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Les Mattes Vertes et les Mattes Rouges (2.083m) depuis le Col de Jou (1.125m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons interprétées par Florent Pagny. Elles ont pour titre "Savoir Aimer""Et Un Jour Une Femme" (avec Marc Lavoine) et " Y'a Pas Un Homme Qui Soit Né Pour ça".

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Aujourd’hui, je vous propose les Mattes Vertes et les Mattes Rouges. Exceptés les randonneurs catalans, la plupart d’entre-vous me diront kézaco ? Non, ce ne sont pas de nouveaux ingrédients pour une ratatouille, ni pour une spécialité catalane style l’escalivade. D’ailleurs, je l’avoue, les Mattes, je ne sais pas exactement ce que c’est ! J’ai d'autre part posé la question aux gérants du Refuge de Mariailles mais ils n’ont pas su me répondre. Alors bien sûr, si vous êtes randonneur catalan, à l’évidence vous connaissez Mariailles comme célèbre départ vers sa majesté le Pic du Canigou, olympe des Catalans et vous l’avez bien compris les Mattes Vertes et Rouges, c’est aussi une très belle randonnée. Mais comme je suis têtu et que je ne veux pas mourir idiot, j’ai quand même cherché dans le Larousse puis sur la Toile pour savoir ce que pouvait bien signifier le mot « Matte » et plus précisément ici, dans ce prodigieux Massif du Canigou. Du mot « Matte », le Larousse donne la définition suivante : « substance métallique sulfureuse résultant de la première fusion d’un minerai traité et pas assez épuré ». En raison des nombreuses exploitations de minerais que le Massif du Canigou a abrité au fil des siècles, dont celles du fer par exemple, certains pencheront pour cette origine possible du mot. Sur le Net, les lieux et les définitions portant le nom de « matte » sont pléthores (dépôt sédimentaire, monceau, masse compacte, meule, banc de poissons, etc.…) mais celle qui me semble la plus appropriée aux lieux que j’ai visité c’est la traduction du mot catalan ou espagnol « mata » qui aurait été francisé et qui signifie « buisson, arbrisseau, bosquet ou boqueteau ». Voilà, vous l’avez compris les Mattes sont sans doute des bois mais comme ici, il n’y a que ça, les Mattes Vertes et Rouges ne sont pas réellement des objectifs en-soi mais d’agréables prétextes à une longue balade en montagne. Mais pour une fois, j’ai décidé de m’amuser un peu et j’ai agrémenté cette balade à une « sauce Géocaching ». Le trésor a trouvé ici étant directement un itinéraire hors des sentiers battus, c'est à dire un chemin.  En principe, le départ s’effectue soit du Col de Jou soit de Mariailles que l’on atteint par la D.116, direction Vernet-les-Bains, puis Casteil que l’on traverse en poursuivant la route jusqu’à la fin du bitume pour aboutir à la piste forestière. Personnellement et en raison de la longueur et de la difficulté de ma randonnée, j’avais prévu de démarrer de Mariailles mais c’était sans penser qu’en cette période estivale, la circulation est réglementée et qu’on ne peut pas aller plus loin que le parking de Randé. J’ai opté pour un choix intermédiaire et me suis arrêté au premier parking que j’ai trouvé sur la piste après le Col de Jou. Il présente les avantages d’être à une heure du Refuge de Mariailles et situé directement sur le G.R.10, commun ici avec un sentier d’interprétation et de découverte à faire à l’aide d’un petit livret édité par l’O.N.F. Le sentier longe le mélodieux canal d’irrigation construit à la fin du 19eme siècle par les paysans de Casteil. A l’époque, ce canal irriguait les cultures qui, en étages, descendaient des flancs de la montagne jusqu’au fond du vallon. Fraîche en raison du canal et très ombragée, la sente est agréable malgré le raide et permanent dénivelé. Mais cette dernière se calme un peu après le Col du Cheval Mort (1.454 m) pour déboucher à 150 mètres du refuge de Mariailles. On prend à droite puis à gauche pour arriver au col où s’entrecroisent les différents chemins. Ici, près de la Maison pastorale, on est ébahi devant un décor grandiose et exceptionnel sur les hauts sommets qui entourent le vaste vallon de Cady (Quazémi, Canigou, Barbet, Puig Sec, Roc Nègre, Très Vents, Roja, Sept Hommes). Autant de sommets accessibles soit pour de simples randonneurs soit pour des alpinistes aguerris. En reprenant nos esprits, on constate qu’il y a bien un panneau « Mattes Rouges et Mattes Vertes » qui part vers la droite mais pour mon circuit on le délaisse car on reviendra par là et on choisit de suivre le panonceau « Croix de la Llipodère-3km5 ». Cet itinéraire correspond au Tour du Canigou direction le Pla Guillem. Dominé à gauche par l’altier Pic des Sept Hommes (que j’ai eu l’occasion de vous présenter dans ce blog), le large chemin suit le cours du torrent de la Llipodère, nom donné au large vallon pastoral qui s’ouvre au bout de trente minutes. Signalé par un cairn, un premier raccourci se présente à droite de la piste, monte dans la pelouse vers un cortal en ruines et permet d’éviter un très long lacet vers le fond du vallon. Un deuxième raccourci est également mentionné sur la carte IGN mais personnellement, je poursuis la piste en raison de la beauté des panoramas plongeants vers Mariailles et sur les gorges de la Llipodère. Le chemin aboutit à la Collade de la Roquette (2.083 m) que surplombe la coupole du Pic de Dona Pa (2.113 m). A quelques mètres, vous apercevez la « fameuse » croix de Llipodère, celle-là même qui était mentionnée sur le panonceau à Mariailles. Ici, on fait le choix de partir dans le sens opposé à la croix sur un large chemin herbeux en direction d’une barrière métallique que l’on pense à bien refermer derrière soi. Sur la droite, de vastes panoramas se dévoilent sur les Esquerdes de Rotja, sur la splendide Réserve Naturelle de Py et l’impressionnant vallon de la Rotja. Droit devant, de hauts et lointains sommets escarpés et plus près, espèce d’énorme montagne russe à trois bosses, le reconnaissable Pic des Très Estelles, mémorable à mes souvenirs.  Ici j’allume mon GPS et grâce au tracé préenregistré (tracé vert sur ma carte), je commence ce que j’ai appelé plus haut ma « sauce Géocaching » que l’on peut traduire en français par « course au trésor avec GPS » (géo de géographie et caching de cache). En réalité dans mon cas, il s’agit d’une simple randonnée d’orientation où le seul trésor à découvrir, c’est une nature exceptionnellement riche. Preuve de cette richesse, en sortant des sentiers battus habituels, j’ai, avec surprise, débusqué des hauts genêts, juste avant les Mattes Vertes, un grand cerf que je n’ai malheureusement pas pu immortaliser dans mon numérique, car trop rapide. Après la Collade de la Roquette, mon GPS m’amène vers le Pla Roussell, vaste pelouse verte que l’on aperçoit derrière quelques pins en contrebas du sentier. Mais si vous n’avez pas de GPS, je vous conseille de poursuivre le large chemin principal (tracé en bleu sur ma carte). Il se rétrécit un peu mais présente l’avantage d’être balisé en jaune et de vous emmener sans difficulté jusqu’à la Collada des Mattes Rouges où l’on retrouve la piste de Mariailles. Mon GPS, lui, m’amène, non sans difficulté, beaucoup plus bas, à gauche d'un ravin où coule le Bareu puis vers l’ouest en direction du bois « Matte Vert » sur la carte. Après, quelques zigzags dans les landes et les bois, mon GPS ne passant pas au mieux dans l’épaisse forêt, je coupe un premier chemin herbeux pour déboucher avec soulagement mais comme prévu un peu plus bas sur une jolie piste forestière non loin d’un terre-plein dominant un profond ravin descendant vers Py. Cette piste, je la remonte vers le Collada de Botifarra (1.703 m). Balisé en jaune et rouge, ce large chemin rejoint les Mattes Rouges où poussent quelques sorbiers, dont, les fruits rouges sont peut-être à l’origine de cette dénomination. Aux Mattes Rouges (1.745 m), un sentier descend à gauche vers le Col de Jou et un autre, un peu plus haut, vers le parking de Randé. J’aurais pu rejoindre ma voiture par ce dernier sentier, mais en manque d’eau et « mort de soif », j’ai préféré poursuivre la piste pour rejoindre le Refuge de Mariailles en rêvant d’une bière glacée. La bière était au rendez-vous mais le soir tombait et il ne me restait plus qu’à redescendre le G.R.10 pour retrouver ma voiture. La boucle la plus longue que je vous indique ici sur ma carte fait 23 kilomètres pour 800 mètres de dénivelé. Le tronçon vert sur ma carte ne peut être raisonnablement accompli qu’avec un GPS au tracé préenregistré. Ne vous lancez pas dans cette aventure sans remplir cette condition car malgré les pointillés bien présents sur la carte IGN, il s’agit le plus souvent de marche en forêts et en landes sur des caminoles, ces petites sentes tracées par les animaux ou bien sur des sentiers peu pratiqués, peu entretenus et parfois embroussaillés. Sans GPS, vous préfèrerez, le raccourci tracé en bleu sur ma carte. Une journée est à consacrer à ces découvertes colorées. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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Hier un petit ange est né ! Dans le monde de Mad Max ?

Publié le par gibirando

Hier, 2 août 2010, un petit ange est né. Comment passer sous silence cet immense bonheur d’être grand père pour la troisième fois et ne pas en faire le sujet du mois de mon journal.

Elle s’appelle Eulalie, elle mesure 54 cm et pèse 4,100 kgs.

Elle remplit de joie et d’allégresse ses parents Carole et Jean-Christophe, son petit frère Robin qui a eu deux ans en avril dernier et bien sûr toute la famille.

Pour les parents, avoir eu un garçon puis une fille, c’est le choix du roi selon l’expression consacrée et je ne me fais guère de soucis quant à sa future éducation. Eulalie est entre de bonnes mains.

Mais quand je vois tout ce qui ce passe, j’avoue que je suis un peu inquiet de l’avenir qui se profile.

L’insécurité et les incivilités ne cessent d’aller crescendo dans tout le pays et nos gouvernants semblent sans solution et impuissants devant ces montées de violences en tout genre.

Il faut dire qu’ils ne montrent pas vraiment l’exemple sur le plan de l’intégrité et de la morale et c’est à longueur de colonnes que l’on apprend dans les journaux que tel homme politique est cynique ou bien qu’il est suspecté de malversations : Dans ma commune, le maire est soupçonné d’avoir vicié les offres d’un marché public, un Président de région traîte ses propres électeurs de cons, des hommes aux plus hauts sommets de l’Etat sont soupçonnés de recevoir des pots de vins d’une milliardaire, des ministres dilapident l’argent public et sont virés comme des malpropres par le Président de la République, etc.…

Or si pour une bonne éducation, le parent doit servir de modèle à son enfant comme l’artisan doit apprendre le métier à son apprenti, nos élites, elles, doivent montrer l’exemple aux citoyens.

Les règles de la vie tout court comme les règles qui régissent notre société et je dirais même celles qui régissent notre pays doivent être avant tout éthiques et force est de constater que la partie est loin d’être gagnée.

Alors, avec tous ces mauvais exemples et les effets induits inévitables qu’ils provoquent, à quoi servent-ils nos instituteurs qui tentent d’enseigner le civisme à l’école ?

