Comme les cailloux du Petit Poucet ou 7 j. sur le GR.30
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Ce diaporama est agrémenté de la musique d'Ennio et Andrea Morricone "Cinema paradiso", tirée du film au même titre et interprétée ici par le trompettiste américain Chris Botti et le violoncelliste américain Yo-Yo Ma, extrait de l'album "Chris Botti in Boston"
J’avais entendu parlé de cette randonnée sous la dénomination « Ravin de Bonabosc » mais je n’y étais jamais allé. Je viens de la retrouver sous l’intitulé « Val de Bonabosc » dans le topo-guide que l’on vient de m’offrir pour Noël : « Les Pyrénées-Orientales…. à pied » édité par la FFRandonnée. Dans ce petit livret, on apprend qu’à Bonabosc, la châtaigneraie a été plantée au 19eme siècle pour fabriquer des futailles (tonneaux) à une époque où la viticulture connaissait un essor économique très important. Quant aux chemins et sentiers de ce vallon, ils ont été crées par les paysans et les bergers pour se rendre plus facilement d’un mas à l’autre, d’une bergerie à une autre. Quand j’ai analysé cette randonnée sur ma carte IGN puis sur CartoExploreur, j’ai émis quelques craintes car aucun tracé de cette boucle n’y figurait. J’arrivais à suivre parfaitement les pistes forestières mais dans le haut du ravin, dans les parties rocailleuses, le tracé se perdait dans des sentiers incertains et parfois absents. C’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai enregistré dans mon GPS, un tracé hasardeux et que je croyais très aléatoire. Mais pour ceux qui ne connaissent pas cette randonnée et qui voudraient l’accomplir, sachez qu’il n’y a aucune raison de s’alarmer car ce P.R. est parfaitement balisé en jaune d’un bout à l’autre et les panonceaux sont nombreux. Quand nous sommes partis pour cette balade vallespirienne, tout le Roussillon était recouvert d’une épaisse chape nuageuse grisâtre. Mais la veille, comme la météo avait annoncé un temps plutôt clément et ensoleillé avec une tramontane à 90 kilomètres heure, nous n’avons pas trop réfléchi. Quand nous sommes arrivés à l’entrée d’Arles-sur-Tech et que nous avons emprunté la petite route qui serpente le long de la rivière de Bonabosc, direction le Moulinot, le ciel était toujours aussi plombé. Puis, quelques minutes plus tard, quand, nous avons laissé notre voiture sur le parking de Can Gall, nous étions encore plus inquiets car le ciel paraissait menaçant, il n’y avait pas un souffle de vent, pas le moindre frémissement, pas le moindre brin d’air ne faisait trembler le feuillage des arbres ; alors, nous nous interrogions : comment pourra-t-il faire soleil si la tramontane n’entre pas dans la partie et ne chasse pas cette immense édredon nébuleux, gris et immobile. Mais, une fois encore, nous n’avons pas gambergé longtemps et bâtons en mains et sacs à doc harnachés, nous sommes partis pour cette jolie balade. Nous n’avions pas encore fait 100 mètres sur le bitume en direction de Moulinot qu’une légère brise se leva. Fraîche, elle venait du nord et descendait du haut du ravin, du côté du col de Formentere. Puis, au fur et à mesure que l’on s’élevait sur la route forestière du Dolmen, au milieu des châtaigniers et des chênes verts, cette brise se transforma en un vent soufflant en rafales. La tramontane était de sortie et c’était sans doute la promesse d’un grand soleil et d’un beau ciel bleu ! Pour mes photos, jusqu’à présent ternes et sans relief car sans luminosité, j’avais l’espoir quelles s’améliorent au fil de la marche. Le Pilon de Belmatx légèrement saupoudré de neige occupait l’essentiel de l’horizon. Nous sommes passés devant une curieuse fontaine datant de 1936 et au nom insolite : « La Fontaine des Chômeurs ». Malgré les bourrasques que nous prenions le plus souvent en pleine face, rien ne bougeait. Le ciel semblait immuable et nous avions l’impression d’avancer, sur cette piste de la belle forêt domaniale du Bas-Vallespir, dans un monde sans soleil. Nous avons quitté la route forestière pour un large chemin herbeux, avons enjambé le petit ruisseau de Bonabosc, avons suivi le panonceau Mas Pujol pour grimper vers l’étroite corniche des Echades sur laquelle nous avons avancé avec une extrême prudence, tant les rafales avaient redoubler de violence. Je suivais le texte du topo-guide et j’étais en quête des cinq grands cèdres qui y sont mentionnés quand arrivant sur le plateau en question, je m’aperçus qu’ils n’étaient plus là : sur le sol subsistaient seulement cinq grandes taches blanchâtres ; c’était celles des cinq souches des cinq grands cèdres que l’on avait scié et abattu. Pourquoi ? Effets de la tempête ou autre cause ? Mystère ! Au point culminant (799 m), nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un bosquet de petits pins, bien à l’abri du vent et le premier coin de ciel bleu apparut à cet instant. En même temps, l’éternel Canigou montra le bout de son pic enneigé. Pendant le pique-nique, nous avons attendu en vain un chaud soleil mais quand nous sommes repartis quelques tièdes rayons transpercèrent enfin la couverture nuageuse. Au fur et mesure que nous avancions sur l’autre versant du ravin, plutôt en descente d’ailleurs, ce qui semble plutôt contradictoire, le Massif du Canigou se dévoilait davantage ; magnifiquement blanc dans un ciel de plus en plus pur, nous nous retournions sans cesse pour l’observer. Après les pâles photos que j’avais prises jusqu’à présent, l’objectif de mon numérique se tournait le plus souvent vers le pic du Canigou comme attiré lui aussi par tant de beauté. Peu après un cortal en ruines, un petit sanglier fila sous notre nez. Le chemin du retour fût agréable car il alterna bois de chênes verts et de liège, petites pinèdes, belvédères sur le Bonabosc, miradors sur la Souque, le Belmatx et le Canigou, petits rus, plats herbeux donnant sur les panoramas merveilleux du Vallespir et sente en balcons dominant une immense partie de la Vallée du Tech. Nous sommes arrivés au Mas Roviro que nous avons contourné par le gauche pour retrouver une piste sableuse DFCI qui nous amena sans problème mais en zigzaguant à notre voiture à travers les chênes-lièges, les mimosas et les arbousiers déjà en boutons. La boucle d’une douzaine de kilomètres pour un dénivelé de 426 mètres se termina sous un soleil resplendissant et dans un ciel purgé de tout nuage. La météo avait finalement eu raison et nous aussi de faire cette belle petite randonnée. Au départ, l’itinéraire est donné pour 3h20 et nous l’avons accompli en 4 h10 arrêts inclus. Carte IGN 2449 OT Céret-Amélie-les-Bains-Palalda-Vallée du Tech Top 25.
Ce diaporama est agrémenté de 2 jolies chansons de Gérard Lenorman : "Les Jours Heureux" et "Michèle".
