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Sous-France et souffrances, voyez-vous une différence ?

Publié le par gibirando

Sous-France et souffrances, voyez vous une différence ?

 

Je ne sais pas vous mais moi, à 73 ans, il m’arrive de plus en plus souvent de ne plus faire de différence entre souffrances et sous-France ?

La France va mal. Très mal. Dans de très nombreux domaines pour ne pas dire tous  : sécurité, justice, actes de violence et ensauvagement, trafics en tous genres et surtout de drogues et d’armes, éducation, économie, services publics, endettement, fraudes fiscales et sociales, immigration, communautarisme et perte d’identité, énergie maintenant et bien évidemment la santé. Quant au chômage et à l’emploi, Macron et ses acolytes ont une forte tendance à ne citer que les chiffres qui les arrangent oubliant une réalité beaucoup moins avantageuse et en leur défaveur avec 5,659 millions de demandeurs d’emploi dans les catégories A, B et C, sans compter les 1,897 millions de personnes inactives qui souhaitent travailler, mais qui ne sont pas considérées comme étant au chômage, faute de remplir les critères nécessaires. (Source Le Monde du 18 mars 2022). C’est donc 7,556 millions de personnes qui sont à la recherche d’un emploi pérenne soit plus de 10% de la population. Ajoutons les chiffres cataclysmiques de Mayotte souvent exclus de ceux du chômage national est la coupe est encore plus pleine. On est loin des 6 ou 7% dont nos ténors de la politique nous bassinent ! Alors certes, il semblerait que le chiffre de jeunes avec un contrat d’apprentissage qui était de 718.000 fin 2021 ait fortement augmenté et si c’est vrai c’est bien évidemment positif, même s’il faut attendre de voir si ces derniers se transformeront au maximum en contrats de travail. 6 sur 10 selon les chiffres donnés pour l'instant. Dans la réalité, ce chiffre de 718.000 a été sorti de celui donné pour le chômage à fin 2021 par le gouvernement, autre moyen de se faire mousser.

Si j’affirme depuis quelques années que la France va mal, je ne suis pas le seul à le dire. François Bayrou l’a dit il y a quelques jours lors d’une interview. Il est pourtant bien placé pour le savoir en sa qualité de haut-commissaire au Plan, poste où il a été nommé par le président Macron en 2020 et où il est censé réfléchir à ce qui ne tourne pas rond en France, à trouver des solutions, à les planifier en accord avec le président et son gouvernement. Or, il ne dit pas pourquoi la France va mal, il rajoute qu’elle pourrait aller bien mieux mais sans dire pourquoi et comment non plus. Enfin, tout cela pour vous dire qu’il parle pour ne rien dire comme il l’a toujours fait depuis qu’il est un élu de la République et donc un responsable parmi des tas d’autres qui vivent constamment et comme lui au crochet des contribuables que nous sommes. Ils en vivent grassement, sont responsables de cette chienlit mais n’ont jamais aucune solution pour la résoudre du fait même qu’ils ne savent pas pourquoi nous en sommes là ! Ils ont des œillères, souvent idéologiques c’est un constat ! Au jour où j’écris cet article, la France a encore explosé ses prélèvements obligatoires (fiscaux et sociaux) et devient sans doute le « Number One » de toute l’Europe en la matière. Pourtant, et malgré les vaches à lait que nous sommes, peu de choses fonctionnent correctement alors que bien évidemment ça devrait être logiquement le contraire. C’est également un constat dès plus navrant ! A titre de petit exemple et vous comprendrez pourquoi plus loin, la France a dans ses hôpitaux 34% de personnel administratif de plus que l’Allemagne ; et même 54% si on fait le calcul en temps plein ; et pourtant est-ce que ça marche mieux chez nous ? Laissez-moi en douter ! 

Enfin tout cela n’est qu’un préambule édifiant mais utile au problème que je vous soumets ci-dessous mais dont je doute être le seul à le rencontrer et sans doute à le dénoncer. En quelques mots, ce problème s’est l’impossibilité de joindre très souvent un docteur, une clinique, un service hospitalier au téléphone !  Certains docteurs refusent désormais des patients et si dans les médias, on parle beaucoup et souvent des déserts médicaux dans la ruralité, je pense qu’il y a des déserts médicaux tout court !

Voilà des expériences personnelles récentes. Mon épouse Dany souffre depuis plusieurs années de terribles douleurs aux hanches. Ces dernières années, les douleurs n’ont fait qu’empirer au point que parfois elle en pleure et il y a des jours où elle parle même de se flinguer car souffrant le martyr. En avril dernier, elle a passé 3 jours dans une clinique de la région pour toute une batterie d’examens (analyses, radios, scanner, IRM) où il n’a été décelé que de légères tendinites selon la conclusion succincte qu’elle en a eu. Or mis des séances de kiné et une infiltration d’anti-inflammatoires sous scanner qui n’ont pas été d’une grande efficacité dans la durée, aucun traitement médicamenteux de fond ne lui a été préconisé à sa sortie. De ce fait, ses terribles souffrances devenues chroniques demeurent. Sans solution apparente, sa médecin-traitant lui a donc conseillé de prendre un rendez-vous avec un centre anti-douleurs, lui précisant quand même qu’obtenir un rendez-vous rapide est le plus souvent un vrai parcours du combattant. Ce parcours du combattant, nous étions prêts à le réaliser mais sous la condition qu’on veuille bien nous répondre au téléphone, ce qui n’a jamais été le cas pour les 8 centres anti-douleurs que nous avons contacté. Oui, vous lisez bien, sur les 8 centres contactés, un seul a répondu pour nous dire que le numéro n’était pas correct et que nous étions dans un service de soins palliatifs. Les 7 autres n’ont jamais décrochés. Que faire ? Qu’avons-nous mal fait ?

Dans Google recherche, j’ai tapé « centre anti-douleurs » et j’ai trouvé un site à l’entête conjointe des Ministères de la Santé et de la Prévention et des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes Handicapés. Là, une carte vous permet d’accéder à votre région. En cliquant sur votre région, une page de centres anti-douleurs s‘affichent avec les coordonnées de chacun. Mon épouse a donc téléphoné à 4 centres tous situés dans des Centres Hospitaliers les plus proches de notre domicile. En vain, comme indiqué plus haut. Ces échecs l’ont découragée car je suis certain que  l’on aurait pu laisser le téléphone sonner pendant des heures sans jamais aucune réponse. Le lendemain, j’ai pris sur moi d’en appeler 4 autres sans qu'elle le sache. En vain également. Le parcours du combattant s’est transformé en guerre perdue d’avance ! Pourquoi ? Selon une source bien informée, il semblerait que tous ses services médicaux soient débordés au point que leurs secrétariats aient reçu comme consigne de ne plus répondre au téléphone ! Alors que fait notre ministre pour résoudre cela ? Est-il au courant même ? Pourquoi 34% de personnels administratifs de plus qu’en Allemagne si déjà les secrétaires ne répondent plus au téléphone ?  « Voilà une question qu'elle est bonne » comme aurait dit Coluche.

Quelques jours plus tard, ayant un soupçon de la Maladie de Lyme, j’ai eu besoin ; sur les recommandations de mon  médecin-traitant ; de téléphoner au Service des Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT) de l’hôpital. Là pareil, j’ai pendant 2 jours tenté de les joindre au téléphone mais en vain. Matin, après-midi et quel que soit l’horaire, jamais personne n’a répondu au téléphone. J’ai donc été contraint de m’y déplacer et bien évidemment j’ai constaté qu’il y avait un secrétariat avec 2 personnes. Une d’entre-elles m’a reçu, elle a fait une photocopie de la lettre de recommandation que j’avais de mon toubib et m’a promis que l’on me recontacterait au téléphone pour un rendez-vous plutôt rapide. Alors comme je veux franc jusqu’au bout, je dois admettre que cet appel est intervenu très vite, de même que le rendez-vous et c’est donc à mettre à leur crédit. Alors pourquoi dans ce cas de figure, les secrétaires ne répondent pas au téléphone ? Je leur ai bien évidemment posé la question puisque j'étais sur place mais en réponse je n'ai eu droit qu'à un petit sourire narquois.  Néanmoins, et parce que je suis à moins d’un quart d’heure de l’hôpital, j’imagine le patient qui habite à l’autre bout du département à une heure voire deux de l’hôpital et je me demande quelle attitude il aura en la circonstance ? Certains se déplaceront et d’autres pas sans doute ! Ces derniers resteront avec leurs souffrances comme mon épouse reste avec les siennes depuis des années.

Il y a quelques jours, nous avons rencontré une amie dans un supermarché. Elle a presque 90 ans et se plaignait elle aussi de l’impossibilité qu’elle avait parfois de joindre rapidement un docteur, un spécialiste, un service médical pourtant indispensable en raison de son âge et de ses affections. De ce fait, et en l’absence de réponse, elle nous expliquait qu’elle changeait régulièrement de médecin devant les défaillances de plus en plus récurrentes de ceux qu’elle connaissait ou avait connu jadis. Par bonheur, ses enfants l’aident dans les circonstances les plus critiques.

Oui, il y a un âge où les souffrances et les douleurs sont là et il est très difficile d’y faire face surtout dans la solitude. La France, elle, est entrain de devenir peu à peu un pays sous développé avec ses déserts médicaux comme si sa superficie était celle de la Chine ou de la Russie. Non, avec sa superficie, la France est un tout petit pays et il n’est pas très normal qu’on y trouve des déserts ; qu’ils soient médicaux ou autres. Non, cette situation désastreuse est due à des politiques désastreuses et ce, depuis 50 ans, et ce n’est pas en installant des immigrés dans le milieu rural comme veut le faire le Président Macron que nous résoudrons les problèmes factuels. Et puis, les demandeurs d’asile et autres migrants voudront-ils rester dans nos campagnes où tout a disparu car tout a été supprimé par la volonté de ceux qui nous ont gouverné ? Les cantonner des autres citoyens dans un milieu spécifique, n’est-ce pas une manière de les isoler puis de les exclure ? N'est-ce pas une façon de leur signifier de rester au sein de leurs propres communautés ? Ce que de nombreux font déjà avec les effets si pervers que l’on constate !  De les laisser à l’écart d’une intégration possible et surtout souhaitable pour un vivre-ensemble plus réussi ?

Oui, la France est en souffrance et je crois qu’il faut se faire à l’idée qu’elle sera de moins en moins apte à s’occuper des nôtres. A moins que…….Je parodie François Bayrou ! Mais rassurez-vous, ça ne va pas plus loin et je n'ai pas l'intention de me présenter à la présidentielle en 2027 ! Je suis juste un râleur ! 

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Le Puig del Rocater (1.601 m) depuis Urbanya (856 m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté des 3 plus gros succès du groupe américain de rock Chicago. Ils ont pour titre "If You Leave Me Now (A)? "Hard to Say I'm Sorry (B) et "Get Away"(C) et sont interprétés ici par divers artistes de grand talent dans leur catégorie.Dans l'ordre d'écoute, Alex Montana (A/saxophone), le groupe russo/ukrainien Léonid and Friends (B et C/ chant) avec la voix admirable de Serge Tiagnyriadno parti combattre au côté de l'Ukraine après l'invasion russe de février 2022, le groupe Flamenco Guitar Masters (A/guitare), Jason Dertlaka (B/chant) et Léonid and Friends (A/ chant)


 

