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Le Pic del Rosselló (1.314 m) depuis Mosset (700 m)

Publié le par gibirando



Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons de Patricia Kaas extraites de son album "Piano Bar". Elles ont pour titre : "Les Moulins de Mon Coeur", "The Summer Knows (Un Eté 42)", "Syracuse" et "I Wish Love You (Que Reste-t-il de nos Amours)".
LE-PIC-DEL-ROSSELLO
PICROSSELLOIGN

Le Pic del Rosselló que certains écrivent Pic del Roussillou en se référant à la phonétique catalane, c’est bien évidemment en français le Pic du Roussillon. Je ne vais pas développer ici, l’histoire de l’origine du mot « Rosselló », c'est-à-dire son étymologie, ce n’est pas le but de ce blog et d’autres l’on fait depuis bien longtemps et bien mieux que je ne pourrais le faire moi-même. Toutefois il est intéressant de noter qu’avant de devenir Rosselló, puis Roussillon, ce mot est apparu pour la première fois sous la forme « Ruskino » puis « Ruscino » en latin, patronyme désormais très connu depuis les fouilles et la découverte d’un site archéologique qui a révélé une cité antique au village de Château-Roussillon, tout près de Perpignan. Tout le monde est à peu près d’accord pour dire que l’origine du préfixe « rus » signifie « tête » « front » voire même « capitale » quand au mot « kino » , les avis sont plus partagés entre « golfe » ou parfois même « colline ».  Alors, une chose est quasiment certaine c’est que ce nom-là a été alloué pour la première fois pour désigner la tête ou le front d’une colline c'est-à-dire une butte ou un promontoire, ce qui correspond parfaitement au lieu même où se trouve les vestiges romains de Ruscino. Ce promontoire domine la plaine, plaine qui elle-même a fini par prendre le même nom de Roussillon. La colline Roussillon domine la Plaine du Roussillon et il en est de même pour le Pic del Rosselló, promontoire qui domine lui aussi la Plaine du Roussillon. Alors, ce nom de Rosselló a-t-il-été donné au pic parce qu’il s’agissait d’un promontoire ou bien parce qu’il embrassait la Plaine du Roussillon ? La question mérite d’être posée, mais il me paraissait important d’apporter ces quelques précisions. En tous cas, notre objectif du jour est bien lui aussi une élévation mais il faut avouer qu’en randonnée, c’est très souvent le cas. En général, allez savoir pourquoi, les randonneurs n’aiment pas trop les terrains plats ? Au regard du nom donné à ce sommet, ceux qui ne le connaissent pas pourraient en déduire qu'il s'agit d'un pic parmi les plus importants du département. Non, ce n'est pas vraiment le cas car avec ses 1.314 mètres d’altitude, il est un sommet du Haut-Conflent plutôt modeste. Il n'en demeure pas moins intéressant à gravir car il s'agit d'un superbe belvédère à 360° sur une immense partie du Conflent, de la Plaine du Roussillon et parfois bien plus loin encore jusqu'à la Méditerranée si par bonheur, le temps est très clair. Pour couronner le tout, cette jolie balade démarre de Mosset, qui a été classé parmi les plus beaux villages de France mais qui ne l'est plus à ce jour. Pourquoi a-t-il perdu ce label ? Je l'ignore mais pour moi ça ne change rien à sa beauté ! Outre ces aspects-là, il y a tout de même quelques découvertes très intéressantes et insolites à faire au cours de cette randonnée comme par exemple ces ancestraux « cortals » en ruines  qui jalonnent le parcours à un point tel que le versant sud du Pic del Rosselló a été dénommée « Els Cortalets ». Toutefois, dans cette montagne, il y en a tellement un peu partout de ces cortals oubliés, qu’il faudrait presque organiser une balade spéciale de plusieurs jours pour partir à leur découverte et espérer les voir à peu près tous. Il y a aussi ces étonnants chaos granitiques aux formes parfois bizarres que j’avais déjà évoqué lors d’une autre balade qui depuis Mosset nous avait amené au Roc des Quarante Croix et enfin, il y a quelques vestiges d’un passé plus ou moins ancien : dolmens, « clauses », « feixes », orris et roche gravée. Le départ s’effectue de la même manière que pour le Roc des Quarante Croix, on laisse sa voiture sur un des parkings proche de la Tour des Parfums et on démarre devant celle-ci. De l’autre côté de la rue, on aperçoit à une vingtaine de mètres sur la gauche, un panonceau jaune donnant la direction de notre objectif du jour : « N°9-Pic del Rosselló-5h ». On démarre par quelques escaliers qui nous entraînent vers le haut du village en direction d’un grand pylône que l’on aperçoit aisément en levant la tête. On passe devant un vieux lavoir, on poursuit tout droit par une rampe que longe un caniveau où s’écoule un fougueux ruisseau qui, plus haut et sur la droite, surgit violemment d’un ouvrage ressemblant à une source captée. Le bitume abandonne la place à une large piste terreuse que l’on délaisse très rapidement au profit d’un petit sentier qui part à droite et monte en zigzaguant vers le pylône. Les premières vues sur le Canigou, Mosset, la splendide Vallée de la Castellane, les forêts et les montagnes environnantes se dévoilent magnifiquement. Peu après le pylône, on retrouve la large piste de terre. On peut soit l’emprunter vers la droite soit raccourcir l’itinéraire grâce à un sentier plus étroit qui s’enfonce tout droit dans une chênaie. On découvre ici, notre premier cortal ou plutôt une vraie demeure sur deux étages dont les murs sont encore bien debout. Plus haut, on retrouve une nouvelle fois la piste. On la continue et on arrive devant une grande étable moderne où quelques vaches nous regardent passer anxieusement. En bordure de la piste, de nouveaux vestiges se révèlent : vieilles ruines abandonnées à jamais et un petit dolmen notamment. La déclivité continue à s’élever mais comme c’est en douceur, elle ne nécessite pas d’efforts particuliers. Avec une imagination fertile, les premiers gros chaos granitiques attisent nos regards car on est toujours en quête d’y trouver des formes singulières voire extraordinaires. D’autres blocs rocheux ont des formes plus évidentes comme ce gros « zizi » déjà découvert précédemment ou bien cette « tête de loup » qui regarde le ciel. Tout en montant vers le Cortal Gravàs, on se retourne et on prend le temps d’observer tous ces blocs et ces amas rocheux et on tente encore d’y deviner un bestiaire insoupçonné : ours, dinosaure, éléphant, tortue ou escargot géant, enfin tout ce qui a une grosse échine arrondie peut être concevable. Le Massif du Madres encore enneigé sert de toile de fond à ces somptueux décors minéraux plantés là, comme immuables, dans le maquis et les pelouses rases. On est sur le point de passer devant le Cortal Gravàs mais comme plusieurs chiens viennent vers nous en aboyant de manière très dissuasive, on préfère emprunter le sentier qui passe derrière les habitations. Ici, loin de tout, et sans doute grâce à quelques passionnés de la nature sauvage, la vie pastorale semble avoir résisté. Un chalet de bois côtoie quelques caravanes, plus loin un grand hangar jouxte un vieux cortal en ruines et tout autour quelques puissants chevaux gambadent en liberté sur les pelouses et dans les buissons d’épineux. Le Pic du Rosselló essentiellement écrasé jusqu’à présent fait tout à coup le dos rond dans un paysage de terres brûlées. Le sentier se faufile au milieu de petits genêts et dans des landes de fougères roussies et fanées par l’hiver. Sur la droite, on entend se rapprocher le murmure d’un petit torrent, il s’agit du Correc d’en Fabra et quand on passe sous l’ombrage de quelques pins, un ruisseau aux reflets bleus et aux eaux limpides est là, juste devant nos pieds. Nos pieds échauffés qui ne demandent qu’une chose : un peu de fraîcheur. Nous allons être servis et nos orteils vont dire instantanément « stop » à cette eau polaire car au lieu de la fraîcheur espérée c’est une eau glaçante qui s’écoule directement de quelques grosses plaques de neige qui fondent sur le Pla de Closa que nous venons d’atteindre. Ici, en enjambant le ruisseau, on a le sentiment d’être passés dans un autre monde. Le contraste est étonnant car après l’aridité de la « solana », La Closa ou Clause, signifiant « enclos », est un véritable petit paradis avec ses mouillères et ses pinèdes, ses collines boisées de résineux et de quelques bouleaux blancs et surtout avec ses prairies verdoyantes où au milieu coule ce rafraîchissant ruisseau. Même si notre itinéraire s’en éloigne, on a automatiquement envie d’y aller et d’y faire un halte et ça tombe bien car l’heure du pique-nique est arrivée et ça tombe d’autant mieux que l’on peut y découvrir, au beau milieu du pré, une étrange pierre granitique à semi-enfouie dans la terre. Elle est gravée d’une croix et de signes malheureusement incompréhensibles pour les novices en archéologie que nous sommes. Comme souvent, et à l’aide d’Internet, j’avais, avant le départ, pris la peine de m’interroger sur les éventuelles trouvailles de ce parcours et c’est ainsi que j’avais découvert cette mégalithe dont on disait qu’il s’agissait peut-être d’une pierre tombale en raison de sa forme tabulaire triangulaire et de la grosse croix profondément gravée en son centre. Ils restaient à déchiffrer les autres signes gravés sur un côté dont certains ressemblent à des lettres. Personnellement, j’ai cru y lire, après grossissement et filtrage Photoshop d’une de mes photos, ce qui ressemble au mot « ASTOR » et qui en catalan est un épervier, oiseau très commun dans les parages et dont en français, on a tiré le mot « autour ». Néanmoins, j’ai un doute à ce propos et je pencherais plutôt pour le nom « PASTOR » très répandu depuis des lustres dans la généalogie de Mosset et qui est aussi «le  pâtre ou le berger catalan ». Il est vrai aussi que je n’ai pu deviner qu’un court fragment des écritures. Dans le prolongement de cette « table mystérieuse », d’autres roches en partie enfouies sont alignées sur quelques dizaines de mètres et coupent le pré en deux. Je n’y ai pas remarqué de gravures. Alors est-ce aussi des pierres tombales et donc d’un véritable cimetière qu’il s’agit ou bien plus simplement de vieilles clôtures que le ruisseau et la terre meuble du terrain ont fini par ensevelir au fond de cette cuvette ?  En tous cas, le mystère reste entier et comme il fallait bien se remettre en route vers notre vrai objectif du jour, je me dis que je n’ai peut-être pas pris toutes les photos indispensables à une recherche approfondie plus sérieuse de ce site mystérieux. Voilà en tout cas, une bonne raison de revenir dans ce petit Eden ! On quitte la fraîcheur des herbages de la Closa pour les pentes ensoleillées du Pic del Rosselló où on retrouve très rapidement la chaleur accablante du chemin. Nous ne sommes que fin mars et pourtant cette chaleur, on la sent monter inexorablement le long de nos jambes et le dénivelé même modeste se fait sentir. On finit par quitter la piste pour se diriger directement vers le sommet vers ce que je crois être une croix de bois. A son approche, je m’aperçois qu’il s’agit en réalité d’un petit pin rabougri dont les branches ont été écartelées et « déplumées » par les vents violents qui sévissent ici. Mais le sommet est tout de même là, avec sa borne et son antenne solaire et en raison des panoramas à 360° que l’on peut y observer, on y fait une nouvelle halte agréablement délassante. D’ici, c’est une véritable ronde de paysages qui défilent et comme souvent, on essaie de retrouver les lieux de nos dernières randonnées effectuées, alors je sors les jumelles : Pays de Sault, Corbières, Fenouillèdes ( ah oui voilà le Sarrat Naout !), Roussillon, Canigou (oui, c’est là-bas, Saint-Martin-du-Canigou !), Conflent, Madres (elle est par là-bas la carrière de Caillau !), Capcir, etc… Je reconnais avec ravissement certains chemins empruntés et une immense partie des paysages traversés lors du Tour des Fenouillèdes réalisé avec mon fils en septembre dernier. L’objectif a été vaincu et cette fois-ci, il est temps de redescendre vers Mosset car une nouvelle fois, nous avons flâné plus qu’il ne faut. En raison, de la profusion de pistes, je sors mon GPS dans lequel j’ai enregistré le tracé du jour. Il nous entraîne tout bonnement plein est vers une piste principale puis à un croisement où se trouvent un bel orri et une source captée près d’un cortal en ruines. Je regarde ma carte IGN, tous ces édifices sont bien là, il s’agit du Cortal Queraut non loin du Roc des Iules, petits mille-pattes noirs appréciant les lieux humides, ce qui est le cas ici ! Là, devant l’ancienne bergerie en ruines, on retrouve le balisage jaune qui file puis descend vers Mosset dans des décors sans cesse renouvelés. Ici, les vues sur le Canigou enneigé sont extraordinaires. Là, entre landes, chaos granitiques, cortals oubliés, bois et parfois pelouses, il faut suivre avec attention les marques peintes en jaune pas toujours évidentes à discerner. Après un nouveau cortal et la descente d’un sentier très raviné, on aboutit sur un « pla » herbeux où paissent quelques vaches. De toute évidence, on est ici à la croisée de plusieurs chemins car quelques cairns partent aussi bien à droite qu’à gauche. Par erreur, nous prenons à gauche le chemin qui descend vers Molitg-les-Bains avant de nous raviser et de partir à droite, grâce, il faut bien le dire, à notre GPS. Dans la descente, le sentier désormais évident entre dans un bois de petits chênes pubescents aux feuilles encore roussies. Ce sentier nous amène sans problème jusqu’à Mosset dont on a de magnifiques vues aériennes bien avant d’y arriver. Quelques derniers lacets lassants, lassitude que je comble aisément en cherchant quelques fleurs pour mon herbier photographique. Le village est enfin là, perché qu’il est sur sa petite éminence, alors un dernier dénivelé s’impose pour retrouver notre voiture près de la Tour des Parfums. Ouf ! La boucle se referme après un peu plus de 17 kilomètres parcourus pour un dénivelé total de 645 mètres environ. Un conseil : cette randonnée est à faire avant ou après les canicules de l’été. Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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L'Abbaye de Saint-Martin-du-Canigou (1.055m) depuis Vernet-les-Bains (670m)

