Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le 11 septembre 2001, le rêvé américain brisé....

Publié le par gibirando

11-septembre-2001

Je ne sais pas vous, mais moi, en ce mois de septembre 2011 en revoyant presque en boucle toutes ces effroyables images du 11 septembre 2001, j’avais l’impression de revoir un « mauvais film » catastrophe. Quand je dis « mauvais film », en réalité, c’est parce que je savais pertinemment que, dans ce cas précis, tout avait été vrai. C’est comme si je revoyais ce film qu’avait réalisé John Guillermin et Irwin Allen en 1974 et qui s’intitulait « la Tour Infernale », à ceci près, que dans ces tours en feu du World Trade Center, ce n’était pas les vies virtuelles d’acteurs de renom comme Paul Newman, Faye Dunaway, William Holden ou bien Fred Astaire qui étaient en jeu, mais celles de personnes comme vous et moi qui n’avaient pas d’autres choix que celui de se jeter dans le vide pour mourir dignement. Quand les tours s’effondraient sans cesse sur toutes les chaînes d’information comme pour montrer que ce jour-là le rêve américain s’était soudain brisé, elles ne tombaient pas sur le chef Steve McQueen et ses sapeurs-pompiers mais sur de vrais sauveteurs qui n’avaient eu comme seule posture, au péril de leur vie, que celle de monter dans les deux tours faire leur boulot avec une conscience professionnelle et une détermination sans faille. J’ai vu le film « la Tour Infernale » à plusieurs reprises et jamais je n’avais pleuré, mais là, en regardant tous ces reportages et ses images vieilles de 10 ans, j’ai eu souvent les larmes au bord des yeux de revoir tant de souffrances et d’injustices. Comme des millions de téléspectateurs, il me revenait à l’esprit d’avoir été désorienté et impuissant face à ces drames que j’avais vécus en direct devant mon écran cathodique. C’était vraiment à chialer ! Alors, comme j’avais de plus en plus de mal à revoir les images de cette tragédie, j’ai lâchement préféré arrêter de les regarder et j’ai délibérément zappé toutes celles de ce 11 septembre 2011 et notamment celles rendant hommage aux victimes et commémorant ce jour maudit de 2001.

J’ai toujours eu un mal fou à comprendre pourquoi quelques hommes, au prix même de leur propre vie, avaient eu ce jour-là, le désir de tuer un maximum d’innocents. Au nom de quoi, de qui, pourquoi, pour qui ? Non décidemment, je ne comprendrais jamais comment un acte d’une telle barbarie, comment une telle tuerie avait pu se produire.

Ce qui est triste dans tout ça, c’est que rien ne c’est vraiment amélioré depuis. La récession s’est poursuivie dans la plupart des pays occidentaux et la crise financière a fini par rendre encore plus pauvres et bien plus riches ceux qui l’étaient déjà. Cet écart de richesse a continué à se creuser mais le rêve américain est mort ce jour-là pour bon nombre de prétendants à un nouvel Eldorado.

Alors que le revendicateur et le vrai coupable des attentats terroristes était le réseau islamiste Al-Qaïda, les Américains ont pris pour cible Sadam Hussein et les Talibans. Pourquoi ? On peut se poser la question ! Mais c’est, je suppose, pour faire main basse sur le pétrole irakien et afghan. Les Américains ont fini par tuer Ben Laden, le cerveau des attentats terroristes du 11 septembre 2001 mais pendant des années, ils se sont trompés d’adversaires creusant ainsi leur déficit déjà gigantesque de quelques 1.400 milliards de dollars supplémentaires et laissant encore plusieurs milliers de leurs hommes mourir en Irak et en Afghanistan. On peut imaginer que si les Américains avaient fait preuve d’un peu de patience, ils auraient ainsi évité la mort de milliers d'autres innocents et le peuple irakien, comme de nombreux autres insurgés arabes, aurait sans doute fini par se révolter lui aussi et aurait chassé Saddam Hussein comme les peuples tunisiens, égyptiens et libyens ont respectivement chassé cette année, Ben Ali, Moubarak et Kadhafi. A l’heure où les GI se retirent d’Afghanistan et laissent les forces de l’Otan se débrouiller seules, les talibans eux se réorganisent déjà pour reprendre la main sur le pays du pavot. Malgré toutes ces révolutions des pays arabes, des milliers de musulmans, sans solution et sans avenir,  tentent de fuir leurs pays d’origine, non plus, pour aller vivre le rêve américain mais plus simplement le rêve tout court de jours meilleurs. Mais, il faut le dire, ils fuient surtout pour ne plus vivre dans le cauchemar. Un cauchemar qu’ils vivent depuis de trop longues années et que nous, occidentaux, on pense certainement à tort moins pire que celui de ce terrifiant 11 septembre 2001. Le seul bon point, c’est que depuis l’arrivée d’Obama, les Américains paraissent moins conquérants et impérialistes. Mais cela va-t-il durer ?

Il faut en tous cas l’espérer car si on peut considérer qu’avec le décès d’Oussama Ben Laden, le mouvement Al-Qaïda a perdu sa figure emblématique et a été décapité, on ne peut pas considérer que le réseau terroriste soit mort. Alors d’autres attentats, aussi violents que ceux de ce triste 11 septembre 2001 ne sont peut-être pas à exclure un jour ou l’autre….mais j’espère sincèrement que cela ne se reproduira pas. Je vais prier pour ça….

En ce mois de septembre 2011, cet article, c’est ma façon à moi de rendre hommage à toutes ces victimes de ces horribles attentats survenus il y a 10 ans déjà….mais aussi à toutes les victimes de toutes ces guerres inutiles...que des gouvernants entreprennent par soif de pouvoirs, par cupidité ou par simple haine de celui qui est différent...

Partager cet article
Repost0

Le Pic de Portepas (1.798 m) depuis Urbanya (856 m).

Publié le par gibirando

 
 Ce diaporama est agrémenté avec des musiques du DJ Michael Maretimo extraites de sa compilation intitulée "Spring Lounge 2019".
 pic-de-portepas
picportepasign
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Les habitués de mon blog, en lisant cet article consacré au Pic de Portepas, vont sans doute rouspéter et se dire « encore une randonnée au départ d’Urbanya ! ». Ils n’auront pas tort mais d’un autre côté, il faudra sans doute vous y faire car que voulez-vous, depuis dix mois, je passe l’essentiel de mon temps à restaurer et à rénover une petite maison que j’ai achetée dans ce merveilleux village et la façon la plus simple que j’ai trouvé pour m’évader de ce labeur pénible et qui, parfois, paraît sans fin, c’est de m’élever sur les hauteurs environnantes. C’est ainsi que l’an dernier, j’étais parti vers Estardé voir les ruines de l’ancienne gare de l’exploitation du talc de Caillau, puis au printemps dernier, j’étais monté voir le Pic Lloset et ses cerisiers en fleurs et cette fois-ci, j’ai jeté mon dévolu sur ce pic qui m’était également inconnu à savoir le Pic de Portepas (1.798 m). Franchement, autant vous le dire, je n’ai pas été déçu de cette longue vadrouille dans des paysages verdoyants à souhait, des décors sans cesse renouvelés et des vues admirables. Je pensais que Dany m’accompagnerait mais cette fois-ci ce n’est pas sa polyarthrite qui la faisait souffrir mais plus simplement ses orteils dont les ongles, depuis la dernière randonnée, avaient décidé d’émigrer sous d’autres cieux. Bon, d’un autre côté, je crois que ce jour-là, elle a pris autant de plaisir à ranger à sa guise sa petite maison de montagne que j’en ai pris moi-même à marcher au sein de cette merveilleuse forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya. Et si parfois, je peux avoir l’adjectif facile et grandiloquent, cette fois le terme de « merveilleux » n’est pas exagéré tant j’ai fait ce jour-là d’exceptionnelles découvertes. Je ne parle pas des incalculables et superbes fleurs qui m’ont accompagnées toutes la journée et qui ont contribuées une fois encore à alimenter mon herbier photographique, je n’évoque pas la multitude de papillons multicolores et d’insectes voltigeurs qui m’ont escortés tout au long du chemin, non, cette fois, la faune sauvage était réellement de sortie et c’est ainsi que j’ai eu l’occasion de voir un chevreuil, deux écureuils roux, quelques rapaces, un gros blaireau, un lézard vert et plusieurs gris qu’ici, on appelle, bien sûr, lézards catalans. Mais le clou du spectacle, ce sont quelques renards qui semblaient s’être donner le mot pour quitter de concert leurs terriers et surtout qui paraissaient n’avoir aucune crainte d’être photographié sous toutes les coutures. Ces goupils étaient à tel point dociles et de bonne composition que ce reportage, j’aurais presque pu l’intituler « Danse avec les renards » ou bien « l’homme qui parlait aux oreilles des renards » ou encore le « Roman de Renart », mais le titre était déjà pris. La randonnée, elle, au départ du parking du village, reprend le même itinéraire que celui qui nous avait amené aux pics LLoset et de la Moscatosa, c'est-à-dire qu’on passe devant la mairie, on poursuit tout droit le bitume, qui dans un virage à gauche se transforme ensuite en une piste qui passe devant un pylône puis devant une grande étable et rejoint beaucoup plus haut la piste DFCI C060 qui est en réalité le sentier du Tour du Coronat. Comme toujours, on respecte la propriété privée, on referme les clôtures derrière soi et on fait attention à celles parfois électrifiées. Cette fois-ci, on va poursuivre le sentier en direction du col del Torn (col de Tour) et juste avant d’y parvenir, c'est-à-dire à environ 200 mètres de celui-ci, on emprunte la piste DFCI C056 qui file à gauche. Ne vous trompez pas : ce n’est pas un premier large chemin herbeux qui, lui,  est un cul de sac, ni le troisième ou le quatrième qui, du col de Tour, vous entraînerez respectivement vers Canrec et au Refuge de Callau. Non, pour la boucle qui nous intéresse c’est bien la deuxième large piste qu’il faut prendre et on ne peut guère se tromper car outre le panonceau DFCI C056, on arrive rapidement devant une grande barrière métallique où quelques panneaux de recommandations nous précisent qu’on entre dans une zone pastorale. D’ailleurs, pour les étourdis qui n’auraient pas lu les écriteaux, un vaste enclos est immédiatement planté là, derrière la barrière, pour signaler qu’on entre dans un espace d’estives. On prend soin de refermer la barrière car guère plus loin, des dizaines de bovins ont déserté l’enclos et déambulent en liberté dans les prés à l’ombre de magnifiques sapins et ne semblent en aucun cas effrayés de la présence de deux ou trois renards qui rodent dans les parages. Peu après, à la Sola de la Pinosa de Portapàs, les pins à crochets et les sapins disparaissent pour un temps et laissent la place à de grandes fougères et surtout à d’innombrables petits genêts en fleurs colorant le chemin. De nombreux papillons et insectes butineurs ou sauteurs foisonnent dans ce secteur. A mon approche, quelques jolis lézards délaissent leurs pierres brûlantes et filent dans les fraîches fougères. Plus bas, un gros blaireau, un peu pataud, traverse une clairière mais détale en me voyant. Ici, les paysages se dévoilent essentiellement vers le sud et l’est : en direction du Canigou bien sûr, des flancs du Massif du Coronat mais aussi vers l’ample vallon d’Urbanya dont on ne distingue ni le village et encore moins le fond. Après la Sola, la partie ensoleillée, on entre à nouveau dans un sous-bois de conifères au Bac de la Pinosa. A partir de là, le chemin se rétrécie et se transforme en un sentier plus étroit. On coupe un ru bourbeux, le sentier semble vouloir descendre en forêt puis il remonte et finit par redescendre un peu avant de rencontrer le petit mais fougueux Correc de la Pinosa. On quitte ici le sentier pour suivre au jugé et par la droite la rive de cet étroit ruisseau. En réalité, si vous regardez la carte IGN, vous remarquerez que ce « correc » a été canalisé, ce qui explique certainement son débit important. De fait, le Correc de la Pinosa entr’aperçu un peu plus bas sur le sentier du Tour du Coronat au lieu-dit la Fajosa où il se jette dans la rivière Urbanya est commun avec le Canal d’Urbanya. Les abords du canal étant des prés parsemés de quelques bas genêts et genévriers, on longe le cours du ruisseau sur quelques mètres en zigzaguant aisément entre les buissons jusqu’au plus haut de la butte où là, toujours au jugé, on file à droite dans une prairie plantée de pins et sapins très clairsemés. Le pic de Portepas (1.798 m) est ce mamelon boisé qui apparaît droit devant tout en haut de la ligne de faîte. Autant le dire, ce pic n’est pas une fin en soi et son sommet boisé et aplati, qu’on a d’ailleurs du mal à identifier sans GPS, ne présente pas un intérêt particulier si ce n’est toutes ces prodigieuses vues et notamment celles qui apparaissent jusqu’à la mer au dessus du Pic del Torn (Pic de Tour) lors de son ascension. Les prairies verdoyantes du Portepas sont le paradis des bovins et tel Moïse revenant du Mont Sinaï, j’y ai même rencontré le Veau d’Or (le veau dort) mais le mien était bien réel et n’avait rien d’une idole vénérée. C’était un petit veau, tout blanc, qui dormait profondément tel un enfant, bien à l’écart des autres et qui semblait rêver d’une longue et belle existence identique à celle d’une vache à lait. Je suis passé près de lui en silence et je l’ai observé longuement. Il ronflait et seules ses oreilles bougeaient pour chasser quelques mouches. J’ai fait en sorte de ne pas le réveiller et j’avoue qu’il me sera difficile de manger à nouveau du veau après une telle vision de félicité ! Après les pâturages et à l’approche du sommet, j’ai cherché mon itinéraire dans le petit bois pour redescendre et atterrir au col de Planyas où j’ai retrouvé un large chemin longeant une clôture. Si le cœur vous en dit, au parking Planyas, vous pourrez emprunter un peu vers la gauche ce large chemin qui descend et offre de jolis panoramas sur de vastes pacages et vers le Massif du Madres, le Bac de Torrelles et le Pic de la Roquette. Sinon, pour poursuivre ma boucle, il suffit de redescendre vers la droite ce large chemin qui longe la clôture et vous ramène sans problème sur la piste DFCI C056, à une jonction pas très loin de l’enclos cité plus haut. Dans cette belle descente un peu sauvage, peut-être aurez-vous comme moi le bonheur de surprendre un chevreuil ou bien de contempler quelques sinistres rapaces qui tournoient dans le ciel. En tous cas, les renards étaient toujours dehors à chasser et à force de patience, j’ai réussi avec bonheur à en fixer un dans mon petit numérique. C’était sans contexte le moins craintif de tous puisqu’il se laissa approcher à moins de dix mètres et ce n’est qu’au bout d’une dizaine de minutes, lassé sans doute de jouer les stars devant mon appareil photo, qu’il finit par déguerpir dans les fourrés. C’est encore sous l’excitation de ce magnifique spectacle que j’ai  repris le chemin du retour vers le Col de Tour puis, pour refermer cette boucle, la direction du Col de les Bigues. Sur un large sentier bien débroussaillé cette fois, la descente vers Urbanya fut presque une formalité. A l’approche du village, deux perdreaux s’envolèrent des fougères et se laissèrent tomber un peu plus bas dans la blancheur des cistes en fleurs. Du haut de la colline, je voyais le village et je distinguais Dany pas plus grande qu’une fourmi. La fourmi avait fini son rangement et m’attendait sur la terrasse, allongée dans un relax à l’ombre d’un parasol. Après m’être évadé, après avoir rêvassé toute la journée, après m’être rempli la tête de belles images de cette nature exubérante dont je ne me lasse jamais, je revenais à la réalité de mes travaux à finir. Mais il faut le dire, à Urbanya, même la réalité est parfois aussi belle que la nature. Alors à bientôt peut-être pour une autre randonnée au départ d’Urbanya. La boucle présentée ici est longue d’environ 25 kilomètres pour un dénivelé de 950 mètres et 1.850 mètres de montées cumulées. Cartes IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de-Fenouillet – 2249 ET Font-Romeu – Capcir Top 25.