En novembre 2006, j’avais déjà eu l’occasion de vous amener vers la chapelle de Saint-Guillem de Combret depuis le hameau de la Llau mais comme je ne me lasse pas de ce coin de montagne, j’y retourne régulièrement. En mars 2009 par une magnifique journée avec un ciel lumineux comme je les aime, j’ai voulu y retourner mais le sentier habituel, celui qui longe et surplombe le torrent de la Coumelade était obstrué par les nombreux arbres qui avaient été foudroyés par la tempête Klaus du 24 janvier. Avec la meilleure volonté, il était impossible de passer par là et pour ne pas gâcher cette splendide journée qui s’annonçait, il m’a fallu trouver rapidement une autre solution. Une analyse rapide de la carte IGN me permit de constater que depuis le hameau de La Llau, les solutions pour atteindre Saint-Guillem étaient très limitées : il y avait la piste forestière qui passe par le col de la Roue et le lieu-dit le Ventous, mais je connaissais parfaitement cette piste, puisque c’est celle qui servait de retour dans la boucle déjà présentée en 2006 puis toujours depuis le Col de la Roue, col situé à l’est de La Llau où il est recommandé de laisser son véhicule, il y a cette longue piste qui file vers la Fontaine du Brigadier, lieu de jonction de multiples chemins et endroit bien connu des randonneurs, des pique-niqueurs et des chasseurs grâce à son avenant refuge non gardé et à son agréable aire de détente. Cette longue piste, intitulée route forestière de la Pinousette, part plein nord depuis le Col de la Roue, bifurque plein est en montant vers la Fontaine du Brigadier puis à la fontaine, elle tourne dans le sens opposé plein ouest jusqu’à Saint-Guillem. A la Fontaine du Brigadier, il faut prendre garde de ne pas se tromper et ignorer le chemin qui monte vers la Souque (pic que j’ai déjà décrit dans ce blog). Avant d’entreprendre cette longue randonnée en boucle que je venais d’imaginer, je craignais une certaine monotonie du chemin, une lassitude compte tenu de sa longueur mais en réalité, il n’en fût rien tellement les vues et les panoramas furent merveilleux d’un bout à l’autre de ce circuit. La vision de ces merveilleux paysages me rappelait la description que Marie Vallespir faisait de ce coin de montagne dans son superbe roman « Domenica ou la Vallée âpre » : « Assis à l’abri, dans un creux de rocher, Domenica et Yvan dominaient le splendide panorama ; le chevauchement des cimes dans cette lumière crue, presque blessante, d’une extraordinaire transparence. Les crêtes couronnées de blanc, dominaient des éboulis bleuâtres sur les versants d’ombre, dorés sur les pentes ensoleillées, qui dévalaient en à-pics vertigineux jusqu’à la zone d’ombre des forêts de sapins. Ils se sentaient merveilleusement seuls, isolés dans leur amour, en face des ces solitudes grandioses que la main de l’homme n’a point souillées…. Ils regardaient le moutonnement fraternel des pics espagnols et français, dressés d’un même élan, vers le même azur, dorés du même soleil. Ils se sentaient baignés de cette atmosphère des cimes étrangement exaltante, qui élève l’âme, purifie le cœur, dépouille l’être humain de toutes les mesquineries, de toutes les ombres qui stagnent dans les bas-fonds ». Voilà ce que ressentait et observait Domenica et Yvan, juste avant d’arriver à Saint-Guillem. Mais pourquoi ne pas le dire, Dany et moi nous éprouvions les mêmes sentiments et percevions les mêmes choses ce jour là, sur ce même chemin que Marie Vallespir avait arpenté pour écrire son roman ! Autant dire que ce chemin que j’avais imaginé en quelques minutes allait bien au-delà de notre imaginaire et la découverte de Saint-Guillem et de sa féerique chapelle avec une arrivée par le haut fut un véritable enchantement. Seuls quelques arbres en travers de la piste, que les forestiers n’avaient pas encore déblayés, freinèrent notre marche. Après la longue visite de Saint-Guillem de Combret et comme dans le première description que j’en avais faite en 2006, le retour de cette boucle se fit par la piste forestière qui descend vers le Ventous et le Col de la Roue où l’on retrouve sa voiture. Ce circuit est long de 17,5 kilomètres pour un dénivelé somme toute modeste de 400 mètres, le point culminant étant à 1.402 mètres d’altitude. Il faudra consacrer une journée à cette découverte ou un pique-nique style barbecue peut-être organisé soit à la Fontaine du Brigadier soit à Saint-Guillem dans la cheminée du refuge. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.
En ce début de mois de février, une chose m’a interpellée : c’est ce que je viens de lire au sujet de la retraite à laquelle Monsieur Henri Proglio peut prétendre au titre des années de labeurs passées chez Véolia. Elle s’élèverait à environ 1 million d’euros par an dont 90.000 euros au titre des régimes CRAM/AGIRC/ARCCO et le reste au titre de ce que l’on appelle les retraites chapeaux. Je rappelle que Monsieur Proglio est PDG d’Edf et Président du Conseil d’administration de Véolia.
Lors du débat télévisé du 22 janvier 2010, Monsieur Sarkosy a dit que ça ne le choquait pas que Monsieur Proglio gagne 1,6 millions d’euros par an et qu’il considérait que le salaire de ce monsieur était tout à fait mérité dans la mesure où ses compétences étaient reconnues de tous. Je rappelle que Monsieur Proglio a exigé ce salaire lorsqu’il a été nommé PDG d’Edf et que son prédécesseur à ce poste gagnait 46,8 % de moins.
Au moment même où les salaires de Monsieur Proglio chez Edf et Véolia faisaient débat et la une des journaux, on entendait à la télévision qu’Edf voulait augmenter ces tarifs de 25% au cours des prochaines années ! Sensiblement au même moment et compte tenu de la tournure des évenements, Monsieur Proglio prenait la décision de ne pas prendre le salaire de 450.000 euros par an que le Conseil d'administration de Véolia lui avait alloué. Raison pour laquelle, il a depuis, semble-t-il, fait valoir ses droits à la retraite.
Lors de ce même débat télévisé, Monsieur Sarkozy a expliqué qu’il était urgent de réformer les retraites et qu’il souhaitait que cela se fasse la plus rapidement possible, annonçant même que l’on ne pourrait certainement pas éviter un allongement de la durée du travail car les caisses étaient vides et sous-entendu, que c'était la seule solution pour les remplir et faire face à leurs déficits.
Alors je le dis, moi je suis choqué de tout ça et je me pose les questions suivantes :
Alors je crois Monsieur Sarkosy que rares sont les français qui ne sont pas choqués par tout ça ! Dans les français qui ne sont pas choqués, il y a vous comme vous l’avez dit le soir du débat télévisé, il y a vos amis les banquiers et des hommes comme Monsieur Henri Proglio dont la motivation première dans leur vie semble être de gagner toujours plus !
Il est tant d’arrêter tout ces excès et de revenir à un peu plus d’égalité et de fraternité. Liberté, égalité, fraternité. De ces trois symboles français, j’espère que subsiste encore le premier, celui d’avoir la liberté de s’exprimer et de se foutre en rogne !
