• Deniers publics détournés et citoyens derniers informés !


     

    A quelques mois de la présidentielle, François Fillon, l’heureux élu de la primaire de droite est pris dans la tourmente médiatique et policière. Pour être franc, et bien que n’ayant pas les mêmes penchants politiques que les siens, voilà un homme dont j’avais toujours pensé qu’il était honnête et de ce fait, j’avais toujours imaginé qu’il serait au dessus du moindre soupçon d’une quelconque magouille. Avec son côté un peu timide, un peu réservé, enfant de choeur, il le criait si haut et si fort et parfois même il s'en gargarisait, reprochant à Sarkosy ou à Copé de ne pas être comme lui. Et puis d’un coup patatras ! Tout s’écroule autour de lui ! Les affaires s’accumulent autant que les soupçons ! Elles s’amplifient de manière tentaculaire. Les conséquences de « l’affaire Pénélope » se répercutent sur tous les élus de tous bords dont on dit qu’ils sont très nombreux à être en pareil cas : faire travailler leur épouse ou un proche aux frais des contribuables que nous sommes. Il est vrai que 6.000 euros par mois, peu de français les gagnent et même nombre d’entre eux qui travaillent beaucoup n’arrivent pas à les gagner, loin s’en faut. Oui c’est choquant ! A l’heure où l’on nous demande de serrer la ceinture, où la France connaît une dette publique record inégalée, où la pauvreté gagne du terrain d’année en année, où le chômage ne cesse de croître, où les écarts entre riches et pauvres se creusent, où les retraites sont gelées, où le pouvoir d'achat baisse sans cesse, c’est très scandaleux et dissonant d’apprendre que nos élus peuvent profiter des deniers publics en toute légalité. Faites de même dans une association où vous êtes bénévole ou salarié et vous vous attirerez inévitablement les foudres de la justice, en cas de contrôle.

     

    L’enquête Pénélope Fillon doit être menée à bien mais déjà les premières révélations m’ont choquées comme elles ont choquées bons nombres de français : Argent public détourné voire gagné trop facilement ? Avantages et profits personnels ? Emplois fictifs ? Accointances avec certains médias et des groupes de pression ? Conflits d’intérêts ? Des mots, toujours les mêmes, qui reviennent comme des boomerangs et raisonnent sans cesse dans la sphère politique ! Comment faire confiance ?  A qui faire confiance ? Pourquoi, ce qui n’existe pas ou plus dans les autres pays, se pratique-t-il encore en France ? Voilà les interrogations !

     

    Il n’y a pas de fumée sans feu et je fais confiance à ces journalistes, du Canard Enchaîné, de Médiapart, qui dénoncent, sont des lanceurs d’alertes, même si rien n’est jamais complètement neutre et gratuit derrière tout ça. Rappelons-nous l’affaire Cahuzac, lui aussi criait haut et fort qu’il n’avait jamais détenu de compte bancaire en Suisse. On connaît la suite.

     

    Au-delà des déboires franco-français du sieur Fillon, il y a d’autres pratiques bien plus choquantes encore et pourtant aucun média n’en parle. Pourtant, elles aussi, ont libre cours en toute légalité et au sein du Parlement européen, dont on dit qu’il serait en crise. Apparemment cette crise n’est pas pour tout le monde et seulement pour nous, peuples d’Europe.

     

    Deniers publics détournés et citoyens derniers informés ! Voilà comme on nous traite !

     

    Je veux parler des émoluments et avantages de nos députés européens que l’association « Les Contribuables Associés » vient de dénoncer très récemment. C’était le 17 janvier. En avez-vous entendu parler ? Non !

     

    Pour résumer cet article, on y apprend qu’un député européen :

     

    • Gagne 8.804 euros par mois soit 6.611 euros nets après impôts.
    • Qu’il bénéficie d’une indemnité pour frais généraux de 4.320 euros par mois, sans réel contrôle quand à leur réelle et complète utilisation mensuelle.
    • De frais de transports intégralement remboursés pour les voyages entre leur pays et les instances européennes
    • D’un forfait de 4.264 euros annuels pour leurs frais de voyages à l’étranger.
    • Et enfin, ô sublime privilège, d’une prime quotidienne et « surréaliste » de présence de 306 euros !

     

    Imaginez, vous partez bosser et vous savez déjà que la machine à sous va afficher sinon le jackpot au moins un gain régulier chaque jour ! Chaque matin, vous ne partez plus en entreprise mais au Casino !  Vous ne pouvez pas être là ? Qu’à cela ne tienne, faites-vous émarger et le résultat est le même ! Le jackpot tombe quand même.

     

    Vous pensez que c’est fini et bien non, vous êtes un élu et donc vous avez nécessairement besoin d’assistants parlementaires et donc droit à une enveloppe supplémentaire de 23.392 euros et à des remboursements pour vos dépenses somptuaires. Merde vous êtes un élu, vous n’êtes pas n’importe qui ! Nous si apparemment !

     

    Vous pensez que c’est fini et bien non lisez l’article des « Contribuables Associés » jusqu’au bout et vous comprendrez pourquoi ils sont aussi nombreux à prétendre à être député européen et à se battre pour l’être !!! Une bande de "feignasses" . Voici le lien en cliquant ici.

     

    Vous connaissez un job aussi bien payé sans la contrainte d’être présent au boulot ?

     

    Moi non !

     

    Les « Contribuables Associés » dévoilent tout ! Aidons-les !

    Savez-vous que c'est grâce à eux que les députés viennent d'adopter ce mercredi 1er février le principe d'un casier judiciaire vierge pour être candidat à une élection ?

     

    A côté de ces démesures qui se chiffrent en plusieurs centaines de milliards d'euros, François Fillon, avec ses tripatouillages perso, ressemble à un enfant de chœur. Alors, je pose la question ? Un enfant de choeur peut-il gouverner la France et dans ce monde si terrible et si cosmopolite, peut-on espérer qu'il soit à la hauteur ?

     

     

     

     

     


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  • Puisqu'il n'est pas trop tard, je vous offre cet Arbre de la Paix de ma composition.....et je vous souhaite une Bonne Année 2017 !!!

    En plus de tous les voeux de cette carte, je vous souhaite une excellente santé, tellement indispensable à la pratique de notre passion qu'est la randonnée pédestre !!! 

    "Feliç Any Nou, la bona salut !"

    "Uno bono annado et uno bono santa !"

    "Une bonne Année  et une bonne santé".

    Amicalement. Gilbert

     

    Bonne Année 2017 !

     

     


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  • LE SENTIER DE LA ROCHAILLE depuis Meyronnes... par jullie68

    Diaporama sur la musique "A Life More Meaningful" d'Underpass

    Le Sentier de Découverte de La Rochaille (1.931 m) depuis Meyronnes (1.526 m)

    Le Sentier de Découverte de La Rochaille (1.931 m) depuis Meyronnes (1.526 m)

    Cliquez sur les photos pour les agrandir - 2 fois pour un plein écran


     

    Ici dans la Vallée de l’Ubaye, un slogan publicitaire sur un dépliant dit « Tout est permis sauf l’ennui » et autant le reconnaître, il n’y a pas eu un jour où nous nous sommes ennuyés. La Vallée de l’Ubaye, c’est un grand éventail…..ça c’est de moi. Un éventail de purs bonheurs, un éventail de découvertes. Aujourd’hui, avant dernier jour des vacances, retour vers le vallon de l’Ubayette et plus précisément vers Meyronnes et Saint-Ours où nous avons prévu une balade intitulée « le Sentier de découverte de la Rochaille ».  Les vacances tirent à leur fin mais nous n’allons pas nous plaindre car hors mis hier, nous n’avons eu que des journées exceptionnellement ensoleillées. Si je parle d’exceptions c’est parce qu’en montagne, les nuages sont parfois capricieux et peuvent rapidement gâcher une sortie surtout quand les orages décident d’être de la partie. Hier matin, nous avons connu nos premières ondées heureusement très éphémères et comme nous avions prévu une visite de Barcelonnette puis une longue virée en voiture vers le Parc National des Ecrins et le barrage de Serre-Ponçon, elles n’ont pas eu le temps de perturber nos projets. Aujourd’hui, le ciel est redevenu bleu et le soleil est déjà très présent quand nous prenons une fois encore la direction du col de Larche. Cette randonnée est avant tout gastronomique car c’est le serviable Jean-Charles, notre gentil proprio qui nous a conseillé d’aller manger à Saint-Ours. Il nous a décrit une cuisine familiale toujours copieuse mais d’excellente qualité en rajoutant que nous n’aurons aucun mal à trouver une randonnée à notre goût dans le secteur. Comme en randonnée, je n’aime pas trop les « surprises », hier soir j’ai regardé sur le Net et j’ai trouvé ce « Sentier de découverte de la Rochaille », boucle ô combien pittoresque et surtout ô combien différente des Lacs de la Cayolle et du Vallon du Lauzanier découverts précédemment.  Décors bien différents, distance à parcourir, dénivelé à gravir et temps de marche, tout m’a paru convenable et ces quelques critères devraient convenir à deux estomacs qui ne manqueront pas d’être bien pleins après un déjeuner gastronomique, l’essentiel étant de ne pas confondre « gastronomique » avec «astronomique ». Dans le pire des cas, il faudrait sans doute annuler la découverte de cette fameuse Rochaille. Seul gros bémol, quand nous arrivons à Saint-Ours, il est à peine 11 heures. Après une rapide visite du joli hameau très fleuri, Dany part se renseigner pour savoir à partir de quelle heure nous pouvons déjeuner. Que se passe-t-il au juste ? Je ne sais pas. Mais elle affirme avoir été reçue « comme un chien dans un jeu de quilles » par la patronne. En ressortant du restaurant, elle ne décolère pas et part vers la voiture en pestant et en répétant « je ne risque pas de manger ici ! ». Elle a toujours eu du mal à accepter que des commerçants ne le soient pas, « commerciaux», c'est-à-dire accueillants et souriants. J’ai beau tenté de la raisonner, de lui dire que ce n’est qu’une anecdote insignifiante, qu’il ne faut pas se fier aux premiers abords, rien n’y fait et me voilà contraint de changer tous mes plans. J’avais prévu de faire de Saint-Ours la ligne de départ de la balade après le déjeuner, et me voilà bien embêté. Un coup d’œil sur un plan grossier que j’ai dessiné de la rando car je n’avais pas d’imprimante dans le mobil home et je constate qu’un départ de Meyronnes est possible voire même préférable, reste à savoir s’il y a un resto là-bas. Nous quittons Saint-Ours pour redescendre dans la vallée. A Meyronnes, il y a bien un resto, italien, intitulé « Mare et Monti » et dans lequel nous sommes de surcroît accueillis très chaleureusement par une patronne à la fois très jolie et très souriante, ce qui ne gâche rien et fait oublier à Dany ses déboires antérieurs.  Comme la qualité culinaire est à la même hauteur que tout le reste, ce sont avec les palais comblés et les estomacs bien rassasiés que nous démarrons la balade une heure et demie plus tard. L’itinéraire démarre à droite du restaurant et comme les panonceaux sont bien présents, la suite devient assez facile. S’agissant d’une boucle, une seule hésitation néanmoins, il faut immédiatement faire le choix du sens dans lequel nous souhaitons la faire. Par bonheur, j’ai un peu étudié le parcours et dans ma tête, le choix est déjà fait. Je choisis Saint-Ours plutôt que La Rochaille, à cause du dénivelé qui me paraît plus doux et qui s’effectue en de amples lacets facilitant son ascension.  Personnellement, j’oublie très vite cette déclivité car une fois encore la flore et la faune y sont exceptionnelles. Comment vous dire ? Comment vous décrire ce que je vois ? Les champs, les prés traversés le plus souvent encadrés de haies sont des herbiers et des bestiaires grandeur nature. Chaque pas ou presque est une découverte nouvelle. Si au Lauzanier et aux Lacs de La Cayolle, la flore et la faune se découvraient régulièrement au fil des pas, ici c’est un concentré de nature à chaque foulée : les fleurs bigarrées et dissemblables y sont légions sur quelques mètres carrés, les papillons  et les oiseaux différents y batifolent en grand nombre et il va en être presque ainsi jusqu’à atteindre la forêt domaniale de la Rochaille. Le hameau de Saint-Ours  ayant déjà été visité, nous en faisons l’impasse et poursuivons tout droit le large chemin filant vers la Rochaille. Autant l’avouer, quand on regarde cette montagne de loin, et notamment depuis le bas de la vallée de l’Ubayette, c'est-à-dire depuis Meyronnes, on ne peut s’empêcher d’être très perplexe voire quelque peu hésitant à aller l’affronter, autre raison pour laquelle j’ai également choisi de faire la boucle dans ce sens. Malgré tout les interrogations demeurent. Par endroits très rocailleuse, elle en porte le patronyme de « Rochaille », mais surtout très boisée et très abrupte, cette montagne paraît impraticable et de nombreuses questions surgissent : comment va-t-on la traverser et si oui, comment en revenir ? Est-il possible de redescendre de là-haut sans trop de difficultés ? D’ici, après Saint-Ours, ces questions restent toujours aussi présentes même si l’approche de la montagne ouvre peu à peu de larges éventails de confiance et ôte les appréhensions les unes après les autres. Alors bien évidemment, comme dans toutes les randonnées alambiquées et à flanc de montagne, la prudence reste de mise. Pour l’instant le chemin est bon et comme les panoramas sont grandioses, on oublie l’objectif et ses éventuelles difficultés. Tout en montant, notre attention est constamment en éveil. Quand ce ne sont pas les fleurs, les oiseaux ou les papillons, c'est un chat qui joue au chasseur dans un pré, plus loin ce sont les ruines de Fontvive ou bien un troupeau de moutons enfermé dans un enclos précaire. Peu après, c’est Saint-Ours et ses montagnes incroyablement arides et déchiquetées dominant le hameau qui attirent le regard et laissent songeur. Un bouquetin surgit des rochers et nous laisse une vision bien trop fugace. Au fur et à mesure que l’on avance,  la météo se fait moins bonne, les nuages plus nombreux et le ciel moins lumineux mais aucun risque de pluie en perspective et cela suffit à notre bonheur. Au lieu-dit la Serre de la Safrière, un premier panneau ludique explique la vie agricole et l’exode rural au temps jadis. Le chemin file tout droit en balcon au dessus d’un profond ravin : c’est celui du « Torrent de Bouchiers », alimenté par d’autres ruisseaux qu’ici on appelle « riou » : Riou de la Combe du Loup, Riou de Gascon notamment. Ensuite, le chemin perd peu à peu de sa rectitude en suivant les contours des premiers contreforts de la montagne. Il s’élève un peu, devient plus rocailleux, tourne en épousant ces mêmes contreforts, traverse quelques « rious » asséchés et caillouteux, quelques jolies clairières verdoyantes et débouche sur d’anciens prés de fauche se terminant au sommet d’un promontoire au dessus de lieu-dit « les Granges des Gascons », vaste ruine d’une grande bâtisse que l’on aperçoit en contrebas. Un deuxième panneau en explique la vie au 19eme siècle, celle d’une unique famille dont l’un des enfants est parti s’enrichir au Mexique avant de revenir au pays fortuné comme Crésus. Les superbes villas mexicaines de Barcelonnette sont les preuves de ces réussites. Certaines de ces maisons sont classées Monument Historique. Les explications se terminent par l’enjeu stratégique que ce lieu a eu pendant la 2eme guerre mondiale. Le chemin toujours en balcon continue d’épouser la montagne et ses ravines. Certains tronçons à flancs de montagne ont été creusés dans le flysch même des falaises. Quelques boqueteaux de feuillus présagent de la forêt désormais toute proche. A l’approche du grand ravin que l’on dominait, le large chemin devient petit sentier. Le « V » que le ravin forme à cet endroit laisse apparaître la Vallée de l’Ubayette dans toute sa splendeur, largeur et profondeur. Dans cet ample décor entouré de hautes montagnes très arides ou très boisées selon si elles se trouvent à l’adret ou à l’ubac du vallon, Meyronnes et Saint-Ours apparaissent désormais minuscules. Le ravin où s’écoule un large filet d’eau est finalement enjambé et l’on entre de pleins pieds dans la forêt domaniale dont on apprend sur un autre panneau qu’elle est entièrement artificielle et a été plantée de toutes pièces par des hommes au prix d’incommensurables efforts. En 1886, l’Etat avait acheté 214 ha pour effectuer ses travaux de plantations. Le récit de ces reboisements dignes de véritables "travaux forcés" est à peine croyable et je ne peux m’empêcher de penser que c’est grâce à tous ces hommes que nous pouvons cheminer cette belle forêt pour notre seul plaisir. Qu’ils en soient remerciés. Les panneaux explicatifs vont se succéder faisant référence à l’important patrimoine militaire de ce secteur, à la forêt et aux arbres qui la composent puis à la géologie de la Rochaille. Le sentier tout en balcon continue d’offrir d’extraordinaires vues aériennes sur la Vallée de l’Ubayette. En face, de l’autre côté de la vallée, je note cependant qu’une immense partie de la forêt de résineux est de couleur rousse comme si tous les grands conifères avaient séchés sur pied. Je n’en connais pas la raison mais ce phénomène me paraît inquiétant car je l’ai également aperçu dans bien d’autres coins du département. J’y découvre aussi le Grand Fort de Roche la Croix, vestige de la célèbre ligne Maginot. Au lieu-dit la Serre La Plate, on découvre un blockhaus, autre vestige de la célèbre ligne militaire de défense, puis c’est une cabane forestière et enfin le Belvédère du Pinas avec son époustouflant point de vue dominant la partie de la Rochaille inaccessible mais offrant aussi d’incroyables panoramas sur les montagnes opposées et des vues plongeantes sur la belle Vallée de l’Ubaye.  La descente commence ici, juste après le point de vue. Elle va être très longue car conçue en d’innombrables lacets qui se faufilent entre les pins noirs d’Autriche, les pins sylvestres, les mélèzes et quelques étonnants cytises aux merveilleuses grappes de fleurs d’un jaune flamboyant. En définitive, cette descente s’avère beaucoup moins périlleuse que dans notre imagination. Hors mis quelques courts tronçons nécessitant une grande prudence, le sentier tout en sous-bois est plutôt bon et pas vraiment accidenté, les arbres constituant la plupart du temps des garde-fous presque naturels.  Depuis le point de vue, nous mettons tout de même 40 minutes pour sortir de la forêt et encore 20 minutes de plus pour rejoindre Meyronnes. Avant d’atteindre le village, on finit par enjamber une dernière fois un ruisseau presque asséché où des gabions on été élevés pour freiner les sautes humeurs du torrent. La balade a été belle, enrichissante et mon appareil photo a encore engrangé une quantité phénoménale de fleurs et quelques exemplaires de la faune locale dont quelques oiseaux et papillons. Seuls mammifères aperçus, mais c’est déjà beaucoup, une étagne, femelle du bouquetin et un petit écureuil roux. Telle qu’expliqué ici, ce « Sentier de Découverte de La Rochaille » serait long de 9,1 km pour un dénivelé de 527 m, renseignements recueillis sur un remarquable site Internet consacré aux randonnées dans le Mercantour dont voici le lien. Désolé de ne pas vous en dire plus mais je n’avais pas de GPS ce jour-là pour enregistrer des données plus précises. Carte IGN 3538 ET Aiguille de Chambeyron – Cols de Larche et de Vars - Top 25.

