrasse de l’auberge encore inondée de soleil. La journée a été exténuante et nous apprécions, comme jamais peut-être au cours de cette randonnée, ce moment de détente et de repos. Nous faisons la connaissance d’un sympathique couple de Toulousains avec lesquels nous dînerons ce soir.

Il est encore tôt et je propose à Dany que nous allions téléphoner de la cabine pour donner des nouvelles rassurantes à notre famille, les dernières remontant à notre journée à Font-Romeu. Nous descendons à cloche-pied vers la cabine qui jouxte la magnifique petite église du 11eme siècle. Nous sommes surpris car la cabine est à pièces et nous ne disposons que d’une seule pièce de cinq francs pour un seul message. Nous savons nos proches rassurés et j’aide Dany à remonter vers l’auberge car elle ne peut plus poser les pieds à terre.

19h30. Un copieux souper régional bien arrosé nous est servi. Avec nos amis toulousains, la conversation est agréable, mais quand le repas touche à sa fin, nous n’avons qu’une hâte, c’est de retrouver la chambre et ce grand lit qui nous attend juste au-dessous. Aussitôt nos têtes sur les oreillers, nous plongeons dans les bras de Morphée.

 

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G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Publié le par gibirando

LE BONHEUR: Ne cherche pas le chemin du bonheur, car le bonheur, c’est le chemin. (proverbe anonyme)

6eme JOUR VENDREDI 10 AOÛT 2001 - PLA DE CEDELLES (1911m)-RAS DE LA CARANCA(1831m).

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

 Au départ de la terrible montée vers le Col Mitja, en bas le lac d'Aixeques.

Il est huit heures quand nous ouvrons les yeux. Une petite brise fouette la toile de notre tunnel. Le fonds de l'air est moins humide que les autres matins. Dès que nous tirons sur la fermeture-éclair de l’auvent, nous constatons que la brume a laissé place à un ciel bleu azur sans aucun nuage alentours.

Le Pla de Cédelles, déjà magnifique sous la grisaille, est encore plus majestueux sous le soleil. Des montagnes, une verdoyante végétation descend jusqu'au pré. Au loin, la vue porte d’un côté, sur la Cerdagne jusqu'à Mont-Louis et Font-Romeu. De l'autre, les versants des sommets des pics Redoun et Gallinas dessinent les gracieuses courbes du Coll Mitja que nous devrons atteindre et même dépasser. A cinq mètres de notre campement, un belvédère rocheux domine un impressionnant ravin qui descend jusqu'à la vallée de la Riberole et vers Prats Balaguer. Après avoir rallumé le feu, nous faisons chauffer nos gamelles pour un copieux petit déjeuner vite englouti.

Il est fait très beau et nous avons hâte de repartir à travers cette luxuriante végétation et ces merveilleux panoramas. Nous marchons lentement car la descente à travers bois et broussailles n'est pas commode. Au bout d'une heure, nous rejoignons le torrent de la Riberole. Quelques ruisseaux annexes coulent à travers les près où quelques vaches broutent une herbe bien grasse. Bien au soleil et à l'abri d'éventuels regards indiscrets, nous nous déshabillons entièrement pour une toilette plus conséquente que les précédents jours de marche.

Nous remontons le cours du torrent jusqu'à une passerelle de bois et passons sur l'autre rive. Maintenant, le sentier est plus large et descend jusqu'au refuge de l'Orri (1.810 m). Un arrêt au refuge pour quelques photos dont une, avec pour décor, une insolite 2CV. Insolite car bien évidemment comment elle a pu arriver jusqu'ici. Le sentier s'est changé en une piste forestière où nous croisons plusieurs groupes de chevaux qui semblent vivre à l'état sauvage. 

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Au refuge de l'Orri une étrange 2CV !

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Au départ du refuge de l'Orri 

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Le petit lac d'Aixeques alimenté par la Fonts dels Collets en montant vers le Coll Mitja

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

D'interminables lacets vers le Coll Mitja. Il est vrai que nous avons fait le choix de la piste plutôt que le GR10.

Nous quittons cette piste quelques temps après et filons sur une pente herbeuse à travers des genêts. Nous croisons une ancienne masure en ruine envahie par les ronces, puis escaladons un escalier d'éboulis. Nous empruntons une sente très raide qui débouche sur éperon rocheux où la vue porte sur l'autre versant vers le Pla de Cédelles. Nous redescendons vers l'Aixeques, mais avant d'arriver au petit lac alimenté par le ruisseau Fonts dels Collets, nous bifurquons à droite et empruntons la piste aux multiples méandres qui mène au Coll Mitja (2.367m). Si je fais ce choix plutôt que le GR.10, c'est parce que Dany souffre de plus en plus de ses ampoules sous les pieds. Je me dis que la piste sera plus facilement praticable pour elle.