A Saint-Martin-de-Fenouillet, avec ce Sentier d’interprétation géologique des Hauts de Taïchac que je viens de réaliser, j’avoue avoir rarement trouvé dans les Pyrénées-Orientales, un circuit aussi parfaitement élaboré et soigné. Ici tout a été fait pour satisfaire le randonneur curieux et amoureux de la nature : le balisage est parfait et bien présent avec un tracé au départ, des panonceaux, des balises et des cairns, le sentier a été étayé aux abords les plus instables, dans les descentes les plus pentues, des rondins ont été agencés ou bien des pierres ont été parfois cimentées pour former des marches, des grillages ont été dressés en bordure des falaises les plus dangereuses, des tables d’orientation et des panneaux d’information ont été positionnés dans les lieux à découvrir pour ne pas « marcher idiot ». Enfin, pour couronner tout cela, 8 bornes numérotées ont été plantées sur le parcours et chacune d’entre-elles correspond à des informations sur le site traversé, mais là, si vous voulez tout appréhender, il faudra vous procurer, moyennant quelques euros, un petit guide très ludique qui a été édité par la Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes. Mais ne me demandez combien coûte ce guide car le jour où j’avais prévu cette sortie, l’Auberge Taïchac, qui habituellement le distribue, était exceptionnellement fermée et c’est par chance que j’ai pu m’en faire prêter un par l’agréable et très charmante secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet. Car en fait, c’est bien ici, dans ce joli et minuscule hameau que tout commence et même si le titre du petit manuel « L’Afrique à deux pas de l’Europe… » vous paraîtra surprenant et un brin racoleur, en réalité il n’en ait rien. Par cette allégorie, le guide ne fait qu’allusion aux plaques tectoniques africo-ibérique et européenne qui se rejoignent en ce lieu géologique étonnant. Ce livret précise même, et sans vouloir faire peur au lecteur inutilement, que c’est endroit, point de rencontre des deux continents sismologiques est parait-il l’épicentre des séismes Nord –Pyrénéens : le dernier tremblement important a en effet été enregistré à Saint-Paul de Fenouillet en mai 2004 avec une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter ! Bon, je ne vais pas tout vous dévoiler de ce petit guide mais sachez simplement que grâce à lui et aux bornes présentes sur le terrain, j’ai appris beaucoup de choses, sur la géologie, la faune, la flore, la géographie, l’histoire et la vie passée et présente de ce territoire ô combien attachant et beau à observer. Contrairement à la pub, ce n’est pas deux pas que vous aurez à faire pour accomplir ce circuit d’un peu plus de 8 kilomètres mais à raison de 60 à 70 centimètres par enjambée, comptez environ 12.000 à 14.000 pas que vous réaliserez en 2 à 3 heures de marche effective, pour un dénivelé modeste de 215 mètres. Le point de départ de cette jolie boucle est donc l’auberge Taïchac de Saint-Martin de Fenouillet (426 mètres d’altitude). On emprunte le G.R.36 (balisage blanc et rouge) qui monte vers le haut du village par une ruelle dallée mais on le quitte ensuite au Pla d’en Dallen pour suivre un balisage jaune propre aux P.R. Sinon que dire de plus de cet itinéraire, si ce n’est qu’il est d’une incroyable diversité avec des contrastes ahurissants : il alterne chemins herbeux et sentes pierreuses, plaines agricoles et falaises calcaires, larges chemins et sentiers plus étroits, vignes et garrigues, chemins creux et sentes en balcons, sombres sous-bois et vastes panoramas ouverts, merveilleuses vues (632 mètres d’altitude) avec belvédère sur les Fenouillèdes et la Forêt Domaniale de Boucheville et crêtes en à pics sur la vallée de la Boulzane et le Moyen Agly, horizons lointains vers le Roussillon et les Pyrénées et proches perspectives sur les Corbières, vallons de pinèdes et cassures minérales, etc.. Mais des contrastes, il y en bien d’autres comme ces synclinaux et anticlinaux évidents à contempler depuis la crête sommitale, des merveilles aussi comme ce crave à bec rouge ou cet aigle de Bonelli que nous avons eu la chance d’apercevoir dans un ciel bleu immaculé. Mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse le soin de faire vos propres découvertes lors d’une prochaine randonnée. J’espère seulement que ce commentaire vous aura mis l’eau à la bouche (ou plutôt le vin de Taïchac qui en bouche est excellent aussi) et que vous viendrez très rapidement balader sur ce sentier. Il le mérite vraiment et croyez-moi, vous n’aurez pas perdu votre temps ! Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier de sa gentillesse et très chaleureusement la sympathique secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet de nous avoir prêté un guide. Sans elle et sans cette petite brochure, notre randonnée aurait sans doute était belle mais beaucoup moins enrichissante. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

Si j'ai voulu accomplir cette balade que j'ai intitulé "Les Chapelles du Pla de Balençou", c'est parce qu'en 2007, j’avais découvert les deux jolies chapelles que sont Sainte-Catherine de Nabilles et Saint-Christophe de Llugols en réalisant le Tour du Coronat. De ces deux chapelles, je connaissais surtout celle de Llugols dédiée à Saint-Christophe car je gardais au fond de ma mémoire cette douce et agréable soirée que j’avais passée dans ce hameau et au gîte Naulin. Quant à la chapelle de Sainte-Marguerite de Nabilles, je l’avais découverte, lors de ce tour aussi, mais d’un peu plus loin lors d’un bref égarement sur le Pla de Balençou. Je m’étais donc promis d’y retourner lors d’un circuit que j’avais imaginé, mais la neige et une mauvaise chute avait écourté cette sortie de janvier 2009. Mais comme je suis têtu, nous y sommes retournés cette année encore et nous avons pu, cette fois, accomplir dans son intégralité le parcours initialement envisagé. C’est donc de Conat et de son parking de la mairie (513 m d’altitude), où nous avons laissé notre véhicule, que nous sommes partis à la découverte de ces deux chapelles avec l’indicible espoir de remonter un peu le temps car j’avais lu que les deux ermitages dataient du Moyen-âge. Mais avant de remonter le temps, il nous a fallu d’abord remonter cette colline qui fait face au Massif du Coronat et croyez moi ce ne fut pas simple car la déclivité est constante et le sentier bien caillouteux. Mais je le connaissais déjà et ce ne fut pas une surprise. Après avoir traversé la rivière Caillan, c’est par une « bonne » rampe caillouteuse qui s’élève sans cesse que nous escaladons les prémices de ce dôme aride que l’on appelle le Pla de Balençou. La sente monte très vite dans un maquis essentiellement composée d’une végétation méditerranéenne. Le sentier suit les méandres du Caillan puis c’est le vallon tout entier qui apparaît comme une vaste toison verdâtre composée principalement de chênes verts et pubescents. Seule la D.26, route grise qui serpente parallèle au torrent divise ce moutonnement végétal. Sur ce sentier, ne me demandez pas de quelle couleur est le balisage car je vous répondrais « arc en ciel » tellement il y en a. La seule certitude, et parce que je l’ai accompli dans son intégralité, c’est qu’on est sur le Tour du Coronat, balisé en principe comme tous les G.R. de Pays en jaune et rouge. Mais si ces couleurs sont parfois présentes mais souvent effacées par le temps, il y a aussi des marques orangées, bleues, jaunes, rouges, blanches, etc.