• Ce diaporama est agrémenté de 3 chansons du groupe Gold. Elles ont pour titre : "Plus Près Des Etoiles", "Calicoba" et "Capitaine Abandonné". 

    La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle.

    La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle.

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    En cet après-midi du dimanche 12 décembre, quelle « bonne » raison avait pu nous entraîner vers Port-la-Nouvelle et plus particulièrement vers ce vaste plateau karstique dominant la ville et qu’on appelle la « Garrigue-Haute » ? Certes, j’étais passé là en septembre 2014 lors de la 3eme étape d’un mémorable Sentier du Golfe Antique, mais la franchise me contraint à dire que ce n’est pas là que j’avais vécu les moments les plus intenses de ce tour pédestre en 3 jours et en solitaire ! Alors l’envie de marcher en changeant de décors ? Les fortes pluies des jours précédents qui nous avaient contraints à un confinement forcé ? Faire face à ces mots que l’on redoute depuis trop de temps déjà et que l’on essaie par n’importe quel moyen de contrarier ? Probablement un peu tout ça ! Sans trop de raisons valables, voilà donc comment est née cette balade pédestre que j’ai intitulée « La Boucle de la Garrigue-Haute et des Eoliennes depuis Port-la-Nouvelle ». Après quelques tergiversations, et parce que j’essaie, mais en vain, de me remémorer les lieux où je suis passé à pied en 2014, il est déjà 13h30 quand nous rangeons notre voiture au pied du lieu-dit « La Combe des Buis ».  Amplement industrialisé, avec ses innombrables pylônes, transfos et réseaux électriques, l’endroit n’a rien de folichon, mais il présente l’énorme avantage d’être agencé de très nombreux panonceaux directionnels de randonnées. Ces panonceaux, je les reconnais bien et notamment celui intitulé « Les Etangs - Tour du Golfe Antique ». Je le reconnais d’autant mieux qu’après 3 jours de marche et 80 km, c’était le premier et donc le seul que j’avais rencontré à quelques décamètres de l’arrivée ! Un comble bien évidemment ! Parmi les autres signalétiques, deux m’intéressent au premier chef : « Sigean 7,7km et Sentier Cathare (GR367) ». Voilà la direction que nous allons suivre, non pas jusqu’à Sigean, mais jusqu’au lieu-dit « Les Eoliennes » car bien évidemment c’est une boucle de ma composition que j’ai prévu de réaliser. Bien que 3 ou 4 voitures soient déjà garées, nous ne rencontrerons personne sur notre parcours. Il est vrai qu’il y a un P.R du nom de « Boucle de la Combe Redonde – 10,6 km » qui est plus clairement mentionné que ma propre boucle qui ne l’est que partiellement ! Ajoutons à cela un vent du nord ; cers ou tramontane je ne sais jamais ? ; un peu décourageant car soufflant ici en de violentes rafales et c’est un élément non négligeable à laisser quelques randonneurs dominicaux devant leur poste de télévision. Entre un vent violent et un grand ciel bleu, le second a eu notre préférence et c’est aussi pour ça que nous sommes là. Bien vu si j’ose dire, car le premier va énormément faiblir au cours de notre balade. Jolies tables d’orientation, beaux panoramas à 180° vers la mer, Port-la-Nouvelle et les étangs, de rares fleurs et quelques vestiges d’un passé parfois paisible ; puits, cabanes et bergeries ; parfois guerrier ; blockhaus, tourelle, tranchées : sont les premiers centres d’intérêts de cette boucle. Si les premiers ont servi à des travailleurs courageux, par bonheur les seconds vestiges n’ont jamais été utilisés entre 1943 et 1945. Les Allemands qui pensaient qu’un débarquement interviendrait avaient construit un système défensif sur les côtés méditerranéennes françaises du nom de Südwall, mais ici ce mur ne servit jamais à rien. Plus on pénètre l’intérieur de cette « Garrigue-Haute » et plus la foulée devient alerte car il ne reste quasiment que des paysages à se mettre dans les yeux. Par bonheur, au sein de ces derniers, on ne perçoit plus grand-chose de l’incendie de septembre 2017 qui a ravagé la moitié de la végétation de ce vaste plateau. La Nature a repris ses droits. Pour compenser cette monotonie et flâner un peu, j’en suis à recenser les plantes de la garrigue et à tenter de surprendre les quelques rares passereaux que l’on peut apercevoir. Le tout photographiquement il va sans dire ! Pourtant, le plateau est loin d’être plat et les décors loin d’être « insipides ». On y trouve quelques ravines et des dolines que des eaux séculaires ont réussi à creuser. On y rencontre même des parcelles de terrain encore travaillées car visiblement labourées. A l’horizon derrière un voile laiteux, on peut apercevoir côté « mer » la falaise de la Franqui et son cap Leucateles Albères et  le cap de Creu et côté « montagne » et bien plus loin encore le Massif du Canigou amplement enneigé. Quelques vieux puits, des cabanes ruinées