Parmi tous les sommets couronnant la Vallée d’Urbanya, le Puig del Rocater (*) n’est pas le plus haut et donc pas le plus couru par les randonneurs. En effet, avec ses 1.601 m d’altitude, il n’arrive qu’en 3eme position après les 1.798 m du Pic de Portepas et les 1.632 m du Pic de Tour (ou del Torn), deux sommets également très intéressants à gravir et déjà gravis antérieurement. Par contre, il présente deux particularités que les deux autres n’ont pas : il est de très loin le plus fleuri et le plus rocheux, ces deux caractéristiques étant intimément liées. En effet, le sommet est amplement composé de roches granitiques et donc riches en silice où les genêts purgatifs se complaisent. Au printemps, ces genêts lumineusement fleuris forment de grosses touffes serrées les unes aux autres et de ce fait, le Puig del Rocater est visible de très loin. Il est donc bien visible d’Urbanya et donc de chez moi, les fleurs jaunes contrastant avec les arbres ; feuillus et pins plus sombres ; qui l’entourent. C’est grandement cette vision qui a motivé cette envie d’aller le voir de plus près à cette époque de l’année, même s’il y a déjà pas mal de temps que je ne me suis plus confronté à une telle distance doublée d’un tel dénivelé. En ce 21 mai, il est 7h30 quand je quitte la maison. Dany étant partie à Montauban pour 3 jours voir ma petite-fille qui a une compétition de natation synchronisée, j’ai toute la journée devant moi. D’ailleurs, à l’instant même de démarrer, je suis longuement arrêté par une incroyable quantité de passereaux, lesquels viennent se régaler des cerises déjà bien mûres. Merles, moineaux, fauvettes, pic épeiches, pinsons et geais sont les principaux gloutons à occuper le cerisier d’Alix, ma gentille voisine. Accoudé à une balustrade et appareil-photo en mains, j’ai devant les yeux l’incroyable spectacle d’un va-et-vient quasi-permanent. Au bout d’un quart d’heure et après de nombreuses photos plus ou moins réussies, je démarre vraiment, direction le bas du village puis le chemin de Saint-Jacques. Après les oiseaux, ce sont les fleurs sauvages, de nombreux papillons et de jolis paysages qui viennent s’ajouter à la mémoire de mon appareil-photo. A hauteur du Serrat de l’Homme, je quitte le chemin principal pour un sentier secondaire partant à gauche et s’élevant au-dessus du lieu-dit Coubère (Cubera). Si les paysages se font plus amples et surtout plus aériens, le sentier bien trop embroussaillé ne me laisse que peu d’occasions de les observer à ma guise. Cette dense végétation me gêne également dans mon désir de vouloir photographier convenablement les passereaux qui s’y complaisent, toujours très présents dans ce secteur. Je les vois mais les immortaliser reste très difficile. Je me rattrape avec de plus en plus de fleurs et de jolis papillons qui se régalent à butiner principalement les buissons de thym déjà très fleuris. De ces denses et terribles broussailles où les genêts, ronciers, prunelliers et cistes se livrent une rude bataille, j’en ressors le plus souvent les bras égratignés quand ce n’est pas carrément sanguinolents. Si le pantalon long me protège les jambes, je m’apercevrais bien plus tard qu’il ne m’a pas totalement protégé des nombreuses tiques que l’on rencontre en cette période de l’année. De cette galère broussailleuse, où seules mes photos naturalistes et un chevreuil que je réveille m’apporte un peu d’agrément,  il va en être ainsi jusqu’à atteindre la bonne piste au lieu-dit Serrat de Miralles. Voilà qu’enfin, je peux prendre un peu de repos en profitant d’un panorama grandiose où le Massif du Canigou emplit une bonne partie de l’horizon. Après plusieurs gorgées d’eau, une barre de céréales et quelques fruits secs, le temps est venu de repartir en direction du Col de les Bigues. Comme souvent, et sans que je m’en explique la véritable raison, les papillons virevoltants sont nombreux sur cette piste. Est-ce l’étage montagnard qui leur convient ? Est-ce la diversité des végétaux ? Je ne sais pas ! Si cette fois ils sont nombreux, les différentes espèces ne sont pas d’une grande variété et les plus visibles sont de très loin les Satyres (mâles) ou les Mégères (femelles), en latin « Lasiommata megera ». Après quelques photos de ces derniers, je me consacre uniquement aux autres, ce qui me procure l’avantage d’avancer bien plus vite. Outre les papillons, je consacre les autres arrêts à de très nombreux oiseaux visibles dans le maquis en contrebas. Finalement seuls un rare Torcol fourmilier et un Accenteur mouchet sont immortalisés correctement. Néanmoins, dans cette propension à vouloir à tout prix observer la faune, le clou du spectacle reste un gros sanglier solitaire. A cause de tous ces ralentissements, il est quand même 10h30  quand j’arrive au Col de Les Bigues. Déjà 3 heures que j’ai quitté la maison et malgré la précocité de l’heure mon estomac réclame du solide.  L’heure du déjeuner vient de sonner et une copieuse salade de riz, concoctée par Dany avant son départ, attend au fond du sac à dos que je veuille bien m’occuper d’elle. Alors que je m’installe avec le ravier de salade sur les genoux, je m’aperçois que j’ai oublié les couverts. Seul un « Opinel » inapproprié en la circonstance gît dans une poche. Comment faire ? Je décide de commencer par manger une petite compote de pomme dont le pot me servira de cuillère. Une cuillère plus que rudimentaire, il faut bien le reconnaître. Ce n’est pas une solution top mais ça fonctionne et peu à peu ma salade de riz finit par perdre la moitié de sa quantité originelle. Mon estomac est satisfait. Je range l’autre moitié de la salade de riz, conserve précieusement le petit pot de compote et assis sur un tronc, je me mets à « bayer aux corneilles ». En réalité, la corneille ressemble plutôt à une Buse variable volant très haut. Elle passe au-dessus de moi en effectuant des cercles de plus en plus grands puis disparaît. Devant mon appareil-photo, elle est aussitôt remplacée par une mouche qui elle a une nette préférence pour les vols stationnaires. Finalement la mouche est plus facile à immortaliser que la buse. Je range correctement mon sac à dos car la distance à parcourir est encore longue et il vaut mieux que les aliments restants soient conserver parfaitement pour la suite du parcours. Je repars direction le Col del Torn.  Peu après, j’emprunte à droite un large layon qui s’élève vers la Serrat de la Font de la Barbera (1.549 m). Alors que je passe devant deux bornes délimitant sans doute les communes d’Urbanya et Mosset mais aussi la forêt domaniale ; raison faisant qu’il y en a deux, une à côté de l’autre; j’aperçois un chevreuil qui traverse gentiment le layon. Bien qu'un peu surpris, j’ai quand même le temps de m’accroupir derrière un pin à crochets avant qu'il ne me voit.  En effet, ici c’est habituellement beaucoup plus haut vers le sommet du serrat que j’en ai toujours aperçu. Il ne m’a pas vu mais m’a sans doute entendu car il s’arrête cherchant du regard ma présence. Caché derrière le pin, si je peux le photographier, ma position pour ce faire n’est pas des plus confortables. De plus, j’ai peur qu’il ne me voit car je vois bien que sa tête est un véritable périscope. Quant à la distance qui nous sépare, elle est d’au moins une cinquantaine de mètres voire peut être un peu plus. Finalement, il repart aussi tranquille qu’il est arrivé, retraversant la layon et disparaissant dans le bois. De mon côté, quelques photos ont été prises mais peu géniales car sans doute avec un peu de « tremblote ». Je me remets en route au milieu du layon. Si je connais bien ce layon pour l’avoir emprunté à plusieurs reprises et en diverses saisons , ça reste la partie la plus sévère du parcours que j’ai imaginé. Si la distance d’un peu plus d’un kilomètre reste modeste, la pente moyenne est de 16% mais certains tronçons sont pentus à 46%. A 73 printemps, mon souffle est mis à rude épreuve et mon cœur qui bat la chamade réclame des pauses de plus en plus rapprochées. Finalement, quand j’arrive au sommet, je suis très heureux de retrouver cette clairière verdoyante où j’ai très souvent aperçu des cervidés. Au lieu de me reposer et de penser à mon palpitant, je marche le long des pins, plus enclin à vérifier si cette tradition va se vérifier, ce qui tend à prouver que je ne suis pas trop en souffrance. Mais cette fois-ci, la coutume me fait défaut. Pas de cervidés et seulement quelques jolies fleurs, des papillons et un bruant fou qui viennent s’ajouter à mon inventaire du jour. Quant à l’arrivée au pied du Puig del Rocater, elle pourrait être décevante et surprendre le randonneur ignorant du lieu, mais je connais trop bien l’endroit pour avoir ces états d’âme. Ici, le sommet, dont la base est en grande partie masquée par des arbres semble à priori difficilement accessible car il n'y a plus de chemin. De plus, il est bien moins captivant qu’il ne l’est depuis Urbanya. Pourtant, je sais qu’il suffit de louvoyer au travers de ce petit bois pour se retrouver face aux premiers rochers et à la multitude de genêts purgatifs qui s’y cramponnent joliment. Les innombrables buissons de genêts, tout comme les rochers, ont ici la même forme en boule donnant à cet endroit une espèce de moutonnement végéto-minéral dont l’ondoiement jaune, blanc et vert est un attrait supplémentaire.   Finalement, et même si la prudence est de mise, la courte grimpette jusqu’au sommet s’avère bien moins compliquée qu’on ne l’imagine au départ. Ce sommet est un superbe mirador où seule la vue vers le domaine de Cobazet reste obstruée, les pins à crochets très serrés les uns aux autres formant derrière le pic une barrière quasi-impénétrable. Outre l’alégresse d’être arrivé au sommet et d’avoir les pieds dans ce « jaune flamboyant », je ne me lasse pas de ce spectacle grandiose à plus de 180°.  De droite à gauche et de gauche à droite, et comme un guetteur cherchant un éventuel adversaire,  je scrute du regard tous les paysages et leurs moindres recoins. Cet ample panorama est constitué par les sommets du Canigou, du Coronat, de l'Escoutoude la Pelade et du Madres formant l’horizon, et bien plus près il y a les vallons d’Urbanya et de Nohèdes et tous ses ravins et ses sommets alentours que j'aperçois : MarsacSerra, Lloset, Moscatosa, Torrelles, Portepas, Gran. Tous ces pics, grands ou petits, hauts ou moins hauts, je les ai déjà gravi et pourtant assez paradoxalement, je suis très heureux d'être là au sommet de Puig del Rocater malgré son altitude bien plus modeste que certains autres. L'âge sans doute qui me fait prendre conscience que je monterai beaucoup moins haut désormais. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard, que je me décide à quitter ce merveilleux Puig del Rocater, direction le col del Mener (ou Maner) (1.563 m) qui est dans la continuité mais un peu plus bas vers l’ouest. Ici aussi une verdoyante clairière s’entrouvre. De nombreuses mésanges noires y volettent d’un pin à crochets à un autre et comme je tente de les photographier, je cours dans la clairière d’un arbre à un autre sans me rendre compte du ridicule de la situation. Par bonheur, je suis seul à m’apercevoir de cette grotesque course poursuite. L’aspect grotesque disparaît de mes pensées dès lors que cette « chevauchée » finit par s’avérer payante avec une photo quelque peu correcte. Je quitte les lieux en me rappelant que c’est ici dans un four à chaux du Serrat del Mener que les corps des gardes-forestiers Gaudérique Fabre et Jean Serrat ont été découvert le 5 août 1806 (source histoiredemosset.fr) , soit 14 jours après leur assassinat par des braconniers le 21 juillet. La croix d’un calvaire en leur hommage est encore présente un peu plus bas au col del Torn. Les restes du four à chaux restent introuvables malgré les 15 minutes que je passe à le chercher. Ce n’est pas la première fois. Tant de temps a passé ! Et puis les flancs du pic del Torn sont vastes ! Je me remets en route. Un large chemin herbeux et bourré de fleurs descend vers le col del Torn où je m’arrête pour une seconde pause déjeuner. Je profite de cette pause pour analyser le chemin qu’il me reste à accomplir. Finalement, je décide d’abandonner l’idée de redescendre vers Urbanya par la piste la plus classique et choisis un parcours hors sentier qui est censé suivre le Correc du Col del Torn. Je ne le connais pas mais en observant la carte IGN, je m’aperçois qu’il s’agit d’un remarquable raccourci qui rejoint une piste puis un sentier que j’ai emprunté à de multiples reprises permettant d’atteindre le lieu-dit l’Orriet. Cette fois, je range mon sac sans trop d’application, coupe la piste et me voilà lancé dans cette descente inconnue. Finalement, je trouve le Correc du Col del Torn bien plus vite que je ne l’aurais cru. Au début, ce n’est qu’un mince filet d’eau alimenté par une multitude de sources bourbeuses dont il est difficile d’extraire laquelle est la plus capitale et donc la principale. Un coup à gauche, un coup à droite, je longe le ruisselet sans trop de problèmes jusqu’à ce qu’il se creuse bien trop profondément. Là, mais sans le perdre de vue, je choisis de m’en éloigner sur sa rive gauche bien plus praticable. Désormais, or mis de temps à autre quelques caminoles empruntées par des animaux, il n’y a plus vraiment de sentier. Je slalome au sein de genêts et de fougères dont les buissons sont autant de plots qu’il me faut éviter. Dans ce dédale végétal et à cause de leurs épines et de leurs longues tiges, les rosiers sauvages sont les plus diaboliques à esquiver. Parfois, la végétation est si dense et si haute que chaque foulée réussie me procure comme le sentiment d’une extirpation salutaire. Il en sera ainsi jusqu’à atteindre la piste espérée. Entre temps, mes seuls plaisirs auront été de tomber sur quelques superbes Narcisses des poètes, des vestiges d’un agro-pastoralisme d’antan et un orri en très bon état où une colonie de petits rhinolophes a élu domicile.  Là, à droite de la piste,  commence un autre parcours hors des sentiers battus mais celui-ci ne m’est pas étranger. Une fois encore, je reste à gauche du Correc du Col del Torn et je descends en essayant de trouver le sentier le plus souvent emprunté. Mais le printemps a déjà rempli son œuvre d’embroussaillement et trouver l'itinéraire idéal reste peu évident. L’intersection avec le Correc de Gimelles est synonyme de fin définitive de cette bataille pacifique que je mène contre la végétation depuis ce matin. Une bonne sente mi-herbeuse mi-rocheuse démarre en continuant à longer le Correc du Col del Torn mais peu après l’imposante ruine de l’Orriet, il conflue avec la rivière Urbanya. A l’intérieur de la ruine, et alors que je sais que des mésanges charbonnières y nichent régulièrement,  cette fois-ci j’y surprend un mulot mais le temps d’une seule photo puis il disparaît. La rivière étant peu éloignée, j’y descends pour me rafraîchir un peu mais surtout avec l’intention d’y tremper mes pieds dont les plantes commencent à être bien échauffées. Finalement, après avoir ôté chaussures, chaussettes et pantalon, j’opte pour une fraîche et rapide trempette intégrale car dans le plus simple appareil.  Quelques fleurs nouvelles et des papillons viendront compléter les photos naturalistes déjà très nombreuses de cette jolie balade très souvent et trop souvent au plus près de la végétation ! L’arrivée à la maison par le pentu chemin de Sarrat finit de me tétaniser les jambes. Un écureuil sur le cerisier d’Alix m’apporte une dernière joie photographique.  Il est 16h30. Voilà 9h que la Nature me supporte. Cette randonnée a été longue de 12,7km pour un dénivelé de 733m. L’altitude la plus haute est située 1.601 m au Puig del Rocater et la moins haute à 868 m à Urbanya. Malgré des douches journalières, c’est une cinquantaine de tiques minuscules comme des têtes d’épingles dont il me faudra me dépouiller dans les heures et jours suivants. Comme quoi, la randonnée pédestre nécessite constamment que l’on soit méticuleux….au point d’être obligé de « chercher la petite bête ! » En cette saison printanière et jusqu’en novembre, pensez à vous équiper d’un produit répulsif anti-tiques et de vous en appliquer sur la peau y compris sur les parties couvertes par les vêtements (**).   Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

(*) Rocater : Après quelques brèves recherches sur Internet, il semble que le mot « rocater » soit un vieux mot catalan rarement employé de nos jours mais que l’on trouve néanmoins dans de rares ouvrages spécifiques à la Catalogne. Si je dis « vieux » c’est parce qu’il apparaît par exemple dans un Capbreu du 10 juillet 1644 et que malgré une traduction en français le mot « rocater » a été conservé tel quel ne trouvant sans doute pas un équivalent français convenable. C’est ainsi que « l’Institut d’Estudis Catalans » conjointement avec « l’Institucio Francesc de Borga Moll » précise dans son « Diccionari català-valencià-balear » que le mot « Rocater » que l’on peut orthographier « roqueter » donne les définitions suivantes « 1. - Era un roqueter sembrat de claps de garrigues », « 2. - Roca petita que surt a un pla de terra » dont les traductions françaises sont « 1. C’est un rocher semé de taches broussailleuses », 2.Petit rocher qui émerge sur un terrain plat ». Il faut bien reconnaître que concernant le Puig del Rocater, ces 2 explications sont on ne peut plus conformes à la réalité que l’on constate sur le terrain. J’ai noté enfin que le mot « rocater » est en catalan aussi bien employé comme nom que comme adjectif. On peut donc le traduire plus simplement en « rocaille ou rocailleux », et en « rocher ou rocheux ». Il s’agit également d’un nom de famille que l’on trouve surtout aux Etats-Unis mais également en Catalogne nord (française et espagnole). Enfin, outre le Puig (pic) del Rocater, le toponyme est également présent à Castelnou (correc/ruisseau), Nohèdes (carrer/rue), Reynes (castell/château).

(**) Ces conseils que je vous donne, je ne les ai pas suivis et un test à la maladie de Lyme effectué quelques mois plus tard s’est avéré positif (Borréliose). N’ayant pas de signes cliniques de la maladie (enfin pour l’instant), cela signifie que j’ai été en contact avec une Borrelia (tique) mais que la maladie n’est pas devenue active. En l’occurrence,  ce sont les anticorps engendrés lors du contact qui auraient créé cette positivité. Alors méfiance quand même ami(e)s randonneuses et randonneurs !

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Le Chemin du Mas de Les Fonts (Las Founts) depuis Calce

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la chanson "Awaken" du groupe de rock britannique "Yes" composé de Jon Anderson (chant) et des musiciens Chris Squire, Rick WakemanSteve Howe et Alan White. Chanson légèrement incomplète extraite d'un concert à Birmingham en 2003.