… Alors ? Par contre, quant on arrive à un petit collet où deux chemins se séparent, celui qui file à gauche vers la chapelle Sainte-Marguerite est clairement balisé en vert. A ce collet et sur l’autre sentier, celui qui part vers Llugols dont on aperçoit déjà la chapelle et quelques maisons, si vous y prêtez attention un panonceau est cloué contre un petit chêne et il indique, dans l’autre sens de la marche, Conat et Sainte-Marguerite, cette fois sur votre droite bien sûr. La sente continue de monter en suivant un balisage vert bien présent et de nombreux cairns. Il longe sur la gauche le précipice que forme le vallon du Caillan mais une fois sur la crête, on distingue au loin la chapelle. Nous sommes au lieu-dit Millares. Au moment où l’on surplombe Conat, le chemin fait un angle droit et part à droite plein nord vers un petit mamelon broussailleux. La vieille chapelle qu’on aperçoit maintenant n’est plus très loin. De cet endroit, grâce à son aridité et à sa rase végétation, aucun obstacle ne vient gêner tous les paysages qui se dévoilent quasiment à 360 degrés. D’ici, des vues extraordinaires apparaissent : Elles vont de la Méditerranée et des Albères, en passant par la longue vallée du Têt,le monumental Massif du Canigou enneigé à cet instant, le sombre Mont Coronat jusqu’au blanc pic du Madres. Le pique-nique pourra être pris dans ce fabuleux décor et au pied de cette chapelle Sainte-Marguerite qui mérite une incontestable restauration. Du hameau de Nabilles, il ne reste que quelques ruines et c’est bien triste que la chapelle prenne le même chemin. En effet, aujourd’hui, elle ne sert qu’essentiellement d’étable à tous les bovins et ovins du coin. Sauf à vouloir en faire une crèche et y ajouter Jésus le soir de Noël, les autorités devraient se pencher sérieusement sur ce patrimoine historique ouvert à tous les vents et à tous les animaux qui y laissent leurs déjections. Après cette visite à la fois remarquable et nauséabonde, il faut poursuivre le large chemin en direction d’une zone de reboisement de petites sapinettes. Le chemin aboutit sur une large piste terreuse (912 m d’altitude) qu’il faut emprunter vers la droite. Elle se faufile au sein de la sapinière pour retrouver plus loin l’inévitable garrigue. Ici, où quelques vaches blanches paissent dans les hautes herbes sèches, c’est toute l’immensité de la plaine de la Têt qui apparaît de Prades jusqu’à la mer. Seul le lac de Vinça fait une bouffissure bleuâtre dans ce vaste et fertile panorama plus verdâtre. Cette piste, il faut la quitter au deuxième embranchement vers la droite car la première piste va à Montsec. Un panneau est là pour vous aider à poursuivre et il faut prendre peu après un chemin herbeux qui atterrit sur la piste qui se dirige vers Llugols. Mais le village perdu est déjà là à quelques mètres. En traversant le hameau et en revoyant cette table rouge de bistrot devant le gîte Naulin, je ne peux m’empêcher de repenser à mon Tour du Coronat et à ces instants magiques que j’ai vécu ici lors des deux dernières étapes. Moi, qui n’étais qu’un chemineau, on m’avait servi « comme un prince » ! Je mangeais face au Canigou, entouré de chats espiègles et joueurs et de Bonnie, ce chien facétieux qui, le lendemain matin, m’avait accompagné bien après Conat alors que je me dirigeais vers le chapelle Saint-André de Belloc puis vers la fin de mon périple. Il m'avait quitté soudainement, courant comme un dératé derrière les fantômes de probables sangliers qu'il vaiat reniflé et laissant derrière lui ces aboiements qui résonnaient dans toute la montagne. Mais aujourd’hui, tout est calme et vide à Llugols. A l’extérieur pas une âme qui vive et seulement l’odeur âcre et entêtante de bois brûlé qui s’échappe en fumées de quelques cheminées. Le gîte Naulin semble déserté et cette fois je n’ose pas tapé à la porte. Je sais déjà que je reviendrais, j'en ai la certitude. Nous partons vers la jolie chapelle Saint-Christophe. Celle-là est très belle car elle a été magnifiquement restaurée et bénéficie d’une vue imprenable sur le Canigou. En regardant, ce splendide spectacle, on comprend mieux pourquoi malgré l’austérité du lieu, des hommes aiment vivre ici depuis la nuit des temps. Et la nuit des temps n’est pas une vaine expression puisqu’il suffit de grimper à un rocher qui surplombe la chapelle pour constater que des croix et des cupules néolithiques ont été gravées dans la pierre. Dommage que récemment,quelques nigauds aient cru utiles de graver leurs propres croix au beau milieu de cette insolite richesse historique. Le retour vers Conat se fait par le sentier qui descend sous la chapelle vers le ravin du Correc de Sainte-Marguerite. La chapelle du même nom, on l’aperçoit maintenant sur son monticule dénudé comme une fantomatique bâtisse qui se détache dans un ciel tourmenté. De Llugols, il faut environ une heure pour rejoindre Conat. Pour le circuit complet qui fait environ 12 kilomètres pour un dénivelé de 400 mètres, il faudra consacrer 4 à 5 heures selon le temps que vous réserverez aux découvertes. Sachez que ce sur ce haut plateau, d'autres chapelles sont également visibles : celle très ruinée de Saint-Sernin d'Eroles juste à côté de celle de Llugols et celle également ruinée de Saint-Christophe de Fornols mais qui est assez éloignée de ce circuit. Oui, n'en doutons pas, il fut un temps où la religion chrétienne était bien ancrée dans les terroirs. Les fidèles ne regardaient pas ni à vivre en autarcie dans des lieux reculés ni les distances à parcourir pour partir prier en processions. La Pla de Balençou (ou de Vallenso) a bien connu tout ça ! Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.
