• A la rencontre des cervidés (1.585m) depuis Railleu (1.347 m) et Sansa


    A LA RENCONTRE DES CERVIDES-DE RAILLEU A SANSA par jullie68


    Cette courte boucle d’un dizaine de kilomètres, qui va nous permettre de découvrir les magnifiques hameaux de montagne de Railleu et Sansa, ici elle s’appelle « A la rencontre des cervidés » et il s’agit d’un sentier de pays numéroté PR.15. Mais ce circuit, on aurait pu l’appeler « Autour de la Serrat des Canalettes » car le chemin fait le tour de cette crête rocheuse et boisée des Garrotxes, ou bien le « chemin du Dragon » car le léger dénivelé (258 mètres pour 650 mètres de montées positives) va nous mener au col (1.571 m) du même nom, puis non loin de là, à notre point culminant à 1.585 mètres d’altitude. Mais cette boucle, appelons-la « A la rencontre des cervidés » car bien je ne puisse pas vous garantir la vision de ces magnifiques animaux, ce titre semble bien approprié puisqu’au bout de trois quart d’heures de marche, nous avons eu la chance de surprendre trois splendides chevreuils dans le bois du Bac du Pradet. Ce P.R. part en principe de Sansa mais personnellement, je préfère partir de Railleu car on termine ainsi la randonnée par un agréable chemin tout en descente. Au joli hameau de Railleu, il faut emprunter un chemin qui part plein nord en direction de l’Avellanosa, petit collet planté d’un poteau électrique à haute tension. L’agréable sentier se faufile au milieu du bois du Bac en surplomb du torrent de Cabrils. C’est pour cette raison que ce tronçon qui va de Railleu à Sansa, ici on l’appelle le « Cami del Bac ». Le Bac faisant bien sûr référence à l’ubac le versant à l’ombre de la montagne. D’ailleurs, depuis le sentier, on ne tarde pas à apercevoir Sansa sur l’autre versant, ensoleillé celui-là, qu’ici on appelle la « soulane ». Ce contrefort au soleil, c’est celui du débonnaire et ras Pic Pelade (2.370 m), que l’on va avoir très longtemps dans notre champ de vision tout au long de la randonnée. Comme toutes les montagnes, le Pic Pelade est encore plus beau saupoudré d’un peu de neige. Puis la sente finit par arriver sur un petit pont qui enjambe le Cabrils, non loin de l’endroit où nous avons aperçu les chevreuils. Là, il faut suivre la route asphaltée en direction de Sansa, mais selon votre envie, vous ne serez pas obligés de monter jusqu’au village, puisqu'au premier virage, on retrouve le chemin qui grimpe au dessus d’une aire de pique-nique. Je conseille néanmoins une visite de Sansa car outre les panoramas merveilleux vers le sud sur le vallon de Cabrils et une grande partie des Garrotxes, vous pourrez découvrir une très belle chapelle romane qui daterait du 11 ou 12eme siècle, ainsi que la belle église paroissiale dédiée à Saint-Jean. Là, près de l’église, il y a deux panneaux de randonnées : notre P.R.15 et un P.R.2 qui va au col de Creu. Pour le nôtre, il ne faut surtout pas prendre la piste qui va vers le col de Sansa, mais l’autre chemin parallèle qui se situe juste en dessous. En automne, il se dirige en surplomb du vallon de Cabrils dans un décor à la fois vert grâce aux forêts et aux prés, mais rouge aussi, à cause de quelques sorbiers des oiseaux en fruits, mais surtout d’une multitude d’églantiers dont les cynorrhodons empourprent le paysage. Une deuxième fois, on traverse le torrent par une petite passerelle de bois. Ici, le balisage est absent et il faut prendre un chemin encadré d’un haut muret de pierres qui monte aux milieux des ronciers et des églantiers. A la fin de ce chemin creux, on retrouve le balisage jaune que l’on ne va plus quitter jusqu’au Col du Dragon. Ce sentier s’élève en douceur entre les sapins et les houx où il domine le vallon et le village de Sansa. Au col du Dragon, le chemin bascule sur l’autre versant de la Serrat des Canalettes et les paysages différent. Ici les sommets du Canigou et celui plus proche du Madres montrent le bout de leurs pics enneigés. Le sentier descend plein ouest dans des prés ras et caillouteux plantés de petits genêts, vers les Jassils et la D.4. La D.4, que l’on va traverser pour retrouver un chemin qui longe puis s’écarte du ruisseau de Railleu. Le joli chemin s’enfonce vers le sud dans une sombre forêt et se dirige vers les hameaux d’Ayguatébia et de Caudiès-de-Conflent. Cette forêt semble meurtrie par les tempêtes successives, celle de 1999, puis Klaus celle de janvier 2009 mais aussi par la sécheresse ou les pluies acides car bons nombres d’arbres ont dépéri sur pieds. Au Clot d’Avall (1.579 mètres), on débouche sur une piste forestière que l’on descend vers le Bac de Baillette en ignorant le chemin qui se poursuit vers Ayguatébia et Caudiès. Finalement, on arrive sur le bitume de la D.4f qui l’on emprunte plein nord en direction d'un carrefour sur la D.4. Là, on marche sur la D.4 vers Railleu pendant quelques centaines de mètres puis on la quitte par la droite au bénéfice d'un large chemin creux et herbeux qui descend parallèle au ruisseau. Ce chemin ancestral descend directement vers Railleu au milieu d’immenses blocs rocheux dont quelques-uns ont été courageusement taillés et amoncelés par des « aïeux » pour le border. Comptez 4 à 5 heures arrêts inclus pour ce court circuit mais en flânant et en visitant les deux hameaux dont je vous communique deux intéressants liens Internet :

    http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Railleu.php 

    http://www.sansalevillage.com/ 

    Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.

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