Publié le par gibirando


 
Ce diaporama est enjolivé avec 4 musiques de Gheorghe Zamfir (Flûte de pan). Elles ont pour titre : "Le Berger Solitaire" (avec James Last), "Cavatina", "Adagio" et "Ave Maria".
STMARTINCANIGOUIGN

Ayant fêté très succinctement l’anniversaire de ma 100eme randonnée dans les Pyrénées-Orientales par un petit hommage au grand pyrénéiste Georges Véron dont les nombreux ouvrages ont réussi à me transmettre le virus de la randonnée pédestre, je voulais vraiment marquer le coup pour ma 101eme. Je voulais fêter ce cap des 100 randonnées inscrites dans mon blog pour notre beau département et en trouver une, à la fois un peu exceptionnelle sur le plan de la découverte mais à la fois sportive de telle manière qu’elle remplisse une belle journée de marche. Alors, il m’a fallu un peu de réflexion pour arriver à la trouver car si c’est vrai qu’il en reste quand même quelques-unes à découvrir, elles ne sont pas vraiment légions surtout à la fin de l’hiver quand la neige est encore bien présente sur les plus hauts sommets. A une autre saison, j’aurai pu gravir le Canigou et réparer ainsi ce vide de ne pas encore avoir rédigé d’article sur notre Olympe catalan mais l’hiver est encore bien là et « faire » ainsi, dans la poudreuse, notre mythique sommet n’aurait pas vraiment été raisonnable surtout à mon âge. Alors comme le dit si bien le proverbe « faute de grive on mange du merle » et en l’occurrence mon merle à moi, il s’est prénommé Martin et heureux présage il s’agissait d’un Saint…Saint-Martin du Canigou bien sûr. J’avais donc décidé pour cette 101eme randonnée dans les Pyrénées-Orientales de me rendre à la célèbre abbaye. Rien de plus facile me direz-vous ! C’est vrai et pour ceux qui connaissent déjà le lieu, j’aurais pu emprunter la piste qui y monte à partir de Casteil et le tour était joué et l’affaire pliée en une paire d’heures. Non, comme je l’ai dit plus haut, ce n’était pas le but que je recherchais alors j’ai choisi sans doute la manière la plus difficile et la boucle la plus sportive pour me rendre à la belle abbaye et en revenir. Alors jugez-en, ce fut presque un pèlerinage ou plutôt un chemin de croix : départ à partir de Vernet-les-Bains, altitude 670 mètres, puis direction le col de Llavent (958 m) par l’itinéraire des cascades (Saint-Vincent et des Anglais mais on n’y va pas !) puis celui du Bac. Là après le col de Llavent, on grimpe dans la forêt du Bois de la Ville en enchaînant plusieurs ravins qui descendent à flanc nord du Canigou et que l’on enjambe presque toujours dans leur partie la plus haute. Chaque ravin franchi nous amène toujours plus haut. C’est d’abord celui de la Guille puis celui des Cirers et enfin celui de l’Asmoursadous. Là, à la Font del Bac dels Monjos à 1.347 mètres d’altitude, on atteint le point culminant de la balade et on amorce enfin la descente en lacets vers l’abbaye (1.055 m). Je n’ai quitté l’abbaye qu’après une remarquable et intéressante visite qui dure une heure environ. Là, pour le retour, j’ai à nouveau choisi la difficulté  en effectuant la descente au sud de l’abbaye par le ravin du Ridoulté qui tout en bas rejoint celui du Cady. Là, direction Casteil (800 m) puis l’entrée du camping du Domaine Saint-Martin. Là, j’ai repris la direction du col de Llavent pour finir et rejoindre Vernet-les-Bains par le Pic de l’Alzina (1.017 m) et le Belvédère « Comte Henri de Burnay ». Voilà, la boucle en forme de « grand huit » biscornu que j’ai réalisé en huit heures. Départ le matin à 10h15 et arrivée le soir vers 18h30 en y incluant bien sûr, la flânerie habituelle, les nombreux arrêts photos et autres, la découverte du site, l’attente de l’horaire puis la visite de l’abbaye et deux ou trois petites pauses pique-niques. En raison même de la configuration dans laquelle l’itinéraire se faufile et des nombreux lacets, il est difficile de mesurer cette boucle sur une carte IGN. Personnellement, je l’estime à une quinzaine de kilomètres voire seize ou dix-sept pour un dénivelé de 680 mètres environ mais ça reste néanmoins une randonnée relativement difficile avec quelques passages laborieux notamment du côté de la Font del Bac dels Monjos où quelques câbles bien pratiques ont été scellés en guise de mains courantes. Sinon que dire de plus pour vous faciliter cette balade . Personnellement, j’ai laissé ma voiture au parking Boulevard Lambert Violet puis en sortant du parking, j’ai remonté ce boulevard à gauche sur quelques mètres pour prendre à droite des escaliers rejoignant un terre-plein herbeux où une curieuse grotte apparaît sur la gauche. En prêtant attention, on remarque déjà un balisage jaune qui monte vers le petit lotissement du « Village Catalan ». Les beaux panoramas sur Vernet se dévoilent déjà. On poursuit en passant devant le lotissement et tout au bout, on retrouve le balisage jaune qui monte encore quelques escaliers et là, on entre immédiatement de pleins pieds dans la forêt où quelques panonceaux directionnels sont présents un peu plus haut. On ignore les autres directions y compris celle du « Belvédère » car on reviendra par là et on prend le sentier qui indique « Vernet-St Vincent 0H10 ». A cette époque de l’année,  c’est aux sifflets mélodieux des merles et aux sons du tambourinage infernal des piverts que ce sentier m’amène très naturellement vers le chemin dit de Saint-Vincent. Il suffit de poursuive cette large piste qui file vers les cascades de Saint-Vincent et des Anglais et il ne faudra la quitter qu’à une croisée de chemins où un panonceau indique « Col de Llavent et Pic de l’Alzina. Ce pic, c’est cette « serrat » très boisée qui se situe sur la droite du chemin. Le Canigou, lui, très enneigé mais visible qu’en de rares occasions et selon les lacets du sentier, est soit devant soit sur la gauche A partir de cette intersection, la suite de mon itinéraire est quasiment unique ou bien parfaitement balisée et elle ne présente donc aucune difficulté quand au tracé que je décris.  Au col de Llavent, on emprunte bien sûr la direction de « l’abbaye de Saint-Martin-2h ». A partir de là, la randonnée devient le pendant de celle que j’avais décrite dans ce blog à la Tour de Goa. D’ailleurs, la tour, on la voit déjà et elle apparaît très souvent dans le décor tout au long de la journée. Mais, aujourd’hui, au regard de tous les merveilleux panoramas qui se dévoilent de l’est jusqu’au nord mais surtout vers l’ouest, la belle Tour de Goa n’est qu’un détail presque insignifiant perdu au sein de ces merveilleux paysages . Non, aujourd’hui, on regarde bien plus loin et c’est une immense partie du Conflent qui se distingue jusqu’aux confins du Capcir et de la Cerdagne d’un côté et du Roussillon de l’autre. Par contre, comme nous avions eu l’occasion de le voir depuis les crêtes qui mènent à la Tour de Goa, de la même manière, Casteil et Vernet-les-Bains apparaissent superbement tout au fond du Vallon du Cady mais aujourd’hui nous en avons une vision quasi symétrique depuis l’autre versant. Plus on s’élève et plus le sentier au dessus d’impressionnants ravins très abrupts devient compliqué avec quelques passages de gros pierriers et quelques franchissements rocheux où les mains seront aussi utiles que les pieds. Ici, c’est le terrain de jeux favoris des isards et peut-être aurez-vous la chance d’en apercevoir, ils sont souvent présents dans les éboulis et donc visibles pour peu qu’on soit suffisamment attentifs et silencieux. Même s’il est préférable d’avoir le pied presque aussi sûr qu’eux et d’être aguerris à ce type de sentier, ne vous laissez pas impressionnés par tous ces ravins et ces à-pics vertigineux, le sentier reste somme toute praticable pour peu que l’on fasse un minimum attention. D’ailleurs, nos ancêtres l’ont amplement arpenté ce sentier et vous y découvrirez sans doute avec étonnement de nombreux vestiges d’un pastoralisme aujourd’hui disparu : cabanes de pierres sèches, orris et cortals souvent en ruines sont bien présents. Vous y découvrirez aussi de très nombreux noisetiers et parfois quelques cerisiers et même si insérés dans la végétation exubérante actuelle, ces plantations peuvent vous paraître aujourd’hui anarchiques, il s’agit bien d’anciennes cultures fruitières. Comme dit plus avant, à la Font del Bac dels Monjos, quelques mains courantes aident à franchir les passages les plus ardus. Peu après, quelques filets ont été tendus entre les sapins aux endroits les plus périlleux. La descente vers l’abbaye commence quelques mètres plus loin à condition de négliger le sentier qui file vers l’abri de Moura et d’emprunter celui qui part à droite. Ce carrefour nécessite d’être vigilants. En moins de 15 minutes, on est à Saint-Martin-du-Canigou mais inévitablement, on s’arrête de nombreuses minutes au belvédère qui le surplombe. Perchée sur un éperon rocheux, c’est sans doute de cette plate-forme que l’abbaye construite en 1009 par Guifred II, Comte de Cerdagne se révèle le mieux dans son intégralité. Blottie dans un petit écrin de verdure, l’ancien monastère roman apparaît vraiment dans toute sa splendeur avec son église (ou plutôt ses deux églises superposées une sur l’autre mais peu discernable de là, il est vrai !), son clocher lombard, son jardin et son cloître aux magnifiques arcades composées de superbes chapiteaux et de colonnes de marbre. L’édifice était complètement en ruines au début du 20eme siècle quand Jules Carsalade du Pont, évêque de Perpignan le racheta en 1902 et entreprit de le restaurer. Des milliers de volontaires participèrent à cette  magnifique entreprise de rénovation mais il faut le reconnaître, c’est sans doute grâce à cette initiative de Monseigneur Carsalade du Pont que le Massif du Canigou devint cette montagne sacrée. A cette entreprise hors norme de 1902, il faut aussi se souvenir que quelques années auparavant, le grand poète Jacint Verdaguer était venu chercher à Saint-Martin-du-Canigou son inspiration pour son poème « Canigo » et on comprend mieux pourquoi le fabuleux sommet est devenu un symbole adoré de tous les catalans.  Grâce au père Bernard de Chabannes qui termina les travaux et permit ainsi une renaissance à la spiritualité, l’abbaye retrouva définitivement son lustre d’antan. Depuis 1988, l’abbaye est occupée par une Communauté des Béatitudes qui présente l’originalité d’être composé de fidèles de tous horizons (frères et sœurs consacrées mais aussi laïcs mariés ou non). Je ne vais pas ici vous raconter toute l’histoire de Saint-Martin-du-Canigou car ce serait bien trop long mais sachez qu’il existe de nombreux sites Internet qui lui sont consacrés dont celui de l’abbaye. J’espère que grâce à ma randonnée, vous aurez envie d’aller la découvrir en profitant d’une visite guidée. L’abbaye millénaire mérite vraiment qu’on y prête intérêt et qu’on y consacre quelques euros et éventuellement quelques agréables efforts sportifs. Je vais donc terminer cet article en vous racontant comment on peut refermer cette longue mais très jolie boucle. Personnellement, j’ai quitté l’abbaye et rejoint Casteil par le Ravin du Ridoulté car je ne connaissais pas ce sentier. Mais, vous pourrez opter pour l’autre itinéraire plus praticable qui suit la piste carrossable jusqu’à Casteil et au passage vous en profiterez pour découvrir la chapelle de Saint-Martin-le-Vieux. A Casteil, pour rejoindre Vernet, vous aurez le choix entre mon tracé ou bien plus simplement, suivre l’itinéraire qui longe puis emprunte la D.116. Si vous faites le choix d’effectuer le même parcours que moi, prenez la direction du cimetière (ne la prenez pas si vous êtes mort….. de fatigue bien sûr !) puis du Domaine Saint-Martin. Le tracé a été quelque peu modifié par rapport à la dernière carte IGN. Des panonceaux directionnels sont présents à droite de l’entrée du camping et désormais, il faut emprunter la direction de la Cascade de Dietrich puis contourner le camping par la droite pour rejoindre le col de Llavent. Le balisage jaune est toujours présent. Au col de Llavent, il suffira de suivre la direction de Pic de l’Alzina pour rejoindre Vernet en terminant par la découverte du Belvédère de Burnay qui domine et laisse entrevoir des vues magnifiques sur la cité. Ce retour par le Serrat de l’Alzina présente l’avantage de vues assez époustouflantes sur le sommet du Canigou encore très enneigé en cette saison mais également sur son flanc nord alternant splendides forêts et hautes falaises déchiquetées. Vraiment beaucoup de belles choses à découvrir sur ce parcours sportif qui s'adresse aux bons marcheurs ! Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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Comme les dix doigts de mains....mutilées.

