Je ne sais pas s’il sera réélu en 2022, mais depuis son élection en 2017, le président Macron aura réussi le tour de force d’envoyer dans la rue des manifestants quasiment chaque semaine. Des manifestants certes mais avec souvent des profils d’une divergence incroyable dans un même défilé. En faire la liste ici serait bien trop fastidieux et puis surtout il faut bien reconnaître que ces manifestants quels qu’ils soient n’ont jamais fait l’unanimité dans l’opinion publique, or mis peut-être les Gilets Jaunes au tout début. Les médias en parlent beaucoup car il y a souvent des violences injustifiées mais toujours "audimatables" mais surtout parce que les chaînes d’infos en continue doivent remplir leur grille des programmes. Si je partage parfois quelques-unes des revendications, j’avoue que le plus souvent ce ne sont pas celles que je trouve le plus à même de changer en profondeur l’état calamiteux et désolant de la France. D’ailleurs les Français me surprendront toujours car ils étaient 800.000 à 1 million dans la rue pour les funérailles de Johnny alors qu’au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes ce chiffre n’a vraiment été atteint qu’au tout début des premières manifestations, leur nombre se réduisant comme peau de chagrin au fil du temps. Non, moi j’irais bien manifester pour un meilleur service public par exemple mais pour cela il faudrait déjà donné un grand coup de pied dans l’incroyable et très couteuse fourmilière que représente la Haute Fonction Publique. Une association s’y essaie. Il s’agit des Contribuables Associés que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans Mon Journal Mensuel. Association totalement indépendante, elle milite contre le gaspillage de nos impôts et taxes et pour une réduction de la dépense publique et de ce fait elle lutte à longueur de temps pour une gestion plus économe de l’argent public. Oui, pour les causes qu’elle défend je descendrais bien dans la rue pour manifester et plutôt qu’un long discours voilà ci-après quelques bonnes raisons d’aller lutter sans violence contre LES RENTIERS ET LES ENFANTS GÂTES DE LA REPUBLIQUE.
Je ne sais pas s’il sera réélu en 2022, mais depuis son élection en 2017, le président Macron aura réussi le tour de force d’envoyer dans la rue des manifestants quasiment chaque semaine. Des manifestants certes mais avec souvent des profils d’une divergence incroyable dans un même défilé. En faire la liste ici serait bien trop fastidieux et puis surtout il faut bien reconnaître que ces manifestants quels qu’ils soient n’ont jamais fait l’unanimité dans l’opinion publique, or mis peut-être les Gilets Jaunes au tout début. Les médias en parlent beaucoup car il y a souvent des violences injustifiées mais toujours "audimatables" mais surtout parce que les chaînes d’infos en continue doivent remplir leur grille des programmes. Si je partage parfois quelques-unes des revendications, j’avoue que le plus souvent ce ne sont pas celles que je trouve le plus à même de changer en profondeur l’état calamiteux et désolant de la France. D’ailleurs les Français me surprendront toujours car ils étaient 800.000 à 1 million dans la rue pour les funérailles de Johnny alors qu’au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes ce chiffre n’a vraiment été atteint qu’au tout début des premières manifestations, leur nombre se réduisant comme peau de chagrin au fil du temps. Non, moi j’irais bien manifester pour un meilleur service public par exemple mais pour cela il faudrait déjà donné un grand coup de pied dans l’incroyable et très couteuse fourmilière que représente la Haute Fonction Publique. Une association s’y essaie. Il s’agit des Contribuables Associés que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans Mon Journal Mensuel. Association totalement indépendante, elle milite contre le gaspillage de nos impôts et taxes et pour une réduction de la dépense publique et de ce fait elle lutte à longueur de temps pour une gestion plus économe de l’argent public. Oui, pour les causes qu’elle défend je descendrais bien dans la rue pour manifester et plutôt qu’un long discours voilà ci-après quelques bonnes raisons d’aller lutter sans violence contre LES RENTIERS ET LES ENFANTS GÂTES DE LA REPUBLIQUE.
Je ne sais pas s’il sera réélu en 2022, mais depuis son élection en 2017, le président Macron aura réussi le tour de force d’envoyer dans la rue des manifestants quasiment chaque semaine. Des manifestants certes mais avec souvent des profils d’une divergence incroyable dans un même défilé. En faire la liste ici serait bien trop fastidieux et puis surtout il faut bien reconnaître que ces manifestants quels qu’ils soient n’ont jamais fait l’unanimité dans l’opinion publique, or mis peut-être les Gilets Jaunes au tout début. Les médias en parlent beaucoup car il y a souvent des violences injustifiées mais toujours "audimatables" mais surtout parce que les chaînes d’infos en continue doivent remplir leur grille des programmes. Si je partage parfois quelques-unes des revendications, j’avoue que le plus souvent ce ne sont pas celles que je trouve le plus à même de changer en profondeur l’état calamiteux et désolant de la France. D’ailleurs les Français me surprendront toujours car ils étaient 800.000 à 1 million dans la rue pour les funérailles de Johnny alors qu’au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes ce chiffre n’a vraiment été atteint qu’au tout début des premières manifestations, leur nombre se réduisant comme peau de chagrin au fil du temps. Non, moi j’irais bien manifester pour un meilleur service public par exemple mais pour cela il faudrait déjà donné un grand coup de pied dans l’incroyable et très couteuse fourmilière que représente la Haute Fonction Publique. Une association s’y essaie. Il s’agit des Contribuables Associés que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans Mon Journal Mensuel. Association totalement indépendante, elle milite contre le gaspillage de nos impôts et taxes et pour une réduction de la dépense publique et de ce fait elle lutte à longueur de temps pour une gestion plus économe de l’argent public. Oui, pour les causes qu’elle défend je descendrais bien dans la rue pour manifester et plutôt qu’un long discours voilà ci-après quelques bonnes raisons d’aller lutter sans violence contre LES RENTIERS ET LES ENFANTS GÂTES DE LA REPUBLIQUE.
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12 mai 2021 Urbanya. Avec ce « Circuit des Genêts », voilà ma vraie première randonnée d’après Covid et sortie du confinement. Nous sommes ici depuis une semaine et si j’ai choisi cette boucle, c’est pour plusieurs raisons. La première est que j’espère être capable de réaliser les très modestes 3,8 km de distance, les 210 m de dénivelé et les 220 m de montées cumulées malgré une convalescence qui s’éternise un peu trop à mon goût. Oui, autant l’avouer, avec des essoufflements récurrents au moindre effort et des sifflements dans la gorge et la poitrine, je ne peux pas vraiment parler de guérison totale de l’embolie pulmonaire causée par la Covid, même si je n’ai plus aucune douleur thoracique depuis ma sortie de clinique, c'est-à-dire le 6 avril. La deuxième raison est que ce petit parcours est celui que j’accompli le plus souvent quand je suis ici à Urbanya, même si fréquemment j’y intègre quelques variantes en forêt. A la rencontre constante de la Nature, les années précédentes, il m’arrivait de réaliser cette boucle plusieurs fois par semaine. Cette année pas encore ! Aujourd’hui pas de variante et une boucle tout ce qu’il y a de plus classique mais avec un atout supplémentaire, la réaliser avec les genêts(*) merveilleusement fleuris, d’où le nom que je lui donne et qu’il mérite amplement en la circonstance. C’est bien à cet instant de l’année que ce circuit pédestre est le plus beau et le plus intéressant. C’est le printemps et ici les genêts sont les plantes fleuries affirmant le plus ce cycle annuel car de très loin les plus visibles. Depuis quelques années, ils ont même pris un aspect « invasif » non négligeable, faisant la pige aux cistes à feuilles de laurier, autres envahisseurs du secteur, lesquels fleurissent un peu plus tard. Les genêts sont très beaux mais ils prennent le dessus sur le reste de la végétation et de plus en plus de place, même dans les sentiers et les chemins. Enfin, dernière raison non négligeable quant au choix de cette petite balade, c’est le printemps et la promesse d’une Nature qui s’éveille de plus en plus. J’en ai déjà fait le constat autour de ma maison. Nous venons de déjeuner tôt et il est 11h45 quand nous démarrons. L’aspect pratique et intéressant est que le sentier s’élève directement derrière notre maison, direction les antennes relais et le château d’eau. Nous n’avons pas encore fait 10 mètres que le spectacle s’offre déjà à nous sous les traits d’un couple de couleuvres à échelons qui s’accouplent au pied d’une ruine. Le temps de quelques photos, et les deux « amoureux timides » partent se réfugier dans le trou d’un muret. Quelques oiseaux et papillons, des fleurs nouvelles à profusion qu’il faut parfois savoir observer de très près pour apprécier leur beauté voire leur originalité et voilà qu’un autre spectacle merveilleux mais très inattendu se présente à nous. Cette fois, il s’agit de trois cervidés qui paissent tranquilles dans un pré juste en dessous du chemin. Sans doute une biche et ses deux faons car si le plus grand reste visible, les deux autres semblent plus petits et disparaissent plus facilement dans l’épaisse végétation. De temps à autre, on aperçoit leur dos ou leur arrière-train mais c’est tout. Et savez-vous ce qu’ils savourent ? Des genêts bien sûr ! Caché moi-même derrière d’autres genêts, j’ai tout loisir de photographier le plus grand avant que peu à peu il ne s’éclipse dans un bois trop touffu. Les genêts parlons-en ! En une année, ceux qui occupaient le chemin ont bien grandi, des nouveaux ont vu le jour, ont bien poussé et il nous faut carrément les pénétrer et zigzaguer au milieu d’une « futaie » flamboyante pour parvenir à poursuivre. Moi qui suis allergique au pollen, bonjour ma guérison ! Par bonheur ça ne dure pas trop longtemps et quand la ferme à Philippe se présente, la piste redevient quasiment normale. Voilà 8 mois que je ne suis plus revenu ici, depuis cette fameuse semaine où j’avais ramassé des mûres sous les cris des veaux et de leur mère et la présence « mystique » d’une présumée Dame Blanche. Le premier jour, les veaux étaient partis à l’abattoir. Leurs mères et pères sous d’autres cieux dès le lendemain car Philippe avait cédé tout son troupeau à un autre éleveur. Quant à la Dame Blanche, elle était restée quelques jours dans ma tête mais depuis elle s’était volatilisée elle aussi. Oui, aujourd’hui tout n’est que silence et donc tristesse. Il n’y a plus aucun meuglement de bovins. Les chiens ne sont plus là à vociférer quand on passe. Le chat noir et blanc de la ferme qui était là pour manger les souris, Dany vient de le découvrir quelques minutes auparavant tout desséché sur le bas-côté du chemin. Ça nous a attristés même si nous ne le connaissions pas plus que ça. Nous aimons les chats et les animaux en général. Dans cette désolation, seul un Bruant proyer picorant sans gêne les fleurs d’un genêt a retenu mon attention et celle de mon appareil-photo. En quittant les lieux, je veux positiver et je me dis qu’il y a quand même une bonne nouvelle à retenir dans cette profusion de mauvaises. Cette bonne nouvelle s’appelle Flip. Flip, c’était le second chat de la ferme au temps où Philippe y travaillait encore d’où son nom car au départ nous l’appelions « le chat à Philippe ». Puis la contraction en Flip est venue tout naturellement. Depuis que nous avions perdu nos deux chats Noxi et Zouzou, il avait pris pour habitude de nous rendre visite. Livré à lui-même et à cause d’un ulcère à un œil, nous l’avions recueilli quelques jours avant mon Covid. Sans soin, il aurait perdu l’œil et sans doute la vie nous avait dit la véto ! L’ulcère se serait sans doute propagé vers le cerveau avait-elle rajouté. Aujourd’hui, Flip a retrouvé un œil normal, il est sauvé, vit avec nous et n’a pas l’air de s’en plaindre. Voilà ce qu’il nous reste de concret de cette ferme sans vie à l’instant où nous la quittons. Après les couleuvres, les biches, les souvenirs contrastés liés à cette ferme, on pourrait penser que par la force des choses la suite est moins attractive. Mais non ! Les fleurs et les papillons me freinent constamment. Les oiseaux, eux, m’arrêtent carrément et quand c’est le cas Dany se montre pleine de compréhension. Je ne fais pas trois mètres sans qu’il n’y ait pas quelque chose à photographier. Et encore, je fais en sorte de ne photographier qu’un spécimen de papillon ou de fleur dès lors qu’une photo antérieure est réussie. Pour Dany et moi, cette petite marche nous rend excessivement heureux. Je revis et Dany avec moi, elle qui s’est tant inquiétée à cause de ma santé chancelante. Oui, je peux aisément comprendre que ces mois de février et de mars si terribles pour moi ont été bien longs et bien difficiles pour elle. Psychologiquement. Aujourd’hui, marcher c’est se rétablir, mais c’est aussi tenter d’effacer ce passé. Cette balade, nous la voulons positive. Elle prend plaisir à randonner et moi, je rajoute à cette passion de la marche celle pour la photo naturaliste. Fleurs et papillons à profusion et oiseaux en nette progression depuis que nous sommes là, même si pour l’instant quelques espèces manquent encore à l’appel. Par bonheur, les hirondelles, les rougequeues, les mésanges, les moineaux et les merles viennent un peu réparer cette raréfaction dont malheureusement je sais qu’elle est chronique. Mésanges charbonnières et rougequeues noirs occupent les quelques nichoirs que nous avons mis autour de la maison et c’est toujours un réel plaisir de voir les parents nourrir leur progéniture. Ce sont journellement des centaines voire des milliers de va-et-vient incessants auxquels on assiste. Cette balade du bonheur pour nous se termine sur une autre note positive, celle de la vision rapprochée du clocher de l’église Saint-Etienne d’Urbanya qui a été magnifiquement restauré. En 2020, nous l’avions quitté en pleins travaux. Si pour moi, le démarrage de cette courte balade a été laborieux à cause de quelques dyspnées, par bonheur, elles ont assez vite disparu et c’est très encourageant pour la suite. Bien sûr, je reste conscient que 3,8km ce n’est qu’une très courte distance pour n’importe quel randonneur aguerri ou pas mais pour moi, il était important que je la finisse correctement. Je suis ravi d’y être parvenu et je sais déjà qu’il y en aura d’autres. Aussi courtes ? Plus longues ? Dans l’immédiat, ce n’est pas important et l’essentiel est d’être debout sur mes deux pieds et d’être capable de marcher. Cartes IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.