Non en France, le combat contre l’insécurité, la violence et les incivilités n’est pas près d’être gagné et c’est d’abord les adultes et les parents qu’il faut éduquer voire sanctionner !

Comme l’écrivait récemment un journaliste, il y a trente ans quand Mad Max est sorti sur les écrans, tout le monde pensait qu’il s’agissait d’un film de science-fiction or aujourd’hui on s’aperçoit que ce n’était qu’une simple vision très réaliste d’un futur très proche et aujourd’hui malheureusement arrivé : Tout le monde a en tête le cas très récent de cet automobiliste qui s’est fait massacré et assassiné parce qu’il demandait l’établissement d’un simple constat amiable !

Oui, je l’avoue je suis inquiet pour l'avenir et je ne souhaite vraiment pas que mes trois petits-enfants vivent dans la terreur de Mad Max !

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Le Pic de la Pelade (2.370 m) et la Coume de Ponteils depuis le Col de Sansa (1.775 m)

Publié le par gibirando


Pour agrémenter ce diaporama, j'ai choisi 4 très belles chansons de Johnny Hallyday. Elles ont pour titre et par ordre d'apparition : "L'hymne à l'amour", "Requiem pour un fou""Je Te Promets" et "Quelque chose de Tennessee" chantée avec Florent Pagny. La qualité du son parfois médiocre vient du fait que certaines chansons ont été enregistrées lors du "Live Bercy" en 1995.

 


Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Peu connu et donc bien moins prisé que son frère jumeau le Madrès, le Pic Pelade (2.370 m), entre Capcir et Haut-Conflent, n’en est pas moins un extraordinaire belvédère à 360 degrés sur une immense partie des Pyrénées-Orientales et bien plus loin encore. Ce manque de reconnaissance, il le doit sans doute au fait qu’aucun sentier balisé n’y mène et contrairement au Madres, situé lui sur le Tour du Capcir, il ne bénéficie pas de cet avantage d’être positionné sur un itinéraire reconnu d’un grand nombre de randonneurs. Pourtant croyez-moi, son accession se mérite car son ascension est autant sportive, sinon plus, que son acolyte tout proche. Quant aux merveilleux panoramas qu’il offre depuis son pinacle, peu de sommets en Roussillon peuvent rivaliser en ampleur et en splendeur. Comme pour le Madres, que j’ai déjà décrit dans ce blog, le départ s’effectue depuis le Col de Sansa (1.775 m) que l’on rejoint par une longue piste forestière qui démarre entre les jolis hameaux de Vilanova et du Réal juste après Formiguères quand on arrive de Mont-Louis. On laisse la voiture au col et on démarre cette longue boucle que je vous propose en empruntant la piste forestière qui entre de plein pied dans la forêt domaniale de la Coume de Ponteils. Car outre le Pic Pelade, c’est bien la découverte de ce vallon tout entier, à la flore et la faune remarquable et exceptionnelle, que je vous propose avec cette jolie balade. Au départ, cette piste est une variante du Tour du Capcir, balisée en jaune et rouge. Elle monte au Madres, direction le Refuge des Estagnols. D’abord en sous-bois, très rapidement, le chemin s’entrouvre sur la droite sur cette splendide contrée du Haut-Conflent que l’on appelle les Garrotxes. En y  prêtant attention, on remarque au fond du vallon verdoyant, le clocher d’une église et quelques toitures.  Ce hameau, c’est Sansa que j’ai eu l’occasion de vous présenter dans mon blog dans deux belles randonnées intitulées « A la rencontre des cervidés de Railleu à Sansa » et « Le Circuit des Hautes Garrotxes ». Très vite, le Pic Pelade apparaît lui aussi dans le paysage. Sommet très arrondi, il paraît débonnaire mais ce n’est qu’un leurre. Il porte bien son nom de « Pelade » car à part quelques résineux qui colonisent ses versants les plus bas et un peu son flanc nord, le sommet, lui, ressemble à une calotte d’une extrême aridité. Au bout de 1.500 mètres, on laisse sur la gauche le sentier jaune et rouge du Tour du Capcir et l’on poursuit la piste qui se faufile au sein de la superbe forêt domaniale. Cette piste forestière, on ne va plus la quitter jusqu’à son extrémité en prenant soin  de rester à gauche et d’éviter les pistes secondaires qui descendent soit vers les Estagnols soit vers d’autres culs-de-sac. La piste se hisse légèrement puis finit par déboucher dans une très belle et verdoyante clairière (1.891 m). On est au pied même du Pic Pelade qui apparaît tout en haut complètement dénudé au dessus d’une longue frange boisée. On l’a bien compris, le vrai dénivelé comme ici. On prend le large chemin herbeux qui part à gauche et l’on poursuit jusqu’à rencontrer le Rec de Pinouseil, étroit torrent qui descend directement de la montagne. On grimpe d’abord dans un bois par une sente qui suit la rive gauche orographique de ce petit ruisseau. Ce dernier va nous servir de fil d’Ariane dans notre ascension vers le Pic Pelade. Quand le ru se termine, nous, on continue tout droit dans la pelouse. Après une courte montée de 1.500 mètres environ pour un très raide dénivelé d’à peu près 400 mètres, on atteint la crête et le collet de Passeduc (2.284 m) où des vues époustouflantes s’étalent à perte de vue. Mais notre objectif n’est pas encore atteint et sur notre droite, à environ 350 mètres de distance, le Pic Pelade reste plus que jamais à conquérir. Encore, 90 mètres d’un dénivelé à parcourir au milieu d’un véritable paysage lunaire, c’est dans cette montée qu’on comprend mieux la dénomination donnée à ce pic essentiellement caillouteux. Mais quel spectacle une fois le sommet atteint ! On ne regrette pas et on oublie même cette difficile grimpette que l’on vient d’accomplir car de tous côtés des panoramas à couper le souffle se dévoilent : de la Méditerranée, en passant par la plaine du Roussillon, le sombre Mont Coronat  (toujours agréable à mes pensées quand je l’aperçois : http://gilbert.jullien.pagesperso-orange.fr/DES_MERVEILLES0.htm ), le boisé Puig d’Escoutou, l’incontournable Canigou et les autres hauts sommets du Conflent, de Cerdagne et du Capcir jusqu’aux lointains pics ariégeois, c’est un ronde étourdissante de paysages. D’ici, le Madres, à quelques encablures et culminant pourtant à 2.469 mètres, ressemble à une simple barre rocheuse insignifiante et écrasée où s’accrochent encore quelques névés. A nos pieds et au bout d’une descente vertigineuse, un petit village paisible et qui semble perdu dans cette immensité, c’est celui de Railleu. En raison de ce grandiose tourbillon d’ouvertures et de vues, un arrêt collation ou même un pique-nique plus consistant au sommet du Pic Pelade s’impose. En effet, cet arrêt permet d’apprécier à leurs justes valeurs tous ces splendides panoramas même si, vous l’avez bien compris, ma randonnée ne s’arrête pas là pour autant. Quand on redescend du Pic Pelade, on reprend la direction du collet de Passeduc puis celle des Mouillères et du Pla des Gourgs. Sur ce vaste plateau herbeux et mouillé car ici, les tourbières et les sources  sont légions, il n’y a pas de véritables chemins mais simplement des caminoles, ces petits sentiers étroits creusés par les sabots des nombreux bestiaux qui sont à l’estive. Il faut néanmoins les emprunter au départ en prenant soin de suivre quand on les voit,  quelques piquets sans clôture plantés de-ci de-là au milieu des cailloux, des tourbières et d’une rase végétation. En arrivant au Roc des Gourgs, mot qui se traduit par gouffres, trous d’eau, mares, étangs ou bien encore lacs (on l’écrit aussi gour et en occitan et en catalan on l’écrit gorg), on est au bord d’un incroyable ressaut d’un cirque sans doute glaciaire aux temps anciens car très érodé et formé d’impressionnants éboulis et pierriers. Au fond de ce cirque, un magnifique petit lac bleuté émerge dans cet environnement minéral et forestier. Il s’agit du Gorg Nègre ou Lac d’Evol qu’on ne va pas se lasser d’admirer en longeant la crête est de ce vaste Pla des Gourgs. Chemin faisant, on arrive au Refuge CAF  près de la Font de la Perdrix. Cet abri, que l’on l’appelle le refuge de Nohèdes ou de la Perdrix, est très utile pour les randonneurs qui arpentent le Tour du Capcir ou d’autres circuits locaux. Il est construit en dur avec une magnifique vue sur le lac et permet d’accueillir une douzaine de personnes environ. Sur le chemin qui est désormais balisé en jaune et rouge et qui se poursuit toujours sur la crête et derrière le refuge, une autre surprise nous attend sous la forme de deux autres lacs qui apparaissent au fond d’un deuxième cirque. Ce sont les Gorg Estelat ou Lac de Nohèdes et le Gorg Blau. Le Gorg Estelat est plutôt bleuâtre et le Gorg Blau est plutôt verdâtre. Ils doivent sans doute leur couleur particulière à un rythme différent de l’eutrophisation de leurs milieux aquatiques. L’eutrophisation est une dégradation  liée en général à un apport trop important de nutriments qui accroît la production d’algues et par là même, modifie la couleur des eaux d’un lac. Après cette splendide et nouvelle  découverte, il est temps de quitter ce plateau  et de retourner vers le Col de Sansa. On traverse le Pla des Gourgs en suivant le balisage jaune et rouge et en évitant d’emprunter l’autre chemin lui aussi peint en jaune et rouge qui va vers le Clot Rodon et le Madres. La sente descend dans le vallon où coule la Coume de Ponteils, agréable petit torrent qui chante et enfle au fil de la déclivité. On redouble de vigilance car si le balisage jaune et rouge est bien présent, il n’est pas toujours évident à suivre en raison de la topographie du terrain, d’autant que d’autres sentiers se présentent. On laisse le Madres et le Roc Nègre derrière soi et on descend dans la rocaille jusqu’à couper une première clairière à la Jasse de Guissotte puis une deuxième au Pla de Gril où l’on enjambe le torrent qui s’est bien élargi. Notre principal objectif le Pic Pelade que l’on avait perdu de vue depuis longtemps fait sa réapparition dans le paysage encore plus chauve que jamais. Après cette longue descente, on atterrit sur la piste  forestière prise ce matin. Au milieu des pins à crochets et d’une flore exceptionnelle où virevolte une multitude de papillons, on aboutit au Col de Sansa où l’on retrouve la voiture. On consacrera une journée à cette boucle d’environ 17 kilomètres car le but n’est pas de speeder mais d’apprécier à leurs justes mesures toutes ces découvertes que je viens de décrire. Ce circuit est à faire de préférence au printemps ou en été par grand beau temps ou avec une tramontane qui va chasser tous les nuages. Il faut bien s’équiper avec de bonnes et vraies  chaussures de randonnées sans oublier un vêtement chaud. Un GPS n’est pas indispensable pour ceux qui savent lire une carte IGN et savent parfaitement s’orienter avec. Pour les autres et ceux qui en possède un, je conseille de le prendre avec de préférence un tracé préalablement enregistré. En effet le Massif du Madres, qui subit à la fois les influences méditerranéennes, atlantiques et montagnardes, est très capricieux sur le plan météorologique et est très connu pour ses sautes d’humeur aussi soudaines que violentes qui peuvent engendrer des brouillards à couper au couteau. Alors en cas de changement de temps, la prudence doit être de mise ! Carte  IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.

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La Tour de Mir (1.540 m) et le Pic de La Clape depuis Prats-de-Mollo.