et de nombreux murets nous rappellent qu’il fut un temps où ce lieu, malgré son immense âpreté, était plus largement exploité par des hommes vaillants. Ils pouvaient être bergers, boscatiers ou « carriers ». L’Histoire de Port-la-Nouvelle nous apprend que la jetée et les canaux ont été construits avec les pierres d’ici. L’arrivée au champ d’éoliennes nous fait entrer dans un autre monde. On prend soudain conscience que la vie passée ; celle de nos aïeux ;  ne reviendra sans doute plus. Les éoliennes ? Belles, pas belles, utiles ou pas, rentables ou pas, si oui pour qui ? Si les mêmes questions qu’en 2014 auraient tendance à ressurgir dans ma tête, j’ai tout de même appris depuis qu’elles étaient largement subventionnées avec nos impôts mais le plus souvent vers des sociétés étrangères. Alors je tire un  trait sur tout ça et tente d’oublier mon questionnement. Les éoliennes  sont là, certaines tournent, d’autres pas. A cause du vent qui souffle encore copieusement, je me demande bien pourquoi certaines sont à l’arrêt ?  Un point c’est tout ! Assez étonnement, je remarque un mirador de chasse au beau milieu du champ et tout près d’une éolienne, ce qui tend à prouver que la sempiternelle querelle «éoliennes » et « chasseurs » n’a pas encore trouvé de véritable solution. Tout le monde campe sur sa position et occupe le terrain. Les chasseurs savent bien que la Garrigue-Haute est un haut-lieu des passages migratoires des oiseaux. Les derniers décomptes officiels de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) mentionnent un couloir où passent annuellement plus d’un million de passereaux, 1.500 cigognes et plus de 40.000 rapaces, sans compter les espèces sédentaires. Les chiffres des oiseaux abattus, comme les grives ou les palombes sont absents. Pour les premières, ces 4,5 à 5 millions de grives qui seraient tuées en France chaque année quant aux secondes si le chiffre national est sensiblement identique voire supérieur à celui des grives, One-Voice estime de 20 à 30.000 les différents prélèvements audois dont 5.000 sur la seule commune de Leucate. (Source One-voice.fr du 20/02/2022). Malgré ces chiffres mentionnés par des associations sérieuses, on en trouve sur Internet qui sont deux à trois fois supérieurs. Quant aux sangliers, il y a belle lurette qu’ils ne jouent plus les Don Quichotte car ils ont compris qu’il n’est pas utile qu’ils se battent contre ces moulins à vent dont ils n’ont rien à craindre. Si les oiseaux appréhendent les éoliennes et les chasseurs, les sangliers ont plus à craindre des chasseurs. Ainsi va la vie sur la Garrigue-Haute. A la côte 83 de la carte IGN, nous stoppons et faisons demi-tour pour revenir à la côte 93. Là, nous empruntons un chemin qui laisse une ancienne et vaste bâtisse ruinée sur la gauche. Ses deux larges arcades encore bien debout laissent imaginer qu’elles étaient utiles à des passages de groupes, c’est-à-dire à troupeaux.  Ancienne bergerie probablement ?  Premier randonneur rencontré mais à V.T.T ! Puis un étroit sentier prend le relais. Il file d’abord sur une crête, offrant quelques vues lointaines vers Sigean et les Corbières maritimes puis il réintègre le plateau avant de longer le lieu-dit « La Castanière ». Faut-il voir dans ce nom un lieu planté de « châtaigniers » ou bien un quelconque risque de « castagne » ? Si châtaigniers il y a eu, ils ont disparu mais les risques et les mesures de prévention sont là, constamment mentionnés : « Danger – Carrière – Tirs de mines », « Entrée interdite », longue barre d’amoncellements rocheux et clôture grillagée sont là pour décourager ceux qui auraient un esprit aventureux voire carrément irréfléchi. Le sentier longe la vaste carrière des Ciments Lafarge où qu’on se le dise « il est interdit d’entrer ».  Moi, avec plus ou moins de réussite, je m’aventure à essayer de photographier les nombreuses fauvettes qui semblent avoir fait leur cette frontière si « périlleuse » pour les « non-ayants-droits ».  Finalement, malgré le vent, l’impossibilité à immortaliser tous les volatiles aperçus, la dense végétation que certains occupent, 5 à 6 espèces d’oiseaux viennent s’enregistrer dans la mémoire de mon appareil-photo. Je n’en espérais pas tant. La boucle se referme. Le vent s’est presque totalement calmé. Un couple de randonneurs marche en sens inverse du nôtre. Ils ont laissé tomber leur programme TV ? Il est 16h15, ils viennent de démarrer et pour nous cette balade dominicale se termine. Revenir au printemps pour découvrir la flore de ce plateau ? Faire « la Boucle de la Combe Redonde » ? Pourquoi pas ? Telle que racontée ici, cette boucle a été longue de 9,2km pour des montées cumulées de 206m et un dénivelé de 120m entre le départ à 10m d’altitude et les éoliennes à 130m. Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.