(*) Les genêts d’Urbanya : Ici à Urbanya, on peut découvrir plusieurs espèces de genêts mais encore faut-il être aguerri à cette reconnaissance, ce qui n’est pas mon cas, loin s’en faut. Il est vrai que certaines espèces sont relativement proches sur le plan visuel et ce d’autant, que leurs différences se résument parfois à quelques détails que seul un botaniste saura analyser avec pertinence (fleurs, branches, feuilles, gousses, etc…). Les genêts appartiennent à la famille des Fabacées (Fabaceae) tout comme les cytises et les spartiers et leurs fleurs sont le plus souvent de couleur jaune.
Le mois dernier, je vous ai expliqué pourquoi « j’étais vacciné à l’administration française ». Depuis, si mon point de vue n’a guère évolué à ce propos, j’ai quand même voulu savoir où j’en étais à propos de mon Covid. Entre mon médecin traitant qui me disait d’attendre septembre pour me faire vacciner ; c'est-à-dire 6 mois après la maladie ; supposant un grand nombre d’anticorps et tout du moins suffisants et la Caisse Primaire qui me relançait au travers de Doctolib en me rappelant que j’avais un autre rendez-vous mi-juillet, j’ai décidé de « prendre le taureau par les cornes ». Les cornes de ce taureau ont pris la forme d’une aiguille dont le seul but était d’effectuer un test sérologique pour savoir exactement où j’en étais en nombre d’anticorps. Autant l’avouer quand le résultat de ce test est tombé, je suis passé allégrement de la position assise devant mon ordinateur au carrelage froid de mon bureau. Oui, mon cul en est tombé de la chaise !
Il était clairement écrit :
Sérologie du virus SARS-CoV-2 (Covid-19)
-Anticorps totaux (IgG+IgM+IgA dirigés contre la protéine N) ……………….NEGATIF.
Index (seuil de positivité : 1) …….0,08.
Conclusion : Absence d’anticorps.
(A confronter au contexte clinique, à l’anamnèse et aux autres résultats biologiques)
Mettez-vous à ma place ! Ayant eu la Covid le 24 mars, je voulais comprendre ! Je voulais comprendre car mon cas était bien trop à l’opposé des dires des spécialistes (ou de cette idée reçue) que les anticorps subsistent plusieurs mois voire plusieurs années après la maladie.
N’ayant aucun proche rendez-vous avec un toubib, j’ai demandé l’aide d’un médecin dans le milieu familial mais ce dernier ne comprenait pas non plus !
Que faire ? Je voulais absolument savoir comment en ayant eu la Covid en mars, pouvais-je ne plus avoir aucun anticorps début août ? Interroger Internet ? Je l’ai fait bien évidemment mais les réponses étaient souvent bien différentes voire très confuses voire carrément contradictoires. Eventuellement, je pouvais retenir de cette consultation que je faisais partie de 25% de personnes âgées dont les anticorps disparaissent très rapidement selon une étude britannique.
Que faire pour avoir une meilleure compréhension malgré tout ?
Je ne voyais qu’une seule solution : « prendre rendez-vous avec un centre de vaccination » et documents à l’appui « interroger le médecin-chef du centre de vaccination avant de me faire vacciner le cas échéant ! ». Dans la famille, tout le monde s’accordait à dire que c’était la meilleure des solutions.
Dans le contexte actuel, obtenir un rendez-vous était d’une simplicité enfantine.
Ma fille prit rendez-vous pour moi et sachant que nous passions l’été à Urbanya, elle choisit l’hôpital de Prades comme centre de vaccination.
« C’est Castex, le Monsieur Covid de la première heure et ancien maire de la commune, qui allait être content ! » me disais-je.
Le jour « J » et l’heure « H » arrivèrent et moi, documents et carte vitale en mains, j’étais fin prêt pour l’interrogation. Sauf que le médecin-chef du centre, lui, n’était pas prêt du tout. Pas prêt pour lire les trois documents que je lui avais amenés et qui se résumaient au test sérologique du 3 août, à l’attestation de positivité par Covid de mars et au compte-rendu final de ma sortie de clinique du 6 avril ! Lire ces 4 courtes pages lui auraient pris 2 minutes mais il n’en lut aucune ! Pas prêt à écouter mes questions ! Encore moins pas prêt à y répondre ! Pas prêt pour rien or mis celui très court pour réciter la leçon apprise par cœur à propos des éventuels effets secondaires de la vaccination qu’il me conseillait vivement et avec au moins 3 doses !!! Comme une simple cloison m’avait séparer de lui alors que j’attendais dans la salle d’attente, cette leçon apprise par cœur, je l’avais déjà entendu récitée à d’autres candidats à la vaccination. Seul le nombre de doses différait passant de 2 pour la plupart des personnes à 3 pour moi à cause de mon embolie pulmonaire. Ajoutons à ces reproches ; car il s’agit bien de reproches ; qu’il parlait très mal le français et que je ne comprenais pas tout de ce qu’il me disait et une fois encore la coupe « administrative » était bien pleine dan ma tête. Je ne remets pas en cause la compétence de ce Monsieur que je ne connais pas, mais je dis simplement que l’administration aurait pu choisir un responsable de centre parlant bien le français, qui se donne du temps et surtout qui se met à la place du patient pour tenter de le comprendre et d’atténuer ainsi ses éventuelles angoisses.
Oui, une fois encore j’étais dégoûté de la tournure des événements. J’avais le sentiment d’avoir été méprisé. Non seulement, je n’avais rien appris de plus ni de nouveau, mais en quelques jours, j’étais passé d’une vaccination qui pouvait attendre septembre à 3 doses impératives ! Oui, comment dans ces conditions faire confiance à la médecine ? Je veux bien admettre que l’on ne sache pas tout de cette Covid et j’ai même été un des tout premiers dans Mon Journal Mensuel à dire que ce virus était et serait longtemps « un Bouillon d’incultures » mais il y a quand même un monde entre ne pas savoir et ne pas écouter un patient !
A l’heure où j’écris ces lignes, il s’est écoulé 3 jours depuis le vaccin et je suis un peu fatigué avec un gros mal de tête et des courbatures au bas du dos.
Oui, je viens d’être vacciné et c’est Castex qui va être content car dans sa jolie ville de Prades de surcroît ! Un de plus pour ses statistiques qui je l’espère nous permettrons d’atteindre le plus rapidement possible une immunité collective. Mais moi j’ai les boules Castex et Macron de votre administration trop déshumanisée ! Oui, en passant dans ce centre de vaccination , j’ai eu le sentiment de passer dans une usine à vacciner. Au sein de tous ces autres candidat(e)s à la vaccination, j’avais le sentiment d’être un « clone » parmi bien d’autres. Finalement, je pourrais presque comprendre les gens qui manifestent dans les rues et qui sont opposés à cette vaccination mal expliquée ou plutôt pas expliquée du tout !
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Quand ce matin-là 19 mars, j’ai décidé que mon après-midi serait consacrée à une balade pédestre, au départ c’était comme je le fais souvent une sortie sans itinéraire précis car tournée presque essentiellement vers la photographie naturaliste, ce dernier mot étant pris dans son sens le plus large car incluant bien sûr les fleurs et les animaux mais aussi tout ce qui me paraîtrait beau ou digne d’intérêt devant mon objectif. Puis finalement, je me suis dit « pourquoi ne pas imaginer un parcours et s’y tenir en y alliant la photo naturaliste ? ». Oui, cette idée qui venait de germer dans ma tête me plaisait bien ! Aussitôt je me suis penché sur la carte IGN top 25 de ma commune et c’est ainsi qu’est née cette balade à « la Chapelle Saint-Joseph de Torremilà ». Cette chapelle, je ne la connais pas vraiment. Je ne l’ai vu qu’une seule fois lors d’une sortie en VTT et donc par hasard. Elle était fermée et je n’avais pas insisté. Je me mets donc en quête d’en savoir un peu plus. C’est donc avec étonnement que je découvre sur Internet que cette petite chapelle a un site qui lui est consacré (et quelques autres plus succincts), qu’elle a une Histoire assez ancienne, qu’elle a connu bien des vicissitudes et a failli tomber en ruines, qu’elle a ses « amoureux » réunis en association qui se sont démenés pour lui donner une nouvelle vie, qu’elle a un cérémonial du nom de « Bénédiction des cartables », et donc qu’il y a depuis longtemps une réelle ferveur autour d’elle. A chaque 1er mai, on y célèbre aussi un Aplec, mais en Catalogne, c'est une tradition avec messe et parfois carrément un pèlerinage où les fidèles rendent hommage à la Vierge. La sardane y est très souvent à l'honneur. Il faut d'ailleurs mettre ce mot au pluriel car des Aplecs, il y en a un peu partout en Catalogne et jamais à la même date. Oh ! Je ne me fais guère d’illusion et j’imagine déjà que je vais la trouver une nouvelle fois fermée, mais mon objectif de balade est arrêté et de surcroît je sais que je vais partir marcher en connaissant l’essentiel de ce qu’il faut savoir. Si « ne pas marcher idiot » reste ma devise, là je vais démarrer déjà bien « éclairé » sur cette chapelle ! Il est 13h30 quand je démarre de mon domicile, direction l’étang de Saint-Estève et plus précisément son déversoir, vrai point de départ de cette balade. Je fais un tour complet de l’étang afin de prendre quelques photos de la faune qui l’occupe. Assez rapidement plusieurs sont dans « la boîte » alors je continue vers le déversoir sans trop m’appesantir. Ce déversoir, c’est en réalité le Correc de la Corregada, petit ruisseau, que je vais poursuivre en longeant sa rive gauche mais au préalable il faut traverser avec prudence un grand carrefour. Ce ruisseau et ce chemin, je les connais bien car les oiseaux y sont souvent très présents et de ce fait, je viens ici régulièrement pour tenter de les photographier. Paradoxalement, cette fois-ci, ce ne sont pas des oiseaux qui attirent mon regard en premier mais un petit poisson et un serpent, les deux étant à quelques centimètres l’un de l’autre dans l’eau limpide du ruisseau à proximité d’une buse en béton. J’en suis même à me demander si le serpent n’a pas des intentions belliqueuses à l’encontre du poisson qui est constamment immobile. Mais non, le serpent se réfugie dans les roseaux de la berge et le poisson continue à faire le mort. Après de nombreuses photos plus ou moins réussies de cette « fable », je continue l’itinéraire et si les oiseaux sont bien présents, seuls un serin et une fauvette se laissent gentiment photographier. Depuis la traversée du carrefour, j’ai mis presque une heure pour accomplir les 250m qui me sépare désormais de lui .Il est vrai qu’outre les oiseaux, j’ai également photographié beaucoup la flore. Il est temps de quitter le ruisseau. Ici, et à une vingtaine de mètres avant un pin, je sais qu’il me faut le quitter pour un étroit sentier qui entre à gauche dans la garrigue. Comme ce petit sentier n’est pas simple à trouver, j’ai disposé moi-même quelques gros galets en guise de cairn. Il est souvent embroussaillé par les cistes et les ajoncs mais aujourd’hui par chance il est étroit mais encore praticable. Une machette ou une serpe ne sont donc pas utiles. Il passe derrière la ruine d’un casot puis continue dans cette immense zone que les géographes appellent la « Plaine de Torremilà ». Composée presque essentiellement de garrigues et de vignobles mais aussi de rares vergers et oliveraies et d’une zone humide temporaire, cette zone s’étend grosso-modo depuis la ZAE de Saint-Estève dite de La Mirande jusqu’à l’aéroport de Perpignan-La Llabanère et au quartier du Haut-Vernet à Perpignan. Inscrite à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (I.N.P.N) comme Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F), je regrette d y’voir s’étendre de plus en plus les nombreuses décharges sauvages, les entreprises et les vastes implantations en panneaux photovoltaïques, espérant que les pouvoirs publics auront la clairvoyance de laisser un peu de place à la Nature, préservant ainsi les quelques espèces rares, protégées et « déterminantes » qui habitent ou s’arrêtent ici lors de leur migration. Si je viens souvent par ici, c’est pour elle : la Nature ! Et malheureusement je la vois se réduire comme peau de chagrin. Connaissant bien les lieux (une partie de mon Circuit de l'Eau y passait déjà), aujourd’hui, je fais en sorte d’éviter les déchetteries sauvages pour donner une priorité à la faune et à la flore. La chance est avec moi car les oiseaux sont nombreux et parfois même assez étonnants. C’est ainsi que deux chevaux dans un pré sont suivis par un petit groupe de hérons garde-bœufs. Une fois encore, j’y passe un temp infini mais ce spectacle le mérite. En me voyant, les chevaux viennent vers moi mais se ravisent au dernier instant. Dommage car les garde-bœufs les suivaient comme leur ombre. Plus loin et à l’instant même où je traverse la D.5, ce sont des grands corbeaux freux qui viennent se poser à une idéale distance de mon appareil-photo. Garde-bœufs et corbeaux, voilà des volatiles que je ne photographie pas tous les jours ! Je continue vers la chapelle. Ici le chemin devient asphalté mais il n’en est pas pour autant désagréable circulant autour de quelques mas isolés entourés de vignobles. Ici les passereaux sont bien présents aussi, différents de ceux de la garrigue, mais plus difficiles à discerner au milieu des vignes. L’itinéraire est simple mais zigzague dans cette « morne plaine » comme aurait dit Napoléon en évoquant Waterloo dans le célèbre poème de Victor Hugo« L'expiation ». Il faut dire que la météo s’est bien dégradée depuis mon départ et la luminosité n’est pas géniale. Au niveau du Mas des Oliviers, je quitte enfin le bitume pour emprunter un itinéraire plus incertain qui se faufile entre vignes et une haute clôture agrémentée de cyprès. Finalement, la chapelle Saint-Joseph est là sur ma droite et j’y file presque tout droit par l’itinéraire le plus praticable. Comme prévue, elle est fermée, alors je me contente de quelques photos de son extérieur mais en le photographiant sous tous les angles. Quant à son intérieur, les photos sont rares sur Internet mais je n’ai aucune difficulté à imaginer une certaine sobriété. Je flâne sous les pins, y photographie la flore présente, des moineaux, un papillon puis un rapace qui apparemment occupe une ruine mitoyenne. Dérangé, le rapace a décidé que l’heure de la chasse était venue et le voilà qui entreprend un vol stationnaire non loin de la chapelle. Je réussis à le photographier. De mon côté, l’heure est venue de sortir mon GPS et de regarder le tracé que j’y ai enregistré. En effet, pour revenir à Saint-Estève, j’ai dessiné un itinéraire dont je n’ai aucune