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 5 chansons du groupe rock Creedence Clearwarter Revival extraites de leur album "Cosmo's Factory". Elles ont pour titre : "My Baby Left Me", "Ooby Dooby", "Ramble Tamble", "Travelin'Band" et "Who'll Stop The Rain".


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Je suis venu randonner de multiples fois à la Tour de Mir (1.540 m) et toujours avec plaisir.  Mais, paradoxalement, la seule fois où j’en garde un mauvais souvenir, c’est pour ne pas y être monté ! Surprenant non ? Je m’explique. En août 2009, lors de mon Tour du Vallespir et alors que j’avais terriblement galéré dans la forêt du Miracle saccagée par la tempête Klaus lors de l’étape entre Saint-Guillem et Prats-de-Mollo, le lendemain, craignant de nouveaux déboires à cause des bois dévastés dans tout ce secteur du Haut-Vallespir, j’avais pris la  difficile décision d’éviter de passer par la Tour de Mir, située pourtant sur le tracé. Or, dans ma tête, et sans doute stupidement, j’avais vécu cette entorse au véritable itinéraire du Tour du Vallespir comme une authentique violation à une espèce d’engagement moral que je m’étais fixée au départ. Même si je n’ai pas eu cette impression, revenir ici presque un an plus tard, c’était peut-être une façon détournée de réparer cette lacune. Bien que le tracé du Tour du Vallespir qui monte à la Tour de Mir démarre de Prats-de-Mollo, cette fois, je lui ai préféré le P.R.7 qui démarre de la Maison Forestière de Can Got, tout simplement parce que cette option offre la possibilité d’une boucle plus sympathique qu’un banal aller-retour.  Pour se rendre en voiture à Can Got depuis Prats-de-Mollo, il faut prendre sur 1.400 mètres environ la D.115 qui monte vers le Col d’Arès puis par la droite, la quitter au profit d’une petite route goudronnée qui va au lieu-dit le Xatart. A partir de la D.115, la Maison Forestière de Can Got où il faut laisser son véhicule est 1.500 mètres plus loin. Située dans un virage, il est difficile de la manquer, d’autant qu’un panonceau jaune indiquant la Tour de Mir et le balisage du P.R.7 sont bien présents. Le chemin démarre devant la maison et, si on lève les yeux, aussitôt la Tour de Mir apparaît dressée dans son exceptionnel cadre de verdure. D’ici, elle paraît très haute et très loin mais comme on la perd de vue très rapidement, on n’a pas trop le temps de gamberger. Au printemps et en été, outre, le bourdonnement lancinant de nombreux insectes et le chant agréable de quelques oiseaux, on entend, en contrebas du chemin, chanter un mélodieux torrent. Le chemin d’abord un peu caillouteux, devient plus herbeux en passant devant une source où un panneau nous informe que nous cheminons sur la Route Forestière des Carbonères. Puis au milieu des hautes véroniques mauves, on finit par arriver près d’un passage à gué où coule abondamment le torrent Canidell que l’on entendait chanter depuis notre départ. On ignore ce gué et on poursuit tout droit grâce à un panneau de bois très explicite « Tour de Mir-El Ramon Père ». Le sentier parfaitement balisé en jaune entre dans la forêt, enjambe un ru sur une passerelle métallique puis grimpe sérieusement tout en sous-bois en de longs et réguliers lacets. De temps à autre, la forêt s’entrouvre sur le Bassin du Canidell et une fenêtre permet d’avoir une idée encourageante du chemin parcouru et du dénivelé accompli. Plus haut, les branches de quelques sapins, hêtres ou frênes dessinent d’autres encadrements sur la Tour de Mir et, souvent sa position géographique dans le paysage peut donner l’impression qu’on l’a largement dépassée mais il n’en est rien. Le sentier finit par aboutir dans la splendide clairière El Ramon Père où, pour le seul plaisir de nos yeux, les verts intenses du gros de la végétation s’accordent harmonieusement avec le jaune de quelques hauts genêts. Après quelques derniers lacets, on rejoint une piste en terre magnifiquement encadrée par d’immenses sapins. On prend à droite et on poursuit cette piste jusqu’à rencontrer les panonceaux «Prats-de-Mollo 6,4 km » et « Les Basses de Fabert 1,4 km ». Pour l’instant, on ignore ces panonceaux et pour aller à la Tour de Mir, on continue quelques mètres plus loin pour prendre la piste qui bifurque aussitôt à droite même si plusieurs « X » semble indiquer le contraire. La Tour de Mir est là, à quelques encablures, magnifiquement restaurée. Pourtant, elle en a connu des vicissitudes depuis le dernier quart du XIIIe siècle où elle a été bâtie par Jacques 1er, roi des royaumes d’Aragon et de Majorque. Comme le mot « mirador », le nom « Mir » tire sans doute son origine du verbe « mirer » dans le sens de regarder ou observer. Tours à signaux (feux la nuit, fumées le jour), Mir était en liaison avec les autres tours du Vallespir (La Guardia, Cos, Cabrens, elles-mêmes formant une chaîne avec des tours plus lointaines comme Batère, Força Réal, Far, Madeloc, Massane, Querroig et bien d’autres encore). Elle surveillait la frontière entre les deux royaumes d’Aragon et de France. Le traité des Pyrénées en 1659 mis fin à sa fonction et eu raison de son utilité. En 1680, Vauban se chargea de sa démolition mais il est vrai que ce dernier avait entrepris depuis quelques années la fortification de Prats-de-Mollo et la construction du Fort Lagarde avec les mêmes visées : surveiller le Col d’Arès et la frontière ainsi que la vallée du Tech. Aujourd’hui, grâce à une magnifique restauration avec escaliers en colimaçons et superbe plancher à son sommet, on jouit d’un panorama exceptionnel à 360° : des Esquerdes de Rotja au Haut-Vallespir en passant par le massif du Canigou, la vallée du Tech et la crête frontière avec l’Espagne, par temps très clair, les vues portent même jusqu’à la Méditerranée. La belle cité de Prats-de-Mollo, elle,  est à nos pieds. Le retour vers la cité historique ou plutôt vers Can Got s’effectue par une petite sente qui descend plein sud au pied de la tour. Elle rejoint le sentier initialement indiqué « Prats-de-Mollo 6,4 km ». Mais si comme moi, vous trouvez cette randonnée un peu trop courte et que vous avez envie de remplir une belle journée, je vous conseille de reprendre la piste « Les Basses de Fabert » et d’aller marcher vers les débonnaires Puig Sec (1.642 m) et Pic de la Clape (1.655 m). Trois ou quatre bonnes raisons à cela : d’abord, de très belles vues sous d’autres angles sur la Tour de Mir, ensuite, des paysages de prairies et d’estives sur la crête frontière radicalement différents de ceux entraperçus jusqu’ici, et enfin, par grand beau temps, de splendides panoramas à perte de vue vers l’Espagne, vers le pyramidal Pic de Costabonne et le verdoyant vallon de la Preste. Pour atteindre le Pic de La Clape, il suffit d’emprunter la piste, de suivre la crête frontière symbolisée par la clôture sans hésiter à prendre quelques raccourcis mais en prenant soin de respecter les troupeaux qui sont à l’estive. Le retour vers la Tour de Mir s’effectue par le même chemin où l’on rattrape la sente balisée en jaune et rouge propre au Tour du Vallespir (parfois jaune seulement quand c’est le P.R.7). Elle descend âprement d’abord en sous-bois puis s’aplanit au milieu des mûriers et des rosiers sauvages au col d’En Cé  pour redescendre de la plus belle des manières à travers champs et au milieu d’un cortège de papillons multicolores vers la métairie de Mir. Ici, le chemin agréablement herbeux et moelleux coupe des près verdoyants où gambadent de nombreux chevaux. Le sentier descend ensuite vers Le Xatart que l’on va laisser à gauche en retrouvant le bitume. On prend à droite, on descend quelques virages sur l’asphalte et quelques minutes plus tard on retrouve la voiture à la Maison forestière de Can Got.  Vous consacrerez une belle journée à parcourir les 18 kilomètres de cette magnifique boucle pour découvrir cette « admirable » Tour de Mir et son extraordinaire environnement naturel.  Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

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La Chartreuse de la Verne (425 m) depuis La Mole (25 m) par le barrage.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques et chansons du compositeur Bruno Coulais extraites du film "Les Choristes" du réalisateur Christophe Barratier. Elles sont interprétées par Les Petits Chanteurs de Saint-Marc dirigés par Nicolas Porte. Les musiques ont pour titres : "Les Choristes", "L'arrivée à l'école","Lueur d'été", "Pépinot", "In Mémoriam a capella", "Seuls" et "Les avions en papier".

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La Mole, le 24 juin 2010. Voilà maintenant 8 jours exactement que des pluies diluviennes se sont abattues sur le département du Var entraînant de catastrophiques inondations et des crues meurtrières faisant plus de 50 morts. Au moment de démarrer cette longue randonnée vers la Chartreuse de la Verne,  sous un ciel bleu exceptionnellement cristallin, ici, en longeant la rivière La Verne, exceptée une eau légèrement boueuse et un énorme crapaud qui traverse le chemin devant moi ; sans doute dérangé de son habitat par la récente montée des eaux ; rien ne peut laisser présager les exceptionnelles précipitations qu’il y a eu et tous les drames qu’elles ont engendrées à quelques kilomètres de là. Même le débit de La Verne me semble plutôt modeste mais il est vrai qu’il est régulé par le barrage éponyme vers lequel je me dirige. Je viens de démarrer de l’église de La Mole, commune d’enfance de Saint-Exupéry,  j’ai longé sur ma gauche l’aire de jeux et de pique-nique puis le cimetière sur la droite. Au milieu des vignes, j’ai poursuivi la route goudronnée sur un peu plus de 2 kilomètres et à un ample virage, juste après le lieu-dit Les Cabris, j’ai coupé à gauche à travers champs en suivant un panonceau sur lequel est dessinée une église stylisée. Ce balisage, on va le retrouver tout au long du parcours car il s’agit en réalité de la représentation symbolique de notre objectif : la Chartreuse de la Verne. Cet itinéraire m’a rapproché une nouvelle fois des bords de La Verne. J’ai continué tout droit sa rive gauche par un large chemin qui traverse d’abord quelques vignes et des jardins potagers puis entre dans une pinède pour aboutir dans un sous-bois composé notamment de quelques aulnes glutineux qu’ici en Provence on appelle « vernes » et qui ont donné le nom à la rivière. Juste après une deuxième borne à incendie, le chemin se termine par un passage à gué qu’il faut enjamber pour rejoindre l’autre rive. On s’éloigne de la rivière par une étroite sente, raide et très ravinée, qui finit par rejoindre une route goudronnée que l’on emprunte vers la droite pour atteindre le barrage. Ici, on profite d’un panorama de toute beauté sur l’azurée et paisible retenue artificielle de ce barrage qui a été mis en service en 1991 pour alimenter en eau potable une grande partie des communes du Pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez. Au barrage, j’ai pris la piste en terre la plus à gauche. Avec des vues plus belles les unes que les autres sur le miroir bleuté, cette piste forestière longe simplement le plan d’eau sur environ 4 kilomètres jusqu’au bout de la vallée. Après un portail métallique, on ignore la piste qui monte à gauche même si celle-ci nous indique clairement la Chartreuse à 4,8 kilomètres. Quelques mètres plus loin, toujours à gauche, je lui ai préféré un ancestral petit sentier ombragé aménagé par les moines aux siècles précédents. Pour indication, et si vous avez excessivement chaud comme j’ai eu ce jour-là, sachez qu’avant d’emprunter le sentier j’ai continué sur une centaine de mètres le balisage blanc et vert pour arrivé à La Verne où j’ai pu me rafraîchir très facilement grâce au gué qui coupe la rivière. Ce n’est qu’une fois revigoré, que j’ai escaladé le sentier des moines. Il grimpe hardiment sur un sol souvent rocailleux mais permet de très belles vues sur le vallon et tous les environs et fait gagner, par rapport à la piste, plus de 2 kilomètres. Il finit sur une large piste sableuse qui par la droite et sous des châtaigniers séculaires vous emmène sans difficulté au splendide monastère que l’on aperçoit à quelques foulées sur son éperon rocheux et dans son écrin de verdure. Devant l’immense monument, on est immédiat surpris par la hauteur des murs d’enceinte et on a qu’une envie : découvrir l’intérieur. Ne serait-ce que pour aider à sa rénovation, je vous en conseille la visite au prix de quelques euros. En effet, même si cette visite ne permet pas une vue de l’ensemble sans doute à cause des travaux de restauration commencés en 1968 mais non encore terminés à ce jour et de l’occupation d’une partie des bâtiments par les familles monastiques de la communauté de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, Notre Dame de Clémence de la Verne mérite bien qu’on s’y attarde. Outre la boutique où vous attendent les objets fabriqués par la communauté, vous aurez un bel aperçu du petit et grand cloître, de l’église, de l’huilerie et de quelques autres pièces ou salles essentielles à la vie monacale. Grâce à quelques photos et à 2 films très intéressants présentés en boucle, vous serez informés sur l’histoire de La Chartreuse et de la vie monastique en général.  Le retour vers la Mole s’effectue par le même chemin à la différence près que cette fois, on poursuit la piste dite « de Capelude » balisée blanc et vert sur 2500 mètres environ jusqu’à une intersection avec le chemin de Pertuade, petit sentier qui file à droite puis descend parallèle au Vallon de l’Argentière jusqu’au plan d’eau. Il faut savoir que ce chemin de Pertuade coupait le vallon avant la construction du barrage. En prenant à droite, on repart vers le barrage et après celui-ci, indifféremment, on rejoint La Mole soit par le sentier pris à l’aller soit par la piste dite de « Saint-Julien ». Il faut consacrer une journée entière à cette superbe randonnée d’environ 18 kilomètres où les découvertes au milieu d’une flore et d’une faune exceptionnelles sont abondantes et variées. Pour en apprendre un peu plus sur la Chartreuse de la Verne, je vous conseille le site Internet : http://diocese-frejus-toulon.com/Monastere-Notre-Dame-de-Clemence.html IGN 3445 OT Cuers-Collobrières-Massif des Maures et 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.