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  • Ce diaporama est agrémenté de diverses musiques dont la plupart sont d'Ennio Morricone. Dans l'ordre de la vidéo, ells ont pour titre : "Le Train" jouée par The London Starlight Orchestra qui est suivi par le bruitage d'un train à vapeur puis de "Forse basta" (chant par I Cantori Moderni di Alessandroni), "Mon Nom Est Personne" (Il Mio Nome è Nessun), "Malena", "Le Vent,Le Cri. variation 6" puis c'est "Joyeux anniversaire Dany" chanté par Lysiane.


     

    Avant toutes choses, je savais que Dany souhaitait fêter son anniversaire avec ses enfants et petits-enfants. Là était sa priorité. Si j’ai longuement cherché ce que pourrait être les 70 ans de Dany, l’idée de faire du vélorail a été l’élément central et déclencheur de l’organisation à mettre en place. Voilà une activité dont je savais qu’elle pourrait se faire en famille et  surtout avec l’espoir que ça plaise au plus grand nombre. Parmi la cinquantaine de vélorails français restait à en trouver un bien et surtout qu’il ne soit pas trop loin et situé à une égale distance à parcourir par nos enfants, petits-enfants et par nous. Alors, je me suis mis en chercher et finalement il ne m’a fallu que très peu de temps pour choisir puis arrêter celui de la Vallée du Doux. Plusieurs commentaires sur Internet étaient flatteurs et m'ont convaincu. Gare de départ à Boucieu-le-Roi en Ardèche avec plusieurs formules selon la distance à parcourir. Les futurs pédaleurs ayant opté pour la plus longue, c'est-à-dire la « Grande Aventure » de 20km, il ne me restait plus qu’à prendre les billets. Seul inconvénient, à l’instant où je veux concrétiser ce choix, la billetterie Internet est constamment fermée. Sachant qu’elle s’ouvrira à une date qui m’est communiquée dans ma messagerie, j’anticipe chaque jour et finalement j’ai raison de procéder ainsi puisque finalement la billetterie va s’ouvrir avec plus de 15 jours d’avance. Cela me permet de choisir ma date, l’horaire de mon choix et de prendre les billets pour les 10 personnes qui seront présentes lors de cet anniversaire. Trouver puis réserver 2 mobil-homes dans le camping de la Vallée du Doux a été beaucoup plus simple. Rester à trouver un restaurant recevant 10 personnes mais sachant aussi organiser un repas d’anniversaire à la hauteur avec un excellent gâteau et tout le toutim. Là, à Boucieu, si le nombre de possibilités fut plutôt restreint, le choix du restaurant Le Petit Bociu fut le bon ! Tout se fit par messagerie et au travers de Facebook mais cette communication fut sympathique, tolérante et dont rapidement constructive et finalement excellente. Le repas fut conforme à mon attente avec certes une cuisine familiale mais délicieuse car avec des bons produits du terroir. L’apéritif et les vins du cru furent excellents.

    Une fois sur place, j’ai été ravi de voir que toute l’organisation que j’avais prévue, mise en place à distance car sur Internet avait été une réussite. Tout se déroula parfaitement et j’espère que la vidéo musicale que je propose ici en apporte la preuve. Tout le monde fut enchanté du vélorail, du mobil-home au bord du Doux et du resto. Dany reçut toutes les marques d’amour et d’affection qu’elle mérite bien. Emue, enchantée et heureuse furent les adjectifs que j’ai retenus du petit laïus qu’elle nous fit à la fin du repas lors de la remise des cadeaux. J’étais heureux pour elle ! Nous étions heureux pour elle ! Oui ce fut un « Doux » anniversaire qui s’écoula avec les tourbillons de joie espérés mais sans entrave et sans problème, un peu comme cette rivière du même nom que nous avons côtoyer pendant ces 3 jours. Une rivière que nous garderons en mémoire ne serait-ce qu’à cause de son joli nom !


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  • La News : Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

    La News : Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

    La News : Le Circuit des Rocs et des combes depuis Cases-de-Pène (parking de l'ermitage)

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    Ce petit circuit pédestre que je vous présente ici et que j’ai intitulé « Le Circuit des Rocs et des Combes depuis Cases-de-Pène » est le fruit du hasard. Je pourrais remplacer le mot « hasard » par « chance ». En effet, c’est en allant promener à l’ermitage Notre-Dame de Pène que j’ai constaté qu’un passage était possible sous la falaise que domine le Roc Rodon. Alors que nous étions assis sur les escaliers de l’ermitage, j’ai vu monter au pied de la falaise un premier randonneur mais je n’y ai pas réellement prêté attention. Ce n’est que lorsque j’en ai aperçu un second 200 mètres derrière le premier que j’ai pris conscience qu’un passage devait exister. Je l’ai  longuement suivi des yeux. Il  s'est élevé dans les éboulis, a longé le pied de la falaise puis finalement je l’ai vu disparaitre dans les rochers. A la maison, en observant la carte IGN, j’ai constaté qu’il y avait un Roc du Pas de l’Escala  et ce nom m’interpella. ....... Pour la suite, patientiez un peu......je reviens......A bientôt ami(e)s blogueuses et blogueurs.....

     

     


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  • Ce diaporama est agrémenté de musiques extraites de la bande originale du film "Amadeus". Elles ont pour titre et sont successivement interprétées par : "Arietta - Caro Mio Ben" de Giuseppe Giordani par Sumi Jo, "Concerto For Flute And Harp, K. 299; 2nd Mouvement" de Wolfgang Amadeus Mozart par Sir Neville Marriner, Academy of St Martin in the Fields, William BennettOsian Ellis et "Caro Mio Ben" par Fritz Wunderlich et Gerhard Becker et l'Orchestre symphonique de Berlin

    Le Chemin des Muletiers de Cosprons depuis Port-Vendres (Pont de l'Amour)

    Le Chemin des Muletiers de Cosprons depuis Port-Vendres (Pont de l'Amour)