Enregistrer

Partager cet article
Repost0

Les petits doivent-ils toujours payer pour les gros ?

Publié le par gibirando


Le 23 juillet 2011, François Baroin, notre Ministre des Finances disait dans un entretien au Monde : « La hausse de 15 milliards d'euros de la dette de la France liée à l'aide à la Grèce ne provoquera pas d'austérité ». Le 10 août exactement, devant le risque de voir la France perdre sa « fameuse » note AAA des agences de notations financières, le président Sarkosy écourtait ses vacances. Faut-il y voir une relation de cause à effet ? Sans doute ! En tous cas, notre ministre des Finances ne nous a pas dit la vérité le 23 juillet et l’avenir se fait sombre et la cure d’austérité s’annonce certaine et tous les ministres sont priés de trouver des solutions pour faire des économies et surtout réduire cette dette qui n’en finit plus de se creuser depuis des décennies et notamment depuis l’arrivée de Nicolas Sarkosy en 2007.  Dans l’immédiat,  il y a urgence à trouver une douzaine de milliards d’euros avant la prochaine notation.

Au moment où j’écris cet article, nous sommes le 15 août, les bourses ont terriblement dégringolées et nous sommes à la veille d’un sommet Sarkosy – Merkel qui, selon les médias, s’annonce essentiel pour l’avenir de notre chère Europe, pour sa monnaie unique et pour l’économie mondiale toute entière. L’Allemagne ne veut pas creuser sa dette et payer pour les mauvais élèves de l’Europe, la France n’en finit plus de s’endetter et a désormais une dette qui s’élève à 1.646 milliards d’euros (chiffres du 1er trimestre 2011) soit 84,5 % du PIB sachant que sur le seul premier trimestre 2011, la facture s’est alourdie de presque 55 milliards d’euros.

Pendant ces temps de crises terribles, nos « fameuses » entreprises françaises du CAC 40 ont engrangé 82,3 milliards d’euros de bénéfices en 2010, mais c’était, paraît-il, une année pas vraiment terrible (105 milliards en 2007), et en 2011, la moitié de ces bénéfices, soit environ 40 milliards ont été distribués à leurs « malheureux » actionnaires. Je dis malheureux car avec la chute du cours de leurs actions, ils viennent de perdre une véritable fortune en l’espace de quelques jours. Bon d’un autre côté, je ne me fais pas du souci pour eux, ils ont tellement engrangé de milliards pendant des décennies qu’ils n’auront pas à vendre leurs superbes villas et leurs yachts tout de suite !

Ce qui est choquant dans cette dette que tout le monde va devoir contribuer à rembourser, c’est de savoir que pendant que le petit artisan, le petit commerçant ou le petit entrepreneur paie 33% de ses bénéfices, les énormes entreprises françaises du CAC 40, elles, en payent, moins de 10% depuis des lustres et certaines ne paient plus d’impôts du tout, comme Total par exemple qui ne fait plus aucun bénéfice en France depuis 2008. En effet, par le biais de nombreuses niches fiscales, de crédits d’impôts, de crédits recherches, de rachat d’entreprises à des prix exagérés, de systèmes injustes et indécents comme celui du « bénéfice mondial consolidé », de systèmes presque mafieux avec des sociétés offshore dans des paradis fiscaux, ces grandes entreprises et leurs actionnaires participent très peu à l’effort national indispensable à une meilleure situation économique de la France. (voir le blog d’Arnaud de Montebourg). A cette injustice fiscale, il faut ajouter le fait que ces grandes entreprises raflent l’essentiel des subventions et des aides diverses de l’Etat et qu’ils profitent au maximum de tous les systèmes d’allégements de charges existants.

Alors en ces temps très difficiles, la vraie justice sociale et fiscale ne serait-elle pas que chacun contribue à cet effort national à la hauteur de sa propre richesse dont je vous rappelle la répartition selon l’Observatoire des Inégalités (16/12/2009) : « Les 10 % les moins bien lotis ne perçoivent que 3,7 % de la masse totale des revenus, et les 10 % les mieux lotis en reçoivent un quart ».

Partager cet article
Repost0

La Fontaine du Loup (Foun del Loup-650 m) de Trilla à Pézilla-de-Conflent

Publié le par gibirando



Ce diaporama est agrémenté de 3 musiques interprétées par le groupe "Rondò Veneziano" extraites de leur album "Concerto Per Vivaldi". Elles ont pour titre : "Primavera", "La Cetra" et "Estro Armonico".

Si quand vous étiez enfant, votre maman a hanté vos nuits après vous avoir raconté le "Petit Chaperon Rouge" et si vous avez gardé au fond de votre mémoire cette peur du "grand méchant loup" qui mangeait votre grand-mère, autant que je vous tranquillise tout de suite quant au titre que j'ai donné à cette jolie randonnée. En effet, la Fontaine du loup ou Foun del Loup en occitan est le nom du point culminant (650 m) de cette magnifique petite balade au cœur du pays Fenouillèdes qui fait la jonction entre deux superbes hameaux que sont Trilla et Pézilla-de-Conflent. Alors soyez rassurés, car vous n’y verrez certainement ni loup pas plus que de fontaine pour la bonne et simple raison qu’ici le mot « fontaine » doit se traduire dans son sens le plus originel c'est-à-dire le mot « source ». Alors si la source du Loup existe bien en bordure du chemin et si d’ailleurs on coupe son petit ruisseau sur le chemin du retour, inutile de me demander pourquoi on l’a appelé ainsi. Je suppose que dans un passé plus ou moins lointain, un loup aurait été aperçu entrain de boire près de cette source ou bien était-il là à guetter une proie comme dans la célèbre fable d’Esope reprise un peu plus tard par Jean de La Fontaine sous le titre « le loup et l’agneau » :

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage
?

Etc.….Mais revenons à nos moutons ou plutôt à mon loup. La randonnée démarre du charmant village de Trilla où on laisse son véhicule sur le parking aménagé à cet effet. On passe devant la jolie mairie et tout en lui tournant le dos, on emprunte tout droit la rue des Troènes. On poursuit encore tout droit la rue du Château d’Eau qui, au printemps, nous fait sortir très rapidement du village au milieu de magnifiques et flamboyants buissons de genêts. On arrive devant une petite décharge et là on tourne à gauche en empruntant le Tour des Fenouillèdes balisé en jaune et rouge. En cet agréable antépénultième jour du printemps, s’étalent devant nous de vastes prairies où ondulent de graciles graminées, quelques vignes parfaitement alignées et des prés d’un vert intense. Plus loin, les jolis paysages s’entrouvrent sur une immense partie du Pays Fenouillèdes et à l’horizon, sur la longue chaîne blanchâtre des Corbières. Tout en s’élevant au dessus du hameau, la route bitumée devient très rapidement une large piste terreuse bordée de milliers de fleurs multicolores. Ce chemin continue à s’élever direction plein sud au milieu du vignoble puis de la garrigue en direction des collines verdâtres qu’ici on appelle « Sarrat ». Au loin, le bulbe arrondi du Pech de Bugarach émerge de la ligne d’horizon. On finit par atteindre une bifurcation mais on ignore le petit sentier du Tour du Fenouillèdes qui entre à gauche dans un sous-bois et file vers le Col de Saint-Jean et on lui préfère la large piste qui continue. L’itinéraire est désormais balisé en jaune. Peu de temps après, on coupe une nouvelle intersection de deux pistes et on délaisse celle qui monte à gauche. Ici le chemin amorce un virage à 90° et c’est là que prend sa source la Foun del Loup dont le petit ru descend dans la ravine abrupte qui se trouve sur la droite. Désormais le chemin file en balcon et à travers quelques fenêtres que dessinent les branchages, on profite des magnifiques vues qui se dévoilent vers la vallée de l’Agly. Deux cent mètres plus loin, on fait attention à quitter la piste au profit d’un étroit et court raccourci qui descend, se faufile à travers les genêts et les bruyères arborescentes et qui retrouve la même piste quelques mètres plus bas. Ce chemin qui va nous amener vers Pézilla-de-Conflent est sans doute la plus belle et la plus caractéristique partie de cette belle balade en Fenouillèdes. L’itinéraire tout en balcon au dessus du profond ravin des Bacs file entre les splendides crêtes de la Sarrat de L’Albèze et de celle de Rouvenac. Les panoramas se dégagent au loin vers la magnifique Forêt de Boucheville, le Massif du Madres ou celui du Coronat. Dans ce décor essentiellement verdoyant, quelques insignifiantes taches blanches et rouges se révèlent. Ce sont celles que composent les lointains villages que sont Campoussy et Prats-de-Sournia. Dans un virage, on ignore la piste qui file à droite au profit d’un sentier légèrement plus étroit qui descend vers Pézilla-de-Conflent. Le nom de Conflent est paradoxalement surprenant puisque ce village se situe au cœur même du pays Fenouillèdes. A l’approche du village, on a de somptueuses vues sur le vallon de la Désix puis juste avant d’arriver près d’un pylône, on domine majestueusement l’ensemble de la vieille commune, elle-même dominée par le hameau perché de Prats-de-Sournia. Ici, à proximité du pylône, deux solutions s’offrent aux randonneurs, soit on poursuit la piste qui file en descente vers le hameau soit on choisit de prendre un raccourci en empruntant une étroite sente quelque peu embroussaillée qui descend à droite et derrière l’antenne. Dans les deux cas, on débouche à l’entrée du village et il faut déjà noter que c’est par là que s’effectuera le retour. Mais, le village en bordure de la fraîche rivière Désix est si beau et si pittoresque qu’on ne doit surtout pas le quitter sans lui consacrer au moins une courte visite. Moi, j’ai eu si chaud qu’avant le pique-nique, je n'ai pas pu résister à faire trempette dans la Désix, mais vous n’y serez pas obligés. La visite seule est déjà agréable et croyez-moi, vous ne regretterez pas la découverte de ce magnifique village même si son église du 17eme siècle dédiée à Saint-Etienne est fermée aux visiteurs inattendus que nous sommes. Pour le retour, il faut prendre la route citée plus haut et emprunter ensuite la piste DFCI F82BIS. Toujours balisée en jaune, cette piste terreuse file plein est et nous amène au col de Quitou. Juste avant ce col, on surveille le balisage et en apercevant un cairn sur la droite, on emprunte un étroit raccourci qui y mène très rapidement. On poursuit toujours vers l’est et entre les lieux-dits de l’Homme Mort et de la Devèse, on quitte le PR peint en jaune au profit du Tour du Fenouillèdes qui arrive d’Ansignan. Sur ce petit tronçon, on remarque un joli bassin DFCI et un peu plus tard, un mince ruisseau d’eau claire et en analysant la carte IGN, on constate que ces deux points d’eau sont alimentés par notre source attitrée, celle de la Foun del Loup. En finissant sur le tracé du Tour du Fenouillèdes, on n’est donc pas surpris de déboucher à la petite décharge de Trilla que l’on avait croisée au départ. Ce beau circuit d’une douzaine de kilomètres, visites des deux hameaux incluses est avec ses 350 mètres de dénivelé d’un niveau plutôt facile. Il s’adresse donc à toutes les personnes aptes à accomplir ces modestes performances et permet, comme je l’ai dit plus haut, de se faire une jolie idée du pays Fenouillèdes. En effet, cette superbe région est unique car elle est composée d'une succession de profondes ravines que les nombreux petits ruisseaux comme celui de la Fontaine du Loup et les affluents plus importants de l’Agly comme les rivières Désix ou Matassa ont creusé au fil des millénaires. C'est donc un relief tourmenté mais original où se succèdent les collines boisées et les vallons rafraîchissants que vous découvrirez au cours de cette superbe balade. Dans cet incroyable décor fragmenté très souvent ensoleillé que les hommes ont su dompté depuis la préhistoire, on a, à mon goût, trop tendance à oublier que de superbes villages comme Trilla et Pézilla-de-Conflent s’y sont installés depuis des lustres. Alors n’hésitez plus, partez en vadrouille dans le fenouil pendant que le loup n’y est pas ! Je profite de cette petite tribune pour remercier tous les gens qui débroussaillent à longueur d’années et nous permettent ainsi d’arpenter tous les jolis chemins de notre beau département dans d’excellentes conditions. Ici dans ce secteur il y a par exemple l’Association les Pèlerins des Fenouillèdes : merci à eux ! Carte IGN 2348 ET Prades - Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

Enregistrer

Partager cet article
Repost0

Oslo, l'attentat inexpliqué ?

Publié le par gibirando

 attentat oslo

Aurons-nous un  jour une juste explication à ce double attentat d’Oslo qui aurait été commis par un jeune norvégien de 32 ans dénommé Anders Behring Breivik. Les médias disent de lui qu’il serait un amoureux des armes, un fan des jeux vidéos violents, un nationaliste convaincu proche de milieu d’extrême droite, un anti-européen, un anti-ONU, un anti-raciste, un anti-communiste, parfois néo-nazi parfois anti-nazi, un franc-maçon comme semblerait le prouver une photo de lui en tenue de circonstance, un anti-islamiste anti-musulman, conservateur et chrétien anti-multicultures comme il se serait décrit lui-même sur son profil Facebook. Ou alors Anders Behring Breivik serait-il un chrétien fondamentaliste (eh oui il semblerait que ça existe !) comme l’écrit le Monde dans son édition du 23 juillet et faut-il chercher dans une de ces nombreuses explications-là les raisons pour lesquelles, il aurait tué et blessé des dizaines de ses concitoyens. Les médias, les spécialistes du terrorisme, les psychiatres dans leur ensemble cherchent et mettent des mots pour tenter de décrire ce suspect et trouver des motivations à son horrible comportement et à ses gestes insensés. Bon, je crois qu’il faut être réaliste, pour être capable d’accomplir une telle tuerie, il faut être un fou furieux, un illuminé dangereux, un déséquilibré mental, un désaxé meurtrier, un assassin en série, un psychopathe sanglant, un dément destructeur, etc.…voilà les vrais mots avec lesquels il est possible de décrire l’auteur d’une telle boucherie. Un malade hyper-dangereux pour être plus simple ! Un malade qu’il faudra enfermer pour longtemps et que les Norvégiens devront guérir coûte que coûte s’ils veulent un jour le relâcher dans la nature !

Je suis d’ailleurs prêt à parier que parmi ses nombreux avocats qui vont être chargés de sa défense, certains tenteront de plaider la démence pour obtenir une peine minimale ou pour que sa peine soit plus douce dans un centre de soins que dans un pénitencier.