     


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  • LE VALLON et le LAC du LAUZANIER depuis Larche... par jullie68

    Diaporama sur la musique "Forever In My Heart" d'Azaleh

    Le Vallon et le lac du Lauzanier (2.284 m) depuis Larche (Le Pont Rouge - 1.907 m)

    Le Vallon et le lac du Lauzanier (2.284 m) depuis Larche (Le Pont Rouge - 1.907 m)


     

    Pour cette deuxième randonnée de nos vacances, nous avons jeté notre dévolu sur le Vallon et le lac du Lauzanier. Le Vallon du Lauzanier, ancienne auge glaciaire, haut-lieu de l’agropastoralisme alpin et de la botanique mondiale, a été classé Réserve Naturelle dès 1936, puis a été rattaché au Parc National du Mercantour en 1979. C’est donc un véritable joyau de la nature que nous partons découvrir. Un joyau que les anciens avaient pris l’habitude de surnommé « la Mer du Lauzanier », à cause des chardons bleus s’étalant sur les flancs de la vallée et sur des dizaines d’hectares. Ces mêmes magnifiques chardons bleus, en réalité des panicauts, auxquels les botanistes du 19eme siècle avaient donné le nom de « Reine des Alpes » à cause de leur beauté. Après les Lacs de la Cayolle et ses décors plutôt pelés et pierreux, mais par bonheur constellés de plusieurs lacs bleutés et de névés bien blancs, aller découvrir le Lauzanier, c’était d’abord faire le choix de la verdure et de la fraîcheur. La fraîcheur, elle arrive principalement du milieu du vallon où s’écoule la rivière Ubayette, affluent majeur de l’Ubaye. La verdure, elle, est le prolongement naturel de cette hygrométrie ambiante et constante. Anciennes prairies de fauche, pelouses verdoyantes, boqueteaux de divers feuillus (magnifiques en automne paraît-il !), tourbières et roselières, sombres forêts de résineux, flore des champs, des pelouses et des rocailles, ici la verdure, on la découvre dans tous ses états. Une faune extraordinaire s’y complait. Le  départ s’effectue à partir du lieu-dit «le  Pont Rouge » que l’on peut rejoindre de deux manières depuis la D.900 : soit à pied depuis le col de Larche, col frontière avec l’Italie soit en voiture depuis le hameau de Larche, en empruntant une petite route qui file parallèle à l’Ubayette et sur sa rive gauche. Elle est à main droite quand on arrive de Meyronnes et de Barcelonnette. Cette étroite route est commune avec les sentiers de grandes randonnées G.R 5 et G.R 56. Au plus fort de l’été et de la fréquentation, un service de navettes devient obligatoire car les croisements deviennent compliqués. A « Pont Rouge », un parking bien aménagé accueille les véhicules. Dès qu’on pose le pied hors de la voiture et grâce à une météo toujours aussi resplendissante, Dany et moi restons ébahis par la somptuosité et la vitalité du lieu. L’Ubayette qui s’écoule à quelques mètres du parking et les marmottes qui courent dans tous les sens ne sont pas étrangères à cet émerveillement. Mais à y regarder de plus près, il n’y a pas que la rivière et les marmottes et c’est tout un ensemble d’une parfaite harmonie qui engendre ce sentiment d’enchantement et de bien-être. Force est de reconnaître que l’envie de marcher s’installe sans problème et le naturaliste et photographe amateur que je suis a déjà des fourmis dans les jambes. Le départ est néanmoins ralenti par quelques panneaux explicatifs permettant une meilleure connaissance de ce site naturel extraordinaire. Il y a également quelques tables de lecture dont on note quelles sont conçues pour les non et malvoyants. Tout en se disant que l’initiative de la création d’un sentier pour les personnes en situation d’handicap est formidable, on prend conscience du bonheur extrême d’avoir une bonne vue et d’être debout sur ses deux jambes. Le départ est lancé et comme le chemin est plutôt plat, Dany est partie dans une cadence assez soutenue. Bien évidemment, elle peste déjà de me voir à la traîne à cause des nombreuses photos qui m’arrêtent à tout bout de champ, mais si j’en suis conscient, je sais déjà que tous les clichés que je prends seront autant de souvenirs que j’aurais plaisir à revoir plus tard. Comme je le dis souvent, en randonnée, mon appareil photo, c’est le meilleur des cerveaux que je connaisse. Un cerveau supplémentaire qui a de la mémoire, la vue et parfois même le son quand il fait « vidéo ».  Je ne connais pas de meilleure façon de bien se souvenir d’une randonnée que de regarder des photos ou un film d’elle et comme pour moi, elle ne se résume pas à la seule action de marcher, j’aime autant flâner qu’oublier une « découverte » en chemin. Paysages, fleurs, oiseaux, papillons, insectes et animaux divers et variés, tous ces souvenirs ressurgiront sans trop d’efforts et à chaque fois que nous aurons envie de visionner le diaporama que je ne manquerais pas de réaliser avec tous ces clichés. Le botaniste qui sommeille en moi le reste du temps, aujourd’hui il ne dort pas mais il n’a pas envie de speeder non plus.  L’élévation est modérée mais réelle et les décors changent avec la même douceur. Ils deviennent plus montagnards quand le large chemin très praticable devient petit sentier terreux et caillouteux. En réalité, le sentier se rétrécit au même rythme que l’Ubayette. La rivière tranquille et circulant en méandres au plus plat de la vallée a laissé la place à un large et fougueux torrent puis à un étroit ruisseau trouvant son chemin entre les rochers et descendant en cascade dans des bouillons écumeux. Si au départ la rivière était le terrain de jeu de nombreuses bergeronnettes, l’altitude semble les rebuter. Depuis le départ, quelques cabanes pastorales et quelques granges plus ou moins rustiques jalonnent l’itinéraire. Certaines d’entre-elles, élevées essentiellement en pierres, sont carrément enfouies sous terre et seule leur façade et l’entrée restent visibles.  Recouvertes parfois d’herbes, de plantes ou bien de fleurs, certaines semblent sortir tout droit du film « Le Hobbit ». Tout en montant, le chemin s’est quelque peu rétréci, les photos à prendre, elles, ne diminuent pas pour autant. De nouvelles fleurs s’ajoutent à celles déjà vues depuis le départ. D’autres disparaissent avec l’altitude. Certaines ne sont visibles que dans un biotope bien déterminé. Pour d’autres, il me faut parfois sortir du chemin pour les voir et les photographier de plus près. C’est le cas, de la très rare « Reine des neiges ». Les marmottes sont toujours aussi nombreuses. Avec l’altitude, les pinsons et les mésanges ont laissé la place aux Traquets motteux et à quelques Venturons montagnards. Les traquets s’égayent sur les roches et les venturons semblent se complaire dans l’herbe. D’autres oiseaux sont plus craintifs ou discrets et ne se laissent pas photographier facilement. C’est le cas de certains rapaces ou corvidés que je ne pourrais jamais photographier correctement en raison de la distance qui m’en sépare. Le sentier continue de grimper, plus ou moins large selon la minéralité qui l’entoure. Certains portions sont dallées de grandes pierres plates et d’autres, plus nombreuses ont été aménagées en escaliers, avec des traverses en bois qui retiennent la terre. De nombreuses passerelles permettent d’enjamber les innombrables ruisseaux qui descendent de tous les versants de la montagne. Certains sont de minuscules sillons, d’autres ressemblent à des tranchées plus profondes, d’autres à des « voiles de mariées » guère impressionnants car ruisselant sur la terre. Plus rares et plus belles sont celles qui tombent de très haut en cascade. Ici, l’eau est le dénominateur commun et la source de toute vie. Tous ces ruisseaux et torrents se rejoignent dans l’Ubayette. Afin de préserver la flore, la faune dans cette géologie assez altérable, des panonceaux indiquent qu’il ne faut pas sortir du sentier. Après une « bonne » montée en espaliers mais sur un sol quelque fois « casse-pattes », le sentier atteint un collet verdoyant car herbeux puis bascule dans un cirque grandiose au fond duquel le lac bleuté du Lauzanier resplendit majestueusement. Les hauts sommets qui l’entourent s’y reflètent comme dans un miroir puis s’y engloutissent dans de liquoreuses arabesques au fur et à mesure que l’on s’approche de ses rives aux eaux si limpides. Nous y restons plus d’une heure et demi à pique-niquer et Dany à se reposer pendant que je pars à sa découverte en tentant vainement d’en faire le tour. Si le tour paraît  possible, en arrivant au plus haut du déversoir, je prends bien vite conscience que je ne pourrais le faire qu’au prix d’un bain de pied très rafraîchissant pour enjamber les tourbières et les multiples rus dégoulinant à qui mieux mieux.  Pour quel résultat de plus ? La seule moitié droite du lac m’a déjà permis de photographier de nombreuses fleurs nouvelles, une quantité incroyable de papillons, des têtards et des alevins venant trouver refuge dans les minuscules anses creusées dans les berges. A mon approche, tous ces vairons s’éloignent de la rive, serrés les uns aux autres comme des sardines, mais ils stoppent aussitôt quand la profondeur du lac devient bien trop risquée. Avec la crainte de ma présence,  je sens bien qu’ils sont désorientés et perplexes, entre revenir vers la berge, gage de sécurité et la profondeur du lac où des prédateurs les guettent pour les dévorer. Ils le savent. Les prédateurs ont pour nom « truites fario ». J’en ai aperçu une assez « saisissante » par sa taille mais sans pouvoir la saisir en photo. Je m’éloigne de la rive et les vairons reviennent en banc serré et dans un même élan. Je fais demi-tour, direction l’aval du lac où Dany m’attend mais en évitant de repasser par le même sentier pris initialement. Quelques trouvailles nouvelles viennent s’ajouter dans la mémoire de mon appareil photo et notamment toute une série de pensées sauvages aux couleurs si variées. Nous repartons, direction, la petite chapelle qu’ils nous restent à visiter. Perchée sur un mamelon dominant le lac et blottie au milieu d’innombrables « Chénopodes Bon-Henri » dont se régalent les marmottes, la petite chapelle Notre-Dame des Lumières est jolie mais son intérieur a des airs de capharnaüm, de dépotoir, de refuge non gardé, de lieu saint et à cause d’une collection impressionnante de cailloux, ressemble même à la tanière d’un géologue un peu fou. Tout ça en même temps. Seul un plafond gracieusement peint d’un ciel bleu marine rempli d’étoiles jaunes marque les esprits. Il est temps de faire demi-tour et force est de reconnaître que le Vallon du Lauzanier est aussi beau dans un sens que dans l’autre. On ne se lasse pas de ses courbes douces et verdoyantes, de ses paysages de montagne qui sont autant d’invitations à partir en tous sens à leurs découvertes. Il y a toujours quelque chose à voir ou à découvrir au Vallon du Lauzanier et quand on oublie les fleurs, les traquets et les marmottes c’est parce que quelques chamois gambadent dans les pelouses d’altitude. Quand ce n’est pas les chamois, c’est un gentil baudet qui surgit du décor accompagné de ses âniers. Quand ce n’est pas un âne c’est un troupeau de moutons dont les circonvolutions champêtres sont surveillées « comme le lait sur le feu » par un berger et ses chiens. Telle qu’expliquée ici et depuis le Pont Rouge (1.907 m), la balade aller et retour jusqu’au lac du Lauzanier (2.284 m) est longue de 9 km à 10 km environ. La déclivité jusqu’au lac est donc de 377 mètres. Le temps que nous avons mis pour la réaliser n’étant pas significatif, il ne me paraît pas utile de le mentionner mais sachez que le panonceau au départ de « Pont Rouge  donne le lac « réalisable » en 1h45. Comptez donc un peu moins du double pour l’aller et le retour, soit 3h environ si vous ne flânez pas. Carte IGN 3538 ET Aiguille de Chambeyron - Cols de Larche et de Vars - Top 25.