Dans ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous amener à Jujols pour de belles randonnées vers Flassa ou vers la carrière de marbre rouge du Roc Vermeil. Une fois encore, Jujols est le point de départ de cette courte mais jolie randonnée que j’ai intitulé le Sentier de la Garrigue et des Coumeilles. Mais pourquoi ce nom me direz-vous ? Tout simplement parce que cet itinéraire que j’ai imaginé, emprunte pour partie un court circuit de 3,7 kilomètres qu’à Jujols on appelle déjà le Sentier de la Garrigue et que ce circuit, il m'a paru utile de le rallonger vers une zone forestière qui se nomme les Coumeilles ou Comelles sur certaines cartes pour remplir une petite journée de marche. Après avoir laissé la voiture près de l’église de Jujols, il faut prendre la piste qui monte vers le Col Diagre en ignorant tous les panneaux (circuits géologiques, histoires de pierres, etc...) qui vous amènent vers le centre du vieil hameau. Au départ, un panneau Sentier de la Garrigue est immédiatement présent et il domine un joli fer à cheval jaune où est incrusté un chiffre « 13 » peint en rouge. Ne cherchez pas à comprendre la signification de ce chiffre dans ce fer à cheval et de bien d’autres que vous allez croiser sur ce sentier car vous êtes également sur un circuit qui s’appelle le Chemin de Manout. Il s’agit d’un chemin de découverte audio et pour comprendre, il faut prendre un baladeur auprès de la Maison de la Réserve de Jujols moyennant quelques euros et écouter un CD sur lequel l’âne Manout raconte l’histoire des coutumes et des légendes d’autrefois de ce beau pays. Chaque fer à cheval correspond à un petit conte à écouter. Mais comme la Maison de la Réserve est essentiellement ouverte en période estivale, aujourd’hui, laissons tranquille l’âne Manout et contentons nous de découvrir la garrigue mais surtout tous les beaux panoramas qui défilent tout au long du versant sud de cette magnifique vallée de la Têt. Dans ce dédale de chênes verts et d’une flore typiquement méditerranéenne, le sentier se faufile en balcon au dessus des ravins et des précipices. Ici, les vestiges d’une paysannerie ancestrale et oubliée sont abondants : murets, terrasses (feixes), capitelles, orris, citernes, etc.… Le chemin qu’il faut suivre est balisé en jaune et jalonné de quelques panneaux ludiques sur la flore et la faune du coin. Mais cette trace jaune, il faut la délaisser au moment où le circuit entame la partie retour du Chemin de Manout. Le sentier qui part vers la maison forestière des Coumeilles n’existe pas sur les cartes IGN mais heureusement, sur le terrain, il est bien présent et même balisé en orange à certains endroits. De ce sentier tout en surplomb sur la vallée de la Têt, vous aurez une magnifique vision de tous les pics enneigés et ce, du Massif du Canigou jusqu’au Cambre d’Aze. A l’approche du refuge, la végétation change quelque peu, la garrigue laissant la place à quelques bouleaux blancs et d’autres feuillus puis à des pins. Juste avant le refuge, vous apercevez un petit panneau indiquant Jujols dans la direction d'où vous venez. Avec ce panonceau, vous constatez que vous êtes sur l’itinéraire du Chemin de Vauban que l’on peut arpenter de Villefranche de Conflent à Mont-Louis, en quelques jours de marche. Un large chemin monte à droite à travers quelques chênes verts, des pins, de courts genêts et des buplèvres ligneux. C’est par ce chemin que vous devrez continuer mon circuit mais le refuge ONF des Coumeilles Hautes construit en 1883 n’est plus qu’à quelques mètres et dans son cadre reposant avec de très belles vues sur les Garrotxes et le Haut-Conflent, il sera le lieu idéal pour un indispensable pique-nique. Après le déjeuner, avec ce large chemin qui monte, les choses sérieuses commencent : 250 mètres de dénivelé pour un peu moins de 2 kilomètres à parcourir pour retrouver la piste qui va au col Diagre, col Diagre qui bien entendu me rappelle lui aussi et au même titre que Jujols Mon Tour du Coronat de 2007. Alors l’estomac alourdi, cette montée, il vaut mieux la prendre « cool » en regardant souvent derrière soi car les panoramas sont superbes. Au fil de la grimpette, en regardant vers le haut, c'est le Massif du Coronat tout entier avec ses roches roses et son mont boisé aux verts profonds qui apparaît. Si le ciel est pur, cette scène naturelle est souvent le spectacle de grands rapaces et notamment de gypaètes barbus qui tournoient au dessus de nos têtes. Un fois arrivés sur la piste et selon le temps que vous voulez consacrer à cette randonnée, deux solutions se présentent : soit l’on poursuit à gauche vers la col Diagre et il faut ensuite emprunter le sentier du Tour du Coronat pour descendre vers Jujols, soit l’on prend immédiatement à droite et l’on descend vers Jujols par la longue et sinueuse piste. D’ici, Jujols est tout en bas, minuscule hameau juché sur une longue crête au dôme arrondi, comme prêt à basculer dans le vide des nombreuses ravines qui l’entourent. Si vous avez opté pour le col Diagre, le sentier redescend derrière la grande et blanche bergerie Aparicio. Plus bas, vous retrouvez la piste près du bassin qui alimente Jujols en eau potable. La suite n’est qu’une formalité car par la piste ou les nombreux raccourcis, atteindre le hameau et retrouver votre véhicule est d’une grande simplicité. Comptez 10 à 12 kilomètres pour cette pittoresque balade selon le parcours choisi. Vous l'accomplirez sans problème en quelques heures. Carte IGN 2249ET Font-Romeu-Capcir Top 25.
Dans ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous amener à Jujols pour de belles randonnées vers Flassa ou vers la carrière de marbre rouge du Roc Vermeil. Une fois encore, Jujols est le point de départ de cette courte mais jolie randonnée que j’ai intitulé le Sentier de la Garrigue et des Coumeilles. Mais pourquoi ce nom me direz-vous ? Tout simplement parce que cet itinéraire que j’ai imaginé, emprunte pour partie un court circuit de 3,7 kilomètres qu’à Jujols on appelle déjà le Sentier de la Garrigue et que ce circuit, il m'a paru utile de le rallonger vers une zone forestière qui se nomme les Coumeilles ou Comelles sur certaines cartes pour remplir une petite journée de marche. Après avoir laissé la voiture près de l’église de Jujols, il faut prendre la piste qui monte vers le Col Diagre en ignorant tous les panneaux (circuits géologiques, histoires de pierres, etc...) qui vous amènent vers le centre du vieil hameau. Au départ, un panneau Sentier de la Garrigue est immédiatement présent et il domine un joli fer à cheval jaune où est incrusté un chiffre « 13 » peint en rouge. Ne cherchez pas à comprendre la signification de ce chiffre dans ce fer à cheval et de bien d’autres que vous allez croiser sur ce sentier car vous êtes également sur un circuit qui s’appelle le Chemin de Manout. Il s’agit d’un chemin de découverte audio et pour comprendre, il faut prendre un baladeur auprès de la Maison de la Réserve de Jujols moyennant quelques euros et écouter un CD sur lequel l’âne Manout raconte l’histoire des coutumes et des légendes d’autrefois de ce beau pays. Chaque fer à cheval correspond à un petit conte à écouter. Mais comme la Maison de la Réserve est essentiellement ouverte en période estivale, aujourd’hui, laissons tranquille l’âne Manout et contentons nous de découvrir la garrigue mais surtout tous les beaux panoramas qui défilent tout au long du versant sud de cette magnifique vallée de la Têt. Dans ce dédale de chênes verts et d’une flore typiquement méditerranéenne, le sentier se faufile en balcon au dessus des ravins et des précipices. Ici, les vestiges d’une paysannerie ancestrale et oubliée sont abondants : murets, terrasses (feixes), capitelles, orris, citernes, etc.… Le chemin qu’il faut suivre est balisé en jaune et jalonné de quelques panneaux ludiques sur la flore et la faune du coin. Mais cette trace jaune, il faut la délaisser au moment où le circuit entame la partie retour du Chemin de Manout. Le sentier qui part vers la maison forestière des Coumeilles n’existe pas sur les cartes IGN mais heureusement, sur le terrain, il est bien présent et même balisé en orange à certains endroits. De ce sentier tout en surplomb sur la vallée de la Têt, vous aurez une magnifique vision de tous les pics enneigés et ce, du Massif du Canigou jusqu’au Cambre d’Aze. A l’approche du refuge, la végétation change quelque peu, la garrigue laissant la place à quelques bouleaux blancs et d’autres feuillus puis à des pins. Juste avant le refuge, vous apercevez un petit panneau indiquant Jujols dans la direction d'où vous venez. Avec ce panonceau, vous constatez que vous êtes sur l’itinéraire du Chemin de Vauban que l’on peut arpenter de Villefranche de Conflent à Mont-Louis, en quelques jours de marche. Un large chemin monte à droite à travers quelques chênes verts, des pins, de courts genêts et des buplèvres ligneux. C’est par ce chemin que vous devrez continuer mon circuit mais le refuge ONF des Coumeilles Hautes construit en 1883 n’est plus qu’à quelques mètres et dans son cadre reposant avec de très belles vues sur les Garrotxes et le Haut-Conflent, il sera le lieu idéal pour un indispensable pique-nique. Après le déjeuner, avec ce large chemin qui monte, les choses sérieuses commencent : 250 mètres de dénivelé pour un peu moins de 2 kilomètres à parcourir pour retrouver la piste qui va au col Diagre, col Diagre qui bien entendu me rappelle lui aussi et au même titre que Jujols Mon Tour du Coronat de 2007. Alors l’estomac alourdi, cette montée, il vaut mieux la prendre « cool » en regardant souvent derrière soi car les panoramas sont superbes. Au fil de la grimpette, en regardant vers le haut, c'est le Massif du Coronat tout entier avec ses roches roses et son mont boisé aux verts profonds qui apparaît. Si le ciel est pur, cette scène naturelle est souvent le spectacle de grands rapaces et notamment de gypaètes barbus qui tournoient au dessus de nos têtes. Un fois arrivés sur la piste et selon le temps que vous voulez consacrer à cette randonnée, deux solutions se présentent : soit l’on poursuit à gauche vers la col Diagre et il faut ensuite emprunter le sentier du Tour du Coronat pour descendre vers Jujols, soit l’on prend immédiatement à droite et l’on descend vers Jujols par la longue et sinueuse piste. D’ici, Jujols est tout en bas, minuscule hameau juché sur une longue crête au dôme arrondi, comme prêt à basculer dans le vide des nombreuses ravines qui l’entourent. Si vous avez opté pour le col Diagre, le sentier redescend derrière la grande et blanche bergerie Aparicio. Plus bas, vous retrouvez la piste près du bassin qui alimente Jujols en eau potable. La suite n’est qu’une formalité car par la piste ou les nombreux raccourcis, atteindre le hameau et retrouver votre véhicule est d’une grande simplicité. Comptez 10 à 12 kilomètres pour cette pittoresque balade selon le parcours choisi. Vous l'accomplirez sans problème en quelques heures. Carte IGN 2249ET Font-Romeu-Capcir Top 25.