Au-delà, de cet attentat qui restera sans doute inexpliqué autrement que par la folie meurtrière d’un individu, il faut avoir une affectueuse pensée pour tous ces enfants et ces quelques adultes innocents dont le seul tort a été de rencontrer la route de ce sérial-killer ou qui ont eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il faut avoir une affectueuse pensée pour leurs parents, leurs familles qui resteront sans doute à jamais dans l’interrogation et l’incompréhension et qui ne seront bien évidemment jamais satisfaits de la peine de prison que l’on infligera à ce tueur sanguinaire, diabolique et inhumain.

Publié dans attentat, breivik, Oslo

Partager cet article
Repost0

La Forêt domaniale des Fanges depuis le col Saint-Louis (Caudiès-de-Fenouillèdes)

Publié le par gibirando


 
Ce diaporama est agrémenté de la musique du compositeur et trompettiste Kenny Dorham "Blue Bossa" jouée ici par l'orchestre japonais "Jazzholic" avec la présence de Young Sun Jung, Jin Wook Park, Joon Young Heo & Eun Hee Kim et extraite de leur album "Be"
 la-foret-des-fanges
foretfangesign
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Si vous aimez les longues balades en forêt, la nature en général et la flore en particulier, cette douce randonnée dans l’extraordinaire "forêt domaniale des Fanges" s’adresse à vous, sinon passez votre chemin. Il faut dire que cette forêt de 1.182 hectares, qui est sans doute une des plus belles sapinières de France est peu connue des randonneurs qui lui préfèrent le tout proche Pech de Bugarach.  Cette forêt se situe à l'extrémité d'un plateau karstique délimité d'une part, par la D.109 au nord, la D.117 au sud, par le défilé de Pierre Lys où passe l’Aude à l’ouest et d'autre part à l’est par la route D.9 qui va de Caudiès-de-Fenouillèdes au Col de Saint Louis. Il faut avouer que cette très belle forêt est beaucoup plus fréquentée des cavaliers, des vététistes, des chasseurs, des ramasseurs de champignons et des cueilleurs de fruits rouges que des vrais trekkeurs qui la trouveront sans aucun doute un peu monotone et pas suffisamment sportive. Elle est donc surtout le paradis des botanistes des vrais et ceux en herbe comme moi mais surtout des spéléologues car on y dénombre plus de 100 avens, dolines et autres grottes ou cavités.Si vous avez décidé de vous attarder sur cette chronique de mon blog, c’est que vous êtes tout de même un peu intéressé et il faut quand même que je vous donne un conseil : si vous envisagez d’aller marcher dans cette extraordinaire forêt domaniale des Fanges, ne faites pas comme nous et ne partez pas dans la brume et sous un ciel plombé comme nous l’avons eu une grosse partie de la journée quand nous y sommes allés. Non, de préférence, choisissez un beau jour ensoleillé avec un ciel bien bleu car ça sera la meilleure façon d’apprécier cette dense forêt et son exceptionnel écosystème. Bon, à notre décharge, il faut dire qu’en ce début de juin plutôt pourri sur le plan météorologique, cette randonnée nous l’avions volontairement choisie car sur ce secteur de la Haute-Vallée de l’Aude les pluies n’étaient pas vraiment annoncées ce jour-là et d’ailleurs, hors mis un léger crachin de quelques minutes, nous avons marché au sec et sans souci pendant les six heures de cette belle découverte. De toute manière, nous avions envie de marcher et c’était donc, ou cette randonnée-là ou bien monter au sommet d’un pic plus élevé pour ne rien voir des panoramas tant le ciel était bouché de tous côtés sur l’ensemble de notre belle région. Dernière solutions, nous aurions pu  rester devant la télé à regarder le finale de Roland-Garros mais comme nous préférons la nature et la randonnée pédestre plutôt que de voir des millionnaires taper dans une baballe, nous avons quitté la maison en croisant les doigts que les cieux soient avec nous. Nous sommes donc partis en direction du col Saint-Louis, situé peu après Caudiès-de-Fenouillèdes, que j’avais déjà eu l’occasion d’évoquer dans ce blog lors d’une agréable balade au Château des Maures et au Viaduc de l’Escargot.  Peu avant le col, il faut suivre à gauche le panneau indiquant « Col Campérié-N.117 par la forêt des Fanges ». On peut laisser sa voiture à proximité de ce panneau ou bien poursuivre la piste forestière sur 500 mètres environ jusqu’au croisement suivant, point de départ de la boucle présentée ici. Au départ, il y a des traits de peinture jaune mais il ne faut pas compter sur ces quelques traces pour réaliser ce circuit car ce balisage est peu présent mais par ailleurs, comme la boucle présentée ici est d’une simplicité enfantine, ce n’est pas vraiment un problème. On peut donc indifféremment l’aborder dans un sens ou dans l’autre. Nous, nous avions choisi de prendre la piste forestière qui part à droite (marquée d’une croix jaune sur une barrière) car la brume semblait vouloir se dissiper et nous avions espoir que les quelques panoramas visibles depuis la piste soient beaucoup plus dégagés à cette heure-ci de la journée. Nous nous sommes trompés, le temps s’est éclairci dans l’après-midi seulement et c’est vrai que le contraire eut été préférable car si les vues, en contrebas vers Saint-Louis-et-Parahou, son large vallon, ses prairies et ses forêts touffues étaient perceptibles, nous ne voyions guère plus loin. De l’autre côte de la vallée, le Pech de Bugarach et les bois de la longue Serre de Bec, eux, avaient déjà sombrés au sein de gros nuages gris très menaçants. Quand aux paysages plus lointains, seules quelques minces et rarissimes trouées, nous permirent de supposer, qu’ils auraient pu être visibles par temps très clair. Nous fîmes la promesse de revenir lors d’une journée bien plus clémente et Dany et moi passâmes l’essentiel de notre balade à un recensement photographique de tous les fleurs différentes que nous apercevions sur le bord du chemin et à la lisière de cette merveilleuse forêt. A un moment, la quête de cet herbier floral fut agréablement interrompue quand peu après le Roc Courbatié (830 m), Dany distingua un joli chevreuil entrain de brouter en bordure de la piste. Malgré l’importante distance qui nous séparait de l’animal et qui m’empêchait de le figer dans mon petit numérique, nous tentâmes, mais en vain, une approche silencieuse. Au détour du virage où il aurait du se trouver, nous constatâmes que le chevreuil avait définitivement disparu dans l’épaisse forêt et nous n’eûmes pas le bonheur de voir d’autres animaux sauvages au cours de la journée. Pourtant, la faune y est exceptionnelle et les écureuils, cervidés et autres sangliers, sans parler des oiseaux, vivent paraît-il en très grand nombre au sein de cette ancienne et somptueuse forêt royale. Peu avant le Roc d’en Jolade, nous bifurquâmes vers l’est et grimpâmes en direction du Col del Fraiche et de ses prodigieux sapins géants de presque cinquante mètres de haut qu’au temps de Louis XIVColbert destinait aux mâtures des grands vaisseaux du Roi Soleil. Ces arbres remarquables aux troncs impressionnants et qui sont encore exploités de nos jours valent à eux seuls le détour. Devant ces sapins démesurés, on se sent tout petit mais si vous avez de la patience, quelques souches fraîchement coupées vous permettront de calculer l’âge de l’arbre à partir du nombre de cernes et vous verrez, la plupart sont d’honorables vieillards. En fonction de la circonférence et de l’âge obtenu, cela vous donnera une idée de l’âge des arbres encore debout et même si cet âge n’est qu’approximatif, c’est bien des arbres patriarches et quelques centenaires que l’on observe ici. Vers midi, nous pique-niquâmes tranquillement, profitant au passage d’un silence religieux pour faire une courte sieste sous un ciel revenu un peu plus transparent. Puis, laissant l’ancien Pré du Roi (Prat del Rei) sur la droite, nous continuâmes notre longue flânerie au sein d’une étonnante végétation aux multiples essences constatant qu’à chacun de nos pas, nous continuions à découvrir des fleurs toujours plus nombreuses et plus variées selon leur exposition et l’ensoleillement dont elles bénéficiaient. Grâce aux quelques rayons de soleil réapparus qui transperçaient la cime de tous ces arbres majestueux, les oiseaux jusqu’à présent silencieux se mirent soudain à voleter et à chanter et les papillons et bien d‘autres insectes à virevolter. C’est dans ce concert harmonieux et spatial que nous passâmes devant la petite cabane de La Forge, arrivâmes au col Marty et retrouvâmes notre voiture que nous avions laissée au carrefour tout à côté des ruines de l’ancienne maison forestière. Arrêt et pique-nique inclus, et ce, malgré un temps maussade, nous avions passé six agréables heures dans cette superbe forêt pour s’élever sur un dénivelé de 260 mètres environ (point culminant à 976 mètres non loin des sapins géants) et parcourir les 15 kilomètres de cette boucle. Cette forêt est praticable en toute saison et en raquettes quand il y a de la neige. Elle est spécialement fleurie au printemps et belle en automne quand les couleurs des feuillages des nombreuses et différentes essences sont bigarrées. En raison des nombreux chemins, pistes forestières et autres sentiers, d’autres circuits plus ou moins longs sont possibles et le mien n’est qu’un exemple parmi tant d’autres mais sans doute le plus aisé à réaliser sans risque d’égarement. Carte IGN 2347 OT Quillan-Alet-les-Bains et 2348 ET Prades-Saint-Paul-de-Fenouillet Top 25.

Partager cet article
Repost0

Cassis-Marseille en 2 jours- Un Balcon sur la Méditerranée- Les 2 étapes

Publié le par gibirando

 1ere étape : Calanque de Port-Miou (Cassis) – Calanque de Sugiton


  .
Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques des Beatles jouées à la guitare par Massimo Roberti et extraites d'une compilation intitulée "The Beatles Acoustic Guitar Collection". Elles ont pour titre : "Till There Was You", "Michelle", "Blackbird", "Penny Lane", "Girl", "And I Love Her (incomplète)" 
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran. 

C'est mon fils Jérôme qui a organisé cette superbe randonnée sur deux jours que j'ai intitulé "Cassis-Marseille en 2 jours-Un balcon sur la Méditerranée".  Comme son nom l'indique, elle va de Cassis à Marseille ; Callelongue pour être précis ; par le splendide Massif des Calanques et nous avons mis 2 jours pour l'accomplir. Quant il m'a proposé cette longue balade, autant vous dire que c'est avec un immense bonheur que j’ai délaissé pour quelques jours mes chères Pyrénées-Orientales où j'ai pour habitude de marcher. Etant natif de Marseille et  passionné de chasse sous-marine depuis ma plus tendre enfance, si je n’étais pas vraiment dépaysé par ces extraordinaires paysages maritimes constitués de prodigieuses criques et de très hautes falaises blanches, j’avoue, que de cette partie-là de la côte, et hors mis Sormiou, ma calanque « originelle », je connaissais sans doute bien mieux le miroir bleuté et le monde sous-marin que ces décors époustouflants que nous avons traversés et découverts au cours de ces deux jours inoubliables. Le sympathique Alain, ami de Jérôme, s’étant joint à nous, c’est donc un trio intergénérationnel qui démarre ce 24 mai  à 7h15  du matin de la jolie et très profonde calanque de Port-Miou. Pour ne rien gâcher à cette randonnée, nous démarrons de cet abri naturel situé au sud-ouest de Cassis sous un fabuleux ciel bleu et par là même sous un bouillant soleil qui, immédiatement, calme nos ardeurs de vouloir marcher trop vite. Et quand bien même, aurions nous envie de speeder, harnachés de nos sacs à dos de 16 à 20 kilos, nous sommes dans l’impossibilité de le faire. En effet, Jérôme a arrêté l’idée de bivouaquer le soir même à la calanque de Sugiton et outre, les victuailles primordiales et l’eau en quantité que nous pensons, par erreur, suffisante,  nous avons été contraints de prévoir l’indispensable matériel de couchage. Jérôme et Alain, eux, ont fait le choix de s’alléger du mieux possible en emportant qu’un matelas de sol et un sac de couchage mais moi, dans mon désir d’un confort maximum, j’ai rajouté une minuscule tente. Bien sûr, mon sac est plus lourd de deux ou trois kilos, mais bien m’en a pris car j’ai ainsi évité les redoutables et désagréables piqûres des moustiques présents toute la nuit jusqu’au lever du jour. Comme Jérôme a pris l’option d’emprunter le sentier au plus près de la mer, c’est une randonnée qui s’est avérée difficile et parfois même un peu accidentée, notamment le deuxième jour du côté de la calanque de l’Escu, juste après celle de Cortiou. Je décris ces difficultés dans le détail dans mon article consacré à la deuxième étape. A part ça, le parcours en lui-même est assez simpliste et il suffit d’éviter d’emprunter quant on le peut le GR.51 qui lui passe beaucoup plus à l’intérieur des terres. C’est ainsi qu’après le départ de Port-Miou, on a l’immense privilège de découvrir l’ombragée calanque de Port-Pin puis on passe au Refuge du Piolet avant d’arriver en surplomb de  l’étroite et féerique calanque d’En-Vau. On y descend par un étroit sentier escarpé qui atterrit à la piste qui file vers la Gardiole. Après ces premiers kilomètres de marche, le fond de cette calanque et sa plage sont une offrande pour les randonneurs en sueur que nous sommes et malgré une eau limpide à 17 ou 18 degrés, on n’hésite pas à s’y jeter. Il faut dire que c’est une quasi-canicule qui sévit et comme la moindre notion de fraîcheur est la bienvenue, prendre un bain dans une eau glacée devient le nirvana. Après cette courte détente à En Vau, le sentier s’éloigne un peu de la mer au milieu de quelques rocs étonnants pour y revenir immédiatement par un étroit chemin qui se faufile dans une végétation généreuse à l’approche de la minuscule calanque de l’Oule. On ne va pas jusqu’à cette calanque que l’on évite en grimpant vers les somptueuses falaises du Devenson. Si la grimpée est courte, chargés comme des mules, elle s’avère très rude sous un soleil de plomb et dans une garrigue parfumée mais devenue plutôt rase et donc sans ombre. Mais comme les vues sont à couper le souffle, on ne cesse de s’arrêter. On profite de ces arrêts fortuits  pour  se reposer, se désaltérer et  pour regarder la mer jusqu’à un horizon infini mais surtout, observer ce magique décor de falaises blanches où les mouettes et les gabians planent dans un ballet que ne renierait pas la Patrouille de France.  Incroyablement déchiquetées par endroits, les immenses falaises s’effondrent en à-pics vertigineux et verticalement de plusieurs centaines de mètres de haut dans une mer d’un extraordinaire bleu indigo où contrastent magnifiquement quelques vertes taches turquoises. Ici, en haut de ces impressionnantes falaises où s’accrochent quelques petits pins tels de minuscules bonsaïs dans un jardin japonais rocailleux, malgré la souffrance que l’on peut éprouver à cause du poids du sac à dos, de l’étouffante chaleur ou du pénible dénivelé, la raison et le plaisir de marcher prennent tout leur sens. De par leurs exceptionnelles beautés et leurs configurations, on comprend mieux que d’autres sportifs  aient fait de ces falaises un haut-lieu de l’escalade. Après la calanque de l’Oule et une fois la déclivité accomplie jusqu’au plus haut de la falaise, pour les marcheurs convenables que nous sommes, le sentier est plutôt plane et agréable et nous commençons à chercher de l’ombre pour déjeuner. Par bonheur, au milieu de nombreux autres randonneurs et randonneuses, cette ombre bienfaisante, nous la trouvons dans un petit bosquet de pins parasols juste après la croix commémorative dressée en hommage à un scout dénommé Pierre de Gasquet, victime ici d’une chute mortelle en 1929. Le frugal pique-nique dans le ventre, on se laisse aller à une courte mais bénéfique sieste avant de repartir toujours plus haut et malheureusement toujours plus chaud en direction de l’impressionnante éminence de la Grande Candelle par la croupe des Charbonniers. Pour moi, l’estomac plein, ce tronçon du Pas de l’œil de Verre jusqu’au col de la Candelle en passant au pied du Cap Gros est sans doute la partie la plus pénible, c’est en tous cas ici, que je souffre le plus de la chaleur et que je commence à comprendre qu’avec mes 3 litres déjà bien entamés, je n’ai pas suffisamment emporté d’eau. Alain, lui, a, en sus de la montée et du manque d’eau, un autre tracas bien plus embêtant, celui de perdre une première semelle de ses godillots puis peu de temps après, de perdre également la deuxième. J’essaye autant que je le peux de le dépanner en lui offrant tous les lacets et les diverses lanières que par expérience, j’emporte toujours au fond de mon sac. Grâce à ces bouts de ficelles et à l’aide de quelques bouts de fils de fer trouvés en chemin,  il réussit ainsi à nous suivre tant bien que mal jusqu’à la ligne d’arrivée, c'est à dire jusqu’à la minuscule calanque de Sugiton. Si pour Jérôme et moi, depuis le col de la Candelle, les vues continuent à être merveilleusement belles vers le Bec de l’Aigle, vers la Baie de Cassis,  sur le Cap de Morgiou vers l’Archipel de Riou et bien plus loin encore, je suppose qu’Alain voit bien peu de choses de ces sublimes panoramas. En effet, Alain est surtout préoccupé à descendre dans des sentiers et des éboulis toujours plus escarpés et caillouteux avec des semelles qui ne cherchent qu'une chose : " arrêter là cette excursion !". Heureusement Sugiton n’est plus très loin et ses semelles rafistolées réussissent à tenir le coup jusqu’au bout y compris dans l’étroite et abrupte descente vers la calanque puis en longeant  la terreuse et impressionnante Falaise des Toits, très périlleuse par endroits à cause des multiples chutes de pierres. Il est 17h15, quand quelque peu éreintés de cette première étape, nous mettons avec bonheur ; et tel Ulysse revenant à Ithaque ; les pieds sur cette charmante petite plage de galets blancs. A cause de ses chaussures, Alain est sans doute le plus content de nous trois et il le montre en s’allongeant immédiatement sur les galets les bras en croix. Pour Jérôme et moi, et malgré un soleil couchant qui a déjà en grande partie ombragé la minuscule crique, un dernier bain s’impose à nous-mêmes. Il faut reconnaître qu’après cette première journée très éprouvante, la clarté de l’eau pour un dernier bain rafraîchissant, la douceur de la température, le calme et la solitude pour la tranquillité, tout est réuni au fond de cette petite crique pour passer une paisible soirée et une agréable nuit. Chacun fait son lit puis Jérôme m’aide à monter mon campement. Le jour décline peu à peu donnant au ciel et la mer de merveilleux reflets de lumières changeants et d'incroyables teintes de couleurs malheureusement trop éphémères. Après le souper, Jérôme et Alain s’endorment bien plus rapidement que moi et je passe ainsi la soirée, comme un espèce de Robinson solitaire,  à méditer sur les bienfaits de la randonnée pédestre en donnant des morceaux de pain à une étonnante femelle colvert dont je me demande ce qu’elle peut bien faire là !  Puis je me dis, que comme nous, elle a sans doute survolée les calanques, les a trouvées si belles qu’elle a décidé de s’y arrêter pour y passer la soirée et la nuit. Quand elle est rassasiée de mes bouts de pain et qu’elle part se coucher sur un petit îlot, il me paraît opportun de faire de même pour me reposer un peu…..La minuscule crique est déjà pratiquement dans la pénombre….  Pourtant, il est seulement 20 heures…..