     


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  • Dénouement : Si vous devez lire cet article, sachez qu'un dénouement est intervenu et que finalement la société Colissimo a accepté de me dédommager de la somme de 188,52 euros, montant correspondant au devis établi par la société Ubaldi pour réparer la cafetière. Après renseignements pris auprès de ma protection juridique, j'ai suivi leurs conseils et finalement j'ai accepté cette somme bien qu'elle me paraissait très insuffisante. Faute d'une "vraie justice", il y a donc une morale à cette affaire : "malgré toutes les pressions que la société Colissimo mettra pour vous décourager, si vous pensez être dans votre bon droit, comme j'ai toujours pensé l'être, ne lâchez jamais rien !" 

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?


     

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?


    Connaissez-vous Big Jim Colosimo, de son vrai non Giacomo ou James Colosimo ? Il s’agit d’un mafioso italo-américain, d’origine calabraise, d’un parrain de la prostitution comme on dit, qui a régné sur la mafia de Chicago au début du 20eme siècle, ami entre autres du célèbre Al Capone. Enfin, ami n’est pas vraiment le mot juste, car dans ce milieu, les seuls amis étaient l’argent et le pouvoir. Il mourut à l’âge de 42 ans dans son restaurant..... ayant eu du mal à digérer plusieurs balles. Un vieillard dans la mafia du Chicago !

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    A vrai dire, ce n’est pas vraiment de lui que je veux vous parler aujourd’hui mais de son presque anagramme, la société Colissimo, service de livraison de colis aux particuliers de la Poste française. Enfin, c’est ainsi que la marque est présentée dans l’encyclopédie Wikipédia et l’on peut d’ailleurs noter parmi la liste des engagements de la marque « assurance incluse ne pouvant excéder 23€/kg (frais de port compris) en cas de détérioration, perte ou vol ». Vous verrez plus loin l’importance que peut avoir cette courte phrase.

     

    Alors Colissimo rimerait-il aussi avec mafioso comme son presque anagramme le fameux Big Jim Colosimo ?

     

    J’en suis à un stade où je me pose sérieusement la question. Si je me pose la question, c’est parce que l’affaire est troublante et pour moi loin d’être terminée, à moins qu’un règlement me parvienne rapidement. Si vous n’avez jamais été confronté à un problème avec Colissimo, je vous conseille de prendre le temps de lire cet article, car vous verrez, il y a des enseignements à en tirer pour nous tous. Cette affaire, en voilà ci-après, les tenants et aboutissants :

     

    Début novembre 2016, une cafetière robot expresso Delonghi que j’ai achetée chez Ubaldi et donc sur Internet tombe en panne. Cette cafetière, je l’ai achetée un an auparavant pour une valeur de 405 euros et la garantie était de 3 ans au moment de cet achat. Il me reste 2 ans de garantie.

     

    Je contacte immédiatement Ubaldi qui m’indique prendre en charge la réparation dans le cadre de la garantie mais qui ajoute ne pas prendre en charge le retour, comme le fait par exemple Amazon. A partir de là, je sais que les frais d’expédition vont être pour ma pomme. A cet instant, j’ignore combien ça va me coûter mais c’est déjà « chiant » d’avoir à payer pour un article qui est censé être garanti.

     

    Le 3 novembre 2016, Ubaldi m’envoie néanmoins un bon de retour avec un simple code barres et une adresse SAV et me conseille au passage d’utiliser les services de Colissimo.

     

    Je prépare aussitôt le conditionnement de mon colis avec mille précautions, avec un carton très épais et un bourrage tout autour de la cafetière composé de plusieurs couches de papier bulles, de gros papier kraft chiffonné et enfin de nombreux petits coussins d’air dont j’ai espoir qu’ils amortissent efficacement les éventuels chocs .Je sais pour avoir déjà connu quelques déboires que la Poste n’accepte pas la mention « FRAGILE » (*) et je suis donc très attentif et scrupuleux pour conditionner ce colis. Un an auparavant, j’ai déjà effectué une réclamation pour un Chronopost dont je n’ai jamais plus eu aucune nouvelle. La valeur vénale de l’objet perdu étant faible, j’ai laissé tomber et n’ai jamais donné suite à cette réclamation chez Chronopost, autre service de la Poste.

     

    Le 4 novembre 2016, je me présente au bureau de poste. La postière me précise que le poids de mon colis est de 12 kg et m’indique que pour un envoi en Colissimo recommandé avec signature, je dois lui payer la somme de 26,50 euros. J’acquiesce. De toute manière, je n’ai pas vraiment le choix. A cet instant, elle me demande si l’objet dans le colis a une valeur et comme je n’ai aucune raison de lui mentir, je lui dis qu’il s’agit d’une cafetière d’une valeur de 405 euros. Elle me demande si je veux assurer le colis pour cette valeur. Je lui réponds « oui » et me dit, « ça fait 6 euros de plus ! ». Qu’à cela ne tienne, j’ai déjà « les boules » d’avoir à payer mais je ne suis pas à 6 euros près non plus ! Je paye par carte bancaire. Elle me restitue le ticket carte bancaire et le double du récépissé qui me revient. Là, avec beaucoup de chance ou peut-être de défiance voire d’expérience des « choses administratives », j’observe sur la copie du récépissé qu’elle vient de me remettre que les mentions imprimées par sa machine sont plus que « faiblardes ». Je remarque néanmoins que la valeur qui y est mentionnée n’est pas de 32,50 euros comme cela devrait être mais de 26,50 euros seulement. Ne sachant pas si c’est une procédure normale et habituelle ou s’il s’agit d’une roublardise, je lui réclame une facture détaillée. J’ai 45 ans d’expérience « administrative » et quand je ne suis pas étourdi, ce qui peut toujours arriver, à  moi, « on ne me l’a fait pas ! »  Elle m’imprime la facture faisant apparaître l’envoi du Colissimo pour 26,50 euros plus une ligne pour 6 euros mentionnant un service d’indemnisation « Ad Valorem » pour une tranche de valeurs de 201 à 1000 euros. Vous noterez au passage qu’il y a déjà un paradoxe entre l’engagement écrit sur Wikipédia annonçant une assurance incluse dans tout envoi inférieur à 23 kg et le fait d’avoir à payer une assurance supplémentaire. Il vrai qu’à cet instant, je n’ai pas encore lu Wikipédia ni aucun autre document concernant le service Colissimo.

    Le 14 novembre, Ubaldi m’envoie le message suivant « Cher client, Nous vous confirmons que, lors de la réception de votre machine à café Delonghi ESAM04320S, nous avons constaté que celle-ci était cassée en plusieurs endroits. Ci-joint photos à l’appui. Nous restons à votre disposition pour toute demande complémentaire ». Les photos montrent mon colis éventré sur un côté (voir photo) et plusieurs éléments de la carrosserie de la cafetière cassés.

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    Cliquez sur les photos pour les agrandir.

    Dans les jours suivants, j’entame des pourparlers avec le SAV d’Ubaldi car ils me disent que ces nouvelles réparations à effectuer ne peuvent plus entrer dans le cadre de la garantie initiale. Ils ajoutent qu’ils vont m’envoyer un devis mais qu’il m’appartient d’ores et déjà de faire une réclamation auprès de Colissimo. Je suppose qu’ils les jugent responsables.

    Le surlendemain, je reçois le devis pour un montant de 188,52 euros. Dans l’immédiat, je me refuse à le payer et je demande à la SAV d’Ubaldi de mettre les réparations « en stand-by » et de voir avec leur direction si elle pourra faire un effort commercial à ce sujet en raison même de la garantie de la cafetière. Je demande à un ami qui est postier, la meilleure démarche à accomplir. Il me conseille d’effectuer une réclamation auprès de Colissimo, m’aide à la remplir et me conseille de la remettre en mains propres au bureau de poste de ma commune en prêtant attention à ce que le code soit bien bipé et donc enregistré par la postière avec sa « douchette ». Manque de bol, le jour J, il y a un monde fou à la Poste, plusieurs fois la postière est dérangée alors qu’elle est censée s’occuper de ma réclamation. Elle récupère l’enveloppe mais je ne note pas de passage à la « douchette » et quand je lui demande si ma réclamation est bien enregistrée, elle me répond simplement « oui ». Je lui fais confiance.

    10 jours plus tard, n’ayant aucune nouvelle de ma réclamation, je reviens vers mon ami postier. Il me demande le code, ne trouve pas ma réclamation dans la base de données concernée et me confirme que cette dernière n’a jamais été enregistrée. Je comprends soudain pourquoi je n’ai jamais plus eu de nouvelle de ma réclamation Chronopost il y a un an. La Poste userait de subterfuge pour éliminer très facilement un grand nombre de réclamations et comme la plupart d’entre-nous avons bien d’autres choses à faire que de perdre du temps à réclamer, le tour est joué. Votre réclamation est définitivement tombée dans les oubliettes. Heureusement, et dans le cas présent,  j’ai gardé toutes les photocopies de cette réclamation et mon ami postier me l’enregistre lui-même dans la base de données. Cette fois c’est sûr, elle est enregistrée.

    La suite va se passer de commentaires et plutôt que de faire un long article, je vous laisse le soin de prendre connaissance des  3 courriers que j’ai reçu de Colissimo. J’ai volontairement ôté les noms et quelques éléments mais les textes sont intégraux. Je les joins en pièces jointes à cet article afin que vous n’ayez aucun doute quand à mes remarques ci-après. Je note deux constantes dans ces 3 courriers :

    Son introduction « bateau » toujours la même « vous nous avez fait part de vos interrogations relatives au colis N°…..» et puis plus sournois mais si évident et sans nécessité de savoir lire entre les lignes, le sentiment d’être pris à chaque fois pour un imbécile, imbécile étant le mot qui me vient à l’esprit afin d’éviter toute grossièreté.

    Le 28 novembre-1ere lettre : « nous procédons à des recherches auprès des services chargés de l’acheminement de ce colis et reviendrons vers vous dans un délai maximum de 21 jours…..». Un mois après la livraison du colis, ils vont faire de recherches pour voir dans quelles conditions le colis a été acheminé et est arrivé fracassé…..alors que tout le monde est au plus ou moins au courant de la manière dont sont traités les colis dans les bureaux de poste et sur leurs plateformes d’où leur refus avéré d’accepter toute mention « FRAGILE » (*).

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    Le 6 décembre-2eme lettre : «  Nous avons bien reçu la copie du justificatif de votre colis. Cependant, les informations (telles que les coordonnées expéditeur/destinataire, le niveau d’indemnité souscrit, le poids, le montant d’affrranchissement, la date du dépôt,….) ne sont pas suffisamment lisibles ». En réalité, toutes les mentions qui sont les miennes sont lisibles (expéditeur et destinataire notamment), sauf les leurs c'est-à-dire les éléments qui ont été imprimés sur le récépissé par les soins de la postière. Enfin, le mot « soin » n’est peut être pas le plus approprié, à moins que la Poste mette un « soin » à ce que des éléments qui leur seraient opposables et donc préjudiciables soient sciemment illisibles. J’en suis désormais convaincu. Vous noterez ce second paradoxe entre la 1ere lettre et la seconde, c’est à dire entre « nous procédons à des recherches » sur un colis dont « les  informations ne sont pas suffisamment  lisibles » (sic) 9 jours plus tard. Ça se passe de tous commentaires supplémentaires.

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    Le 12 décembre-3eme lettre : « Nous sommes très ennuyés par cet état de fait mais nous ne pouvons répondre favorablement à votre demande de remboursement de cet envoi. Nous avons fait procéder à des vérifications auprès de nos services. Celles-ci n’ont pas permis de confirmer la détérioration du colis ». C’est donc un refus catégorique d’admettre leurs responsabilités et de vouloir me dédommager malgré un tas d’éléments probants qu’ils ont reçus : double du mail d’Ubaldi, photos et surtout ma volonté d’avoir voulu assurer ma cafetière à sa juste valeur comme le prouve la facture.

    Colissimo rimerait-il avec mafioso ?