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Le Sentier du Pont des Fées depuis Grimaud

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 5 versions intrumentales des Beatles jouées par Massimo Roberti et extraites d'une compilation intitulée " The Beatles Acoustic Guitar Collection". Les titres proposés sont : "Yesterday", "All My Loving", "Something", "Eleanor Rigby" et "If I Fell".


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Cette randonnée du Pont des Fées est un sentier d’interprétation qui a été créé par la commune varoise de Grimaud. Sauf à vouloir vous baigner, ce qui est possible, dans la limpide rivière de La Garde, que longe cette agréable sente, parcourir ce sentier de découverte ne vous prendra guère plus d’une heure. Aussi, si vous ne connaissez pas Grimaud, je vous suggère de découvrir le splendide village avant ou après cette courte randonnée car ainsi vous passerez quelques heures à arpenter et à visiter la mémorable commune et ses alentours qui méritent vraiment que l’on s’y attarde. Il y a tellement de choses à voir à Grimaud que vouloir en faire un inventaire est une véritable gageure. Pour faire bref, il y a bien sûr le château médiéval du XIeme siècle qui domine la cité du haut de son promontoire escarpé. Il mérite une ample visite et permet de suivre un circuit historique assez bien balisé : https://www.grimaud-provence.com/offres/circuit-historique-de-grimaud-grimaud-fr-3121439/ .Il y a aussi toutes ces jolies ruelles avec de magnifiques demeures aux balcons fleuris et aux belles façades où croulent les mauves bougainvilliers et les rouges pélargoniums. Il faut voir également les placettes ombragées où chantent de rafraîchissantes fontaines, les sombres arcades de la rue des Templiers et la pittoresque rue Rompecul dont il n’est pas utile d’expliquer le patronyme.  Il y a aussi à découvrir le musée des Arts et Traditions Populaires et l’église Saint-Michel, de style roman mais aussi trois autres chapelles construites à des périodes différentes qui témoignent de l’intérêt qu’ont toujours porté les Grimaudois pour la religion    : Notre-Dame de la Queste, la chapelle des Pénitents et la chapelle Saint-Roch.  Il y a enfin à côté du cimetière de Grimaud, le moulin à vent Saint-Roch qui donna au XVIIeme siècle son autonomie alimentaire à la population du village.  C’est de ce moulin que démarre notre sentier d’interprétation ou il faut prendre à gauche un petit chemin qui jouxte le cimetière et descend dans la garrigue jusqu’à un grand panneau indiquant le sentier pédestre du Pont des Fées :  https://www.grimaud-provence.com/offres/sentier-vallon-du-pont-des-fees-grimaud-fr-3121456/ Le sentier est jalonné de plusieurs panonceaux ludiques et très instructifs évoquant les innombrables richesses (histoire, faune, flore, géologie, métiers et traditions, etc.…) que vous êtes à même de découvrir tout au long du circuit. D’ailleurs dés le départ, un premier écriteau raconte l’histoire du château de Grimaud puis en suivant le fléchage l’on descend vers la vallon de la Garde par un large escalier fait de poutres de bois. L’escalier se transforme en chemin herbeux et l’on atteint la rivière de La Garde. En poursuivant le sentier par le bord de la rivière, l’on apprend que celle-ci servait, par un astucieux système de canal d’irrigation appelé « béal » à faire fonctionner depuis le XIIeme siècle et jusqu’au XIXeme des moulins à eaux dont l’énergie hydraulique ainsi dégagée permettait de moudre le blé. Bien qu’en partie détruit et érodé les vestiges de cet ingénieux procédé avec son béal sont encore parfaitement visible.  Plus loin, une autre pancarte donne quelques brèves explications sur ce « Pont des Fées » qui amenait, par un judicieux réseau de tuyaux et de siphons, l’eau à une fontaine du village depuis une source situé à 3 km au nord, au Mont Roux qui se trouve sur l’autre rive de La Garde. Le pont doit sans doute son nom au fait que lors de sa construction personne ne croyait au bon fonctionnement de cet aqueduc, l’histoire leur prouvant le contraire, les habitants pensèrent que des fées s’étaient chargées de résoudre les problèmes.  Si pour marcher, vous avez choisi une chaude journée de printemps ou d’été avec un ciel sans nuage d’une pureté absolue, c’est une faune virevoltante et sautante qui vous accompagne du début à la fin de cette courte boucle : lézards, papillons, sauterelles, grillons, abeilles, libellules, coccinelles et scarabées en tout genre seront de la partie quant à la flore, elle est exubérante mais changeante selon la distance qui la sépare de la Garde. A la fin de la boucle, vous retrouvez le moulin ainsi que le cimetière avec sa charmille encadrée de hauts cyprès. L’allée du Souvenir Français vous ramène sans problème vers Grimaud. Comptez trois à quatre heures arrêts inclus pour faire une ample visite du village et terminer par une studieuse exploration du Sentier d’interprétation du Pont des Fées. Carte IGN 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.

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Monique, une fille super !!!

Publié le par gibirando

Une fois encore, et pour une triste cause cette fois, ce n’est pas dans l’actualité que je suis allé piocher « mon billet mensuel ». J’aurais pu évoquer cette actualité nauséabonde où l’on ne parle que d’argent. Ce fric qui pourrit tout et attire tous les hommes comme la m…. attire les mouches. Affaires Kerviel, Bettancourt et Woerth, ministres dilapidant l'argent public, dettes des états et problèmes des banques à rembourser leurs engagements, crises des places financières, retraites et salaires des fonctionnaires, excès d’argent dans le football et le sport en général, top 100 du magazine Forbes, etc.… : Les sujets sur le sujet, si je puis dire, ne manquaient pourtant pas !

Mais qu’ai-je à faire de toutes ces abjections et du fric au regard de la perte d’une amie très chère qui n’avait que 53 ans.

Monique était une collègue de travail. Responsable d’une boutique de lingerie, je l’avais connu il y a une dizaine d’années et je lui avais simplement enseigné pendant quelques jours le fonctionnement d’une caisse enregistreuse informatique et la tenue de pièces comptables. Immédiatement, nous nous sommes réciproquement appréciés car je me souviens qu’avant de commencer la journée nous partions prendre un café à la Loge de Mer et nous parlions de tout et de rien. De nos vies respectives, de nos loisirs, de nos enfants, du travail, de la vie quoi… D'emblée, nous nous sommes parlés comme si nous nous étions toujours connus, nous bavardions comme deux bons vieux copains et avec cette simplicité qui très souvent rapproche les êtres car il n’y a aucune arrière-pensée et encore moins des conflits d’intérêts. Parfois nos conversations et nos bavardages s’éternisaient et nous arrivions en retard au travail, mais très consciencieuse, Monique se faisait un principe de rattraper ce retard. Ensuite, dans nos relations professionnelles, je l’avais souvent au téléphone mais quand je la revoyais c’était toujours avec bonheur et j’ai la faiblesse de penser que c’était réciproque.

Très jolie mais réservée, Monique avait toujours une lumière au fond de ses jolies yeux verts et un petit sourire au coin de ses lèvres qui faisaient qu’on ne pouvait que l’aimer.

Avec la joie de vivre et le courage qui la caractérisait, Monique s’est battue longtemps contre un cancer et en avril 2008 ce fût pour moi un incroyable bonheur que de la revoir plutôt en bonne forme à mon pot de départ à la retraite.(photo).

Monique a ensuite repris un mi-temps thérapeutique et j'espérais qu'elle en avais fini avec cette terrible maladie. Depuis ma retraite, nous échangions de temps à autre quelques messages amicaux sur Facebook qu'elle commençait toujours par un "coucou Gilbert" comme aux premiers jours de notre amitié. Quand nous nous revoyions, c’était toujours avec une grande joie car malgré la maladie qui l’avait fatalement affaiblie, elle avait toujours cet agréable petit sourire qui illuminait son visage, retroussait son petit nez et exhalait sa gentillesse.

Malheureusement la maladie est revenue à la charge et a finalement et injustement eu raison de son courage et de sa tenacité à vouloir vivre. Aujourd’hui, je suis effondré devant cette injustice, j’ai comme une grosse déchirure au fond du cœur et il m’est insupportable de penser que je ne la reverrai jamais plus.

Je ne suis pas croyant mais je prie pour qu’elle ne souffre plus. J'espère qu’elle a rejoint son paradis et qu’elle a trouvé le bonheur que sans aucune équivoque elle méritait tant….

Voilà, ce mois-ci, ce petit billet sur mon journal mensuel, c’est ma façon à moi de rendre hommage à Monique que j’aimais pour ce qu’elle était : Tout simplement, une fille super !!!