certitude car pour les trois-quarts au moins je ne le connais pas. Ma méconnaissance commence ici même car je me suis fié à une seule vue aérienne visionnée sur Internet. Le GPS m’entraîne vers le nord de la chapelle puis il bifurque, longe un long et haut talus puis se dirige vers le minuscule ruisseau de La Llabanère (La Llavanera sur la carte IGN) puis c’est la route D.5. J’ai un peu galéré dans les broussailles mais finalement la route est là. Là, je continue de l’autre côté de la route en suivant encore le ruisseau de la Llabanère. Finalement, le parcours que j’ai dessiné et enregistré sur mon GPS a été bien plus praticable que je ne l’avais craint même si quelques portions ont nécessité de zigzaguer entre des broussailles. La suite devient bien meilleure et un large chemin s’éloigne de la route D.5 pour s’en rapprocher de nouveau. Un coup d’œil sur mon bout de carte IGN me permet de retrouver un itinéraire plus éloigné de la route. Ce dernier file vers le sud du lieu-dit Planals de les Basses où un cheval qui s’ennuie dans son box vient vers moi sans aucune hésitation. Il semble apprécier les quelques biscuits moelleux et la pomme que je lui tends au travers du grillage qui nous sépare. En l’absence de mets supplémentaires, il ne juge pas utile de poursuivre cette « conversation » silencieuse et gourmande. Il tourne les talons de ses sabots et pour me montrer sa colère, il entreprend quelques ruades tout en émettant de bruyants hennissements. Le tout avec un « zizi » bien en érection. Comme le chantait Brassens « la bandaison papa ça ne se commande pas ! » Non, je ne suis pas Robert Redford, je ne murmure pas à l’oreille des chevaux, je les comprends encore moins et j’ignore pourquoi il agit ainsi ? Je laisse « le petit cheval blanc » derrière moi et poursuis mon chemin. La suite devient très simple et le centre médical avec la clinique Supervaltech et les autres bâtiments me servent de point de mire. Il suffit de traverser quelques vignobles et champs en jachère pour y parvenir. C’est sur cette portion du parcours que les passereaux sont les plus présents et les plus divers. Dans cette diversité, les tariers pâtres, les rougequeues noirs et les alouettes sont de très loin les plus nombreux. Pourtant, les mœurs de ces trois espèces sont bien différentes et parfois même à l’opposé. Les tariers occupent essentiellement les champs en jachères et les zones à garrigue, sont peu craintifs, se perchent sur des hauteurs et en général ils se laissent gentiment photographier, alors que les alouettes sont posées au sol au milieu des vignes, détalent à la moindre alerte et de ce fait, il faut beaucoup de chance pour en immortaliser au moins une. Les rougequeues noirs n’ont pas de préférence et ils occupent tous les biotopes. Outre ces trois espèces, il y a par bonheur toute une pléiade d’autres passereaux plus ou moins photographiables et notamment des serins, des grives, des chardonnerets et des fauvettes. J’y passe un temps incalculable mais le résultat est à la hauteur de ma patience même si les photos ne sont pas toujours parfaites. Quand l’étang se présente, j’en fais encore une fois le tour histoire de quelques animaux nouveaux mais non ce sont les mêmes qu’au départ. Je sais qu’il est temps pour moi de ranger mon appareil-photo. Ainsi se termine cette boucle de ma composition. Je suis relativement satisfait car à part quelques difficultés après la chapelle dues aux broussailles, j’ai globalement respecté le parcours que je m’étais fixé et que j’avais dessiné sur la carte IGN et enregistré dans mon GPS. Au départ, ce n’était pas évident. Si la découverte de la chapelle ne m’a rien apporté de nouveau que je ne savais déjà, l’avifaune aperçue et celle photographiée ont été bien au-delà de mes espérances. Ajoutons à cela, une flore intéressante, quelques premiers papillons printaniers, les chevaux, le poisson et le serpent et j’ai été amplement ravi de cette balade champêtre et que je voulais absolument naturaliste. Malheureusement, cette visite à Saint-Joseph de Torremilà ne m’a protégé du fléau de la maladie puisque quelques jours plus tard, le 24 mars j’entrais aux urgences de l’hôpital de Perpignan pour la Covid doublée d’une embolie pulmonaire. Par contre, peut-être Saint Joseph était-il là pour m’apporter cette force intérieure qui m’a permis de m’en sortir après 15 jours d’hospitalisation ? Au départ de chez moi, cette balade a été longue de 8km1. Un peu moins bien sûr si on fixe le déversoir de l’étang comme ligne de départ. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.
Ceux qui me connaissent ou ceux qui lisent régulièrement les articles de Mon Journal Mensuel savent qu’en mars dernier j’ai un eu la Covid. J’ai eu l’occasion d’exprimer cette très douloureuse expérience dans une chronique que j’avais intitulée « 15 jours en pyjama, un petit moteur et la fatalité ». Ils savent aussi que j’ai une « dent » assez féroce vis-à-vis de l’Administration française. Si j’ai cette « dent, c’est parce que tout au long de ma vie professionnelle, j’y ai été confronté avec de multiples et « tristes » expériences. Pertes de temps, pertes d’argent, dialogues difficiles, décisions absurdes voire illogiques, interlocuteurs trop souvent changeants et parfois pas très compétents, j’en passe et des meilleures…. Si j’ai cette dent, c’est parce que je sais que l’Administration française est en terme d’effectifs la plus lourde du monde. Pour nous contribuables, elle l’est aussi en matière de coûts. La lourdeur de cette bureaucratie commence avec la Haute Fonction publique où une caste d’intouchables perçoit les plus hautes rémunérations de la nation et cumulent des avantages « astronomiques », toujours avec nos impôts. Peu de français sont au courant de cette gabegie monumentale et j’aurais sans doute un jour l’occasion d’en reparler ici même dans Mon Journal Mensuel. Malgré ça, il est bien rare que dès lors qu’on est confronté à l’administration, on en sorte avec une certaine satisfaction. Et même si bien sûr je ne mets pas toutes les administrations dans le même panier, force est de reconnaitre que c’est souvent les mêmes qui posent problèmes. Dans mes « tristes » expériences, la Sécurité Sociale ou Assurance Maladie détient le pompon » ! L’exemple que je viens de vivre et qui touche l’actualité est un exemple supplémentaire parmi tous ceux que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer (* voir la liste de mes articles à ce propos).
Voilà les faits. Le 24 mars, je suis rentré aux urgences de l’hôpital de Perpignan où l’on m’a détecté une positivité à la Covid ayant engendré une embolie pulmonaire. Comme dans tous les cas de Covid, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie a été aussitôt prévenue par l’hôpital. J’en ai eu pour preuve que cette dernière a très vite téléphoné à mon épouse pour lui demander de se faire tester puis de se faire vacciner le plus rapidement possible si le test était négatif, lui signifiant qu’elle était désormais cas contact. Jusqu’ici, je dois reconnaître que tout avait fonctionné à merveilles. Mon épouse, qui était négative, a aussitôt été vaccinée de sa première dose en l’espace de 3 jours. Rien à redire jusque-là ! Après 2 semaines d’hospitalisation, je suis rentré chez moi et bien évidemment mon médecin traitant m’a immédiatement rendu visite. Nous avons discuté de ma maladie et il m’a indiqué que j’avais eu une forme « primitive » mais sévère de la Covid et qu’une vaccination ne serait envisageable que dans un délai de 6 mois et donc en septembre. Il explicita ce délai en m’indiquant que j’avais probablement des anticorps suffisants qui me protégeraient d’une nouvelle forme grave pendant toute cette période. J’en étais là quand début de juin ça a commencé à dérailler. En effet, j’ai reçu une lettre de l'Assurance Maladie datée du 28 mai m’indiquant que je devais prendre rendez-vous avec un centre de vaccination. Je pouvais prendre rendez-vous sur le Net ou bien en appelant un numéro de téléphone qui était mentionné. Premier lézard ! ». N’étant pas chez moi ce jour-là, mon épouse, qui a cru bien faire, a téléphoné au numéro indiqué sur la lettre. Alors qu’elle a immédiatement indiqué que j’avais déjà eu la Covid au mois de mars 2021, elle s’est entendue dire, « avec un fort accent magrébin », que cela n’avait aucune importance et qu’il fallait quand même que je prenne rendez-vous pour que je sois vacciné. Les rendez-vous furent pris avec le centre de vaccination se trouvant au Palais des Expositions de Perpignan et si je mets les rendez-vous au pluriel c’est que l’on m’avait fixé 2 dates. Pourquoi 2 dates alors qu'une seule dose du vaccin semble suffire pour les personnes ayant eu la Covid ? Voilà déjà une première anomalie. Une première dose le 15 juin et une deuxième le 27 juillet. « Deuxième lézard ! » Le soir en rentrant à la maison, mon épouse m’informa de ce rendez-vous pris pour la mi-juin, rendez-vous qui bien évidemment m’intrigua. En regardant mon agenda, j’ai aussitôt remarqué que le même jour, j’avais déjà un rendez-vous préalable avec mon médecin traitant. Le matin avec le docteur et pour le vaccin en début d’après-midi. J’ai dit à mon épouse « écoutes, je dois aller voir le docteur, il me dira ce qu’il y a lieu de faire ! ». Par précaution, j’ai quand même regardé sur Internet ce que préconisait la Haute Autorité de Santé (H.A.S). Si le délai variait entre 3 et 6 mois, ce dernier délai avait la préférence du H.A.S. Voici ce qu’il était écrit : « Ainsi la HAS recommande-t-elle de réaliser la vaccination dans un délai proche de 6 mois et confirme qu’elle ne doit pas être envisagée avant un délai de 3 mois après l’infection ». Pourquoi recevoir une lettre 2 mois après la maladie si le vaccin doit être réalisé 6 mois plus tard ? Oui, les questions trottaient dans ma tête car il y avait tant d'incertitudes sur cette maladie et j'avais le sentiment qu'en la circonstance l'Assurance Maladie en rajoutait ! Le jour « J » avec le docteur arriva et ce dernier me confirma le délai de 6 mois qu’il m’avait déjà indiqué, ajoutant au passage qu’étant parfois de service dans un centre de vaccination, ce délai lui avait bien été confirmé par le responsable du centre de vaccination. « Troisième lézard ! ». Lui expliquant comment mon épouse avait pris rendez-vous avec un interlocuteur au fort accent magrébin, il rajouta « votre épouse a été en contact avec un centre d’appel téléphonique dont les compétences en matière de vaccination sont probablement nulles ». Il termina même avec ces mots « ces plateformes ne sont là que pour prendre des rendez-vous et plus elles en prennent et mieux c’est pour elles ! ». « Quatrième lézard ! ». En rentrant chez moi et pour faire preuve de civisme et de solidarité, je me mis en quête d’annuler le rendez-vous que j’avais pour le début de l’après-midi. Là, les « énièmes lézards » arrivèrent groupés ! J’avais pour seul numéro de téléphone, le numéro figurant sur la lettre, celui-là même qui avait servi à mon épouse pour prendre rendez-vous. Je vous le donne en mille « devinez qui j’ai eu au téléphone ? ». Une personne au fort accent magrébin qui s’appelait Simon ! Un accent si fort que j’avais du mal à le comprendre. Et lui à me comprendre car apparemment, et me confirmant les dires du docteur, il n’était là que pour me donner une date et une heure pour un autre rendez-vous ! Finalement, je réussis à lui faire dire et à comprendre « je ne peux pas annuler, vous devez appeler directement le centre de vaccination ». Enfin, dans son charabia, ça voulait dire ça ! En raccrochant, je me mis aussitôt en quête de chercher un numéro de téléphone valable sur Internet. Que nenni ! J’ai donc fait le tour de toutes les possibilités que j’imaginais possibles : secrétariat du palais des expositions, secrétariat de mon docteur, sécurité sociale, Doctolib, etc…. Soit ça ne répondait pas soit personne n’était apte à me donner un numéro de téléphone où annuler mon rendez-vous. J’avais beau me dire qu’il y avait peut-être des personnes qui avaient voulu un rendez-vous sans la possibilité de l’avoir, le constat était sans appel, je n’arrivais pas à prévenir qui que ce soit ! Mon esprit civique et de solidarité était entrain de prendre un bon coup sur la tête. Je dis à mon épouse « j’irais au rendez-vous pour leur dire que je ne veux pas être vacciné». Oui, apparemment, c’était la seule possibilité qui s’offrait à moi désormais. Mon épouse se mit en colère et à juste titre elle me répondit « tu es malade, si tu n’y vas pas, ils verront bien qu’il faut annuler le rendez-vous ! ». « Après tout qu’ils se démerdent ! » puis « ils n’ont qu’à être un peu mieux organisés ! » rajouta-t-elle me faisant toucher du doigt toutes les tentatives infructueuses que j’avais mises en œuvre depuis mon retour de chez le docteur. Deux bonnes heures s’étaient écoulées depuis. En vain. Elle avait raison. C’était une évidence, j'en faisais trop !
A l’heure du rendez-vous, je ne reçus aucun appel.
Alors bien sûr, quand on regarde par le petit bout de la lorgnette, il ne s’agit que d’un menu problème sans conséquence ni pour moi ni pour ma santé mais quand j’entends nos gouvernants affirmer qu’ils font tout merveilleusement bien pour l’intérêt sanitaire des français, j’ai quand même de bonnes raisons d’en douter, et ce, même si je suis favorable à la vaccination afin que ce maudit virus disparaisse au plus vite.
Au-delà de cette simple réflexion, bien d’autres me sont venues à l’esprit :
Pourquoi recevoir de l’Assurance Maladie une lettre de vaccination 2 mois après eu la Covid alors que cette dernière est automatiquement au courant que la Haute Autorité de Santé préconise un délai de 6 mois ? N’est-ce pas la preuve qu’il y a des dysfonctionnements dans les plus hautes instances françaises ? Je rappelle que la Haute Autorité de santé (HAS) est une « autorité publique indépendante à caractère scientifique dotée de la personnalité morale » créée par la loi française du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie » (source Wikipédia). J'ignore combien gagne le Médecin Conseil National qui m'a écrit mais quand je vois ce que gagnent certains de ces co-légionnaires, je me dis que toutes les erreurs devraient être sanctionnées sans retenues et très sévèrement. Or, en France, le problème est bien là, à savoir que jamais aucun fonctionnaire quelque soit son échelon est soumis et noté selon des résultats à restituer. Son salaire est invariable quelque soit la grosseur de ses conneries !