    Comme indiqué plus haut, tout ça se passe de commentaires mais je tiens néanmoins à préciser que j’ai répondu favorablement à leur 2eme lettre, demande de documents mieux lisibles en faisant certifier conformes aux originaux le récépissé et la facture par le directeur du bureau de poste de ma commune. La dernière lettre a fait l’objet d’une réponse par lettre recommandée avec A.R où je dis ce que je pense de leurs méthodes dignes d’un vrai « Colosimo »  et dans laquelle je précise mes exigences en matière de remboursement, c'est-à-dire 405 euros, à savoir le prix d’achat de la cafetière, valeur pour laquelle j’ai été censé l’assurer. Le service que j’ai payé n’a pas été fourni dans la qualité que j’étais en droit d’attendre. J’estime être dans mon bon droit et pouvoir prétendre à la réparation du préjudice subi, d’autant que la cafetière a été réparée par Ubaldi mais qu’elle fonctionne mal et que certaines pièces sont toujours cassées. J’avais une cafetière neuve mais en panne et sous garantie et qui aurait pu être réparée correctement et j’ai désormais une cafetière « bousillée » mais qui fait du café quand ça lui va bien.

     

    L’affaire n’est pas terminée et j’utiliserais si nécessaire tous les recours possibles et imaginables pour obtenir gain de cause. De la justice qui doit m’être rendue, j’en ferais toujours une question de principe.

     

    (*) Dans mon bureau de poste, j’avais déjà constaté une certaine désinvolture voire négligence dans la gestion des colis et en plusieurs occasions, il m’était arrivé de voir le personnel prendre mon colis et le balancer dans une grande panière en osier qui se trouvait derrière eux à quelques mètres. Mon colis tombait dans cette panière sans plus de précaution. Je me suis souvent interrogé sur cette façon de faire et j’imaginais aisément la suite. Je m’étais donc tuyauté à ce propos et je n’avais pas entendu que du bien de la gestion des colis par la Poste. Mon ami postier m’a donc confirmé tout cela. Il m’a dit que sur les plateformes de la Poste tout ou presque était automatisé au niveau de la gestion et de l’acheminement des colis. De nos jours, l’intervention humaine est minime, les colis défilent sur des tapis roulants, sont orientés vers leurs destinataires par des ordinateurs puis en bout de chaîne, tombent de plusieurs mètres de hauteur, non plus dans des panières en osier, mais dans des containers métalliques. C’est ainsi que mon colis de 12 kg a très bien pu choir de 2 ou 3 mètres de haut voire plus et recevoir ensuite toute une série d’autres colis plus ou moins volumineux ou plus ou moins lourds sur lui. Mon ami a rajouté « Imagine ton colis de 12 kg recevant sur lui un colis de 50 kg ou 60 kg. Tu imagines l’état de ta cafetière ? »

     

    Oui, je n’ai aucun mal à imaginer….ce n’est plus le café qui est moulu mais carrément la cafetière. Oui, je n’ai aucun mal à imaginer que Colissimo est responsable de ce qui est arrivé à ma cafetière…..et désormais ce n’est plus le café qui m’énerve…..mais bien Colissimo !

     

    Colissimo rime avec mafioso ? La question reste en suspens…..mais quelques réflexions me laissent déjà songeur…..Imaginez si je n'avais pas eu la chance d'avoir un ami postier ? Pourtant, je suis contre les favoritismes et les conflits d'intérêts, mais là, j'avoue que.......Je vous en dirais plus dès que je le pourrais……

     

    Un premier conseil toutefois....si vous devez envoyer une réclamation quelconque contre la Poste.....utilisez une formule en recommandée avec accusé de réception......c'est un plus cher.....mais un peu plus sûr....car pour la Poste comme pour le mafioso Colosimo, il n'y a jamais eu d'ami et seulement le désir d'argent et la volonté d'user d'un pouvoir qu'il pense supérieur au vôtre.....

     

    Je vous conseille également la lecture du dossier de presse ci-dessous…..tout y serait-il mensonger ? Là aussi, ça reste à voir……

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  • LES LACS DE LA CAYOLLE depuis le col de La Cayolle par jullie68

    Diaporama sur les musiques " Premium", "Bénignité", "Apesanteur" et "Céleste" de Dominique Arca,

    extraites de son album "Un Monde Magique"

    Les Lacs de la Cayolle (2.653 m) depuis le col de la Cayolle (2.326 m)

    Les Lacs de la Cayolle (2.653 m) depuis le col de la Cayolle (2.326 m)


     

    Avant de développer cette randonnée alpine aux Lacs de la Cayolle, laissez moi vous conter comment tout ça a été possible. Je ne sais pas vous, mais moi, quand je m’apprête à partir en vacances, j’ai des rêves plein la tête et de surcroît quand je dois partir dans une région que je ne connais pas. Et comme cette année, nous avions choisi les Alpes, bien évidemment, je rêvais de randonnées pédestres, en m’imaginant découvrir un tas de choses inédites ; paysages et panoramas nouveaux, fleurs inconnues, animaux jamais vus, voilà quels étaient mes rêves les plus fréquents. Plus la date du départ se rapprochait et plus j’étais impatient. Pour Dany, son rêve était déjà en partie réalisé puisque c’est elle qui avait défini les grandes lignes de ce séjour : partir dans les Alpes, dans un mobile home ou dans un bungalow de préférence, surtout pas dans un camping et plutôt retiré dans la nature si le choix nous était offert. Il y a 20 ans en arrière, un tel défi aurait été impossible à solutionner mais de nos jours et avec Internet, il a suffit de quelques clics sur Google pour pouvoir satisfaire le songe de Dany. Le bonheur en question était situé aux alentours de Barcelonnette, dans cette merveilleuse Vallée de l’Ubaye et qui plus est replié dans la campagne et sur le vaste terrain d’un couple d’une grande gentillesse et serviabilité.  Il s’agissait d’un mobile home blotti sous une pinède mais avec une belle terrasse embrassant les prairies et les montagnes environnantes. Le logement était un peu spartiate et un peu frais la nuit mais il y avait tout ce qu’il fallait et en tous cas, il n’y avait rien qui ne puisse trouver une solution très facilement. Pour la fraîcheur nocturne, une bonne couette et le tour était joué. Pour le reste, il y avait tout ce qu’il fallait et quand ce n’était pas le cas, Internet par exemple, le proprio se mettait en quatre pour nous satisfaire. Ça convenait à Dany et c’était là l’essentiel. Son rêve s’était réalisé et il ne restait plus qu’à résoudre ceux qui nous étaient communs à savoir les longues virées en voiture et les randonnées en montagne. Pour la première balade en montagne, ce fut chose faite dès le lendemain avec cette « époustouflante » randonnée pédestre aux Lacs de la Cayolle dont je vous fais ici le récit. C’est sous un ciel pur et bleu et un grand soleil que nous quittons Saint-Pons et plus spécialement le lieu-dit la Farrière. Nous filons vers Barcelonnette et prenons la route des Gorges du Bachelard, direction le col de la Cayolle. Il s’agit de la D.902, route ô combien somptueuse, excessivement sinueuse, étroite et encaissée par endroits et boisée sur une immense partie du parcours. Elle est si belle que les arrêts se multiplient et sont autant d’occasion d’en prendre plein les mirettes. A ce rythme-là, la randonnée n’est pas prête de démarrer ! On décide de ne plus s’arrêter et d’en garder pour le retour mais voilà qu’un chamois déambulant dans des pierriers nous arrête déjà. Plus haut, ce sont de grands rapaces planant dans un ciel azur et au dessus des crêtes dénudées de très hauts sommets. On se dit que toutes ces visions sont peut être le reflet de ce qui nous attend. Les journées d’été sont longues, rien ne presse et tout se déroule pour le mieux. Sauf, qu’à l’instant où l’on s’y attend le moins et dans un sombre sous-bois, une grosse boule de poils sautant d’un talus vient se jeter sous la roue avant droite de notre voiture. Le choc est inévitable et je comprends très vite qu’un petit animal a fait les frais de ce télescopage. Je stoppe et effectivement, j’aperçois dans le rétroviseur, une boule de poils gisant 15 mètres derrière la voiture. Comme sous les grands sapins la clarté n’est pas géniale, je pense immédiatement à un marcassin voire à un gros rongeur du style blaireau ou fouine mais non, il s’agit bien d’une marmotte qui agonise et arrête de respirer à l’instant même où je la prends dans mes bras. Dany se fout à chialer et moi, je suis atterré de n’avoir pas pu éviter cette collision et d’avoir tuer cette pauvre bestiole. Nous déposons l’animal en contrebas de la route et continuons très attristés vers le col de la Cayolle. Cet instant très pénible reste dans nos têtes et nous ne parlons plus que de ça. Cette journée dont on attendait beaucoup est déjà bien gâchée. La forêt a laissé la place aux pelouses et désormais, on aperçoit quantité de marmottes sur les bas-côtés. Je redouble de vigilance car certaines traversent la route nonchalamment. Après un bref arrêt au refuge de la Cayolle car nous pensons que le départ de la randonnée se trouve là, nous poursuivons vers le col, désormais tout proche. Nous y voilà et comment ne pas comprendre que le départ vers les lacs ne peut être que là. Parking bondé de voitures, touristes, motards et cyclistes en quantité et surtout un grand nombre de randonneurs harnachés de leurs sacs à dos déambulent dans tous les sens. Nous endossons nos propres sacs et il suffit de quelques minutes, pour trouver l’itinéraire filant vers les lacs. Il est situé au bas du parking et à gauche de la route, à une centaine de mètres de la borne matérialisant le col à 2.326 m d’altitude. Nous voilà partis dans les pelouses verdoyantes sur un sentier s’élevant doucement mais sûrement au milieu de quelques rares névés. Les marmottes y gambadent en quantité et cela rajoute à notre tristesse de les voir si confiantes vis-à-vis de l’être humain. Moi, je flâne déjà comme jamais, absorbé dans mon plaisir de la photographie. Ici, des fleurs d’une infinie variété poussent en grand nombre et comme la plupart sont très nouvelles pour moi, pas question d’en oublier une pour mon herbier photographique. Dany, elle, a déjà pris son rythme de croisière et elle peste assez souvent de me voir déjà si loin derrière elle. Mais tant pis, pas question de passer à côté de la minuscule fleur inconnue, pas question d’oublier la petite fleur qui se cache au cœur de la pelouse ou blottie à l’ombre d’un rocher. Ma crainte est d’en oublier une et je me dis que si c’est le cas, il y a de forte chance que ce soit la plus rare, la moins visible. Je suis sidéré par exemple par les pensées sauvages et par le nombre de variétés et de couleurs qu’il peut y avoir.  Un premier petit lac apparaît et entre lacs et petites « mares » formées par la fonte des névés, je vais en dénombrer une bonne dizaine au cours de la journée. La balade s’appelle les « Lacs de la Cayolle » et sur la carte I.G.N, seuls les lacs les plus importants ont un nom : Petite Cayolle, Garrets et Allos. La pente s’accentue dans des décors de plus en plus minéraux, mais même dans les pierriers, quantité de fleurs sont encore présentes. Sur les plus gros rochers, quelques Traquets motteux, chantent comme des « castafiores ». Le col de la Petite Cayolle se rapproche très vite mais le terrain devient plus pentu, et à quelques mètres seulement de ce principal palier, une longue nappe de glace ralentit notre allure. Pour se sécuriser, certains passages nécessitent de mettre les mains. Dany, elle, se fait aider. Pendant que je la soutiens en la poussant par les fesses, l’animateur d’un groupe de randonneurs lui tend la main pour la hisser. Tout le monde a réussi à passer ce gros névé sans encombre et nous voilà désormais sur cette étroite plateforme constituant le col. Ici, commence un grand spectacle avec le lac éponyme en contrebas et des vues grandioses quasiment de tous côtés. Le groupe s’en va et comme il est déjà midi, nous décidons de pique-niquer dans ce décor fabuleux où seules l’eau et les pierres semblent régner en maîtres. Enfin, ça, c’est ce que pourrait penser l’être humain indifférent aux petites choses de la nature car à y regarder de bien plus près, les fleurs sont toujours là, minuscules bouquets de couleurs différentes émergeant de la caillasse on ne sait trop comment. Il y a des Tabourets roses, des Gentianes bleues, des Renoncules blanches ou jaunes et bien d’autres encore dont de nombreuses me sont totalement inconnues. Le sentier se poursuit vers le lac des Garrets en filant à flanc d’une immense pierrier mais très  paradoxalement, il est plutôt plat et bon.  Petit miroir bleuté dans une cuvette essentiellement minérale, le lac des Garrets est une merveille comme l'était celui de la Petite Cayolle. Autour de lui, d’étincelants névés continuent de fondre et comme par miracle, la blancheur de la glace se transforme en une eau couleur d’azur. Tout autour, ce ne sont qu'immenses éboulis ou bien des crêtes offrant des panoramas majestueux et des vues incroyables sur des hauts sommets aguichants tel celui du Mont Pelat culminant à 3.050 m.  Les décors se suivent et se ressemblent et pourtant, nous y restons constamment scotchés. Il faut dire que les marmottes sont toujours là, plus rares mais plus pelucheuses et plus massives, sans doute à cause du froid plus cinglant régnant à ces altitudes. Pour couronner le tout, trois bouquetins viennent s’immiscer au spectacle. L’itinéraire se poursuit vers le Pas de Lausson, quelque peu bosselé mais assez facile à cheminer et toujours aussi agréable car toujours sur la crête. Ce « pas » est une intersection de sentiers et c’est là que nous devons entreprendre le retour vers le col de la Cayolle, mais sur les recommandations d’un groupe de randonneurs, nous poursuivons tout droit car à quelques mètres seulement, il y aurait, parait-il, une vue exceptionnelle et plongeante sur le lac d’Allos. Nous voilà donc partis pour ce court aller retour en compagnie du groupe en question et effectivement, quel dommage si nous avions loupé cette vue aérienne sur ce superbe lac, beaucoup plus grand que tous ceux aperçus jusqu’à présent. Selon un petit topo-guide que j'ai sur moi et que j'ai trouvé dans le mobile home, à cette altitude, le lac d’Allos serait le plus grand lac naturel d’Europe. Tout le monde multiplie les photos de ce cirque glaciaire et certains parlent même d'y descendre. Nous ne l’envisageons pas une seule seconde, d’abord parce que notre propre itinéraire est loin d’être terminé et qu’ensuite, le ciel n’a plus la même pureté que lors du départ, quelques nuages s’étant déjà invités.  Nous revenons sur nos pas et au Pas de Lausson, nous entamons la descente, peu évidente car plutôt abrupte. Un grand névé obstrue le sentier et voyant qu’un groupe est parti s’y empêtrer, nous choisissons l’option de couper tout droit et entamons la descente en avançant accroupis sur nos fesses. Comme un seul homme, tous les randonneurs nous suivent et font de même. En quelques secondes et sans trop de risques, nous avons rejoint la partie praticable du sentier. Toujours captivé et distrait par un nombre incalculable de fleurs nouvelles, je laisse passer le gros de la troupe. Dany fait de même et m’attends car au regard du terrain, tout à flanc de montagne et encombrer de multiples éboulis, elle a aussitôt compris que le retour ne serait pas une sinécure. Effectivement, cette partie est la moins facile et nécessite une attention de tous les instants. Elle est plus contrastée et alambiquée avec de nombreux passages à flancs de pierriers ou de falaises mais le plus souvent en balcon sur de grandes ravines et quelques petits lacs turquoises. Elle alterne parties minérales et boisées, notamment sur la fin mais les panoramas sont toujours aussi époustouflants. Les marmottes et les Traquets constituent la faune la plus visible et vu leur nombre, nul doute qu’ils se complaisent dans ce biotope chaotique. En apercevant la route départementale en contrebas du sentier, on comprend bien vite que l’arrivée est toute proche. Un dernier petit lac retient notre attention. Sur les rives du lac, les Traquets motteux, en grand nombre ici aussi, jouent à « chat perché » dans les magmas rocheux. Des fleurs encore nouvelles et inconnues me divertissent jusqu’au bout. Le parking est là. Notre première balade alpine est finie mais on se promet déjà qu’il y en aura d’autres, si la météo est aussi bienveillante. En voiture, nous basculons de l’autre côté du col de la Cayolle, par pure curiosité, mais avec déjà l'idée d'y revenir. Puis, nous reprenons en sens inverse, cette magnifique route qui serpente le long du Bachelard, direction Barcelonnette. Au regard de la conversation qui nous anime Dany et moi, pas de doute, nous garderons un souvenir ineffaçable de cette randonnée aux Lacs de la Cayolle. Bien au delà du ravissement de cette balade, la mort d’une gentille marmotte qui ne demandait qu’à gambader en forêt, ajoutera à ce souvenir, mais ne s’estompera jamais elle non plus. La balade est longue de 10 km à 11 km environ mais est plutôt facile même si elle réclame une attention quasi constante après le Pas du Lausson. Entre le point le plus haut du circuit et le plus bas, le dénivelé est de 395 m. Les montées cumulées sont de 477 m. Carte IGN 3540 OT Barcelonnette, Pra-Loup, Le Sauze, Allos, Parc National du Mercantour Top 25.