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Le Col de Siern (1.629 m) depuis La Preste (1.105 m)

Publié le par gibirando


Au même titre que de nombreux autres cols des Pyrénées-Orientales, ces sentiers sur la crête frontière avec l’Espagne par le col de Siern et le col Prégon ont sans doute vu passer au fil des siècles des millions de chemineaux.  Et quand je parle de « chemineaux »,  je n’évoque pas systématiquement l’aspect vagabondage des choses mais je pense plutôt à toutes celles et à tous ceux qui, pour des motifs divers et variés, ont cheminé ces voies de passage. Dieu sait s’ils ont été nombreux à toutes les périodes de l’histoire des deux pays frontaliers : Ibères, Celtes, Romains, Arabes, fantassins aragonais, castillans, majorquins et catalans, croisés et religieux de tous bords, pèlerins et cathares, soldats des royaumes d’Espagne et de France, angelets et miquelets, douaniers et contrebandiers, paysans et maquignons, travailleurs frontaliers et marchands ambulants, maquisards et résistants de tout poil, j’en oublie, j’en passe et des meilleurs. Mais, c’est sans aucun doute en 1939 que ces chemins ont été les plus empruntés par tous ces réfugiés espagnols qui fuyaient en masse et par vagues successives le régime de Franco.  D’abord dans un sens, pour ceux dont l’exil était la seule issue possible pour espérer un peu de liberté, puis dans l’autre sens, pour tous ces républicains qui organisèrent depuis la France et courageusement la guérilla contre le franquisme et franchirent ces cols pour retrouver un jour cette liberté démocratique. Alors, connaissant un peu l’Histoire de cette région, quand j’ai emprunté pour la première fois ces sentiers vers les cols de Siern et Prégon, je n’ai pu m’empêcher de penser à tous ces gens qui m’ont devancé sur cet historique chemin de traverse, souvent pour des raisons dramatiques et cruelles.  Aujourd’hui, sans oublier les heures les plus pénibles de ce souvent triste passé, on a le bonheur de s’engager sur ce chemin pour le simple plaisir de balader, alors sachons en profiter à sa juste mesure ! Depuis Prats-de-Mollo, commune à laquelle est rattachée La Preste, on rejoint la station thermale par la D.115A que l’on traverse pour rejoindre le parking d’où s’effectue le départ. Ici pas besoin de GPS, il faut lire le panonceau indiquant le col de Siern par le PR.20 et suivre le balisage jaune qui part vers une fromagerie. On marche d’abord sur la route goudronnée parallèle au Tech, au milieu des cytises et des genêts qui donnent une touche de couleur jaune à ce havre de verdure. Au bout d’un kilomètre, on quitte le bitume pour une sente qui monte en sous-bois. Droit devant nous, la haute pyramide du Costabonne (2.465m) s’érige en illustration souveraine de ce grandiose tableau naturel.  Souvent présent dans le décor, le haut pic va quasiment nous accompagner tout au long de cette superbe randonnée. Par d’amples lacets, la bonne sente grimpe dans la magnifique forêt de la Baga de Siern et coupe de temps à autres des pistes forestières. Il faut suivre le PR.20 et le balisage jaune même si quelques courts raccourcis signalés par des cairns peuvent être préférés. Au bout de trente minutes, on délaisse le large chemin qui va au Costabonne au profit d’un étroit sentier qui monte à l’opposé au milieu des hêtres et indique le Col de Sizern (Siern). Juste avant d’atteindre le col et la borne frontière 514 (1.629 m), on traverse un large pierrier.  Ici, il n’y a pas d’arbres pour nous boucher la vue, alors il faut en profiter car les panoramas avec encore quelques névés immaculés sur le Costabonne, les Esquerdes de Rotja et le massif du Canigou sont tout simplement extraordinaires.  Dans ce tableau enchanteur, on n’oublie pas les vues plongeantes sur la Vallée du Tech et celles somptueuses sur le Haut-Vallespir tout entier et la Réserve Naturelle. Au col, on arrive sur la crête frontière et le regard bascule sur le versant espagnol tout aussi magnifique : collines aux sombres forêts, prés d’un vert tendre tel des greens et vallons verdoyants se succèdent dans un horizon olivâtre sans fin. Au col de Siern, il faut emprunter par la gauche les caminoles qui filent plein est au milieu de petites sapinettes. A la fois traces d’animaux et de randonneurs, avec un balisage jaune et le chiffre 20 toujours présent, mais moins évident à percevoir, ces caminoles vous mènent sans problème au col Prégon en suivant les courbes du terrain. Le chemin parsemé de fleurs multicolores et encadré parfois de quelques boqueteaux s’élargit ou se rétrécit selon la configuration du paysage. Parfois il se rapproche où s’éloigne de la frontière matérialisée par une clôture, alors pour avoir une vision plus ample des deux versants à la fois, il ne faut pas hésiter à quitter le sentier balisé pour traverser les pelouses et grimper au sommet des mamelons les plus élevés (Puig del Rey, Portavella). Sur ces plateaux dépouillés, on n'a aucun mal à retrouver son chemin et il faut simplement faire attention à ne pas écraser les gentianes ou les massifs de polygales, de céraistes, de boutons d’or et d’une multitude d’autres fleurs qui poussent ici à profusion et colorent superbement les herbages.  Au col Prégon et à la borne 515, autre chemin de traverse dont les panonceaux indiquent vers la droite et l’Espagne, les cités d’Espinabell, Mollo, Camprodon et plus loin Ripoll,  nous, on tourne à gauche vers La Preste, on franchit la barrière et on descend dans la belle hêtraie en suivant un balisage jaune et rouge. Cette longue descente parfois très pentue nous amène facilement au hameau de La Forge où l’on tourne à gauche pour franchir le Tech par la petite passerelle de la Source de la Galerie. Ici l’itinéraire s’élève au dessus d’un lavoir, aboutit sur la D.115A  qui file vers La Preste, très belle cité thermale que l’on peut rapidement visiter. La boucle se referme sur le parking où l’on retrouve notre véhicule. Arrêts compris et en y allant « mollo » (c’est normal ici, même si le nom propre n’a pas, semble-t-il, les mêmes origines) comptez 5 à 6 heures pour réaliser ce splendide circuit. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

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Le Refuge de l'Orri (1.810 m) depuis Prats-Balaguer (1.309 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 2 chansons interprétées par Jonatan Cerrada. Elles ont pour titre : "A Chaque Pas" et "Je voulais te dire que je t'attends" de Michel Jonasz.

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Dans ce blog, j’avais eu l’occasion de vous faire découvrir le ravissant village de Prats-Balaguer (1.309 m) lors d’une longue et difficile randonnée en boucle autour du magnifique Pic Coucouroucouil. Difficile car bougrement enneigé sur une belle partie du parcours. Prats-Balaguer se trouve au dessus de Fontpédrouse (sur la N.116) et non loin des fameux Bains de Saint-Thomas où un bain chaud sera toujours possible après cette belle balade au Refuge de l’Orri (1.810 m). Connu de nombreux randonneurs car ce refuge se trouve sur le sentier du célèbre G.R.10, mais aussi sur le G.R.36 et le Cami de Nuria qui va en Espagne, il peut être à lui tout seul l’objectif d’une agréable sortie d’un jour. En outre, c’est toujours avec émotion que je retrouve cet endroit où nous étions passés en 2001 lors de notre mémorable G.R.10 Mérens-les-Vals-Mantet réalisé en 6 jours et en autonomie. Le départ est le même que celui que j’avais préconisé pour le Tour du Coucouroucouil : Au départ de Prats, on monte tout droit vers le Castell par le chemin creux balisé en jaune. Le chemin est encadré de hauts murets de pierres sèches et une fois au Castell, on aboutit à une piste terreuse que l’on quitte par la gauche au bénéfice d’une étroite sente 500 mètres plus haut. Tout en montant ce sentier, il est utile de se retourner de temps en temps, à la fois pour percevoir le chemin déjà accompli, mais aussi pour observer le Massif et le pic du Carlit dont on a, d’ici,  une magnifique et large vision.  Au détour d’un lacet, on aperçoit devant soi, de nombreux hauts sommets encore très enneigés : Pic de l’Orri (2.561 m), Pic d’Eyne (2.786 m) Pic de les Nou Fonts (2.861 m), etc.… Au Roc d’Aumet, cette agréable sente au dénivelé  plutôt constant finit par arriver en surplomb de la jolie retenue d’eau de la Sola del Pomer où l’on a devant soi un extraordinaire vallon et un panorama de forêts et de montagnes à couper le souffle. Alimenté par le frêle ruisseau de la Font dels Collets, le petit bassin qui fait office de barrage peut être le prétexte à un attrayant arrêt. En effet, ses berges herbeuses permettent de s’y reposer tranquillement en prenant une collation et de plus, elles sont souvent le terrain de jeux de nombreuses et espiègles marmottes qui y ont élu domicile.  Ensuite, il suffit de contourner le petit bassin et de se diriger vers la Cabane d’Aixeques que l’on aperçoit de l’autre côté pour trouver le G.R.10 qu’il faut poursuivre tout droit dans la vallée de la Riberole. Moins d’une heure plus tard, et dans un décor ample et stupéfiant, le refuge est déjà visible sur votre droite (photo). Occupé par un berger à la bonne saison, mais en principe ouvert à tous le reste du temps, le refuge pastoral de l’Orri est un endroit où un pique-nique  improvisé peut être pris. Mais si vous n’aimez pas trop l’improvisation et que vous avez été suffisamment courageux et prévoyant pour vous trimballer tout le nécessaire à un barbecue organisé, sachez que le refuge dispose d’une cheminée ou d’un appentis où un feu peut être allumé.  Après quelques heures passées à vous émerveiller dans cette splendide vallée, vous serez peut-être tentés de poursuivre par le Cami de Nuria ou le G.R.10 vers d’autres horizons. Sachez que cela est parfaitement possible et que des boucles comme par exemple celle qui emprunte la Vallée de la Riberole par le Cami Nuria jusqu’à la crête frontière avec les Pics de la Fosse de Géants (2.799 m) et de la Vache (2.826 m) puis retour par la Vallée de la Carança et le Col Mitja (2.367m) sont parfaitement envisageables sur deux jours. Mais ici, on ne parle plus de simple balade dominicale mais d’une randonnée en haute montagne qui se prépare avec beaucoup de minutie. Ce parcours, nous l'avions accompli avec délices et en 2 jours il y a quelques années, mais aussi avec un orage mémorable qui nous avait surpris puis contraint à nous coucher tout nus dans de la fameux orri de l'étang de la Carança à 4 heures de l'après-midi. Oui, en quelques secondes, le ciel était passé d'un bleu azur très pur au noir le plus total. Alors que nous étions entre l'Etang Bleu et l'Etang Noir redescendant du pic de la Fosse des Géants, le petit sentier s'était soudain transformé en un fougueux torrent, lequel par endroits atteignait 50 cm de hauteur d'eau. Pourtant, nous avions très bien préparé cette longue boucle et Météo France avait annoncé seulement un grand beau temps. Alors comment ne pas se souvenir d'instants à la fois si périlleux mais inoubliables ? Alors soyez prudents ! Mais aujourd’hui rien de tel , il nous faut prendre à regrets le même chemin pour le retour au moins jusqu’au bassin. Ici, personnellement et ne serait-ce que pour faire varier les décors,  je conseille de prendre la piste qui part à gauche du parking de la Cabane d’Aixeques. Elle enjambe le torrent de la  Riberole puis descend  tout en sous-bois jusqu’à la Jasse de la Castellasse où vous pouvez observer un superbe exemplaire d’un orri en pierres, cet abri de berger traditionnel des Pyrénées. Oui, les orris sont nombreux par ici. Il faut savoir qu’on a donné ce nom de «  orri » ou « orry » ou encore « horry », selon les région, à ces cabanes de bergers construites par encorbellement de dalles de pierres souvent coiffées de mottes d’herbes de gispet pour l’étanchéité mais qu’au sens plus large ce terme désigne tout simplement un emplacement d’estives disposant de constructions (cabanes, bergeries, enclos, etc…). Après l’orri, l’épaisse forêt laisse peu à peu la place à un décor beaucoup plus minéral où l’impétueux torrent a creusé de profondes gorges que l’on va longer et dominer jusqu’à retrouver le Castell. Là, deux possibilités s’offrent à nouveau à vous : soit vous descendez directement vers Prats-Balaguer par la sente prise à l’aller soit vous poursuivez la piste pour une fois encore découvrir d’autres vues de ce charmant village. Les Thermes de Saint-Thomas étant souvent ouverts très tard le soir, il vous restera sans doute encore un peu de temps pour aller vous prélasser dans les agréables bains chauds ou bouillonnants de cette charmante station aquatique. Croyez-moi, après une jolie randonnée comme celle-ci, se baigner dans des eaux de 34 à 38 degrés, c’est vraiment génial !!!  Carte IGN 2250 ET Bourg-Madame-Mont-Louis.