Je suppose que des personnes ayant eu la Covid se font vacciner sans attendre les 6 mois préconisés par les autorités médicales. Dangereux ? Pas dangereux ? On est en droit de se poser des questions.
J’imagine également que je ne peux pas être le seul à avoir reçu cette fameuse lettre car il suffit de la lire (ci-jointe) pour comprendre qu’il s’agit d’une lettre type « passe-partout ». Si sur les 5,6 millions de français touchés par la Covid et qui n'en sont pas morts tous l’ont reçu, je vous laisse imaginer le gaspillage financier gigantesque que cela a coûté pour rien aux contribuables français. Gaspillage financier certes mais également énergies humaines et matérielles dépensées inutilement et qu'on aurait pu mettre ailleurs !
Qui dit gaspillages financiers et humains dit dilapidations écologiques et environnementales car on a fait marcher des machines pour rien, on utilise des tonnes de papiers sans raison valable, on coupe des arbres pour rien, on fait rouler des moyens de transports inutilement, on pollue pour rien, etc….etc.….A l’heure où nos gouvernants demandent sans cesse plus d’efforts aux français en matière d’environnements et d’économie d’énergie, ils devraient balayer devant leur porte et surtout taper très fort sur les doigts de tous ces hauts fonctionnaires qui sont loin de mériter ce qu’ils gagnent ! Or là aussi rien ne se passe jamais et la France s'enfonce dans une mouise par possible au fil des ans !
Et que dire de ces plateformes téléphoniques étrangères ? Certes dans le cas présent, je ne peux pas affirmer que la plateforme était à l'étranger mais toujours est-il que l'opérateur parlait mal le français, son accent était un handicap pour lui et pour son auditoire ! Quel citoyen a échappé à ces incessants appels si agaçants et aux forts accents magrébins ou « petit nègre » pour refaire son isolation, changer de mutuelle, prendre une nouvelle assurance, aller chercher un cadeau dérisoire, etc…etc….. ? Non contents d’avoir délocalisé toutes nos industries avec les conséquences dramatiques que l’on sait et celles que l’on peut encore redouter, voilà que maintenant nos plus hautes institutions et entreprises ont même délocalisé à l’étranger leurs services téléphoniques. Et si nos services médicaux comme l'Assurance Maladie ont fait pareil alors c'est très grave, alors même que la pire pandémie nous menace encore et toujours ! Oui, tout cela est irresponsable ! Oui, nos gouvernants n’ont rien compris des maux qui rongent la France à cause de la mondialisation. Dans un pays où 6 ou 7 millions de personnes vivent de l’assistanat, est-il logique de donner du boulot à des salariés étrangers et de surcroît à des personnes qui parlent mal le français ? Oui, je le dis comme je le pense, quand je décroche mon téléphone, j’en ai marre de m’entendre dire « je m’appelle Simon, Robert, Jacques, Nicole, Hortense ou Cathy » par des personnes qui ont un accent venu tout droit de l’Afrique du nord ou de l’ouest. Oui, j’en ai marre d’être pris pour un con alors que les mêmes qui ont été déclarés « français » par droit du sol portent quasiment toujours des prénoms encore de « là-bas !
Tout ça m’agace au plus haut point et je finis par comprendre que de nombreuses personnes aimant la France, comme je l'aime moi-même, soient désespérées au point de ne plus trouver aucun intérêt dans leur bulletin de vote.
La France s’enfonce peu à peu dans la pire fosse septique qui soit et tous ceux qui sont très grassement payés pour la sortir de là s’en foutent royalement. Ils se dorent la pilule sur leurs yachts luxueux ou dans des palaces 5 étoiles. Aussi insignifiante soit-elle, la lettre que j’ai reçue de l'Assurance Maladie est la preuve de cette déliquescence de la France. Il faut en avoir conscience.
Je n’ai pas encore été vacciné à la Covid….mais à l’Administration française plusieurs fois. J’en garde à vie des effets « secondaires » irréversibles !
(*) Quelques uns de mes articles où il est question de l'Administration française et plus globalement du fonctionnement de l'Etat et de la justice :
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On a beau s’intéresser à la randonnée pédestre depuis des années, on ne connaît jamais tout, même pas très loin de chez soi. C’est le constat que j’ai fait en découvrant sur une carte IGN de l’Aude qu’il existait depuis 2014 une Grande Randonnée de Pays (GRP) intitulée « Sentier de l’Ancienne frontière occitano-catalane ». Bien qu’assez confus dans sa présentation ; car avec une pléthore de balades ; le dépliant que j’ai analysé indiquait une boucle « Feuilla-Fitou-Feuilla » de 27 km réalisable en 2 jours mais passant apparemment par le village de Caves. De fil en aiguille, c’est ainsi que j’ai découvert dans cette commune une « Boucle du Sentier de la Garrigue ». J’ai donc continué mes recherches et pour être tout à fait juste, je me suis fié au site Visorando qui proposait une « Boucle pastorale de Caves ». En réalité, il s’agissait bien d’une seule et même boucle, raison pour laquelle afin de couper court à toute possibilité d’erreur ou de confusion j’ai donné à ma balade le nom de « Boucle du Sentier pastoral de la garrigue à Caves ». En effet, et avant même de démarrer mais connaissant bien d’autres secteurs des Corbières Maritimes, comment imaginer que des bergers aient pu ignorer cet endroit en particulier ? Le mot « pastoral » n’est donc pas usurpé. A Caves, il est 9h30 quand nous rangeons notre voiture sur le parking qui jouxte le foyer. Nous démarrons en nous fiant au topo que j’ai imprimé et qui nous dit d’emprunter l’avenue de la Mer, qui est en réalité la rue principale continuité de la D.27 par laquelle nous venons d’arriver. Peu après, nous la quittons au profit de la rue de la Grange Rouge. De toute façon, dans cette dernière rue, le parcours est déjà balisé en jaune (PR) et en jaune et rouge (GRP) et il est donc assez facile de suivre la bonne direction pour sortir du village et ainsi trouver le tunnel passant sous l’autoroute. La suite est encore plus simple puisque dès la sortie du tunnel, et au lieu-dit Artigue, quelques panonceaux directionnels sont déjà bien présents. Le nôtre est là aussi, indiquant la direction et la distance restant à parcourir : « Boucle Sentier de la Garrigue -PR- 9,1km ». Les dés sont jetés. Si Dany paraît confiante, et c’est normal car ses problèmes de hanches vont beaucoup mieux, de mon côté, je suis plus réservé. En effet, nous sommes le 10 mars et voilà moins d’un mois ; le 19 février exactement ; que 3 stents m’ont été posé sur les coronaires suite à deux ou trois angors successifs mais inédits. 3 jours à l’hosto que j’ai mal vécus car ces problèmes cardiaques étaient nouveaux pour moi et surtout si inattendus. Oui, j’ai beaucoup pensé à la mort pendant ces 3 jours au point que j’ai ressenti le besoin de l’écrire dans Mon Journal Mensuel sous un article qui avait pour titre « 3 jours à l’hosto…3 jours de philosophie ». De surcroît , j’ai été très fatigué dans les 10 jours qui ont suivi ma sortie de l’hosto. Puis comme si un ressort avait jailli dans mon corps, la forme est revenue aussi soudainement qu’elle était partie, raison pour laquelle nous sommes au départ de cette modeste balade d’une dizaine de kilomètres. C’est moi qui l’ai voulu ainsi. Si le besoin de marcher et d’aller à la rencontre de la Nature est déjà là, celui de me prouver que je peux faire les mêmes choses qu’avant est encore plus important à mes yeux. Certains y verront peut être une fierté mal placée alors que je n’y vois qu’une nécessité quasiment vitale. Depuis de longues années, la marche pédestre est presque devenue pour moi un principe de vie. Bien sûr, ici pas question de speeder. Et si Dany démarre d’une bonne foulée, j’en suis déjà à flâner en photographiant des fleurs déjà bien présentes. Pourtant, je respire normalement et sans essoufflements, ce qui ne m'était plus arrivé depuis très longtemps. Je suis enchanté ! Cette flore que je photographie est au delà de mes espérances, avec des genêts, des iris, des narcisses, des ophrys et quelques autres encore qu’il me faudra identifier en rentrant. Parmi toutes ces fleurs, les orchis sont ceux qui retiennent le plus mon attention, à cause de leur beauté certes, mais surtout à cause de leurs différences de couleurs et de tailles. Pourtant, j’ai le sentiment qu’il ne s’agit que d'une seule espèce qu'on appelle Orchis géant. Quant à mon autre passion que sont les oiseaux, au départ je ne me fais guère d’illusions, car en marchant à deux ce n’est jamais la panacée pour les photographier, surtout dans un décor de garrigues comme celui qui est devant moi, touffu à l’extrême. Quelques-uns pourtant ; mais le plus souvent inattendus ; auront la délicatesse de poser gentiment devant mon objectif. Pour tout le reste de ce que j’ai lu dans le topo consacré au « GRP Sentier de l’Ancienne frontière occitano-catalane » tout est vrai ! La garrigue est magnifique, surtout en cette saison. Les vues sur les étangs et la Méditerranée sont exceptionnelles et encore plus grandioses quand on est au sommet d’une plateforme d’un poste de chasse. Cela est vrai même quand on déteste la chasse ! Rajoutons-y quelques vues sympas sur le village à un instant donné et on pourrait presque parodier Audiard et Gabin et affirmer que « Caves se rebiffe ! » Comme indiqué aussi, les vieilles pierres sont très nombreuses dans tous les décors et sont visibles sous la forme de murets, bergeries, chemins creux, capitelle, orris, puit et autres terrasses de cultures. Oui, tout cela est bien visible mais il faut quand même y rajouter que les lieux traversés ou aperçus sont parfois agréables et étonnants. C’est le cas notamment dès lors que l’on chemine en balcon la combe qui a été creusée par le Rieu. Ce petit ruisseau est si asséché qu’on s’interroge sur le temps qu’il lui a fallu pour effectuer cette saignée . Il va en être ainsi quasiment jusqu’au lieu-dit le Fournas où là l’itinéraire se décide à faire demi-tour. Comme je le fais souvent, je flâne de manière extrême. Quand Dany est occupée avec son portable, je me mets en quête d'ausculter une pierre minée par les lichens. J'vois des visages et des dessins de toutes sortes. J’examine aussi mon bout de carte et prend plaisir à analyser les noms des lieux-dits écrits en langue romane essayant de leur trouver une résonance « française » et encore mieux une explication : la Mort del Turc, les Roques Negres, le Pla des Artigues, Les Luquiès pour n’évoquer que ceux notés au sein du parcours. Il est vrai aussi qu'avant de partir, j'ai lu pas mal d’histoires à propos du village de Caves. Celle de son église dédiée à Sainte-Germaine de Pibrac mérite qu’on s’y intéresse car elle est assez insolite et bourrée de valeurs morales et religieuses. Il y en a bien d'autres. Oui, nous avons pris beaucoup de plaisir à faire cette balade, qui est plus est, avec une météo remarquable. Mais au-delà de ce bonheur, la plus grande satisfaction a été de la finir en très bonne forme. Malheureusement, ça ne durera pas mais ça c’est une autre histoire à venir que je ne connais pas encore à l’instant où je termine celle-ci. Ainsi va la vie avec ses hauts et ses bas. Aujourd’hui, la vie m’a offert un haut et c’est bien d’avoir pu le saisir. Cette randonnée est donnée pour 10km, un dénivelé de 160m et à faire en 3h. Arrêts et pique-nique inclus, nous avons mis 4h45. A éviter l’été et bien sûr un jour de grosse canicule. Eau en quantité suffisante et bonnes chaussures sont recommandées sur un terrain le plus souvent caillouteux. Carte IGN 2547 OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.
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L’expression qui dit « qu’à toute chose malheur est bon », je pourrais presque l’accommoder à ce « Sentier de découverte du Crest Petit » à Baixas. En effet, sans la Covid et les mesures restrictives prises par le gouvernement, il est fort probable que Dany et moi n’aurions jamais découvert ce tout petit parcours pédestre, pourtant tout près de chez nous. Pour randonner, nous avons toujours tendance à ignorer la proximité pour aller voir bien plus loin et le plus souvent bien plus haut. Quoi de plus normal après tout ? Actuellement, certains hommes ne dépensent-ils pas des milliards pour aller dans l'espace et même sur Mars ? Restons plus modestes, cette balade est gratuite ! Il faut savoir que sur Internet, ce parcours est le plus souvent présenté comme « le sentier de découverte du patrimoine vigneron ». Ce patrimoine vigneron, c’est celui du Domaine Dom Brial, cave coopérative ô combien renommée bien au-delà des frontières de notre beau département des P.O et même de la France. Jugez plutôt. Dom Brial regroupe 247 coopérateurs qui exploitent 2 100 hectares de vin du Roussillon, pour une production annuelle moyenne de 85 000 hectolitres (extrait du site Dom Brial). En 2020 et pour la seconde année consécutive, elle s’est imposée comme Meilleure Cave Coopérative de France au Berliner Wein Trophy et la Cave du Roussillon la plus récompensée au Concours Général Agricole (extrait d'un article de l'Indépendant du 30/06/2020). Le sentier, lui, est une vitrine commerciale grandeur nature, disposant de panneaux d’informations et d’un système d’audio guide permettant de fournir toutes les explications nécessaires aux oenotouristes. Enfin tout ça, je suppose que ça fonctionnait avant l’apparition de la Covid ! A mi-parcours, il y a une petite aire de pique-nique et une table d’orientation est présente au point culminant (210 m). C’est donc ce petit sentier que nous avons découvert par hasard une première fois car ce jour-là notre idée première était de relier Baixas à Calce. Nous avons changé notre fusil d'épaule et avons donné la préférence à ce petit parcours dans sa version « originelle et vigneronne ». Puis nous y sommes retournés quelques semaines plus tard dans une version que j’ai jugée utile de rallonger et qui au départ devait nous amener une nouvelle fois jusqu'à Calce. Une tendinite à un genou m'obligea une fois encore à ne pas aller jusqu'à Calce. C’est donc cette nouvelle version plus longue mais quand même un peu réduite par les circonstances que j’explique ici. En ce 17 février 2021, elle va bien au delà du lieu-dit « Crest Petit » (Petite Crête) et se poursuit par la piste forestière qui traverse « Les Comes » (Les Combes), piste déjà empruntée lors d’une autre balade que j’avais intitulée « le Roc Redoun et les Coumos de la Quirro ». A vrai dire, les variantes et les découvertes possibles sont multiples : aller visiter Calce bien sûr, monter jusqu’au Roc Redoun (Roc Redon), visiter la chapelle Sainte-Catherine de Baixas et l’ancienne carrière de marbre, etc…Notre version est donc des plus simples. Il est vrai que ce jour-là je voulais privilégier la découverte de la flore et de la faune de ce secteur et de cette saison pré-printanière. Nous y avons passé du temps ; avec l'assentiment compréhensif de Dany ; mais le résultat a été conforme à mes espérances. En effet, n’est-ce pas assez rarissime de voir au cours d’une même petite balade un lapin de garenne et une perdrix rouge auxquels on peut rajouter quelques habituels papillons et passereaux et même un criquet de surcroît égyptien ? Telle qu’effectuée (trace rouge sur la carte), cette balade a été longue de 5,7km environ. Le dénivelé est très modeste puisque le départ est à une altitude de 112m et la table d’orientation au Crest Petit à 210m. Précisons aussi que le départ ne s'effectue pas de Baixas même (bien que ça reste possible !) mais d'un chemin qui se trouve à droite de la D.18 direction Calce. Carte IGN 2548OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.