  2eme étape : Calanque de Sugiton-Callelongue (Marseille)


Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran. 

Si hier soir, j’ai été le dernier à me coucher, ce matin, je suis le dernier à me lever. Je m’extirpe de mon tunnel et aussitôt, je me fais assaillir par quelques féroces moustiques. Heureusement la bombe anti-moustiques que j’ai prêtée à Jérôme et à Alain cette nuit vient à ma rescousse.  Il est tout juste 5h30, le jour se lève à peine sur la crique, Jérôme déjeune et Alain est déjà occupé à réparer ses chaussures. Il vient de trouver un maillot de bain qu’une femme a certainement oublié là sur un rocher, et il est entrain de le mettre en pièces, c'est-à-dire d’en faire de multiples lanières qu’il enroule autour de ses chaussures pour tenter de faire tenir les semelles. Aux dernières nouvelles, toutes fraîches du matin, il paraît que la canette colvert a préféré venir se coucher avec nous sur les galets de la plage plutôt que sur l’îlot où elle était partie dormir hier soir. Honnêtement, comme j’étais déjà tombé dans les bras de Morphée, elle ne m’a pas dérangée et en plus, elle devait avoir du savoir-vivre car je n’ai entendu aucun coin-coin ! Elle semble avoir repris sa route encore bien plus tôt que nous et en tous cas, elle n’est plus là sur la plage. Le petit déjeuner avalé, la tente rangée, il est 6 heures quand nous prenons la direction de la calanque de Morgiou toujours au plus près de la mer. Première difficulté mais sans gravité, une petite échelle métallique qui permet de se hisser sur un rocher vertical de quelques mètres de haut. Deuxième difficulté, bien plus grave, celle-là, une semelle d’Alain fout déjà le camp alors qu’on vient de démarrer il y a seulement cinq minutes. Alain resserre tous les liens mais vingt mètres plus loin une semelle le lâche à nouveau dans un  petit éboulis. Malgré l’heure très matinale, Jérôme prend l’initiative d’appeler sa mère qui dort pas très loin d’ici dans notre cabanon à la calanque de Sormiou. Par bonheur, elle est déjà levée et on lui donne comme consignes de nous amener quelques bouteilles d’eau et surtout une paire de chaussures pour Alain. Ayant la même pointure, Jérôme propose de lui prêter ses tennis en toile. Ce n’est sans doute pas l’idéal pour randonner mais en tous cas, si elles tiennent, elles seront bien mieux que les « Dolomite » déglinguées qu’Alain traîne depuis les falaises de Devenson. Après le contour du Cap Sugiton, on retrouve avec satisfaction et bonheur Dany à la calanque de Morgiou. Bonheur pour nous trois car après les privations d’eau, on peut désormais boire « à plus soif » et satisfaction pour Alain car les tennis de Jérôme lui vont parfaitement et il a désormais l’assurance d’être en mesure de poursuivre cette randonnée jusqu’à son terme. Le temps de prendre un petit café au bistrot du coin dont le nom « Rue de la Soif » aurait sans doute sonné très juste si Dany n’était pas venue à notre rencontre. Nous repartons de Morgiou les sacs à dos très allégés car nous avons profité de sa présence pour nous délester de tout notre matériel de couchage désormais inutile. Nous prenons le sentier qui s’élève au dessus du petit port, direction le col du Renard, c'est-à-dire vers le Cap Morgiou devenu célèbre depuis la découverte, dans les années 90, par Henri Cosquer d’une étonnante grotte aux peintures rupestres vieilles de plus  de 20.000 ans dans la calanque de la Triperie, haut-lieu parmi bien d'autres de mes exploits de chasseur sous-marin. Si j'en crois les dessins rupestres, la chasse est ici une ancestrale tradition. On peut dire que c'est la Lascaux sous-marine ! Pour ceux qui ne la connaissent pas, je précise qu’il est inutile de la chercher sur ce cap car elle ne se visite pas et en outre son unique issue se situe à 37 mètres de profondeur sous la mer. Une parfaite réplique est visible à Marseille. Une fois encore, les « bons » dénivelés se succèdent sur un sentier étroit et très caillouteux  et c’est avec contentement mais il faut le dire aussi, avec ravissement, qu’on arrive sur les hauteurs planes des Crêtes de Morgiou. En effet, ici sur ces crêtes, nul doute que si Charles Trenet était venu se promener, il n’aurait pas renié les paroles de sa célébrissime chanson « La Mer ». En effet, d’ici on constate que  la mer danse dans des golfes on ne peut plus clairs et avec le jour qui se lève, les reflets d’argent sont d’autant plus changeants qu’ils sont poussés par une légère brise marine. Autant le dire, on oublie bien vite les dénivelés et les douleurs musculaires tant ces images sont grandioses et comme un enchantement qui n’en finit plus, on bascule sur la majestueuse calanque de Sormiou, sans doute la plus belle des calanques du parcours avec ses fonds marins aux couleurs exceptionnelles. La descente vers la calanque est peu évidente à cause de quelques éboulis et de passages sur des roches parfois glissantes mais le petit port de pêche et de plaisance arrive très vite et on retrouve Dany au cabanon. Après un peu de repos et un bain, une nouvelle fois,  très rafraîchissant, il est 10 heures quand nous quittons Sormiou direction son col par quelques sévères raccourcis parallèles à la route goudronnée. En effet, ici si nous n’optons pas  pour le chemin le plus près de la mer c’est parce que les Crêtes de Sormiou sont autrement bien plus compliquées et périlleuses à cheminer que celles de Morgiou. Au col, les vues se dévoilent magnifiquement sur l’immensité de la ville de Marseille. Nous retrouvons le GR.51 qui grimpe au col de Cortiou où soudain les panoramas basculent sur le superbe Archipel de Riou  et ses nombreux îlots. La grande île de Riou tel un immense porte-avions, d'où ne décollent que de blancs goélands, ressemble à un vaisseau-amiral accompagnant quelques petits navires d’une flotte immobile. Dans la descente, on quitte une fois de plus le GR.51 pour un minuscule sentier balisé en vert qui descend direct et de manière très abrupte et parfois escarpée vers la petite calanque de Cortiou et l’îlot de la Melette. Une fois le plus près de la mer atteint, on décide de s’arrêter à l’ombre d’une grotte dont la fraîcheur est la bienvenue après cette difficile descente. Une fois encore, le pique-nique et une petite sieste improvisée sont au programme de cet arrêt inspiré et bénéfique. Quand je dis difficile, je précise que la partie la plus compliquée  reste à venir du côté de la petite calanque de l’Escu qui arrive très rapidement après le déjeuner. S’il n’y a pas vraiment de longues escalades à mains nues, il y a deux réelles difficultés avec des câbles qui permettent une ascension plus facile d’une dizaine de mètres de hauteur pour le premier câble, avec il faut le dire quand même quelques prises pour les pieds et, pour le deuxième câble situé peu après, il s’agit d’un passage de quelques mètres à flanc de falaise et dans le vide où outre de s’agripper au câble, par ailleurs un peu lâche et détendu, il est néanmoins recommandé de se saisir avec les mains aux prises naturelles de la roche.  De ce fait, si vous êtes fortement sujet au vertige et pas vraiment à l’aise sur des chemins trop escarpés, sur cette portion qui va du Col de Cortiou à Callelongue, il est vivement conseillé de s’abstenir de passer par là et il est préférable d’emprunter le GR.51. Pour les autres, si le vide et un peu d’escalade ne font pas peur, ce parcours un peu périlleux et qu’il faut bien évidemment abordé avec beaucoup de prudence et de maîtrise aura leur préférence tant les vues plongeantes sur ce relief maritime très découpé sont exceptionnelles. Ces grosses difficultés passées, avant la calanque de Podestat, on se hisse de quelques mètres en s’aidant de ses mains et ses pieds et ici le chemin s’éloigne quelque peu de la mer et atteint un collet par un sentier d’éboulis où l’on retrouve le GR.51. La suite devient soudain plus simpliste et sur un sentier souvent en balcon sur la mer et à flancs de collines, les décors restent superbes jusqu’à la calanque de Marseilleveyre, paradisiaque dans un écrin de verdure. Hors mis la minuscule calanque de la Mounine, petit bras de mer tendu vers le randonneur comme une appel à venir s’y baigner, la fin devient plus monotone. Alors sur ce sentier plein d’ornières de plus en plus rocailleux et laborieux, inévitablement on languit d’arriver à Callelongue. D’ailleurs l’ancien sémaphore de Callelongue que l’on aperçoit tout là-haut sur son promontoire devient très rapidement le point de mire que l’on désire atteindre au plus vite. On grimpe sous un soleil caniculaire vers le vieux bâtiment et dans cette chaleur étouffante, on est content d’atteindre ce but extrême que l’on contourne pour rejoindre Callelongue. Il est 14h40 quand on coupe la ligne d’arrivée. Une fois de plus, Dany est là, assidue au rendez-vous que nous lui avons fixé. Mais comme j’ai longuement fantasmé d’une bière bien fraîche depuis mon départ de Sormiou, il ne me paraît pas concevable de quitter la « longue calanque » sans trouver une solution à ce petit désir, d’autant qu’ici ce ne sont pas les agréables bistrots et restos avec terrasses ensoleillées qu’ils manquent pour se rincer le gosier. Mais comme nous avons eu notre dose de soleil, c’est sous les yeux bienveillants de trois angelots pendus au plafond d’une salle ombragée que nous sirotons avec délectation et bonheur nos « bibines » respectives en tentant tant bien que mal de raconter à Dany nos dernières découvertes. Nous avons déjà oublié les quelques petits tracas et c’est vrai, il faut le reconnaître, les anges ont sans doute été avec nous tout au long de ce périple tant il a fait magnifiquement beau pendant ces deux jours. Ce temps superbe nous a donné, sans aucun doute, une occasion exceptionnelle d’avoir des visions rares de ce remarquable et extraordinaire Massif des Calanques. D’ailleurs, je ne suis sans doute pas le seul à garder dans ma tête de magnifiques images de cette randonnée, la preuve, Jérôme parle déjà de refaire ce parcours de 29 kilomètres en septembre pour y amener d’autres amis…. Carte IGN 3145 ET - Marseille - Les Calanques - Top 25.

Partager cet article
Repost0

Les germes d'une révolution en Europe ?