Dans ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous amener à Jujols pour de belles randonnées vers Flassa ou vers la carrière de marbre rouge du Roc Vermeil. Une fois encore, Jujols est le point de départ de cette courte mais jolie randonnée que j’ai intitulé le Sentier de la Garrigue et des Coumeilles. Mais pourquoi ce nom me direz-vous ? Tout simplement parce que cet itinéraire que j’ai imaginé, emprunte pour partie un court circuit de 3,7 kilomètres qu’à Jujols on appelle déjà le Sentier de la Garrigue et que ce circuit, il m'a paru utile de le rallonger vers une zone forestière qui se nomme les Coumeilles ou Comelles sur certaines cartes pour remplir une petite journée de marche. Après avoir laissé la voiture près de l’église de Jujols, il faut prendre la piste qui monte vers le Col Diagre en ignorant tous les panneaux (circuits géologiques, histoires de pierres, etc...) qui vous amènent vers le centre du vieil hameau. Au départ, un panneau Sentier de la Garrigue est immédiatement présent et il domine un joli fer à cheval jaune où est incrusté un chiffre « 13 » peint en rouge. Ne cherchez pas à comprendre la signification de ce chiffre dans ce fer à cheval et de bien d’autres que vous allez croiser sur ce sentier car vous êtes également sur un circuit qui s’appelle le Chemin de Manout. Il s’agit d’un chemin de découverte audio et pour comprendre, il faut prendre un baladeur auprès de la Maison de la Réserve de Jujols moyennant quelques euros et écouter un CD sur lequel l’âne Manout raconte l’histoire des coutumes et des légendes d’autrefois de ce beau pays. Chaque fer à cheval correspond à un petit conte à écouter. Mais comme la Maison de la Réserve est essentiellement ouverte en période estivale, aujourd’hui, laissons tranquille l’âne Manout et contentons nous de découvrir la garrigue mais surtout tous les beaux panoramas qui défilent tout au long du versant sud de cette magnifique vallée de la Têt. Dans ce dédale de chênes verts et d’une flore typiquement méditerranéenne, le sentier se faufile en balcon au dessus des ravins et des précipices. Ici, les vestiges d’une paysannerie ancestrale et oubliée sont abondants : murets, terrasses (feixes), capitelles, orris, citernes, etc.… Le chemin qu’il faut suivre est balisé en jaune et jalonné de quelques panneaux ludiques sur la flore et la faune du coin. Mais cette trace jaune, il faut la délaisser au moment où le circuit entame la partie retour du Chemin de Manout. Le sentier qui part vers la maison forestière des Coumeilles n’existe pas sur les cartes IGN mais heureusement, sur le terrain, il est bien présent et même balisé en orange à certains endroits. De ce sentier tout en surplomb sur la vallée de la Têt, vous aurez une magnifique vision de tous les pics enneigés et ce, du Massif du Canigou jusqu’au Cambre d’Aze. A l’approche du refuge, la végétation change quelque peu, la garrigue laissant la place à quelques bouleaux blancs et d’autres feuillus puis à des pins. Juste avant le refuge, vous apercevez un petit panneau indiquant Jujols dans la direction d'où vous venez. Avec ce panonceau, vous constatez que vous êtes sur l’itinéraire du Chemin de Vauban que l’on peut arpenter de Villefranche de Conflent à Mont-Louis, en quelques jours de marche. Un large chemin monte à droite à travers quelques chênes verts, des pins, de courts genêts et des buplèvres ligneux. C’est par ce chemin que vous devrez continuer mon circuit mais le refuge ONF des Coumeilles Hautes construit en 1883 n’est plus qu’à quelques mètres et dans son cadre reposant avec de très belles vues sur les Garrotxes et le Haut-Conflent, il sera le lieu idéal pour un indispensable pique-nique. Après le déjeuner, avec ce large chemin qui monte, les choses sérieuses commencent : 250 mètres de dénivelé pour un peu moins de 2 kilomètres à parcourir pour retrouver la piste qui va au col Diagre, col Diagre qui bien entendu me rappelle lui aussi et au même titre que Jujols Mon Tour du Coronat de 2007. Alors l’estomac alourdi, cette montée, il vaut mieux la prendre « cool » en regardant souvent derrière soi car les panoramas sont superbes. Au fil de la grimpette, en regardant vers le haut, c'est le Massif du Coronat tout entier avec ses roches roses et son mont boisé aux verts profonds qui apparaît. Si le ciel est pur, cette scène naturelle est souvent le spectacle de grands rapaces et notamment de gypaètes barbus qui tournoient au dessus de nos têtes. Un fois arrivés sur la piste et selon le temps que vous voulez consacrer à cette randonnée, deux solutions se présentent : soit l’on poursuit à gauche vers la col Diagre et il faut ensuite emprunter le sentier du Tour du Coronat pour descendre vers Jujols, soit l’on prend immédiatement à droite et l’on descend vers Jujols par la longue et sinueuse piste. D’ici, Jujols est tout en bas, minuscule hameau juché sur une longue crête au dôme arrondi, comme prêt à basculer dans le vide des nombreuses ravines qui l’entourent. Si vous avez opté pour le col Diagre, le sentier redescend derrière la grande et blanche bergerie Aparicio. Plus bas, vous retrouvez la piste près du bassin qui alimente Jujols en eau potable. La suite n’est qu’une formalité car par la piste ou les nombreux raccourcis, atteindre le hameau et retrouver votre véhicule est d’une grande simplicité. Comptez 10 à 12 kilomètres pour cette pittoresque balade selon le parcours choisi. Vous l'accomplirez sans problème en quelques heures. Carte IGN 2249ET Font-Romeu-Capcir Top 25.