Je ne sais pas vous, mais moi le travail des policiers me tient à cœur et quand je les vois manifester comme cela fut le cas le 19 mai dernier, j’avoue que je suis partagé entre deux sentiments majeurs : les soutenir encore plus fort et la peur de l’avenir.
Pourquoi la peur de l’avenir me direz-vous peut-être ?
Connectez-vous à Internet et amusez-vous à taper « Découragements dans les commissariats » dans Google recherche et regardez le premier résultat qui apparaît. Vous avez le même résultat si vous recherchez dans Bing. Oui, vous avez bien vu ! Il s’agit d’un article du journal Libération.fr du 23 octobre 2001 signé Jacky Durand, c’est-à-dire qu’il y a au bas mot 20 ans que nos policiers français partent bosser « en traînant la jambe ». Oui, ce découragement est devenu chronique. Incurable ? Rien n’a changé et si vous lisez-bien l’article jusqu’au bout, vous constaterez qu’il se termine par la volonté de plusieurs officiers de police d’aller manifester le jour même devant le tribunal de Grande Instance de Créteil en hommage à deux gardiens de la paix abattus quelques jours auparavant au Plessis-Trévise. A l’époque, s’ils manifestent, ce n’est pas qu’ils soient inconscients des risques de leur métier. Non, ils manifestent à cause du laxisme de la justice, de l’immobilisme des gouvernants et d’un manque de moyens comme on peut le lire dans d’autres journaux. (Le Parisien, Le Monde, etc….). En 2002 et suite à ces moments terribles, la Documentation Française avait cru bon sortir un excellent numéro spécial intitulé "Le Malaise policier".
Je vous rappelle qu’à l’époque c’est Jacques Chirac qui est président de la République, puis il y a eu Sarkosy, Hollande et Macron soit 4 présidents aux couleurs bien différentes et pourtant rien n’a jamais changé pour nos policiers en terme de reconnaissance de leur métier.
C’est fou comme les évènements de 2001 nous rappellent ceux que nous venons de vivre avec l’assassinat du brigadier Éric Masson le 5 mai 2021 et la manifestation qui s’en est suivie devant l’Assemblée Nationale le 19 mai.
Des policiers qui se font descendre par des voyous multirécidivistes, multirécidivistes que l’on a relâché à cause de lois bienveillantes à l’égard des assassins.
Des policiers qui en ont plus qu’assez d’interpeller et d’arrêter constamment les mêmes individus.
Des policiers qui manifestent à cause du laxisme de la justice et de la culture de l’excuse des juges.
Un manque manifeste de moyens, des places de prison toujours nettement insuffisantes,
Des gouvernants qui promettent mais ne font rien si ce n’est diminué les effectifs, vider les prisons par idéologie ou peur de mutineries, rendre les prisons et leurs cellules de plus en plus accueillantes pour les détenus et enfin promulguer des lois qui sont mal ou pas appliquées, voire de plus en plus permissives pour les criminels et oubliant les victimes….
Le pire avant tout est que les gouvernants oublient encore et toujours le travail colossal et difficile des policiers, policiers auxquels l'Etat demande des tâches procédurales de plus en plus lourdes, la société demande de surcroît des missions et des compétences constamment supplémentaires car les aspects sociaux se sont eux aussi démultipliés avec l’augmentation massive d’une immigration non choisie et/ou qui ne s’intègre pas.
Oui, voilà à quoi sont confrontés les policiers et les gendarmes chaque jour que Dieu fait. Oui, rien n’a changé en 20 ans et il faut sans doute multiplier allégrement ce chiffre par deux ou trois pour être au plus près de la progression de l’insécurité.
Oui, au fil des années, la situation n’a fait qu’empirer. La France est devenue une poudrière avec une immigration exponentielle ayant engendré une démultiplication des zones mal famées (sensibles dit la bien-pensance) et par voie de conséquence des problèmes de sécurité et sociaux qui vont avec.
Quel artisan, quel commerçant, quel patron, quel établissement accepteraient que chaque jour son travail soit inutile ou ne soit pas reconnu, soit bafoué et même foulé du pied par d’autres personnes ? Aucun ! Découragés, ils ne tarderaient pas « à mettre la clé sous le paillasson » pour aller pointer à Pôle Emploi ou déposer le bilan ! ». Pourtant, les policiers continuent de bosser tous les jours mais le découragement est là et ça peut se comprendre.
Certains ne le supportent plus et trop fragiles vont jusqu’à se suicider, quelques-uns, bien rares en ont assez de bosser pour des clopinettes et se laissent corrompre, d’autres démissionnent et préfèrent choisir d’autres voies professionnelles mais la grande majorité continue à bosser sans pour autant voir une solution pour sortir de cette impasse. Car c’est bien dans une impasse qu’ils bossent chaque jour ! Puisque paradoxalement et parmi les personnes aussi diverses qui foulent du pied leur boulot, on peut bien sûr y trouver des voyous de droit commun, des trafiquants, des criminels, des assassins, des terroristes mais aussi des avocats, des magistrats, des ministres et on peut même y rajouter parfois les membres du Conseil Constitutionnel et du Conseil d’Etat. Pris en tenaille entre tous ces responsables ; des injustices d’un côté, de la Justice de l’autre ; ils sont comme enfermés dans un soufflet entre deux parties rigides, pour ne pas dire ankylosées et donc comme inébranlables. Oui, ils ont ce sentiment d’être ballotés dans un étouffoir et que tout un système inflexible se ligue contre eux.
Ajoutons à tout ça le fait que ceux qui rentrent dans la police de nos jours n'ont pas toujours le niveau nécessaire voire la formation dédiée comme c'était le cas dans le passé est la coupe est déjà bien pleine.
Si rien ne change, si rien n’est fait, seul le soufflet se déchirera, la police tombera au plus bas et la France sera en grand danger !
Oui, je soutiens nos policiers et nos gendarmes, la survie de la France en dépend.
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Samedi 23 janvier 2021, 10h. Avec Dany, nous sommes à Néfiach pour réaliser une randonnée qui a pour nom « Le Sentier de découvertes et d’agrément de Néfiach ». J’ai eu connaissance de ce circuit pédestre grâce à Patricia qui gère le blog « A pied dans le 66 ». Sur ma demande, Patricia m’a gentiment transmis un tracé GPS allant de Néfiach à Caladroy et retour par une boucle empruntant en grande partie le sentier en question. Son tracé est donc un peu différent et un peu plus long que celui que nous envisageons de parcourir car le nôtre se veut plus proche du tracé originel inauguré en novembre 2011. Inauguré en grandes pompes car avec les principales « huiles » du département et de la Région, si j’en crois ce que j’ai lu sur Internet. Parmi ses personnages haut placés, le regretté Christian Bourquin dont on connaissait la passion pour la randonnée pédestre. Internet nous apprend aussi que ce sentier a été réalisé sous l’égide de la Charte Intercommunale du canton de Millas dont dépend le village, avec le concours de la mairie de Néfiach, de l’Office National des Forêts, de la Fédération Française de la randonnée et le soutien financier de la Région Languedoc Roussillon et du Conseil Général des Pyrénées Orientales. Certes j’apprends aussi qu’il s’agit d’un sentier d’interprétation avec 11 plaques botaniques, 5 pupitres dits d’agréments et une table d’orientation mais pourquoi autant d’intérêts pour un parcours pédestre qui est censé parcourir somme toute que des paysages de garrigues et de vignobles ? Parce que l’intention des concepteurs de la Charte Intercommunale du canton Millas est de créer en finalité un réseau de sentiers reliant les différentes communes entre elles créant ainsi un grande boucle pédestre autour de Millas. Quel beau projet en perspective ! Si tout ça me plaît bien, j’essaie de savoir si le projet a vu le jour 10 plus tard ? Et là, je ne trouve pas grand-chose quand au site de la Charte Intercommunale du canton de Millas, un message indique constamment qu’une mise à jour est en cours. Le décès prématuré et si soudain de Christian Bourquin aurait-il mis fin à ce beau projet ? Je le crains ! Au-delà de toutes ces considérations, une question me taraude avant de démarrer: « La garrigue néfiachoise serait-elle si différente du reste de la garrigue du Ribéral que je connais déjà si bien ? », « à moi de le découvrir » me dis-je comme seule réponse et en démarrant. Nous démarrons sous un ciel bizarre car d’un blanc argenté vers le sud et d’un bleu acier vers le nord. Dans l’immédiat, le soleil peine à traverser cette côte de mailles et il en sera ainsi une belle partie de la journée. A Néfiach, le démarrage s’effectue en direction du passage à gué enjambant la Têt. D’emblée, les découvertes promises dans le titre de la balade sont là. Pour moi, elles se présentent sous les traits de plusieurs bergeronnettes occupant les gravières du fleuve. Guère plus loin et toujours au bord du fleuve, une Buse et une Aigrette surveillent le rivage en quête d’une collation à se mettre sous le bec. Ravi de ces premières photos, je me dis « ça commence bien ! ». Le premier panneau botanique se présente peu après une jolie aire de pique-nique. Il est consacré au « micocoulier », arbre ô combien magnifiquement « échevelé » dans sa ramure hivernale complètement dénudée. Ici d’ailleurs, tous les arbres sont dénudés, ce qui m’arrange dans ma quête à vouloir photographier les oiseaux. Ils sont disparates en espèces mais les étourneaux sont de très loin les plus nombreux. Il en sera ainsi tout au long du parcours où les rassemblements d’étourneaux seront souvent visibles. Quelques mètres plus loin, le deuxième panneau est dédiée à l’Asperge sauvage, plante ô combien « malchanceuse » car c’est sa juvénilité qui est son principal attrait, attraction pour nous, mangeurs de « jeunes pousses » et friands d’omelettes. Encadré de cannes de Provence, l’itinéraire continue, passe devant l’entrée du domaine du Mas Galdric, le contourne et parvient jusqu’à un autre radier enjambant un fossé. Mon bout de carte IGN m’apprend que ce fossé, bien rempli d’une eau limpide, est la partie aval d’un ravin prenant sa source non loin d’El Puig Alt, un Pic Haut dont l’altitude à 396 m est quand même relativement modeste. Ce ravin a pour nom « Cougouillade (*), toponymie dont on pourrait penser qu’elle parle au provençal que je suis. Mais non ! Une « Cougouillade » et une « couillonnade » (*) sont apparemment deux mots à la définition bien différente ! Si c’est ici que commence la véritable mais humble déclivité, ce n’est pas elle qui m’inquiète. Non, ce qui m’inquiète ce sont les coups de fusil qui résonnent tout autour de nous et se rapprochent au fil de notre avancée. Or mis un 4x4 planqué derrière un bosquet, nous ne voyons personne, pourtant nous voilà contraints de nous mettre à crier pour que les tirs s’arrêtent. Ce n’est pas très rassurant et ce d’autant que nous n’avons pas pensé à prendre nos gilets fluo ! Je m’interroge : « Est-il normal qu’un sentier pédestre qui se veut « d’agrément » soit également occupé par des chasseurs ? ». « Ne peut-on pas leur réserver d’autres zones plus éloignées de ce sentier pour chasser ? ». D’ailleurs dès le départ ce terme « d’agrément » m’a déjà interpellé quand j’ai vu certains fossés remplis d’immondices dont certains comme calcinés pour les faire disparaître. Alors je me suis dit que si des personnes sont irrespectueuses de la Nature, on ne peut pas systématiquement incriminer les communes. Dans ces circonstances, leurs tâches ne sont pas faciles et elles ne peuvent pas être en surveillance derrière chaque citoyen. C’est triste mais c’est ainsi et je le constate souvent sur ma propre commune. Alors que j’en suis à m’interroger, les tirs les plus proches s’arrêtent et les quelques-uns qui subsistent se font plus lointains. Des crissements de pneus sur une piste voisine sont-ils synonymes de fin de partie de chasse ? La suite de la balade totalement silencieuse, tranquille et solitaire me le confirme et met fin à nos angoisses. Nous pouvons désormais marcher paisiblement et profiter pleinement des vues et panoramas qui s’ouvrent tout autour de nous : Massif du Canigou, les Aspres, montagnes du Vallespir, les Albères, la Méditerranée, la Plaine du Roussillon, la Vallée de la Têt et Força Réal sont les plus faciles à identifier. Seule au bord du sentier, une poubelle perchée et transformée en poste de chasse vient nous rappeler qu’ici les pouvoirs publics n’ont pas su choisir entre chasseurs et randonneurs. Auprès de la Nature, le « tri sélectif » est encore à faire entre ceux qui la tuent et ceux qui l’aiment ! Entre ceux qui dressent en son sein des poubelles en plastique pour anéantir la faune et ceux respectueux qui ramènent leurs déchets à la maison. Le sentier continuant de s’élever, il nous offre d’autres vues : le Domaine de Caladroy puis c’est le joli Mas de la Juliane, partiellement deviné au travers des arbres. Finalement et malgré l’heure précoce, nous arrêtons pour déjeuner au sommet d’une butte. Nous ne sommes pas loin du lieu-dit Roc Grand. Là, une ancienne vigne, aujourd’hui quasiment disparue, mais envahie désormais par une herbe bien sèche mais douillette est une invitation à s’y asseoir voire à s’y coucher. Une petite sieste serait la bienvenue mais c’est sans compter dans cet appareil que je déteste et qui s’appelle le « téléphone portable ». Si le smartphone n’était pas trop de la partie, je pourrais presque dire que c’est un pique-nique idéal et ce d’autant que de superbes vues se dévoilent sur les montagnes enneigées du Haut-Conflent. Et puisqu’il n’est pas idéal, je pars photographier des oiseaux pendant que Dany papote au téléphone. Pinsons et un rouge-gorge occupent le secteur et m’occupent une petite heure. Je retrouve Dany qui a fini de téléphoner et l'herbe tendre pour déjeuner. Avec