Publié le par gibirando

 

Après les révolutions de plusieurs pays arabes (Tunisie, Egypte, Yémen, Syrie, etc.…), des vents de protestations soufflent un peu partout en Europe et notamment en Espagne, en Grèce, en France et à moindre échelle dans tous les autres pays européens presque sans exception. Ces quelques poignées de manifestants populaires et pacifistes,  pour la plupart jeunes, se sont de eux-mêmes baptisés « les Indignés », en référence sans doute au minuscule livre « Indignez-vous ! » du vétéran Stéphane Hessel qui a été et reste encore à juste titre un énorme succès de librairie. Ces quelques milliers de jeunes qui occupent certaines places de grandes métropoles représentent-ils les germes de futures révolutions en Europe ?  On peut se poser la question ? En tous cas, ces quelques milliers de jeunes sont prêts à la faire cette révolution, certains en douceur et d’autres vraiment exaspérés comme en Grèce par exemple, avec un fonds de violence certain. Si les raisons de leur indignation peuvent être multiples, elles paraissent toujours légitimes :  problèmes récurrents dans leur parcours éducatif, difficultés grandissantes à trouver un emploi à la fin des études, chômage, exclusion, problèmes de précarité, problèmes de sécurité, impossibilités à trouver un logement, injustices sociales diverses et acquis sociaux que nos hommes politiques ne cessent de brader, difficultés à se soigner, rejet global des politiques en place et des politiciens incapables à trouver des solutions à leurs problèmes et surtout, et comme l’écrivez Stéphane Hessel, rejet du capitalisme et de cette dictature de la finance sans cesse croissante et indignation vis à vis de cet écart toujours grandissant entre les plus riches et les plus pauvres. Ces jeunes qui se réunissent désormais en petites assemblées veulent une vraie démocratie de justice et de morale et se foutent pas mal des agences de cotations et des sempiternels messages de nos gouvernants au sujet de la dette des Etats qu’ils ont (et que nous avons tous) paraît-il à rembourser. Ils en ont marre de ces faveurs, avantages, conflits d’intérêts, trafics d’influence et autres magouilles de nos hommes politiques. Ils en ont marre d’être gouvernés par des gens sans scrupules, sans éthiques et dont les comportements sont  chaque jour plus immoraux.  Ils en ont marre des banquiers et des lobbies de la finance. Ils en ont marre de ces discours politiciens et veulent le faire savoir. Ils en ont marre de vivre dans les difficultés, comme celle de se loger, ou de se soigner, ou de s’éduquer, de trouver un travail, de manger ou de se vêtir, de vivre dans cette société du « toujours plus », toujours plus cher, toujours plus difficile, toujours plus de résultats, ils en ont marre de vivre sans horizon, etc.…Plus simplement, ils en ont marre d’être dans l’impossibilité de vivre dignement ! De nombreux jeunes en ont marre de cette société, ils le disent à travers Facebook ou Twitter et organisent très facilement et très vite des rassemblements à l’aide d’Internet. De nombreux jeunes sont épuisés de vivre ainsi.

Coïncidence ou pas, ce syndrome d’épuisement qu’en anglais on appelle « burn out », notre Médiateur de la République Jean-Paul Delevoye l’évoque dans son dernier rapport 2010 remis ces jours-ci à notre Président de la République Nicolas Sarkosy. Si lire ce rapport vous paraîtra fastidieux :

http://www.mediateur-republique.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/1300723881_Mediateur_RA2010_VDallege.pdf 

lisez simplement l’éditorial de Monsieur Delevoye, il est édifiant :

http://www.mediateur-republique.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/1300459117_Edito2010.pdf

Au delà de l’amer constat qu’il porte sur notre société actuelle,  il véhicule quelques idées et pistes plus ou moins séduisantes sur l’attitude que nous devons tous adopter individuellement pour mieux vivre collectivement. En tous cas son éditorial est également et sans contestation possible un cri d’alarme et de détresse qu’il nous lance à tous pour notre avenir et celui de nos enfants.

 

Est-il aussi un avertissement lancé à nos gouvernants pour éviter une future révolution en Europe ?

 

Monsieur Sarkosy et tous ceux qui se présenteront aux prochaines élections présidentielles en 2012 l’entendront-ils. ?

 

L’avenir nous le dira !

 

 

Partager cet article
Repost0

Le Sentier des Terres Rouges depuis Serres (Aude)

Publié le par gibirando

.
Ce diaporama est agrémenté de 4 chansons interprétées par la chanteuse britannique Katie Melua. Elles ont pour titre : "My Aphrodisiac Is You", "Tiger In The Night", "Learnin' The Blues" et "Blame It On The Moon".

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


Ce « Sentier des Terres Rouges » au départ de Serres dans l’Aude, je l’avais découvert pour la première fois sur Internet sur le très intéressant site bien connu de nombreux randonneurs « TraceGPS.com » et depuis quelques temps déjà, je l’avais inscrit dans mes idées de sorties. Mais la présentation et la description de cette boucle me laissaient très perplexe au regard de cette région de la Rialsesse constituée d’une large vallée et de petits pechs que je connaissais un peu. En effet, ce site Internet décrivait ce parcours comme très difficile et j’avoue que cette mention me surprenait quelque peu. Puis, lors de l’achat d’un agréable petit guide « Label Rando - Vos 30 itinéraires dans l’Aude » paru en 2009 aux Editions Rando Editions, j’ai à nouveau retrouvé cette jolie balade. Bien que balisée en jaune comme tout bon P.R qui se respecte, les auteurs insistaient sur une navigation compliquée et la nécessité d’un bon sens de l’orientation en raison des nombreux changements de direction. J’étais donc une nouvelle fois très interrogatif quand à la manière d’aborder cette randonnée d’autant que parmi les cartes IGN que je possédais aucune ne mentionnait ce circuit. Après avoir téléchargé le tracé dans mon GPS sur « TraceGPS.com », il ne me restait plus qu’à aller voir par moi-même mais mon idée était d’attendre un vrai jour propice, c'est-à-dire une belle journée de printemps avec un ciel éclatant où le bleu du firmament contrasterait inévitablement avec les superbes terres rouges décrites me permettant ainsi de prendre de très belles photos.

Je viens d’effectuer ce magnifique circuit dont une copieuse partie se déroule au sein des superbes marnes rouges qui sont un des principaux facteurs de la beauté des paysages d’ici et je tiens à le dire : « Il n’y a aucun problème, cette randonnée s’adresse à tous les randonneurs capables de parcourir une douzaine de kilomètres car il est parfaitement balisé et ne présente vraiment aucune réelle difficulté si ce n’est les quelques modestes dénivelés (440 mètres de montées cumulées pour 205 mètres de dénivelés) qu’il faut bien évidemment gravir si on veut réaliser cette boucle dans son intégralité. Le départ s’effectue de préférence depuis le village de Serres (Aude) où un grand panneau indiquant cette randonnée a été placardé dans la première rue à droite quand, en venant de Couiza, on entre dans le village. La balade commence en empruntant un superbe pont en arc du 17eme siècle parfaitement restauré sous laquelle coule la Rialsesse à l’origine de cette belle vallée. Au loin, le château de Serres perché sur une petite colline surveille le village. Ancienne maison forte du 15 ou 16eme siècle construite sur les ruines d’un château fort féodal où résidait les seigneurs du coin et notamment les évêques d’Alet, elle est aujourd’hui une belle propriété privée habitée qui ne se visite pas. Parfaitement balisé dès le démarrage, le chemin verdoyant suit la fraîche et douce rivière sous le regard majestueux du Pech Cardou et de sa superbe forêt domaniale. Puis, après avoir longé quelques champs de luzerne, l’itinéraire s’écarte du ruisseau, entre dans une pinède pour en ressortir quelques centaine des mètres plus loin sur un petit plateau de terres rouges qui contraste fabuleusement avec la verdure environnante et les près herbeux du hameau de Pébrières que l’on aperçoit sur la droite en contrebas. La descente, pas toujours facile car glissante sur ce rouge sentier sableux et gravilllonneux nous ramène à nouveau au bord de la Rialsesse que l’on franchit grâce un petit gué en béton. On atterrit sur la D.613 que l’on emprunte à gauche vers le hameau des Pontils pour poursuivre notre circuit. Mais si vous vous intéressez au mégalithisme ou si plus simplement vous êtes, comme moi, curieux de tout, vous pouvez partir à droite et faire les quelques centaines de mètres qui vous séparent d’un monumental menhir qu’ici on appelle en occitan « Peiro Lébado », la « Peyro Dreito » ou en français la « Pierre Droite » ou « Pierre Dressée » ou « Menhir de Peyrolles », sachant que le nom de Peyrolles a pour origine le mot « peyre » qui signifie « pierre » et « olla » étant une « urne » peut-être funéraire. Le nom du village aurait donc inévitablement pour origine la présence de cette pierre vraisemblablement tombale selon de nombreux écrits. Outre le fait de mesurer 2,85 mètres de haut et 2 mètres de circonférence, cette pierre présente la particularité d’être extrêmement inclinée. Certains pensent qu’il s’agit d’une pierre druidique d’origine celtique, d’autres supposent qu’il s’agit d’une pierre sacrée, d’autres disent qu’il y aurait sous la pierre une immense excavation, d’autres trouvent mystérieuse la présence de ce mégalithe à quelques mètres du méridien de Paris, d’autres y voient comme un système de visée en ligne de mire et en relation avec d’autres lieux mégalithiques ou mystiques plus ou moins proches…. A vrai dire comme un peu partout dans ce secteur de l’Aude, chacun voit ce qu’il a envie, la preuve, moi j’ai cru y distinguer une petite croix gravée et plus grave, Dany a vu un chat stylisé dans un vieux lichen séché. Le soleil tapait sans doute trop fort ce jour-là ou alors, elle aime tellement les chats qu’elle finit par en voir de partout ! Je vous laisse le soin de découvrir tout ce que l’on dit de ce surprenant « peulvan occitan » sur Internet. Après cette énigmatique découverte, nous sommes retournés vers Les Pontils où nous avons retrouvé le balisage jaune qui nous a hissé au dessus du hameau dans une jolie prairie puis sur un large chemin toujours plus rouge bordé de genêts en fleurs et d’innombrables petits massifs bleutés d’Aphyllantes de Montpellier (photo). Marcher dans cette symphonie de couleurs était un vrai bonheur mais avec la Coste de Rousselle, le « plus beau » restait encore à découvrir. Grâce à quelques piquets plantés à bon escient et peints en jaune, nous avons suivi très facilement l’itinéraire et grimpé sans problème au sein de ces magnifiques tertres rouges qui dominent quelques ravines. Ces marnes comme on les appelle, rouges ici mais qui ne sont pas systématiquement rouges ailleurs, sont les sédiments d’anciens marécages érodés par le temps et lessivés par le ruissellement des eaux de pluies ou des sources proches. D’ailleurs des petits filets d’eaux circulaient encore le jour de notre passage. Cette érosion perpétuelle a formé au fil de millions d’années des espèces de petits canyons que les oxydes de fer ont magnifiquement colorés de ces surprenantes teintes qui vont d’une pigmentation lie de vin à l’orangé en passant par des pourpres et pratiquement tous les tons de rouge. Il faut savoir que c’est dans ce type de formation rocheuse que l’on trouve de nombreux animaux fossiles et notamment des œufs de dinosaures. Quelques précieux exemplaires sont visibles non loin de là au Musée d’Espéraza. Sous un ciel bleu éblouissant et purgé de tout nuage, ce « Monde Perdu » est d’autant plus superbe que la verdoyante végétation n’est pas en reste même si elle est parfois assez rase et chétive au fond des petites ravines de ce « Jurassic Park » en miniature. Après avoir quitté cette étroite sente, incertaine par endroits, mais bien balisée, c’est une large piste qui nous amène à Peyrolles où une aire aménagée accueille les randonneurs pour un pique-nique bien mérité. On ressort du hameau par la D.14 et on quitte très rapidement le bitume au profit d’une piste terreuse rectiligne bordée de vignes et de champs, sans doute un peu lassante en raison de sa longueur. Comme souvent, pendant que Dany fonce vers l’arrivée, je comble cette lassitude en prenant des photos de tout ce que je vois et principalement de fleurs sauvages et de jolis papillons. Heureusement, si je puis dire, cette monotonie est vite brisée par un raide dénivelé tout en sous bois qui nous entraîne au sommet d’une haute butte alternant petits bosquets, garrigues parfumées et pacages d’estives. Ici de magnifiques paysages se dévoilent sur une vaste partie de la Vallée de la Rialsesse mais également bien plus loin sur la Haute Vallée de l’Aude et les Pyrénées Ariégeoises encore enneigées. Mais la vue la plus étonnante en descendant vers le village de Cassaignes est d’apercevoir pendant un cours instant les deux sommets mythiques que sont le Bugarach et le Canigou dans le même champ de vision. Image rare et sans doute exceptionnelle ! Plus près, on perçoit le pech Cardou, dons l'ascension peut constituer une balade également au départ de Serres. Après la traversée sans problème du hameau tranquille de Cassaignes, nous avons perdu, dans la descente du bois des Coutious, le fil de cette belle balade. Sans doute plus par inattention et étourderie que par l’absence de balisage. Outre, le fait que nous avons aisément retrouvé notre chemin, nous n’avons pas eu à regretter ce court égarement tant les points de vues sur le vallon, les pechs, la forêt domaniale, sur Serres et son château étaient admirables et colorés. D’ici, nous eûmes un large aperçu de ce circuit d’un peu plus de 12 kilomètres où nous avions flâné pendant presque 6 heures, arrêts et pique-nique inclus. Nous retrouvâmes Serres et notre voiture garée au bord de la Rialsesse. Cette calme rivière, nous nous languissions d’y tremper nos orteils pour voir si l’eau était aussi rafraîchissante que nous l’avions imaginée peu après le départ. Pour le bonheur de nos pieds, elle l’était !!! Carte IGN 2347 OT Quillan-Alet-les-Bains Top 25.

Partager cet article
Repost0

Le Vall de Núria depuis Ribes de Freser

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons interprétées par le chanteur américain Richard Marx. Elles ont pour titre : "Right Here Waiting", "Hazard", "Angel's Lullaby" puis d'une quatrième interprétée par le groupe britannique "Cutting Crew" intitulée "I Just Died In Your Arms".

 

Pour agrandir les images, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


Comment décrire le Vall de Núria à ceux qui ne connaissent pas cette superbe vallée. La publicité du site Internet nous dit en catalan : « Una vall única, un regal inoblidable »  que l’on traduit en français en « une vallée unique, un cadeau inoubliable ». Pour y être allé à diverses reprises, c’est à la fois très juste mais à mon goût bien trop réducteur au regard de la magnificence de ce site naturel. Alors, l’idéal pour moi, c’est d’essayer de vous faire découvrir Vall de Núria à travers mon blog et à l’aide de son diaporama de photos qui l’accompagne. Le mieux, bien sûr, c’est de commencer par le début, c'est-à-dire : Où est située Vall de Núria ? Comment s’y rendre ? Comment découvrir la vallée et le site de Núria? Et enfin existent-t-il d’autres itinéraires pédestres ?