Publié le par gibirando


Nous sommes à 4 jours du premier tour des élections présidentielles et ils sont dix candidats en lice. Dix, un nombre fascinant et magique aux multiples interprétations : pour Pythagore, il était par exemple, le symbole de l’Univers, pour les Hindous le dix a un pouvoir magique, chez les Mayas, il représentait la fin d'un cycle et le début d'un autre et pour eux , le dix était considéré comme étant le chiffre de la vie et de la mort, pour les Romains et leurs calendes (non, elles n’étaient pas grecques !), les neuf premiers chiffres représentaient des dieux et le dix représentait la somme des pouvoirs divins qui permettait de maintenir la cohésion du cosmos.  Les candidats devraient y penser à la cohésion car nous en aurons sans doute bien besoin après ces élections. Mais dix, c’est surtout le nombre qui nous ramène aux doigts de nos mains d’êtres humains. Mais en regardant ces femmes et ces hommes à la télévision, je me dis, dommage que nos candidats ne soient pas unis comme les dix doigts de nos mains. Nous en aurions tellement besoin de cette cohésion « romaine », de ce pouvoir magique « hindou », nous en aurions tellement besoin d’en finir avec ce cycle « maya » désastreux pour retrouver un Univers « pythagoricien » bien meilleur. Avec le nombre dix, tout semble se tenir et c’est un chiffre qui devrait être plein d’espoir. Non, à la place de cette espérance, de ces espoirs, nous avons dix candidats qui sont comme les dix doigts de mains mais des mains qui seraient……comme mutilées et donc inutiles et improductives…Et pourtant, quand on observe, tour à tour, certaines de leurs idées, on peut y voir de bonnes choses….ou plutôt de bonnes promesses….Je me suis amusé à prendre pour chacun d’eux la toute première résolution de leur projet ou de leur programme électoral figurant sur Internet et voilà ce que j’y ai trouvé :

Nathalie Arthaud :Ce pro­gramme s’arti­cule autour de trois idées : pour mettre fin au chômage, il faut imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ; il faut imposer à l’État des embauches dans les services publics déjà existants ou encore à créer, utiles à toute la population ; pour assurer un pouvoir d’achat convenable pour tous, il faut imposer l’augmentation de tous les salaires et de toutes les retraites et pensions. Il faut garantir ce pouvoir d’achat par l’indexation automatique des salaires, retraites et pensions sur le coût de la vie, mesuré par la population travailleuse elle-même ; pour démontrer que tout cela est possible, réaliste, et que la classe capitaliste peut en assurer le financement sans même se retrouver sur la paille, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur les entreprises industrielles et bancaires, en commençant par supprimer le secret des affaires.

François Bayrou :Le redressement de notre pays commencera par le rétablissement de nos finances publiques. Car le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement, parce que le surendettement des familles et celui de l’État, c’est la même angoisse et la même dépendance.

Jacques Cheminade :Les autres candidats à l’élection présidentielle s’expriment comme si la météorologie politique était à peu près normale. Ils administrent un système qui meurt. Le risque est que notre avenir et celui des générations futures partent avec eux. Je monte sur la scène pour répondre au tragique de la situation. Mon projet repose sur cinq piliers qui forment ensemble cette réponse. Je ne vais pas reproduire ici la totalité du programme de Jacques Cheminade mais on peut résumer ces 5 points : combattre l’oligarchie politique par une politique citoyenne, combattre l’oligarchie financière, rétablir une économie au service de l’homme, investir dans la créativité humaine et créer une alliance des peuples pour combattre ces oligarchies.       

Nicolas Dupont-Aignan :Consulter les français sur les sujets majeurs. Notre pays souffre à juste titre d’un divorce profond entre sa classe poli­tique et le peuple. C’est pourquoi je mettrai en place le référendum d’ini­tiative populaire, afin de permettre aux français de mieux s’exprimer à tous les échelons de notre vie démocratique. Je m’engage également à consulter les français directement par ré­férendum pour toutes les réformes majeures dont dépend l’avenir de notre pays.

François Hollande :La santé pour tous. Déserts médicaux, préservation de l’hôpital public, encadrement des dépassements d’honoraires, augmentation de la part forfaitaire des médecins généralisés, avec François Hollande, l’accès à la santé pour tous, c’est maintenant !

Eva Joly :Protégeons la planète construisons l’avenir : Lutter contre la corruption, lever le secret bancaire, s’attaquer aux paradis fiscaux : L’accaparement des richesses rime souvent avec celui des ressources. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est lorsque que les ressources naturelles sont détournées au profit de quelques-uns que les équilibres planétaires sont menacés.

Marine Le PEN : Mon projet présidentiel est complet et cohérent. Il est le seul à aller vraiment au fond des choses, pour assurer le redressement de notre pays, la prospérité de son peuple, et le rayonnement de la France dans le monde. Mon projet fixe un cap pour la France. Sa cohérence, c’est le rétablissement partout de l’autorité de l’Etat, face aux puissances d’argent, aux communautarismes, aux féodalités et à l’effondrement de la morale publique. Je souhaite une France forte, sûre d’elle-même et de ses valeurs, qui puisse garantir à chacun de nos compatriotes la sécurité, une éducation, l’emploi et des conditions dignes d’existence. C’est en s’appuyant sur ce qui fait la force de la France et les valeurs de notre République, en misant sur l’Etat-Nation, que nous pourrons atteindre cet objectif impérieux.

Jean-Luc Mélenchon :Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale. La France est plus riche que jamais. Mais jamais non plus cette richesse n’a été aussi peu partagée. Les réformes libérales qui se sont encore accélérées sous le pouvoir actuel ont permis à une petite minorité d’accumuler des fortunes considérables. La pauvreté et la précarité se sont étendues, touchant des secteurs jusqu’ici préservés. L’égoïsme social des possédants viole l’intérêt général. En partageant les richesses et en garantissant le droit de chacun à une vie stable et digne, nous permettrons à tous de vivre mieux. C’est le premier chantier de notre programme.

Philippe Poutou :Le taux de chômage en France a atteint 10 %. Il y a maintenant 4,5 millions de chômeurs, 1,3 million de plus depuis 2008. Les conditions de travail se dégradent à grande vitesse, et le pouvoir d’achat se réduit avec l’augmentation des prix et la stagnation des salaires. Le nombre de pauvres en France a atteint 8,2 millions en 2009. En Grèce, où la crise économique a quelques pas d’avance, un tiers de la population vit dans la pauvreté, le nombre de SDF explose, certains salaires ont diminué de 40 %.Tout cela n’est pas une fatalité, c’est le résultat de politiques et d’une crise du capitalisme qui nous menace tous. La crise est le produit d’une situation folle. Alors que l’économie entrait en récession, les capitalistes ont fait le choix de maintenir à tout prix leurs profits en décidant de licencier et de maintenir des salaires bas, de prêter massivement aux populations et aux états à des taux usuriers. Au lieu d’investir cet argent, ils ont préféré le placer dans la finance. Le résultat était inévitable : les populations et les pays les moins puissants ne peuvent plus payer, l’argent investi dans la finance a perdu sa valeur puisqu’il ne correspondait à rien, et l’économie s’effondre.

Nicolas Sarkosy :Rendre la parole aux Français, en sollicitant leur avis par référendum quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages. Réduire le nombre de parlementaires et réserver un certain nombre de sièges à la proportionnelle aux élections législatives, pour que tous les grands courants de notre vie politique soient représentés au parlement....

Voilà à peu de choses près comment commencent les programmes de chacun des 10 candidats.

Et c’est presque une évidence, à moins d’être un « grand argentier » ou un grand patron du CAC 40 ou plus simplement un « nanti »,  comment pourrait-on être opposé à ces quelques « bonnes » orientations :

  • Mettre fin au chômage et garantir le pouvoir d’achat selon Nathalie Arthaud.
  • Redresser le pays et nos finances publiques selon François Bayrou.
  • Combattre toutes les oligarchies quelles soient politiques, commerciales ou financières et redonner du pouvoir aux peuples comme le préconise Jacques Cheminade.
  • Consulter les français par référendum sur les sujets majeurs comme l’avance Nicolas Dupont-Aignan.
  • Une santé accessible à tous les français selon François Hollande.
  • Protéger la planète et ses ressources naturelles comme le demande Eva Joly.
  • Restaurer l’autorité de l’Etat propose Marine Le Pen.
  • Partager plus équitablement les richesses et abolir l’insécurité sociale comme le promet Jean-Luc Mélenchon.
  • Faire face à la crise en luttant contre cette économie capitaliste qui menace le monde et fait chaque jour de plus en plus de pauvres comme le préconise Philippe Poutou.
  • Et enfin, mais on est en droit de se demander pourquoi Nicolas Sarkosy n’ a pas déjà instaurées ces idées-là : redonner la parole  aux Français, réduire le nombre de parlementaires et faire en sorte que tous les courants politiques soient plus justement représentés au parlement.

Voilà 10 idées qui pourraient s'écrire dans un seul et même programme, faisant sans doute l’unanimité de nombreux électeurs et ainsi rassemblées, ces idées ressembleraient aux 10 doigts de deux mains qui s’entrelacent et forment ainsi  le début d’une certaine cohésion.

Mais non, tout ça serait vraiment trop beau et il faut déjà se dire que dès dimanche soir,  le nombre 10 n'aura plus guère d'importance puisque de nos dix candidats, il n’en restera plus que deux…..et là….c’est une autre « paire »….., une autre paire de « manches »  bien sûr…..

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100 randonnées dans les Pyrénées-Orientales, ça se fête !!!

Publié le par gibirando

Avec cette randonnée au Sarrat Naout, je viens d'atteindre mes 100 randonnées dans les P.O.!!!

Aux vrais randonneurs de notre beau département, ça leur rappellera sans aucun doute le titre d'un ouvrage bien connu du célèbre pyrénéiste Georges Véron....

Très modestement, je tente de marcher dans ses traces mais je l'avoue c'est très très difficile voire impossible tant notre "ami" Georges avait fait de la randonnée et de nos belles Pyrénées la passion de sa vie...

En tous cas, quand je suis arrivé dans le département, c'est ce livre-là qui m'a fait aimer la randonnée pédestre et j'ai commencé par le G.R.10 que Georges avait inventé...alors normal que je lui dédie cet anniversaire...


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Le Sarrat Naout (1.310 m) et Gatespa depuis le Col Bas (1.035 m) à Rabouillet

Publié le par gibirando



Ce diaporama est agrémenté de deux musiques interprétées par le guitariste britannique Peter White. Elles ont pour titre : "Walk On By" et "Promenade".
  LE-SARRAT-NAOUT
SARRATNAOUTIGN
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Le 9 mars dernier, nous avons réalisé une très jolie randonnée au Sarrat Naout et à la Maison forestière de Gatespa à partir de Rabouillet ou plutôt du Col Bas (1.035 m) qui se trouve au dessus du village et que l’on atteint par une voie carrossable à travers la magnifique forêt communale. Mais malgré la beauté de cette agréable balade, j’ai quelque peu hésité avant de la  mettre sur mon blog. En effet, quand nous y sommes allés, les vents extrêmement violents qui avaient sévi en début d’année avaient fracassé et mis à terre une quantité très importante d’arbres sur les hauteurs les plus élevées du pays Fenouillèdes. Or, c’est justement dans ce secteur de la forêt de Boucheville où passe le GRP Tour des Fenouillèdes que nous avons emprunté au départ que les dégâts semblent avoir été les plus considérables. Bon, en jouant à saute-mouton par-dessus les grands conifères couchés, nous avons réussi à boucler le circuit initialement prévu, mais il faut l’avouer, ce n’était pas très plaisant. Alors j’espère que si un de ces prochains jours, vous envisagez de refaire cette randonnée, les organismes chargés de l’entretien de la forêt auront amplement déblayé ces chemins. C’est tellement plus agréable de cheminer tranquillement sans avoir à déjouer de multiples obstacles ! C’est d’autant plus agréable que ce coin regorge de merveilles faunistiques trop souvent apeurées par les actes de chasse alors quand on a la chance dans une même journée de voir trois chevreuils (2+1), un renard, un écureuil et de multiples oiseaux, on est « chanceux » et on devient automatiquement des randonneurs heureux. De plus, si vous y allez aux beaux jours, vous y découvrirez une flore vraiment exceptionnelle. Je précise toutefois que la plupart des arbres couchés en travers du chemin l’étaient peu après le départ sur une fraction très réduite du parcours et essentiellement sur le tracé du Tour des Fenouillèdes. Les autres chemins ont été très praticables. Malgré son altitude de 1.310 mètres, le « Sarrat Naout » n’est pas en lui-même un objectif à conquérir impérieusement. Recouvert d’une épaisse hêtraie, ici, il n’y a pas vraiment de merveilleux panoramas à observer depuis son sommet hors mis peut-être dans son approche où les vues se dévoilent sur la grandiose forêt de Boucheville et plus loin vers les Corbières et son Pech de Bugarach puis dans sa redescente où quelques fenêtres s’entrouvrent sur les massifs du Madres et du Dourmidou et plus loin vers les Pyrénées Audoises et Ariégeoises. Non, on y va surtout pour le plaisir de marcher en forêt et  la seule gloire que l’on peut en tirer mais tout de même très modeste et pas vraiment sportive, c’est de se dire que l’on a gravi le plus haut sommet des Fenouillèdes. Si j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises que « sarrat », « serrat », « serra », « serre »  tout comme  « sierra » signifiait « ligne de crêtes, de montagnes, de collines, de sommets, etc… », peut être vous demanderez-vous ce que signifie « naout » ? Eh bien, en occitan, « naout », mot assez bizarre il est vrai, veut dire  « haut » et le « Sarrat Naout » c’est tout simplement la « Montagne  Haute ». J’ai fait quelques recherches sur l’origine de ce mot et voilà ce que Jacques Azais, Président de Société Archéologique de Béziers écrivait en 1845 dans son « Essai sur la formation et sur le développement du langage des hommes » :