  Le Chemin du Mas de Les Fonts (Las Founts) depuis Calce

 Le Chemin du Mas de Les Fonts (Las Founts) depuis Calce

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

Quand en ce 5 mai 2022, nous avons entrepris ce « Chemin du Mas de les Fonts (*) depuis Calce », les principaux sites Internet que j’avais consulté auparavant nous laissaient imaginer que ce lieu historique et inscrit en tant que tel aux Monuments éponymes serait « visitable ». C’est le cas par exemple de la fiche rando édité par Perpignan Méditerranée Tourisme et Agly-Verdouble Pays Touristique ; c’est-à-dire le département ; où il est clairement indiqué qu’ « Une halte s’imposera au Mas de Les Founts, bâtisse médiévale dominant le vignoble ». C’est également le cas du site « IGNRANDO », lequel dans la présentation de cette randonnée écrit « belle découverte du Mas de las Fonts ». C’est enfin le cas aussi sur le site de la commune de Calce où l’on peut lire d’emblée sur la page dédiée « Une magnifique bâtisse communale ... Le Château de Las Fonts... ». Or, qu’elle ne fut pas notre déception d’atteindre ce bien bel endroit perché sur un dôme et joliment entouré de vignobles, de pinèdes, d’oliveraies et de garrigues et d’être contraints de n’en voir qu’une infime partie au travers de lourdes grilles amplement cadenassées. Oui, à quoi ça sert d’imaginer et de proposer un circuit de randonnée en définissant un objectif qui restera invisible aux yeux des marcheurs qui auront fait l’effort d’y parvenir ? Certes le reste de la randonnée reste agréable, et notamment au printemps, mais la déception est grande et il serait bien que les différents acteurs clés cités ci-dessus ; auxquels on peut peut-être rajouter la Fédération Française de Randonnée Pédestre, puisque ce chemin est balisé ; se mettent d’accord et trouvent une solution à cette énorme déficience, et ce d’autant que la commune de Calce est, comme indiquée ci-dessus, propriétaire du domaine depuis 1985, après l’avoir racheté à la famille Bobo, célèbres pharmaciens de Perpignan. Oui, en arrivant chez moi, j’étais si déçu que j’ai téléphoné à la mairie de Calce pour demander quelques explications. Elles furent polies mais on ne peut plus lapidaires et se résumèrent à « le lieu n'est pas ouvert au public » puis « désolé ». Voilà en préambule ce que je voulais dire à propos de cette randonnée en boucle, espérant qu’au plus vite un changement pourra intervenir afin que les prochains randonneurs trouvent un intérêt total à la parcourir. Il est 8h30 quand nous rangeons notre voiture près du centre de Calce à proximité de la mairie. Nous démarrons en remontant la rue qui passe devant le restaurant bistrot de pays Le Presbytère et l’église Saint-Paul et poursuivons le bitume sur la route d’Estagel jusqu’à la sortie du village où un balisage jaune indique de partir à droite. On laisse le monument aux morts sur la gauche et continuons facilement grâce à un panonceau directionnel : « Mas de les Founts – 1h27 - 4,5km ». Or mis les paysages, dont l’inévitable Canigou couronné de gros nuages fait amplement partie, de très nombreuses fleurs et de rares passereaux font les frais de mes premiers clichés. L’itinéraire très bien balisé ne pose aucun problème de cheminement et ne nécessite pas l’utilisation d’un GPS. Il suffit d’être attentif aux marques de peinture jaune. A des endroits très précis, je retrouve certains tronçons empruntés lors d’une longue et superbe balade que j’avais intitulée « Le Circuit des Coumes et sur les pas des bergers ». C’était une version en boucle très personnelle d’une randonnée intitulée « Sur les pas des bergers » dont un panonceau annonce ici la direction. Alors que Calce s’éloigne, les fleurs de garrigue que je recense se font plus nombreuses pendant que les passereaux se font plus discrets. Seuls quelques bruants proyers et de rares fauvettes montrent le bout de leurs becs pendant qu’une buse variable chasse en rase-mottes avant de disparaître dans une dense végétation. A aucun moment, je n’aurais l’occasion de photographier ni une fauvette ni cette buse. Les paysages s’entrouvrent sur de vastes panoramas. Je reconnais Latour-de-France, devine parfois Estagel, pourtant plus près de nous, aperçoit les reconnaissables sites que sont la Tour del Far et Força Réal. Symétriques dans ce champ visuel à 180°, les deux semblent se faire face . Plus loin encore, des Corbières catalanes à la forêt de Boucheville, le pays Fenouillèdes déroule ses décors si diversifiés. Avec cette dernière vision, je ne peux m’empêcher de me remémorer ce Tour pédestre des Fenouillèdes réalisé avec mon fils et en 5 jours. « Mon dieu déjà 11 ans » me dis-je en pensées car sans prononcer aucun mot. Je me contente de dire à Dany « tiens regarde au loin on aperçoit le Bugarach ! ». «  Où ça ? » me répond-elle. « Ce gros bulbe à droite et à l’horizon, dans la continuité des autres collines encore plus à droite ». « Ah oui, je le vois ! » conclut-elle. Mes pensées, elles, continuent de vagabonder comme mes jambes l’avaient fait en 2011, avant de revenir à une réalité plus patente. A nos pieds, torrents, recs et correcs, ont creusé de profondes et longues combes formant ainsi une succession de petits « serrats » plus ou moins hauts. Ici, aussi, j’arrive à retrouver du regard quelques décors déjà arpentés lors du « Circuit des Coumes et sur les pas des bergers ». Voilà déjà presque 2h que nous flânons et nous stoppons sur un petit pré herbeux et face à ces panoramas pour prendre un gros en-cas. Une fois encore et comme très souvent lors de nos balades, le Massif du Canigou enneigé est la principale attraction de ce déjeuner sur l’herbe. Mais aujourd’hui, de gros nuages lui coupent la tête et de ce fait le rendent beaucoup moins captivant. A l’instant de repartir, nous atteignons la route bitumée coupant la D.18 entre les lieux-dits « Serrat d’en Bigorra » et « Coma de la Ginesta ». Nous repartons sur un chemin mi-asphalté et mi-terreux filant vers le Mas de les Fonts. Il est presque rectiligne et agréable à cheminer car en surplomb d’une jolie combe que vignobles et oliveraies se partagent. De très nombreux passereaux et quelques papillons semblent apprécier ce secteur. Comme déjà indiqué, l’arrivée au Mas de les Fonts devant des grilles fermées par des chaînes est très décevante et même énervante. Aucune âme qui vive à l’intérieur de l’enceinte est nous n’avons d’autre choix que de quitter les lieux. Il y a bien un homme qui travaille à la vigne en contrebas des bâtisses côté sud mais il est bien trop occupé et surtout bien trop loin pour que l’on puisse l’interpeller. Alors que nous descendons vers la partie extérieure du hameau où se trouvent quelques maisons, qu’elle n’est pas notre surprise d’apercevoir au sein d’un mur ruiné une chatte accompagnée de quelques minuscules chatons. Si la mère reste impassible, certains chatons s’égayent en nous voyant et d’autres s’enfuient dans leur cache de pierres. Je prends quelques photos de loin mais nous n’approchons pas dans la crainte d’effrayer la mère qui risquerait d’abandonner ses rejetons. Nous poursuivons. Ici, un long et haut mur, espèce de rempart agencé de plusieurs fenêtres, en partie caché par de grands arbres, empêche toute vision à l’intérieur du domaine. Pendant que Dany continue vers les maisons du hameau, je monte vers ce haut mur en quête de quelques photos et d’une éventuelle ouverture. J’y découvre une tour crénelée également fermée d’un haut portail, mais rien de plus car là aussi aucun accès n’est possible. J’abandonne toute idée de visite et retrouve Dany au hameau, désert lui aussi. Assise sur un petit muret, avec une tasse de café dans une main, elle déguste son dessert que nous n’avions pas mangé précédemment. Je fais de même tout en tentant de photographier les nombreux moineaux et étourneaux qui occupent de grands cyprès. Ici, les oiseaux sont nombreux et outre ceux déjà cités, je parviens à photographier une hirondelle et un chardonneret. Moineaux et pinsons échappent à mes stratagèmes. Les hirondelles, elles, vont et viennent en planant jusqu’à se réfugier sous la terrasse ombragée d’un cabanon. Pour mon plus grand plaisir, toute cette avifaune semble apprécier ce lieu si paisible. Nous repartons forcément déçus de n’avoir pas pu visiter ce château du Mas de les Fonts où certaines structures sont inscrites auprès des Monuments Historiques. C’est le cas de la chapelle, du porche d’entrée ainsi que de l’enceinte où une poterne est visible. Est-ce la déception, mais nous poursuivons la route au lieu d’essayer de trouver le balisage de couleur jaune propre à ce P.R. Quand je m’aperçois de notre erreur, c’est bien trop tard pour faire marche arrière. Un coup d’œil sur mon GPS et sur ma carte IGN pour constater que nous avons accompli au moins 500m mais finalement je constate aussi qu’en continuant nous retrouverons le bon itinéraire. Après les vignes du mas, la garrigue reprend totalement ses droits avec des fleurs à recenser et des passereaux véloces et donc difficiles à immortaliser. Si le chemin vers Calce est plutôt rectiligne sur la carte, il ne l’est pas sur le terrain, alternant montées et descentes rocailleuses dans des petites combes creusées par des correcs le plus souvent asséchés. Quant au fond d’un correc, une poche d’eau causée par de récentes pluies se présente, on y découvre quelques papillons en quête de sels minéraux, nutriments essentiels à leur reproduction. Dans ce retour vers l’arrivée, les paysages diffèrent quelque peu de ceux vus précédemment. Belles vues sur le Mas de les Fonts, sur la Plaine du Roussillon puis sur Calce sont les principales attractivités visuelles de cette deuxième partie du parcours. Il faut y ajouter le beau jardin et les œuvres d’un artiste inclassable au sein même du village. Ainsi se termine cette agréable balade en boucle donnée selon les sites pour 7,7km (fiche rando du département66) ou 8,1km (IGNRANDO). Pour être franc, je ne l’ai pas mesurée par le fait même qu’elle était indiquée comme facile. C’est plutôt le cas pour les marcheurs que ces distances-là ne rebutent pas ! Carte IGN 2448 OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.

(*) Présentation du mas ou château de Les Fonts : Comme souvent en pareil cas, j’ai essayé de lire un maximum d’informations avant de démarrer cette randonnée. Voilà une synthèse de ce que j’ai trouvé :

Le Mas de les Fonts, sur la commune de Calce, dans le département français des Pyrénées-Orientales, est un ancien château édifié du xiie siècle au xve siècle. L'église Sainte-Marie de Las Fonts qui se trouve en ce lieu semble dater du xiie siècle. L'ensemble fortifié qui se trouve autour a été construit entre les xiie et xve siècles. Le Mas de les Fonts fait partiellement l'objet d'une inscription des monuments historiques depuis le 29 mars 1993. Les parties protégées sont l'église romane, le porche d'entrée, l'enceinte et sa poterne. (Source Wikipédia). Son existence est attestée dès la fin du IXème siècle. Pour des raisons encore inconnues, cet embryon de village s'est peu développé, devenant dans le courant du XVIème siècle une exploitation agricole. De nos jours, sont encore visibles la base de l'enceinte au nord, un habitat médiéval ainsi que l'église romane dédiée à la Vierge, citée pour la première fois en 1119. Avec sa nef unique et son abside à l'est dotée d'une surélévation défensive, son architecture la rapproche de Saint-Paul-le-Vieux. Des restes de décors peints à fresque sont encore visibles dans l'ébrasement des fenêtres. Deux éléments déposés pourraient provenir de l'église: une ancienne table d'autel en marbre de Baixas, et une cuve baptismale, également en marbre, de forme tronconique d'époque romane (Source Tourisme.pyrénées-orientales.fr). Située sur le territoire de Calce, l'église de Las Fonts est tout ce qui reste d'un hameau autrefois prospère, mais qui ne s'est pas développé pour arriver à l'un de nos villages actuels. Le territoire de Las Fonts n'a pas délivré de vestiges du lointain passé paléolithique, pourtant riche dans la région, ni même du passé plus récent du néolithique. Pourtant il semble normal que les hommes ayant vécus à cette époque aient habité ce site, dont les collines apportaient une relative protection naturelle. Il faudra attendre le moyen-âge pour qu'apparaisse la première mention écrite de Las Fonts, qui est cité en 1119 dans une bulle du pape Gélase II. Cette bulle confirmait la donation de l'église à l'abbaye de Lagrasse, une puissante abbaye située aujourd'hui dans l'Aude et qui possédait déjà quelques autres lieux dans la région. Du hameau de Las Fonts il ne reste plus de nos jours qu'un mas, quelques vestiges et la chapelle Ste Marie, datée du début du XIIe siècle (Source https://www.les-pyrenees-orientales.com/Villages/LasFonts.php) Il s'agit d'une construction ancienne, ce château apparaît dès le XIIIe siècle dans les documents écrits, mais son appareillage prouve qu'il a été construit bien avant, au moins au XIIe. Il est assez monobloc et se compose d'un lourd mur entourant les éléments de vie d'une petite communauté : un moulin, un puit, des maisons, une place forte, etc…. Ce que l'on appelle "château", c'est en fait une motte castrale, de taille modeste. Il mesure à peu près 60m de long par 40 de large. On sait qu'il contenait une citerne de 75000 litres et un four à pain. La plus ancienne référence que l'on ait sur le château de Calce date de 1232, on y lit que le noble Bernard de Calce est chevalier du Temple, à la Commanderie du Mas Deu. On retrouve le château aux mains de Guillem de Canet au XIIIe et XIVe siècle, qui le tient en fief des rois de Majorque. En 1344, le royaume de Majorque chute devant la puissance de son voisin, le royaume d'Aragon. Leurs biens sont redistribués et ce château tombe entre les mains de la famille de So, puissante famille locale à cette époque. Puis, il passe à la famille de Vernet (désignant le quartier Nord de Perpignan, pas la ville du Conflent) et plus tard à la famille du Vivier (jusqu'au XVIIe), pour enfin aboutir à la famille d'Oms, qui le conservera jusqu'à la révolution française (Source site de la Mairie de Calce avec le lien suivant : http://www.calce.fr/fr/salle-municipale/2196/chateau-las-fonts Sur le Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises de l’abbé Jean Capeille publié en 1914, on note que ce lieu a appartenu à une famille seigneuriale dès l’an 1266. Le premier cité est Ermengaud, chevalier propriétaire du lieu, frère d’un Guillaume de Les Fonts et décédé en 1276. Il eut un fils du nom de Dalmace, lequel eut lui-même 2 fils, Jaubert et Guillaume. C’est apparemment ce dernier Guillaume qui laissa le plus son nom à la postérité pour son goût des aventures lointaines avec les autres chevaliers roussillonnais et sa proximité avec l’infant Ferran de Majorque, fis de Jacques II et frère du roi Sanche, tous deux rois de Majorque. Vous trouverez le détail de cette « chevaleresque » famille en cliquant sur le lien suivant : https://mediterranees.net/biographies/capeille/CapeilleD.pdf

De nombreux renseignements sont également présents sur la page dédiée à Calce de l'encyclopédie libre Wikipédia. Je vous laisse les découvrir en cliquant sur le lien suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calce Quant à la page qui lui est directement consacrée, elle est moins prolixe et cité en entête de cette rubrique. 

Enfin, je vous conseille vivement la lecture et le visionnage de la page du P.O.T Rando Club de Perpignan consacrée à cette balade en cliquant sur le lien suivant : https://potrandos.fr/documents/2021-03-14-Le-mas-de-las-Founts.pdf . Une chronologie des plus détaillées retrace l’Histoire et offre quelques photos permettant de se faire une belle idée de ce Mas de Las Founts. En occitan « de les Fonts » ou en catalan « de Las Founts », du latin « fons » et du vieux français « fontis » ou « fondis », on trouve les deux façons de l’écrire signifiant en français « des sources » ou « des fontaines », une étymologie assez courante dans le Midi de la France mais aussi dans les Pyrénées-Orientales et que l’on retrouve par exemple pour les communes de Font-Romeu, Fontpédrouse, Fontrabiouse et St Génis des Fontaines. Enfin et pour terminer, on peut lire sur le site Internet de la mairie de Calce, les courtes présentations suivantes : « Une magnifique bâtisse communale ... Le Château de Las Fonts est une Seigneurie indépendante du XIIIème siècle. Le château se trouve à mi-chemin entre les villages de Baixas et Calce au milieu des vignes et des garrigues, entre mer et montagne. Endroit privilégié réservé aux habitants de Calce où une salle communale a été restaurée récemment ». On peut lire aussi  « Ancien domaine viticole racheté par la mairie de Calce, pour l'aménager en lieu de réunion et d'animation communale » puis «  Il est à noter que, la salle communale du Château de las Fonts est STRICTEMENT réservée aux habitants de la commune ». Avec un tarif de location et de caution, on peut également lire « le Château n'est disponible que pour les habitants de Calce ». Qu’on se le dise, apparemment, l’intention actuelle de la commune n’est pas d’ouvrir ce lieu historique et donc culturel à tous. Ça a l’avantage d’être clair ! Par contre, là aussi un diaporama de quelques photos est visible permettant d’apercevoir un peu l’intérieur du domaine.

Ce lieu n’étant pas « visitable », j’ai essayé d’être le plus complet possible pour que chacun puisse s’en faire une belle idée avant de partir faire cette randonnée…. pour ne pas le voir !

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Lâcheté, inégalité, hostilité

Publié le par gibirando


Lâcheté, inégalité, hostilité

Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas écrit la chronique de Mon Journal Mensuel de ce mois de septembre mais j’ai repris textuellement un article de Boulevard Voltaire écrit par le journaliste Marc Baudriller et paru dans le numéro 37 de septembre de « Florilège » . Il s’intitule « Le drame d’Alban Gervaise, révélateur d’une grande lâcheté française ». Je le partage totalement mais je voudrais simplement rajouter que tout le monde a  entendu parler de Samuel Paty, du père Hamel et de Mohammed Merah mais sans doute beaucoup moins d'Alban Gervaise. Ces 3 noms et les histoires dramatiques qui leur sont liées, vous les trouverez très facilement dans la célèbre encyclopédie universelle web « Wikipédia ». Dans l’immédiat, le nom « Alban Gervaise » et son assassinat, vous ne les trouverez dans aucune encyclopédie et je crains qu’ils ne passent jamais à la postérité ! Pourquoi ?  Parce que « l’acte terroriste » n’a pas été retenu. Parce qu’à quelques jours des législatives et avec le bilan « sécuritaire » et « judiciaire » désastreux de Macron et consorts, ce n’était pas le bon moment d’évoquer un attentat terroriste ?  Pourtant, cet homme-là a été tué dans des circonstances quasi-similaires à celles de Samuel Paty et du père Hamel. De plus, comme certaines victimes de Mohammed Merah, il a trouvé la mort devant les portes d’une école ; alors qu’il allait chercher ces enfants ; où il a été sauvagement poignardé par un autre «Mohamed L. » prétendant agir « au nom de Dieu ». Vous voyez une différence avec bien d'autres attentats ? Moi non ! Du coup, il n’a eu droit qu’à un simple hommage militaire puisqu’il était médecin dans l’armée et rien de plus ? Pas de cour des Invalides et pas de cérémonie présidée par Emmanuel Macron ! Un simple fait divers ! Affligeant !

Oui, je partage l’article du journaliste Marc Baudriller (sauf que je mettrais sa seconde raison en exergue avant la première) que voici ci-après et que vous pouvez retrouver sur le site de Boulevard Voltaire avec ce lien ou bien un résumé sur cette vidéo.

« Alban Gervaise a été inhumé très discrètement, mardi 7 juin à Marseille, dans le cadre de la stricte intimité familiale. Le sort de ce médecin militaire, père de famille, catholique, égorgé devant deux de ses enfants de 3 et 7 ans, n’a pas ému les médias. CNewsLe FigaroBoulevard Voltaire, sous la plume de Gabrielle CluzelValeurs actuellesCauseurTribune juive, entre autres, en ont parlé, mais ce drame indicible n’a pas atteint nos grandes chaînes. Et très peu de responsables politiques se sont exprimés. Cette discrétion, ce silence médiatico-politique tranchent avec la mobilisation générale qu’avait soulevé l’assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, ou de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Certes, le mobile terroriste n'a pas été retenu par la police et la justice pour le meurtre du médecin militaire : restent tout de même le couteau, les mots religieux prononcés par le tueur, les circonstances du meurtre. Rien à dire de tout cela ? Il y a donc meurtre et meurtre, victime et victime.