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    Quand nous avons décidé de réaliser ce « Chemin des Muletiers de Cosprons depuis Port-Vendres », nous avons été confrontés au fait qu’il y avait sur Internet pléthores de versions différentes. Certaines très longues, allant parfois bien au-delà du hameau de Cosprons lui-même et de son chemin coutumier emprunté jadis par des mules, des mulets ou des ânes, d’autres partant vers la mer et la merveilleuse baie de Paulilles, d’autres montant plus ou moins vers la Tour de la Madeloc, d’autres plus courtes, d’autres moyennes mais empruntant parfois plus de pistes carrossables que de vrais sentiers, etc….etc. Oui, il y avait du choix ! Et de surcroît, quelle que soit la distance, nous avions le gage, si la météo était bonne, de superbes balades en terme de paysages et de panoramas. En effectuant ce petit circuit que je vous propose ici, il me semble que j’ai gardé l’aspect le plus traditionnel des chemins muletiers que les anciens empruntaient jadis pour rejoindre le hameau de Cosprons depuis Port-Vendres, et vice-versa. Ils le faisaient en maintes occasions. Pour les travaux agricoles, et le plus souvent vinicoles, pour transporter par exemple les comportes de raisins ou les banastes, mais plus globalement pour toutes les tâches de transports nécessitant d’emprunter ces chemins avec des animaux de bât. Si c’était notamment le cas pour tous les travaux des champs, c’était aussi le cas lors des fêtes traditionnelles ou religieuses où de nombreuses personnes n’hésitaient pas à cheminer les quelques kilomètres séparant les deux communes avec leurs équidés.  Elles étaient plus nombreuses à être croyantes que de nos jours et participer à une procession en direction d’une chapelle, comme celle de Sainte-Marie de Cosprons, était fondamental. Ces fêtes comme la Sant Jordi le 23 avril et celle des Pasquetes le dimanche suivant sont si enracinées, qu’elles se déroulent encore de nos jours avec une ferveur égale sinon supérieure à celle d’antan, même si le plus  souvent les déplacements sur les chemins muletiers ont été remplacés par la route et les automobiles. En effectuant cette balade un 19 novembre, nous savions bien sûr que nous n’aurions pas droit ni à ces festivités ni à leur ferveur. Mais tant pis, la journée s’annonce magnifique et quasiment printanière et rien ne peut nous empêcher d’aller marcher. De plus, nous imaginons déjà que nous aurons droit à des couleurs que seule cette saison d’automne est capable de nous offrir. Il est 10h30 quand nous laissons notre voiture très facilement dans le quartier Pont-de-l’Amour à Port-Vendres. De l’endroit où la voiture est rangée, nous avons déjà une belle petite idée des paysages rouges, verts et jaunes qui nous attendent.  Les bleus du ciel et de la mer sont en primes. Si le départ de cette balade est le plus souvent proposée de la gare voire de l’Office du Tourisme de Port-Vendres, j’ai trouvé beaucoup plus intéressant de partir de ce lotissement. Le lieu est calme.  Il y a l’aspect pratique en arrivant de Perpignan, car il suffit de sortir à droite à la fin de la voie rapide D.914 c’est à dire au dernier carrefour avant d’entrer dans Port-Vendres et d’emprunter la rue Jacques Ramio. De plus, trouver des places à la journée sur le port n’est jamais chose aisée quant à cheminer les abords de la gare, ça n’apporte rien de plus à cette balade. Enfin, le sentier démarre un peu plus bas de la rue Jacques Ramio et on entre de plein pied à la fois dans la balade et dans la garrigue. Oui, quand on n’est que deux à marcher, les avantages de partir de là sont certains. En groupe, cette vision des choses peut s’avérer différente. Rue Jacques Ramio, un panonceau directionnel annonce la couleur : « Col Perdiguer -500 m- 10 mn et Cosprons -2km- 30 mn ». Des temps pour des « trailers », mais que nous comptons bien doubler voire tripler, nos conditions physiques, notre envie de lambiner, cette superbe météo et la beauté des paysages s’amalgamant pour une flânerie et des contemplations obligées. Comme indiqué, la garrigue est immédiatement là. Les quelques fleurs que j’y trouve encore, malgré la saison, sont déjà un prétexte à musarder. Depuis que je sais que mon nom est inscrit comme observateur dans la base de données florale INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel), ma passion pour les fleurs reste sans prétention mais par la force des choses a pris une autre dimension. Avant, c’est avec plaisir et pour mon propre savoir que je photographiais les fleurs, me disant que ce que j’aime serait peut-être aimé par d’autres randonneurs, maintenant il y a en plus cet aspect « communauté scientifique », « inventaire » et donc « patrimoine transmissible» ! Après le col de Perdiguer, la garrigue laisse la place aux vignobles. Les terrasses, les murets et les rigoles de pierres sèches, ainsi que les casots que l’on voyait tout autour de nous depuis le départ sont désormais là tout proches. On peut les observer et surtout se rendre compte des travaux colossaux et ingénieux qu’il a fallu mettre en œuvre. Je me souviens avoir lu une longue chronique sur Internet à leur sujet (LE PAYSAGE DE TERRASSES DU CRU "BANYULS" ET SON ÉVOLUTION/Guy Oliver) et je me souviens qu’ils ne sont pas là pour rien mais bien pour limiter le ravinement et l’érosion des sols afin que les vignes résistent et subsistent le plus longtemps possible aux eaux pluviales les plus violentes.  Comme toutes ces élévations ont des noms catalans (casots, feixes, agullas, recs, pedragers)  les pierres en ont aussi (lloses, cossols, coverta, rocs de paret, cara, raplum).  