MOT-NAOUT
Edifiant non ! Mais reprenons notre marche en avant. Au départ du Col Bas,  on emprunte le tracé du GRP Tour des Fenouillèdes balisé en jaune et rouge. Après avoir parcouru un peu plus de 3 kilomètres et après un virage en épingle à cheveux, on arrive à la jonction de trois chemins. On délaisse le Tour des Fenouillèdes qui continue à droite vers Gatespa, on ignore l’itinéraire central et on fait le choix du chemin le plus pentu qui part complètement à gauche. On va grimper sans pour autant atteindre la crête car peu avant celle-ci on fait le choix de continuer à droite sur un large sentier qui s’aplanit et file en balcon au dessus de l’aire de pique-nique de Gatespa. De là, on aperçoit tout en bas, la maison forestière que l’on découvrira au retour. Le dôme du Sarrat Naout, désormais droit devant, à moitié hêtraie et à moitié sapinière apparaît presque comme une évidence. Le sentier remonte un peu, laisse entrevoir des vues superbes sur l’immensité de la belle forêt et au loin sur les blanches Corbières et retrouve à nouveau un large chemin balisé en jaune qui arrive directement de la Vallée de la Désix. Ce large sentier file tout droit vers le Sarrat Naout, arrive à un nouveau carrefour ou il devient piste en bifurquant vers la droite. Il suffit de poursuivre cette piste si l’on veut éviter de monter au sommet de notre objectif du jour. Sinon, il faut poursuivre tout droit l’itinéraire qui entre dans le bois dont un panneau est là pour nous rappeler que nous sommes dans la forêt domaniale d’Ayguesbonnes-Boucheville. Le modeste dénivelé s’élève d’abord sous de grands sapins puis ces derniers laissent tout à coup la place à d’immenses hêtres droits comme des « I ».Comme je l’ai déjà dit, le sommet ne présente pas un intérêt particulier et seule une borne « IGN » et la pente qui redescend subitement nous font prendre conscience que celui-ci a été atteint. Bien enneigée le jour de notre balade mais heureusement pas réellement verglacée, la descente est très pentue par endroit mais comme quelques vues apparaissent sur la gauche et parfois droit devant, on peut prendre son temps pour l’accomplir et atteindre le Col de Mateplane où l’on retrouve la piste ignorée précédemment. On délaisse bien évidemment cette première piste à droite qui nous ramènerait au pied du Sarrat Naout sur l’itinéraire déjà emprunté et on préfère la poursuivre pour rejoindre le tracé du Tour des Fenouillèdes. Attention peu après la côte 1152, le Tour des Fenouillèdes abandonne la piste forestière au profit d’un minuscule sentier mal balisé en jaune qui descend dans la sombre  forêt pour rejoindre la Maison forestière de Gatespa. Je dis « attention » car depuis mon Tour des Fenouillèdes de septembre 2011, cette courte portion en forêt qui était déjà difficile à appréhender sans GPS, a été en partie pulvérisée par les bulldozers. Quelques arbres où était peint le balisage ont été abattus et sans un GPS vous aurez toutes les peines du monde à vous y retrouver pour rejoindre la maison forestière. Je vous conseille donc d’y préférer l’itinéraire bis que j’ai indiqué en bleu sur la carte IGN. Gatespa est vraiment une clairière très agréable avec une aire de pique-nique composée de grandes tables, de longs bancs de bois et de plusieurs barbecues où à la belle saison des grillades peuvent être organisées. Captée et agrémentée en fontaine, quelques mètres plus loin, coule une agréable source d’eau fraîche qui s’appelle la Font de Coulom. Pour rejoindre la voiture, on passe devant la Maison forestière de l’ONF puis on a le choix entre deux itinéraires. Soit on choisit d’emprunter le Tour des Fenouillèdes soit, comme nous l’avons fait, on opte pour la piste qui descend à gauche vers une autre aire de pique-nique intitulée Rond-Point sur la carte IGN. On rejoint rapidement une route bitumée qui permet d’accéder en voiture à Gatespa depuis la commune de Vira. On ignore le bitume et on poursuit tout droit la piste forestière en terre qui file parallèle à celle du Tour des Fenouillèdes. Ce chemin évite de reprendre  le même itinéraire qu’à l’aller mais surtout il présente l’avantage d’être moins en sous-bois et donc d’être plus ouvert sur un horizon et des panoramas à découvrir. D’ici, on aperçoit essentiellement la magnificence de la forêt, le synclinal de Saint-Paul et plus loin les Corbières du côté du Roc Paradet, des Gorges de Galamus et des Serres de la Quille. Cette piste finit par rejoindre celle du Tour des Fenouillèdes peu avant le Col Bas où la boucle se referme après 5 heures, arrêts et siestes incluses, d’une flânerie très excessive. Histoire de clore agréablement cette belle journée et cette jolie balade en forêt, nous avons terminé par un agréable goûter organisé au petit lac de Rabouillet, point d’eau très rafraîchissant en pleine forêt alimenté par une source captée qui descend directement du flanc sud-est du Sarrat Naout. La distance a été d’environ 13 kilomètres pour la boucle accomplie, un peu plus si vous optez pour la variante conseillée pour rejoindre Gatespa. Le dénivelé est de 275 mètres ce qui  pour une randonnée qui part d’un Col Bas pour gravir une « Montagne Haute » est, vous en conviendrez, presque ridicule ! Carte IGN 2348 ET Prades- Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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Mes photos perso

Publié le par gibirando

Mes photos de rando du temps de Kazéo
Voir la galerie (cliquez)

 

 

 

 

 

 

 

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La Forêt domaniale d'Ax-les-Thermes en raquettes depuis Ax-Bonascre.

Publié le par gibirando


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Ce diaporama est agrémenté de la musique "Time To Say Goodbye (Con Te Partiro)" composée par Francesco Sartori paroles de Lucio Quarantotto et interprétée d'abord en duo par Sarah Brightman et Andrea Bocelli puis dans une version instrumentale par l'orchestre de James Shearman dirigé par David Abell.
AX-BONASCRE
AXBONASCREIGN
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Comment refuser une invitation pour une randonnée en raquettes dans la Forêt domaniale d'Ax-les-Thermes quand s’annonce une superbe journée ensoleillée ? Vous savez, ce type même de journée d’hiver où l’air est merveilleusement pur, le ciel admirablement bleu, le soleil magnifiquement ardent  et qu’en plus le dieu Eole, lui, a décidé de rester dans son palais pour ne pas venir éventer cette sortie qui s’annonce déjà sous les meilleurs auspices. Bon, il faut parfois faire quelques kilomètres pour avoir tout ça en même temps mais quand au sommet d’une montagne, les raquettes aux pieds et les bâtons à la main, il ne reste plus qu’à descendre pour jouir de prodigieux panoramas sur une Ariège enneigée incroyablement belle et boisée, alors là c’est génial ! C’est le must ! C’est le pied ! Et bien, ce « pied » ou plutôt nos pieds, nous les avons chaussé de raquettes et ce coin où nous avons été  invités c’est la charmante station pyrénéenne d’Ax-Bonascre où nous sommes allés randonner dans la superbe forêt domaniale. Ce formidable domaine skiable est  désormais plus connu sous le nom d’Ax-3 Domaines et cette dénomination, il le doit à trois territoires montagnards étagés à des altitudes quelque peu différentes : il y a le Plateau de Bonascre situé en 1.390 et 2.000 mètres où se trouve la sympathique station et le Bois de la Crémade et de Manseille, il y a le domaine du Saquet situé lui entre 1.800 m et 2.300 m occupé entre autres par le Bois de la Griolle et il y a enfin,  le Campels, versant est des sommets les plus élevés que sont le Tute de l’Ours (2.255 m) et la Couillade de Llerbès (2.305 m). Ça vaut vraiment le coup d’aller passer une belle journée là-bas et  à fortiori plusieurs si vous avez décidé d’y aller pour quelques jours de vacances car l’ union de ces  trois domaines fait désormais partie du Top 10 des stations pyrénéennes de sports d’hiver. Bon, en ce qui concerne notre courte excursion, il faut avouer que cette sortie en raquettes c’est plutôt un petit dérivatif qu’une vrai randonnée. Jugez-en par vous-mêmes : une prodigieuse montée en télécabine et une balade essentiellement en descente avec quelques portions planes que l’on effectue en moins de 2h30 sur le parcours que je décris ici. Comme je l’ai dit plus haut, le départ peut s’effectuer par la télécabine de Bonascre qui nous amène au terminus c'est-à-dire presque au sommet du Saquet à 2.021 mètres d’altitude. Là, en sortant de la station de la télécabine, au milieu des innombrables skieurs,  les randonneurs en raquettes que nous sommes passent inévitablement pour des originaux voire des extra-terrestres descendus d’une autre planète. En raison des splendides panoramas qui se dévoilent sur une immense portion du domaine et une « bonne » partie de l’Ariège, on oublie vite les regards « facétieux » car les panneaux indicatifs  sont déjà là et il est temps d’amorcer la descente qui commence par longer sur la gauche une piste skiable. Sur une couche de neige idéale, entre piste et forêt, l’invisible sentier poursuit sa descente et pour ne pas se tromper, il suffit de suivre les panonceaux jaunes ornés de deux raquettes bleues. Ce logo bien présent, cloué sur de nombreux sapins, on va y prêter attention en permanence et il suffira de les suivre et de les respecter pour retrouver le village et par là même l’arrivée. Cette descente qui alterne petits sentiers en sous-bois et larges pistes forestières encadrées de hauts sapins  permet de découvrir une petite partie de la forêt domaniale d’Ax-les-Thermes et plus particulièrement le Bois de la Griolle avec sa cabane et sa fontaine de Manseille, et le Bois de la Crémade et de Manseille. De temps en temps, quelques belles trouées laissent entrevoir des vues admirables sur des chaînes enneigées où culminent et se détachent de nombreux hauts sommets à plus de 2.000 mètres d’altitude. Pour n’en citer que quelques uns, vous pourrez voir : au départ et vers le sud le Tute de l’Ours (2.255 m) et derrière lui le Pic de l’Etang Rebenty (2.415 m), vers l’est et de l’autre côté de la vallée où coule l’Ariège, le Pic de l’Estagnas (2.615 m), le Pic des Perdrix (2.310 m) le Pic d’Aygue Longue (2.394 m), le Pic de Cimet (2.423 m), le Pic des Estagnols (2.350 m), le Pic de Brasseuil plus communément appelé Dent d’Orlu (2.222 m) en raison de sa forme et du vallon du même nom qu’elle domine. Au nord c’est le Signal du Chioula (1.507 m) et surtout la Montagne de Tabe qui se détache à l’horizon avec les pics de Soularac (2.368 m), de Saint-Barthélemy (2.348 m), Galinat (2.115 m)  et du Han (2.074 m). A l’ouest, c’est les pic Campalou (2.132 m) et Bourbourou (2.021 m) qui dominent un panorama plutôt plane où s’étend un peu plus loin, le long Plateau de Beille bien connu des coureurs du Tour de France. Je n’évoque ici que les principaux sommets que l’on peut apercevoir du point de départ puis au cours de cette courte balade où l’essentiel de la marche s’effectuera en forêt. Bien que ce sentier soit parfois praticable sans raquettes et bâtons,  il sera néanmoins préférable de s’en munir en période hivernale. A cette époque et notamment lors de la saison où la station est largement ouverte aux sportifs de tous poils, il sera bien évidemment fortement conseillé par mesure de sécurité de ne pas quitter l’itinéraire indiqué et surtout de ne pas traverser les pistes réservées aux skieurs. L’itinéraire de ma carte IGN se veut le plus juste possible mais n’ayant pas emporté mon GPS ce jour-là, je n’ai pas pu enregistré de tracé exact et je ne peux donc pas en garantir une totale fidélité. De toute manière et comme indiqué plus avant, le balisage est très présent et il suffit de le suivre. Carte IGN 2148 ET Ax-les-Thermes Top.25.

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Le Cami dels Orris depuis Salses-le-Château

Publié le par gibirando


 
Ce diaporama est agrémenté de la musique "Jean-Pierre" jouée par le compositeur et trompettiste de jazz américain Miles Davis, extraite de son album "We Want Miles". Il est accompagné ici de Marcus Miller (basse), Bill Evans (piano) et Mike Stern (guitare).
 LE-CAMI-DELS-ORRIS
CAMIORRISIGN