Ce silence a de quoi surprendre. Il tient à au moins trois (mauvaises) raisons. D’abord, jusqu’ici, on a fait des victimes de l’islamisme des symboles. Le père Hamel fut le symbole de l’Église et de l’homme de Dieu défiés, Samuel Paty celui de la laïcité et de l’enseignement. Les victimes des attentats de Toulouse et de Montauban ont symbolisé l’armée et la communauté juive. Tous les médias s’étaient alors émus de la sauvagerie qui frappait la France.

Cette fois, on peine à trouver les symboles pour parler de ce crime odieux. Le crime est nu. Alban Gervaise appartenait certes à la grande muette, mais il était venu incognito chercher ses enfants à l’école, comme d’innombrables parents le font chaque jour. C’est évident : le sort d’Alban Gervaise peut ainsi rattraper n’importe quel Français, aujourd’hui, demain, n’importe où dans l’Hexagone et n’importe quand. Le constat a de quoi angoisser et pourtant, la vérité s’impose. Le couteau du tueur frappe au hasard. Toutes ces victimes étaient innocentes, mais désormais, les symboles manquent : Alban Gervaise était au mauvais endroit, au mauvais moment. Qui sera à sa place demain ?

Deuxième mauvaise raison de cet insupportable silence, la période. Ce n’est pas le moment, pour nos médias, « d’agiter les peurs », comme ils disent. Ce n’est pas non plus le moment, à quelques jours des législatives, de regarder en face le terrible bilan sécuritaire de nos politiques. On craint des conséquences sur le vote. Et si jamais ce drame faisait « le jeu » de l’extrême droite ! Mais le métier de nos responsables politiques est de gérer la France, de garantir la sécurité des Français. Celui de nos médias consiste à informer, pas à cacher l’information, pas non plus à calculer le meilleur moment pour informer en fonction des intérêts de telle ou telle liste. Cette deuxième raison en dit long sur une faillite française et sur ses complices, un refus de regarder en face les défis du pays. Troisième mauvaise raison du silence, et c’est sans doute la pire : l’accoutumance. Quelle est la part de renoncement dans le silence qui accompagne la dépouille d’Alban Gervaise ? Nous nous sommes habitués, nous tolérons ce mensonge par omission. Le même drame aurait occupé tous les médias des semaines durant, voilà dix ans. Nos médias ont préféré verser dans la polémique déclenchée par la phrase insensée de Mélenchon qui aura un jour sa statue parmi les démolisseurs du pays : « la police tue ». L’inconséquence et le mensonge tuent bien davantage.

Ce meurtre porte pourtant lui aussi un symbole : celui de l’immense lâcheté de la France, de ses responsables politiques, de ses élus et de ses médias vis à vis de cette menace. Il faut croire que ce symbole-là gène aux entournures... »

Oui, je crois qu’il est temps de changer notre devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » sur tous les frontons de nos bâtiments pour la changer en « Lâcheté, inégalité, hostilité ». D’ailleurs, sommes-nous toujours une république ?

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Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 morceaux interprétés par le "Joscho Stephan Trio". Ils ont pour titres : "Smile" accompagné de Gunther Stephan (guitare) et Max Schaaf (contrebasse) puis "Transatlantic Bolero" accompagné de Sven Jungbeck (guitare) et Volker Kamp (contrebasse) puis "Misty" accompagné de Matthias Strucken (vibraphone), de Sven Jungbeck (guitare) et Volker Kamp (contrebasse).

Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla

Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla

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Cette balade pédestre que je vous présente ici et que j’ai intitulée « Le Circuit des 3 Veïnats de Fuilla » n’aurait jamais dû exister telle quelle. Pourtant, je vous la recommande. En effet, en ce matin du 10 avril 2022, si tout c’était déroulé comme prévu, c’est une randonnée (*) beaucoup plus longue que j’avais imaginée. Mais en descendant de la voiture, Dany ayant ressenti de fortes douleurs aux hanches, une question se pose : « Que faisons-nous ? ». « Marche ? » « Pas marche ? » Pour Dany, l’envie de randonner est là, mais pas pour accomplir les 15 kilomètres et le dénivelé initialement prévus. Si je suis plutôt enclin à faire autre chose que marcher, Dany imagine ma déception et ce d’autant qu’elle sait pertinemment que je n’ai rien prévu d’autre. « On ne peut pas faire autre chose de moins long ? » me dit-elle, afin de couper court à tout autre éventualité. Après un coup d’œil sur la carte IGN et parce que j’en avais réalisé une courte partie lors d’un mémorable « Circuit des Minerais » au départ de Villefranche-de-Conflent, voilà comment est née cette petite boucle. 6 à 7 km, c’est moitié moins qu’initialement prévu et Dany se sent prête à les faire malgré ses douleurs. Connaissant sa volonté et son abnégation à résister à la douleur, je la sais capable et n’insiste pas. La marche est d’ailleurs préconisée par tous les docteurs qu’elles consultent et ils sont nombreux. Comme prévu, mais pas dans le même sens, à Fuilla nous démarrons du Veïnat del Mig où nous venons de laisser notre voiture sur un parking ad hoc. Dès le départ, nous sommes vite partagés entre deux sentiments : l’immense quiétude des lieux et malgré ça une vie que l’on imagine sous-jacente. Cette vie, je l’aperçois très vite sous les traits de nombreuses hirondelles venant se blottir dans l’avant-toit d’une maison où se trouvent leurs fragiles nids d’argile. De nombreux moineaux les imitent. Peu après, elle se manifeste bruyamment avec un chien qui vocifère à notre passage. Le silence est totalement rompu car les aboiements de ce chien en entraînent quelques autres. Par bonheur nous avançons et  le calme revient très vite.  Nous empruntons la direction du Veïnat de Baix également dénommé Fuilla d’Avall. Evidemment et pour tous ceux qui ne connaissent rien aux toponymes catalans, ces noms nécessitent quelques explications : Le « Veïnat », en français c’est un « quartier » au sens administratif, voire un « voisinage » au sens le plus commun. « Del Mig » signifie « du milieu », « Baix » c’est le « bas », « Avall » c’est « l’aval » en évoquant un vallon et « d’Amunt » d’en « haut ». Il faut aussi savoir que Fuilla, avec ses 10 km2, est une commune rurale très bizarrement étendue car outre ses 3 quartiers bien distincts déjà cité, il y en a un quatrième avec Sainte-Eulalie que nous ignorons lors de cette balade mais qui peut facilement faire l’objet d’une courte entorse. Une jolie église parfaitement restaurée mais dont l’origine est ancienne y est visible. Peu de gens le savent, mais la gare de Villefranche-de-Conflent, célèbre départ du Petit Train Jaune vers la Cerdagne est en réalité la gare de Fuilla-Sainte-Eulalie car située sur cette commune et au plus près de ce quartier pourtant bien éloigné. Quant à la Serra de Cobartorat que nous allons cheminer située à l’est de Fuilla, cette colline constitue la frontière communale avec Corneilla-de-Conflent. Voilà pour les explications linguistiques, administratives et géographiques. Pourtant, le décor n’est planté qu’à moitié car Fuilla, à cette époque de l’année, a bien d’autres attraits. Au cœur du vallon de la Rotjà que nous allons quelque peu longer, le regard se pose sur des prés verdoyants, sur des vergers fleuris et sur les montagnes environnantes : le Massif du Canigou au sud-est, le Massif des Tres Estelles au sud-ouest, le Massif du Coronat au nord et quelques collines de moindres élévations à gauche avec le Serrat des Garbères et à droite avec la Serra de Cobartorat déjà citée. Le Canigou reste le seigneur des lieux, malgré un soleil  aveuglant au-dessus de lui tentant de lui faire la guerre dans cette lutte de qui sera le plus éblouissant.  Outre ces magnifiques décors qui nous entourent dont les plus hauts sont merveilleusement enneigés, quelques volatiles que je tente de photographier viennent s’ajouter au plaisir de marcher. Moineaux, hirondelles, rougequeues, fauvettes, merles, mésanges, bergeronnettes, geais et j’en oublie, tous les oiseaux vus ne sont pas facilement photographiables mais le nombre et mon obstination finiront par me satisfaire au-delà de mes espérances. Sur ce chemin dit de Villefranche seule la flore manque quelque peu à l’appel de mes passions. Il y a bien des arbres fruitiers fleuris mais souvent difficiles à déterminer car sans feuille. D’autres fleurs plus sauvages arriveront un peu plus tard. Après la sortie de Fuilla d’Avall, nous laissons Sainte-Eulalie et son église sur la gauche pourtant peu éloignées. Il faut dire que Dany a pris pas mal d’avance à cause de mon acharnement à vouloir immortaliser des passereaux. En la circonstance, je ne me vois pas lui demander de faire demi-tour. L’itinéraire nous entraîne sur la D.6 et un petit bout de route bitumée et ce, jusqu’au pont sur la Rotjà où tout devient plus simple peu après. Ici, il faut tourner à droite et prendre l’impasse du Pont, direction le lieu-dit le Pont, petit pâté de 2 ou 3 habitations où un pont a dû jadis marquer les esprits. A-t-il été emporté par une crue de la Rotjà ? L’Histoire ne le dit pas, mais c’est fort probable, la Rotjà, torrent de montagne ayant dû connaître, comme bien d’autres affluents de la Têtl’Aïguat de 1940 et bien d’autres déchaînements diluviens. Une fois passé les maisons, l’impasse se poursuit et devient sentier forestier et ce jusqu’à atteindre une clairière où trône le dolmen de Coberturat ou Cobartorat. Quelques genêts fleuris que j’ai un mal fou à différencier et des papillons qu’on appelle Azurés viennent me distraire dans cette montée parfois très caillouteuse. Dany claudique mais finalement elle arrive avant moi, occupé que je suis à mes photographies. Avec 4 grosses pierres dont la plupart sont de formes arrondies, le dolmen est assez imposant par sa table malgré cette conception plutôt simple. Il dispose d’une seule grosse cupule peu visible, sauf à y monter dessus, ce que je vous déconseille vivement. Le chemin se poursuit à droite, en réalité c’est une large piste forestière le plus souvent argilo-sableuse. L’itinéraire devient  toujours plus simple, car bien balisé direction Vernet-les-Bains et la chapelle ruinée de Saint-Clément de la Serra. Du déjà vu pour moi lors du Circuit des Minerais mais une nouvelle découverte pour Dany, découverte d’autant plus merveilleuse qu’un majestueux Canigou se présente revêtu d’un beau manteau blanc.  Seul un ciel laiteux enlève un contraste rêvé à ce panorama époustouflant mais par bonheur ça ne durera pas. D’ici, de jolies vues s’entrouvrent aussi bien vers la verdoyante vallée de la Rotjà et la commune si étendue de Fuilla que vers la vallée du Cady et Corneilla-de-Conflent, dont la commune est parfois visible au travers des pins. Un peu plus tard, c’est Vernet-les-Bains que nous devinerons. Si la chapelle Saint-Clément est ruinée, elle continue d’être honorée par des fidèles qui n’hésitent pas à la décorer de quelques pieuses reliques. Ici, beaucoup de papillons butinent les fleurs de cistes pendant que d’autres somnolent sur les roches les plus chaudes. Deux ou trois lézards les imitent dans l’attente d’un insecte à croquer plus en adéquation avec leur modeste taille. Oui, le chaud soleil qui tape sur le seuil de la chapelle est pour nous aussi une invitation à se prélasser comme un lézard et à pique-niquer ici. C’est l’heure bienvenue du déjeuner que je mets à profit pour photographier la Nature.  Une pause un peu plus longue que nécessaire, car achevée en somnolence, et le temps de poursuivre arrive par la force des choses. Il est vrai que 2 corbeaux planant au-dessus de nous en croassant continuellement ont tendance à nous sortir de notre léthargie. Le chemin se poursuit toujours aussi rectiligne jusqu’à une intersection de plusieurs directions. En l’absence de tracé dans mon GPS, l’application Iphigénie vient à ma rescousse. Nous ignorons les chemins partant à droite soit vers Corneilla-de-Conflent soit vers Vernet-les-Bains et choisissons de continuer tout droit en direction du col de Vernet. Peu après, nous empruntons la première bifurcation descendant vers Fuilla d’Amont, et ce malgré une barrière grossière constituée de fils barbelés et de branchages, le tout agrémenté d’une pancarte mal écrite interdisant le passage. Nous passons outre l’interdiction et enjambons avec prudence la barrière. Nous n’avons pas d’autres recours pour redescendre vers Fuilla et surtout pas d’autres recours pour amenuiser comme prévu la distance à parcourir. Au bas de la descente, seule une galerie claquemurée  et interdite de passage semble expliquer l’interdiction vue plus haut. Sans doute est-elle le vestige d’une ancienne mine de fer, nombreuses dans tout ce secteur du Conflent. Nous la regardons de loin, voulant respecter ce qui semble être une propriété privée. Finalement tout se passe bien et aucune autre entrave ne vient gâcher cette arrivée au Veïnat d’Amunt. Bien au contraire, l’itinéraire est agréable car très verdoyant, rafraîchissant car traversé par une Rotjà aux eaux limpides où il fait bon s’asperger un peu. Il est agrémenté par quelques surprises patrimoniales comme le domaine de Cercet, beau gîte de charme confidentiel car bien caché hors des grands axes routiers. Pourtant la bâtisse est parée d’échauguettes comme un vrai château et à coup sûr, il doit faire bon passer quelques jours et dans le pire des cas un seul week-end en amoureux dans ce lieu si paisible. Oui, ce lieu est paisible et les habitants bien sympathiques comme nous le constatons en engageant la conversation avec deux gentilles dames. La première aime les couleurs vives comme le prouve son balcon amplement agrémenté  d’une multitude d’objets chatoyants. Elle aime son balcon et apprécie qu’on l’aime aussi au point d'accepter que je l'immortalise. Une vraie « mère à Titi » comme l’aurait chanté Renaud. La seconde, au balcon nettement plus dépouillé, n’est pas moins faconde et pas moins sympathique, elle nous parle de son village avec plein d’amour dans les yeux et dans les mots. Des mots qui à coup sûr font du bien aux maux de Dany. Puis le parking est là. Ainsi se termine cette courte balade imprévue mais dont les centres d’intérêts sont multiples malgré les impasses que nous avons faites volontairement sur certains d’entre eux, la visite des églises et chapelles notamment. Le clocher de l'école communale que nous avons approché était fermé. On peut donc supposer que les autres édifices religieux l’étaient aussi. Pourtant au regard de ce que j’ai pu lire, les églises méritent qu’on s’intéresse à elles. Telle qu’expliquée ici, cette balade a été longue de 6,8 km, pour des montées cumulées de 264 m et un dénivelé de 174 m. Le point le plus bas est à 500 m d’altitude près du pont sur la Rotjà (lieu-dit le Pont) et le plus haut à 674 m juste avant d’amorcer la redescente vers Fuilla d’Amont sur le chemin menant au col de Vernet.  Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

(*) Normalement, nous aurions dû réaliser une randonnée que l'on trouve sur le remarquable site "A pied dans le 66" intitulée "Le Canal et le site minier de Falguerosa" dont voici le lien ci-après : http://apieddansle66.eklablog.com/fuilla-le-canal-et-le-site-minier-de-falguerosa-a212236763

 

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Nouvelle retraite de Russie

Publié le par gibirando

Nouvelle retraite de Russie


 