Vall de Núria est une vallée des Pyrénées espagnoles où s’écoule la rivière éponyme qui prend sa source sur les flancs du Puigmal et qui, alimentait par de nombreux affluents devient elle-même affluent du Rio Freser. Elle est située sur la commune de Queralbs en Catalogne nord, dans la province de Gérone et la comarque de Ripollès. Elle est donc limitrophe des régions françaises de Cerdagne et du Haut-Conflent qui font partie intégrante du département français des Pyrénées-Orientales. Vall de Núria est donc à environ 160 kilomètres de Perpignan. A part la vallée elle-même, Vall de Núria dispose sur son parcours d’un petit paradis à la fois station de ski très prisée en hiver et la plus haute des Pyrénées (1.967 m) et lieu de pèlerinage avec son sanctuaire dédié à la Vierge dont on attribue l’origine à Saint-Gilles qui y aurait résidé en l’an 700. On verra à la fin de cet article, qu’il y a d’autres manières de rejoindre la vallée de Núria depuis la France mais pour la découvrir sur une seule journée, le mieux reste la voiture que l’on laissera à la commune de Ribes de Freser. Depuis Perpignan, il faut compter environ 2 heures de voiture pour rejoindre Ribes de Freser en empruntant des portions d’autoroutes par Figueres et Olot et un peu plus si on choisit la route du Vallespir par Prats-de-Mollo ou de Cerdagne par Bourg-Madame et Puigcerdá. La ville de Ribes de Freser est située à un peu plus de 6 kilomètres de la commune de Queralbs, commune que l’on atteindra de manière obligatoire mais très inhabituelle grâce à un agréable petit train à crémaillère en service depuis 1930 que l’on prend à la station de Ribes-Enllaç (905 m). A partir de Queralbs (1.236 m), deux solutions s’offriront à vous pour découvrir la grandiose vallée et rejoindre le site de Núria : descendre du train et emprunter le Cami de Núria (G.R.11) jusqu’à l’ancien monastère soit environ 3 h à 3h30 de marche pour un dénivelé de plus de 700 m sur une distance d’environ 6,5 kilomètres soit poursuivre avec le train et vous découvrirez ainsi la vallée sous des angles absolument superbes et vertigineux assis sur un siège confortable et vous aurez ainsi parcouru 12,5 kilomètres pour une dénivelé de plus de 1.000 mètres, vous aurez franchi deux impressionnants viaducs et pas moins de 9 tunnels dont quelques-uns anti-avalanches. Le retour depuis Núria jusqu’à Queralbs où l’on reprendra le train pour Ribes-Enllaç se faisant à pied ou en train dans le premier cas et bien évidemment à pied dans le deuxième cas car le but de cette visite reste tout de même de découvrir au cours d’une randonnée pédestre cette belle et majestueuse vallée. Personnellement, les deux dernières fois où je m’y suis rendu, j’ai opté pour cette dernière solution, qui présente plusieurs avantages : d’abord d’observer la vallée depuis le train et donc avec un regard très original mais surtout de laisser bien plus de temps libre à la découverte de la station, de son sanctuaire où les activités même hors saison skiable demeurent très nombreuses (balade, musée, jeux, sports divers, télécabines, lac, parc, chapelle, boutiques, bar, restaurants, etc.…..En outre, ce temps de gagner en montant en train, vous pourrez le consacrer à quelques courtes escapades sur les flancs des hauts sommets qui entourent Núria. En effet, il faut savoir que le site de Núria est situé dans une cuvette, espèce de grand replat à la jonction de deux amples vallées entouré de cirques et de hauts pics avoisinants les 3.000 mètres bien connus des montagnards aussi bien espagnols que français : Puigmal d’Err (2.910 m), Puigmal de Segre (2.843 m), Pic de Núria (2.794 m) Pic d’Eyne (2.786 m) Pic de les Nou Fonts (2.861 m) Pic de la Fosse du Géant (2.799 m), Pic de la Vache (2.821 m) Pic de l’Enfer (2.851 m) et Pic des Bâtiments (2.881 m) enfin tous ce hauts sommets qui composent la crête frontière à proximité. Alors sauf à être un sportif hors pair, il sera très difficile sur une seule journée de découvrir à la fois la vallée de Núria, le site et de rejoindre la crête frontière et ces hauts sommets environnants d’autant qu’il n’y a plus aucun train qui redescend au-delà de 19h30 en été et souvent même beaucoup plus tôt le reste de l’année. Mais comme à Núria, les capacités de gîte sont aussi grandes que le nombre de sentiers, les possibilités de pratiquer la randonnée pédestre sont presque illimitées quand on choisit d’y résider plusieurs jours. Pour la randonnée qui nous intéresse c'est-à-dire le retour à pied vers Queralbs, il faut emprunter à partir de Núria, le sentier du GR.11 qui file à droite du petit lac constitué par le barrage hydro-électrique. Après le barrage, on entame une longue descente parallèle à la ligne de chemin de fer et au Rio Núria que l’on va longer sur une rive puis sur une autre en suivant la plupart du temps ce tumultueux torrent parfois dans un ample vallon, parfois dans d’étroites gorges mais toujours au sein de magnifiques décors naturels et sauvages sans cesse renouvelés. Des paysages superbes et changeants, une géomorphologie unique, une flore et une faune exceptionnelle, voilà ce qui vous attend tout au long de ce chemin qui rejoint la gare de Queralbs. Après 2h30 essentiellement de descente or mis quelques escaliers aménagés peu avant l’arrivée, vous aurez inévitablement mal aux jambes mais cette douleur passagère vous l’oublierez très vite et il ne restera au fond de votre mémoire que l’image de cette « vallée unique », véritable « cadeau inoubliable ». Si vous êtes un amoureux de la nature en général et de la montagne en particulier, je vous conseille vivement d’y aller car au regard, de la splendeur de ce lieu, cet article sera bien sûr toujours amplement insuffisant. Comme je vous l’ai indiqué au début de cette présentation, il y a d’autres manières d’aller à Núria depuis la France. En réalité, elles sont toutes pédestres, au nombre de trois et ces trois chemins on les appelle tous les « Cami de Núria » : à partir d’Err ou de la station d’Err-Puigmal par le col de Finestrelles (2.604 m), à partir d’Eyne et de sa vallée par le col de Núria ou d’Eyne (2.683 m) et enfin depuis Prats-Balaguer par le col de les Nou Fonts (2.652 m). En l’occurrence, il s’agit bien sur de magnifiques excursions mais bien plus difficiles que celle qui nous préocuppe aujourd’hui et j’aurais peut-être un jour l’opportunité de vous les présenter dans ce blog. De toutes petites parties de la Vallée d’Eyne et du Cami de Núria jusqu’au refuge de l’Orri depuis Prats-Balaguer sont déjà présentes. Carte IGN 2250 ET Bourg-Madame-Mont-Louis Top 25 ou bien carte IGN Rando Editions Puigmal-Costabona 1 : 50000

Partager cet article
Repost0

DSK, l'ignoble curée médiatique américaine !

Publié le par gibirando

Comment en ce triste mois de mai (je parle de la météo !), ne pas évoquer cette non moins triste affaire de mœurs impliquant l’homme politique français Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds Monétaire International (F.M.I), plus connu sous l’abréviation DSK. Véritable bombe médiatique, car DSK faisait, depuis quelques mois, figure de favori pour les prochaines élections présidentielles, il m’était difficile de passer outre cette affaire qui m’a bien évidemment étonné comme elle a surpris des millions de français en raison de l’envergure du personnage et du destin qui semblait pouvoir se dessiner pour lui.

Au delà de l’affaire elle-même, qui, si elle s’avère vraie, est choquante et dont je comprends la plaignante à demander justice, je tiens à préciser qu’au moment où j’écris cet article, je ne préjuge ni de la culpabilité ni de l’innocence de DSK, je n’en sais strictement rien et même si je le savais, cela, de toute manière ne changerait rien à son contenu car c’est du lynchage médiatique insoutenable surtout américain dont je veux parler. Je sais bien que la justice américaine est ainsi faite, brutale, instruisant toujours le dossier à charge de l’accusé mais je le dis tout haut, j’ai trouvé ignoble de la part de la police et de la justice américaine cette manière de mettre en scène DSK dont la loi, même américaine, aurait dû lui reconnaître le droit à la présomption d’innocence. Dans la mesure où la loi s’applique à tout le monde de la même manière, elle aurait du reconnaître ce droit à DSK comme à tout autre accusé du plus médiatique au plus inconnu. Voilà un homme que l’on a présenté sur un véritable plateau aux télévisions américaines, menottes aux poignets, serré et encadré de policiers qui l’ont poussé dans une voiture comme un vulgaire « condamné à mort ». Ces images d'une cruauté incroyable ont été passées en boucle comme pour mieux convaincre l'opinion du monde entier de la culpabilité de DSK. Quelques heures plus tard, nous retrouvons DSK devant un juge « unique », mal fagoté, encore menotté, les traits fatigués, pas rasé et le plus souvent la tête baissée et là aussi présenté comme un « évident coupable » que le juge, d’ailleurs, a préféré séquestrer dans une des pires prisons qui existe sur notre « triste » planète. J’ai vraiment été heurté par ces images dont on sentait bien qu’elles n’étaient pas le fruit du hasard car elles n’avaient rien de naturelles et dont j’ai la certitude qu’elles ont été montées de toutes pièces comme un véritable scénario digne des meilleures séries télévisées.  Ces images, on le sent bien, ont été autorisées par les policiers et la justice américaine pour qu’elles chargent à outrance l’auteur présumé des faits et  c’était là leur manière à eux de dire : « nous avons acquis la certitude de la culpabilité de DSK et nous le jetons en pâture à l’opinion publique du monde entier ». C’est d’autant plus inacceptable que l’on s’aperçoit que cette police et cette justice ont su parfaitement protéger l’anonymat de la victime puisque plusieurs jours plus tard personne n’est encore capable de préciser son nom exact et encore moins de montrer d’elle la moindre image ou photo la concernant, ce que j’approuve bien évidemment.

Ce qu’il y a de choquant aussi, c’est tous ces journaux américains qui dès les premières heures de l’affaire et avant même d’avoir en mains tous les éléments ont lynché médiatiquement DSK comme s’ils avaient acquis eux aussi l’intime conviction de sa culpabilité. Et cette exécution anticipée est d’autant plus inacceptable que les accusations allaient bien au-delà de l’affaire elle-même : si le Daily News titrait en première page « DSK le pervers », le Washington Post lui, écrivait  « Sleazy Money » c'est-à-dire « l’argent sale » avec une photo réunissant DSK et Sarkosy…tout un programme FMI….franchement minable indirectement !

Quand à la presse française, elle n’est pas non plus exempte de tout reproche puisque France-Soir faisait sa une aujourd’hui même et jetait un scoop terrifiant et inconnu d’une majorité de français en titrant « Tout le monde savait », sous-entendu « Tout le monde savait que DSK était un désaxé sexuel ! ».

Et si DSK venait à être disculpé et blanchi de cette « triste » affaire, que restera-t-il- de lui ? Cette image d’un homme affaibli encadré de plusieurs policiers, sortant les mains entravées dans le dos comme un « sérial killer » digne du temps d’Al Capone et des Incorruptibles.

Et si DSK poussé dans ses derniers retranchements venait à mettre fin à ses jours, que restera-t-il de lui ? Je vous laisse méditer….mais souvenez-vous de ce qu’il est advenu après la mort de Pierre Bérégovoy où de nombreux hommes politiques et de nombreux médias se renvoyaient réciproquement la balle de cette curée médiatique qui avait sévie avant le suicide du ministre pour une simple affaire de prêt.

Non, Messieurs, les américains, vous vous prétendez puritains mais vous n’êtes pas si bien que ça sur le plan de la moralité….et de la justice….et cette curée vis-à-vis d’un homme à terre, même s’il est un malade sexuel est indigne d’une vraie démocratie moderne !

Partager cet article
Repost0

Le Pic Lloset (1.371 m) et le pic de la Moscatosa (1.457 m) depuis Urbanya (856 m)

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons interprétées par Sting.
Elles ont pour titre : "The Windmills Of Your Mind", "Fragile" et "Fields Of Gold".