En général quand on va à Salses, c’est soit pour visiter le célèbre château, soit parce qu’on va y voir des amis ou des connaissances et enfin la meilleure des raisons c’est parce qu’on y réside. Alors, vous allez sans doute me traiter d’original, si je vous dis qu’il y a une quatrième bonne raison, c’est celle d’y aller pour randonner. Dans mon blog, ce bon motif, j’avais déjà eu l’occasion de le mettre en exergue en vous emmenant sur un itinéraire très original qui s’appelait le « Cami de las Sanyes ». Cette fois, avec cet article, c’est un autre « cami » que je vais vous faire découvrir et ce dernier bien connu des salséens et des randonneurs du coin s’intitule le « Cami dels Orris ». A vrai dire, si je n’ai rien d’un original, je suis par contre toujours à la recherche de circuits de balades pas trop loin de chez moi que j’appellerais « d’entraînement ». En hiver, ces entraînements ou ces décrassages sont souvent nécessaires avant d’affronter les grands dénivelés ou les longues excursions pyrénéennes qui nous attendent dès l’arrivée des premiers beaux jours. Dans ma bouche, ce terme « d’entraînement »  n’a rien de péjoratif et il ne signifie pas automatiquement « sans intérêt » ou « déplaisant » et d’ailleurs, ce Cami dels Orris n’est ni inintéressant ni désagréable à cheminer. Si comme moi, vous aimez contempler des choses nouvelles et que vous avez toujours cette envie de marcher quelque soit les types de terrains, vous pouvez y aller sans crainte, par contre, si vous pensez y découvrir des quantités d’orris, ces petites cabanes pastorales de pierres sèches, abstenez-vous d’y aller. En effet, je ne pense pas avoir été plus distrait qu’à mon habitude ou bien ne sont-ils pas suffisamment bien indiqués mais je n’ai pas vu le moindre orri sur le parcours en question. Pour en entrevoir trois dont deux bien en ruines, je me suis donné « un mal de chien » et en plus, il a fallu que je marche plusieurs centaines de mètres supplémentaires hors du circuit parfaitement balisé pour les trouver.  Non, sans vouloir offenser celui ou ceux qui lui ont donné ce nom, cette dénomination de  « Cami dels Orris » me semble vraiment inappropriée presque usurpée dirais-je. Bon, personnellement, je l’aurai appelé le « Cami de la Combe Française » mais peu importe, les panonceaux du balisage l’appelant ainsi sont tellement nombreux ; en tous cas nettement plus nombreux que les orris eux-mêmes, qu’il n’aurait pas été très sérieux que je l’appelle différemment sur mon blog. Le départ peut s’effectuer devant le château ou bien devant le parcours sportif qui le jouxte où un premier panonceau est présent juste en dessous de celui indiquant la « Forteresse de Salses ». On longe la route parallèle à la voie ferrée, on passe devant le château, un deuxième panonceau est déjà là et indique la direction à suivre et on poursuit la route bitumée qui nous amène vers un court tunnel permettant le passage sous le réseau autoroutier.  Ici, en sortant de ce boyau métallique, l’asphalte laisse la place à une piste terreuse et si on arrive à oublier le tumulte de la circulation omniprésente, on a le sentiment de basculer dans un autre univers : celui de petites pinèdes verdoyantes, de rangées de cyprès délimitant quelques vignobles soignés aux ceps parfaitement alignés, et surtout de collines arides et d’une garrigue colorée en jaune par les innombrables ajoncs déjà fleuris, prémices d’un printemps qui s’annonce. Sous un chaud soleil d’hiver et un ciel bleu d’une pureté presque absolue, tous ces éléments dessinent un paysage plutôt agréable à cheminer et on est enchanté de se décrasser les poumons de cet air limpide. Le balisage est suffisamment présent pour ne pas que l’on se trompe aux nombreuses intersections. Mais malgré ça, ce n’est pas aussi simple et si évident car peu après le tunnel autoroutier, une pancarte indique le « Cami dels Orris » à gauche et une autre, la présence d’orris si on choisit d’aller tout droit. Alors que faire ? La logique voudrait que l’on continue le circuit mais d’un autre côté, on peut se dire « et si les orris à découvrir étaient hors du parcours balisé ? ». C’est en tous cas, la question que je me suis posée et bien m’en a pris.  Enfin bien ou mal,  comme je suis toujours très curieux sur tout ce qui touche à la nature, j’ai décidé d’aller voir ces fameux « orris ». Comme je l’ai dit plus haut, pour en voir deux dont un en ruines, j’ai tout de même parcouru, au bas mot, plus d’un kilomètre et demi aller-retour. Alors, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal et si vous ferez comme moi mais c’est pratiquement les seuls orris que j’ai vu ce jour-là à l’exception d’un autre bien détruit lui aussi qui se trouve au dessus de la carrière.  Après cet aller-retour au milieu du vignoble et des amandiers en fleurs, j’ai emprunté la piste qui entre et poursuit sa route d’abord dans un large vallon puis dans un défilé plus étroit entouré de collines calcaires dénudées côté soulane et de quelques pins côté ubac. Seuls quelques pylônes électriques viennent gâcher le paysage. En souvenir des violents combats qui s’y sont déroulés entre troupes françaises et espagnoles pour la conquête de la célèbre enceinte fortifiée de Salses, ce joli vallon, vous le trouverez sur la carte IGN sous la dénomination de Combe Française. L’histoire retient cette période sous le nom de Siège de Salses (1639-1640) qui a vu tour à tour les deux protagonistes se partageaient la victoire et la défaite. Pas très étonnants ces résultats, quand on sait que l’imposant château est planté là, au beau milieu de la plaine littorale. Il était donc relativement facile d’y encercler une garnison, d’y tenir un blocus et d’y harceler l’ennemi depuis les crêtes des collines environnantes. C’est exactement ce qui s’est passé.  Parmi toutes ces collines, premiers contreforts des Corbières, et quant on regarde la carte, on constate que celles qui dominent la Combe Française sont, depuis l’intérieur des terres, une position stratégique puisqu’elles constituent les derniers remparts naturels avant d’atteindre les profonds fossés et les hautes murailles du château. Alors une fois de plus comme je suis très curieux, une fois arrivé au bout de la combe, je suis sorti de l’itinéraire balisée et j’ai grimpé cette colline pour avoir une vue aérienne du château. En plus de la vue aérienne sur l’imposante forteresse comme je suis arrivé en surplomb de l’ancienne carrière, j’en ai profité pour en faire le tour en longeant le grillage de sécurité, histoire de voir si je ne pouvais pas compléter ma collection de minéraux de quelques cailloux intéressants. Bien sûr, rien ne vous obligera à faire de même et vous pourrez rester sur le « Cami dels Orris ». Pour cela, il suffira que vous poursuiviez le balisage toujours bien présent sur un sentier qui s’est très sérieusement rétréci en montant vers un étroit collet. Avec de magnifiques vues sur l’étang, sur le village de Salses lui-même et sur la plaine roussillonnaise qui s’étire depuis la mer magnifiquement bleutée jusqu’au pied du massif des Albères ou de la cime enneigée du Canigou, le sentier monte et descend dans de minuscules ravines en continuant à zigzaguer dans la garrigue. Il vous amène dans des décors très contrastés vers une  petite colline boisée au joli nom de La Montagnette entourée de quelques pinèdes, de petits prés plantés d’arbrisseaux sauvages et de petites vignes. Juste avant la Montagnette, c’est à dire peu après la carrière, on vous propose deux versions de ce « Cami dels l’Orris » : une version courte intitulée « Petite Boucle » et une version longue ou « Grande Boucle ». Comme j’ai opté pour cette dernière alors bien sûr je ne peux vous parler que de celle-ci. Personnellement, j’ai donc contourné cette « Montagnette » en étant vigilant car de nombreux panonceaux indiquent que les Archers Catalans ont investi les lieux pour en faire leur parcours de tirs. Plus loin, j’ai retrouvé le vignoble roussillonnais qui s’étire ici presque à perte de vue pour arriver au Mas Lacombe où j’ai récupéré une route bitumée qui m’a amené à nouveau sous l’autoroute A9. Après être passé sous le pont autoroutier, je suis arrivé au sud de Salses où par la départementale D.5b je suis très rapidement entré dans le village. La fin est une simple formalité puisqu’une fois dans Salses, il suffit de reprendre la direction du château pour rejoindre sa voiture. Ayant fait deux entorses à l’itinéraire normal  (orris puis carrière) j’ai parcouru une quinzaine de kilomètres pour un faible dénivelé de 120 mètres environ. Je pense que la « Grande Boucle » doit être longue d’à peu près 11 kilomètres. De bonnes chaussures de marche sont vivement conseillé sur ce terrain très souvent rocailleux. Pour ceux qui n’ont jamais visité le château et qui ne connaissent pas son histoire, je vous conseille vivement d’en faire une découverte commentée. Personnellement, j’ai réalisé cette visite il y a déjà quelques années mais j’en garde un souvenir impérissable tant le guide avait su nous faire revivre magnifiquement l’Histoire de ce château. Elle reste parmi les visites guidées les plus intéressantes qu’il m’ait été données de faire. Carte IGN 2547 OT Durban Corbières – Leucate – Plages du Roussillon – Top 25.

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« Eh ben, casse-toi pauv’con ! »

Publié le par gibirando

 CASSE-TOI-PAUV-CON

 

Même si rien n’est encore joué quant aux résultats de la prochaine élection présidentielle, j’en connais un (façon de parler bien sûr car je ne le connais pas !) qui doit se satisfaire de voir Nicolas Sarkosy à la peine dans tous les sondages qui donnent systématiquement François Hollande comme vainqueur à quelques semaines du premier tour. Cet homme, je dirais presque ce personnage, s’il n’avait pas remarquablement conservé son anonymat (*), ce qui, il faut l’avouer, tient du miracle dans notre époque surmédiatisée, c’est celui qui, au Salon de l’Agriculture 2008, avait eu le culot monstre de refuser la main tendue de notre Président lui rétorquant : « Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis ! ». Ce en quoi, Nicolas Sarkosy lui avait répondu du tac au tac, cette fameuse réplique qui a depuis fait le buzz sur le Net et le tour du monde des millions de fois : « Eh ben, casse-toi pauv’con ! ». Ces quelques mots sont devenus si célèbres qu’ils figurent déjà dans la fameuse encyclopédie Wikipédia et je suis convaincu qu’ils resteront dans l’Histoire au même titre que d’autres « bons mots » illustres tels que ceux de :

Jésus : « Il faut rendre à César ce qui appartient à César ».

Jacques Cœur : « A cœur vaillant, rien d’impossible ».

Henri IV : « Ralliez-vous à mon panache blanc ».

Sully : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France »

Louis XIV : « L’Etat, c’est moi  »

Mac Mahon : « Que d’eau ! Que d’eau » ou « J’y suis, j’y reste ».

Charles de Gaulle : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre »!"

Etc.….

Cette phrase est certes moins glorieuse que certaines citées ci-dessus mais j’en suis sûr, on l’évoquera encore dans plusieurs siècles et ce qui est ennuyeux c’est que quelque part, elle restera gravée comme le reflet assez affligeant de celui qui l’a prononcée, celle d’un homme plutôt arrogant et en tous cas manquant de maîtrise de lui-même.

Je ne vais épiloguer sur cette réplique, certains la trouveront cohérente d’autres déplacée de la part d’un Président de la République mais il est fort possible que cette dernière se retourne bientôt contre celui qui l’avait prononcée ce 23 février 2008. En tous cas, pour moi, c’est clair, je l’espère mais comme j’ai reçu une bonne éducation, je vais rester poli et respectueux.

Comme des milliers de français, j’ai été déçu par la politique menée par Nicolas Sarkosy pendant ces cinq années. Il faut le reconnaître ce n’était sans doute pas la meilleure période pour gouverner efficacement mais quand on nous parle de crise à longueur d’années, inévitablement on est en droit de se poser quelques questions et notamment les suivantes : «  Qui  a-t-elle concernée cette crise ? » « Le monde de la finance ? » « Qui ne s’en n’est pas remis en cinq ans ? » «  « Tout le monde ? » « Y compris les plus riches ? » « N’aurait-on pas du en premier les faire participer à un effort de solidarité ? ». Les réponses sont presque évidentes tant les médias ne cessent de nous rabattre les oreilles avec les excès de ce capitalisme et de ce système financier sans vergogne !  Non, rien de tout ça n’a changé bien au contraire et Nicolas Sarkosy s’est complu à s’acoquiner avec les plus riches de notre pays (Proglio, Lagardère, Bouygues, Pinault, Dassault, Bolloré,Arnaud, Bettencourt, de Rothschild, voilà ses vrais amis sans parler des banquiers et consorts) et pendant ce temps, il n’a fait que démonter ce que les gouvernements de l’après-guerre avaient construit de mieux et de meilleurs pour créer un Etat-providence que le monde entier nous enviait : santé, protection sociale, retraite à 60 ans, éducation, justice, etc.…. Si tout a commencé à se déliter en quelques décennies, Sarkosy n’a fait qu’amplifier le phénomène sur ces cinq années où il a régné en maître absolu mais paradoxe, il a, dans le même temps, creusé le déficit de la France comme aucun autre Président ne l’avait fait avant lui. Pour quel résultat pour les plus humbles des français ? Bien sûr, je suis conscient que dans le contexte actuel des mutations importantes sont et seront encore inévitables mais Nicolas Sarkosy a oublié que celles-ci devaient s’inscrire dans une meilleure répartition et distribution des richesses.  Ça c’est sûr, cet aspect-là des choses, il l’a complètement oublié, car les inégalités se sont creusées, le chômage a augmenté et les Restos du Cœur n’ont jamais autant œuvré pour des gens démunis de plus en plus nombreux ! Mais au-delà de sa politique, c’est surtout son attitude, sa posture, sa suffisance qui m’ont choquées et tapées sur les nerfs. En 2007, nous avons été de nombreux français à croire en ses promesses mais quelque part nous n’avions pas voté pour avoir un « super président » menant un politique en solitaire, qui plus est en faveur des plus riches, nous n’avions pas voté pour quelqu’un qui enverrait nos soldats se faire tuer en Afghanistan, nous n’avions pas voté pour quelqu’un qui n’a jamais accepté la contradiction même quand elle était formulée par des gens très censés de son propre camp, nous n’avions pas voté pour quelqu’un qui recevrait Kadhafi en grandes pompes, nous n’avions pas voté pour quelqu’un qui resterait aveugle au danger que représente le nucléaire, etc…. Non, nous avions voté pour quelqu’un qui avait promis qu’il ne toucherait pas aux retraites sauf à celles bien trop avantageuses de certains fonctionnaires et autres professions largement privilégiées, nous avions voté pour quelqu’un qui avait promis une sauvegarde et même une progression du pouvoir d’achat, nous avions voté pour quelqu’un qui devait lutter contre l’hégémonie des grandes surfaces, nous avions voté pour quelqu’un qui devait démanteler les paradis fiscaux, nous avions voté pour quelqu’un qui devait améliorer la sécurité et la justice des français, nous avions voté pour quelqu’un qui devait lutter contre les injustices et les inégalités, nous avions voté pour quelqu’un qui promettait de se battre contre la délocalisation de nos emplois, nous avions voté pour quelqu’un qui se faisait fort de conserver nos emplois industriels, nous avions voté pour quelqu’un qui avait promis de trouver des solutions pour nos vieux dépendants….etc…. Non, c’est sûr, nous n’avions pas voté pour que Sarkosy nous traite comme des « pauv’cons »….