Voilà maintenant plus de 5 mois que le conflit russo-ukrainien a commencé et comme on pouvait s’y attendre et le craindre, il ne fait plus la Une d’aucun média d’importance depuis déjà quelques semaines. Comme l’armée napoléonienne en 1812, la plupart des médias ont entamé une nouvelle « Retraite de Russie » suivant ainsi le train frileux de nos dirigeants européens et de pas mal de dirigeants d’entreprises qui avaient cru bon quitter la Russie dès le début du conflit. Conflit ? Guerre ou pas guerre ? Invasion ? Agression ? Combats ? Belligérance ? Occupation ? Chacun y va de son vocabulaire pour tenter de minimiser ou d’amplifier ce qui se passe en Ukraine selon les intérêts de chacun. « Opération spéciale ? » comme l’affirme Poutine. Quand des dizaines voire des centaines de personnes meurent chaque jour, je ne crois pas que le choix d’un mot ou d’un autre ait une grande importance. Poutine affirme qu’il lutte contre des nazis et qu’il s’agit d’une « mission civilisatrice » D’ailleurs, l’importance de ce lexique est purement poutinien et il faut le laisser à ce criminel contre l’humanité dont les mensonges, la propagande permanente et le système de désinformation en font ; parmi quelques autres ; un dictateur solitaire, despotique, tyrannique mais fonceur car pas froussard pour un sou. D’ailleurs, on s’aperçoit que son peuple ne bouge pas lui faisant confiance dans une grande majorité. Poutine, c’est un nouveau Panurge dont les ouailles le suivent sans broncher, prêts à se jeter à l’eau si le tyran le leur demande. Oui, il faut regretter que dans ce conflit, l’aspect purement économique et commercial ait pris le pas au détriment de l’aspect humain. D’ailleurs, comme il ne s’agit pas d’une guerre « normale » où deux armées s’affrontent, car d’un côté il y a un peuple qui défend son pays et de l’autre des militaires qui tuent sans discernement, personne n’est vraiment apte à donner le chiffre exact du nombre de morts ukrainiens. Quelques chiffres sont donnés parfois mais finalement quand on cherche à approfondir, on s’aperçoit qu’ils peuvent être bien différents selon les médias. Oui, l’aspect humain a disparu, aucun homme politique européen d’importance ; (sauf Erdogan mais est-il européen ?) ; ne parle de plan de paix et désormais le nom Ukraine est le plus souvent lié aux mots « inflation », « pénurie », «pouvoir d’achat », «fin de mois » et ce , pas toujours de manière raisonnée. On parle d’inflation en oubliant que les déflagrations, elles, n’ont jamais cessé depuis le mois de février. Comme on pouvait le craindre aussi, les différents lots de sanctions pris par des technocrates occidentaux aussi faibles que peureux n’ont été d’aucune efficacité, et si par hasard, il me venait l’envie d’être grossier, je dirais que « Poutine les tient tous par les co…… ». Biden, le plus vieux président américain en exercice a besoin comme un enfant d’un vélo à trois roues. Macron, le grand communicateur,  a gagné un deuxième quinquennat sans parler, mais quand on analyse les chiffres ,on s’aperçoit que les 2/3 des français, tout comme Poutine, en ont marre d’écouter jacasser ce beau parleur impuissant car inactif.  Quant à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ce n’est pas vraiment une guerrière mais une grande bourgeoise dont les principaux titres de gloire professionnels et politiques sont exclusivement médico-sociaux, rien de malsain bien sûr mais quand même très éloignée des pensées belliqueuses de Poutine. Gaz, pétrole, céréales et entreprises étrangères sur son territoire, Poutine tient énormément de ficelles et il n’était pas besoin d’être ni devin ni un grand expert économique international pour deviner qu’il allait les tirer et en jouer en ayant face à lui des « marionnettes » souvent volubiles mais toujours inopérantes. Oui, c’est désormais Poutine qui distribue les bons points à ceux qui sont gentils avec lui et coupe les robinets à ceux qui sont méchants. Tu es gentil, tu auras du gaz et du pétrole à bon prix. Tu es méchant, ton peuple se gèlera les burnes. Les Allemands auront-ils du gaz cet hiver ? Poutine s’en tape le coquillard car bien d’autres pays qui en ont également besoin feront le choix de lui en acheter à un prix intéressant. Eh oui, comme on a pu l’entendre et le lire dans tous les médias, c’est lui qui négocie si le blé ukrainien partira vers l’Afrique et le Moyen-Orient pour empêcher les famines et ainsi freiner les flots d’immigration déjà exponentiels qui arrivent en cortège vers les pays européens occidentaux dont les frontières ressemblent à des journées « portes ouvertes ». En Russie,  c’est lui aussi qui décide qui entre et qui reste dans son pays, chose dont nos gouvernants sont bien incapables avec les effets désastreux que l’on peut voir chaque jour, en France plus particulièrement ! Poutine est fort, très fort et contre des faibles divisés qui ne peuvent ni maîtriser leur faiblesse ni la cacher aux yeux du monde , il est assez facile de deviner qui gagnera ce bras de fer ! La guerre mondiale que personne ne voulait est là, qu’on le veuille ou pas. Dans l’immédiat, elle n’est qu’économique. Le restera-t-elle ? Personne n’est capable de répondre à cette question pour la simple et « mauvaise » raison que c’est encore Poutine qui le décidera. A bien y réfléchir, peut-être aurait-il fallu qu’Américains et Européens tous unis interviennent dès le lendemain de l’invasion russe en Ukraine ? Encore aurait-il fallu que la mort du peuple ukrainien les intéresse. Ça n’a pas été le cas.  Ça l’est encore moins aujourd’hui à l’instant où de très nombreux pays sont déjà face aux problèmes que Poutine et sa Russie leur posent. La situation est comme des poupées russes, on voit la plus grosse mais on ne sait pas ce que nous réserve l’intérieur. Oui, on n’est pas sorti de l’auberge russe ! Malgré les sanctions, Poutine nous a renvoyé dans nos frontières, nous avons battu en retraite, médias inclus. Oui, nous vivons une nouvelle retraite de Russie, au grand désespoir de très nombreux Ukrainiens qui ne demandaient qu’à vivre en paix…..

Malheureusement, ce que je craignais arrive peu à peu. Voilà un article qui confirme la main mise de la Russie sur les énergies : https://www.laselectiondujour.com/la-russie-surfe-sur-son-or-noir-n1680/

 

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Autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu à Argelès-Plage

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons interprétées par la jolie et délicieuse chanteuse vietnamienne Trang Tooc. Elles ont pout titre : "Chiều vắng" (Après-midi vide) accompagné à la guitare par Khoa Le"Close To You" accompagné par le pianiste Pham Quang Hoc"That Old School Love" accompagné du pianiste Thien Tran plus un petit bout de "Tìm Một Người Như Thế" (Trouver Quelqu'un Comme ça) avec Khoa Le. 

Autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu à Argelès-Plage

Autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu à Argelès-Plage

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.  2 fois pour un plein écran.


 

Voilà comment est née puis s’est déroulée cette balade que j’ai intitulée « Autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu » En ce dimanche 27 mars, si l’envie de marcher est bien là, aussi bien pour Dany que pour moi, la météo n’est guère propice à une longue escapade pédestre. Alors que faire ? Voilà déjà longtemps que l’envie d’aller découvrir la Réserve Naturelle Nationale du Mas Larrieu tout près d’Argelès-Plage me trotte dans la tête. Cette envie est essentiellement motivée par ma passion pour la Nature et ce désir permanent de tenter d’aller la photographier. Un ciel grisâtre n’est pas idéal pour des photos mais l’idée a germé et peu de choses ; sauf la pluie ; peut l’empêcher de grandir. Sur Internet, je me mets à lire presque tout ce qui concerne cette réserve. Bien que d’inégales valeurs, il y a abondance de sites à son sujet et je finis mes lectures avec l’envie décuplée d’y aller. Géoportail m’aide à composer une petite boucle tout autour et ma décision est prise : « cet après-midi, nous irons marcher autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu » dis-je à Dany. Je ne sais pas si elle sait de quoi je parle, mais elle acquiesce et sa seule question guidée par ses douleurs récurrentes aux hanches est « combien de kilomètres ? ». Je lui réponds  « Au bas mot,  4,2 km selon mes calculs ». Avec un sourire, elle hoche la tête en signe d’approbation et de satisfaction. Pour le reste et comme le plus souvent, elle me fait confiance mais je lui décris quand même les lieux et le fait qu’il nous faudra marcher quelque peu sur le sable de la plage. Elle est d’accord. Au regard de mes lectures et des cartes et vues aériennes de Géoportail, j’enregistre la boucle envisagée dans mon GPS, tout en espérant qu’elle sera réalisable sans trop d’encombres. Je ne connais pas du tout l’endroit.  Nous avons déjeuné sur le pouce et il est 12h30 quand nous garons la voiture en bordure d’une piste cyclable et pédestre, parallèle à la route principale D.81. Nous sommes tout près du Mas Larrieu, ancien corps de ferme, que nous apercevons au travers de quelques arbres. Bien qu’une large piste terreuse parte vers la gauche, je fais le choix de poursuivre la piste cyclable et pédestre bitumée, direction Argelès. Ici, les fleurs à photographier sont si présentes que j’oublie vite le bitume et ce d’autant que quelques oiseaux sont également visibles. Au premier carrefour, nous tournons à gauche et entrons dans une zone où campings étoilés et espaces de loisirs se partagent l’espace. Si les signalétiques « Sentier Littoral » et « Réserve naturelle » n’étaient pas si présentes, on pourrait facilement imaginer que ce n’est pas le bon chemin permettant d’atteindre un lieu protégé. Mais non, très rapidement, et à hauteur d’un passage à gué sur la Riberette, on quitte ce monde « civilisé » pour des environnements sauvages plus en adéquation avec l’idée que l’on se fait d’une Réserve Naturelle.  Fleurs et avifaune constituent l’essentiel de mes photos avant même d’arriver au bord de la plage. Il en sera ainsi jusqu’à l’arrivée même si un lézard, des papillons saisonniers et un lapin de garenne constitueront de bien jolies surprises. Dans l’immédiat, l’itinéraire longe d’un côté une zone humide et boisée du nom de « Gorg dels Oms » et de l’autre la plage à bonne distance, direction l’embouchure du Tech. Ici cette embouchure, tout le monde a pour habitude de l’appeler le « bocal » mais ne me demandait pas pourquoi ! J’ai essayé de savoir pourquoi on l’appelle ainsi mais je n’ai rien trouvé sur le Net. J’imagine que de temps à autre, l’embouchure a tendance à s’ensabler puis à s’obturer formant un bouchon et par là-même un delta en forme de profond bocal. C'est mon idée. « Un vieil ami qui s’appelait Emile ; aujourd’hui disparu ; et qui avait pour habitude de venir pêcher ici m’avait dit « on l’appelle bocal car certaines personnes y conservent le fruit défendu pour le manger ! ». Régulièrement enquiquiné par ces personnes, il me disait ça en plaisantant, rajoutant qu’il ne mangeait pas de ce fruit-là ayant une charmante épouse qui l’attendait à la maison ! Aujourd’hui, le bocal est essentiellement occupé par un rassemblement très important de goélands. Quand je m’approche d’eux pour les photographier, ils s’envolent au-dessus des flots gris-blancs car impétueux et écumeux. Puis ils reviennent sur le sable de la plage dès lors que je m’éloigne. A cause des fortes pluies des jours précédents, s’immiscer un peu plus près du centre de la réserve est chose impossible, alors on se contente de quelques rares sentes encore praticables sur quelques mètres seulement. La large piste parallèle au Tech est elle aussi amplement inondée nous obligeant à zigzaguer entre de vastes flaques, ce qui ne m’empêche nullement de continuer mes observations florales et fauniques. Moi qui pensais qu’on ne trouvait des lupins qu’en montagne ou tout du moins à une certaine hauteur, je suis surpris de découvrir un Lupin bleu à l’altitude zéro ! C’est le Lupin à feuilles étroites. Quant aux oiseaux, et après les goélands en grand nombre de la plage, ici dans cette partie boisée, les étourneaux sansonnets sont de très loin les plus présents. A un degré moindre mais le plus souvent au sol, des cochevis peu craintifs sont bien visibles. Il me faudra analyser plus en détail mes quelques photos pour savoir s’il s’agit du Cochevis huppé ou du Cochevis de Thékla, tous les deux étant très ressemblants et sans doute présents dans ces différents biotopes ? Après plus de 2 heures d’une flânerie intentionnelle et des photos « naturalistes » suffisantes car bien au-delà de ce que j’avais pu espérer, ainsi se termine cette découverte « Autour de la Réserve Naturelle du Mas Larrieu ». Si vous aimez la Nature, allez-y, ça vous plaira ! Carte IGN 2549 OT Banyuls-sur-Mer – Côte Vermeille – Col du Perthus Top 25.

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La Boucle de Tarerach au départ du col des Auzines

Publié le par gibirando

 

Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons du chanteur et musicien américain Glen Campbell. Elles ont pour titre : " Rhinestone Cowboy', "Gentle On My Mind", "By The Time I Get To Phoenix", "Yesterday, When I Was Young" et "Wichita Lineman"

La Boucle de Tarerach depuis le col des Auzines

La Boucle de Tarerach depuis le col des Auzines

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Si en décembre 2012, nous avions réalisé une longue randonnée au départ de Tarerach avec comme objectif « la chapelle ruinée de Séquières », j’ai souvent pensé qu’autour de ce joli village plusieurs autres balades étaient possibles. Ce raisonnement était né bien antérieurement, et notamment au cours de l’année 2011, quand j’avais analysé la carte IGN afin de préparer « Le Tour des Fenouillèdes » que nous allions, mon fils Jérôme et moi, accomplir en 5 jours au cours du mois de septembre de cette année-là. Oui, autour de Tarerach, les pistes, chemins et sentiers y étaient suffisamment nombreux pour inventer d’autres boucles pédestres. C’est ainsi qu’est née cette « Boucle de Tarerach au départ du col des Auzines », une balade plutôt facile parmi bien d’autres restant encore possibles. Cette affirmation est d’autant plus vraie que ce jour-là nous avons côtoyé un petit groupe de randonneurs d’Argelès-sur-Mer qui avaient imaginé un autre parcours que le nôtre, également non répertorié sur aucun topo-guide. Il est 10h quand nous rangeons notre voiture à proximité du col des Auzines mais au bord de la D2 menant à Sournia. Nous démarrons en empruntant la piste se dirigeant vers le plateau de Séquières. Il s’agit d’une piste DFCI portant la codification F76. Ici, la garrigue méditerranéenne et les magmas granitiques plantent le décor. De manière très insolite, une toute petite mais jolie habitation s’élève là comme ayant émergée on ne sait par quel miracle de cet âpre univers. La carte IGN lui attribue le nom de « Bergerie Bénard » mais à bien la regarder et compte tenu de sa taille si réduite, on pense d’abord à la maison d’un schtroumpf et non pas à celle d’un berger. La piste est plane et donc agréable à cheminer. Comme toujours, je cherche à recenser la faune et la flore mais force est de reconnaître que sur cette piste j’ai vite fait le tour. La faune se résume à quelques fauvettes et pouillots difficilement identifiables tellement ils sont véloces quant aux plantes fleuries il n’y a ici que des bruyères arborescentes et de rares hellébores fétides. Pour les oiseaux, il se feront plus présents à l’approche des rares habitations puis de Tarerach, quant aux fleurs, elles se présenteront assez aléatoirement au fil du chemin.  De ce fait, je suis plutôt enclin à observer les paysages. Si la piste domine le profond vallon de la Rapane, c’est surtout les horizons alentours ou lointains qui attirent le regard. Quelquefois blanchis de neige pour les plus hauts d’entre eux,  ils ont pour noms « Sarrat d’Espinets », « Sarrat de l’Albèze », « Terres Noires », « Sarrat Naout », « Pech du Bugarach » « Pech des Escarabatets », « Pic d’Estable », « Pech Pedré » ou « Pic Dourmidou », autant d’élévations qui nous ramènent parfois à quelques balades passées mais le plus souvent aussi à quelques années de moins où nous ne comptions ni la hauteur des dénivelés ni les distances à parcourir. Ce temps passé est révolu et les 9 kilomètres d’aujourd’hui seront amplement suffisants.  D’ailleurs la vision de la chapelle de Séquières et de sa « maison forte » ne nous rajeunit pas. 10 ans déjà alors que nous avons le sentiment que c’était hier. Est-ce ce sentiment mais nous prenons la décision de ne pas y retourner. Les ruines ne sont pourtant pas très loin du Cortal Bascou que nous laissons sur notre gauche. Ici, un merveilleux Canigou enneigé vient s’ajouter aux sommets précédemment cités. Quelques oiseaux, des papillons et de jolis mimosas que je veux photographie et un tracé trop ancien enregistré dans mon GPS suffisent à perdre le fil de cette charmante balade. Au cours de ce petit moment d’égarement ; peu inquiétant il est vrai ; des chiens qui aboient et des chasseurs qui vocifèrent à proximité nous contraignent à une prudente pause. Nous en profitons pour manger une barre de céréales et nous désaltérer un peu. GPS allumé en main, nous repartons sur notre « mauvais raccourci » quand le silence revient. Avec tristesse, nous découvrons un renard mort accroché à la branche d’un chêne. Finalement, je comprends que le bon tracé était d’une simplicité enfantine puisqu’il suffisait de poursuivre la piste prise au départ et passant devant le cortal Bascou. Les chasseurs sont là, au bord d’une nouvelle piste, souriants et sympas, ils nous annoncent que la battue est terminée. C’est d’autant bien pour nous qu’ils repartent dans le sens opposé au chemin que nous empruntons en direction de Tarerach.  Nous sommes rattrapés par un petit groupe de 4 randonneurs et nous papotons un peu, de tout et de rien mais surtout de nos itinéraires respectifs purement inventés et donc non répertoriés dans aucun topo-guide. Après un bout de chemin ensemble, un panonceau « Tarerach » se présente. Ce n’est pas l’itinéraire enregistré dans mon GPS mais comme je dis à Dany qu’il raccourcit cette boucle, elle tient à le prendre. Nous quittons là nos compagnons argelésiens et commençons la descente. Je la reconnais et c’est la même qu’en 2012. Eux poursuivent sous le Roc Arnau et en direction du Roc del Gotier. Il est presque midi et Dany décide d’arrêter pour pique-niquer. Nous sommes à mi-chemin de cette descente et en surplomb de Tarerach. Nous restons là une grosse demi-heure puis repartons. Si j’ai lu que Tarerach compte une quarantaine d’habitants, aujourd’hui tout ce petit monde semble absent. C’est un village désert et silencieux que nous visitons au pas de course, sa taille aidant à cette célérité.  J’y photographie quelques jolies fleurs tout en me remémorant les dernières fois où j’y suis venu. Parmi toutes les images, celle de la place de l’Eglise et de son préau est la plus marquante car lors du Tour du Fenouillèdes de septembre 2011 il s’était mis à pleuvoir à l’instant où nous rentrions dans le village et nous n’avions eu d’autre recours que de nous abriter sous ce protecteur préau. Il était midi et le carrelage du préau avait servi à la fois de nappe et d’assise pour déjeuner. Par bonheur, et dans cette première étape nous menant de Trilla à Eus, la pluie n’avait pas perduré. Nous sortons de Tarerach dans la même solitude qui nous a vu entrer et seul le silence a disparu. Des éclats de rire arrivent du jardin d’une belle villa où un groupe de jeunes gens s’affaire autour d’une table et d’un barbecue fumant. Une bonne odeur de grillades s’exhale remplissant tout le voisinage. Ça sent l’été avant l’heure. Bien qu’ici, les panonceaux présents n’indiquent qu’un « Itinéraire des Belvédères », je reconnais très facilement le chemin à prendre qui est celui du GRP Tour des Fenouillèdes. Balisé de temps à autre en jaune et rouge, il nous éloigne du village sur une modeste déclivité dans des décors de vignobles, de champs en jachères puis exclusivement de garrigues. Ce tronçon de chemin lui aussi me ramène en 2011 et au Tour des Fenouillèdes avec 2 anecdotes principales qui sont toujours restées là gravées dans ma tête. La première était un ballon de baudruche que nous avions trouvé au bord du chemin et qui avait engendré quelques instants de jeux et de facéties entre mon fils et moi. La seconde anecdote avait pris les traits d’un plant de tomates-cerise poussant spontanément au bord du sentier et dont nous nous étions délecté des fruits bien mûrs. Ce balisage du Tour des Fenouillèdes, il ne faut jamais le perdre de vue car il revient sans aucune véritable difficulté au col des Auzines. La seule erreur possible serait de suivre « l’ Itinéraire des Belvédères » filant vers Montalba-le-Château.  Dans l’éventualité d’en inventer une autre dans ce même secteur, ainsi se termine cette jolie boucle de ma composition. Telle qu’expliquée ici, elle est longue de 9,5 km, petit égarement et visite de Tarerach inclus. Avec ses 160 m, la déclivité entre le point le plus bas (514 m au lieu-dit « Les Festarones au départ du retour de Tarerach)  et le plus haut (674 m à la jonction de la descente vers Tarerach) est modeste. Les montées et les descentes cumulées à 332 m le sont aussi.  De bonnes chaussures à tiges hautes et aux semelles bien crantées sont conseillées. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