Normal, elles ont chacune un rôle bien précis selon leur taille, leur forme et sont disposées à bon escient selon des procédés ancestraux que toutes les générations de vignerons se perpétuent entre-elles. C’est très intéressant et très enrichissant de transposer la lecture de cette belle chronique à tout ce que l’on voit sur le terrain. Un terrain souvent inégal car ici l’eau que l’on évoquait plus haut, a créé des « correcs », c’est-à-dire des petits vallons descendant des « serras » vers la mer. Il y a ainsi une multitude de ces petits vallons dominés par des collines ; souvent rocheuses au plus haut de leurs crêtes ; dont la principale car la plus haute est celle de La Madeloc. Ainsi, quand on arrive à Cosprons, il faut y monter, car le hameau lui aussi a été élevé sur un petit promontoire rocheux. D’ailleurs, et alors que les vignobles nous entourent depuis le départ, c’est très paradoxalement son beau château d’eau construit tout en pavements de pierres qui se présente au plus haut de cette petite colline. Par chance, il est ouvert car des travaux de réparations sont en cours. Les ouvriers acceptent gentiment qu’on y entre quelques minutes et nous fournissent des explications quant à son fonctionnement. Puis c’est l’église Sainte-Marie toute proche entourée du cimetière qui éveille notre appétit de découvertes. Malheureusement fermée, nous prenons néanmoins tout notre temps pour découvrir sa porte magnifiquement ferrée de jolies pentures. Quelques gravures du 18eme siècle sont visibles. Un banc bien à propos nous offre le confort nécessaire à un pique-nique qu’initialement nous avions imaginé moins funèbre qu’un cimetière et beaucoup plus champêtre. Pendant que Dany fait sa B.A en arrosant les fleurs de plusieurs tombes, appareil-photo en bandoulière, je pars découvrir les proches alentours. Ils se présentent sous les traits de nombreux oiseaux. Beaucoup de moineaux sont là à attendre que l’on déguerpisse pour voir si quelques miettes de notre déjeuner ne seraient pas tomber au sol. Il y a aussi des rougequeues noirs plus farouches et un faucon crécerelle que j’ai réussi à immortaliser avant qu’il ne s’envole de la pointe d’un cyprès. Ce dernier plane désormais très haut dans le ciel. Dans le mur de soutènement du cimetière, je découvre avec surprise ; et outre quelques jolies statuettes ; une jolie Rainette verte dans un des tuyaux d’évacuation des eaux pluviales. Peu craintive, ou peut-être curieuse, elle accepte de sortir de son trou pour une série de photos. La Rainette verte devient « reinette » de Cosprons. Puis c’est une courte visite du village où seules quelques échoppes proposant vins et vinaigres retiennent notre attention. Pour ne pas avoir à se trimballer des bouteilles, on se promet de revenir en voiture à la fin de la balade, sauf qu’on va oublier de revenir ! Puis c’est la sortie du hameau par la D.86a et donc le tout début du retour vers le Pont de l’Amour. A la côte 45 de la carte IGN, un canon et un ludique panneau nous rappellent qu’ici comme dans toute la région une guerre a fait rage en opposant Français et Espagnols de 1793 à 1795. On lui a donné le nom de Guerre du Roussillon. Après m’être « cassé la gueule » ; par bonheur au figuré seulement ; en tombant du canon où par bravade  je m’étais assis ; le pitoyable artilleur que je suis estime qu’il est temps de continuer la route. Elle s’élève un peu jusqu’à un dôme plantée de vignes, y tourne à gauche derrière, et c’est juste après que l’on reprend un sentier qui file vers le lieu-dit Mas d’en Pi. Ici, et parce que nous n’avons pas été assez attentifs ni au balisage jaune, pourtant présent, ni au tracé GPS, nous avons vécu un court égarement. Il faut donc être attentif car parfois le sentier peut se confondre ici avec le muret d’une « feixe » voire avec une rigole. On descend puis on coupe de menus ruisseaux dont le principal est le « Correc d’Oliva de Rama ». Ici, commence une balade bien différente de celle prise à l’aller. Nous étions sur des élévations et nous sommes au fond de ravines. Mais ça ne dure pas, car peu après le domaine Augustin, le sentier s’élève de nouveau vers le Puig des Cabreres jusqu’à couper  un nouvelle petite route bitumée. Un panonceau directionnel est là bien à propos : « Coll del Mitg - 10mn - 0,5km - Port-Vendres - 30mn - 2km ». Le sentier continue en face en balcon d’une nouvelle ravine puis il atteint une sombre pinède juste avant de s’élever et d’atteindre le col del Mitg. Ici apparaissent les premières habitations, signes d’une arrivée de plus en plus proche. Puis c’est au tour de Port-Vendres d’apparaître dans toute sa dimension à la fois maritime et collinaire. On peut seulement regretter que le béton ait largement pris le pas sur la verdure. D’ailleurs le béton est encore là, juste à côté du sentier car l’itinéraire tout en descente se poursuit au pied d’imposants lotissements en constructions. Par bonheur, quelques pins ont été conservés et c’est dans ce décor mi-béton mi-Nature que le lotissement Pont de l’Amour se présente. Adjacent à un banc, une jolie signalétique en métal nous rappelle ce joli nom. Quelques photos sur ce banc en souvenir de cette arrivée sous le signe de l’affection et de la tendresse et on retrouve notre voiture. Alors bien évidemment, avec l’esprit permanent de curiosité qui est le mien, j’ai essayé de savoir pourquoi ce quartier s’appelle ainsi « Pont de l’Amour » ? Pour être franc, je n’ai rien trouvé de concret et j’aurais même tendance à dire bien au contraire ! En effet, or mis un nombre incalculable de querelles immobilières, administratives, judiciaires et financières à cause de ce bétonnage que j’évoquais ci-avant, je n’ai rien trouvé de « glamour » dans les nombreuses évocations «Internet » de ce secteur.  En général, un « pont de l’amour », c’est un pont que traversent des amoureux pour se retrouver et échanger des baisers. Ici, il n’y a ni pont, ni amoureux, ni baiser et apparemment seulement des « castagnes » comme s'il en pleuvait ! Il y en a tellement qu’un seul mulet ne suffirait pas à toutes les transporter ! Il est temps que plusieurs muletiers reprennent du service ! Telle que décrite ici, cette magnifique balade a été longue de 5,425km, pour des montées cumulées de 280m et un dénivelé de 123m entre le point le plus bas à 18m d’altitude au fond du Correc d’Oliva de Rama et le plus haut à 141 m après le col d’en Perdiguer. Carte IGN 2549OT Banyuls-sur-Mer - Côte Vermeille - Col du Perthus Top 25.