salades « Sodebo », sandwichs triangles et riz au lait, la table est vite dressée et le déjeuner vite expédié. Nous repartons. Toujours très bien balisé, le sentier se poursuit entre garrigues et sous-bois et finit par s’ouvrir sur de vastes parcelles plantées de vignes et d’oliviers. Peu après, se présentent des panonceaux où différents choix directionnels sont proposés : Boucle par Caladroy plus longue ou celle vers Néfiach. Nous choisissons cette dernière. Malgré de multiples zigzags, nous gardons le cap « Sentier de découvertes et d’agrément de Néfiach » ou bien celui intitulé « Boucle Volta Néfiach ». Les deux mentions sont communes avec le circuit que nous voulons réaliser même si des variantes restent apparemment possibles. Au pied d’El Puig Alt, le vignoble a très largement empiété sur les bois et la garrigue, offrant à nos vues d’autres décors plus ou moins lointains. Il faut encore s’élever à gauche de ce petit Puig Haut pour atteindre le point culminant de ce circuit à 343 m d’altitude. Non loin de là, une table d’orientation, face au Canigou, a été installée. Pas si « étourdis » que ça, un groupe d’étourneaux a choisi ce pinacle comme piédestal à leur grapillonnages des raisins oubliés et à leur dégustation de baies sauvages. Le sentier redescend au milieu de jolies plantations de cèdres. De ludiques panonceaux continuent à nous offrir de la lecture soit botanique soit agro-pastorale mais d’un temps révolu. Plus bas, la garrigue reprend totalement ses droits. Ici les ajoncs, les cistes cotonneux et les chênes pubescents se livrent des duels de couleurs chamarrées. Des bancs ont été élevés à bon escient pour profiter pleinement des vues et de ce spectacle coloré. Par chance, un autre spectacle se déroule devant nos yeux, c’est celui de centaines de cigognes qui apparemment partent en migration. Elles avancent au dessus du fleuve Têt dans un vol étonnant car complètement désordonné, un peu comme si elles étaient ivres et dénuées du moindre sens d’orientation. Pourtant, malgré ce désordre aérien, elles avancent et disparaissent peu à peu de notre vue. Elles ont disparu mais on reste scotché là sur notre banc comme si nous attendions de nouvelles cigognes voire un autre spectacle aussi insolite. On se résigne à repartir. Dès lors que les cicatrices d’une carrière apparaissent droit devant, l’arrivée n’est plus très loin. Si on observe cette carrière dite de Bente Farine (**) et ses proches collines alentours, on remarquera que leur géologie est quasiment identique à celle des Orgues d’Ille-sur-Têt. Oui, ces collines sont constituées des mêmes dépôts alluvionnaires composés de sables, d’argiles et d’agrégats mais avec une différence capitale, ici les cheminées de fées sont bien moins majestueuses. Alors qu’à Ille-sur-Têt, les autorités ont pris conscience des merveilles que la Nature avait façonnées pendant des lustres et de l’intérêt touristique et commercial qu’elles pouvaient générer, ici on a laissé taillader les collines pour quelques tonnages de matériaux. Il ne faut en vouloir à personne car il fut un temps où chaque arpent de terre alluvionnaire près du fleuve était synonyme d’exploitations : vignobles, vergers, jardins potagers ou carrières tout était bon à exploiter et d’ailleurs Wikipédia nous apprend que même sur le site des Orgues d’’Ille-sur-Têt, il fût un temps où l’argile fut utilisée pour fabriquer des tuiles. On laisse ces collines sur notre gauche et l’on continue à suivre le balisage qui nous amène à proximité du fleuve Têt sans pour autant l’atteindre. On emprunte une passerelle de bois et le sentier se poursuit dans un décor où les figuiers de Barbarie poussent à profusion. La ligne d’arrivée se confondant avec le passage à gué, je m’y éternise en quête de quelques volatiles supplémentaires. Mais non, seule une Bergeronnette grise me salue de ses hochements de queue. Il est 15h, nous avons beaucoup musardé et avons pris plaisir à faire cette balade. Cette balade a été longue de 8 à 9 km environ et si je ne suis pas plus précis c’est parce que je n’ai pratiquement jamais utilisé mon GPS. Le point culminant est 343 m sous le Puig Alt peu après la table d’orientation. Néfiach étant à 115 m d’altitude, cela vous donne un aperçu de la modeste déclivité. Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.
(*) Cougouillade : L’origine de cette toponymie serait celtique si j’en crois le livre de Pedro Bosch-Gimpera« Les mouvements celtiques-Essai de reconstitution ». Il précise qu’en Catalogne cette toponymie signifiant « cône, sommet, capuchon, etc…» abonde en relation avec le mot romain « cugutiacum-cucullae » et que l’on retrouve dans le mot catalan et espagnol « cogullada ». En France, la ville de Cogolin est un bel exemple de cette toponymie. Wikipédia nous dit « Cogolin est un promontoire s'avançant sur une plaine ; c'est ce genre de colline, que l'on appelle en provençal « cuquihon - couquihoun », qui a donné son nom à Cougoulin-Cogolin. Probablement de l'occitancoucouri, coucouli, gougouli « cône de pin » pour désigner une hauteur. Ici, à Néfiach, on peut facilement imaginer que ce ravin de la Cougouillade qui descend directement du Puig Alt est le « ravin de la hauteur ».
Quant au mot « couillonnade », mot dérivé de « couillon » du latin « coleus » « testicule », le Larousse nous donne la signification suivante : « Très familier : Erreur, sottise, imbécillité ou tromperie, duperie »
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Ma fille Carole habitant Gruissan, voilà déjà pas mal de temps que je traîne mes guêtres tout autour de la vieille cité audoise chère à Barberousse. Pourtant ce « Circuit de la Goutine » que je vous présente ici, je ne l’avais jamais accompli dans sa totalité. C’est donc chose faite depuis ce 16 janvier 2021. Le départ est identique à une autre balade que j’avais décrite et intitulée « Le Sentier de la Clape et la chapelle des Auzils depuis Gruissan », c’est-à-dire qu’il faut emprunter le Chemin communal des Auzils et s’arrêter à hauteur du parking où est érigée une stèle. Là, un panneau décrit la balade mais le mieux est de faire 30 m de plus sur la route puis de se fier au panonceau mentionnant « La Clape – Secteur La Goutine – 100m ». A partir de là, il y a fort peu de chance de s’égarer tant l’itinéraire est bien balisé en jaune et les panonceaux directionnels suffisamment présents. 100 mètres plus loin, le vrai départ est donné et si vous lisez déjà « 350 m » au sommet du poteau, c’est parce que chaque poteau vous donne la distance déjà parcouru depuis le premier panonceau aperçu. Signalétique très pratique, il va en être ainsi tout au long du parcours. Il est 9h30 quand je démarre. Ne soyez pas étonné d’emprunter un sentier ressemblant étrangement à un ruisseau asséché se faufilant dans une haute végétation essentiellement méditerranéenne. Oui, vous êtes bien dans un fossé ! Oui, vous êtes bien au sein d’un ruisseau qu’ici on appelle un « rec », et ce « rec » est bien celui qui a donné son nom à ce lieu-dit La Goutine, même si sur les cartes et pour le définir on trouve une toponymie pléonastique baptisée « Ruisseau du rec ». En effet, si j’en crois les toponymistes, le mot « goutine » aurait pour origine le latin « guttina » signifiant « ruisseau » ou « rigole » (extrait de « Souvenirs wisigothiques dans la toponymie de la Gaule méridionale »de Pierre-Henri Billy). Cette toponymie est confirmée dans l’ouvrage d’André Pégorier« Toponymie : Les noms de lieux en France – Glossaire des termes dialectaux » dans lequel on apprend que dans l’Aude et l’Hérault, la forme francisée « goutine » du nom « goutino » est un grand fossé. Très proches du toponyme « goutine » et avec plus ou moins la même signification en « rigole » « ruisseau » « canal » « cours d’eau », « ravin », « vallon », « source », etc…, on y trouve aussi dans diverses régions françaises les mots suivants : « goutau » « goutalh » « goutail » « goutè » « goutille » « goutta » « goutte » « gote » « goute », auquel on peut rajouter « goutets » comme j’avais déjà eu l’occasion de l’expliquer lors d’une jolie balade ariégeoise intitulée « Les Cabanes du Goutets ». Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive . Voilà pour la toponymie et une explication de ce chemin qui se faufile dans ce goulet direction des « marmites » de calcaire. Bien que quasiment absente aujourd’hui, l’eau est omniprésente dans cette toponymie . Dans ce Massif de La Clape, elle a certes creusé des marmites mais également des recs, des ravins, des avens, des cavités, des grottes dont le Trou de La Crouzade que l’on aperçoit du chemin est le plus bel exemple, exemple préhistorique de surcroît bien reconnu des spécialistes qui y ont trouvé des outils et des ossements lors de fouilles. Bien évidemment, à l’instant où je marche je suis loin de penser à tout cela, même si j’ai rapidement acquis la certitude que lors de fortes précipitations pluvieuses, marcher ici doit être infiniment problématique. Non je ne pense pas essentiellement à ça et parce que les oiseaux sont bien présents, j’en suis déjà à déambuler comme jamais. Entre vignobles, garrigues, pinèdes et collines, ma passion de la photographie ornithologique a de quoi s’exaucer. Toutefois ayant promis que je serais en famille et à table vers 12h30, il me faut constamment trouvé un compromis entre prendre mon temps pour une belle photo et ne pas m’arrêter exagérément. Les fameuses marmites sont vite là puis c’est le parking et l’aire de pique-nique des Auzils que je traverse sans trop m’appesantir. Je prends beaucoup plus mon temps au lieu-dit « la Pépinière du Rec d’Argent », d’abord parce que le lieu est plus pittoresque et me paraît plus ancien et donc plus intéressant. Ainsi, ce que je prenais pour un vieux moulin sans ses ailes est en réalité un pigeonnier datant du 18eme siècle. Quant à la ferme du Rec, on note sa présence dans des textes de 1781. Créée en 1962 par l’Office Nationale des Forêts, la pépinière du Domaine du Rec d’Argent devait servir aux boisements des stations touristiques du littoral. Je crois savoir qu’elle est en friche et inexploitée depuis quelques année. Enfin le Rec d’Argent est une source située dans une grotte et captée depuis 1868 où elle alimentait le village de Gruissan à travers un réseau de fontaines et ce jusqu'en 1956. La source est depuis quelques décennies uniquement utilisée par les habitations des alentours. C'est la seule source du plateau de Figuières dont le débit reste suffisamment constant au cours de l'année. Voilà ce que mes lectures Internet m’ont appris à postériori. Je repars, arrêté seulement par des passereaux et quelques plantes ou fleurs qui me paraissent suffisamment intéressantes pour être photographiées. Ici, la déclivité s’accentue mais reste modeste et finalement on atteint la partie la plus remarquable de la balade car la plus ample en paysages et panoramas. Moi, qui en 2014 est accompli en 3 jours et à pieds « le Sentier du Golfe Antique ( à paraître) », soudain je comprends mieux cette dénomination de « golfe », même si l’adjectif « antique » nécessite qu’on s’intéresse à l’Histoire, à la géographie et à la géologie pour une totale compréhension. Peu de personnes le savent mais la Clape a longtemps été une île. L’île del Lec ou d’Ellec pour les Romains et la Lycia pour les navigateurs Phéniciens. Jusqu’à qu’elle époque a-t-elle été une île ? Les avis sont très partagés et j’avoue que je n’ai pas encore tout lu à son propos. Du bord de la corniche, les vues sont incroyablement époustouflantes. Elles défilent et quand je les observe avec attention j’y vois Gruissan, la Méditerranée, des étangs, des salins, des canaux, des pinèdes, des vignobles, Bages, Narbonne et un bout de La Clape derrière moi, le tout sur fond du Canigou superbement enneigé. Par la force des choses, la suite et la fin de ce circuit de La Goutine deviennent moins captivantes. Ça tombe d’autant mieux que j’ai beaucoup trop flâné et qu’il me faut presser le pas. Dans cette quête à me hâter, seule une étonnante stèle ; un « pauvre » gars qui est tombé d’une charrette en 1864 ; et quelques passereaux et fleurs freinent mon ardeur. Il est 12h30 quand je retrouve ma voiture. Chez ma fille, peut-être aurais-je un peu de retard pour prendre l’apéro ? Et ce d’autant qu’en passant devant un parking, j’aperçois les vestiges de ce qui ressemble à une tour. Finalement, j’apprendrais plus tard qu’il s’agit d’un moulin à vent. Ce circuit est long de 6,5km pour des montées cumulées de 200 m. Le point culminant est à 127 m d’altitude sur la crête du lieu-dit Castela dominant les lieux-dits La Goutine et la Fontaine des Chevriers. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.
Satisfactions. Avec ce titre, vous pourriez penser que je veux parodier la célèbre chanson des Rolling Stones. En réalité, c’est plutôt le contraire car je vous rappelle que le vrai titre de la chanson est « I can't get no satisfaction », c’est-à-dire « je ne peux obtenir aucune satisfaction ».
Oui, c’est bien le contraire et ces satisfactions dont je veux parler sont celles que j’éprouve à gérer mon blog « Mes Belles Randonnées Expliquées » depuis bientôt 13 ans.
Mon blog, je l’ai rarement évoqué, si ce n’est une seule fois dans Mon Journal Mensuel pour expliquer comment j’avais choisi mon pseudo « Gibirando ». L’article en question de mars 2014 avait pour titre « Naissance et vie d’un pseudo ».
Au-delà des principaux chiffres dont je ne peux être que satisfait, et que vous trouverez ci-après, c’est surtout l’aspect relationnel qui m’apporte une immense satisfaction. Je m’en explique également ci-dessous en m’aidant de quelques exemples mais je pourrais en citer des dizaines d’autres.
Les chiffres arrêtés au 06 mai 2021 :
1.179.746 visiteurs depuis le 24 juin 2008.