    Toponymie du nom "cayolle" : Les avis sont partagés entre ceux qui disent qu'une "cayolle" aurait pour origine les mots "caille", "caye" et bien évidemment "caillou" et signifierait un lieu caillouteux et ceux qui affirment qu'il s'agit plutôt d'un chalet d'alpage ou d'une baraque de berger, le mot français ayant pour origine les étymons "calo" ou "cala" signifiant "abri" puis ayant ensuite évolué vers des mots comme  "cayolla" en provençal et que l'on retrouve également dans le mot béarnais "cayola" ou occitan "cayolar" avec la même signification. On peut imaginer néanmoins que la deuxième explication tire son origine de la première qui serait donc plus ancienne car très souvent les baraques de berger les plus primitives étaient constituées essentiellement de cailloux.

     


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    Quel bonheur ça a été de partir en vacances presque une semaine avec notre petite-fille de 15 ans. Valentine elle s’appelle mais tout le monde l’appelle le plus souvent Valou. Dany et moi, nous étions heureux de l’avoir pour nous tout seuls. Enfin presque, si l’on ne tient pas compte du temps plutôt « prolixe » qu’elle a passé avec son petit copain au téléphone. A cet âge-là, les enfants sont très intéressants. Surtout elle, car elle est très intelligente, très instruite et très éveillée et en plus, elle a toujours un petit côté amusant et ludique car beaucoup de choses semblent l’intéresser. Et comme elle a de l’humour et n’est pas « emmerdante » pour un sou, nous n'avons passé que du bon temps y compris dans les moments où la fatigue et d’autres contraintes se faisaient jour.  Elle travaille super bien à l’école et jusqu’à présent, elle a toujours eu des notes entre 15/20 et 20/20 dans toutes les matières. Pour ses 15 ans, nous avions décidé de lui offrir un séjour de 2 jours au Futuroscope puis une journée dans le Marais Poitevin puis retour dans notre beau midi sans trop se presser et par des petites routes de campagne de préférence. La province française est si belle. Entre les préparatifs, la montée vers le Poitou et sa redescente, la semaine a été bien remplie et même bien trop courte car bien évidemment quand c’est que du bonheur, inévitablement on trouve que c’est toujours trop court ! De ce mémorable séjour, j’en en ai fait un album souvenir merveilleux sous la forme d’un diaporama photos. Ce diaporama est bien évidemment très personnel mais comme il permet de découvrir à la fois le Futuroscope et le Marais Poitevin, autant en faire profiter ceux qui ne connaissent pas ces deux lieux, à la fois si différents car si antinomiques mais si exceptionnels aussi. Et comme en sus, ce diaporama présente quelques traits humoristiques et qu’il est musical, il peut intéresser un public encore plus large…..Pour nous deux en tous cas, ce voyage restera pour toujours dans nos mémoires…

     

    Alors le voilà le bonheur à l’état pur….Merci Valou, pour cet inoubliable séjour ! On t’aime ! Papy et mamie.


    VOYAGE AU FUTUROSCOPE suivi du MARAIS POITEVIN par jullie68


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  • LE CHEMIN DE L'OURRIET........depuis Urbanya par jullie68

    Diaporama sur une musique de Josh Kirsch intitulée "Morning Stroll"

    Le Chemin de l'Ourriet (1.359 m) depuis Urbanya (856 m)

    Le Chemin de l'Ourriet (1.359 m) depuis Urbanya (856 m)


     

    J’ai longtemps hésité avant de mettre ce « Chemin de l’Ourriet (*) » sur mon blog, un court tronçon s’effectuant hors sentier. Puis, en effectuant des recherches toponymiques sur les noms « Orriet » et « Ourriet » (*), j’ai constaté que d’autres randonneurs, et notamment des clubs, l’avaient mis bien avant moi sur Internet, il est vrai avec des variantes ou des circuits qui ne sont pas exactement les mêmes que le mien. Toujours est-il qu’inévitablement, ils étaient passés à l’endroit même où le sentier, sur 200 à 300 mètres, se perd quelque peu dans la nature. La nature justement, parlons-en ! Ici à Urbanya, elle est d’une richesse incroyable et si finalement, je me suis décidé à inscrire celle balade sur mon blog, ce n’est pas uniquement à cause de la raison invoquée ci-dessus, mais parce que cette année, la faune a été au rendez-vous comme jamais je ne l’avais vu auparavant. Imaginez qu’au cours de cette modeste balade printanière, j’ai réussi à voir, mais surtout à photographier, deux cerfs, un chevreuil, des hardes de sangliers par deux fois, sans compter des rhinolophes (chauves-souris), une vipère aspic, un lézard vert, une quantité incroyable de papillons et de nombreux oiseaux, tout ça dans un rayon de quelques kilomètres seulement. J’ai voulu vous en faire profiter. L’an dernier, tout près du lieu-dit l’Orriet (*), lors d’une balade intitulée le « Chemin des Frênes » ou « Cami de les Freixes », j’avais même photographié un chat sauvage. Ce dernier chassait au bord de la rivière puis il s’est caché  derrière un rocher quand il m’a aperçu, mais malgré ça, j’avais pu noter qu’il s’agissait d’un chat haret, chat domestique, redevenu sauvage selon le phénomène que l’on appelle le « marronnage ». Une faune sauvage extraordinaire au milieu d’une flore qui ne l’est pas moins, voilà les principales raisons m’ayant amené à inscrire cette randonnée sur mon blog. Cette  boucle, j’avais pourtant eu l’occasion de la réaliser en toutes saisons mais autant le dire, mes deux préférées restent l’automne et surtout le printemps. Le printemps à cause d’une flore incroyablement variée,  luxuriante et colorée, de la présence d’une faune mammifère moins apeurée car la chasse est fermée et l’automne en raison de cette explosion de couleurs au moment où les feuillus entament leur fanaison. L’inconvénient de l’automne reste la chasse, avec des animaux moins visibles car ils auront tendance à fuir vers des espaces plus paisibles sauf pour les cervidés en période de rut où l’on aura l’occasion d’entendre le « fameux » brame. A Urbanya et si vous arrivez par la route ; le départ s’effectuera du grand parking faisant face à l’église. Là, direction la mairie et sa rue qu’il vous faut remonter puis poursuivre tout droit par le chemin de las Planés. Ce dernier chemin démarre devant un pont et au suivant, il faut prendre un étroit sentier qui, sur la droite, entre dans un sombre sous-bois. En contrebas et sur le gauche, il y a toujours la rivière Urbanya que l’on a côtoyé depuis le début et sur la droite, il y a de hauts murs en pierres sèches qu’il faut longer quelques temps. Voilà, vous êtes sur le « Chemin de l’Ourriet ». Ce chemin, il va vous falloir le suivre en restant toujours sur l’itinéraire le plus évident. Quand les hauts murets de soutènement des terrasses disparaissent, le chemin coupe un petit ruisseau, le Correc del Menter. Là, il faut enjamber une clôture et continuer sur un large chemin creux. Il file légèrement à gauche en s’élevant doucement. Il est encadré de petits murets en pierres sèches en partie effondrés. Sur votre droite, il y a de grands pierriers, résultats des épierrements effectués dans le vaste verger se trouvant sur votre gauche. C’est dans ce champ que j’ai eu la magique jubilation de surprendre une première harde de sangliers. Ils étaient enfouis dans les hautes herbes et je ne voyais que le dos des adultes les plus énormes. Je suis resté plus de 10 minutes assis sur le muret à les observer et à les photographier paisiblement. Le plus gros est même passé sous mes pieds et à moins d’un mètre de moi sans me voir. Il était si près que sur la photo que j’ai prise, on aperçoit seulement un œil et une partie de son groin. A bout d’un long moment, un sanglier m’a aperçu, il s’est figé, s’est mis à grogner, les grognements se sont amplifiés et la harde s’est mis en branle puis a détalé. Là, ce fut un grand spectacle car outre les cinq ou six gros que j’avais pu discerner, c’est plus d’une trentaine de sangliers de toutes les tailles qui se carapataient. Les hautes herbes se couchaient et je voyais détaler toute une marmaille de marcassins de tous âges et aux pelages rayés d’une multitude de bariolages différents. Les plus gros étaient devant, puis les autres suivaient presque par ordre de taille. Les marcassins étaient les derniers et slalomaient dans les couloirs formés par les adultes, probablement à la recherche de leur mère dont ils avaient un mal fou à suivre l’effluve dans cette débandade. Ils partaient en direction de la rivière et dans de hautes fougères où finalement ils ont tous disparu. Je me suis remis en route avec des sentiments partagés, car j’étais à la fois très heureux d’avoir assisté pour la première fois à une telle scène et attristé de les avoir effrayé dans leurs ripailles. Quelques mètres plus loin, j’ai encore aperçu deux gigantesques sangliers dans une pinède sans pouvoir les photographier correctement. Comme je les avais quelque peu suivi dans la forêt, je suis parti en direction d’un orri dont je savais que certaines chauves-souris l’occupent en principe, dès les premiers beaux jours. Effectivement, une dizaine de Petits Rhinolophes (Rhinolophus hipposideros) étaient là, pendus au plafond de la cabane. A ma vue, quelques uns se sont enfuis par la porte, mais la plupart, ceux les plus éloignés de l’entrée, n’ont pas bougé. Je me suis assis dans l’orri pour les photographier et malgré la pénombre, j’ai réussi à prendre quelques convenables photos. Je suis reparti pour rejoindre l’itinéraire du Chemin de l’Orriet que j’avais quitté et là, c’est un beau lézard vert, un mâle, bleu et vert, qui m’arrêta une fois encore au niveau d’un amoncellement de branchages. Décidément, je n’arrivais pas à avancer, j’étais encore tout près d’Urbanya mais je ne m’en inquiétais pas pour autant car j’avais toute une longue après-midi devant moi. J’ai traversé le boueux Correc de l’Espinas, le sentier s’est quelque peu élevé et je suis sorti à l’air libre me retrouvant immédiatement au milieu d’un maquis très fleuri mais un peu clairsemé. Si la végétation était clairsemée, elle n’était pas déserte pour autant, mais ici, les animaux étaient plus petits, plus grouillants et surtout plus aériens. Une variété incroyable de papillons et d’insectes de toutes sortes s’était donnée rendez-vous dans une flore magnifiquement colorée. Les senteurs des genêts les enivraient puis ils se dispersaient sur les autres fleurs si multiformes et si multicolores. Tout ce monde merveilleux était un frein à ma randonnée mais à vrai dire, je m’en foutais un peu car en réalité j’étais là pour ça. Découvrir et observer la Nature avec un grand « N » ! Les paysages s’entrouvraient de tous côtés mais le plus beau des panoramas se trouvait dans mon dos et sans cesse, je devais me retourner pour en profiter pleinement. Dans la même ligne de mire biscornue que formait le ravin, il y avait le Mont Coronat puis le Canigou. Ce ravin, c’était la Vallée des Seigneurs,  c'est-à-dire une longue dépression zigzaguant de l’endroit ou je me trouvais, et même bien plus haut, jusqu’à Ria.  Une multitude de cours d’eau descendant des montagnes avait creusé tout autant de dépressions. Les montagnes, elles, étaient toutes travesties de larges faîtages verdâtres avec un nombre de nuances  de vert carrément incalculable. Dans ce décor incroyablement verdoyant, les arbres fruitiers aux fleurs blanches jouaient magnifiquement les intrus. Avant d’arriver à proximité du lieu-dit l’Orriet, à l’endroit même où se trouve un mas en partie éventré, je suis descendu vers la rivière Urbanya. A cet endroit,  je savais que j’y trouverais quelques cuvettes d’une eau limpide et suffisamment profondes pour un bain sans doute très rafraîchissant à cette époque de l’année. Mais peu importe, il faisait chaud, j’avais envie de me baigner et en plus l’eau froide ne m’a jamais trop dérangée. Je savais aussi que ces cuvettes seraient les dernières car ici la rivière Urbanya s’écarte et laisse la place à son affluent le Correc du Coll del Torn, beaucoup moins torrentueux. Je suis descendu, ai pris mon bain dans le plus simple appareil, suis resté un quart d’heure à profité du soleil puis j’ai repris ma balade beaucoup plus fringant qu’auparavant. Après le mas de l’Orriet, or mis un rapace chassant dans le « correc » mais que je n’ai pas réussi à photographier, plus rien ne m’a arrêté. Je suis donc arrivé au Correc de Gimelles et c’est dans ce sous-bois bourbeux que commence la partie hors sentier évoquée au début de cet article. Le chemin a existé mais les vieux murets qui l’encadrent, encore visibles par endroits, ont été chamboulés par une végétation ayant repris ses droits. J’ai donc fait le choix de suivre la « caminole » (**) la plus visible. Elle suit le correc mais tout en montant, il faut s’en écarter d’une dizaine de mètres vers la droite puis se faufiler tant bien que mal au milieu de quelques roches et d’une végétation ligneuse et donc acerbe. On est donc soulagé d’atteindre une large piste herbeuse. Cette piste sépare les lieux-dits « El Rocater » de celui de « Martiac ». Ce lieu-dit « Martiac », j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer dans ma balade au « Canal d’Urbanya » pour vous dire qu’il s’agissait sans doute des « Mollères de Martisag », petit territoire d’élevage qui avait fait l’objet d’un acte de donation entre le seigneur Guillem-Bernard de Paracolls et les templiers du Mas Deu. C’était le 16 juin 1186. Ce document a la particularité d’être la première évocation écrite d’Urbanya. De nos jours, cette contrée est essentiellement forestière mais je me suis promis d’aller voir s’il y avait encore quelques vestiges de cette séculaire occupation templière. En tous cas, en arrivant sur cette piste, j’ai eu l’énorme bonheur d’y apercevoir un chevreuil en contrebas et comme il n’était pas spécialement ni agité ni apeuré, j’ai eu tout le loisir de le photographier entrain de brouter. Etonnamment, il n’a jamais relevé la tête même au moment de s’enfuir. Les papillons et les oiseaux étaient également nombreux mais la plus belle émotion fut ces deux jeunes daguets que j’ai surpris au milieu de fougères desséchées. Eux aussi, j’ai eu le temps de les photographier mais ils m’ont vite repéré et aussitôt ils se sont enfuis. Je me suis assis sur l’herbe tendre du chemin pour manger quelques biscuits car de cet endroit, je dominais magnifiquement le vallon d’Urbanya avec pour horizon, un grandiose Massif du Canigou où s’accrochaient quelques neiges tenaces. Après ce court entracte, je suis reparti et peu après, j’ai failli mettre le pied sur une vipère, laquelle, étrangement, semblait dormir dans une flaque d’eau qu’un ru avait formé au milieu du chemin. Ici, de l’eau, il en coulait de toutes parts car les pluies des quelques jours précédents avaient rempli de nombreuses petites  « fonts » habituellement asséchées. Le chemin s’est longuement poursuivi en balcon puis j’ai fini par atteindre le col de Les Bigues que je connaissais désormais très bien car il y a ici une entrée donnant sur le Domaine de Cobazet. Ici, il y a plusieurs alternatives pour redescendre sur Urbanya et j’ai choisi le sentier dit des Escocells. Le ciel s’était quelque peu ennuagé et comme la luminosité était moins bonne, j’étais moins enclin à prendre des photos. De ce fait, mon allure est devenue soudain plus alerte. Dans le ravin du Correc du Serrat de Las Bigues, à l’endroit même où se trouve un obscur petit bois de noisetiers, j’ai surpris des marcassins. Ils avançaient vers moi mais avec la truffe constamment au ras du sol et par conséquent, ils ne m’avaient pas repéré. Je me suis assis tranquillement pour les photographier mais je pestais car le bois était si sombre que je n’arrivais pas à faire une mise au point satisfaisante du capteur de mon appareil photo. D’un autre côté, il n’était pas question d’enclencher le flash au risque de les voir s’enfuir. J'étais bien embêté. Ils étaient à seulement 3 ou 4 mètres de moi, à fourrager la terre de leur groin quand tout à coup la mère est arrivée. Elle ne m’a pas vu non plus mais tout en fouinant elle aussi, elle est descendue dans le lit du ravin. Ses rejetons la suivaient docilement et malgré les piètres prises de vues que je prenais, au fond de moi, je me disais que j’avais beaucoup de chance d’assister à un si beau et si rare spectacle. Assis où j’étais, je les ai finalement perdu de vue mais en me relevant, j’ai mis le pied sur une branche sèche et le « crac » qui s’en est suivi les a fait détaler. Etrangement, au lieu de partir à l’opposé, j’ai vu la petite harde arriver vers moi avec la laie qui ouvrait la course et les marcassins qui péniblement tenter de la suivre. A ma vue, elle a stoppé net, est restée pétrifiée une poignée de secondes puis elle est repartie en direction d’une lande très épaisse de prunelliers et de cistes dans laquelle la petite troupe s’est engouffrée comme dans du beurre, alors que la végétation aurait été sans doute blessante car piquante à l’extrême pour n’importe quel humain. Le reste de la descente fut plus monotone. Le ciel était devenu blafard et les décors sur le vallon avaient beaucoup perdu de leur charme que j’avais connu si verdoyant et si lumineux toute l’après-midi. J’ai retrouvé le village, les oiseaux qui me sont familiers  puis Dany et nos chats sur la terrasse de notre petite maison. Avec, un enthousiasme sans doute exubérant, je me suis mis à lui raconter tout ce que j’avais fait, vu et photographié. Elle avait du mal à me croire et s’est contentée de me dire « tu exagères ! ». « Non, je te jure, je n’exagère pas et tu verras quand j’aurais terminé mon diaporama de photos ! ». Voilà, le diaporama est terminé, elle a eu la faveur de le voir la première et a été enthousiasmée elle aussi. La nature est superbe à Urbanya mais elle pourrait être encore plus belle et sans doute beaucoup moins craintive et inversement visible si la période de chasse n’était pas aussi longue. C’est mon point de vue mais ça ne sera sans doute pas celui de mes « amis » les chasseurs. Ils participent aux débroussaillements des chemins et je les en remercie, enfin quand le chemin en question les intéresse vraiment mais ça ne semble pas être le cas après le lieu-dit l’Orriet. Cette balade, telle qu’expliquée ici,  a été longue de 8,160 km. Le dénivelé est de 503 mètres entre le point le plus bas à Urbanya, à 856 m et le plus haut à 1.359 m au col de Les Bigues. Les montées cumulées se sont élevées à 807 mètres. Jamais sur une aussi courte distance et sur un si petit périmètre, je n’avais photographié autant d’espèces différentes de fleurs et d’animaux : une cinquantaine de fleurs, une vingtaine de papillons, une quinzaine d’oiseaux plus toutes les autres créatures incluant des mammifères, des reptiles, des batraciens et autres insectes….et encore faut-il que je sois conscient de tout ce qui est passé inaperçu à ma perspicacité. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