En montant vers le col, nous découvrons dans le lointain, la Cerdagne et le massif du Carlit. Tout en marchant, nous dissertons sur la distance parcourue depuis notre départ et cela, nous paraît incroyable. Les lacets de cette piste semblent sans fin. Pour passer le temps, et à chaque enjambée, je regarde des centaines de sauterelles et de criquets qui déguerpissent devant moi et semblent m'accompagner dans notre "chemin de croix". Il est midi et demi, le col semble tout proche. J'attends Dany car j'ai pris un peu d'avance.

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Des chevaux sauvages près du refuge de l'Orri

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Dany peine dans la montée vers le Coll Mitja

A l'ombre de quelques pins, nous nous sommes arrêtés pour la pause déjeuner. Nous prenons notre temps, car l'arrivée prévu au Ras de la Carança n'est pas très éloignée. De plus, une visibilité inhabituelle entrouvre à nos regards des décors exceptionnels de tous côtés. Potages, pâtes et gâteaux de riz sont au menu. Dany en profite pour soigner ces pieds écorchés par des ampoules dont la chair est maintenant à vif. En moi-même, je me dis qu'elle fait preuve d'un grand courage et d'une abnégation à toute épreuve. Mais je me dis aussi : "jusqu'où et combien de temps pourra-t-elle encore marcher ?". Jusqu'à Vernet, il reste en principe deux étapes.

Après le déjeuner, nous atteignons en quelques minutes le Coll Mitja (2.369m), magnifique col aux courbes parfaites que nous apercevions à distance depuis deux jours. Une piste pierreuse continue de l'autre côté du col, mais le G.R.10 emprunte des raccourcis caillouteux et donc terribles pour l'état de nos pieds déjà endommagés. En dessous, nous apercevons le Pla de la Carança et savons qu'à l'arrivée, il sera la délivrance d'une journée encore bien remplie.

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

En bas, l'Orri , grand comme une boîte d'allumettes

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Les courbes parfaites du Mitja sont encore loin.

Enfin, nous y sommes ! Nous commençons à entendre le son métallique des clochettes des vaches qui broutent sur le replat herbeux que nous apercevions du col.

De nombreux randonneurs vont et viennent à proximité du refuge. Il est tôt, mais nous pensons utile de nous dépêcher pour trouver un bon emplacement car les places vont être "chères". Nous nous approchons du torrent où quelques tentes ont déjà pris place. Une herbe bien épaisse, un feu de camp éteint, l'endroit fera parfaitement l'affaire même si le terrain présente une légère inclinaison. Un groupe d'adolescents arrive, nous montons rapidement la tente pour occuper les lieux car eux aussi cherchent un coin où s'installer. Nous nous déchaussons et trempons avec un plaisir non dissimulé nos pieds dans le torrent. Mais l'eau est tellement froide qu'il est impossible de les y laisser bien longtemps.

Pendant que je cherche du bois, très rare par ici, Dany soigne ses pieds. Les ampoules se sont élargies, la chair est rouge et toute boursouflée. Comment fait-elle pour avancer encore ? N'est-il pas préférable de redescendre dès demain sur Thués ? La nuit portant conseil, elle reporte sa décision au lendemain matin. Lecture et mots croisés nous permettent de terminer sereinement cette journée. Le soir décline, il fait froid et nous n'avons plus de bois pour entretenir le feu. Nous entrons vite sous la tente pour trouver un peu de chaleur dans nos duvets.

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Un brin de toilette au bord d'un ruisseau

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Arrivée au Coll Mitja

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Repos mérité, après l'arrivée au Col Mitja

G.R.10 Etape 6 Pla de Cedelles (1911m) Ras de la Carança (1831m)

Lecture au bord du torrent de la Carança

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G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

Publié le par gibirando

L’IVRESSE : L’ivresse venue, nous coucherons sur la montagne nue avec le ciel pour couverture et la terre pour oreiller (Li-Pa – Poète chinois)

5eme JOUR JEUDI 9 AOÛT 2001 -FONT-ROMEU (1741 m) - PLA DE CEDELLES (1911m)

G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

Campement au Pla de Cédelles

8h15. Nous nous réveillons. La nuit a été bonne et nous sommes en bien meilleure forme. Nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre, une douche tiède et nous voilà d'attaque pour poursuivre notre randonnée. Aujourd'hui, nous ne fixons aucun but à notre étape et improviserons en fonction de l'heure et des difficultés rencontrées.