Je ne crois pas en Dieu ! Mais peut-être ai-je tort ? Peut-être devrais-je croire à quelque chose ! En tous cas, je ne crois pas dans un Dieu comme une force que nous aurions au dessus de nos têtes ! Où alors ce Dieu est-il trop faible par rapport aux forces du mal !
Alors quel est cet être maléfique qui a tout saccagé à Haïti comme il l'avait déjà fait avec le tsunami, ignorant les plus faibles, les plus innocents, les plus pauvres de notre planéte ? Et Dieu où était-il pendant ce temps ? Où était-il pendant que des bébés et de nombreux enfants mourraient écrasés sous des tonnes de béton et de gravas ? Où était-il pendant que la terre tremblait engloutissant des milliers de personnes ?
Pourtant, nombreux sont les survivants qui le prient encore ! Nombreux sont ceux qui se raccrochent à lui et qui y croient encore chaque instant, chaque jour ! Je suis admiratif de tant de foi moi qui n'en ait pas le moindre échantillon sur moi !
Mais si je n'ai pas de foi et ne crois pas en un Dieu, je crois dans les hommes !
Alors, je suis admiratif aussi dans tous ces êtres humains qui sont partis sur le terrain, dans tous ces gens souvent modestes qui se rassemblent pour récolter un maximum d'argent pour aider Haïti.
Mais faut-il attendre à chaque fois un horrible malheur comme celui qui vient d'arriver pour prendre conscience de la pauvreté et des inégalités de ce monde ?
Il faut aider Haïti, alors n'hésitez pas, vous qui avez encore un toit sur la tête, vous qui êtes au chaud comme je le suis moi même, à envoyer votre obole à des organisations humanitaires. Nous sommes des millions d'êtres humains qui aimerions venir en aide à tous ces sinistrés ! Mais si déjà on envoie chacun 10, 20, 30 ou 100 euros ou plus selon nos moyens, nous pouvons leur venir en aide et qui sait reconstruire peut-être un avenir meilleur à Haïti ! Avec ou sans l'aide de Dieu !
Voilà une boucle ariégeoise plutôt courte car de 14 kilomètres seulement au cours de laquelle vous allez découvrir de magnifiques sites et voir de très beaux paysages. Mais attention, ici court ne veux pas dire facile car avec ses 680 mètres de dénivelé, il faut mériter ces découvertes et il est donc nécessaire de faire quelques efforts significatifs, même s’il est vrai que pour les randonneurs ariégeois habitués à avaler les gros dénivelés du Mont Valier, ma randonnée, que j’ai intitulé le Balcon de Bethmale, ne représente qu’un petit hors-d’œuvre. Personnellement, je prends pour point de départ le splendide et étrange étang de Bethmale (1.060 m), (étrange car habité d’une jolie légende à lire à la fin de cet article) où si le cœur vous en dit, vous pourrez avant de partir randonner et moyennant quelques euros, tremper le fil pour capturer quelques belles truites. Mais sachez qu’ici il y a peu de chance que vous attrapiez une truite sauvage saumonée comme il y en avait dans le « bon vieux » temps, car la plupart d’entres-elles ne sont là qu’à cause des nombreux lâchés qui y sont pratiqués. D’ailleurs, l’étang lui-même n'a pas le caractère sauvage que l'on pourrait imaginer car aucun cours d’eau ne vient l’alimenter. Il est alimenté par un grand réseau d'eau souterrain karstique. La suite de la randonnée est d’une grande simplicité puisqu’au lac, il suffit d’emprunter le célèbre GR.10 qui file vers le col de la Core (1.395m) où un panonceau est là pour vous indiquer la marche à suivre. Les premières difficultés apparaissent avec les premières montées, mais si le ciel est bleu et le temps clair, monter vers le col de la Core est un vrai régal. Au sortir du bois de Crabère, les panoramas merveilleux s’entrouvrent sur le large vallon de Bethmale et face à soi, le rocailleux Tuc d’Eychelle avec ses 2.315 mètres, fait « son intéressant ». Avant le col de la Core, le G.R.10 suit parallèle la D.17 puis la quitte dans quelques lacets. Souvent, vos pas hésiteront entre le vrai chemin parfaitement balisé des traditionnelles couleurs blanches et rouges et ces petites caminoles laissées par les vaches ou les chevaux de Mérens. Au col, votre regard bascule sur l’autre vallée, celle de Seix et sa somptueuse forêt domaniale mais surtout sur un panorama extraordinaire vers une vaste partie des sommets frontières des Pyrénées Ariégeoises. Ici sur le côté gauche du col, celui du Cap de Bouirex, des poteaux originaux ont été dressés et servent en quelque sorte de tables d’orientation individuelles pour vous faire découvrir tous ces pics. Mais c’est de l’autre côté du col qu’il vous faut partir par une étroite sente qui file à droite en direction du col d’Eliet (1.683m). Ce chemin, c’est en partie le « Chemin de la Liberté » qu’empruntaient tous ceux qui, pendant la guerre de 39-45, fuyaient le nazisme et ses exactions. Ici, les choses sérieuses commencent sur le G.R.10D que vous cheminez vers le col d’Eliet. Au début, il grimpe vers une ligne de crêtes et alterne parties rocailleuses et pelouses d’altitude sur un chemin en balcon sur la vallée de Bethmale. On finit par atteindre le point culminant, 1.729 m selon mon GPS, de cette jolie boucle avant le col d’Eliet. La sente redescend puis hésite sur de courts dos d’âne. En dessous, votre ligne de départ apparaît, jolie flaque couleur bleu acier au milieu d’un océan de verdure. Pourtant, au départ ce miroir était plutôt couleur turquoise ! Après, le col d’Eliet et sa jolie cabane, la sente descend définitivement à travers la forêt de Cadus. On coupe la piste qui, depuis l’étang, monte à la cabane de Campuls. Cette piste qui est largement utilisée par tous les troupeaux qui montent en transhumance vers le merveilleux cirque de Campuls, on la quitte pour un sentier sinueux qui aboutit vers le fond de l’étang. Comme toutes les boucles, cette randonnée peut-être effectuée dans le sens inverse, en partant vers le col d’Eliet, elle n’en sera pas moins facile car le point culminant correspond sensiblement à la moitié du parcours. Arrêt compris, je vous conseille de consacrer une journée pour effectuer cette boucle. Si vous avez le temps, vous consacrerez une autre journée pour aller à la pêche mais attention à cette étrange légende qui règne ici : "Il y a très longtemps, une vilaine sorcière vivait cachée à l’étang de Bethmale. Chaque jour, elle ennuyait les habitants des alentours. Un beau jour, les bethmalais exaspérés montèrent vers le lac avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège tendu par les villageois, l’horrible sorcière sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers". Carte IGN 2048 OT Aulus-les-Bains-Mont Valier Top 25.
a) Quelques bloggeurs m'ont fait observer qu'il était fort dommage que sur mon blog, il n'y ait pas de cartes avec des tracés GPX ?