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Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de chansons de Michel Fugain dont les titres et les interprètes sont : "Une Belle Histoire" extrait de l'album "Chante la Vie Chante Love Michel Fugain" par Arcadian, Claudio Capéo, Corneille, Anaïs Delva, Olivier DionMickaël Dos Santos, Patrick Fiori, Florent Mothe, Damien Sargue, Sophie TapieVictoria et Michel Fugain, "Forteresse" par Michel Fugain, "Comme Une Histoire d'Amour" par Michel Fugain, "Fais comme l'oiseau" par Michel Fugain puis "Une Belle Histoire" par BillyDic aux claviers Tyros et Chromaticover.

  Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques

Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques


 

Si la commune de Fourques peut s’enorgueillir de deux véritables circuits de randonnées : « Le Sentier des Histoires »,  que je vous présente ici, et « les Chemins d’Adrienne » ;  je gardais de cette dernière ; réalisée en octobre 2016 ; de bien étranges et contradictoires souvenirs. Etranges et contradictoires car si j’avais pris beaucoup de plaisir à parcourir ces « chemins » au doux prénom de ma mère et de l’écrivaine Madame Cazeilles, une sérieuse chute ; mais qui aurait pu être encore plus grave ; m’avait handicapé physiquement pendant de longs mois. En effet, ce jour-là, et alors qu’au sommet d’une butte argilo-caillouteuse je photographiais un paysage, sous mes pieds, un modeste mais inattendu glissement de terrain m’avait fait basculé dans une « descente infernale ». Sous  l’effet de surprise et entraîné  par le poids de mon sac à dos, et alors que mes jambes prenaient sous la contrainte de plus en plus de vitesse et qu’aucun obstacle devant moi ne se présentait, je n’avais trouvé comme seul recours que de plonger tête première et de tout mon long. Sans cette solution radicale, la moins pire et surtout la seule, je pense que je n’aurais jamais pu écrire le présent récit. Oui, ce jour-là et comme le dit l’expression « je l’avais échappé belle ! ».  Il s’en était suivi quelques plaies à la tête, au bras et à la jambe droite mais finalement les lésions les plus graves avaient été celles que je n’avais pas vues sur le moment et qui étaient apparues dans les jours suivants.  Maux de dos répétitifs, énorme entorse au pied droit avec poche de sang difficile à résorber , jambe droite désaxée à hauteur de la hanche accompagnée d’un gros hématome dont je garde encore à ce jour une « rondelette » relique. Oui, à l’instant où nous démarrons ce « Sentier des Histoires », je ne peux m’empêcher de repenser à tout ça ! Il est 10h30. Nous avons trouvé assez facilement à garer notre voiture près du centre de Fourques. En effet, c’est de là, au Castell jouxtant la mairie, que démarre cette nouvelle balade fourcatine. Si j’ai appris que cette randonnée est l’émanation  puis l’adaptation pédestre d’un livre intitulé « Dis-nous grand-père » d’un dénommé Alain Saqué ; ceci nous est confirmé dès la première pancarte explicative ; j’ai vivement regretté de ne rien trouvé sur le Net, ni le livre, ni sur son contenu, ni rien à propos de son auteur ! Etonnant de nos jours ! Comme si cette histoire d’un enfant racontant son enfance et sa jeunesse s’était volatilisée car trop ancienne ou au pire comme si elle n’avait jamais existé ! Est-ce un simple problème de grande confidentialité ? Je le suppose ! Mais quel dommage ! Après la découverte d’un écriteau consacré au Castell ; ancienne cellera  fortifiée en 1188, de son porche d’entrée et de quelques venelles, retour vers la place du village. Voilà déjà un second pupitre dédié au « Journal oral ». Là, nous tournons le dos à  la mairie et empruntons la rue Carrer Gran. L’itinéraire passe devant l’église Saint-Martin se poursuit rue du Puits et Saint-Sébastien avant de bifurquer rue des Genêts. Le balisage « Sentier des Histoires » est toujours bien présent. Ici, après avoir traversé quelques villas de  conception plutôt récente, la campagne est rapidement là. Bien balisé en jaune, si le tracé s’avérera quelque peu biscornu, le cheminement lui sera plutôt facile. Dans l’immédiat Fourques s’éloigne très vite. Un autre pupitre consacré « aux figues » se présente. L’enfant Alain Saqué nous raconte son goût prononcé pour ce fruit que l’on trouvait un peu partout et donc facilement autour du village. Après cet écriteau et les deux premiers déjà  lus, sept autres suivront encore. Souvenirs d’enfance certes mais tous plus ludiques les uns que les autres car nous racontant le passé ayant rythmé la vie de l’auteur, celle du village mais aussi les décors environnants et le patrimoine.  Dans toutes ces histoires qui nous sont racontées, sourd l’amour du village, du terroir et du pays. On peut aisément comprendre cet amour, tant  il est vrai que les décors, les paysages et les panoramas  sont suffisamment variés pour que cette balade ne soit pas ennuyeuse.  Vignobles, champs en jachère, garrigue, futaies de chênes et de quelques autres feuillus, correcs, petits escarpements d’argiles,  les décors changeants rendent le parcours divertissant. Nous l’agrémentons personnellement d’un long aller et retour à la chapelle Saint Luc de PuigRodon, ancien ermitage au sommet d’une butte situé sur la commune de Passa. Une butte dont l’Histoire de France nous rappelle qu’ici les 5.000 hommes du Général Pérignon trouvèrent refuge lors de la seconde Bataille du Boulou de 1794. Un recul stratégique payant puisque la victoire fut au bout. Comme on s’y attendait un peu, nous la trouvons malheureusement fermée  au même titre que tous les édifices religieux côtoyés ce jour-là ! Nous compensons ce regret par un petit déjeuner sur l’herbe avec une vue fabuleuse sur un grandiose Canigou enneigé. Si ici, la géologie type « blocaille » me rappelle un peu trop celle où j’ai chuté en 2016, j’évite de m’approcher trop près du bord de la moindre petite dépression. Un randonneur « gadin »  averti en vaut deux ! Après cette petite entorse au « Sentier des Histoires », nous retrouvons le bon itinéraire sur le chemin dit de Llauro. Il nous amène au mas éponyme. Bien que les passereaux aient été présents depuis le départ, ici  ils se font de plus en plus nombreux et ce, pour le plus grand plaisir du photographe animalier amateur que je suis. Pinsons, chardonnerets, bruants, linottes et étourneaux.  Apparemment, et bien que les vendanges soient une histoire ancienne, les vignobles semblent encore les attirer. Adoreraient-ils tout comme nous les raisins secs ? L’arrivée à la chapelle Saint Sébastien, assez voisine du village, est synonyme d’arrivée toute proche. Une fois encore ; on regrette de la trouver porte close. Revenir au centre de Fourques n’est plus qu’une adorable formalité tant la commune semble exhaler une incontestable sérénité. Outre les « histoires » que l’on peut lire sur les différents pupitres, quelques rencontres fortuites mais toujours sympathiques avec des gens du cru et des viticulteurs sont venues s’ajouter au plaisir de marcher. Leurs  chiens gentils, câlins et joueurs, un cadre et des chemins agréables, une flore et une faune à photographier, d’amples panoramas vers le Canigoules Albères et les Aspres, des édifices religieux certes fermés mais toujours empreints d’une architecture romane et donc d’une évidente chrétienté, sont les autres images marquantes de ce  Sentier des Histoires. Comme je le dis souvent « il n’appartient qu’à nous de faire de chaque randonnée une histoire nouvelle »  Ici les Histoires, celles d’Alain Saqué et la mienne se sont télescopées pour notre plus grand bonheur. Cette randonnée, telle qu’expliquée ici, a été longue de 11,4 km environ que l’on peut scinder en 2 parties : 8 km environ pour le seul Sentier des Histoires et 3,4 km aller et retour pour la chapelle Saint-Luc de PuigRodon. Carte I.G.N 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25.

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Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de chansons de Michel Fugain dont les titres et les interprètes sont : "Une Belle Histoire" extrait de l'album "Chante la Vie Chante Love Michel Fugain" par Arcadian, Claudio Capéo, Corneille, Anaïs Delva, Olivier DionMickaël Dos Santos, Patrick Fiori, Florent Mothe, Damien Sargue, Sophie TapieVictoria et Michel Fugain, "Forteresse" par Michel Fugain, "Comme Une Histoire d'Amour" par Michel Fugain, "Fais comme l'oiseau" par Michel Fugain puis "Une Belle Histoire" par BillyDic aux claviers Tyros et Chromaticover.

  Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques

Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques


 

Si la commune de Fourques peut s’enorgueillir de deux véritables circuits de randonnées : « Le Sentier des Histoires »,  que je vous présente ici, et « les Chemins d’Adrienne » ;  je gardais de cette dernière ; réalisée en octobre 2016 ; de bien étranges et contradictoires souvenirs. Etranges et contradictoires car si j’avais pris beaucoup de plaisir à parcourir ces « chemins » au doux prénom de ma mère et de l’écrivaine Madame Cazeilles, une sérieuse chute ; mais qui aurait pu être encore plus grave ; m’avait handicapé physiquement pendant de longs mois. En effet, ce jour-là, et alors qu’au sommet d’une butte argilo-caillouteuse je photographiais un paysage, sous mes pieds, un modeste mais inattendu glissement de terrain m’avait fait basculé dans une « descente infernale ». Sous  l’effet de surprise et entraîné  par le poids de mon sac à dos, et alors que mes jambes prenaient sous la contrainte de plus en plus de vitesse et qu’aucun obstacle devant moi ne se présentait, je n’avais trouvé comme seul recours que de plonger tête première et de tout mon long. Sans cette solution radicale, la moins pire et surtout la seule, je pense que je n’aurais jamais pu écrire le présent récit. Oui, ce jour-là et comme le dit l’expression « je l’avais échappé belle ! ».  Il s’en était suivi quelques plaies à la tête, au bras et à la jambe droite mais finalement les lésions les plus graves avaient été celles que je n’avais pas vues sur le moment et qui étaient apparues dans les jours suivants.  Maux de dos répétitifs, énorme entorse au pied droit avec poche de sang difficile à résorber , jambe droite désaxée à hauteur de la hanche accompagnée d’un gros hématome dont je garde encore à ce jour une « rondelette » relique. Oui, à l’instant où nous démarrons ce « Sentier des Histoires », je ne peux m’empêcher de repenser à tout ça ! Il est 10h30. Nous avons trouvé assez facilement à garer notre voiture près du centre de Fourques. En effet, c’est de là, au Castell jouxtant la mairie, que démarre cette nouvelle balade fourcatine. Si j’ai appris que cette randonnée est l’émanation  puis l’adaptation pédestre d’un livre intitulé « Dis-nous grand-père » d’un dénommé Alain Saqué ; ceci nous est confirmé dès la première pancarte explicative ; j’ai vivement regretté de ne rien trouvé sur le Net, ni le livre, ni sur son contenu, ni rien à propos de son auteur ! Etonnant de nos jours ! Comme si cette histoire d’un enfant racontant son enfance et sa jeunesse s’était volatilisée car trop ancienne ou au pire comme si elle n’avait jamais existé ! Est-ce un simple problème de grande confidentialité ? Je le suppose ! Mais quel dommage ! Après la découverte d’un écriteau consacré au Castell ; ancienne cellera  fortifiée en 1188, de son porche d’entrée et de quelques venelles, retour vers la place du village. Voilà déjà un second pupitre dédié au « Journal oral ». Là, nous tournons le dos à  la mairie et empruntons la rue Carrer Gran. L’itinéraire passe devant l’église Saint-Martin se poursuit rue du Puits et Saint-Sébastien avant de bifurquer rue des Genêts. Le balisage « Sentier des Histoires » est toujours bien présent. Ici, après avoir traversé quelques villas de  conception plutôt récente, la campagne est rapidement là. Bien balisé en jaune, si le tracé s’avérera quelque peu biscornu, le cheminement lui sera plutôt facile. Dans l’immédiat Fourques s’éloigne très vite. Un autre pupitre consacré « aux figues » se présente. L’enfant Alain Saqué nous raconte son goût prononcé pour ce fruit que l’on trouvait un peu partout et donc facilement autour du village. Après cet écriteau et les deux premiers déjà  lus, sept autres suivront encore. Souvenirs d’enfance certes mais tous plus ludiques les uns que les autres car nous racontant le passé ayant rythmé la vie de l’auteur, celle du village mais aussi les décors environnants et le patrimoine.  Dans toutes ces histoires qui nous sont racontées, sourd l’amour du village, du terroir et du pays. On peut aisément comprendre cet amour, tant  il est vrai que les décors, les paysages et les panoramas  sont suffisamment variés pour que cette balade ne soit pas ennuyeuse.  Vignobles, champs en jachère, garrigue, futaies de chênes et de quelques autres feuillus, correcs, petits escarpements d’argiles,  les décors changeants rendent le parcours divertissant. Nous l’agrémentons personnellement d’un long aller et retour à la chapelle Saint Luc de PuigRodon, ancien ermitage au sommet d’une butte situé sur la commune de Passa. Une butte dont l’Histoire de France nous rappelle qu’ici les 5.000 hommes du Général Pérignon trouvèrent refuge lors de la seconde Bataille du Boulou de 1794. Un recul stratégique payant puisque la victoire fut au bout. Comme on s’y attendait un peu, nous la trouvons malheureusement fermée  au même titre que tous les édifices religieux côtoyés ce jour-là ! Nous compensons ce regret par un petit déjeuner sur l’herbe avec une vue fabuleuse sur un grandiose Canigou enneigé. Si ici, la géologie type « blocaille » me rappelle un peu trop celle où j’ai chuté en 2016, j’évite de m’approcher trop près du bord de la moindre petite dépression. Un randonneur « gadin »  averti en vaut deux ! Après cette petite entorse au « Sentier des Histoires », nous retrouvons le bon itinéraire sur le chemin dit de Llauro. Il nous amène au mas éponyme. Bien que les passereaux aient été présents depuis le départ, ici  ils se font de plus en plus nombreux et ce, pour le plus grand plaisir du photographe animalier amateur que je suis. Pinsons, chardonnerets, bruants, linottes et étourneaux.  Apparemment, et bien que les vendanges soient une histoire ancienne, les vignobles semblent encore les attirer. Adoreraient-ils tout comme nous les raisins secs ? L’arrivée à la chapelle Saint Sébastien, assez voisine du village, est synonyme d’arrivée toute proche. Une fois encore ; on regrette de la trouver porte close. Revenir au centre de Fourques n’est plus qu’une adorable formalité tant la commune semble exhaler une incontestable sérénité. Outre les « histoires » que l’on peut lire sur les différents pupitres, quelques rencontres fortuites mais toujours sympathiques avec des gens du cru et des viticulteurs sont venues s’ajouter au plaisir de marcher. Leurs  chiens gentils, câlins et joueurs, un cadre et des chemins agréables, une flore et une faune à photographier, d’amples panoramas vers le Canigoules Albères et les Aspres, des édifices religieux certes fermés mais toujours empreints d’une architecture romane et donc d’une évidente chrétienté, sont les autres images marquantes de ce  Sentier des Histoires. Comme je le dis souvent « il n’appartient qu’à nous de faire de chaque randonnée une histoire nouvelle »  Ici les Histoires, celles d’Alain Saqué et la mienne se sont télescopées pour notre plus grand bonheur. Cette randonnée, telle qu’expliquée ici, a été longue de 11,4 km environ que l’on peut scinder en 2 parties : 8 km environ pour le seul Sentier des Histoires et 3,4 km aller et retour pour la chapelle Saint-Luc de PuigRodon. Carte I.G.N 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25.