     

    (*) Orriet et Ourriet : Quand on s’intéresse à la géographie et à la cartographie, on sait que les cartes, plans et autres cadastres peuvent présenter un grand nombre d’imprécisions. Et même si les moyens de repérage et de mesures géographiques, satellitaires notamment, sont de plus en plus précis, l’Histoire, elle, quand elle est erronée est difficilement modifiable. Je parle ici de l’Histoire des noms des lieux figurant sur ces documents, discipline devenue science au cours du 19eme et qu’on appelle la toponymie. La toponymie basée le plus souvent sur une étymologie très ancienne et populaire sera toujours nébuleuse. C’est le cas ici à Urbanya avec ce « Chemin de l’Ourriet » que l’on trouve ainsi écrit sur la carte cadastrale alors que la carte I.G.N, elle, mentionne le lieu-dit « Orriet », sans « U », à l’endroit même où passe ce chemin. Alors quel nom est le bon ? Qui a commis une erreur ? Les géographes ou les géomètres-experts du cadastre ? Est-ce vraiment une erreur ? Il est presque impossible de répondre à toutes ces questions sauf à faire des recherches et à trouver des documents sans doute très anciens fournissant une mention, une explication, une précision voire nous orientant vers une éventuelle hypothèse. Et encore. Ici, concernant les deux noms  « Orriet et Ourriet », le mystère n’est pas prêt de s’éclaircir. Tous les toponymistes sont d’accord pour affirmer que l’« Orriet » est le diminutif de l’ « orri », nom pouvant indifféremment signifier un abri de berger en pierres sèches ou au sens un peu plus large, un lieu de pâturage pour ovins et caprins. Les lieux de pâturages ont été très nombreux dans les montagnes tout autour d’Urbanya et les abris de berger le sont encore. Mais « Orriet » c’est également un nom de famille, peu répandu il est vrai, mais surtout présent dans le département du Finistère. Toutefois, en cherchant dans les sites Internet de généalogie, j’ai trouvé un acte de mariage de 1708 à Céret concernant une certaine Thérésa Orriet. Cette famille Orriet possédait-elle un bien à Urbanya ? Rien ne le dit. Le patronyme « Ourriet » avec deux « R » existe aussi, guère plus répandu, dans l’est de la France principalement, mais je n’ai pas retrouvé d’actes dans le 66 et pas plus pour « Ouriet » avec un seul « R » pourtant nettement plus courant dans toute la France. Voilà ce que l’on peut dire de ces deux noms mais il faut reconnaître que les recherches pourraient être beaucoup plus poussées, encore faudrait-il s’en donner la peine. Je préfère marcher !

    (**) Caminole : C’est la sente tracée par le troupeau.

     

     

     


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  •  Il y a urgence.....la médecine est malade !

     

     

    http://www.ch-perpignan.fr/maison-medicale-de-garde-66.html

    http://www.maison-medicale-perpignan.com/

     

    Il y avait urgence et pourtant……

     

    La médecine serait-elle malade ? Je me pose la question et notamment pour la médecine dite d’urgence et je suis en droit de le penser après ce qui m’est arrivé.

     

    Il y  a quelques années, lors de coliques néphrétiques,  j’avais eu à déplorer une certaine lenteur pour ne pas dire inefficacité du service d’urgence de l’hôpital. J’avais eu plusieurs crises avant que l’on calme mes douleurs par une simple piqûre d’antalgique morphinique. Depuis le matin 7 h et jusqu’au soir 19 h, j’avais passé la journée entière, allongé sur un chariot et dans un couloir constatant que le service était complètement débordé. Les infirmières couraient dans tous les sens pour s’occuper des patients qui arrivaient mais délaissant ceux qui étaient déjà là. Sans doute, s’occupaient-elles aussi selon la gravité et l’urgence des soins à apporter mais ça, on ne le voyait pas vraiment.  Il y avait également des drogués et des alcoolos qui faisaient un foin pas possible et qu’ils avaient fallu attacher. Je me souviens qu’à côté de moi, il y avait sur des chariots deux personnes âgées qui avaient des fractures et que l’on avait délaissées malgré de violentes souffrances. Personnellement, ce n’est que vers 19 h le soir, qu’un urologue, « la gueule enfarinée » était passé me voir pour me dire que selon une échographie que l’on m’avait faite passer deux heures auparavant, j’avais expulsé le calcul et que selon lui, les crises étaient terminées. Il m’avait laissé partir après ce long épisode et j’avais gardé de ce passage aux urgences, un souvenir mitigé trouvant le personnel énergique mais sans doute pas assez nombreux et en manque de moyens et des élites peu présentes et efficientes.

     

    Cette fois, le constat est presque identique et voilà les événements tels qu’ils se sont passés. Il y a quelques jours, très tôt, un dimanche matin, mon épouse a été prise de très violentes douleurs abdominales avec des saignements importants quand elle allait à la selle. Quelques jours auparavant, ayant passée un examen, les résultats n’avaient pas été très bons. Un rendez-vous était déjà pris avec un gastro-entérologue pour une coloscopie et une fibroscopie.

     

    Mais là, il y avait urgence. Bien que ne faisant appel que très rarement aux services d’urgence et notamment au SAMU ; peut-être 3 ou 4 fois en 30 ou 40 ans, et encore ; là, je pense que j’étais à même  de faire la différence entre ce qu’on appelle une « urgence médicale » et « une urgence grave ». Là, j’estimais que le souci de Dany se situait dans la première catégorie et que la venue d’un docteur généraliste me paraissait suffisante. Je me refusais à appeler le 15.

     

    Mon premier réflexe a été d’appeler le cabinet médical chez lequel nous avons nos médecins traitants respectifs. Ils sont quatre toubibs et je me suis dit que sur les quatre, il y en aurait peut-être un de garde voire de disponible même un dimanche. Le secrétariat, qui est en réalité une espèce de centre d’appel extérieur au cabinet, m’a répondu qu’il n’y avait personne et qu’il faudrait attendre et rappeler le lundi matin.

     

    Sans vouloir remonter aux calendes grecques voire à mon enfance, je me souviens d’un temps où quand on appelait son médecin dit « de famille », ce dernier se déplaçait jour et nuit, y compris le week-end et quand, dans le pire des cas, il n’était pas là, un remplaçant était toujours joignable, prenant la relève. Apparemment, force est de constater que cette époque était carrément révolue et certainement pour toujours.

     

    La pharmacie la plus proche de mon domicile étant à 200 ou 300 mètres de chez moi, j’ai enfourché ma bicyclette car j’avais toujours dans l’idée que j’y trouverais sur sa vitrine, le nom et le numéro de téléphone du médecin de garde sur la commune de Saint-Estève ou du moins le plus proche. Là aussi, je me souvenais d’un temps, pas si éloigné que ça, où l’on trouvait très aisément cette  si « primordiale » information. J’ai donc pédalé comme un fou furieux jusqu’à la pharmacie, j’ai analysé de long en large la vitrine, n’y trouvant qu’une kyrielle de publicités, avant de m’apercevoir qu’il y avait de la lumière à l’intérieur. La pharmacie était ouverte. J’ai jeté mon vélo à terre, me suis engouffré dans l’officine et tout essoufflé, j’ai demandé à la pharmacienne présente si elle pouvait me donner le nom du médecin de garde le plus proche. Là, je l’avoue, je suis tombé sur le cul quand je l’ai entendu me répondre « non, Monsieur, je regrette mais je n’ai pas cette information ! ». Sans doute a-t-elle vu sur mon visage mon désarroi, sans pour autant me proposer une solution. J’ai simplement dit « c’est très urgent » mais n’obtenant aucun écho à cet appel complémentaire, j’ai tourné les talons et suis retourné à la maison, à tout berzingue comme j’étais venu. Là, je l’avoue, je commençais à avoir les larmes aux yeux car j’avais un sentiment d’impuissance mêlé à une angoisse et à un début d’une colère sourde.