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


Je l'avoue les pics Lloset et de la Moscatosa ne sont pas les sommets les plus connus et les plus fréquentés du département des Pyrénées-Orientales. D'ailleurs, quand on regarde la carte IGN, aucun chemin balisé n'y mène et aucun circuit n’incite les randonneurs à aller y grimper. Pourtant, ces deux pics, auxquels on peut ajouter à des degrés moindres le pic de la Serra (1.208 m) et le col de Marsac (1.056 m), composent la ligne de crêtes entre les beaux et profonds vallons d’Urbanya et de Nohèdes. Aujourd’hui, c’est cette ligne de crêtes que je vous propose de chevaucher et croyez-moi, par les paysages et les sites forestiers puis pastoraux dans lesquels on va évoluer et ceux que l'on découvre depuis leurs pinacles respectifs, ils méritent amplement leurs rapides ascensions. En outre, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir divers animaux sauvages, tels les sangliers, cerfs, isards ou autres chevreuils qui sont très nombreux dans ces parages sans parler des oiseaux dont les chants vont plus ou moins fortement égayer cette balade selon les saisons. Enfin depuis le joli village d'Urbanya et en y regardant de plus près, leur accès est des plus simples même si le dénivelé de plus de 600 mètres peut être rédhibitoire pour ceux qui considèrent cette déclivité comme bien trop importante à leurs yeux. Ils se trompent car le chemin qui démarre du parking d’Urbanya où on laisse son véhicule est vraiment peu difficile et surtout peu compliqué. Il suffit de passer devant la mairie et de poursuivre toujours tout droit en longeant la rive gauche orographique de la rivière d’Urbanya, c'est-à-dire qu’ici et en avançant à contresens dans lequel s’écoule l’eau, on marche à droite de la rivière. On ignore le premier petit pont à gauche et on poursuit encore tout droit jusqu’à franchir la rivière au moment où la route goudronnée devient piste terreuse. D’ailleurs, cette large piste qui amorce un virage à 180° et commence à monter au dessus du village, on ne va plus la quitter jusqu’au Pic Lloset. C'est dire la simplicité de cet itinéraire. Ici, pour monter, il n’y a que de la piste et pas de petits sentiers caillouteux et tortueux même si en effectuant la boucle proposée, on en aura un peu mais au cours de la redescente seulement. Le Pic Lloset est ce magnifique dôme boisé de sombres conifères que l’on aperçoit droit devant soi au moment où on passe devant une antenne hertzienne et un réservoir.  Sans être bien terrible, le dénivelé s’accentue peu après ce pylône et la piste vire à droite puis à gauche puis à nouveau à droite, passe devant une grande étable et file plein ouest en longeant par la droite le ravin du Correc de Saint-Estève. On passe devant cette ferme en respectant bien évidemment la propriété privée, en refermant les portails, et de préférence sans effrayer les bovins. Le Pic Lloset apparaît plus que jamais dans la ligne de mire avec son sommet ressemblant à la tonsure inversée d’un moine avec sa calotte d’un vert foncé composée de pins et de sapins sous laquelle on distingue une belle chevelure de feuillus au vert plus tendre. Mais plus on s’en rapproche et plus on s’aperçoit que sous la tête de cette montagne, le cou, lui,  est emmitouflé d’une superbe écharpe blanche constituée de merisiers en fleurs plus communément appelés cerisiers sauvages. D’ailleurs, à cette époque de l’année qu’est le printemps et tout en grimpant depuis Urbanya, vous avez déjà remarqué un grand nombre de ces magnifiques arbres en fleurs mais plus on va monter et plus on va en voir et de plus en plus grands et de plus en plus beaux, à un point tel que ce parcours j’aurais presque pu l’intituler le « Chemin des Cerisiers en fleurs ». Toutes ces fleurs sont un véritable ravissement pour nos yeux émerveillés mais pour les insectes en tout genre et notamment les abeilles, ce sont autant de tentations attractives à nulles autres pareilles qui engendrent pour nos « pauvres » oreilles un bourdonnement assourdissant. Au moment où la piste coupe le Correc de Saint-Estève, on fait le choix de poursuivre vers la droite la piste qui amorce un virage en épingle à cheveux. On ne quitte plus cette piste même quand celle-ci atteint la piste DFCI CO60 (en rouge sur la carte IGN) qui arrive du Col de Marsac. Pour ceux qui la connaissent, il s’agit d’un tronçon du magnifique Tour du Coronat que j’ai eu l'infini plaisir d’accomplir à l’été 2007 et que vous pouvez découvrir dans son intégralité sur mon site perso : Tour du Coronat. On laisse sur la droite, le petit refuge de la Travessa. Cette superbe forêt comportant une multitude d’essences différentes, on remarque au passage quelques jolis et rares thuyas et sapins de Douglas. On continue jusqu’après le prochain virage où à un vaste carrefour, on laisse définitivement le sentier du Tour du Coronat qui continue tout droit au profit de la piste herbeuse DFCI CO59 qui file à gauche, rectiligne et pratiquement à plat jusqu’au très boisé Pic Lloset. Bien sûr, c’est depuis ce dernier chemin que les vues sur le vallon d’Urbanya sont sans aucun doute les plus belles mais si le temps est beau et l’horizon dégagé, vous aurez eu le temps, tout en montant, de jeter de multiples regards vers un merveilleux Canigou, encore bien enneigé en ce début de printemps, sur une immense partie de cette splendide forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya, sur quelques beaux pics, cols et « serrats » qui composent les paysages alentours. Le sommet du Pic Lloset est un petit monticule rocheux dérisoire qui se trouve derrière la forêt et une citerne et que l’on atteint en franchissant la clôture. Après cette brève découverte, vous pouvez bien sûr faire demi-tour et redescendre vers Urbanya par le même chemin. Les plus courageux ou les moins fatigués, eux, poursuivront à droite en direction du Pic de la Moscatosa qui se trouve à moins de 800 mètres.  Les fatigués mais courageux, eux poursuivront ma boucle en descendant le long de la clôture jusqu’au col de Marsac. Pour le Pic de la Moscatosa, il faut poursuivre le chemin qui file à droite puis quelques mètres plus loin, au moment où il fait une fourche, on prend la branche de gauche qui monte et on arrive devant un portail. Ici, les paysages changent du tout au tout : du côté droit, on a toujours cette épaisse et superbe forêt mais à droite ce n’est plus qu’une simple lande composée de petits genêts et d’une pelouse rase encore une peu verte à cette époque de l’année mais ça ne va pas durer bien longtemps. Ce contraste de végétation entre l’ubac d’Urbanya et la soulane de Nohèdes est simplement séparé par une clôture qui monte vers le Pic de la Moscatosa que l’on aperçoit à quelques encablures à droite. Il suffit de longer cette clôture puis de l’enjamber pour atteindre ce pic matérialisé au sol par une petite borne géodésique.  D’ici, j’en vois certains qui se diront : « le jeu en vaut-il la chandelle ? » A vous de juger mais sachez que de là-haut, vous aurez une vue bien plus ample sur la Rouquette et son épaisse et belle forêt, le Massif du Madres encore un peu enneigé, le pla des Gourgs, le Pic de la Pelade, le Puig d’Escoutou et bien sûr, sur le vallon de Nohèdes, sa belle forêt domaniale et sa magnifique Réserve Naturelle. Quant au Mont Coronat, il paraît si près que parfois on a cette étrange impression que l’on pourrait presque le toucher. Vers le sud-est, le Canigou continue de jouer le seigneur des cimes mais lui, me direz-vous : « ce n’était pas la peine de monter si haut pour le voir ! » Tous ces paysages dans un décor changeant où en poursuivant ma boucle, vous découvrirez les multiples ruines d’un pastoralisme qui, par bonheur, ne s’est pas éteint complètement. Pour s’en persuader, il suffit de regarder le sol et d’observer les nombreuses scybales, petites crottes sèches laissées par les brebis et les moutons. Après la montée vers le Pic de la Moscatosa, on en a pratiquement fini avec les dénivelés et il suffit de redescendre vers le pic Lloset du côté droit de la clôture que vous avez inévitablement franchie en ouvrant le portail ou enjambée avec précaution. La suite de la boucle est encore d’une grande simplicité puisqu’il suffit d’emprunter le chemin qui longe la clôture (parfois bizarrement balisée en jaune mais il s’agit sans doute d’un ancien itinéraire qui venait de Nohèdes), descend vers le pic de la Serra pour finir au col de Marsac. Mais à condition de le faire avec prudence et discernement, rien ne vous oblige à rester collés à cette clôture car quelques ruines effondrées ou cabanes de pierres sèches encore debout sont à découvrir. Une fois arrivés au col de Marsac, on va pratiquement faire demi-tour en évitant d’emprunter le Tour du Coronat qui nous emmènerai beaucoup trop haut et on va préférer la piste qui descend directement vers Urbanya. Cet itinéraire offre ensuite plusieurs possibilités mais pour éviter de retrouver la piste prise à l’aller, je conseille celle qui descend en une large boucle à main droite. C’est le parcours le plus long mais c’est le plus varié pour rejoindre le hameau. Au col de Marsac, il existe un raccourci mais comme la dernière fois que je l’ai pris, il était horriblement embroussaillé, je continue à le déconseiller formellement jusqu’à une prochaine vérification. Cette boucle proposée fait environ 14 kilomètres, aller et retour au Pic de la Moscatosa inclus. Comptez environ 5 heures à 5h30  pique-nique et arrêts inclus pour la réaliser en flânant et en prenant le temps de l’exploration. Beaucoup moins si on le souhaite. Sur ce parcours, et y compris tout au long des pistes forestières, vous remarquerez un grand nombre de clôtures dont certaines sont électrifiées. Cela signifie que vous êtes au sein d’une importante zone d’estives ou les bovins et ovins sont en liberté et peuvent être nombreux dans la montagne selon les époques. Veillez à ne pas casser les clôtures si vous les enjambez, veillez à refermer tous les portails derrière vous, veillez à respecter tous les animaux, veillez à ne pas les effrayer inutilement, ils peuvent s’avérer dangereux notamment pour les femelles qui mettent bas et protègent leurs progénitures. Si vous vous baladez avec un chien, tenez-le en laisse, si vous rencontrez un patou ou un autre chien de berger, pensez que vous êtes sur son territoire et éloignez-vous sans être agressif. Bien qu’agréable et réalisable en toutes saisons, je conseille de faire cette balade aux printemps à cause de tous ces arbres en fleurs ou en automne quand les couleurs des feuilles sont si chatoyantes. L’idéal, l’accomplir plusieurs fois, à des saisons différentes ! Pourquoi pas ? Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

Enregistrer

Partager cet article
Repost0

Le Chemin de Véronique et la Roque d'En Talou depuis Montner

Publié le par gibirando


Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons en hommage aux Véronique : "Chère Véronique" chantée par Michel Polnareff"Love Me Encore (Love Me Forever)" chantée Véronique Jannot et "Rien Que De L'Eau" chantée par Véronique Sanson.

Le Chemin de Véronique et la Roque d'En Talou depuis Montner

Voir taille réelle


Dimanche, il est 10h30 et je décide enfin de m’extraire de ma couette et d’ouvrir les volets. Je ferme brusquement les yeux car les rayons du soleil m’aveuglent. Mais comme la lointaine pyramide blanche du Canigou se détache dans un ciel bleu d’une admirable pureté, malgré cette cécité forcée, je m’empresse de les rouvrir  pour ne rien manquer de ce spectacle dont je ne me lasse jamais. Soudain, une idée me traverse l’esprit : « si je partais randonner ! » et dans le même temps, raquettes et godillots aux pieds, je me vois déjà entrain de glisser dans la poudreuse au milieu d’un belle forêt de sapins de Cerdagne ou au bord d’un joli lac glacé du Capcir ou bien encore, je m’imagine entrain de crapahuter sur la crête dépouillée d’une haute montagne du Conflent, avec devant moi des panoramas époustouflants à perte de vue. Je ne suis plus au fond de mon lit mais je rêve encore et un simple coup d’œil au réveil, m’extirpe définitivement de ce délicieux songe où j’étais déjà retombé : il est 10h35. Il est vraiment très tard ! Que faire ?  Cerdagne ? Capcir ? Conflent ? Trop loin ! Rien préparé ! Trop tard ! Je suis désappointé. En général, quand ce genre de mésaventure m’arrive comme cela vient de se produire en ce début de printemps, je me précipite dans ma bibliothèque et je cherche mon bonheur dans un petit guide de randonnées et il est bien rare que je n’y trouve pas une agréable balade, pas trop loin de chez moi et surtout appropriée à cette circonstance tardive que la « grasse matinée » a engendrée. Un petit guide Rando comme cet agréable «  34 randonnées en Agly-Verdouble » qu’un groupe d’amis randonneurs m’a très gentiment offert et dans lequel j’ai trouvé dernièrement ce « singulier » Chemin de Véronique qui démarre du beau village viticole de Montner. Le guide raconte que cette balade emprunte, selon, la légende, le sentier qu’un jeune prétendant amoureux parcourait pour rejoindre sa belle Véronique, à l’abri des regards indiscrets….Bon, autant le dire de suite,  la belle Véronique devait le faire « courir » son amoureux et les gens qui jetaient des regards indiscrets….ou même discrets ne devaient pas être légions à vouloir ou à pouvoir suivre tous ces détours que ce chemin emprunte. Comme beaucoup de femmes, la belle Véronique avait envie de se faire désirer ou alors elle était aussi tourmentée que ce sentier qui part dans une direction, reviens sur ces pas, visite le charmant village de Montner, part au milieu du joli vignoble et des vieux casots, grimpe vers Força Réal comme si on allait rejoindre l’ermitage, bifurque au pied de la colline, redescend dans la chênaie, slalome dans les vignes, les champs en friches, les mas ruinés et les ravines pour revenir enfin à Montner après quelques sinuosités dont on se demande sur la fin, qu’elles étaient les réelles motivations de la jolie Véronique à vouloir zigzaguer de la sorte à quelques encablures du village. Bon, il faut reconnaître que les légendes sont souvent tortueuses et en l’occurrence, ce chemin légendaire l’est tout autant. A l’époque, Véronique a du lui poser pas mal de « lapins » à son amoureux et sans balisage et sans GPS, l'entiché a sans doute du s’égarer plus d’une fois pour retrouver sa belle. Moi, comme à mon habitude,  j’ai essentiellement flâné et pour couronner le tout, après avoir analysé la carte IGN, j’avais décidé d’adjoindre à cette randonnée, un détour supplémentaire en partant visiter la « fameuse » Roque d’En Talou toute proche. J’ai donc démarrer du caveau de dégustation où se trouve le départ, j’ai longé la ruelle qui passe derrière les bâtiments de la coopérative vinicole et là, j’ai suivi le recommandation d’un petit panonceau jaune qui me conseillait d’aller voir un olivier remarquable qui se trouve à 10 minutes dans la rue des Oliviers. Cet olivier, outre son âge pluriséculaire et sa circonférence de 5,50 mètres, est remarquable à un autre titre, puisqu’il s’agit de l’unique rescapé de l’immense oliveraie que possédait le village au siècle précédent au lieu-dit « Las Oulibèdes Grandes ». En effet, il est le seul arbre à avoir survécu à l’horrible et glacial hiver de 1956 et pour les gens qui ont connu cet hiver-là, cette hécatombe d’oliviers n’a rien de surprenant tant le froid avait été excessivement rigoureux. Moi, j’avoue que partir voir cet olivier m’arrangeait bien puisqu’en poursuivant la rue des Oliviers jusqu’à la D.612, puis en coupant celle-ci puis en traversant encore quelques vignes, j’arrivais direct à la Roque d’En Talou. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la Roque d’En Talou est une borne sans doute unique en son genre qui matérialise à cet endroit précis la frontière qui avait été définie entre les royaumes de France et d’Aragon par le Traité de Corbeil de 1258 signé entre Saint-Louis, roi de France et Jaume 1er, roi d’Aragon. A cheval sur cette ancestrale ligne frontière, il s’agit d’un simple rocher sur lequel a été gravé, côté français, les armoiries des Montesquieu, seigneurs de Latour-de-France, et côté Montner et aragonais, la fameuse croix pattée des rois d’Aragon. Ces gravures rendent cette roche, sans doute burinée en 1617, date gravée au dessus du blason des Montesquieu, absolument remarquable. Cette borne confirme, avec d’autres bornes plus classiques dans ce secteur du Fenouillèdes, la délimitation de 1258 juste avant le Traité des Pyrénées de 1659 qui vit la frontière se modifiait de nouveau avec entre autres la restitution par l’Espagne au royaume de France de Louis XIV, de la totalité du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir et d’une partie de la Cerdagne. Après cette superbe découverte, pas toujours évidente à dénicher sans GPS, il faut évidemment rebrousser chemin en direction de Montner pour retrouver le Chemin de Véronique. On poursuit par la rue des Ecoles, la place de l’Aire où se trouve la jolie mairie, on traverse la Grande Rue, on tourne à gauche à la rue de Força Réal où l’on retrouve le balisage jaune propre aux P.R ainsi qu’une pancarte du Chemin de Véronique. Cette assurance retrouvée, on continue par la rue de la Marinade qui, au milieu de splendides villas et des mimosas en fleurs, nous entraîne hors du village. On poursuit tout droit la route bitumée qui descend au milieu du vignoble et file en direction de la toison verdâtre du Massif de Força Réal. On est désormais sur le « sinueux » Chemin de Véronique et il suffit de prêter attention au balisage jaune, pas toujours évident, notamment sur la fin,  pour respecter l’itinéraire de cet agréable circuit dont les buts peuvent être multiples : Il y a bien sûr une flore très riche à contempler avec de nombreuses plantes en fleurs en ce début de printemps, la faune, elle est plus discrète et sauf à avoir la chance de lever quelques perdreaux ou faisans, de voir courir quelques lapins, lièvres ou sangliers, on se contentera, en cette saison, d’observer surtout des papillons et des insectes de toutes sortes mais en réalité les vraies découvertes sont le patrimoine agraire d’antan, les divers éléments qui ont forgé l’identité locale, l’exploration du terroir et du vignoble actuel, la visite du village et accessoirement, si vous êtes follement amoureux, vous lancer dans une course effrénée derrière votre belle pour tenter de la rattraper…..même si elle ne s’appelle pas Véronique ! Moi, en randonneur solitaire, je n’avais pas à « speeder » et comme je me suis mis à ramasser quelques asperges sauvages, j’ai alterné une espèce de vadrouille dans un maquis typiquement méditerranéen, mais plutôt agréable car très florilège en ces premiers jours du printemps, puis une très lente flânerie au milieu du vignoble ocre et schisteux, puis en côtoyant les Mas de la Beille, celui magnifique d’en Garrigue avec ses deux superbes arcades et enfin le Mas Raphaël avec vue sur le village, tel un revenant à la recherche de vieux souvenirs, j’avais l’impression d’errer dans les vestiges de fermes hantées par des fantômes. J’avais le sentiment que ces décombres effondrés, ruines d’un passé rural aujourd’hui révolu, gardaient secrètement en leur sein tout un lot de magnifiques histoires pastorales à jamais oubliées. Tout avait disparu ! Les hommes, leurs travaux des champs, leurs vies, leurs maisons, leurs histoires, il ne restait que des pierres qui, elles aussi, si elles n’étaient pas restaurées rapidement, seraient vouées à tomber un beau jour en poussières et à disparaître à tout jamais. Heureusement qu’un ou deux viticulteurs étaient là à s’occuper passionnément de leurs vignes sinon j’aurais eu l’impression d’être un « Robinson Crusoé » de la randonnée pédestre. La cloche de l’église se mit à m’appeler et c’est avec une grosse botte d’asperges sauvages à la main, et en tous cas, largement suffisante pour une « belle » omelette, que je fis mon entrée dans Montner. Il est déjà 18 heures passé, mais je veux encore profiter de la fraîcheur de cette fin de journée pour rejoindre le caveau de dégustation et ma voiture par une dernière visite du village, de ses ruelles, de ses places, de sa belle église Saint-Jacques avec sa jolie façade de style baroque espagnol, de sa « cobe », étonnante venelle en forme de tunnel qui servait à l’évacuation des eaux de pluies. Le soleil, qui m’avait ébloui à 10 heures, a sérieusement décliné depuis. Le ciel bleu, si resplendissant ce matin, a blanchi au fil des heures et ce merveilleux Canigou enneigé qui m’avait incité à partir randonner, a définitivement disparu dans une brume laiteuse. Pour moi, l’heure était venue d’aller retrouver ma belle…qui revenait par TGV de la région parisienne. L’amoureux avait t-il réussi à retrouver Véronique? La légende ne le dit pas ! Sans aller à la Roque d’En Talou, cette boucle de 8 kilomètres est donnée sur le guide pour 2h30. Moi, Roque d’En Talou, pique-nique, photos et asperges sauvages incluses, je préfère ne pas vous dire le temps que j’ai mis car j’en deviendrais ridicule. Carte IGN 2448 OT Thuir.Ille-sur-Têt Top 25.