Réponse : Je tiens à leur préciser que c'est de ma propre volonté que je ne mets pas de tracés à ce format sur mon blog. En effet, les tracés que je décris sur mes cartes IGN correspondent à des parcours que j'ai réalisé à un instant précis, le plus souvent récemment mais ce n'est pas toujours le cas. Certains parcours peuvent avoir été accomplis deux ou trois ans auparavant, parfois plus. Or comme tous les randonneurs chevronnés le savent, les caractérisques des chemins peuvent être amenées à évoluer au fil du temps : embroussaillement, modifications, interdictions, chemins devenus privés, etc... Or le problème avec le tracé GPX, c'est que le randonneur va avoir tendance à faire une confiance absolue au tracé qu'il aura rentré dans son GPS, souvent au détriment de l'analyse, ou plus grave, de l'emploi lui-même de la carte IGN correspondante sur le terrain. Cette attitude, personnellement, je ne la souhaite pas, d'autant que le problème avec Internet, c'est que le tracé GPX va rester inscrit très longtemps avant qu'on ne le modifie ou qu'on ne le supprime. Voilà la raison pour laquelle, je préconise avant tout, l'usage d'une carte IGN au moment de la préparation de la sortie et bien évidemment, à l'occasion de celle-ci sur le terrain.
b) Certains lecteurs de mes articles souhaiteraient que le niveau de difficulté soit également mentionné :
Réponse : Il est vrai que bon nombre de sites de randonnées pédestres indiquent le niveau de difficulté par des images ou des cliparts, représentant par exemple une ou plusieurs chaussures. Là aussi, c'est de ma propre volonté que je n'indique pas ce type de renseignements dans mes articles. J'estime en effet que chacun dispose de capacités physiques bien différentes et que chaque personne doit être à même d'évaluer son potentiel. Un randonneur peut être capable de faire 30 ou 40 kilomètres de marche dans une journée sans pour autant être capable de monter l'Everest. Par là, je veux avant tout dire que la randonnée pédestre est un plaisir qu'un grand nombre de personnes peut pratiqué mais qu'il est néanmoins indispensable de bien analyser une sortie (kilomètres, dénivelé, difficulté, météo, etc...) et de savoir jauger soi-même son niveau et ce qu'on est capable de faire. Dans mes articles, j'essaie grâce aux textes, à la carte et aux diaporamas de donner un maximum d'informations permettant à chaque lecteur d'estimer la difficulté d'une randonnée, il n'en reste pas moins qu'une sortie doit être préparer avec la plus grande minutie. Mettre une image ou un dessin qui va représenter un niveau de difficulté, c'est en quelque sorte se substituer à l'autre.
Dans un précédent article, j’avais déjà évoqué ces deux magnifiques villages perdus du Roussillon que sont Nohèdes et Urbanya. J’avais longuement expliqué les nombreuses possibilités de randonnées qui y avait dans ce secteur avec des petites balades de quelques heures jusqu’à des sorties de 2 jours pour ceux qui gagnés par la montagne auraient été tentés de se rendre à Callau. Cette fois, bien que partant toujours du même endroit, parking et hangar situés 500 mètres avant Nohèdes sur la D.26, il va être surtout question de l’autre village, c'est-à-dire celui d’Urbanya ou Orbanya en catalan. Comme souvent, ce village du Conflent s’est peu à peu construit autour de son église, dédiée ici à Saint-Etienne, elle est de style roman et date du 12eme siècle. Lors de cette longue boucle, cette église, vous aurez l’occasion de la côtoyer mais ce ne sera que très tard quand vous serez sur le chemin du retour. Pour l’instant, il va vous falloir atteindre le col de Marsac (1.056 m) et emprunter le chemin du Tour du Coronat, magnifique et pauvre tour qui va vous mener dans un premier temps jusqu’au col de Tour (1.535 m). Je dis magnifique tour car j’ai eu l’occasion et le plaisir de l’arpenter dans son intégralité en 2007 et j’évoque ce récit dans mon site perso :
http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm
et pauvre, parce que ce Tour du Coronat, délaissé depuis quelques années par la FFRP, mériterait bien une réhabilitation, tant il est agréable à cheminer. Mais revenons à nos moutons que vous aurez peut-être l’occasion de rencontrer ici car le pastoralisme y est encore présent grâce à quelques éleveurs qui occupent la Réserve Naturelle. Ce chemin, je l’ai appelé le « Balcon d’Urbanya » car comment l’appeler autrement tant il reflète cette réalité. En effet, toute la journée et en permanence, vous surplomberez soit le vallon où coule la rivière d’Urbanya soit le village lui-même que vous aurez très souvent dans votre champ de vision. Après le col de Marsac, le chemin n’est que larges pistes, il est donc très roulant comme disent les cyclistes, assez simple à cheminer mais les pistes sont si nombreuses à cet endroit qu’elles méritent tout de même un peu d’attention au risque de s’égarer. Une carte IGN est donc recommandée et un GPS n’est pas superflu, notamment si le brouillard vient à se lever. Je vous conseille également de faire très attention aux clôtures électrifiées présentes ici car je me souviens avoir pris « une castagne mémorable » qui m’a électrocuté du bras jusqu’au cou et au bas ventre en passant par la poitrine. Sinon, le chemin est contrasté et donc très plaisant à sillonner, car il alterne les vues sur de magnifiques et grandioses panoramas, vers la plaine du Roussillon et le Canigou notamment au travers de petits sous-bois de feuillus variés, de grandes hêtraies et de forêts de grands conifères. Au col de Tour, vous commencerez à avoir de magnifiques panoramas avec des horizons sur les massifs du Coronat et du Madres. Il faut prendre à droite la piste qui descend simplement vers le col de les Bigues (1.359 m). A ce col, vous aurez deux possibilités pour descendre sur Urbanya selon l’embroussaillement du chemin. La dernière fois, au col de Bigues, le chemin direct était trop embroussaillé et nous avons du poursuivre jusqu’à celui du Clot de Baro (voir sur ma carte). Dès que vous aurez quitté le large chemin, il faut descendre en longeant le petit ravin du Correc du Serrat de les Bigues, en faisant bien attention de rester toujours sur son côté gauche. Ce sentier est parfois balisé en bleu mais ne suivez pas ce balisage qui quelquefois vous entraîne par erreur au fond du Correc. Suivez le balisage jaune qui, sans souci, va vous amener à Urbanya, village que vous devriez avoir largement le temps de visiter. Après Urbanya, empruntez la piste terreuse qui passe devant l’église et le minuscule cimetière et ne la quittez plus jusqu’au col de Marsac en évitant à nouveau de vous égarer sur les mauvaises pistes qui vous ferez tourner en rond ou vous perdre. Evitez aussi, la petite sente décrite sur les cartes qui part directe du lieu-dit La Devesa vers le col de Marsac car elle est depuis quelques années quasiment impraticable hormis peut-être pour quelques chasseurs du coin qui la connaissent par cœur. Au col de Marsac, vous n’aurez plus qu’à reprendre la direction de Nohèdes. Cette longue randonnée d’environ 25 à 26 kilomètres peut-être faite au printemps, en été et même en hiver, par les plus sportifs et si la neige est absente il va de soi, mais personnellement c’est en automne que je la préfère. A cette époque, on a droit à une palette de bruns, de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts qui, croyez-moi, ne laisse personne indifférent ! Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.