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Un fantastique contact !!!

Publié le par gibirando

Non, pour une fois, ce n’est pas dans l’actualité quotidienne et journalistique que je suis allé chercher l’article de mon journal personnel et mensuel. En ce début juin, j’aurais pu bien sûr évoquer cet assaut israélien contre des bateaux de militants pro-palestiniens mais j’avoue être un peu dépassé pas cette horrible guerre qui dure par delà les générations. Guerre pour un territoire ? Guerre de religions ? Je ne comprends pas grand chose à cette guerre, ni les motivations des uns et des autres à la poursuivre sans répit, d’autant que les perspectives de résultats me paraissent aussi éloignées que la Terre peut l’être du Soleil.

Ce titre racoleur, ce n’est pas non plus un contact avec des extra-terrestres, du style rencontre du 3eme ou 4eme type !!!! Non, ce sont des échanges par messagerie tout simples mais ô combien encourageants quand on se met à créer un blog comme celui que je consacre depuis deux années aux randonnées pédestres. Bien sûr, des contacts j’en ai eu quelques autres, de gentils commentaires dans mon livre d’or aussi mais j’avoue que ces échanges spontanés et amicaux que j’ai eu avec Laurence Estines-Lacabanne du Club de Randonnée Pédestre du Foyer Rural d’Auriac du Périgord sont si inhabituels qu'il me paraissait impensable de ne pas en parler dans mon journal personnel. Gentillesse des échanges, harmonie commune pour la randonnée pédestre et les « choses » que nous aimons ou pas, invitations, confiance réciproque, générosité au point de m’offrir un guide qui va m’être très précieux, etc.….

Quand on développe un blog, on rêve de tels contacts mais ils arrivent que trop rarement.

Alors je dois en convenir : mon actualité du mois  a été ce fantastique contact !!!!

Le club de randonnée pédestre du Foyer Rural d'Auriac du Périgord

(photo prise à Fenouillet en mai 2010)

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Le Circuit des Templiers (832 m) depuis Bugarach (465 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques interprétées par le guitariste Miguel Angel "Malin" Villagran et son orchestre. Elles ont pour titre : "Carols of The Bells/What Child Is This""Alive" et "Great Is Thy Faithfulness" extraites de son album "Songs From Heaven".

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99% des randonneurs qui arrivent à Bugarach y viennent pour faire l’ascension du mythique Pech. Alors, sans vouloir leur en faire critique puisqu’il y a quelques semaines, j’ai moi-même décrit dans ce blog cette très belle escalade, j’estime qu’il n’y a pas que ça à Bugarach et d’autres superbes découvertes sont accessibles en marchant au départ de cette paisible bourgade ! Parmi un volumineux écheveau de légendes, contes et autres balivernes qui circulent sur cette magnifique région, quelques fureteurs obstinés ont réussi à démêler les fils de quelques histoires vraies, de celles qu’on ne lit pas forcément dans les livres d’Histoire avec un grand « H » mais qui n’en sont pas moins authentiques. Alors suivez-moi sur ce "Circuit des Templiers", sur ces sentiers aux trésors enfouis et peut-être encore à découvrir, sur les chemins de ces récits moyenâgeux où ici, les Cathares, les moines soldats et les chevaliers se succédèrent puis se côtoyèrent parfois curieusement sans jamais s’affronter dans une lutte sans merci. Au départ du village de Bugarach (465 m), il faut prendre le Sentier Cathare, balisé en jaune et bleu, dans la direction de la Maison de la Nature et de la Randonnée. Au bout de quelques minutes, on laisse le très beau gîte sur la gauche et l’on poursuit. De son arrogante hauteur, le Pech domine l’ensemble du paysage et paraît vexé qu’on lui tourne le dos.  Dès le départ, les panonceaux sont nombreux, il indique Quillan ou le Bézu et le large chemin monte dans les vertes prairies en direction de la superbe forêt communale. Je précise qu’ici le tracé du Sentier Cathare a quelque peu changé par rapport aux dernières éditions des cartes IGN qui commencent à dater. Il ne passe plus par le Col du Moulin à Vent mais se hisse plus haut dans la forêt. Si l’on suit le balisage jaune et bleu, il n’y a pas de problème, on arrive tout de même au Col du Vent (825 m) à l’intersection de plusieurs pistes. Certaines vont vers Parahou-Grand et St-Louis-et-Parahou mais le Sentier Cathare, lui, descend à droite vers le Bézu par le Bac, à l’ombre de l’épaisse et verdâtre forêt communale de Saint-Just et parallèle aux hautes crêtes déchiquetées de la Serre de Bec. Dans un impressionnant ciel azur, de non moins impressionnants vautours fauves aux ailes noires et aux poitrails d’un brun plus clair tournoient à la cime des crêtes. Sur la droite, apparaît le vallon très verdoyant de Cass-rats puis une autre colline aux arêtes découpées. C’est la Serre Calmette avec à son sommet le château dit « des Templiers », notre principal objectif. Pour y aller, il faut poursuivre jusqu’à une intersection, peu après la ferme de la Jacotte. On aperçoit le hameau de Bézu mais une route goudronnée part à droite et file vers le lieu-dit les « Tipliés » dont certains prétendent qu’il aurait le mot « templier » pour origine. Juste avant d’entrer dans le minuscule hameau, on quitte la route asphaltée pour un étroit sentier qui file à gauche vers le château dont il ne reste malheureusement que des ruines. Dès le début, un panneau est planté là, au bord du sentier, et dans un court résumé, il informe les visiteurs sur les origines et l’Histoire certaine de la fortification et la physionomie du site faisant abstraction de la Commanderie de l’Ordre du Temple qui aurait existé mais dont l’hypothèse est encore très controversée. Il faut quelques minutes pour accéder au plus haut de ce nid d’aigle (832 m) où les panoramas, sur la Haute-Vallée de l’Aude et bien plus loin encore, sont tout simplement époustouflants. Malgré la rocaille, les éboulis et les vestiges pierreux du fortin, la végétation en général et la flore en particulier y sont exceptionnelles et la nature a laissé ici quelques espaces herbeux où un mémorable pique-nique peut-être pris y compris au pinacle de la haute falaise. On quitte les vieilles murailles par le même chemin, direction le Bézu où seules une fontaine d’eau fraîche et l’église du XIeme siècle magnifiquement restaurée méritent qu’on s’y attarde. On monte en direction du cimetière vers la Jasse du Bézu où une nouvelle intersection mérite une attention particulière car on quitte définitivement tout balisage. On laisse la piste qui part à gauche vers Granès et on emprunte la troisième piste à droite qui file vers les  Baruteaux, toujours parallèle à la Serre Calmette que l’on a contournée. Le château des Templiers est désormais en surplomb sur notre droite et à l’horizon sur la gauche, on peut distinguer l’illustre village de Rennes-le-Château. A cause des étables et des nombreux bovins, on traverse en silence et avec prudence la métairie des Baruteaux. Mais ici pour qui connaît la légende, on ne peut s’empêcher de penser à cette étrange histoire qui prétend que depuis le 13 octobre 1307 et les arrestations de tous les Templiers par le roi Philippe le Bel, sauf ceux du Bézu allez savoir pourquoi, une cloche d’argent sonnerait le glas au fond du puits des ruines des Baruteaux. Ainsi, à chaque date anniversaire dans la nuit du 12 au 13 octobre, une longue procession de fantômes en habits de Templiers se mettrait en marche au son de cette cloche d’argent appelant les trépassés à se rendre du cimetière à la chapelle du château pour honorer les défunts. Après les Baruteaux, on poursuit le chemin en évitant de monter vers le domaine privé de Lattenouse et la piste finit par aboutir sur la D.14 au lieu-dit le Mas. On prend à droite et sur un peu plus d’un kilomètre, on poursuit avec précaution la départementale jusqu’au carrefour du Pont Romain. Ici deux alternatives se présentent : soit on poursuit jusqu’à Bugarach sur le bitume en suivant le balisage jaune soit on tourne à gauche si l’on ne connaît pas ce splendide édifice. Il s’agit d’un petit pont construit par les Romains avec une seule arche mais ô combien exceptionnel pour l’époque en terme d’exploit technique au regard du vide qu’il enjambe. Si vous avez choisi cette option que je conseille, vous pourrez tremper vos pieds échauffés par les kilomètres dans l’eau glacée de la Blanque. Ce ruisseau qui dévale tout droit du Pech a créé ici de magnifiques gorges mais aussi quelques agréables rivages sableux. Les doigts de pieds revigorés, vous franchissez le pont et poursuivez le balisage jaune par un court mais très raide dénivelé dans les bois de la Soula de Doumeng. Cet agréable et parfois difficile sentier vous amène sans problème vers Bugarach avec sur la fin de ravissantes vues sur le village et le Pech. Au court de ce  circuit, d’environ 26 kilomètres et pour lequel, arrêts compris, vous aurez consacré une grosse journée, vous n’aurez sans doute pas découvert ni le trésor de l'abbé Saunière, ni le mythique Graal, ni les lutins Bug et Arach mais nombre de trésors historiques et naturels, une foule de merveilles floristiques et faunistiques et tout ça dans un gigantesque et extraordinaire écrin de verdure. Alors pourquoi en vouloir plus ? Si c’est le cas, je vous recommande la lecture de deux livres : « Mystères et Secrets des Templiers du Bézu » de Maurice-René Mazières et « Rennes-le-Château et l’énigme de l’or maudit » de Jean Markale, histoire de vous engloutir un peu plus dans les curieux mystères de cette superbe région. Carte IGN 2347 OT Quillan - Alet-les-Bains – Couiza Top 25.

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Le Tour du Mont Nègre (1.226 m) depuis Falgos (St-Laurent-de-Cerdans)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de deux chansons extraites de l'album "EarthSongs" du groupe Secret Garden. Elles ont pour titre et sont chantées par : "Half A World Away" par Jan Werner Danielsen et "Always There (en chinois Zong Zai Wo Shen Pang)" par Hins Cheung.