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  • Si vous vendez des articles à Momox.....

    Momox n'est pas le loup-garou que je trouve parfois décrit sur Internet mais une simple société commerciale dont le but est de faire des affaires.

    Si vous vendez des articles à Momox.....

    Ma bibliothèque personnelle contient encore beaucoup de livres à vendre !

     


     

    Si vous vendez des articles à Momox, il faut que vous sachiez ! Comme de très nombreuses personnes âgées, j’ai chez moi une belle quantité de livres, de CD et de DVD. Surtout des livres, parce que dans notre famille, la lecture a toujours été omniprésente car décrétée et vivement encouragée par nos parents. C’est ainsi que chez moi, j’ai, dans mon bureau, une bibliothèque qui occupe 2 pans de murs du sol au plafond ( voir photo ci-dessus) plus quelques étagères dans 2 autres chambres. C’est dire si des livres il y en a ! Nombreux qui nous sont propres et que nous avons acheté et d’autres venus de divers horizons. De nombreux récupérés de ma maman et quelques autres venant de la famille ou d’amis qui nous les ont donné. Souvent parce que trop de livres ça encombre. Ils nous encombrent aussi mais je ne me fais à l’idée de jeter le moindre livre,  car comme l’a dit si justement quelqu’un « un livre est une fenêtre ouverte sur le monde et la vie. Une fenêtre par laquelle on peut s’évader ».  J’ai donc commencé par les mettre en vente sur le site bien connu d’objets d’occasion Rakuten puis devant la difficulté à trouver des acquéreurs, j’en ai déjà donné pas mal à une bibliothèque. Mais il m’en reste encore beaucoup !

    Depuis quelques semaines, je recevais régulièrement des messages de la société Momox qui m’annonçait acheter des livres, des CD et des DVD à des conditions intéressantes. J’ai échangé avec eux pour en savoir plus, ils m’ont répondu avec beaucoup de courtoisie et tout naturellement, je me suis laissé tenter ! Leur slogan « Devenez acteur de l’économe circulaire ». Comment peut-on être contre si c’est bon pour la planète ?

    Voilà le détail du comment ça s’est passé :

    1. Parce qu’ils offraient 5 euros pour l’ouverture d’un compte et l’inscription à une Newsletter, j’ai ouvert 2 comptes sur leur site Internet. 1 au nom de mon épouse et 1 au mien. Il est vrai que de nombreux livres étaient à elle et d'autres à moi !
    2. Ensuite, ce fut un travail colossal de passer en revue la totalité de mes livres, DVD et CD car pour les mettre « dans le panier » de la future vente, il faut taper un à un les code-barres ou pour les livres, les fameux codes ISBN. Enfin quand ils y sont car pour les plus vieux livres, il n’y a rien de tout ça. Ils sont donc éliminés d’office !
    3. Là, au cours de cette lourde tâche, premiers ébahissements et premières consternations car peu d’articles sont acceptés et surtout le tarif de la plupart de ceux qu’ils le sont est de 15 centimes d’euros. C’est dire s’il faut beaucoup d’articles pour espérer une somme un peu conséquente et ce d’autant que Momox n’accepte pas d’acheter un panier total inférieur à 10 euros. 15 centimes d’euros c’est peu même si je peux comprendre que des best-sellers qui se sont vendus à des millions d’exemplaires et donc trop présents sur le marché de l’occasion se vendent « peanuts ». Par contre ; je suis très surpris de la non-acceptation de certains livres très confidentiels.
    4. Mais bon, je ne me décourage pas et me voilà lancé dans ce long travail d’évaluation et de tarification et comme c’est assez fastidieux, je mets tout dans un seul panier (en l’occurrence le mien) par mesure de simplification, me disant que je serais toujours à temps de basculer de mon panier à celui de mon épouse les objets acceptés. Au bout de 2 jours, j’obtiens le résultat assez effarant de 143 articles pour la somme totale et « phénoménale » de 75,07 euros. « Un bon gueuleton se profile » me dis-je ! 124 articles sont repris à 0,15 cts, 10 autres entre 0,17 cts et 0,96 cts et le restant soit 8 articles entre 1,04 et 7,97 euros et au milieu de tout ça, il y a une belle surprise avec un dictionnaire des mots fléchés repris à la somme « pharaonique » de 21,51 euros !
    5. Le lendemain de ce travail titanesque, je me dis que 143 articles ça sera automatiquement et au moins 4 ou 5 cartons à emballer et ce d’autant que parmi ce lot, il y a de gros et beaux livres du style de ceux que l’on offre pour la Noël et les grandes occasions. Je décide donc de passer la moitié des articles dans le panier de mon épouse afin de profiter des 5 euros d’inscription à la Newsletter de Momox. Là, premières grosses surprises de 2 types. De nombreux articles acceptés par Momox la veille et l’avant-veille et mis dans mon panier ne le sont plus quand je veux les mettre dans le panier de mon épouse. Deuxième surprise, certains articles quand ils sont acceptés ne le sont plus au même prix mais à un tarif inférieur ! Me voilà donc contraint de les laisser dans mon panier ou d’accepter un prix plus bas si je veux les basculer !
    6. Finalement, je parviens à mes fins en composant 2 paniers, en profitant des 5 euros de cadeaux mais en étant contraint d’accepter le fameux dictionnaire des mots fléchés à 19,16 euros au lieu des 21,51 euros initiaux. Tout inclus mais en rajoutant 3 livres auxquels je tenais pas mal soit 146 articles au lieu de 143 j’arrive à un total de 87,24 euros.
    7. Je suis plutôt satisfait d’être arrivé au bout de cette besogne mais maintenant un autre travail non négligeable se présente. Faire 4 colisages. Il me faut trouver les 4 cartons idéaux mais par bonheur les poubelles jaunes de certains commerçants sont accessibles et contiennent les cartons souhaités. Il faut ensuite bien protéger les livres avec du papier-bulles ou d’autres moyens, imprimer les étiquettes d’envoi puis porter les cartons au lieu de départ, ici en l’occurrence ce fut le Mondial Relay de ma commune. Finalement, une matinée presque entière a été consacrée à ces travaux de contrôle des articles et à leurs emballages.
    8. Les cartons partent, le suivi et l’arrivée sont bien signalés par des messages par les différents intéressés (Momox et Mondial Relay) puis c’est un message « foudroyant » de Momox qui arrive dans ma messagerie « Nous avons bien reçu la vente n° …… Notre service contrôle qualité, qui vérifie soigneusement chaque produit à la main, a constaté que l'un/certains de vos article(s) ne répondait(ent) pas à nos conditions d'achat. Malheureusement, nous ne pouvons pas l’(es) acheter ». En réalité, c’est 17 articles qui sont rejetés auxquels il faut que je rajoute 3 livres qui selon eux ne se trouvaient pas dans les cartons !!! Etonnant quand on sait que j’ai contrôlé 2 fois l’ensemble des articles que j’avais listé et imprimé selon le panier avant de fermer les cartons. Là, 2 solutions me sont proposées : le retour des articles moyennant 4 euros qui seront déduits du montant total de la vente, soit le don des articles ( avec un éventuel recyclage ou pas), Momox s’engageant à faire un don de la valeur de produits vendus en l’état ou recyclés. Au regard des articles dont je connais la bonne qualité pour la plupart, je choisis le retour. A titre d’exemple, certains livres n’auraient ni code-barres ni codes ISBN mais leur qualité comme neuf ou très bon état n’est donc pas remise en doute. Il faut savoir que pour certains livres qui n’ont pas de codes, il s’agit simplement d’oublis d’impression. Mes livres ne les possédaient pas mais j’ai trouvé ces codes-là sur le Net assez facilement. C’est le cas de plusieurs livres jaunes de chez Grasset. C’est donc une valeur diminuée de ces articles et des frais de transports que je vais recevoir un virement.
    9. Par bonheur (et par quel miracle ?), du panier de mon épouse aucun article ne sera rejeté ! Seul 1 livre à 1,21 euros ne serait pas arrivé ! Là aussi, c’est très surprenant et surtout faux !