    A la maison, j’ai allumé mon ordinateur portable et sur « Google recherche », j’ai tapé « médecin de garde Saint-Estève ». Le moteur de recherche était à même de me donner 19.600 résultats mais bien évidemment, je n’ai prêté attention qu’au deux ou trois premiers, pensant qu’ils seraient suffisants. Le premier site Médecin de garde 7j/7 - Une urgence médicale? - service-medecin.fr‎ me paraissait trop général car il ne mentionnait pas le nom de ma commune. De plus, l’appel était carrément payant (2,99 €/mn), j’ai donc choisi de cliquer sur le deuxième site Médecin garde 24h Saint-Estève (66240). Là, ma satisfaction première fut de très courte durée car si il y avait bien une liste de 11 médecins stéphanois, j’ai immédiatement compris qu’il y avait un lézard quelque part. En effet, parmi les onze docteurs, deux appartenaient au cabinet médical que j’avais appelé en premier et parmi ces deux, un était mon propre médecin traitant que je savais en week-end. J’ai donc appelé le premier docteur sur la liste, un certain Jean Soubielle mais personne ne répondait au téléphone. J’ai poursuivi ainsi dans la liste et la seule réponse que j’obtenais était le plus souvent d'appeler SOS Médecins. Apparemment ce site était bidon et n’était qu’un site publicitaire de plus parmi tant d’autres. J’étais complètement dégoûté et la rage prenait peu à peu le pas sur ma détresse.

    Ce sentiment était d’autant plus fort que m’occupant d’une association sportive sur la commune et étant amené à gérer des certificats médicaux, je savais que le nombre de médecins et de cabinets médicaux y était pléthorique. C’est ainsi qu’après cette mésaventure j’ai décompté 5 centres médicaux pour 16 généralistes sur la commune et malgré ça, je ne suis jamais parvenu à savoir si un était de garde ce jour-là.

    Montre en mains, ça faisait presque une heure que je cherchais à joindre un médecin sur Saint-Estève voire un autre un peu plus éloigné qui aurait été de garde et aurait pu se déplacer à domicile. Je me suis donc décidé à appeler SOS Médecins, là mon écoeurement s’amplifia d’un cran supplémentaire car quel ne fut pas mon dégoût d’avoir à entendre comme première réponse, un long message indiquant que l’appel serait taxé au prix de 2,99 euros la minute. Ce n’était pas tant d’avoir à payer mais une question de principe de constater que même là, dans un cas d’urgence médicale, certaines personnes avaient trouvé un moyen de faire « toujours plus » de fric, ce « toujours plus » qui enrichit des « Crésus » déjà riches à millions et à milliards et laisse sur le bord du chemin quantité de pauvres gens. Je me souvenais du premier site que je n’avais pas choisi dont le prix de l’appel téléphonique était identique et de leurs annonces publicitaires de présentation mentionnant « Appeler nous 24h/24 pour vous accompagner - Disponible 24/7j · Service De Qualité · Vous Simplifier La Vie · Gagner Du Temps ». Tout ça était à vomir. Après ce message « tarifaire », un autre pris le relais dans lequel on me demandait de patienter. J’en ai profité pour passer le téléphone à Dany car ma crainte était d’envoyer « balader » la personne qui me répondrait. J’ai dit à Dany « tiens prends le téléphone et expliques-leur tes symptômes ».  Après une minute d’attente, qui me paraissait une éternité, un homme a répondu. Il a demandé à Dany quels étaient ses problèmes et celle-ci lui expliqua ses douleurs abdominales et ses saignements en allant à la selle. Je ne rentrerais pas ici dans le détail des indications que Dany lui a données mais là encore, nous sommes restés abasourdis quand l’homme lui demanda à quel endroit elle saignait ! Passe encore qu’il fallait payer, qu’il faille attendre mais voilà que maintenant nous avions à faire à un secrétaire médical totalement incompétent. L’homme demanda si elle était à même de se déplacer et comme Dany fit l’erreur de lui répondre que « oui », il lui dit, « alors, venez au cabinet à 10h30 car je n’ai pas de médecin disponible dans l’immédiat. Tu parles d’un SOS, tu parles d’un service d’urgence, « d’un service de qualité, disponible et fait pour vous simplifier la vie » comme le mentionnait cette publicité si mensongère.

     

    J’ai dit à Dany « non, dans ton état, tu ne peux pas attendre jusqu’à 10h30, ce n’est pas prudent, je t’emmène aux urgences de l’hôpital ». Dany ne voulait pas aller aux urgences, on a commencé à se disputer. Trop c’était trop et je me suis mis à chialer comme un gamin.

    Finalement, Dany a vu que j’étais au bord de la crise de nerfs et elle a accepté que je l’accompagne aux urgences. Dany a passé une grosse partie de la journée aux urgences mais comme la suite relève du secret médical, vous permettrez que je le garde pour moi.

     

    Il y avait très longtemps que je n’avais pas pleuré comme ça et je j’avoue, j’en veux beaucoup à cette « mafia médicale » qui n’a plus aucune compassion pour les malades et dont le seul attrait est de faire, avec la complaisance de nos gouvernants, « toujours plus de pognon ». Quand je vois, qu’en région parisienne,  ma fille éprouve un mal fou à trouver un médecin généraliste disponible sans être dans l’obligation d’avoir à payer des dépassements d’honoraires absolument exorbitants, je suis scandalisé. Quand je pense que mes petits-enfants sont à la merci de cette « clique » nauséabonde et cupide, je me dis que la santé en France file un mauvais coton. Ô mon dieu, que la France médicale a bien changé dans son dévouement et dans ses méthodes de soins. Si depuis mon enfance, les progrès médicaux sont certainement considérables, force est de reconnaître que la générosité et la solidarité ont disparu et la qualité du service s’est détériorée de plus en plus. De ce fait, je pense qu’on n’est guère mieux soigné et loti qu’auparavant.

     

    Tout ce qui est écrit dans cet article est pure vérité. Je n’ai rien inventé. Les faits se sont déroulés tels que décrits. Certains éléments, sites Internet, numéros d’appels téléphoniques sont facilement vérifiables, j’en mentionne les liens. Sans doute existe-t-il un moyen de trouver le médecin de garde de ma commune mais en tous cas, je ne l’ai pas trouvé dans les démarches que j’ai accomplies pendant plus d’une heure, ce qui laisse à penser que c’est compliqué et que la cupidité est plus forte que la simplicité. Je me souviens d’un bouquin de la psychologue Marie de Hennezel dans lequel elle disait que la médecine était devenue inhumaine. Ce dimanche-là, j’ai rallié son point de vue.

     

    Non, force est de reconnaître que dans tout ce qui nous est arrivé ce jour-là, à Dany et à moi, je n’ai pas retrouvé, sauf aux urgences de l’hôpital, les deux piliers du Serment d’Hippocrate, qui sont les lois de l’honneur et de la probité dont je rappelle les définitions selon le Larousse :

     

    Honneur : « Ensemble de principes moraux qui incitent à ne jamais accomplir une action qui fasse perdre l'estime qu'on a de soi ou celle qu'autrui nous porte »

     

    Probité : « qualité de quelqu'un qui observe parfaitement les règles morales, qui respecte scrupuleusement ses devoirs, les règlements, etc…. »

    Oui, ce jour-là, j’ai perdu une bonne partie de l’estime que j’avais vis-à-vis d’une fraction du corps médical…..

    Oui, ce jour-là, quelques grands principes du Serment d’Hippocrate ont été bafoués…..et en la circonstance, certains toubibs devraient se poser la question quand à l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes……l’obligation de soins et de protection de la personne vulnérable était absente, la soif du gain bien présente et avait été amplement supplantée par la première obligation…..

     

    Alors vous l’aurez compris, ce n’est pas réellement à tous les docteurs que j’en veux. Ils ont une vie personnelle, parfois une femme et des enfants, des problèmes à régler, droit à du repos, droit à du sommeil, droit à des vacances, droit de gagner de l’argent mais j’en veux à un système qui les a rendu si inopérants, si absents et si souvent trop cupides…. en quelques mots si éloignés de leurs malades…..et de surcroît quand il y a urgence…..L'accointance de certains toubibs avec les groupes et les grands laboratoires pharmaceutiques est déjà un sujet connu de tous. Les français sont des sur-consommateurs de médicaments, un peu à cause de ça sans doute. Oui, la médecine est malade….et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant....

     

    Le 5 janvier 2017, j'ai fini par apprendre qu'il n'y avait plus de médecins de garde dans le département et que suite à une réorganisation, il fallait désormais se rendre à une Maison Médicale Universitaire de Garde (MMUG) se trouvant à l'hôpital de Perpignan. Cette structure existe apparemment depuis janvier 2010 et bien évidemment, je l'ignorais. En plus, quand on effectue une recherche sur Internet comme je l'avais fait en tapant "médecin de garde Saint-Estève", le site n'apparaît jamais dans les choix proposés ou alors si loin qu'il est inopérant. Je vous communique dont le lien qui vous permettra d'éviter les énormes problèmes que j'ai moi-même connu.

    http://www.ch-perpignan.fr/maison-medicale-de-garde-66.html

    http://www.maison-medicale-perpignan.com/

     

     

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  • LE MONT HELENA............................ par jullie68

    Diaporama sur une musique jazzique de Paul RELLER "A Casual Emergency" jouée par le groupe Rob Dewey Trio

    Le Mont Helena (776 m) depuis Caixas (363 m)

    Le Mont Helena (776 m) depuis Caixas (363 m)

    Cliquez sur les photos pour les agrandir


     