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Nota : Si vous avez dans l'idée de réaliser cette jolie randonnée, je vous conseille au préalable de lire le commentaire que m'a adressé un certain Joquinenc en date du 3 mars 2021. Vous le trouverez à la fin de ce récit. Selon ses dires ; et il n'y a aucune raison de ne pas le croire ; il semblerait que l'itinéraire dans la partie nord du Mont Nègre ait été amplement chamboulé par des bulldozers. Il est donc approprié de se renseigner à ce propos avant de se lancer dans la boucle décrite ici et qui commence à dater puisqu'elle a été effectuée en 2010. Merci.

 

Quand nous avons réalisé ce "Tour du Mont Nègre à partir de Falgos ", voilà neuf mois que je n’étais pas revenu randonner du côté de Saint-Laurent-de-Cerdans ! Peut-être, une sorte d’accouchement psychologique et le temps nécessaire et indispensable pour digérer ce Tour du Vallespir, âpre à l’extrême, que j’avais réalisé en août 2009 !  Pourtant, je m’étais promis de revenir sur ces sentiers et surtout d’y amener Dany, car malgré son âpreté, ce Tour du Vallespir restait  pour moi inoubliable et merveilleux ! Alors, après avoir examiné la carte IGN du secteur, il me vint à l’idée d’imaginer ce Tour du Mont Nègre. L’avantage de ce tour de 18 kilomètres environ, c’est que par les panoramas à admirer en cette saison et les découvertes que l’on y fait, il se suffit à lui-même. En effet, aucune obligation d’escalader ce Mont Nègre (1.425 m) qui doit sans doute son nom aux roches sombres, riches  en oxyde de fer, qui enveloppent son sommet. D’ailleurs, sur ce dôme extrêmement rocheux et boisé à la fois, ne me demandait pas si on peut y monter car je vous répondrais que je n’en sais rien et en tous cas, aucun sentier ne figure sur la carte IGN permettant d’envisager cette possibilité ! Le départ de cette randonnée s’effectue devant l’entrée du Domaine de Falgos, connu des visiteurs pour son parcours de golf à 18 trous. Une large piste balisée de traits de peinture orange part plein sud à gauche de la route asphaltée et monte dans l’épaisse et superbe forêt de Falgos jusqu’à la Collada dels Maçaners. Dans cette montée, en se retournant, on entraperçoit de temps à autres les bâtiments du golf et le green à travers  les branchages. On poursuit la piste sableuse qui désormais file nord - ouest en laissant à gauche le Pic Massanes (1.114 m). Marche en forêts sur de larges pistes sableuses, voilà ce qui vous attend sur une majeure partie de ce circuit. Ici, dans ce secteur du Vallespir, la faune y est bien sûr exceptionnelle mais c’est surtout la flore et la forêt que vous observerez car elle est omniprésente avec d’innombrables essences qui jalonnent tout le parcours : hêtres, chênes, frênes, châtaigniers, bouleaux blancs, merisiers, sorbiers des oiseleurs, véroniques et une diversité de beaux conifères dans les plus hautes altitudes. La piste zigzague et coupe plusieurs petits ravins où, en cette saison, coulent à flot de mélodieux ruisseaux.  On délaisse toutes les pistes et chemins qui partent à gauche y compris celui balisé en jaune et rouge propre au Tour du Vallespir qui va au Pla de la Muga, car c’est par là qu’on va revenir ce soir. Dans un ciel bleu d’une magnifique pureté, le verdoyant Mont Nègre se détache parfois à gauche, parfois devant. Mais aux détours de certains virages, votre regard est captivé par une longue chaîne de montagnes blanches qui apparaît sur votre droite au dessus de la cime des grands arbres : du Massif du Canigou jusqu’au pic du Costabonne en passant pas les Esquerdes de Rotja, ce sont les prémices ô combien splendides des Pyrénées encore très enneigées en ce printemps tardif.  Vous n‘avez qu’une envie : admirer d’un peu plus haut et un peu mieux ce merveilleux spectacle. Ne vous inquiétez, juste après avoir enjambé le ravin du Mont Nègre, l’occasion va se présenter sous la forme de quelques rochers qu’il vous faut gravir avec prudence mais qui vont s’avérer être un belvédère unique sur le village de Serralongue et tout le Vallespir avec vue sur les montagnes jusqu’à la Plaine du Roussillon et à la Méditerranée.  A l’approche de la Serra de Cabrens, la piste amorce une douce descente avec une vue remarquable sur les trois fameuses tours. Sur la carte, un autre point de vue remarquable est accessible en suivant un fléchage rouge. Au pied de la Sola des Torres, on quitte définitivement la piste au profit d’un petit sentier balisé en jaune qui monte parallèle à la rivière del Castell jusqu’au Pla du même nom. Le dénivelé (170m) s’accentue vraiment pour la première fois mais la courte distance (1,4 km) vous ouvre un appétit que vous allez pouvoir apaiser par un agréable pique-nique pris sur les herbes vertes et tendres de cet écrin de verdure qu’est le Pla del Castell. Ce repas digéré et après un repos mérité, on laisse Lamanère à droite et on emprunte la piste du Tour du Vallespir qui part à gauche vers le Pla de la Muga. A un panonceau indiquant Coustouges, on quitte très vite la piste au profit d’un petit sentier qui file à gauche au milieu des pins et qui finit par déboucher dans un surprenant « Colorado miniature » fait d’étranges dunes rougeâtres. Entre vagues de sable pourpres, roches de grès carmins et gravillons de pouzzolanes grenats, je ne connais pas l’origine et la composition exacte de ces insolites formations minérales qui vont de l’ocre rouge à une teinte « lie-de-vin ». Mais elles sont, paraît-il, nombreuses dans la région puisqu’elles ont donné leurs noms à des sites comme le hameau de Vilaroja ou bien Notre-Dame de Coral dont le nom « Coral » proviendrait du mot « corail » comme la couleur qui lui est attachée. Ici, il suffit de suivre l’ornière centrale pour aboutir à la source de la Muga où une stèle a été élevée (1.226m). Fleuve espagnol de 65 kilomètres de longueur, la Muga se jette dans le golfe de Roses que l’on aperçoit d’ailleurs par temps clair en poursuivant le chemin jusqu’à un point de vue qui a été judicieusement aménagé d'un banc non loin du Pla. De cet endroit, le panorama sur ce canyon à la fois rouge et vert qui dévale vers l’Espagne et l’Alt Emporda est tout simplement extraordinaire. Subjugué par cette vision que l’on quitte à regrets, on s’éloigne de la frontière par un chemin qui longe le ravin du Pla de la Muga dans une belle hêtraie où l’on retrouve la piste prise ce matin. La boucle se referme ici. Il ne faut surtout pas suivre le balisage jaune et rouge qui descend tout droit vers le golf et il faut reprendre le même chemin que ce matin pour retrouver la voiture que l’on a laissé près de l’entrée du Domaine de Falgos. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

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Autour et Tour de Trémoine (272 m) depuis Rasiguères

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la musique "When Darkness Folk" interprétée par le duo Secret Garden, extraite de leur album "Earthsongs"

Parfaitement balisée en jaune car il s’agit d’un P.R. , cette courte randonnée qui part du joli village de Rasiguères et qui s’intitule « Autour de Trémoine » n’est pas très difficile. D’ailleurs quand on regarde la carte IGN, on peut se poser la question pourquoi ce nom « Autour de Trémoine » ? En effet, le circuit côtoie la Tour de Trémoine mais ne tourne pas autour et de plus l’itinéraire n’emprunte pas le vallon où coule le ruisseau au même nom. Mais peu importe le nom, cette boucle donnée pour 7,5 kilomètres et 400 mètres de dénivelés, sans doute cumulés, ne présente aucune difficulté. Par contre, si on veut vraiment justifier ce nom de Trémoine et se donner la peine de la transformer quelque peu, ce qui, bien sûr, n’est pas une obligation, elle peut devenir très compliquée. Il faudra pour cela être attiré comme j’ai pu l’être par cette énigmatique Tour de Trémoine qui dès le départ vous nargue du haut de ses 272 mètres d’altitude. En lisant cet article, je vous vois déjà ricaner car vous vous dites : « Bah !!! 272 mètres, ce n’est pas sorcier ! ». Alors, je vais vous donner quelques explications pour l’atteindre mais je vais vous laisser le soin de la découvrir par vous-même. En effet, très difficile d’accès, cette tour qui est perchée sur un promontoire rocheux très escarpé serait une tour de surveillance carolingienne du 9eme siècle à laquelle d’autres conquérants auraient adjoint une forteresse polygonale autour de ses bases quelques siècles plus tard. A Rasiguères, le départ s’effectue devant la devanture de l’Auberge de Sceaury où un panonceau de randonnée est apposé. La boucle qui nous intéresse passe à droite de la mairie et on poursuit tout droit par la rue des Bordes qui nous amène hors du village sur un large chemin qui s’élève rapidement. D’ailleurs, après que l’on ait côtoyé quelques belles villas et de jolis jardins potagers, le village apparaît déjà en surplomb dans sa totalité. Quelques mètres plus loin, un nouveau panonceau à gauche du chemin nous rassure pleinement quant à l’itinéraire choisi. Sur la droite et descendant dans le bas du vallon, vous remarquez un autre panonceau indiquant « Découverte du vignoble- Planèzes », c’est ce sentier qu’il faut emprunter si vous envisagez de grimper à la tour. Personnellement comme je le fais lors d’un bon repas, j’ai gardé le meilleur pour la fin et la Tour de Trémoine comme dessert, pourtant après coup, je dois avouer que ce n’était pas spécialement la partie la plus digeste ! Nous avons très vite quitté la large piste pour un agréable sentier bordé de cistes et de romarins. Il longe un petit ru puis monte sans cesse vers le Bac del Taillou au milieu des chênes verts et des bruyères arborescentes. Seules quelques bruyantes motos trials aux gaz d’échappement nauséabonds, pourtant interdites sur ce parcours, sont venues perturber notre tranquille progression. Au collet, à 298 m d’altitude, nous avons tourné à droite et pris l’option du chemin interdit par une croix jaune. Il mène au sommet d’une crête à 327 mètres d’altitude où l’on a pratiquement un tour d’horizon à 360° sur toutes les ravines qui nous entourent. Le beau temps n’étant pas vraiment de la partie et les panoramas quelque peu bouchés, nous avons vite rebroussé chemin et poursuivit la randonnée « Autour de Trémoine ». On a quitté le maquis et traversé des vignes magnifiquement rectilignes et entretenues qui donnent ces merveilleux vins de Rasiguères, le sentier se transformant soudain en une piste carrossable. Ici, la vue porte plus loin vers le Haut-Fenouillèdes, les Corbières et ses châteaux cathares et même les Pyrénées Ariégeoises encore enneigées. Puis aux Musals, la piste a bifurqué à 90° pour redescendre vers le vallon et le village. Droit devant, La Tour de Trèmoine a continué de nous défier, semblant nous dire : «  Monte me voir si tu en est capable ! ». Plus bas, on a retrouvé le chemin pris à l’aller ainsi que les panonceaux et, notamment celui indiqué plus haut « Découverte du vignoble- Planèzes ». Il  descend dans le vallon de Trémoine et les vestiges des anciennes mines de fer. Quand on atteint le ruisseau où plus exactement ses alluvions car il est le plus souvent asséché, on poursuit à  gauche à même son lit sur une vingtaine de mètres. Là, au beau milieu du ruisseau, on peut distinguer sur un rocher, une flèche violette. Nous y  sommes, le sentier, si on peut l’appeler ainsi, est sur la gauche, très raide dès le départ, il monte allégrement dans une chétive mais aromatique flore typiquement méditerranéenne faite de cistes, de buplèvres, de chênes kermès, de pistachiers lentisques et de quelques petits massifs de thyms et de romarins. A l’approche de la tour et en raison des éboulis qui se confondent sans doute avec quelques pierres qui ont dégringolés des murailles, la sente devient plus incertaine mais heureusement quelques courageux marcheurs attentionnés l’ont agrémentée de plusieurs cairns bien disposés. C’est dans cette caillasse envahie par endroit par une dense et cuisante végétation qu’on finit par atteindre les remparts puis la tour en regardant précautionneusement où l’on met les pieds. De magnifiques vues sur Rasiguères, sur les Fenouillèdes et bien plus loin vers les Pyrénées et le Canigou se révèlent. A nos pieds, encerclant ce mirador naturel, se dessinent les méandres des profondes ravines que les millénaires ont creusées. Ici, on imagine sans peine les terribles souffrances qu’ont du endurer les bâtisseurs de ce bastion pour tailler les pierres et les hisser sur ce véritable nid d’aigle. Entourée de son enceinte où quelques meurtrières sont encore visibles dans ses flancs, on comprend mieux que la Tour est pu servir de défense contre d’éventuels envahisseurs que les rudes escarpements rocheux avaient pour but de dissuader. Si la montée vous a paru ardue et malaisée, la descente terreuse ne l’est pas moins et il faut redoubler de vigilance pour arriver en bas confortablement et retrouver l’agréable sablon du lit du ruisseau asséché. Ici, il n’y a pas d’eau mais en raison d’une foisonnante et verte végétation qui a largement enveloppé les bâtiments des anciennes mines de fer, sa présence dans le sous-sol transpire. Le retour vers Rasiguères peut s’effectuer par le même chemin qu’à aller ou bien on peut poursuivre vers Planèzes par une piste qui monte dans les collines auquel cas, il faut penser à prendre sur le plateau une intersection qui redescend vers le village. Arrêt non inclus, comptez 2h30 pour le circuit « Autour de Trémoine » et rajouter au minimum 1h pour un aller-retour à la Tour. Carte IGN 2448 OT Thuir-Ille-sur Têt Top 25.