9h15. Après avoir réglé la note d'hôtel, nous repartons par le même raccourci, pris hier matin et qui laisse Super Bolquère un peu plus haut sur la gauche. Le temps est au beau fixe, mais la chape de brume sur la Vallée de la Têt est toujours présente et ne semble pas s'être déplacée. Sur le sentier qui mène à Bolquère et à l'endroit même où la veille, nous avions aperçu le renard, nous remarquons un immense oiseau à la cime d'un grand sapin. A notre arrivée, il s'envole et tourne au-dessus de nous quelques minutes en poussant de grands cris.

Nous traversons Bolquère et le temps d'une brève erreur de parcours, nous continuons la D.10 jusqu'au Col de la Perche. Le G.R.10 suit la petite route d'Eyne, puis tourne à gauche en longeant une ancienne voie romaine. D'abord à travers un bois de jeunes sapins puis au milieu de champs de céréales que quelques moissonneuses sont en train de faucher. Tout en descendant, nous distinguons en contrebas "le petit train jaune" chargé de vacanciers et la charmante commune de la Cabanasse que nous ne tardons pas à atteindre. Tout au-dessus, nous apercevons Mont-Louis et ses fortifications. Dans le village, nous suivons très aisément le balisage et continuons vers Planés.

En cours de route, Dany, qui a opté pour des chaussures de tennis, commence à se plaindre de ses pieds très endoloris. Nous improvisons une halte au bord d'un ruisseau, le temps de refaire les pansements et de reprendre un peu des forces. Pour moi aussi, la froideur de l'eau sur mes pieds est revigorante.

Il est midi quand nous entrons dans Planés. A la fontaine, nous emplissons les gourdes d'eau fraîche puis suivons le traces toujours bien visibles qui se dirigent vers l'étonnante église polygonale. Juste à côté de l'église, nous faisons un arrêt dans une fromagerie et dégustons un excellent fromage de brebis. Nous repartons avec un bon morceau de ce délicieux fromage qui nous a ouvert l'appétit et décidons de poursuivre. Nous empruntons une piste forestière que nous quittons rapidement pour nous engager sur un sentier qui grimpe dans la forêt.

Il est 12h30, pendant que je fais cuire des pâtes sur le réchaud, Dany est redescendue à Planés pour emplir sa deuxième gourde qu'elle avait omis de remplir à la fontaine. A son retour, le déjeuner est prêt et nous mangeons avec entrain. Dany s'est allongée et se repose un peu pendant que j'observe le "va et vient" de grosses fourmis qui s'afférent autour d'une imposante fourmilière encastrée dans un vieux tronc désagrégé.

Vers 13h30, nous reprenons notre route. La pente est de plus en plus raide, mais heureusement, le sentier court à l'ombre de très jolis sous-bois. De temps à autre, nous grappillons de succulentes framboises sauvages qui poussent à profusion en bordure même du chemin.

Vers 16h, un épais brouillard commence à voiler le ciel. Une demi-heure plus tard, nous atteignons le Pla de Cédelles, vaste croupe herbeuse parsemée de fleurs multicolores et entourée de sapins. Compte tenu de l'heure, des souffrances que Dany endure avec ses pieds, du brouillard et du cadre enchanteur qui nous entoure, nous décidons d'arrêter là pour aujourd'hui. La brume se fait de plus en plus opaque et nous avons du mal à distinguer des randonneurs qui passent à moins de quinze mètres de nous. Le lieu est certainement propice aux bivouacs car nous remarquons les cendres de nombreux feux de camp. Nous profitons de l'aubaine pour allumer le nôtre avec le bois mort, qui en abondance, jonche le sol et quelques bouses bien sèches.

La brume est maintenant très dense, la visibilité est de cinq à six mètres maximum, quelques gouttes de pluie se transforment rapidement en averse. Je parviens malgré tout à maintenir le feu allumé pour le repas du soir. La pluie s'est arrêtée de tomber, mais l'herbe est détrempée et c'est debout autour du feu que nous prenons le repas. Avec cette grisaille, la nuit tombe très vite et nous sommes contraints de réintégrer notre tente, plus tôt que prévu. Dany s'endort rapidement pendant que je bouquine à la lueur de la torche.

Il ne pleut déjà plus. Mais, des rameaux des sapins, quelques gouttelettes continuent de tomber sur la toile. C'est au son de cette entêtante musique que je m'endors à mon tour.

G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

Arrivée au village de la Cabanasse                                             Dany soigne ses pieds meurtris

Dany de corvée d'eau au village de Planés                                Arrivée au Pla de Cédelles

 G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

G.R.10 Etape 5 Font-Romeu (1741m) - Pla de Cedelles (1911m)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Au départ du Pla de Cedelles, préparatifs.                                      Au départ, vue sur la Vallée de la Ribérole

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