500 à 800 visites/jour en moyenne actuellement et plus de 1.000 en été.
Record de connectés en même temps sur le site : 362.
527 commentaires auxquels il faut ajouter 75 commentaires en Livre d’Or et 2.523 messages de personnes qui ont soit utilisé directement la rubrique « contact » soit ma messagerie personnelle.
14 périples pédestres sur plusieurs jours dont certains anciens en lien avec mon site Internet de chez Orange, site gelé depuis plusieurs années et comptabilisant à ce jour plus de 35.700 passages.
Au-delà des chiffres, j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer comment et pourquoi mes articles de randonnées avaient évolué au fil du temps, et quand je dis « articles » je veux aussi bien parler de mes récits que de mes vidéos. Les récits et les diaporamas ont été étoffés en longueur et en temps parce que quelques personnes handicapées ou à mobilité réduite m’en avaient fait la demande expresse, m’indiquant qu’elles prenaient beaucoup de plaisir « à marcher avec moi » virtuellement, soit en lisant mes récits soit en regardant les vidéos soit les deux. C’est ainsi que chaque randonnée est devenue une « histoire ». C’est ainsi que je me suis aperçu que « mes visiteurs » pouvaient être très différents, chacun venant prendre sur mon blog selon son envie ou son besoin, certains cherchant seulement de la lecture alors que d’autres étaient en quête d’un circuit ou d’un tracé IGN. Enfin et depuis quelques années, ayant mis mes vidéos en musique sur la plateforme YouTube, cet intérêt musical supplémentaire vint augmenter le nombre de passages tant sur le blog que sur ma chaîne YouTube. C’est ainsi que plusieurs visiteuses m’ont dit organiser des soirées essentiellement dédiées autour de mes vidéos de randonnées qu’elles regardaient de préférence sur un grand écran. Toutes mes vidéos ne sont pas encore musicales mais je travaille peu à peu à rattraper cette lacune et ce retard.
Enfin et comme je le dis en préambule, c’est surtout l’aspect relationnel qui m’a apporté et m’apporte encore de grandes satisfactions. En effet, en 2008 quand j’ai commencé ce blog :
Qui m’aurait dit qu’un éminent botaniste du Muséum d’Histoire Naturelle ; Olivier Escuder pour ne pas le citer ; allait analyser toutes mes vidéos de randonnées, recensant toute la flore que j’avais pu photographier puis terminant ce travail colossal, allait m’adresser un tableau de synthèse avec 7.063 données dont 5.995 plantes photographiées dans le seul département des Pyrénées-Orientales ?
Qui m’aurait dit que des géologues, des historiens (Mme Denise Péricard-Méa notamment), des photographes, des journalistes, de écrivains, des essayistes, des maires de commune, des Offices de Tourisme, j’en passe et des meilleurs allaient me contacter pour obtenir, qui un simple renseignement, qui des coordonnées géographiques, qui une demande de lien, qui une photo pour un journal, un magazine, un livre scolaire, un dépliant touristique, etc….?
Qui m’aurait dit que des jeunes gens deviendraient accros à la randonnée, et parfois carrément à la montagne, après être passés sur mon blog se lançant parfois dans des périples de plusieurs jours que plus jeune je n'aurais peut-être pas osé entreprendre ?
Qui m’aurait dit un jour que de fidèles lecteurs ou lectrices traiteraient mon blog de « bonbon sucré » de leur enfance, d’émulation et d’inspiration, de bien-être et d’agrément….?
Qui m'aurait dit que j'allais me faire des ami(e)s avec lesquel(les) j'allais correspondre régulièrement ?
Oui, si en 2008, quelqu’un s’était avancé à me dire tout cela, je l’aurais sans doute pris pour un fou !
Oui, tout ça est terriblement gratifiant mais l'aspect humain passe avant tout. Il vient se rajouter au plaisir que j’ai de marcher, de découvrir et d’apprendre. Il vient se rajouter à ma passion de l’informatique, de l’écriture et de la photo naturaliste car mon blog c’est tout cela à la fois !
Si j’écris tout cela aujourd’hui, c’est que mes nombreux et récents problèmes de santé me font craindre de ne plus pouvoir développer mon blog comme je le souhaiterais, c’est-à-dire avec des nouvelles randonnées dignes de ce nom. Oui, pour moi être contraint d’arrêter mon blog serait un vrai traumatisme……Dans l’immédiat, je ne veux voir que l’aspect positif. Alors que de belles « satisfactions » !
Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques interprétées par Richard Clayderman avec la voix de Gay Marshall extraites de l'album Desperado. Elles ont pour titre : "Desperado" , "Indigo Bay", "Un Hôtel Au Bout Du Monde" "Super Dreaming Day" et "Flamingo Road".
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Lundi 11 janvier 2021, 7h. Voilà comment est né ce « Circuit pédestre du Patrimoine de Baho ». Ce matin, comme souvent, je me suis levé tôt puis j’ai un peu flemmardé devant mon ordinateur. Je suis seul car depuis 2 jours Dany est partie garder les petits-enfants à Gruissan. Il fait un temps superbe et je me dis « pourquoi ne pas aller faire une randonnée pédestre ? » puis aussitôt « mais où aller sans voiture et en partant du domicile ? ». Avec ces conditions plutôt réduites, j’ai vite fait le tour. « Partir sans but dans la garrigue stéphanoise ? »« Sans but, très peu pour moi ! ». « Aller photographier les oiseaux ? »« Pourquoi pas, bien que cette activité me soit déjà régulière mais le plus souvent en VTT ». « Allez visiter un village pas trop loin ? »« Oui, mais lequel puisque j’ai déjà découvert Baixas et Peyrestortes lors d’une balade que j’avais intitulée « Le Chemin des Amandiers sauvages » ?« Que me reste-t-il à voir non loin de Saint-Estève ? » A bien y réfléchir « Seulement Baho ! ». Je me replonge dans mon ordinateur et trouve une balade de 6 km dans le village de Baho et sur ses hauteurs. Ne connaissant pas de tout Baho, or mis les adresses de quelques amis, je tape « Histoire de Baho » dans Google recherche. Là, d’emblée je tombe sur plusieurs sites présentant l’Histoire et surtout son vieux patrimoine. Ils sont bien présentés et incitatifs à la découverte de la cité car il y a beaucoup de photos. Un autre site m’apprend que le village est mentionné dans les textes depuis 976 et a été édifié puis fortifié autour de son église Saint-Vincent et Saint-Jean avec les caractéristiques d’une architecture ressemblant à celle d’une « cellera ». Ayant beaucoup lu à propos de l’Histoire du Roussillon, je sais que les « celleras » sont ces fameux « celliers » médiévaux propres à la Catalogne et au Roussillon où étaient entreposés les récoltes, lesquels peu à peu étaient devenus d’abord des lieux vénérés à défendre car de nombreuses « bouches » en dépendaient. Puis carrément confrontés aux convoitises, ces « celleras » étaient devenus des hameaux fortifiés puis des villages où des seigneurs régnaient sur leurs serfs leur assurant protection et fermage. Tout cela me suffit déjà pour me donner envie d’y aller voir. Sur Internet, les sites concernant le patrimoine de Baho étant plutôt nombreux, je n’ai aucune difficulté à lister ce qu’il y a à voir, à noter des lieux, des adresses et ce d’autant que ce patrimoine est globalement visible et donc observable sur un petit périmètre. Un coup d’œil sur la carte IGN me permet de voir que Baho, comme je l’avais déjà observé à Saint-Estève lors d’une balade que j’avais intitulée « Le Circuit de l’Eau », est entouré et veiné d’un réseau fluvial relativement important. Outre le Rec ou Canal de Vernet et Pia que j’ai bien l’intention de suivre en partie pour aller vers Baho, il y a pléthore de ruisseaux, recs et agouilles. Je me dis qu’il y a là aussi un patrimoine à découvrir et je dessine mon parcours en tenant compte de ça. Là aussi, m’intéressant à l’Histoire de ces canaux, j’ai lu que les plus anciens dataient du 11eme siècle. Pour tout le reste, hors de Saint-Estève et de Baho, je me dis que la Nature m’offrira ce qu’elle peut, sachant que photographier la flore et la faune est devenu si nécessaire pour moi au cours de n’importe quelle balade ! Le patrimoine de Baho et une Nature à photographier, les objectifs sont arrêtés et me conviennent. Je programme le parcours prévu sur mon logiciel CartoExploreur et l’enregistre dans mon vieux GPS. Je cours à la boulangerie la plus proche, achète une baguette, confectionne 3 sandwichs avec ce que j’ai dans le frigo, prends une bouteille d’eau et voilà mon petit sac à dos prêt à être harnaché. Il est déjà 10h30 quand je sors de la maison mais après tout rien ne presse. Le ciel est toujours aussi merveilleux, et Place du 14 juillet, les quelques palmiers sous lesquels je passe pour me diriger vers la partie ancienne de Saint-Estève me laissent presque imaginer un voyage en une terre lointaine. Oui, je suis heureux de marcher sous ce beau ciel bleu. Si j’emprunte l’avenue du Général de Gaulle direction Baho, comme prévu et pour éviter au maximum l’asphalte, à hauteur de la petite rue Arago, je longe immédiatement le canal de Vernet et Pia. Du fait de son assèchement, le canal attire énormément de passereaux dans son lit. Merles, Moineaux, rougequeues noirs, pouillots et bergeronnettes et de rares mésanges constituent l’essentiel de l’avifaune présente tout au long du canal. En contrepartie et on peut le regretter, on constate qu’il sert trop souvent de dépotoir. C’est ainsi que j’y aperçois beaucoup de déchets en plastiques et ça va d’un simple sac, à des bouteilles et à des résidus de toiles de serres. Je vais même y voir un écran d’ordinateur et deux gros caissons. Au niveau de l’écluse du ruisseau de la Boule, deux bergeronnettes peu farouches trottinent sur le pont mais c’est surtout dans le ruisseau que mon attention se porte. Là, un grèbe castagneux va me faire tourner en bourrique. C’est probablement un juvénile, ce qui ne l’empêche nullement de savoir déjà pêcher. A chaque fois que j’essaie de le cadrer et de faire une mise au point sur lui, il plonge ressortant parfois plus loin au milieu des roseaux. Je me dis qu’il va falloir que j’aie beaucoup de patience si je veux le photographier correctement. Finalement et alors que je me suis donné une demi-heure pour y parvenir, il me faudra seulement la moitié car à un moment, je le vois ressortir tout près du déversoir de l’écluse avec dans le bec une grosse grenouille. Il ingurgite sa proie encore vivante à une vitesse incroyable. Finalement, et sans doute parce qu’il a le ventre plein, il s’assagit et devient moins farouche. J’ai tout le loisir de la photographier même si son obstination à rester au milieu des roseaux ne me rend pas la tâche facile. Je repars et continue de longer le canal. Je sais qu’il va me falloir le quitter à hauteur du pont de la D.616 car plus loin son itinéraire se termine dans une propriété privée à hauteur du Mas Serrat. Un haut grillage empêche tout passage. C’est soit ça, soit passer par la déchetterie avec encore un peu plus de bitume et un peu plus de distance. C’est ainsi que par là, je rejoins plus rapidement le carrefour puis continue vers Baho par l’ancien chemin de Pézilla puis par celui de la Trémie. Ici, rien de notable or mis quelques passereaux puis juste devant moi une Buse variable sans doute affamée qui course une Tourterelle. Alors que je photographie cette scène tant bien que mal, la Tourterelle réussit à s’extraire de ce piège en volant en rase-mottes et entre les arbres. Baho est là et le premier sujet patrimonial se présente sous les traits d’un très joli oratoire dédié à la Vierge Marie au début de la rue des Rouges-Gorges. Une rue au nom assez paradoxal aujourd’hui puisque si je parviens à photographier encore des oiseaux, il s’agit ici de Pouillots et d’Etourneaux sansonnets essentiellement. Je poursuis la rue des Rouges-Gorges pour finalement m’arrêter à hauteur d’une école primaire y découvrant une stèle commémorant la Révolution Française. Je reviens sur mes pas et retrouve le canal de Vernet à Pia puis je continue dans la rue du Moulin Sainte-Anne. Le patrimoine plus ou moins ancien se dévoile peu à peu : le château d’eau, une très vieille plaque indiquant que la « mendicité est interdite dans les Pyrénées-Orientales », un lavoir, un autre canal et une agouille puis c’est la place de la Fontaine, avec sa fontaine bien sûr, mais aussi son clocher-tour, son fort, son Arbre de la Liberté, énorme platane au tronc et au houppier impressionnants car planté en 1839 et enfin un joli trompe-l’oeil. Les photos se succèdent mais c’est loin d’être fini car un passage est franchi permettant d’accéder à la partie la plus ancienne de la cité avec son fort, son église Saint-Vincent et ses étroites venelles typiques de ce qu’était parfois « une cellera ». Un ludique panonceau en conte l’Histoire en catalan et en français. « 1700 » annonce une gravure au dessus du porche. Ma curiosité m’entraîne dans deux « carreros », c'est-à-dire dans des impasses. Dans la deuxième, celle de Saint-Vincent, j’y découvre par chance la fameuse gravure « 1663 » à même une façade, gravure mentionné sur le Net mais jamais vu en photo. Je suis ravi de cette trouvaille. Ici, dans ce secteur de la « cellera », on ne peut pas ne pas remarquer que de nombreuses façades ont été bâties avec des galets de rivière mais aussi avec ses fameuses briques rouges que l’on appelle « cayroux », ces matériaux étant bien sûr typiques de l’architecture catalane et ce depuis des lustres. Il en est ainsi de l’église mais aussi de l’ancienne mairie, puisque je vais constater un peu plus tard qu’un bâtiment très moderne tient cet office désormais. Les plaques des rues toutes en faïence sont joliment décorées et parfois il y en a même deux, une en catalan et une deuxième en français. Je continue de flâner tout autour de cette partie la plus ancienne découvrant des nouveautés non inventoriés sur Internet et notamment sur des linteaux de portes et des façades : bas-reliefs, monogrammes, datations et quelques très vieilles plaques publicitaires d’assurances laissant penser qu’il fut une époque où il était prépondérant de mentionner que l’on était bien assurer. Il est temps de ressortir la « liste patrimoniale » de ma poche pour faire le point de ce que j’ai vu et pas vu. Je coche ce que j’ai déjà photographié et descend la rue Nationale en quête de 2 oratoires votifs nichés à même les façades de deux maisons. Elles se font face mais petit problème une niche est vide de sa