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Le Pech de Bugarach (1.230 m) depuis La Bastide (588 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques du duo Secret Garden extraites de leur album "Dawn of a New Century" et ont pour titres : "Dreamcatcher""Sona" et "In Our Tears" .


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Que n’a-t-on pas dit et écrit sur le Pech de Bugarach ! Pour s’en convaincre, il suffit de taper « Bugarach » dans Google Recherche et ce n’est pas moins de 919.000 résultats qui sont consultables, évoquant au moins une fois ce nom-là. Autant dire que visiter tous ces sites est impossible ! La plupart font la part belle aux mystères, contes, légendes et autres racontars qui circulent sur cette « montagne sacrée » appelée aussi « montagne aux sorcières »  qui, avec ses 1.230 mètres d’altitude, reste avant tout le plus haut sommet du Massif des Corbières. Alors que ce soit sur le Net ou bien dans des livres, on évoque une base d’Ovnis avec présence d'extra-terrestres, des ondes telluriques bénéfiques aux rites celtiques, on parle d’une étrange cavité ou d’un immense dôme souterrain que des satellites espions auraient détectés, la montagne renfermerait dans son cœur les archives d’un monde disparu ou bien le mystérieux trésor de l’abbé Bérenger Saunière, le célèbre curé de Rennes-le-Château tout proche, y serait caché dans une grotte, les avions auraient interdiction de le survoler pour cause d’affolement des boussoles et autres instruments de bord, pour certains, le Pech représenterait une des portes d’une énergie magique, d’autres y voient des visages sculptés dans les falaises, d’autres une ressemblance avec le Mont Sinaï dont il serait l’antithèse, des hommes illustres comme Jules Verne, Victor HugoFrançois Mitterand ou Steven Spielberg y seraient venus, la plupart en catimini, etc.…..Les plus folles rumeurs circulant, je laisse le soin à ceux que ça intéresse d’aller voir sur Internet et je laisse les mystiques à leurs croyances et à leurs visions. Mes visions personnelles sont plus terre à terre et en escaladant le Bugarach pas une magnifique journée de printemps, outre l’aspect sportif, je me suis contenté d’observer, depuis son sommet, tous les beaux paysages qui défilent à 360° de le Mer Méditerranée jusqu’aux contreforts de la Montagne Noire en passant par la longue chaîne des Pyrénées encore enneigées et la belle Vallée de l’Aude ; tout ça dans une nature, il est vrai, merveilleusement magique, car on ne sait jamais au juste si on est à la campagne, en forêt ou à la montagne. Mais pour donner encore plus d’intérêt à cette randonnée, j’ai choisi une boucle qui alterne cette diversité de paysages et de contrastes. Elle part du minuscule hameau de La Bastide, non loin de Camps-sur-l’Agly. On accède à La Bastide par la D.14, on traverse le hameau et l’on gare sa voiture juste avant le lieu-dit Les Pastressis à proximité d’une réserve d’eau en béton. Sur la droite de la route, vous remarquez un panonceau indiquant le Bugarach et sur votre gauche, un autre, indiquant Péchines. C’est ici, à cette intersection, que ma longue boucle se refermera dans quelques heures. Mais d’abord, il faut emprunter cette route bitumée qui se transforme en piste après Les Pastressis pour aboutir au Col du Linas. Cette portion du chemin constitue une bonne mise en jambes avant d’attaquer les choses sérieuses, car la vraie escalade commence beaucoup plus loin que le Col du Linas. Vous allez d’abord monter tout droit vers le Pech, puis contourner la montagne en bifurquant plein ouest dans une forêt de grands buis et de hêtres avant de grimper vraiment à la mythique éminence. En montant sur une sente de plus en plus rocailleuse, on a souvent tendance à regarder les hautes falaises blanches qui nous dominent mais dans le ciel, aucun ovni et seulement une multitude de grands rapaces (circaètes Jean le Blanc, vautours fauves ou percnoptères et busards cendrés sont présents sur le site) qui tournoient sur nos têtes donnant le seul aspect « angoissant » à cette ascension rocheuse mais praticable. Et hormis, un court passage en pelouse non loin du sommet, cela va être pierreux jusqu’au bout, le mamelon final en étant l’apothéose, lui qui est très souvent balayé par un cers violent et froid qui laisse peu de chance à une quelconque flore de se développer à sa juste mesure. En ce qui concerne les panoramas, ils sont si sublimes que vous n'attendrez pas d'être arrivé au sommet pour les observer. Au fond de sa vallée, le village de Bugarach est si minuscule au milieu de cette verdoyante Nature qu'on se demande parfois comment il a pu faire pour donner son nom à ce mastodonte rocheux si imposant ? Mais un fois le sommet atteint, et après avoir profiter des panoramas époustouflants à 360°, vous comprenez que ces quelques cailloux que vous avez polis de vos lourds godillots dans la montée ne sont rien au regard de la descente qui vous attends et qui est réservée aux randonneurs expérimentés comme l’indiquent par ailleurs les panneaux situés de chaque côté de la montagne au départ du Pech. Cette descente très difficile, elle s’appelle "La Fenêtre", sans doute à cause d’un trou perforé à même la roche. Dans cette pente terreuse et gravillonneuse, il faut redoubler de vigilance, s’aider autant de ses mains que de ses pieds et surtout regarder où l’on met ces derniers. Et quand on en a terminé avec la cheminée et les éboulis et qu’on rejoint les premiers herbages, c’est un vrai soulagement d’être arrivés jusque là sans encombre. Au pied du Pech, le balisage étant parfait, il faut prendre la direction du Col de Péchines balisée en orange et bleu (variante du sentier cathare). Bien que le Pech constituait le principal dénivelé, on n’en a pas terminé avec les montées et c’est sur un bon sentier qui alterne prairies et sous-bois qu’on finit par croiser le G.R.36 et atteindre les ruines du hameau oublié mais féerique et mystérieux de Campeau où circule également le Tour du Fenouillèdes. Dans un cadre pourtant bucolique à souhait, ici tout est désolation et la vie semble s’être arrêtée comme sur un étrange coup de baguette magique. Du hameau abandonné, on a un autre aperçu du Pech de Bugarach : il paraît plus débonnaire, plus massif et moins découpé, comme un gros dinosaure couché. Le sentier monte encore et il suffit de suivre les panneaux indiquant La Bastide à travers les prés parsemés de blanches pâquerettes, d’aubépines encore plus blanches et de jaunes primevères pour atteindre le Col de Péchines qui n’est plus qu’à quelques encablures. Au col, le sentier redescend dans une sombre hêtraie aux talus plantés de violettes puis dans des prés où poussent d’innombrables orchidées sauvages. Le sentier laisse très vite la place à une piste plus large qui finit par aboutir à la source captée cimentée et à la voiture. Ici se termine cette magnifique mais sportive boucle de 16 kilomètres environ pour des montées cumulés de 1.290 mètres, l’ascension au sommet représentant à elle seule 642 mètres de dénivelé. Bâtons de marche et surtout bonnes chaussures à tiges montantes et semelles bien crantées sont vivement recommandées sur ce tracé. Si la saison est chaude, pensez à emporter suffisamment d’eau car vous n’en trouverez pas de potable sur ce parcours. Carte IGN 2347 OT Quillan - Alet-les-Bains – Couiza Top 25

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BP = British Pétroléum = Beaux pourris = Belle pollution

Publié le par gibirando

En lisant un article de presse sur cette gigantesque marée noire qui sévit sur les côtes de la Louisiane depuis le 20 avril, date à laquelle la plateforme Deepwater Horizon a explosé pour une raison aujourd'hui encore inconnue, j'ai été surpris de constater que ce qui intéressait le média en question c'était la chute continuelle (-12%) du cours de l'action de British Pétroléum, responsable de ce sinistre. Obama s'étant rendu sur les lieux, il a décrété le message si souvent seriné mais peu souvent mis en pratique en France : Pollueur = Payeur. Ce qui semblait intéresser le journal, c'était d'arriver à appréhender la durée que prendraient les opérations de colmatage de la fuite de pétrole pour que cesse cette dégringolade du cours de l'action. 

Pauvres actionnaires, pauvres banques, pauvres fonds de pension américains qui quittent comme des rats la société BP comme on quitte un navire ou une plateforme qui coule !!! 

On vit vraiment dans un monde où seul l'argent compte, un monde pourri, noir, aussi noir que le pétrole qui jaillit sans arrêt de ce puits.  

Tous ces actionnaires qui vendent leurs actions se foutent pas mal des effets néfastes que cette marée noire va avoir sur l'environnement, sur la faune et sur les petits métiers qui vivent de la mer. Ce qui compte pour eux dans l'immédiat, c'est de préserver au maximum leurs capitaux et quand le puit aura été bouché ; ce qu'il faut bien sûr espérer au plus vite ! ; et que l'action sera au plus bas, ils en rachèteront de gros paquets. Rien n'aura changé dans le monde de la finance mais beaucoup de choses auront changé dans notre monde tout court ! 

Il faut savoir que les quelques milliards de dollars que BP va engager pour arrêter et nettoyer cette colossale marée noire et dédommager les sinistrés représentent une goutte de pétrole par rapport aux bénéfices engrangés depuis des années par la société et ses actionnaires. Sur le seul premier trimestre 2010, la société BP a doublé ses bénéfices uniquement grâce à la remontée des cours du brut que nous payons généreusement à la pompe ! 

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