Mais attention, à y regarder de plus près, nous ne sommes pas si nombreux que ça à penser  ainsi ! Rien n’est encore joué et à l’heure où je publie cet article, Nicolas Sarkosy est à 27% dans les sondages c'est-à-dire à quatre petits points de son résultat du premier tour de 2007 où 31,18 % des électeurs avaient voté pour lui. Alors attention, ne faites pas les cons comme j’ai pu le faire moi-même il y a bientôt cinq ans…ce en quoi, il serait en droit de nous traiter encore une de fois de « pauv’cons » et là, il aurait cette fois toute la légitimité pour le faire…

Dans la bouche de Sarkosy, il y a une phrase qui revient souvent presque comme une leitmotiv : « les français ont des droits mais ils ont aussi des devoirs ! »

Alors, c’est vrai, j’ai eu le droit d’être un « pauv’con » une fois mais désormais j’ai le devoir de ne pas l’être une seconde fois…..

 

(*) Selon certaines sources, cet homme que Sarkosy aurait traité de « pauv’con » serait le musicien Michel Farinet. Lui continue de s’en défendre. D’autres, on tentait de prendre la place de cet homme énigmatique pour faire de l’argent comme un certain Fernand Buron qui serait un personnage virtuel monté de toutes pièces par un éditeur pour faire le buzz sur Internet et vendre son bouquin.

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La Carrière de talc de Caillau (1.645 m) depuis le col de Jau (1.506 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 4 musiques jouées à l'harmonica qui sont successivement : "Michèle" par Robert Jassen, puis "A Star Is Born Theme", "Emmanuelle 2' et "Ben" par The London Starlight Orchestra.
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Je ne compte plus le nombre de fois où dans ce blog, j’ai évoqué la carrière de talc de Caillau et pourtant, en y regardant de plus près, je me suis aperçu que jamais je ne vous l’avais faite découvrir, ni dans un article, ni dans aucune de mes photos. Alors, avec cette petite balade à partir du Col de Jau (1.506 m), je répare cette lacune mais je l’avoue c’est un peu le hasard qui l’a voulu ainsi. En effet, en ce jour de janvier superbement ensoleillé, Dany et moi, nous étions partis avec l’idée première de faire l’ascension du « Pic Dourmidou en raquettes » mais si le soleil était très présent ce jour-là, sans doute l’avait-il été suffisamment les jours précédents pour qu’il n’y ait plus aucune trace de neige ni au sommet et encore moins sur ses flancs. En effet, quand nous arrivâmes au Col de Jau, notre objectif du jour ressemblait plus au pic débonnaire et pelé qu’on a l’habitude de voir en plein été qu’à cette grosse coupole blanchâtre où nous étions déjà venus faire des raquettes lors d’hivers précédents et qu’on est en droit d’attendre un 22 janvier ! Il faut reconnaître que voir le sommet de Dourmidou avec ses 1.843 mètres d’altitude ainsi que ses flancs sans la moindre plaque de neige est assez rarissime en cette saison pour être signalé. Depuis Perpignan, le déplacement jusqu’au Col de Jau étant conséquent et l’heure étant déjà bien avancée, il était donc important de prendre une décision rapide quand au choix à retenir : soit nous grimpions au Dourmidou sans raquettes, excursion qui ne semblait pas avoir la faveur de Dany soit nous options pour une autre solution. C’est ainsi qu’a germé le projet d’aller balader jusqu’à la carrière de talc de Caillau. Cette idée de découverte étant aussitôt entérinée, nous avons harnaché nos sacs à dos et avons pris immédiatement la piste forestière qui file en direction du refuge. Connaissant le parcours et la faible distance à parcourir, je savais que nous pourrions flâner plus que de raison et c’est donc avec un train de sénateur que nous partîmes à la découverte de l’ancienne carrière. Cette agréable flânerie à travers la superbe forêt de Lapazeuil fut, il est vrai, encore très ralentie par les nombreuses et importantes plaques de glace qui recouvraient la piste dans les endroits les plus ombragés. Plus nous avancions vers le refuge et plus les parties gelées et parfois même enneigées se faisaient plus courantes et pénibles d’autant que nous n’avions pas de crampons à glace sous nos chaussures et que nous avions cru bon de laisser nos raquettes dans le coffre de la voiture. Sur ce terrain extrêmement glissant, il nous fallut trois quarts d’heures pour atteindre le refuge dont je gardais personnellement un excellent souvenir pour y avoir séjourné en 2007 lors de mon inoubliable Tour en solitaire du Coronat. Je garde encore en mémoire et je dirais presque en bouche, les succulentes lasagnes qu’Armelle nous avait confectionnées ce soir-là et je me souviens en souriant avoir peu dormi à cause des ronflements assourdissants de mes compagnons de chambrée. Mais revenons à notre balade pour dire que la suite de notre marche en forêt ne fut guère meilleure même s’il est vrai que le tronçon qui surplombe la magnifique Jasse de Caillau est un peu plus ensoleillé. Plus nous montions vers la carrière et plus les petits névés de glace ou de neige étaient plus nombreux et plus épais. Aussi, avant de quitter la piste et de partir à la découverte de la carrière, nous avons profité d’un coin magnifiquement ensoleillé pour pique-niquer. Quand le casse-croûte fut avalé et l’heure de la visite de la carrière de talc arrivée, Dany trouva que le sentier qui y mène était bien trop verglacé et donc dangereux pour poursuivre. Nous avons bien tenté d’y accéder par les hauteurs en poursuivant la piste mais la carrière est inaccessible car elle a été complètement grillagée par mesures de sécurité. Laissant Dany au soleil, je partis donc tout seul à la découverte de la vieille carrière en longeant le petit ruisseau qui semble y prendre sa source en hiver. Ce ru parait finir sa course un peu plus bas dans la rivière de la Castellane. J’ai donc tenté l’aventure en suivant le filet d’eau dont les berges étaient de vraies patinoires et j’ai fini par atteindre l’ancienne mine d’extraction à ciel ouvert qui en cette saison, ressemblait à un véritable petit glacier. En voyant ce modeste cirque terreux jonché de rochers, de pierres, de bois et de glace, je ne pus m’empêcher de penser à un sérac en miniature tels qu’on peut en voir au pied de certains grands glaciers alpins. Devant ce décor âpre et difficile, on comprend mieux pourquoi, l’exploitation n’était possible qu’à partir des premiers beaux jours. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer dans ce blog, la carrière de talc de Caillau a toujours été étroitement liée avec le Domaine de Cobazet (*), situé un peu plus bas. Ici la société Chefdebien a commencé à extraire de la stéatite en 1885 mais il semble que le filon était déjà parfaitement connu et exploité bien antérieurement. La stéatite est une roche tendre composée presque essentiellement de talc, talc qui une fois mélangé à du sulfate de cuivre donne de la sulfostéatite cuprique. Cette poudre fabriquait dans l’usine Gibraltar de Prades était plus connue sous le nom de « Bouillie catalane » ou « Poudre Chefdebien ». Autant dire qu’à la fin du 19eme siècle, cette poudre tombait à pic, car en 1879, le mildiou de la vigne venait juste d’être identifié pour la première fois dans le vignoble bordelais. Cette poudre eut donc ses grandes heures de gloire car elle était censée lutter très efficacement contre le mildiou de la vigne et autres maladies cryptogamiques en général. Toutes ces informations, je les ai recueillies sur Internet dans la très intéressante Histoire de Mosset. Cette Histoire nous apprend que le talc aurait été exploité jusqu’à l’année 1972 et l’ensemble des activités de l’usine s’arrêta définitivement en 1975. Au cours de toutes ces années d’extraction, le transport du talc a été effectué de diverses manières vers des lieux de cette belle montagne qui sont devenus aujourd’hui des objectifs de balades. J’ai déjà eu l’occasion d’en décrire quelques-uns dans mon blog. Outre Caillau où se trouvent la carrière et l’ancienne maison des mineurs, aujourd’hui transformée en refuge pour randonneurs, le nom de ces lieux déjà décrits sont Canrec, Cobazet, Estardé et les cols de Tour ou de las Bigues. En effet, depuis la carrière, le talc traversait le superbe forêt de Canrec puis via le col de Tour partait jusqu’au lieu-dit Cobazet où se trouve la métairie. Ensuite via le col de Las Bigues, le talc filait jusqu’à Estardé où se trouvait une gare de transit. Depuis Estardé, le talc était ensuite acheminé vers Campôme à l’aide de bennes suspendues à des câbles. A Campôme, des charrettes tirées par des chevaux amenaient le talc jusqu’à la fabrique de poudres de Prades. Tous les moyens de transports ont été bons, mules, chevaux, bœufs, hommes, charrettes, mais très rapidement, un petit train tracté par une locomotive Decauville fit le trajet entre Cobazet et Estardé, puis la ligne fut mise en service jusqu’à la carrière. Au fil des années, le Baron de Chefdebien puis ses successeurs tentèrent de moderniser les infrastructures pour gagner du temps et transporter plus de minerais et ainsi d’autres moyens de transports plus récents et plus rapides furent mis en service. A Cobazet, on éleva de grands pylônes et par des systèmes de bennes suspendues à des câbles, le talc était descendu beaucoup plus rapidement vers la vallée de la Castellane au lieu-dit la Farga de Dalt (la Forge Haute). Là, le talc était réceptionné et des camions l’amenaient à l’usine de Prades. C’est ainsi que très rapidement la Gare d’Estardé ne servit plus à rien, tomba en désuétude et très rapidement en ruines. Quand on vient à la carrière de Caillau et dans ces lieux en général, il faut avoir une tendre pensée pour tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont travaillé dur et qui ont vécu cette difficile aventure de l’exploitation du talc. Il y eut une main d’œuvre très diverse (mineurs, cheminots, jeunes volontaires, prisonniers de guerre, immigrés,etc…)  et si vous avez envie d’en savoir plus, je vous recommande vivement la lecture des excellents récits de Monsieur Jean Llaury et de certains de ces collègues que vous trouverez dans plusieurs numéros du Journal de Mosset- JDM (Histoire de Mosset). Si comme moi et sans être un vrai spécialiste de la minéralogie, vous aimez bien garder quelques  "souvenirs" de vos balades, ici à la carrière de Caillau, vous pourrez, outre la stéatite, trouver quelques minéraux intéressants. Après la découverte de la carrière que je vous conseille d’approcher à une autre saison que celle que j’avais presque involontairement choisie, il suffit de reprendre le même chemin jusqu’au col de Jau. Selon mon GPS, cet aller-retour fait moins de 10 kilomètres pour un modeste dénivelé de 120 mètres. Si malgré mes conseils, vous devez y aller en hiver, comme ce fut le cas pour nous, pensez à vous munir de crampons à glace et éventuellement de raquettes si la neige est abondante. Monsieur Llaury et ses collègues proposent une autre balade en boucle pour se rendre à la carrière de Caillau et ils semblent d’ailleurs conseiller le printemps comme meilleure saison, car selon eux une magnifique flore très variée y est présente dans l’amphithéâtre même de la mine à ciel ouvert. Alors patientez encore un peu, le printemps arrive  ! Carte IGN 2249 ET Font-Romeu et 2248 ET Axat-Quérigut Top 25.

(*) Si l'histoire du Domaine de Cobazet vous intéresse, cliquez ici.

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Le Puig Sant-Cristau (1.015 m) depuis Saint-Jean d'Albère (545 m)

