• Le Pic Lazerou (574 m) et les dolmens de Felluns et Ansignan (245 m)


    LE PIC LAZEROU ET LES DOLMENS DE FELLUNS ET... par jullie68

     

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    La région trop méconnue des Fenouillèdes recèle des petits trésors qu’on ne peut réellement découvrir qu’en sortant des sentiers battus. Ces petits trésors sont multiples et variés et bien souvent, ils présentent l’avantage d’être dans un rayon si réduit qu’une petite balade pédestre de quelques kilomètres permet de tous les découvrir en quelques heures. Parmi ces trésors, il y a par exemple, le village d’Ansignan avec son prodigieux pont-aqueduc romain du IIIeme siècle ou bien le hameau de Felluns, qui construit sur les hauteurs du ravin de la Matassa vaut à lui tout seul le détour, c’est l’anonyme Pic Lazerou qui du haut de ces 574 mètres laisse entrevoir au promeneur curieux de superbes panoramas à 360° auxquels il pourra aisément donner des noms puisque une judicieuse table d’orientation y a été élevée. Mais des trésors, il y en a bien d’autres, bien plus anciens, construits par l’homme préhistorique et qui conservent leur part de mystères comme ce dolmen de Felluns, superbe mégalithe au nom étrange de « Caune del Moro » que l’on traduit de l’occitan en dolmen de « la grotte du Maure » mais ne me demandez pas pourquoi. Il y a aussi le dolmen d’Ansignan que l’on appelle ici le « dolmen de La Rouyre ». Mais si vous vous intéressez aux mégalithes et roches gravées, alors cet endroit est fait pour vous et il vous suffira simplement de pousser la balade un peu plus loin et d’élargir votre champ de recherche, car ici, il y a bien d’autres dolmens comme celui que l’on trouve aussi sur la commune de Felluns au joli nom de « Roca de l’Arca » ou bien le dolmen de « Camp del Prat » non loin d’Ansignan mais situé, lui, sur la commune de Trilla. Là, il s’agit des principaux monuments recensés mais des roches gravées, avec cupules, gravures et autres inscriptions rupestres,  il y en a paraît-il des quantités dans ce secteur et il vous appartiendra de jouer les Indiana Jones pour les découvrir. La balade que je propose, elle, part d’Ansignan où on peut laisser sa voiture près de la cave coopérative. Derrière la cave, on prend la direction de Felluns sur le chemin balisé en jaune et rouge. On ignore l’indication dolmen pour l’instant et on poursuit le Tour du Fenouillèdes. Au départ, on suit ce balisage jaune et rouge et on reste sur ce chemin même quand celui-ci emprunte du bitume. Ici, le goudron ne va durer même si cette boucle que je propose emprunte de nombreuses portions asphaltées. Comme je vous l’ai dit au début, ici on sort des sentiers battus habituels mais l’on emprunte de nombreux chemins forestiers et pistes DFCI qui, pour les authentiques randonneurs pédestres, dont je suis, ont été  malheureusement trop souvent bitumées. Mais si je suis le premier à le regretter, croyez-moi, ce goudron, on va vite l’oublier et il ne va rien enlever aux nombreux charmes de cette jolie balade. Très rapidement, le sentier s’élève et on domine Ansignan.  De superbes vues s’ouvrent sur  les collines verdâtres des Fenouillèdes et sur les vallons de l’Agly et de la Désix. On longe quelques vignes ocres puis quand on arrive près d’un mas, on retrouve l’asphalte de la route qui relie Ansignan à Felluns. On délaisse le Tour du Fenouillèdes qui part à gauche et on poursuit la route bitumée sur environ 700 mètres. De toute manière, il faut désormais suivre un P.R. au balisage jaune, aussi jaune que les mimosas qui, en ce début de printemps, nous font une jolie et parfumée haie d’honneur. Cette piste va, sans réelle difficulté, nous amener d’abord au dolmen du « Caune del Moro » puis à Felluns dans une féerie de paysages printaniers. Ici les mimosas, les amandiers et quelques cerisiers sauvages se sont passés le message pour fleurir en même temps pour le bonheur de nos yeux écarquillés. Vers l’est, on aperçoit la jolie flaque bleutée du barrage sur l’Agly, vers le sud, c’est un Canigou argenté qui fait une première et superbe apparition. Au