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Ce diaporama est agrémenté de chansons de Michel Fugain dont les titres et les interprètes sont : "Une Belle Histoire" extrait de l'album "Chante la Vie Chante Love Michel Fugain" par Arcadian, Claudio Capéo, Corneille, Anaïs Delva, Olivier DionMickaël Dos Santos, Patrick Fiori, Florent Mothe, Damien Sargue, Sophie TapieVictoria et Michel Fugain, "Forteresse" par Michel Fugain, "Comme Une Histoire d'Amour" par Michel Fugain, "Fais comme l'oiseau" par Michel Fugain puis "Une Belle Histoire" par BillyDic aux claviers Tyros et Chromaticover.

  Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques

Le Sentier des Histoires et la chapelle Saint-Luc de PuigRodon depuis Fourques


 

Si la commune de Fourques peut s’enorgueillir de deux véritables circuits de randonnées : « Le Sentier des Histoires »,  que je vous présente ici, et « les Chemins d’Adrienne » ;  je gardais de cette dernière ; réalisée en octobre 2016 ; de bien étranges et contradictoires souvenirs. Etranges et contradictoires car si j’avais pris beaucoup de plaisir à parcourir ces « chemins » au doux prénom de ma mère et de l’écrivaine Madame Cazeilles, une sérieuse chute ; mais qui aurait pu être encore plus grave ; m’avait handicapé physiquement pendant de longs mois. En effet, ce jour-là, et alors qu’au sommet d’une butte argilo-caillouteuse je photographiais un paysage, sous mes pieds, un modeste mais inattendu glissement de terrain m’avait fait basculé dans une « descente infernale ». Sous  l’effet de surprise et entraîné  par le poids de mon sac à dos, et alors que mes jambes prenaient sous la contrainte de plus en plus de vitesse et qu’aucun obstacle devant moi ne se présentait, je n’avais trouvé comme seul recours que de plonger tête première et de tout mon long. Sans cette solution radicale, la moins pire et surtout la seule, je pense que je n’aurais jamais pu écrire le présent récit. Oui, ce jour-là et comme le dit l’expression « je l’avais échappé belle ! ».  Il s’en était suivi quelques plaies à la tête, au bras et à la jambe droite mais finalement les lésions les plus graves avaient été celles que je n’avais pas vues sur le moment et qui étaient apparues dans les jours suivants.  Maux de dos répétitifs, énorme entorse au pied droit avec poche de sang difficile à résorber , jambe droite désaxée à hauteur de la hanche accompagnée d’un gros hématome dont je garde encore à ce jour une « rondelette » relique. Oui, à l’instant où nous démarrons ce « Sentier des Histoires », je ne peux m’empêcher de repenser à tout ça ! Il est 10h30. Nous avons trouvé assez facilement à garer notre voiture près du centre de Fourques. En effet, c’est de là, au Castell jouxtant la mairie, que démarre cette nouvelle balade fourcatine. Si j’ai appris que cette randonnée est l’émanation  puis l’adaptation pédestre d’un livre intitulé « Dis-nous grand-père » d’un dénommé Alain Saqué ; ceci nous est confirmé dès la première pancarte explicative ; j’ai vivement regretté de ne rien trouvé sur le Net, ni le livre, ni sur son contenu, ni rien à propos de son auteur ! Etonnant de nos jours ! Comme si cette histoire d’un enfant racontant son enfance et sa jeunesse s’était volatilisée car trop ancienne ou au pire comme si elle n’avait jamais existé ! Est-ce un simple problème de grande confidentialité ? Je le suppose ! Mais quel dommage ! Après la découverte d’un écriteau consacré au Castell ; ancienne cellera  fortifiée en 1188, de son porche d’entrée et de quelques venelles, retour vers la place du village. Voilà déjà un second pupitre dédié au « Journal oral ». Là, nous tournons le dos à  la mairie et empruntons la rue Carrer Gran. L’itinéraire passe devant l’église Saint-Martin se poursuit rue du Puits et Saint-Sébastien avant de bifurquer rue des Genêts. Le balisage « Sentier des Histoires » est toujours bien présent. Ici, après avoir traversé quelques villas de  conception plutôt récente, la campagne est rapidement là. Bien balisé en jaune, si le tracé s’avérera quelque peu biscornu, le cheminement lui sera plutôt facile. Dans l’immédiat Fourques s’éloigne très vite. Un autre pupitre consacré « aux figues » se présente. L’enfant Alain Saqué nous raconte son goût prononcé pour ce fruit que l’on trouvait un peu partout et donc facilement autour du village. Après cet écriteau et les deux premiers déjà  lus, sept autres suivront encore. Souvenirs d’enfance certes mais tous plus ludiques les uns que les autres car nous racontant le passé ayant rythmé la vie de l’auteur, celle du village mais aussi les décors environnants et le patrimoine.  Dans toutes ces histoires qui nous sont racontées, sourd l’amour du village, du terroir et du pays. On peut aisément comprendre cet amour, tant  il est vrai que les décors, les paysages et les panoramas  sont suffisamment variés pour que cette balade ne soit pas ennuyeuse.  Vignobles, champs en jachère, garrigue, futaies de chênes et de quelques autres feuillus, correcs, petits escarpements d’argiles,  les décors changeants rendent le parcours divertissant. Nous l’agrémentons personnellement d’un long aller et retour à la chapelle Saint Luc de PuigRodon, ancien ermitage au sommet d’une butte situé sur la commune de Passa. Une butte dont l’Histoire de France nous rappelle qu’ici les 5.000 hommes du Général Pérignon trouvèrent refuge lors de la seconde Bataille du Boulou de 1794. Un recul stratégique payant puisque la victoire fut au bout. Comme on s’y attendait un peu, nous la trouvons malheureusement fermée  au même titre que tous les édifices religieux côtoyés ce jour-là ! Nous compensons ce regret par un petit déjeuner sur l’herbe avec une vue fabuleuse sur un grandiose Canigou enneigé. Si ici, la géologie type « blocaille » me rappelle un peu trop celle où j’ai chuté en 2016, j’évite de m’approcher trop près du bord de la moindre petite dépression. Un randonneur « gadin »  averti en vaut deux ! Après cette petite entorse au « Sentier des Histoires », nous retrouvons le bon itinéraire sur le chemin dit de Llauro. Il nous amène au mas éponyme. Bien que les passereaux aient été présents depuis le départ, ici  ils se font de plus en plus nombreux et ce, pour le plus grand plaisir du photographe animalier amateur que je suis. Pinsons, chardonnerets, bruants, linottes et étourneaux.  Apparemment, et bien que les vendanges soient une histoire ancienne, les vignobles semblent encore les attirer. Adoreraient-ils tout comme nous les raisins secs ? L’arrivée à la chapelle Saint Sébastien, assez voisine du village, est synonyme d’arrivée toute proche. Une fois encore ; on regrette de la trouver porte close. Revenir au centre de Fourques n’est plus qu’une adorable formalité tant la commune semble exhaler une incontestable sérénité. Outre les « histoires » que l’on peut lire sur les différents pupitres, quelques rencontres fortuites mais toujours sympathiques avec des gens du cru et des viticulteurs sont venues s’ajouter au plaisir de marcher. Leurs  chiens gentils, câlins et joueurs, un cadre et des chemins agréables, une flore et une faune à photographier, d’amples panoramas vers le Canigoules Albères et les Aspres, des édifices religieux certes fermés mais toujours empreints d’une architecture romane et donc d’une évidente chrétienté, sont les autres images marquantes de ce  Sentier des Histoires. Comme je le dis souvent « il n’appartient qu’à nous de faire de chaque randonnée une histoire nouvelle »  Ici les Histoires, celles d’Alain Saqué et la mienne se sont télescopées pour notre plus grand bonheur. Cette randonnée, telle qu’expliquée ici, a été longue de 11,4 km environ que l’on peut scinder en 2 parties : 8 km environ pour le seul Sentier des Histoires et 3,4 km aller et retour pour la chapelle Saint-Luc de PuigRodon. Carte I.G.N 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25.

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Être ou avoir, un dilemme ?

Publié le par gibirando


Être ou avoir, un dilemme ?


 

Être ou avoir, un dilemme ?

Cette question m’est venu à l’esprit lors d’une récente conversation avec mes enfants. Nous venions d’acheter une nouvelle voiture et mes enfants nous reprochaient le choix que nous avions fait car ils estimaient que nous aurions dû ou pu prendre un modèle plus confortable, plus puissant, plus grand, plus conforme à nos possibilités financières et en trois mots « une voiture plus grosse ». Oui, nous venions d’acheter « une Fiat Panda » et ils ne comprenaient pas que cette « petite » option puisse totalement nous satisfaire. Nous avions beau argumenter, ils ne comprenaient pas que ce modèle ait pu nous plaire et ne cessaient de nous dire que ce choix était plutôt « stupide ».

Finalement, je mis fin à cette conversation en leur disant qu’au cours de ma vie je n’avais jamais voulu « paraître » mais plutôt « être » !

Oui, être jugé sur des apparences et guider ma vie en me fiant au regard des autres n’avait jamais été ma philosophie.

Mais cette remarque était-elle si juste que ça ! A vrai dire « oui » à propos des seules voitures que j’ai toujours considéré comme de simples moyens de transports et de déplacements mais « non » pour d’autres choses que j’ai eu envie de posséder même si je l’avoue je n’ai jamais été un « matérialiste » forcené ! Oui, « avoir » quelque chose qui fait envie est légitime, se faire plaisir aussi mais la possessivité à tout prix peut être néfaste car elle peut engendrer des défauts comme la cupidité, l’égoïsme et le manque de générosité. Et de fil en aiguille, cela peut aller encore beaucoup plus loin dans les vices. Voilà ce que je pense.

A bien y réfléchir, en avançant dans la vie, « être et avoir » ont évolué au fil du temps et peut-être est-il judicieux d’y rajouter l’adjectif « bien » devant ? « Bien-être » et « Bien-avoir » me semblent désormais plus importants. Après bien des problèmes de santé, trouver un juste équilibre en étant le mieux possible bien dans ma tête, bien dans mon corps et bien dans ma vie de couple et de famille est devenu essentiel. Oui « avoir » une épouse avec laquelle on s’entend bien, que l’on aime, une famille unie, l’aimer, les sentir tous proches de soi, s’y accrocher dans les instants difficiles, profiter avec eux ou avec des amis des instants de convivialité est désormais plus importants que de posséder des biens matériels. Oui, les « choses », les « biens » comme on dit souvent mais à tort, et leur intérêt ont changé et ce que je visais bien plus jeune en regardant vers le haut ne m’intéresse plus guère. Non pas que je regarde vers le bas mais je regarde plus souvent l’instant présent et quand je regarde vers l’avenir, je le fais sans me prendre la tête.  Dans cette démarche, côtoyer et observer la Nature le plus souvent possible, apprendre à la connaître, éliminer les facteurs négatifs, s’éloigner de tout ce qui peut contribuer à ne pas « être bien » ou « avoir mal », tout en continuant à projeter vers l’avenir des choses positives est d’une aide incontestable pour atteindre la plénitude espérée. Bien-être et bien-avoir sont désormais mes boussoles. Pour autant, il n’est pas inutile d’être un observateur et un « réac » réaliste et dénonciateur de tout ce qui va mal dans notre société. Plus le bien-être et le bien-avoir seront collectifs et plus la société dans laquelle on évolue tous les jours se portera bien et sera favorable à nos comportements personnels. Non, en regardant ainsi « être » et « avoir » ne seront jamais un dilemme. C'est mon point de vue !

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Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de chansons extraites de l'album "Coup de soleil" (Les Hits les plus chauds de l'été). Elles ont pour titre et interprète : "Premier Gaou" par Magic System, "Wana Nene Wana Nana" par Marcel Zanini et Juul Kabas"Lambada" par Kid Créole and The Coconuts et "Pata Pata" par Coumba Gawlo.

Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

Pour agrandir les photos cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


 