Publié le par gibirando


 
Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons interprétées par Alain Bashung. Elles ont pour titre : "Les Mots Bleus" de Christophe avec Armand Amar, "Madame Rêve", "Vertige de l'Amour" et "Osez Joséphine".
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Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Avec les Pyrénées-Orientales, ce qu’il y a de bien, c’est que quelque soit la région vers laquelle on se tourne, il y a presque toujours des collines ou des montagnes à gravir. Alors quand on est randonneur et qu’on habite la plaine de ce beau département, on a cette chance inouïe de n’être qu’à quelques kilomètres de magnifiques régions montagneuses que sont le Vallespir, le Conflent, les Aspres, les Fenouillèdes, les Corbières sans oublier bien sûr le Capcir et la Cerdagne qui constituent les prémices de la longue chaîne pyrénéenne. Mais géographiquement, la plus proche et la plus orientale des montagnes pyrénéennes c’est le Massif des Albères dont les premiers vrais contreforts démarrent du côté du Cap Cerbère et du Cap Creus au fond d’abyssaux canyons. Alors, les crêtes des Albères, où je vous amène marcher aujourd’hui, présentent cette particularité de laisser entrevoir des panoramas à couper le souffle tant vers la Grande Bleue que vers les Pyrénées et ça, il faut le reconnaître, peu d’autres régions offrent l’opportunité de tels regards à la fois si proches sur la mer et sur la montagne. Le Puig Sant-Cristau ou Pic Saint-Christophe (1.015 m) que nous allons gravir à partir de Saint-Jean d’Albère, mais qui est également accessible depuis Montesquieu-des-Albères ou Villelongue-dels-Monts, permet de telles vues même s’il est vrai qu’une partie d’entre-elles sur la Méditerranée est obstruée par le Pic Néoulous tout proche qui, avec ses 1.256 m constitue le point culminant du massif. Mais n’ayez aucune crainte, la mer vous la verrez quand même et si en plus le temps est très beau et clair, c’est une immense partie de la fantastique cambrure du Golfe du Lion que vous apercevrez au bout de la Plaine du Roussillon qui démarre ici, aux pieds même des Albères. Pour cela, il faut d’abord laisser sa voiture à L'Albère, minuscule hameau blotti au milieu des chênes lièges où l'église Saint-Jean est le monument essentiel. Là, on commence par emprunter la D.71 vers l’ouest sur 400 à  500 mètres environ. On ignore le panneau Coll Sant-Joan mais on ne doit pas louper celui indiquant le Col de Llinas à 1h20 de marche. C’est un très mauvais sentier, caillouteux plus qu’il ne faut qui démarre et monte rudement en se faufilant au milieu d’une végétation typique du piémont méditerranéen où les taillis de chênes verts prédominent. Mais si vous vous intéressez à la flore et que vous prêtez attention, vous constaterez qu’une variété extraordinaire d’arbustes et de plantes prolifère dans cette luxuriante végétation : arbousiers, buis, cistes, romarins, genêts, ajoncs, bruyères, euphorbes, fougères, sauges, ronces, menthe, fragon, aspérules, genévriers, hellébores, etc.… mais aussi quelques arbres plus élevés comme le bouleau blanc, le chêne-liège ou pubescent.  Le sentier, lui, balisé en jaune mais originalement enrichi parfois de quelques cailloux suspendus au bout d’une cordelette, s’est bougrement amélioré et finit pas atteindre le superbe dolmen de Na Cristiana, plus communément appelé ici Balma de Na Cristiana. De cette sépulture, les spécialistes prétendent qu’elle serait, avec son immense table de gneiss reposant sur sept autres dalles plantées dans le sol, un des plus beaux dolmens du département. Après quelques photos sous toutes les coutures de ce superbe monument mégalithique, on poursuit le sentier qui, brusquement s’entrouvre sur un magnifique Canigou enneigé et une Espagne bleutée, mais aussi,  sur le Perthus et son fort de Bellegarde, le Massif des Salines tout proche, les Aspres et une immense portion du Vallespir. On finit par atteindre un abri pastoral en surplomb de la forêt où plus aucun arbre ne vient contrarier la vision de ces merveilleux panoramas. De manière surprenante, le sentier redescend quelques temps mais c’est d’abord pour filer en balcon et mieux remonter vers le col de Llinas qui l’on aperçoit entre deux promontoires rocheux. Le col est vite atteint et depuis cette vaste esplanade herbeuse le regard bascule sur l’immensité de la mer Méditerranée où l’horizon se perd dans un bleu infini. A nos pieds, c’est le Roussillon qui déroule sa vaste plaine que seules les Corbières arrêtent au loin, vers le nord. Avant de repartir, on remarque une borne marquant le col et surtout un mur agrémenté de deux cavités que l’on pourrait prendre pour des fours. En réalité, il s’agit de soutes à munitions qui datent de la guerre franco-espagnole de 1793 à 1795 que l’on connaît ici sous le nom de guerre du Roussillon ou des Pyrénées et plus généralement de guerre de la Convention car elle oppose le Royaume d’Espagne commandé par le général Antonio Ricardos à le France révolutionnaire de la Convention Nationale. Les Espagnols, eux, l’appelèrent la « Guerra Gran ». En réalité, cette guerre ou plutôt ces guerres mirent aux prises un grand nombre de nations car même si elle fut entamée en avril 1792 par les révolutionnaires français qui voulaient exporter leurs idées vers d’autres pays, nombreux furent les royaumes et duchés européens qui virent d’un mauvais œil les profonds bouleversements que la Révolution Française de 1789 avaient engendré. Tous les pays n’entrèrent pas en même temps dans le conflit mais néanmoins, cette alliance composait des royaumes d’Espagne, de Sardaigne et des Deux-Siciles, du Portugal, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, de Prusse et de l’archiduché d’Autriche, on l’appela la Première Coalition. Ici, à ce col de Llinas situé au pied du Puig Sant-Cristau, vous êtes sans doute peu nombreux à imaginer qu’il s’agit d’un haut-lieu stratégique de ce qu’on a appelé improprement la deuxième bataille du Boulou et dont la France est sortie définitivement vainqueur. En effet, en avril 1794, le général Dugommier est convaincu que pour battre les Espagnols, il faut encercler leur quartier général du Boulou. Pour cela, une seule stratégie, s’emparer du Puig Sant-Cristau pour redescendre sur l’autre versant des Albères. Les Espagnols cantonnés au Boulou n’imaginent pas cette stratégie mais vont néanmoins avancer et se battre farouchement à Montesquieu-des-Albères et c’est là, que le plus fort de la bataille aura lieu le 30 avril et le 1er mai. Les Espagnols sont repoussés et vaincus, mais comme ils ont délaissé le Puig Sant-Cristau, Dugommier envoie le général Pérignon s’en emparer, le but de cette manœuvre étant d’acheminer de nombreuses pièces d’artillerie et de nombreux bataillons puis de redescendre de l’autre côté de la vallée, du côté du Perthus et des Cluses, pour prendre à revers et encercler les forces militaires espagnoles cantonnées au Boulou. L’autre objectif, bloquer toute tentative de retraite et couper les liaisons avec la garnison du Fort de Bellegarde situé au dessus du Perthus. Aidé par le général Augereau qui va s’occuper de l’autre flanc du côté des Aspres et de Céret, le plan ainsi élaboré va fonctionner à merveilles et sera un vrai succès car les Espagnols seront mis en déroute. Le Fort de Bellegarde que l’on aperçoit depuis ces crêtes, lui, ne sera repris qu’en septembre après quatre jours de siège. Cette victoire scella définitivement le sort des Espagnols offrant ainsi une victoire éclatante aux forces révolutionnaires. La guerre entre les deux pays se termina par le Traité de Bâle de 1795 qui vit la soumission de l’Espagne mais également de la Prusse. Seuls le Portugal, la Grande-Bretagne et l‘Autriche restèrent en guerre contre la France. Voilà pour l’Histoire avec un grand « H » de ce lieu qui a vu des milliers d’hommes des deux camps y laisser très courageusement leurs vies pour, il faut le dire, un piètre résultat si ce n’est celui de préserver les mêmes frontières que celles du Traité des Pyrénées de 1659. Pour la petite histoire, celle de cette jolie randonnée, j’ai délaissé le petit sentier qui monte rudement vers le col de la Branca et j’ai préféré emprunter la piste bien plus « cool » qui monte en zigzaguant jusqu’à ce même col et se poursuit jusqu’au pied du Puig Sant-Cristau. En montant, vous remarquerez deux autres soutes à munitions et sur la crête et au pied du pic, un vaste terre-plein herbeux construit sur un très haut soubassement de pierres sèches. Cette plate-forme présente l’avantage de vues sur les deux versants et a sans doute servi à installer les nombreuses pièces d’artillerie que les hommes du général Pérignon avaient eu la force et l’audace de monter jusqu’ici. Le sommet du pic Saint-Christophe est occupé par une chapelle rustique, par les ruines d’un vieux « castell » dont les premiers textes en mentionnent la présence au XIeme siècle et d’autres ruines dont on dit qu’elles seraient celles d’une ancienne tour à signaux. On profite largement du panorama à 360° pour effectuer une pause ou mieux, avaler un pique-nique bien mérité. Après cette découverte du pic avec vues sur des paysages époustouflants, on poursuit notre boucle en suivant le balisage jaune qui descend en dessous de la chapelle et file côté est sur des crêtes rocheuses souvent déchiquetées. La suite est d’une grande simplicité dans la mesure où on ne perdra pas le fil du balisage. Au col de la Font, on peut écourter cette balade en empruntant un sentier qui descend à Saint-Jean en 40 minutes. Moi, j’ai poursuivi tout droit car mon intention était d’atteindre également le sommet du Puig d’Orella ou Pic d’Aureille (1.031 m), histoire de rallonger quelque peu cette courte mais sportive randonnée et de crapahuter une peu sous les hêtres et les pins Laricio de cette splendide forêt domaniale des Albères. J’ai longé la crête par les cols de Baladre et de Sant-Joan pour finalement atteindre le sommet juste avant qu’un groupe de randonneurs n'envahisse ce joli belvédère. Le temps d’engloutir un autre sandwich en observant de nouveaux panoramas dont quelques uns superbes sur Saint-Jean d’Albère et sur le Néoulous enneigé et me voilà parti sur un agréable sentier qui descend vers le Roc del Grévol. Etroite, la sente se faufile au milieu de fougères presque aussi hautes que les petits arbres d’une jeune sapinière où j’entends caqueter des coqs de bruyère sans avoir pour autant le chance de les apercevoir. Au roc, on retrouve une piste forestière, qui par la gauche, nous ramène sans soucis au col Sant-Joan où un petit sentier mal débroussaillé au début descend vers Saint-Jean d’Albère. Attention, dans cette descente balisée en jaune, n’allez pas trop vite, à la fois car elle est par endroits un peu laborieuse mais aussi pour ne pas perdre de vue les marques de peinture jaunes pas toujours évidentes à repérer. Le sentier débouche à l’ouest du village sur la D.71 qu’il faut emprunter sur 600 mètres environ pour retrouver sa voiture. Cette randonnée telle que décrite ici est longue de 14 kilomètres pour un dénivelé de 500 mètres environ. En raison des sentiers parfois très caillouteux et difficiles, il est fortement recommandé d’y venir randonner avec de bonnes chaussures de marche bien crantées. Carte IGN 2549 OT Banyuls Top 25.

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Le Site du Barrage de Malpasset à Fréjus

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté d'une musique de Jon & Vangelis intitulée "Garden Of Senses"


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Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran
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Avec le site du barrage de Malpasset, comme le chante Charles Aznavour, je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En 1959, quand cette tragédie est survenue, j’avais tout juste 10 ans. Ma mère, je me souviens très bien, après avoir entendue l’information dans le poste de radio était horrifiée de l’ampleur du désastre et s’inquiétait aussi de certains membres de sa famille qui habitaient Fréjus. A l’époque, pour se tenir informés, mes parents n’avaient que « la Marseillaise », c'est-à-dire le quotidien régional et le poste de radio car nous n’avions ni téléphone, ni télévision et cette anxiété avait duré des jours et des jours. Puis, mes parents avaient été rassurés par une tante mais ils en parlèrent encore pendant très longtemps et même si c’est vrai qu’à cet âge-là, avec l’insouciance qui me caractérisait, j’avais d’autres pôles d’intérêts que de me morfondre sur l’actualité aussi sombre fusse-t-elle, j’ai toujours entendu mes parents évoquer la catastrophe de Malpasset comme la pire jamais survenue. Bien sûr, une fois adulte, j’ai fini par assimiler qu’un barrage c’était rompu à Fréjus faisant de nombreuses victimes mais quand le 1er janvier dernier, je suis allé visiter le site pour la première fois, je n’en savais guère plus, alors j’ai tenté de me remémorer ce que j’avais retenu de mes 10 ans. A vrai dire pas grand-chose or mis le fait que quelque chose s’était « mal passé » et pourtant un souvenir très vivace semblait gravé dans ma mémoire. Alors, je suppose que mes parents parlèrent si souvent de Malpasset quand j’ai été plus « grandet »  que  j’ai fini par en savoir presque autant que si j’avais lu de nombreux articles ou vu plusieurs reportages à la télé.  C’est en tous cas avec ces quelques souvenirs d’enfance et de jeunesse que j’ai effectué cette courte balade qui, il faut l’avouer, c’est peu à peu transformé en un espèce de pèlerinage tant les vestiges de cette catastrophe demeurent impressionnants tout au long du parcours. Quand on voit ces blocs de plusieurs milliers de tonnes qui ont été roulés sur plus d’un kilomètre de distance comme de simples fétus de paille, comment ne penser à ces 423 victimes qui ont du croire que la fin du monde était arrivée. Sans doute, ont-ils pensé que le ciel leur tombait sur la tête car les 50 millions de mètres cube d’eau ont crée une vague de 40 mètres de hauteur qui a plus de 70 km/h a déferlé dans le vallon du Reyran, ravageant tout sur son passage et mettant seulement 20mn pour atteindre Fréjus et la mer. Pour se rendre au site de Malpasset depuis Fréjus, il faut emprunter la D.37 jusqu’à son terme. De toute manière, vous n’irez pas plus loin, la route D.37 ayant été emportée par le Reyran, cette rivière ou plutôt ce torrent qui ne coule qu’en hiver et encore de manière capricieuse mais parfois excessivement violente. Ce torrent est bien sûr à l’origine de cette abominable catastrophe même s’il n’en est pas la cause directe puisque selon les spécialistes, c’est la roche bien trop friable sur laquelle reposait le barrage qui serait la seule coupable. On laisse la voiture sur un parking, on longe le Reyran sur sa droite, on le traverse par un gué improvisé car certains passages à gué en béton ont été emportés eux aussi, puis on passe sous le pont de l’autoroute. La suite est d’une simplicité absolue car il suffit de suivre d’abord les pancartes indicatives puis les marques jaunes du balisage qui mènent au barrage anéanti. Bon, autant le dire, ce n’est pas et de très loin, la plus belle des balades car ce lit du ruisseau, le plus souvent très à sec, dans lequel on déambule garde les traces inaltérables de  la tragédie. Magmas de blocs de béton et de roches, ferrailles tordues, petites mares d’eau inertes et grèves de caillasses ponctuent l’itinéraire. Ici, seuls les proches alentours forestiers et quelques arbres qui ont réussi à repousser dans le lit et quelques berges sableuses laissent à penser qu’il y avait jadis un vallon plutôt fertile. Il faut un peu moins de trois quarts d’heures pour atteindre le barrage tristement célèbre. Il faut bien sûr, un peu plus du double pour un aller-retour car bien évidemment, on est tellement subjugué par cet immense édifice de béton ruinée qu’on y passe un peu de temps car on a envie de le découvrir sous tous ses aspects pour tenter de mieux comprendre ce qui s’est passé. Mais bon, or mis de très succincts panneaux explicatifs, ce n’est pas sur le terrain que vous en apprendrez beaucoup plus et le mieux, c’est de faire comme moi et d’aller visiter certains sites sur Internet. Il y en a pour tous les goûts, du très technique jusqu’au plus simple pédagogiquement parlant. Je vous conseille par exemple le site Wikipédia qui lui est consacré et qui est vraiment pas mal mais il y en bien d’autres. Au fait, en compulsant certains sites, j’ai appris que le nom de Malpasset venait bien de ce lieu « mal placé » où tout se « passait mal » car le légendaire brigand Gaspard de Besse, espèce de Robin des Bois provençal y détroussait les diligences.  Alors, faut-il pour autant voir dans ce nom de Malpasset, le signe d’un mauvais présage : un barrage « mal placé » où tout s’est  « mal passé » ? Carte IGN 3544ET Fréjus-St-Raphael Top 25.
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Une Justice bien trop laxiste.