Enregistrer

Partager cet article
Repost0

Japon, 11 mars 2011....nous ne savions pas !....

Publié le par gibirando

Comment ne pas retenir dans cette actualité foisonnante, cette catastrophe survenue le 11 mars dernier au Japon. Après ce tremblement de terre hors norme et le tsunami qui s’en est suivi et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de disparus, des inquiétudes extrêmes se focalisent à juste titre sur la centrale nucléaire de Fukushima que plus personne ne semble être capable de maîtriser. Les réacteurs sont hors contrôles, fuient de tous côtés, les noyaux fondent et laissent échapper dans l’air, l’eau et la terre, une radioactivité qu’aucun scientifique n’est vraiment capable de dire qu’elles seront les répercussions sur l’environnement futur du Japon et de notre planète. Depuis bientôt un mois, tous nos soi-disant experts se contentent de dire qu’un nuage sans aucun risque et aucune conséquence sur notre santé passe au dessus de nos têtes. En 1986, des menteurs avaient également dit que le nuage de Tchernobyl n’atteindrait jamais la France ! On connaît la suite….Mais pour cet accident du Japon, sans doute encore plus gravissime, comment peut-on affirmer un scénario « angélique » alors que reste en suspens une question lancinante : dans combien de temps ces fuites vont-elles être endiguées complètement ?

Alors devant cette catastrophe imprévisible et ses terribles conséquences et drames humains, comment ne pas donner raison à tous ces écologistes qui depuis de longues années se battent contre le nucléaire et ses déchets dont on se sait plus que faire après utilisation. On savait le nucléaire militaire dangereux, on savait le nucléaire civil risqué voire aventureux si mal maîtrisé et mal sécurisé mais les voilà désormais aussi dangereux l’un et l’autre quand l’imprévisible se produit.

Fukushima, l’île du Bonheur en japonais est devenue l’île du Malheur car c’est un périmètre de 80 kilomètres tout autour de la centrale nucléaire que les américains jugent indispensables de déserter dans sa totalité. Ce périmètre sera sans doute revu à la hausse au fil du temps et des fuites radioactives qui s'échappent des réacteurs endommagés.  Imaginez un territoire irradié grand comme 2, 3 ou 4 départements français où il y aurait des milliers voire des millions de personnes susceptibles d’être atteintes et de mourir de cancers, un pays où plus personne ne pourrait habiter et travailler, où les terres ne seraient plus cultivables pendant des dizaines voire des centaines d’années, où les animaux domestiques et sauvages seraient contaminés et voués à une mort certaine et parfois rapide, où les eaux des lacs, des étangs, des marais, des  rivières seraient toutes souillées, ces eaux, elles-mêmes, polluant nos mers limitrophes de cette terrible radioactivité avec les conséquences sur la faune et la flore marine qu’aucun être humain n’est aujourd’hui apte à quantifier.

Non à en croire notre cher Président Sarkosy, tout ça est arrivé au Japon mais en aucun cas cela ne peut arriver chez nous. Non, en France, nous sommes à l'abri de cataclysmes de grande ampleur et la tempête Xynthia n'était qu'une simple péripétie. Non en France, selon le « grand ordonnateur de la sécurité de notre république », nos centrales nucléaires sont les plus sûres du monde et nous aurions prévu même l’imprévisible ! Le lundi 14 mars, c'est-à-dire 3 jours après le séisme du Japon, Nicolas Sarkozy s’est transformé en VRP d’Areva et a érigé en exemple le réacteur EPR. «L’EPR, je connais bien le chantier, j’y suis allé plusieurs fois. Je suis désolé de dire ça, mais on a la double coque ! Le principe de la double coque, c’est que si un Boeing 747 s’écrase sur une centrale, le réacteur n’est pas touché», s’est-il félicité. Non, Monsieur le Président, nous ne sommes à l’abri de rien et il suffirait d’un violent attentat (rappelons-nous le 11 septembre 2001 et quel est l'américain qui imaginait qu'il ne faudrait que quelques heures pour mettre à terre les deux tours du World Trade Center !) ou bien qu’une météorite tombe sur une centrale nucléaire française et nous verrions ce film catastrophe digne d’une superproduction américaine sur un écran aussi géant qu’une contrée grande comme nos agréables régions Paca, Midi-Pyrénées ou Languedoc-Roussillon.

Non, Monsieur Sarkosy, votre position en la matière est indécente. On ne peut pas imaginer que cela arrive en France et il faut arrêter de jouer les apprentis sorciers. Il faut arrêter tous les programmes et centrales nucléaires de France, de Navarre et du monde entier et les remplacer par des solutions plus sures pour les populations. Le démantèlement de nos réacteurs prendra le temps qu’il faudra mais il est désormais impératif que nous faisions marche arrière dans le nucléaire et que nous faisions le choix de solutions plus écologistes et plus sûres. Ces solutions existent et de toute manière, aucun président, aucun gouvernement n’a le droit de jouer avec l’avenir de millions de gens comme cela s’est passé au Japon. Les prochaines présidentielles de 2012 approchent à grand pas et en mettant leurs bulletins de vote dans l’urne, il est impératif que tous les français déterminent leur choix en fonction de ce critère qui doit être désormais capital.

En cas d’accident comme celui qui vient de se produire au Japon, nous ne pourrions plus dire : « nous ne savions pas ! »

Partager cet article
Repost0

Le Pic Lazerou (574 m) et les dolmens de Felluns et Ansignan (245 m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de 2 versions de "Misty" d'Errol GarnerLa première est jouée par Magic Trio, plus connu sous le nom de Derek Smith Trio et la seconde est jouée par Michel Petrucciani et chantée par Liane Foly.

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


La région trop méconnue des Fenouillèdes recèle des petits trésors qu’on ne peut réellement découvrir qu’en sortant des sentiers battus. Ces petits trésors sont multiples et variés et bien souvent, ils présentent l’avantage d’être dans un rayon si réduit qu’une petite balade pédestre de quelques kilomètres permet de tous les découvrir en quelques heures. Parmi ces trésors, il y a par exemple, le village d’Ansignan avec son prodigieux pont-aqueduc romain du IIIeme siècle ou bien le hameau de Felluns, qui construit sur les hauteurs du ravin de la Matassa vaut à lui tout seul le détour, c’est l’anonyme Pic Lazerou qui du haut de ces 574 mètres laisse entrevoir au promeneur curieux de superbes panoramas à 360° auxquels il pourra aisément donner des noms puisque une judicieuse table d’orientation y a été élevée. Mais des trésors, il y en a bien d’autres, bien plus anciens, construits par l’homme préhistorique et qui conservent leur part de mystères comme ce dolmen de Felluns, superbe mégalithe au nom étrange de « Caune del Moro » que l’on traduit de l’occitan en dolmen de « la grotte du Maure » mais ne me demandez pas pourquoi. Il y a aussi le dolmen d’Ansignan que l’on appelle ici le « dolmen de La Rouyre ». Mais si vous vous intéressez aux mégalithes et roches gravées, alors cet endroit est fait pour vous et il vous suffira simplement de pousser la balade un peu plus loin et d’élargir votre champ de recherche, car ici, il y a bien d’autres dolmens comme celui que l’on trouve aussi sur la commune de Felluns au joli nom de « Roca de l’Arca » ou bien le dolmen de « Camp del Prat » non loin d’Ansignan mais situé, lui, sur la commune de Trilla. Là, il s’agit des principaux monuments recensés mais des roches gravées, avec cupules, gravures et autres inscriptions rupestres,  il y en a paraît-il des quantités dans ce secteur et il vous appartiendra de jouer les Indiana Jones pour les découvrir. La balade que je propose, elle, part d’Ansignan où on peut laisser sa voiture près de la cave coopérative. Derrière la cave, on prend la direction de Felluns sur le chemin balisé en jaune et rouge. On ignore l’indication dolmen pour l’instant et on poursuit le Tour du Fenouillèdes. Au départ, on suit ce balisage jaune et rouge et on reste sur ce chemin même quand celui-ci emprunte du bitume. Ici, le goudron ne va durer même si cette boucle que je propose emprunte de nombreuses portions asphaltées. Comme je vous l’ai dit au début, ici on sort des sentiers battus habituels mais l’on emprunte de nombreux chemins forestiers et pistes DFCI qui, pour les authentiques randonneurs pédestres, dont je suis, ont été  malheureusement trop souvent bitumées. Mais si je suis le premier à le regretter, croyez-moi, ce goudron, on va vite l’oublier et il ne va rien enlever aux nombreux charmes de cette jolie balade. Très rapidement, le sentier s’élève et on domine Ansignan.  De superbes vues s’ouvrent sur  les collines verdâtres des Fenouillèdes et sur les vallons de l’Agly et de la Désix. On longe quelques vignes ocres puis quand on arrive près d’un mas, on retrouve l’asphalte de la route qui relie Ansignan à Felluns. On délaisse le Tour du Fenouillèdes qui part à gauche et on poursuit la route bitumée sur environ 700 mètres. De toute manière, il faut désormais suivre un P.R. au balisage jaune, aussi jaune que les mimosas qui, en ce début de printemps, nous font une jolie et parfumée haie d’honneur. Cette piste va, sans réelle difficulté, nous amener d’abord au dolmen du « Caune del Moro » puis à Felluns dans une féerie de paysages printaniers. Ici les mimosas, les amandiers et quelques cerisiers sauvages se sont passés le message pour fleurir en même temps pour le bonheur de nos yeux écarquillés. Vers l’est, on aperçoit la jolie flaque bleutée du barrage sur l’Agly, vers le sud, c’est un Canigou argenté qui fait une première et superbe apparition. Au carrefour de notre chemin et de la route, le premier dolmen est déjà là et devant cet surprenant édifice, on ne peut que se poser une série de questions du style : qui, comment, pourquoi et pour qui ! On délaisse le bitume pour un large chemin qui file vers Felluns. Là, sidéré par un prodigieux moutonnement de collines et de ravins verdoyants s’étalant de nos pieds jusqu’au blanc Canigou, on vide très vite notre tête encore pleine des interrogations du dolmen, pour se consacrer à la contemplation. Pour arriver à Felluns par le bas du village, nous avons poursuivi la route asphaltée balisée en jaune mais il existe sur la carte IGN, un autre chemin qui, à priori, ne serait pas goudronné (voir tracé bleu sur la carte) mais j’avoue ne pas le connaître. Après l’agréable découverte de Felluns, on passe devant la cave vinicole. On remarque au passage une magnifique allégorie de Bacchus peinte sur sa façade et tout en montant, on poursuit la route que l’on quitte au bout de 1.500 mètres pour prendre la piste DFCI F.50. Cette agréable piste toujours à découvert laisse entrevoir de superbes vues sur un Massif du Canigou plus blanc que blanc, sur une immense partie du Fenouillèdes plus verte que verte et à nos pieds, sur Felluns et sa vallée de la Matassa. La piste nous mène d’abord au Roc de Las Corts, imposant magma de roches, dont j’ai lu, qu’une serait gravée d’une cupule que je n’ai pas observée, je l’avoue. Le  Pic Lazerou dont aperçoit le dôme débonnaire n’est plus très loin maintenant. On côtoie quelques « casots », on grimpe un dernier raidillon et nous voilà au sommet avec des vues époustouflantes de tous côtés. Il serait trop long de dresser toute la liste des sites entrevus mais dans cette ronde à 360°, on aperçoit entre autres : les Corbières et le Pech de Bugarach, Saint-Arnac et le roc de VergèsAnsignan et le Fenouillèdes dans sa quasi-totalité, Força Réal, un morceau des Albères, Trilla, le Massif du Canigou et quelques autres montagnes et sommets du Haut-Conflent, Prats-de-SourniaVira et la Forêt de Boucheville toute proche avec à nos pieds, toujours cette immense toison olivâtre où une tache azur apparaît, celle du miroir bleuté du lac de l’Agly. Après ce merveilleux spectacle, on rebrousse chemin et on emprunte la piste qui descend et longe par la gauche une minuscule ravine. On retrouve le dolmen du Caune del Moro et on poursuit le chemin pris à l’aller jusqu’à l’intersection suivante où là, on emprunte la piste DFCI F.51. On ignore la même piste « bis » et on descend au milieu des mimosas en fleurs en direction de deux « beaux » châtaigniers » dont on est surpris de les trouver là, en plein maquis. Au milieu des lumineux et impeccables vignobles, on poursuit l’évidente piste qui mène sans problème au dolmen de la Rouyre, mégalithe plus petit que le précédent mais qui présente l’avantage d’être situé sur un plateau qui domine magnifiquement Ansignan et le lac du barrage sur l’Agly. A partir de cette route qui rejoint Felluns, il existe trois solutions pour rejoindre Ansignan : soit on reprend par la droite, la portion du Tour du Fenouillèdes prise à l’aller, soit on emprunte la totalité de la route asphaltée qui y mène, si par exemple, on ne connaît pas l’aqueduc romain dont on a d’ici, une jolie vue aérienne, soit, juste avant le virage qui domine le village, on cherche sur la droite de la route, un minuscule raccourci qui descend direct. Ce sentier est bien présent sur la carte IGN et même si par endroit il est un peu embroussaillé, il reste néanmoins très praticable. Avec un kilomètre de route bitumée à parcourir en moins, le gain n’est pas négligeable et sur la fin, ce petit sentier peut parfois mériter qu’on le cherche un peu. Telle que décrite, cette boucle a une longueur d’environ 11 kilomètres pour un dénivelé modeste d’environ 330 mètres. Je conseille de l’effectuer sous un soleil radieux et au printemps de préférence pour ses vues sur le Canigou enneigé et pour ses superbes paysages fleuris. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

Enregistrer

Partager cet article
Repost0