carrefour de notre chemin et de la route, le premier dolmen est déjà là et devant cet surprenant édifice, on ne peut que se poser une série de questions du style : qui, comment, pourquoi et pour qui ! On délaisse le bitume pour un large chemin qui file vers Felluns. Là, sidéré par un prodigieux moutonnement de collines et de ravins verdoyants s’étalant de nos pieds jusqu’au blanc Canigou, on vide très vite notre tête encore pleine des interrogations du dolmen, pour se consacrer à la contemplation. Pour arriver à Felluns par le bas du village, nous avons poursuivi la route asphaltée balisée en jaune mais il existe sur la carte IGN, un autre chemin qui, à priori, ne serait pas goudronné (voir tracé bleu sur la carte) mais j’avoue ne pas le connaître. Après l’agréable découverte de Felluns, on passe devant la cave vinicole. On remarque au passage une magnifique allégorie de Bacchus peinte sur sa façade et tout en montant, on poursuit la route que l’on quitte au bout de 1.500 mètres pour prendre la piste DFCI F.50. Cette agréable piste toujours à découvert laisse entrevoir de superbes vues sur un Massif du Canigou plus blanc que blanc, sur une immense partie du Fenouillèdes plus verte que verte et à nos pieds, sur Felluns et sa vallée de la Matassa. La piste nous mène d’abord au Roc de Las Corts, imposant magma de roches, dont j’ai lu, qu’une serait gravée d’une cupule que je n’ai pas observée, je l’avoue. Le  Pic Lazerou dont aperçoit le dôme débonnaire n’est plus très loin maintenant. On côtoie quelques « casots », on grimpe un dernier raidillon et nous voilà au sommet avec des vues époustouflantes de tous côtés. Il serait trop long de dresser toute la liste des sites entrevus mais dans cette ronde à 360°, on aperçoit entre autres : les Corbières et le Pech de Bugarach, Saint-Arnac, Ansignan et le Fenouillèdes dans sa quasi-totalité, Força Réal, un morceau des Albères, Trilla, le Massif du Canigou et quelques autres montagnes et sommets du Haut-Conflent, Prats-de-Sournia, Vira et la Forêt de Boucheville toute proche avec à nos pieds, toujours cette immense toison olivâtre où une tache azur apparaît, celle du miroir bleuté du lac de l’Agly. Après ce merveilleux spectacle, on rebrousse chemin et on emprunte la piste qui descend et longe par la gauche une minuscule ravine. On retrouve le dolmen du Caune del Moro et on poursuit le chemin pris à l’aller jusqu’à l’intersection suivante où là, on emprunte la piste DFCI F.51. On ignore la même piste « bis » et on descend au milieu des mimosas en fleurs en direction de deux « beaux » châtaigniers » dont on est surpris de les trouver là, en plein maquis. Au milieu des lumineux et impeccables vignobles, on poursuit l’évidente piste qui mène sans problème au dolmen de la Rouyre, mégalithe plus petit que le précédent mais qui présente l’avantage d’être situé sur un plateau qui domine magnifiquement Ansignan et le lac du barrage sur l’Agly. A partir de cette route qui rejoint Felluns, il existe trois solutions pour rejoindre Ansignan : soit on reprend par la droite, la portion du Tour du Fenouillèdes prise à l’aller, soit on emprunte la totalité de la route asphaltée qui y mène, si par exemple, on ne connaît pas l’aqueduc romain dont on a d’ici, une jolie vue aérienne, soit, juste avant le virage qui domine le village, on cherche sur la droite de la route, un minuscule raccourci qui descend direct. Ce sentier est bien présent sur la carte IGN et même si par endroit il est un peu embroussaillé, il reste néanmoins très praticable. Avec un kilomètre de route bitumée à parcourir en moins, le gain n’est pas négligeable et sur la fin, ce petit sentier peut parfois mériter qu’on le cherche un peu. Telle que décrite, cette boucle a une longueur d’environ 11 kilomètres pour un dénivelé modeste d’environ 330 mètres. Je conseille de l’effectuer sous un soleil radieux et au printemps de préférence pour ses vues sur le Canigou enneigé et pour ses superbes paysages fleuris. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

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