Publié le par gibirando


Au mois de novembre dernier, j’avais mis en avant dans mon Journal Mensuel, le cas de Joël Censier, ce père de famille dont le fils avait été sauvagement assassiné par une dizaine de voyous. Je vous rappelle brièvement cette affaire : Jérémy Censier, dont le seul tort était d’être le fils d’un policier, a été assassiné par une dizaine de jeunes, qui malgré une culpabilité évidente, ont tous été très rapidement remis en liberté pour un soi-disant vice de forme. Le but de cet article avait été à travers le Pacte 2012 pour la Justice, de faire connaître au plus nombre de français, le cas de cette intolérable injustice qui protége et donne plus volontiers de l'importance aux meurtriers qu'aux victimes.

Récemment, une autre injustice tout aussi incroyable est venue jusqu’à mes oreilles car de nombreux médias (Paris-Match, le Parisien et bien d’autres) s’en sont fait l’écho. Cette injustice, c’est celle de la remise en liberté de Yalda Arbabzadeh plus communément appelée Emma ou bien encore plus connue sous le nom de « l’Appât » dans l’affaire que l’on a appelée le « Gang des Barbares ». Voilà une jeune fille qui est déjà sortie de prison, on se demande bien pourquoi, alors qu’elle avait été condamnée en 2010 à 9 ans de réclusion pour une participation incontestablement essentielle dans cette affaire qui s’est terminée par l’horrible assassinat du jeune Ilan Halimi. A-t-elle été libérée pour « bonne conduite » ? Sans doute pas, quand on sait que quelques semaines après son emprisonnement, elle offrait déjà ses faveurs intimes au Directeur de la prison de Versailles où elle venait d’être incarcérée.  

Alors encore une fois, l’Institut pour la Justice vient de relayer cette information et comme j’avoue que j’en ai un peu marre de ces injustices et de ces disfonctionnements à répétition, j’ai décidé d’adhérer à cette association car je pense, comme eux, que c’est la seule manière de se faire entendre de nos décideurs pour changer les choses :

Voilà ci-dessous, en détail ce qu’écrit l’Institut pour la Justice au sujet du cas d’Emma de cet innommable Gang des Barbares. N’oubliez pas à la fin de la lecture, de regarder la vidéo et le cas échéant de signer la pétition et de donner votre obole : 


Madame, Monsieur,

La presse a révélé la semaine dernière que la criminelle qui fut la principale participante à l'enlèvement du jeune Ilan Halimi, et qui fut condamnée en 2010 à neuf ans de prison, a été relâchée par la Justice depuis une période indéterminée (certains parlent de plusieurs mois déjà).
Pour mémoire, Ilan Halimi fut mis à mort dans des conditions d'une violence à faire hurler les pierres par un groupe de jeunes de banlieue qui se nommaient eux-mêmes « le Gang des Barbares ». Ils supposaient que, parce que leur victime était juive, ils parviendraient à extorquer à ses parents d'énormes sommes d'argent.
Ils avaient torturé ce garçon pendant trois semaines, attaché nu sur une chaise dans une cave, un sac sur la tête. Ils avaient harcelé les parents de messages sur leur téléphone portable en leur expliquant ce qu'ils faisaient à leur fils, et en les insultant, et en leur envoyant même des photos.
Tout ceci avait été soigneusement établi au cours de l'enquête qui suivit l'assassinat d'Ilan. Bien entendu à l'époque, toute la presse et les autorités du pays avaient juré que les coupables seraient sévèrement punis.
Le pire cependant, se produisit durant le procès, où le chef du gang, Youssouf Fofana, continua à se moquer ouvertement des parents et des juges, à expliquer combien il était fier de ses actes. Il a même prononcé de très graves menaces à l'égard des jurés lors des audiences au tribunal.
Malgré donc l'absence de remords et l'atrocité du crime, la plupart des coupables sont aujourd'hui libres et la Justice a commencé à libérer ceux qui portent la plus lourde responsabilité.
Mais savez-vous ce qu'a expliqué l'avocate Maître Dominique Attias, hier, dans les colonnes du Parisien ? Elle a expliqué au sujet de cette criminelle donc, qui est déjà en liberté elle aussi :

Elle n'a eu aucun traitement de faveur. 

Elle a au contraire eu un régime de défaveur.

Elle est même allée au-delà de la date à laquelle elle pouvait prétendre une sortie. 

Oui, vous avez bien lu. Condamnée à neuf ans de prison en 2010, pour un crime commis en 2006, elle est déjà libre en janvier 2012 mais elle a été « victime » d'un régime de défaveur, et aurait pu (dû ?) sortir plus tôt encore. Et tenez-vous bien : cette avocate dit vrai. Selon les lois françaises actuelles, il est normal qu'un criminel fasse la moitié de sa peine.
Car tout notre système judiciaire est organisé pour éviter que les peines prononcées soient appliquées comme
elles le devraient :

-La « perpétuité » correspond à 20 ans de prison en moyenne

-Dès leur entrée en prison, les criminels bénéficient de « remises de peine automatiques » qui réduisent d'office leur peine de plusieurs mois par an.

-Les condamnés à deux ans de prison ferme sont quasiment assurés de ne pas passer une seule journée en détention depuis la loi pénitentiaire, dite « loi Lecerf ».

-Et il n'est pas rare qu'un criminel condamné à dix ans de prison sorte au bout de 4 ans !

Même en cas de mauvaise conduite en prison, il n'existe pas un seul détenu en France qui purge l'intégralité de sa peine !
De fait, la conduite de cette criminelle qui a participé à l'enlèvement d'Ilan Halimi fut loin d'être exemplaire : elle doit comparaître le 15 février au tribunal correctionnel pour recel durant son séjour en prison, où elle parvint à faire pénétrer illégalement dans sa cellule un téléphone portable qui lui permettait de continuer à communiquer avec ses amis.
Et savez-vous qui lui avait donné ce téléphone portable ? Le directeur de la prison, avec qui elle avait des relations sexuelles.

Mais pour la Justice, ce ne sont que des broutilles. Rien qui justifie de purger la peine à laquelle elle a été condamnée. L'urgence est de la remettre en liberté avant la fin de sa peine, et d'ailleurs « elle ne voudrait plus entendre parler de la justice », a expliqué son avocate.

Eh bien je vais vous dire ce que nous en pensons, à l'Institut pour la Justice :

Nous pensons que tout cela est invraisemblable.
Et nous pensons qu'une peine prononcée au nom du peuple français ne doit pas être systématiquement rabotée par un juge d'application des peines.
Nous n'appelons pas à la vengeance. Mais nous ne trouvons pas juste que des personnes qui ont commis de tels actes (c'est elle qui avait eu l'idée d'enlever un « juif », et elle a reconnu avoir choisi, seule, la victime) soient remis en liberté des années avant la fin de leur peine.
 Nous pensons qu'il en va de notre dignité la plus élémentaire de citoyens de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher notre système judiciaire de continuer à se moquer à ce point des familles des victimes et des citoyens innocents.

Si vous souhaitez vous aussi faire quelque chose, si vous n'avez pas encore participé à notre Référendum sur la Justice, regardez d'urgence cette vidéo.

Et surtout, surtout, faites circuler ce message partout autour de vous.

(http://petitions.institutpourlajustice.com/referendum/video.html).

Un grand merci,

Laurence Havel, Secrétaire générale

 

logo-ipj

Institut pour la Justice - 140 bis rue de Rennes 75006 Paris.

http://www.institutpourlajustice.com/ - http://www.publications-justice.fr/



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Le Sentier du littoral à Boulouris

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques de Terri Lyne Carrington extraites d'une composition intitulée "Fantasy Music, Fairy and Magic Music" 


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Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Ce petit sentier du littoral balisé en jaune démarre du Port de Santa Lucia à Saint-Raphaël, longe la station balnéaire de Boulouris et se termine à la plage de Dramont. Cette plage est devenue célèbre le 15 août 1944 quand les forces alliées y débarquèrent pour libérer de nombreuses villes du Midi de la France, pour ensuite rejoindre les forces du débarquement de Normandie et finalement bouter les Allemands hors de France.  C’est sur cette plage et quelques autres que commença cette opération que l’on a l’habitude d’appeler communément le Débarquement de Provence mais dont le nom de code fut Anvil Dragoon. Bien que mon article n’ait pas pour objectif de vous raconter l’Histoire de France, cette plage est un lieu qui se visite et qui bien évidemment peut représenter un épilogue intéressant à cette petite excursion. D’ailleurs, ce parcours n’est pas à proprement parlé une vraie randonnée mais plutôt une balade qui peut être raccourcie au gré des désirs de chacun et se transformer même en une simple promenade dominicale praticable en toutes saisons. Bien sûr, il ne me paraît pas inutile de rappeler que "praticable en toutes saisons" ne veut pas dire imprudences et que ce sentier du littoral comme tous les autres sentiers en façades maritimes nécessitent que l’on prenne garde aux violents coups de mer qui malheureusement font, chaque année, quelques victimes sur notre superbe littoral français. Personnellement, j’ai parcouru ce sentier deux fois et deux fois incomplètement. Une première fois en mai 2009, en solitaire et aux prémices d’une magnifique journée de printemps puis en famille lors d’un week-end de fin décembre 2011.  Alors autant dire que si le sentier que j’ai emprunté était le même, les décors, eux, avaient complètement changé entre ces deux sorties très espacées dans le temps et les saisons. Car ici, les paysages se métamorphosent souvent mais en raison de la puissance des couleurs, comment pourrait-il en être autrement ? Sur ce sentier du littoral, plutôt escarpé par endroits, où rochers, baies, petites calanques, plages de sables fins, villas et belles demeures aux splendides jardins, grèves de galets dorés, criques déchiquetées et anses aux eaux limpides  ne cessent de se relayer, tous ces coloris se côtoient et se mélangent pour créer des tableaux incroyablement beaux et changeants. Ici le Massif de l’Esterel plonge dans la mer et laisse affleurer ses dernières roches rouges de porphyres, ici se succèdent les bleus, les gris et les blancs du ciel et de la mer,  ici s’entremêlent les différents verts d’une foisonnante végétation, ici, selon l’heure du jour, le temps ou la saison, les panoramas se parent de fabuleuses teintes aux nuances insoupçonnables, ici les couchers de soleil incendient les horizons avec des rouges et des oranges incandescents, enfin et comme le disait si justement Charles Trenet, ici on y vient surtout pour voir danser la mer avec ses reflets changeants, le long de golfes clairs. Vous ne pourrez pas louper non plus, le superbe Temple de l’Amour (voir photo) construit au 18eme siècle et qui est ce qu’on appelle une « fabrique de jardin », construction dont la vocation est d’orné un jardin paysager. En 1944, les soldats qui sont venus nous libérer du joug nazi n’ont sans doute pas eu le temps d’observer toutes ces beautés alors pensons à eux car nombreux y ont laissé la vie pour que nous vivions en paix aujourd’hui. Grâce à eux, nous avons cette chance de pouvoir venir sur ce littoral uniquement pour notre bon plaisir alors peut être qu’en pensant à cela, vous serez plus enclin à terminer cette courte balade par une visite de la plage où le débarquement a eu lieu. Pour cela, après la terminaison du sentier, il vous suffira d’emprunter la Nationale 98 sur quelques centaines de mètres. Pour le reste, je ne vais pas vous faire l’affront de vous décrire cette balade qui est d’une grande simplicité car il suffit de longer le bord de mer en suivant le balisage jaune très présent et de revenir soit par un élémentaire aller-retour soit par la Nationale 98 si vous n’avez pas prévu de laisser un véhicule à chacune des extrémités.  Autres solutions, prendre le bus voire le train pour revenir au point de départ. Il y en a régulièrement. La distance à parcourir est inférieure à 10 km, le double bien évidemment pour un aller-retour ou pour un retour par la Nationale. Au plus chaud des saisons, pensez à prendre de l’eau en quantité suffisante. Carte IGN 3544ET Fréjus-St-Raphael Top 25.

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Le Pic des Tres Estelles (2.099 m) en 2 jours depuis le Pas de Grau (1.190 m)

Publié le par gibirando

Parmi mes randonnées sur plusieurs jours, vous avez peut-être lu ou simplement feuilleté celle que j'ai intitulé "Un cauchemar pour Trois Etoiles". Dans ce récit, j'y racontai l'histoire d'un égarement que Dany et moi avions vécu en mai 2004 en voulant accomplir sur deux jours, une très belle balade qui à partir du Pas de Grau et via Mantet devait nous amener jusqu'au Pic des Tres Estelles puis retour par une boucle  A cause de hautes congères de neige sur le versant nord de ce massif , nous avions fini par nous égarer et de ce fait, nous n'avions jamais terminé cette randonnée et ce sont deux gendarmes du Peloton de Haute Montagne d'Osséja qui étaient venus nous chercher au fond de l'insondable ravin de l'Orry. Pour vaincre ce signe indien et pour ne pas rester sur cet échec, cette splendide randonnée, nous l'avons refaite en mai 2006 et c'est celle-ci que je raconte cette fois. Cliquez sur le lien suivant pour y accéder :

Lien : le Pic des Tres Estelles en 2 jours


 

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