• Le Pic de la Moscatosa (Mousquatouse) (1.457 m) depuis Urbanya (856 m)


    Comme vous l’avez certainement remarqué, j’inscris dans mon blog, les randonnées dans l’ordre chronologique où je les ai effectuées. Pour moi, c’est bien plus simple et plus logique et en principe, ça me permet de ne pas en oublier. Mais cette année, étant beaucoup à Urbanya à partir du mois de juin, j’ai tellement fait de balades pédestres ; environ deux par semaine ; que je viens de me rendre compte que j’en avais oublié une. Bon, ce n’est pas bien grave car ce « Pic de la Moscatosa » qui est l’objectif principal de ce reportage, j’ai déjà eu l’occasion de vous le présenter dans un article qui s’intitulait «  le Pic Lloset et le pic de la Moscatosa » à partir d’Urbanya. Cette fois-ci,  j’ai quelque peu modifié le parcours, j’ai privilégié le Pic de la Moscatosa et surtout la saison n’est plus vraiment la même. J’avais découvert ces deux pics au mois d’avril 2011 avec l’extraordinaire floraison blanche des cerisiers et autres arbres fruitiers sauvages en fleurs et cette fois-ci, c’est le jaune éclatant des genêts qui prédomine en ce mois de juin.  Pour toutes ces raisons, c’est une tout autre balade bien différente de celle déjà décrite mais sans doute tout aussi belle. Il faut dire que ce jour-là, la météo était très propice à une belle balade printanière et nous avons quitté Urbanya (856 m) direction le Pic Lloset (1.371 m). En effet, avant d’atteindre le Pic de la Moscatosa (1.457 m) qui n’est desservi par aucune piste, il faut d’abord se diriger vers ce sommet. Pour cela, deux pistes à partir d’Urbanya sont possibles et d’ailleurs, elles se rejoignent plus haut en coupant le Correc de Saint-Estève. Un peu plus haut encore et juste avant la cabane de la Travessa, cette piste rencontre l’ancien tracé du GRP Tour du Coronat (en rouge sur la carte IGN), tracé que l’on délaisse très vite peu après la cabane au profit d’une piste DFCI C059 filant à gauche. Voilà, on est désormais sur le chemin menant au pic Lloset ou du moins vers un collet herbeux où se trouve une citerne DFCI entourée de clôtures. Le Pic de la Moscatosa se trouve à droite de cette clôture qui d’ailleurs se prolonge vers lui. Le Coronat est droit devant et d’ici, cette montagne oblongue très boisée justifie pleinement son terme de « Massif ». On enjambe la clôture et l’on suit le petit sentier qui la longe en direction du sommet de la Moscatosa. L’ascension est d’autant plus aisée, que depuis ma première venue un écobuage a éradiqué les landes de genêts et a ainsi nettement éclairci le paysage, brûlant au passage de nombreux feuillus et résineux. Il faut dire qu’ici dans ce secteur du Madres-Coronat mettre le feu à la montagne est une opération pastorale ancestrale et qui d’ailleurs se pratique encore régulièrement si j’en crois un document Natura 2000 de 2010 intitulé « Documents d’objectifs –Site ZPS Madres-Coronat FR9112026 » dans lequel on peut lire « la gestion de landes par brûlage ou écobuage dirigé en altitude ou pour des parcelles ou parties de parcelles peu accessibles répond à un objectif de maintien de la biodiversité en particulier pour maintenir une mosaïque d’habitats naturels et de lutte contre les incendies….. ». Quand je randonne, j’ai le sentiment de regarder la nature presque autant avec mes yeux qu’avec mon cœur et ce texte me paraît de prima abord très surprenant mais je le reconnais aussi, je suis un vrai novice pour tout ce qui touche au développement durable. Pourtant, au regard de ce décor un peu noirci et roussi, je ne peux que regretter cette absence des différents genêts donnant aux contreforts du Pic de la Moscatosa tous ces merveilleux jaunes flamboyants aperçus lors d’autres venues.  Il y a encore peu de temps des landes de genêts purgatifs (Cytisus purgans), de loin les plus nombreux, embrasés les versants de cette « solana » mais je me souviens aussi avoir observé bien d’autres genres de genêts : ailés, d’Espagne, scorpions, à balais, épineux, etc…  Matérialisé par une petite borne, le sommet du pic de la Moscatosa est atteint en quelques minutes. On y aperçoit légèrement en contrebas, les ruines d’un vieux cortal en pierres sèches, vestiges de ce pastoralisme ancestral que j’évoquais précédemment. Vers l’ouest, on y distingue aussi une longue ligne de crêtes où quelques rares névés s’accrochent encore aux flancs de quelques lieux de balades plus ou moins reconnaissables : Puig d’Escoutou, Pic Pelade, Pla des Gourgs, Roc Nègre et Madres. Vers l’est, c’est surtout le Pic du Canigou qui marque les esprits. Après une pause indispensable sur ce superbe mirador où l’on prendra le temps nécèssaire pour admirer tous ces extraordinaires panoramas , on poursuit la balade en continuant de longer la clôture prise au col Lloset en ayant pris soin de la réenjamber de nouveau. Cette clôture file dans un sous-bois de pins à crochets puis très rapidement débouche dans une large laie herbeuse qui descend et rejoint une piste que l’on emprunte vers la droite. Là, on retrouve un tronçon de l’itinéraire récemment emprunté dans la balade intitulée « le Roc de Peirafita ». Cette piste nous ramène dans des décors variés et somptueusement verdoyants jusqu’au col Lloset. On va de nouveau enjamber la clôture, se diriger vers la gauche vers le pic Lloset tout proche puis redescendre son versant est sur un sentier bien évident parallèle à une autre clôture. Peu avant le col et le pic de la Serra (1.208 m), on remarque une barrière au sein de cette clôture. Derrière cette barrière, démarre une nouvelle piste. C’est cette piste qui va nous ramener vers Urbanya d’abord en rejoignant le GRP Tour du Coronat au lieu-dit la Mata (la Matte) puis en empruntant un étroit sentier peu après avoir traversé le petit ruisseau du Correc de Saint-Estève. Ce raccourci permet de rejoindre l’intersection des pistes menant à Urbanya citée plus haut. La suite sera une simple formalité à condition de respecter quelques précautions élémentaires qui sont, le respect de la propriété d’autrui en bien refermant les barrières, de  s’écarter des éventuels bovins toujours nombreux dans ce secteur et de tenir en laisse votre chien si vous vous baladez avec et de se prémunir des « châtaignes » toujours possibles à cause des nombreuses clôtures souvent électrifiées. Voilà, toutes les conditions sont désormais remplies pour effectuer cette superbe balade réalisable quelque soit la saison et si après ça, vous n’êtes toujours pas content, je ne sais pas quelle mouche vous aura piqué. Ah oui, j’oubliais, je vous avais promis de vous dire ce que signifie « Moscatosa » ! Eh bien « Moscatosa » que l’on rencontre écrit parfois « Mosquetosa » ou « Mousquatouse » c’est un lieu « où les mouches abondent », à cause des troupeaux bien sûr. Telle qu’effectuée et expliquée ici, cette randonnée est longue de 13 à 14 kilomètres environ. Le dénivelé jusqu’au point culminant constitué par le Pic de la Moscatosa à 1.457 mètres d’altitude est de 600 mètres environ quant aux montées et descentes cumulées, je les estime à un peu plus de 1.200 mètres. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

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