     

    Voilà comment c’est passé ma vente chez Momox et c’est donc un total de 82,47 euros au lieu des 87,24 euros dont j’attends les virements à l’instant où j’écris cette chronique. (Les virements sont bien arrivés depuis ainsi que les livres retournés). S’il m’a paru important d'écrire cet article, c’est que sur Internet on peut lire tout et son contraire. C’est ainsi que l’on peut lire que Momox c’est une grosse arnaque, leurs achats des escroqueries et que sais-je encore ? Mais comme on peut lire aussi le contraire avec des commentaires fervents pour ne pas dire enflammés ou passionnés, il m’a paru bon d’être mesuré et honnête même si mon cas n’est qu’un exemple qui n’a pas la prétention d’être généralisé. Momox, c’est un société commerciale, qui existe pour faire du « business » et laquelle pour faire cela à des méthodes rationnelles. Au titre de leur méthode, il faut savoir qu’un livre qu’ils achètent 15 centimes d’euros sera revendu chez Rakuten au prix le plus bas de 90 centimes. Commission  de 30cts de Rakuten déduite c’est donc une marge de 300% au bas mot sur les articles revendus les moins chers. Chez Momox, si vous allez sur leur propre site de vente, c’est bien rare, pour ne pas dire jamais, que vous trouviez des livres à 0,90 cts voire à un prix encore plus bas, il faut donc imaginer les marges prises entre les produits que vous leur avez vendus à 0,15 cts et leurs tarifs ! C'est à prendre ou à laisser ! Moi, avec Momox j'ai pris avec cette idée première que jeter un livre m'est insupportable, que je préfère le vendre à bas coût et faire ainsi plaisir à quelqu'un qui aura envie de le lire, quelqu'un de surcroît avec peu de moyen qui sera heureux de le trouver à un prix raisonnable....

     

    Mais bon, chez Momox tout ça est très normal car ils ont des frais de gestion et des charges à assumer même si leurs méthodes commerciales et relationnelles sont discutables car bien différentes entre ce que l’on peut imaginer lors de leur premier contact et la réalité finale !

     

    Voilà, Momox n’est pas le requin ; le loup-garou commercial ou l’escroc que l’on trouve parfois décrit sur Internet. Il n’est pas non plus le gentil Chérubin qui va vous acheter tout ce qui vous encombre chez vous !  J’espère simplement que cet article sera utile à tous ceux dont l’intention est de leur vendre livres, CD ou DVD et surtout sachez que tout objet quel qu’il soit, en mauvais état, abîmé, taché, incomplet, sans code-barres ou ISBN sera systématiquement refusé alors ne perdez pas votre temps à essayer de les leur fourguer car c’est vous qui y perdrez beaucoup en fin de compte. Avec Momox pas de possibilité d’y aller à l’intox !


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  • Ce diaporama est agrémenté de 2 musiques du compositeur canadien Howard Shore extraites de la bande sonore du film "The Lord of The Rings- The Shire" (en français "Le Seigneur des Anneaux"). Elles ont pour titre : "The Breaking of the Fellowship" et "Samwise the Brave".