    En ce mardi 17 mai, nous voilà partis, Dany et moi au fin fond des Aspres les plus sauvages, en direction du hameau de Caixas (il faut prononcer Quechass ou Cachass), car nous avons décidé d’aller gravir le Mont Helena  que nous ne connaissons pas. Comme je le fais la plupart du temps, j’ai planifié cette randonnée depuis quelques temps déjà, j’ai étudié le parcours et enregistré un tracé dans mon G.P.S, et surtout j’ai tenté de rassembler un maximum d’informations concernant ce modeste mais prédominant sommet du piémont pyrénéen. Bien évidemment, lors de ces recherches, je me suis intéressé à sa toponymie qui comme chacun le sait est une « science inexacte » qui étudie l’origine des noms propres, leur signification, leur ancienneté, leurs attaches avec les langues et leurs éventuelles évolutions et variations. Alors bien sûr quand on s’intéresse à la toponymie d’un lieu, on sait inévitablement et par avance que l’Histoire avec un grand « H » n’est jamais très loin. Les deux disciplines m’intéressent énormément, et encore plus quand je me dois me rendre dans un lieu, comme c’est le cas ici.  Faire ces recherches ressemblent très souvent à une enquête policière avec la quasi certitude de rebondissements inéluctables. Alors, avec la toponymie de ce « Mont Helena », je n’ai pas été déçu de ce voyage à remonter le temps et je pars avec la tête pleine d’histoires parfois vieilles de plus de 17 siècles. Si j’avais du répondre à la question « pourquoi selon vous ce mont des Aspres s’appelle-t-il Helena ou Hélène ? », j’aurais soit donné "ma langue au chat" soit j'aurais peut être penser à Hélène de Troie, personnage majeur dans l’Iliade et l’Odyssée, récits homériques que j’avais survolés dans ma jeunesse, me souvenant surtout d’un péplum retraçant son histoire. C’est donc la première Hélène célèbre qui me serait venue à l’esprit.  Eh bien non et si j’en crois le toponymiste Michel Sauvant, il ne s’agit pas d’Hélène, la déesse mythologique, fille de Zeus et décrite comme une des plus belles femmes du monde mais d’une autre Hélène, en chair et en os celle-ci, impératrice romaine, canonisée et surtout connue comme étant la mère de l’empereur romain Constantin 1er. Elle a eu une destinée hors du commun et très romanesque passant d’une origine très modeste et d’une position de « servante d’auberge » voire peut être de « prostituée » jusqu’à s’élever dans les plus hautes sphères impériales.  Son fils Constantin n’étant pas en reste au niveau destin fabuleux, là, on part dans un dédale historique où se mêlent authenticités, croyances et légendes. De ce fait, j’aime autant mettre le développement de ce toponyme au bas de mon article tant il est long (*). La balade, elle, démarre de Caixas, modeste village dont la commune est en réalité composée d’une multitude de mas (ici on les appelle des veïnats) formant 4 hameaux principaux, très distants les uns des autres, qui sont du nord au sud, Sainte-Colombe de las Illas, Candell, Fontcouverte et bien évidemment Caixas, d’où nous démarrons. La voiture est laissée devant le cimetière et nous remontons la courte D.2b pour rejoindre la D.2 que nous poursuivons vers la gauche, c'est-à-dire en direction de Montauriol. Très vite, un panneau signalétique « Chapelle Saint Marc » et « Camp del Fourn » nous indique de prendre à droite une autre voie carrossable mais indiquée comme étant sans issue.  C’est le bon itinéraire malgré tout. Le bitume se termine devant le portail d’une belle propriété et laisse la place à un large chemin terreux partant vers la droite. La suite est parfois moins évidente car d’autres chemins partent dans diverses directions et il faut prêter attention à quelques cairns pas toujours bien visibles sur le bas-côté de l’itinéraire à emprunter. Mon tracé G.P.S pallie à ces hésitations et finalement le chemin vers la chapelle Saint Marc devient le plus certain. Cette très vieille chapelle préromane est sans doute antérieure à l’an 1000 mais sa première mention écrite date de 1020. Elle est blottie dans un sous-bois de chênes mais visible au promeneur curieux qui ira jusqu’au bout de ce cul de sac.  Initialement, elle était dédiée à Saint Cucufat, nom d’un saint martyr du 4eme siècle et ne signifiant pas « gros cul » en anglais comme on pourrait le penser. Elle a plusieurs particularités et tout d’abord celle d’avoir une nef unique parmi les plus hautes du département, il faut dire que cette dernière a été surélevée au 11eme siècle et même fortifiée quelques siècles plus tard.  Ensuite, elle dispose d’une pierre gravée d’une croix avec les lettres grecques Alpha et Oméga symbolisant l’éternité du Christ. Cette croix est située au dessus de l’arc triomphal dont on dit qu’il serait d’origine et donc antérieur à l’an 1000. La voûte actuelle en plein cintre est venue certainement remplacée une charpente initialement en bois. La chapelle est dédiée à Saint Marc depuis le 15eme siècle et bien que classée aux Monuments Historiques, elle a beaucoup souffert de son isolement et de son éloignement de toutes juridictions religieuses et par conséquent de ses fidèles. Aujourd’hui, nous découvrons des autels très fleuris, preuves que des croyants reviennent malgré la difficulté du chemin et les défections passées. Sa porte est assez typique des églises catalanes avec des pentures simples et plates mais avec des doubles volutes décoratives en fer forgé sur chacun de ses vantaux. Elle reste néanmoins originale car elle dispose de diverses gravures sur son trumeau avec notamment la tête d’un lion ailé, symbole de l’évangéliste Saint Marc. Une petite statuette noire est accrochée à un des ces battants, représentant sans doute Saint Marc mais la tête a définitivement disparu. Après cette jolie découverte, il faut rebrousser chemin et prendre le premier chemin partant à droite. 500 m plus loin, il faut encore tourner à droite puis poursuivre ce large chemin qui soudain se transforme en un sentier très étroit commençant à s’élever assez brutalement. Voilà, nous sommes entrain de grimper les flancs du Mont Helena. Sur ce tronçon après la chapelle Saint Marc, moi je suis complètement absorbé entre l’examen presque permanent de mon G.P.S et le regard quasi constant que je jette sur la flore de ces Aspres que je n’avais jamais imaginée aussi luxuriante et aussi diversifiée. En outre et comme il se doit pour un printemps qui se respecte, cette flore est accompagnée d’une faune entomologique toute aussi surprenante. Entre les fleurs et les papillons, les paysages et les  panoramas qui s’entrouvrent malgré un ciel un peu trop plombé à mon goût, mon appareil photo ne sait plus où tourner son objectif. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai bien trop délaissé les Aspres au cours de mes balades pédestres et je me promets de rectifier le tir à chaque fois que l’occasion m’en sera donnée. La pente s’accentue et reprendre son souffle tout en restant dans la contemplation devient le bon réflexe. Pour cela, le mieux est de s’arrêter et de se retourner. Tout en montant vers le sommet, je m’aperçois que la petite brise venant de la mer laisse peu à peu la place à un vent plus soutenu venant du nord. De petits pans de ciel bleu qui tachetaient essentiellement le Conflent et la Plaine du Roussillon lors du démarrage s'épanouissent au dessus de nos têtes sans pour autant faire disparaître totalement cette grande chape nuageuse grisâtre qui chapeaute tout le reste du département. Il ne pleut pas et c’est bien là l’essentiel. Finalement, le sommet est là avec sa vigie contre les incendies. Nous allons y passer plus d’une heure à pique-niquer à son pied, à nous prélasser et moi, à observer la nature et à la photographier. Grâce à une « bonne » tramontane, les nuages se sont clairsemés, le ciel est redevenu bleu, les paysages lointains se sont dévoilés  et seule une longue écharpe nuageuse grisâtre s’étire du pic du Canigou jusqu’aux flancs des Albères. Au loin, vers le nord, de gros nuages gris noir hésitent à se détacher de la ligne des Corbières.  Ici au sommet, la luminosité est quasi parfaite pour mes photos. Les photos « tristounettes » que j’avais prises en arrivant, je les renouvelle désormais avec ce ciel si pur. Malheureusement, cette chape nuageuse recouvre encore une bonne portion de l’est des Aspres et comme d’autres nuages arrivent poussés par la tramontane, ce beau temps sur le mont Helena reste incertain et risque d'être éphémère. On fait avec et pour l’instant nous sommes ravis de ce soleil retrouvé. En redémarrant, nous découvrons la « fameuse » chapelle du Mont Helena où tout du moins ce qu’il en reste, c'est-à-dire les basses ruines de son modeste chevet et un autel rudimentaire surmonté d’un petit oratoire. Je me souviens des écrits du toponymiste Michel Sauvant qui disait que des pèlerinages y étaient effectués régulièrement. Sans doute, évoquait-il l'Antiquité, le Moyen-Âge ou la Renaissance ? Aujourd’hui, les seuls  pèlerins sont quelques vaches blondes, sans doute d’Aquitaine, qui déambulent tout autour en quête d’une herbe tendre pas toujours facile à trouver dans ce maquis méditerranéen. Nous laissons les vaches à leur pénitence gloutonne mais inassouvie et prenons la large piste descendant vers le col de Prunet de Baix.  Depuis la piste filant au pied d’une vieille carrière, nous embrassons des vues magnifiques en direction du Canigou et vers une grande portion sud-ouest du département. On arrive même à distinguer le beau Prieuré de Serrabonne enfoui dans la végétation et plus loin encore, le reconnaissable Pech du Bugarach. Le col est là, coupé par une petite route asphaltée. Nous la traversons pour prendre un sentier qui file dans la continuité de la piste qui nous a amené jusqu’ici. Par bonheur, mon G.P.S  est resté allumé et il nous rétablit très vite de cette erreur commise. En réalité, le bon itinéraire est à gauche du col et donc quelques mètres plus bas que le sentier initialement pris.  Des marques rouges peintes sur des arbres en indiquent le départ dans ce sous-bois de chênes verts. Quelques mètres plus loin, le sentier coupe à nouveau la route et nous entraîne en surplomb de l’imposante chapelle « Nostra Senyora del Coll ». Par une sente escarpée et abrupte, nous la rejoignons avec l’espoir qu’elle sera ouverte. Elle l’est et de cet ancien ermitage dont la première mention remonte à l’an 975, apparaît une vaste salle étonnamment claire malgré l’étroitesse d’une seule ouverture sur son fronton principal. Elle est d’une belle sobriété avec ses arcades successives et ses trois autels en guise de mobilier. Je ne vous en raconte pas l’Histoire d’autres bien plus érudits que moi la proposant déjà sur leur site Internet. Nous terminons cette visite à en faisant le tour, découvrant au passage un vieux puits puis un oratoire perché au sommet d’une butte. Nous repartons vers le sentier quitté au préalable pour constater qu’il ne va guère plus loin car largement embroussaillé. Nous n’avons pas d’autres choix que de rejoindre la route asphaltée pour retourner à Caixas. C’est la partie la plus fastidieuse de cette jolie balade que j’occupe comme toujours à la photographie de la flore et de la faune. La balade s’achève par une rapide incursion au centre de Caixas : belle mairie, agréable placette avec de jolies et amples vues aériennes sur une partie des Aspres que je ne soupçonnais pas aussi séduisantes. Nous terminons par l’église paroissiale dont l’Histoire précise qu’elle aussi serait très ancienne car mentionnée dans un texte en 1271. Initialement dédiée à Saint Jacobi et Cucufat, elle est désormais consacrée à Saint Jacques le Majeur. Ainsi s’achève notre randonnée au Mont Helena, une randonnée sous le signe manifeste de la chrétienté. Chrétienté avérée concernant Hélène devenue sainte pour les églises catholiques et orthodoxes pour avoir découvert « la Vraie Croix ». Chrétienté sous-jacente, si j’en crois les explications de Michel Sauvant quant à la toponymie du Mont Helena (*). Chrétienté évidente quand au nombre de chapelles et d’églises que l’on découvre ou que l’on aperçoit au cours de ce petit circuit pédestre. Je ne prendrais qu’un seul exemple, celui de la chapelle Sant Marti de la Roca que l’on aperçoit depuis le Mont Helena.  Il y a bien d’autres chapelles romanes ou préromanes dans les Aspres et toutes les découvrir prendrait sans doute plusieurs semaines. Sur le chemin du retour, nous nous contentons de celle de Fontcouverte blottie dans un superbe cadre de verdure. Je ne suis pas croyant mais j’aime les chapelles et j’avoue ne pas comprendre cette polémique selon laquelle le christianisme ne serait pas la religion « traditionnelle» de la France et celle de l’Europe. A qui peut-on ou veut-on faire croire une telle ânerie, or mis à un adepte de la pensée unique ?  Cette balade est longue de 11 km environ. Les montées cumulées s’élèvent à 795 m. Entre le point le plus bas à 363 m d’altitude à la mairie de Caixas  et le plus haut à 776 m au Mont Helena, le dénivelé est de 413 m ce qui en fait une balade moyennement facile.  Un dernier conseil si vous devez l’accomplir : ne vous chaussez pas avec des sabots, même si c’est ceux d’Hélène et si vous n’êtes pas capitaine….., mais avec de bonnes et hautes chaussures de randonnée, le terrain est tout de même caillouteux. Carte I.G.N 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

    (*) Toponymie du Mont Helena : Le toponymiste Michel Sauvant développe cette thèse dans le cadre d’une longue étude personnelle réalisée sous le nom latin de « Stevi Codex » ou « Code de Stevus » dont il est le découvreur et dont le principe serait que le sens précis de très nombreux toponymes n’apparaîtrait qu’en regroupant leurs noms par triades c'est-à-dire par trois, le plupart de ces triades pouvant être traduites ensuite sous la forme de phrases compréhensibles à partir de l’interprétation de toponymes médiévaux retrouvés dans un écrit « apocryphe ». Ecrit en latin du 4eme siècle d’un certain Stevelus, fils d’un certain Stevus. Voilà ce qu’il écrit à propos du Mont Helena dans un texte intitulé  «Les toponymes parlant de la famille de Stevus »  : « Au dessus de Caixas, il y a les sommets suivants : Pla Valetta, Puig Esteva, Mont Helena. Les mots « Vale » et « Valete » étaient employés pour dire « Adieu » à une ou plusieurs personnes. C’était aussi le début d’épitaphe le plus simple et le plus courant à l’époque romaine. Ces mots peuvent se traduire respectivement mot à mot par « porte-toi bien » et « portez-vous bien ». Helena est probablement la mère de l’empereur Constantin. Elle est devenue plus tard Sainte Hélène. C’était un personnage emblématique pour les chrétiens de cette époque. A 80 ans, juste avant sa mort vers 328, elle a découvert la Sainte-Croix à Jérusalem. Du fait que le seul autre sommet à porter un nom « à la Stevus » est Stavellum qui porte le nom de Stevus-le cadet, je considère que c’est lui qui a fait cette épitaphe. Son sommet est en fait une signature. On peut alors penser qu’il a dû faire une épitaphe qui associe la mère de l’empereur et son père Stevus, premier chrétien de la famille sous la forme: « Valete Helena Steve». Le « e » final pour Stevus est la marque du vocatif masculin. De même que le « a » final de Helena. C’est ainsi qu’on prononçait le nom des gens à qui on s’adressait. « Steve » est simplement devenu « Esteva » dans la langue catalane. A noter qu’il y a eu pendant longtemps une sorte de pèlerinage régulier vers le Mont Helena qui avait d’ailleurs une chapelle en son sommet. ». Bien évidemment, il faut lire l’ensemble de l’étude et des textes de Michel Sauvant, accessibles sur Internet, pour comprendre sa démarche et comprendre, qu’au 3eme et 4eme siècle, et selon lui, Stevus était un personnage chrétien important du « Pagi Ruscienonensis » ayant pour capitale Ruscino, notre Roussillon d’aujourd’hui et qu’il était un contemporain de Constantin 1er. De ce fait, Stevus aurait eu une influence certaine sur l’empereur et sur sa foi chrétienne. Ensuite, il faut bien évidemment s’intéresser aux principaux protagonistes historiques à savoir Hélène, épouse et mère des empereurs respectifs que sont Constance Chlore et Constantin 1er. Là commence réellement l’autre partie la plus captivante de ma recherche car on s’aperçoit que ces trois personnages ont eu des destins extraordinaires et de ce fait, ils ont laissé des empreintes et des souvenirs indélébiles dans l’Histoire de notre Humanité, avec deux grands « H » et par là même dans notre modeste pays catalan, surtout la mère et le fils. Je vous laisse le soin de découvrir leur vie sur l’Encyclopédie Wikipédia ou sur d’autres sites Internet. Sur Wikipédia, leurs vies sont résumées mais amplement suffisantes pour la compréhension du toponyme. On connaît de nombreux noms de lieux portant le nom de Sainte Hélène, de Sainte Helena ou ayant un rapport avec Constantin, les villes les plus connues étant Constantinople, actuelle Istanbul et Constantine en Algérie. En Catalogne, il y aussi la ville de Constantí, dans la province de Tarragone. Notons toutefois, pour la petite histoire de notre région, qu’Hélène a laissé aussi son nom à la ville d’Elne, anciennement Illibéris et selon Michel Sauvant, on ne peut ignorer la proximité des dates lors du changement de noms de plusieurs villages roussillonnais environnants. Il pense que l’on doit ces changements de noms et notamment celui d’Elne à Constantin 1er sur les recommandations de ce « fameux » Stevus. Mais Elne, tel qu’on l’écrit aujourd’hui n’existait pas encore. Après avoir été une hypothétique « Pyrène » puis une vraisemblable « Illibéris », des écrits moyenâgeux, donc plus tardifs, attestent de la présence supposée d’un préalable « Castrum Helenae » entre 328 et 350, nom sans doute d’un domaine ou d’une propriété ayant appartenu au célèbre empereur,  plusieurs hypothèses possibles étant avancées quand à la raison de cette dénomination. Ce « château Helena » s’étant ensuite modifié en Elne au fil du temps et par simplification verbale. Quand à une explication concernant la toponymie du Mont Helena, datant sans doute de la même époque, il avance que ce sommet était la montagne « la plus formée » et par déduction la plus visible depuis la cité d’Elne, ce qui reste peut être discutable au regard des Albères bien plus proches et bien plus hautes mais il est vrai au nombre plus abondant de promontoires. Acceptons que la toponymie ne soit pas une science exacte mais pour autant, elle n’en reste pas moins intéressante. Un grand merci à Michel Sauvant et à Wikipédia qui nous apprend en sus que le Mont Helena a été le haut-lieu d’une découverte géologique incroyable : « En mai 1981, dans une fissure karstique du mont Helena fut découvert un gisement pliocène. Les fouilles ont exhumé quinze espèces de rongeurs, dont Occitanomys montheleni, nommée d'après ce site. ». Une chose est donc quasi certaine, l’empereur Constantin 1er n’est jamais monté au Mont Helena car il aurait été sans doute « ravi » d’apprendre que ce sommet auquel il a donné le nom de sa mère était (ou a été) un lieu infesté de rats. Il aurait été aux anges aussi de constater que quelques siècles plus tard le nom d’Helena a été donné à un rat lui-même ! Comme quoi, on peut être empereur ou impératrice, laisser des traces impérissables dans l’Histoire et ne pas se douter qu’un beau jour, votre nom sera lié pour l’éternité à un modeste rongeur.

     


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