statuette de la Vierge alors que je me souviens très bien l’avoir vu en photo sur Internet. Bien qu’un peu déçu, je les photographie toutes les deux me disant « qu’il fut un temps où la chrétienté était une valeur primordiale pour bon nombres de citoyens ! » Ce n’est plus le cas ! Je pars musarder dans des ruelles adjacentes pas toujours intéressantes « patrimonialement » parlant, mais y découvrant néanmoins une troisième niche pieuse. Il est plus de midi et je me dis que le temps est passé très vite. Je remonte la rue Nationale car j’ai prévu d’aller manger mes sandwichs dans le parc Jeanne de Guardia. Hors mis son titre de noblesse que me laisse imaginer la particule « de », j’ignore qui est cette dame et malgré mes recherches sur le Net avant de venir, je n’ai rien trouvé à son propos. Je me dis que c’est dommage. Outre l’aspect agréable et reposant du lieu, le parc laisse entrevoir les vestiges d’une étrange colonne, espèce de « vis sans fin» en marbre ou en granit et juste à côté ce qui ressemble aux vestiges d’un vieux moulin ou d’un puits condamné. Guidé par ma curiosité, une fois encore, je me dis « il faudra que tu cherches une explication ! » Je déjeune de mes sandwichs dans une solitude sans nom et seulement au son des voitures qui passent derrière moi dans la rue Nationale. Au fond de moi, je me dis « quel dommage et quelle tristesse que cette pandémie de Covid ! » puis « elle a tout tué y compris la vie divertissante d’un parc pour enfants ! » Un parc pour enfants transformé en désert, oui je trouve ça très triste. Il est temps de finir ma visite de Baho par les petites ruelles non encore explorées. Là aussi, je n’y vois personne et les ruelles sont désertes mais il est vrai que c’est l’heure du déjeuner. Devant la belle et moderne mairie, je fais un dernier point de ma liste et constate avec satisfaction que j’ai photographié la totalité du patrimoine que j’y avais mentionné. Il est temps de terminer. Je file en direction du cimetière car je sais que les autres « canaux » que j’ai prévu de longer sont par là-bas. C’est donc vers l’avenue des Corbières que je me dirige. Je passe devant le monumental calvaire, dernier patrimoine non encore vu ni photographié. Là commence l’avenue des Corbières que je connais bien pour y voir des amis. Le cimetière n’est guère plus loin. Au sein ce dernier, je suis d’abord attiré par le Monuments aux Morts où la plaque commémorative indique entre autres victimes, un De Guardia Jean, ce qui tend à prouver qu’il s’agit d’une famille implantée depuis très longtemps à Baho. Puis, je me contente de quelques caveaux imposants car à vrai dire ce n’est pas ma partie patrimoniale préférée. Je ressors du cimetière en partant à gauche, le contourne en empruntant une première allée toujours à gauche puis une autre à droite longeant un fossé. En réalité, si je regarde mon bout de carte, il s’agit d’un ruisseau du nom de Rec del Viver. Si le fossé est quasiment à sec, un groupe de pinsons l’occupe et à mon approche, il s’envole dans de grands feuillus qui le dominent. Quelques spécimens se laissent gentiment photographier. Idem un peu plus loin avec des serins dont un seul, d’un jaune flamboyant, se laisse photographier. Un mâle. Après être passé derrière les jardins de jolies villas, je n’ai pas d’autres choix que de suivre un sentier filant à gauche entre le mur des dernières maisons, un autre fossé et une haute haie de ronciers. Je ne le sais pas encore mais ce sentier m’entraîne hors de la ville et vers la route bitumée du Chemin de Latour. La haie retenant plusieurs fauvettes, je mets en quête de tenter de les photographier. Mais la tâche est ardue et dès lors que je sais que j’en ai une, je me remets en route. Là, c’est déjà la campagne et carrément la fin des dernières maisons. D’ailleurs un dernier fossé encadre l’ensemble des derniers lotissements. Un coup d’œil sur la carte IGN me permet de savoir qu’il s’agit de « l’Agulla del Pla » à la fois bétonné et souterrain par endroits. Je quitte définitivement Baho par le chemin de Baixas, laissant d’ailleurs l’asphalte à la première occasion en continuant tout droit dans la garrigue. Un sentier permet de s’élever sur un petit plateau dénommé Pla des Forques. Après avoir cheminé une pinède, j’en retrouve une autre de l’autre côté de la D.616, route qu’il faut traverser avec beaucoup d’attention car les voitures y roulent vite. Là, il faut poursuivre le Chemin d’En Destros bitumé menant vers un passage à gué sur le ruisseau de la Boule et la ruine imposante du mas Cramat. Voilà très longtemps que je ne suis plus venu par ici et je me souviens d’un temps très lointain où mon fils ; un gamin à l’époque ; venait y jouer avec ses copains. Je visite le mas en ruines en quête d’une information quand à son Histoire et à sa destinée mais je ne trouve aucun élément évocateur. Je laisse l’asphalte et emprunte un chemin se dirigeant vers le lieu-dit Cau de la Guille. Ici, quelques petits passereaux jouent entre garrigue et vignes. Ils me stoppent un bon moment. Je repars. Là, je l’avoue, je marche sans trop savoir ce qui m’attend. Finalement, je finis par comprendre que l’itinéraire que je poursuis ne fait que le tour de cet immense vignoble. De ce fait et dès la première occasion qui m’est offerte je le quitte en enjambant un nouvelle fois le ruisseau de la Boule, qui par bonheur est là aussi complètement asséché à cet endroit. Me voilà de nouveau devant une autre grande parcelle plantée de vignes qu’il me faut traverser. J’observe les lieux et finis par les reconnaître. Je sais où je suis. Je sais aussi qu’en traversant ce vignoble, le chemin que j’emprunte est le plus court menant à Saint-Estève et donc chez moi. Je ne rentre pas immédiatement profitant de la dernière pinède du Bois Joli et d’un banc, lequel bien à propos, me permet de terminer un reliquat de casse-croûte et de prendre un peu de repos. Cette pause est d‘autant plus agréable qu’un rouge-gorge, des rouges-queues noirs et une bergeronnette ont apparemment envie de se laisser « tirer le portrait » et ce, sans être trop farouches. Ainsi se termine cette magnifique journée que j’ai remplie au-delà de mes espérances matinales. Il est 15 h heures et je connais un peu mieux Baho et son patrimoine. Il ne me reste plus qu’à approfondir son Histoire. Internet sera-t-il là pour m’aider ? Y a t il des ouvrages qui l’évoquent ? Je me promets de chercher. Quand à la Nature, si pour moi elle continue à être un livre ouvert, je sais déjà que je ne pourrais jamais le lire entièrement. Telle que racontée ici en en partant de mon domicile, cette balade a été longue de 11 km environ, flâneries dans Baho incluses. Les montées cumulées sont dérisoires car de 65 mètres environ. Carte IGN 2548 OT Perpignan – Plages du Roussillon Top 25.
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Avec ses 2,5 km de distance et bien qu’il s’agisse plus d’une promenade que d’une véritable randonnée, j’ai estimé que ce « Site naturel du Lac de Bouzigues à Saint-Féliu-d’Avall » avait toute sa place dans mon blog. Il correspond parfaitement à ce que de nombreux marcheurs recherchent par ces temps de couvre-feu ou de confinement à distance réduite. Mais après tout, une promenade n’est-ce pas une randonnée en miniature ? La réponse est « oui ». D’ailleurs en écrivant ce texte, il me vient une anecdote. Un jour, alors qu’en famille nous parlions de randonnées, ma petite-fille Eulalie qui ne devait pas encore avoir 2 ans a demandé « mamie c’est quoi une randonnée ? ». Et mamie a répondu « c’est une longue promenade ». Et là, Eulalie a demandé « c’est quoi une promenade ? ». Alors avant que quelqu’un ne réponde et pour la taquiner un peu, j'aie répondu « c’est une courte randonnée ! ». Eulalie, avec un air complètement hébété m’a regardé puis a regardé tout l’auditoire ne sachant plus très bien quoi dire et penser. Finalement, j’ai pris le temps de lui expliquer que la distance était l’essentiel de la différence mais que la randonnée dont on parlait ici était une longue marche s’effectuant à pieds. Un beau jour, en octobre 2014, elle vint pour la toute première fois faire une randonnée en famille. En réalité, nous étions deux hommes adultes et 3 enfants. Elle n’avait que 4 ans et était la plus jeune. Ce jour-là et alors que nous avions prévu une boucle de 7km environ, elle comprit d’elle-même que ce n’était pas une simple promenade. Elle a commencé par « rouméguer », faisant « sa petite tête de cochonne », puis voyant qu’on ne s’intéressait pas à elle, elle s’est mise à marcher comme nous tous, en restant silencieuse. A mi-chemin, j’ai quand même décidé de faire une longue pause pique-nique afin que les enfants puissent récupérer de leurs efforts. Oui, elle avait définitivement compris la différence. Je m’en souviens très bien car cette randonnée consistait à partir de Latour-de-France et d’aller jusqu’à la chapelle ruinée Saint-Martin par le chemin éponyme. C’est une balade que nous avions déjà réalisée en couple précédemment. A bientôt 11 ans et venant de temps à autre randonner avec nous, elle aurait certainement penser que ce tour du Lac des Bouzigues était suffisamment court pour le qualifier de « promenade », même s’il nous fallut 2 heures pour l’accomplir mais essentiellement à cause des oiseaux que je tenais absolument à photographier. Mais en ce 28 décembre, Eulalie n’est pas là mais nous attendons impatiemment toute la famille pour Noël. C’est donc en bons « papy » et « mamie » solitaires que nous réalisons cette promenade. Oui, tant bien que mal la mamie et le papy que nous sommes tentons de faire de la résistance contre cette morosité qu’engendre ce p……de Covid. Une belle flânerie où Mamie est décidée à profiter du bon air de cette journée ensoleillée mais légèrement ventée d’une modeste tramontane, et où papy va essayer de croquer quelques oiseaux avec son appareil-photo numérique. A la fin de ces deux heures, ni la grand-mère ni le grand-père étaient déçus de leurs attentes respectives. Le parcours est agréable car joliment boisé, les voies pédestres sont larges, les visiteurs étaient très rares ce jour-là et le lieu était bien paisible. Pour mes photos, il fallait cette tranquillité. ! Quant aux oiseaux, ils étaient suffisamment présents pour qu’un petit reportage vidéo soit possible. En essayant de ne pas en oublier, voilà les différents oiseaux photographiés lors de cette balade : bergeronnette grise, mouettes rieuses, foulques macroule, chardonneret élégant, canards colverts, aigrette garzette, canards de Barbarie, bruant proyer, grands Cormorans, moineaux domestiques, tourterelle turque, buse variable, héron garde-bœufs, rougequeue noir, pinson des arbres, merle noir, gallinule poule d’eau, serin cini, rouge-gorge familier, étourneau sansonnet, oie cendrée hybride, canard chipeau soit 22 espèces différentes en 2h de balade environ. Pas mal non ? Sans compter, les quelques autres qui ont échappé à mon objectif ! Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.
Ce qui faut savoir du Lac des Bouzigues : Dans un espace arboré et préservé, lelac des Bouziguesest un lac artificiel de 9 ha situé sur la jolie commune de Saint-Féliu-d’Avall. Encadré par la voie rapide Nationale N.116 et la départementale D.916, il est donc situé dans cette petite zone régionale des Pyrénées-Orientales que l’on appelle Le Ribéral. Ce lac artificiel est géré par laCommunauté Urbaine PerpignanMéditerranée Métropolequi l’a rénové et ouvert à la pêche en protégeant sa faune et sa flore, et en offrant aux promeneurs un parcours d’une distance de 2,5 km. Le plan d’eau est alimenté par le fleuve Têt, grâce à un canal d’irrigation datant de 1855 qui irriguait autrefois 23 ha de terres cultivées en jardins riches des alluvions déposés lors des différentes crues du fleuve. De petites agouilles régulent le remplissage et servent de déversoirs. Tout près du lac, il subsiste encore quelques jardins familiaux témoins de ce passé. Il s’agit d’une zone qui est encours de classement au titre de zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Il est donc de la volonté des pouvoirs publics de favoriser la biodiversité et de faire en sorte que ce lieu reste le plus sauvage possible. Le lac situé sur la rive droite du lit majeur de la Têt tire son nom d’un lieu-dit « Las Bouzigues », de l’occitan « bosiga » désignant soit un « terrain en friches » soit un « essart », c'est-à-dire une « terre nouvellement défrichée ou déboisée». Si à l’origine, ce lieu-dit était situé sur une basse terrasse du fleuve et était composé d’une forêt alluviale encore en partie très visible de nos jours, les nombreux jardins qui y furent implantés ensuite expliquent parfaitement cette dénomination. Si la commune de Bouzigues l’a plus réputée est celle située dans l’Hérault sur la rive nord de l’étang de Thau ; connue notamment pour ses moules et ses huîtres ; il faut savoir que cette toponymie est présente dans toute la France et quelque soit le type de territoires. Il y a donc des « bosiga » à toutes les altitudes et donc aussi bien en bord de mer qu’en montagne ou qu’à la campagne. Sur mon logiciel de cartographie IGN, je me suis amusé à essayer de recenser les communes et les lieux-dits ayant pour origine cette toponymie et j’en ai compté plus d’une soixantaine. S’agissant des toponymies principales et des plus connues, ce nombre est certainement à multiplier par 3 ou 4 voire plus sur l’ensemble de l’hexagone. On trouve donc un tas de « Bouzigues » avec ou sans « S » à la fin, « mais aussi des « bosigues », des « bouzies », un « bouziga », un « bouzigas », des « bouzigat », un « bouzigau », un « bouzigo », un « bouzigon », des « bouzigot », des « bouzique », etc……etc….Ainsi et aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a » Les Bosigues » à deux endroits bien différents où je vous ai amené au cours de mes récentes balades : le premier, près d'Espousouille et dans la Vallée du Galbe cheminée lors de la 3eme étape de Mon Tour du Capcir et le deuxième au Barcarès non loin de la dernière balade que j'ai intitulée « Le Site du Parc Naturel des Dosses ». Mais on trouve aussi des « Bousigues » jusqu'à côté de Néfiach où j'aurais l'occasion de vous amener très prochainement. C'est dire si on en trouve !!! (Certains extraits de ce texte ont pour origine divers sites Internet)