Ce petit circuit pédestre que je vous présente ici et que j’ai intitulé « Le Circuit des Rocs et des Combes depuis Cases-de-Pène » est le fruit du hasard. Je pourrais remplacer le mot « hasard » par « chance ». En effet, c’est en allant promener à l’ermitage Notre-Dame de Pène que j’ai constaté qu’un passage était possible sous la falaise que domine le Roc Rodon. Alors que nous étions assis sur les escaliers de l’ermitage, j’ai vu monter au pied de la falaise un premier randonneur mais je n’y ai pas réellement prêté attention. Ce n’est que lorsque j’en ai aperçu un second 200 mètres derrière le premier que j’ai pris conscience qu’un passage devait exister. Je l’ai  longuement suivi des yeux. Il  a monté les éboulis puis finalement je l’ai vu disparaitre dans les rochers. A la maison, en observant la carte IGN, j’ai constaté qu’il y avait un Roc du Pas de l’Escala  et ce nom m’interpella. En effet, si je sais que cette toponymie signifie « le Pas de l’escalier » voire « de l’échelle » et qu’on en trouve plusieurs dans les Pyrénées mais aussi en Espagne, je sais surtout qu’il s’agit la plupart du temps d’un passage étroit et rocheux et le plus souvent ardu voire carrément compliqué. Si le plus connu d’entre eux est celui de Vingrau, moi je connais surtout celui situé au-dessus de Conat au pied du Serrat de Les Estelles sur un des flancs du Massif du Coronat. Il permet d’atteindre l’ancien hameau de Belloc et sa chapelle Saint-Andrébalades déjà expliquées dans ce blog à diverses reprises.  C’est donc en observant la carte et sur la base de ce que j’avais vu que j’ai imaginé ce petit circuit et qu’en ce 27 janvier 2022, nous partons pour le réaliser. Il est 10h30 et le temps est idéal pour marcher : le ciel est pur, le soleil est chaud mais un petite brise du nord rafraîchit le fond de l’air. Si nous avons décidé de faire l’impasse sur l’ermitage ; y étant monté une semaine auparavant ; et de toute manière, la chapelle est constamment fermée ; je fais l’erreur de suivre une combe qui n’est pas le bon itinéraire. Enfin ce n’est pas vraiment celui où j’ai vu les deux randonneurs. Quand je m’en aperçois c’est trop tard, mais qu’à cela ne tienne puisque nous retrouvons la bonne trace à hauteur d’une petite grotte blottie dans la falaise. A cet instant, un autre marcheur, habitué des lieux mais plus tout jeune,  se présente et nous indique qu’il fait ce parcours très régulièrement et que le passage dans la falaise qui n’est plus très loin n’est, avec un peu d’attention,  qu’une simple formalité. Nous sommes rassurés. Si j’ai senti Dany un peu angoissée, à la fois à l’idée de monter vers l’inconnu, mais aussi suite à mon erreur de parcours, la voilà définitivement tranquillisée.  L’esprit plus serein, je peux continuer à prendre photos sur photos et à m’enquérir de la flore du secteur. La faune, elle, se présente sous les traits d’un faucon crécerelle qui tente en vain de se cacher dans un buisson desséché. Dès lors qu’il comprend que je l’ai vu, il s’envole mais j’ai eu le temps de l’immortaliser. Quand le Pas de l’Escala se présente, je trouve plus facile ce passage, certes rocheux, que la suite du parcours envahie par la végétation pour atteindre l’antenne hertzienne la plus proche, c’est à dire la plus occidentale. Nous y piqueniquons à son pied et face à un sublime Canigou enneigé. Quant à la suite, ce n’est plus qu’une simple formalité puisqu’il suffit de se diriger vers le Roc Rodon et ses pylônes puis suivre la large piste qui longe la crête presque constamment en descente. Cette piste, il faut toujours la poursuivre en évitant de bifurquer vers Baixas. De toute manière, le retour vers Cases-de-Pène est parfaitement mentionné. Cette piste, je la connais bien et m’en souviens puisque je l’avais déjà cheminée en janvier 2011 lors d’une longue balade intitulée « Le Roc Redoun et les Coumos de la Quirro depuis Baixas ». A l’époque, l’IGN mentionnait les noms en catalan mais depuis il les a francisé en « Roc Rodon et en Comes de la Quera ».  D’ailleurs les rocs et les combes parlons-en puisque c’est le nom que j’ai donné à cette balade ! Ici, géologiquement, il n’y a que ça ! Pour les rocs, il y a sur la carte IGN celui du Pas de l’Escala, le Rodon et le Punxut que l’on peut distinguer un peu plus à l’ouest. Enfin, il faut savoir que « Pène » signifie « rocher » et plus particulièrement « pointe de rocher »  (Source Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux d’ André Pégorier).  Notons que Cases-de-Pène, c’est à dire les « maisons dans les rochers », ce serait d’abord appelé « Les Casasses » selon Wikipédia. Est-ce la contraction de « cases » et du suffixe péjoratif « asses » que l’on trouve dans « caillasses », il y a un pas que je n’ose franchir. S’agissant d’un longue crête, elle est fracturée de chaque côté d’un grand nombre de ravines plus ou moins profondes et plus ou moins longues. Le plus souvent asséchées, elles ne se remplissent que lors de pluies diluviennes et leurs noms commencent par « comes », « come » ou « coma ». Celles que l’on trouve sur la carte IGN ont pour noms « Coma de l’Ermite » « Coma Pregon », « Coma dels Tres Forns », « Comes de la Quera » mais on trouve aussi un « Amaga la Dona », nom d’un ruisseau où un aven recelant un grand nombre d’ossuaires et d’objets datant de 1 800 ans av. J.-C (âge du cuivre) ont été découverts en 1976. Comme quoi « Amaga la Dona » qui textuellement signifie « Cache ta femme » n’a servi à rien puisque tout a été découvert !!! La boucle de ce circuit se referme sur le sentier pris à l’aller et sous l’ermitage. Si vous ne l’avez pas vu, c’est le moment où jamais d’y aller sinon il suffit de redescendre le sentier des oratoires. Ce dernier est jalonné d’un grand nombre de plantes succulentes et piquantes que j’ai tenté de recenser. Aloès, agaves, yuccas, oponces ou figuiers de Barbarie ne sont pas arrivés là par hasard. Ce n’est pas le hasard non plus mais un abruti a tagué tous les panonceaux se trouvant sur le parking et il faut bien évidemment regretter ces déprédations totalement inutiles. Voilà ce que l’on peut dire de ce joli parcours qui offre beaucoup de vues à la fois vers la mer mais surtout sur la plaine du Roussillon et sur les collines et montagnes qui l’entourent : Corbières, Canigou, Albères.  Ce circuit est long de 6km5 pour une déclivité de 276 m entre le départ à 52 m et le plus haut de la crête près du Roc Rodon à 328 m. Cartes IGN 2548 OT Perpignan-Plages du Roussillon et 2448 OT Thuir-Ille-sur-Têt Top 25

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La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons du groupe Gold. Elles ont pour titre : "Plus Près Des Etoiles", "Calicoba" et "Capitaine Abandonné". 

La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle.

La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

 


 

En cet après-midi du dimanche 12 décembre, quelle « bonne » raison avait pu nous entraîner vers Port-la-Nouvelle et plus particulièrement vers ce vaste plateau karstique dominant la ville et qu’on appelle la « Garrigue-Haute » ? Certes, j’étais passé là en septembre 2014 lors de la 3eme étape d’un mémorable Sentier du Golfe Antique, mais la franchise me contraint à dire que ce n’est pas là que j’avais vécu les moments les plus intenses de ce tour pédestre en 3 jours et en solitaire ! Alors l’envie de marcher en changeant de décors ? Les fortes pluies des jours précédents qui nous avaient contraints à un confinement forcé ? Faire face à ces mots que l’on redoute depuis trop de temps déjà et que l’on essaie par n’importe quel moyen de contrarier ? Probablement un peu tout ça ! Sans trop de raisons valables, voilà donc comment est née cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle ». Après quelques tergiversations, et parce que j’essaie, mais en vain, de me remémorer les lieux où je suis passé à pied en 2014, il est déjà 13h30 quand nous rangeons notre voiture au pied du lieu-dit « La Combe des Buis ».  Amplement industrialisé, avec ses innombrables pylônes, transfos et réseaux électriques, l’endroit n’a rien de folichon, mais il présente l’énorme avantage d’être agencé de très nombreux panonceaux directionnels de randonnées. Ces panonceaux, je les reconnais bien et notamment celui intitulé « Les Etangs - Tour du Golfe Antique ». Je le reconnais d’autant mieux qu’après 3 jours de marche et 80 km, c’était le premier et donc le seul que j’avais rencontré à quelques décamètres de l’arrivée ! Un comble bien évidemment ! Parmi les autres signalétiques, deux m’intéressent au premier chef : « Sigean 7,7km et Sentier Cathare (GR367) ». Voilà la direction que nous allons suivre, non pas jusqu’à Sigean, mais jusqu’au lieu-dit « Les Eoliennes » car bien évidemment c’est une boucle de ma composition que j’ai prévu de réaliser. Bien que 3 ou 4 voitures soient déjà garées, nous ne rencontrerons personne sur notre parcours. Il est vrai qu’il y a un P.R du nom de « Boucle de la Combe Redonde – 10,6 km » qui est plus clairement mentionné que ma propre boucle qui ne l’est que partiellement ! Ajoutons à cela un vent du nord ; cers ou tramontane je ne sais jamais ? ; un peu décourageant car soufflant ici en de violentes rafales et c’est un élément non négligeable à laisser quelques randonneurs dominicaux devant leur poste de télévision. Entre un vent violent et un grand ciel bleu, le second a eu notre préférence et c’est aussi pour ça que nous sommes là. Bien vu si j’ose dire, car le premier va énormément faiblir au cours de notre balade. Jolies tables d’orientation, beaux panoramas à 180° vers la mer, Port-la-Nouvelle et les étangs, de rares fleurs et quelques vestiges d’un passé parfois paisible ; puits, cabanes et bergeries ; parfois guerrier ; blockhaus, tourelle, tranchées : sont les premiers centres d’intérêts de cette boucle. Si les premiers ont servi à des travailleurs courageux, par bonheur les seconds vestiges n’ont jamais été utilisés entre 1943 et 1945. Les Allemands qui pensaient qu’un débarquement interviendrait avaient construit un système défensif sur les côtés méditerranéennes françaises du nom de Südwall, mais ici ce mur ne servit jamais à rien. Plus on pénètre l’intérieur de cette « Garrigue-Haute » et plus la foulée devient alerte car il ne reste quasiment que des paysages à se mettre dans les yeux. Par bonheur, au sein de ces derniers, on ne perçoit plus grand-chose de l’incendie de septembre 2017 qui a ravagé la moitié de la végétation de ce vaste plateau. La Nature a repris ses droits. Pour compenser cette monotonie et flâner un peu, j’en suis à recenser les plantes de la garrigue et à tenter de surprendre les quelques rares passereaux que l’on peut apercevoir. Le tout photographiquement il va sans dire ! Pourtant, le plateau est loin d’être plat et les décors loin d’être « insipides ». On y trouve quelques ravines et des dolines que des eaux séculaires ont réussi à creuser. On y rencontre même des parcelles de terrain encore travaillées car visiblement labourées. A l’horizon derrière un voile laiteux, on peut apercevoir côté « mer » la falaise de la Franqui et son cap Leucateles Albères et  le cap de Creu et côté « montagne » et bien plus loin encore le Massif du Canigou amplement enneigé. Quelques vieux puits, des cabanes ruinées et de nombreux murets nous rappellent qu’il fut un temps où ce lieu, malgré son immense âpreté, était plus largement exploité par des hommes vaillants. Ils pouvaient être bergers, boscatiers ou « carriers ». L’Histoire de Port-la-Nouvelle nous apprend que la jetée et les canaux ont été construits avec les pierres d’ici. L’arrivée au champ d’éoliennes nous fait entrer dans un autre monde. On prend soudain conscience que la vie passée ; celle de nos aïeux ;  ne reviendra sans doute plus. Les éoliennes ? Belles, pas belles, utiles ou pas, rentables ou pas, si oui pour qui ? Si les mêmes questions qu’en 2014 auraient tendance à ressurgir dans ma tête, j’ai tout de même appris depuis qu’elles étaient largement subventionnées avec nos impôts mais le plus souvent vers des sociétés étrangères. Alors je tire un  trait sur tout ça et tente d’oublier mon questionnement. Les éoliennes  sont là, certaines tournent, d’autres pas. A cause du vent qui souffle encore copieusement, je me demande bien pourquoi certaines sont à l’arrêt ?  Un point c’est tout ! Assez étonnement, je remarque un mirador de chasse au beau milieu du champ et tout près d’une éolienne, ce qui tend à prouver que la sempiternelle querelle «éoliennes » et « chasseurs » n’a pas encore trouvé de véritable solution. Tout le monde campe sur sa position et occupe le terrain. Les chasseurs savent bien que la Garrigue-Haute est un haut-lieu des passages migratoires des oiseaux. Les derniers décomptes officiels de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) mentionnent un couloir où passent annuellement plus d’un million de passereaux, 1.500 cigognes et plus de 40.000 rapaces, sans compter les espèces sédentaires. Les chiffres des oiseaux abattus, comme les grives ou les palombes sont absents. Pour les premières, ces 4,5 à 5 millions de grives qui seraient tuées en France chaque année quant aux secondes si le chiffre national est sensiblement identique voire supérieur à celui des grives, One-Voice estime de 20 à 30.000 les différents prélèvements audois dont 5.000 sur la seule commune de Leucate. (Source One-voice.fr du 20/02/2022). Malgré ces chiffres mentionnés par des associations sérieuses, on en trouve sur Internet qui sont deux à trois fois supérieurs. Quant aux sangliers, il y a belle lurette qu’ils ne jouent plus les Don Quichotte car ils ont compris qu’il n’est pas utile qu’ils se battent contre ces moulins à vent dont ils n’ont rien à craindre. Si les oiseaux appréhendent les éoliennes et les chasseurs, les sangliers ont plus à craindre des chasseurs. Ainsi va la vie sur la Garrigue-Haute. A la côte 83 de la carte IGN, nous stoppons et faisons demi-tour pour revenir à la côte 93. Là, nous empruntons un chemin qui laisse une ancienne et vaste bâtisse ruinée sur la gauche. Ses deux larges arcades encore bien debout laissent imaginer qu’elles étaient utiles à des passages de groupes, c’est-à-dire à troupeaux.  Ancienne bergerie probablement ?  Premier randonneur rencontré mais à V.T.T ! Puis un étroit sentier prend le relais. Il file d’abord sur une crête, offrant quelques vues lointaines vers Sigean et les Corbières maritimes puis il réintègre le plateau avant de longer le lieu-dit « La Castanière ». Faut-il voir dans ce nom un lieu planté de « châtaigniers » ou bien un quelconque risque de « castagne » ? Si châtaigniers il y a eu, ils ont disparu mais les risques et les mesures de prévention sont là, constamment mentionnés : « Danger – Carrière – Tirs de mines », « Entrée interdite », longue barre d’amoncellements rocheux et clôture grillagée sont là pour décourager ceux qui auraient un esprit aventureux voire carrément irréfléchi. Le sentier longe la vaste carrière des Ciments Lafarge où qu’on se le dise « il est interdit d’entrer ».  Moi, avec plus ou moins de réussite, je m’aventure à essayer de photographier les nombreuses fauvettes qui semblent avoir fait leur cette frontière si « périlleuse » pour les « non-ayants-droits ».  Finalement, malgré le vent, l’impossibilité à immortaliser tous les volatiles aperçus, la dense végétation que certains occupent, 5 à 6 espèces d’oiseaux viennent s’enregistrer dans la mémoire de mon appareil-photo. Je n’en espérais pas tant. La boucle se referme. Le vent s’est presque totalement calmé. Un couple de randonneurs marche en sens inverse du nôtre. Ils ont laissé tomber leur programme TV ? Il est 16h15, ils viennent de démarrer et pour nous cette balade dominicale se termine. Revenir au printemps pour découvrir la flore de ce plateau ? Faire « la Boucle de la Combe Redonde » ? Pourquoi pas ? Telle que racontée ici, cette boucle a été longue de 9,2km pour des montées cumulées de 206m et un dénivelé de 120m entre le départ à 10m d’altitude et les éoliennes à 130m. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.

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Un "Doux" anniversaire. Les 70 ans de Dany dans les Gorges du Doux.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques dont la plupart sont d'Ennio Morricone. Dans l'ordre de la vidéo, ells ont pour titre : "Le Train" jouée par The London Starlight Orchestra qui est suivi par le bruitage d'un train à vapeur puis de "Forse basta" (chant par I Cantori Moderni di Alessandroni), "Mon Nom Est Personne" (Il Mio Nome è Nessun), "Malena", "Le Vent,Le Cri. variation 6" puis c'est "Joyeux anniversaire Dany" chanté par Lysiane.


 

Avant toutes choses, je savais que Dany souhaitait fêter son anniversaire avec ses enfants et petits-enfants. Là était sa priorité. Si j’ai longuement cherché ce que pourrait être les 70 ans de Dany, l’idée de faire du vélorail a été l’élément central et déclencheur de l’organisation à mettre en place. Voilà une activité dont je savais qu’elle pourrait se faire en famille et  surtout avec l’espoir que ça plaise au plus grand nombre. Parmi la cinquantaine de vélorails français restait à en trouver un bien et surtout qu’il ne soit pas trop loin et situé à une égale distance à parcourir par nos enfants, petits-enfants et par nous. Alors, je me suis mis en chercher et finalement il ne m’a fallu que très peu de temps pour choisir puis arrêter celui de la Vallée du Doux. Plusieurs commentaires sur Internet étaient flatteurs et m'ont convaincu. Gare de départ à Boucieu-le-Roi en Ardèche avec plusieurs formules selon la distance à parcourir. Les futurs pédaleurs ayant opté pour la plus longue, c'est-à-dire la « Grande Aventure » de 20km, il ne me restait plus qu’à prendre les billets. Seul inconvénient, à l’instant où je veux concrétiser ce choix, la billetterie Internet est constamment fermée. Sachant qu’elle s’ouvrira à une date qui m’est communiquée dans ma messagerie, j’anticipe chaque jour et finalement j’ai raison de procéder ainsi puisque finalement la billetterie va s’ouvrir avec plus de 15 jours d’avance. Cela me permet de choisir ma date, l’horaire de mon choix et de prendre les billets pour les 10 personnes qui seront présentes lors de cet anniversaire. Trouver puis réserver 2 mobil-homes dans le camping de la Vallée du Doux a été beaucoup plus simple. Rester à trouver un restaurant recevant 10 personnes mais sachant aussi organiser un repas d’anniversaire à la hauteur avec un excellent gâteau et tout le toutim. Là, à Boucieu, si le nombre de possibilités fut plutôt restreint, le choix du restaurant Le Petit Bociu fut le bon ! Tout se fit par messagerie et au travers de Facebook mais cette communication fut sympathique, tolérante et dont rapidement constructive et finalement excellente. Le repas fut conforme à mon attente avec certes une cuisine familiale mais délicieuse car avec des bons produits du terroir. L’apéritif et les vins du cru furent excellents.

Une fois sur place, j’ai été ravi de voir que toute l’organisation que j’avais prévue, mise en place à distance car sur Internet avait été une réussite. Tout se déroula parfaitement et j’espère que la vidéo musicale que je propose ici en apporte la preuve. Tout le monde fut enchanté du vélorail, du mobil-home au bord du Doux et du resto. Dany reçut toutes les marques d’amour et d’affection qu’elle mérite bien. Emue, enchantée et heureuse furent les adjectifs que j’ai retenus du petit laïus qu’elle nous fit à la fin du repas lors de la remise des cadeaux. J’étais heureux pour elle ! Nous étions heureux pour elle ! Oui ce fut un « Doux » anniversaire qui s’écoula avec les tourbillons de joie espérés mais sans entrave et sans problème, un peu comme cette rivière du même nom que nous avons côtoyer pendant ces 3 jours. Une rivière que nous garderons en mémoire ne serait-ce qu’à cause de son joli nom !

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