    Les Plans d'eau de Millas

    Les Plans d'eau de Millas

    Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

     


      

    Au même titre que les lacs de Villeneuve-de-la-Raho et que celui des Bouzigues à Saint-Féliu d’Avall ; que j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter dans mon blog ; les plans d’eau de Millas sont un agréable lieu de balade et de détente. Au lieu-dit « Bois de la Ville » et dans un décor très verdoyant, ces 4 lacs bien distincts ; mais reliés entre eux ; alimentés par la Têt et quelques ruisseaux secondaires, occupent environ 4 hectares. Je n’ai pas mesuré mais en faire leur tour est je pense d’une distance d’environ 3km. Certains diront qu’il s’agit d’une longue promenade et d’autres d’une courte randonnée. Quel que soit la définition de ce tour pédestre, tous les marcheurs, promeneurs et autres amoureux de la Nature y trouveront leur compte. Bien sûr, il y a aussi des pêcheurs, mais en apprenant qu’ils étaient le plus souvent contraints de relâcher leurs prises, j’ai apprécié à sa juste mesure cette décision de bons sens et de sagesse. Ils sont les premiers à bénéficier de cette mesure « No Kill » car les poissons grossissent et les prises sont automatiquement de plus en plus respectables et donc plus belles au fil du temps. Pour avoir discuté avec plusieurs d’entre eux, on y trouve selon les lacs un peu de tous les poissons d’eau douce et ça va du petit gardon jusqu’au gros brochet en passant par de la truite arc-en-ciel, du black-bass, du rotengle, de la brême, de la perche, du chevesne et bien sûr de la carpe dépassant parfois les 10kg. J’en oublie sûrement. De surcroît, la chaîne alimentaire est respectée car gros et petits poissons se mangent entre eux, quant aux nombreux oiseaux pêcheurs, ils ont l’assurance de manger à leur faim, tout comme les poissonniers du secteur ! Oui, ces plans d’eau sont devenus des « spots » très réputés pour les pêcheurs sportifs ou du dimanche, quant à moi, j’y amène de la famille, des amis, j’y vais régulièrement m’y dégourdir les jambes joignant le plaisir de marcher à celui de ma passion pour la photo ornithologique. Tout comme les poissons, les oiseaux peuvent y être d’une grande diversité. On y rencontre certes la plupart des oiseaux pêcheurs comme le Grand cormoran, la Grèbe huppée, les hérons, l’Aigrette et des martins-pêcheurs mais aussi la plupart de tous les oiseaux dits aquatiques : canards,  poules d’eau, foulques, oies et parfois même des cygnes. Des pontons, des aires et des îlots ont été aménagés un peu partout afin que cette avifaune soit sédentaire soit migratrice trouve un repos protecteur.  Quant aux passereaux, si on y trouve les inévitables moineaux et bergeronnettes, il faut être curieux de tout ce qui vole pour s’apercevoir très rapidement que là aussi, les espèces sont multiples mais varient selon la météo ou/et les saisons, d’où l’intérêt d’y retourner régulièrement. Jeux d’enfants, aire de pique-nique, modélisme aquatique, « food truck » parfois, manifestations diverses et variées viennent compléter l’aspect convivial de ces plans d’eau bourrés de fraîcheur. Notons qu’outre ce tour des plans d’eau, il existe à Millas un « parcours pédestre de l’eau ». Un grand panneau le présente au départ de la présente balade mais vous le trouverez également sur le Net en suivant le lien ci-après : https://cdt66.media.tourinsoft.eu/upload/Le-parcours-d-eau-de-Millas.pdf A faire donc ! N’oublions pas  aussi que sur la commune de Millas, on recense pas moins de 3 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), c’est dire l’intérêt que l’on porte ici aux milieux naturels et à la biodiversité. Observons cette biodiversité, protégeons-là car elle a trop tendance à disparaître ! Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.


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  •  Ukraine, impasse du danger.


     

    Quant en ce dimanche 13 février et alors que nous promenions en pays Fenouillèdes, j’ai photographié cette plaque de rue à Lansac, qui aurait pu prédire que 9 jours plus tard, elle allait être le reflet de la situation d’angoisse de notre planète toute entière ? Certes depuis mi-janvier, la Russie amassait de plus en plus de troupes sur sa frontière avec l’Ukraine mais de là à l’attaquer, personne ou presque n’y songeait. Si je mets le mot « presque », c’est parce qu’un homme y songeait et savait qu’il allait le faire, c’est Vladimir Poutine. Il est vrai que Joe Biden en s'avançant à dire qu'il n'interviendrait pas en cas d'attaque a commis une faute historique majeure. Poutine n'attendait que ça ! D'un autre côté, Poutine était sans doute le seul à avoir avec certitude cette idée-là dans la tête. Sa tête, depuis tout le monde en parle. Certes,  il y avait déjà eu un livre « Dans la tête de Poutine » de Michel Eltchaninoff, mais là elle est devenue l’épicentre du monde. Une véritable fixation ! Et c’est vrai qu’il y a de quoi faire une fixation quand en plus cette tête est à elle seule capable de réduire notre Terre en bouillie par simple pression d’un petit bouton. J’ai lu que depuis qu’il a commencé la guerre et a menacé le monde entier d’appuyer sur ce petit bouton, il ne lâche plus la petite mallette qui le contient ! Qu’a-t-il dans la tête ? Est-il malade ? A-t-il encore toute sa raison ? D’autres la veulent sa tête. Certains sont même prêts à verser une rançon pour l’avoir. Vous tapez « tête à Poutine » dans Google recherche et vous avez plus de 15 millions de sites qui l’évoquent. Tom Friedman, journaliste au New York Times a bien résumé cette situation en écrivant « Le seul endroit où il faut être pour comprendre cette guerre, c'est dans la tête de Vladimir Poutine ». Et comme personne n’y sera jamais, on voit bien la difficulté du problème !

    Poutine, ne le connaissant pas spécialement or mis ce qu’en disaient des médias versatiles jusqu’à présent, j’ai donc cherché à savoir qui il était vraiment ? Le site Wikipédia retrace son parcours (bien ou mal je ne sais pas !) depuis sa naissance à aujourd’hui et si je veux le résumer sans être traiter de psy car on sait tous que notre enfance façonne notre vie d’adulte, voilà ce que j’en pense personnellement : « Le petit Poutine qui a toujours été mal dans sa peau n'a pas changé. L'enfant sans doute affecté d'un complexe d'infériorité, celui qui dès l'âge de 11 ans a besoin de pratiquer des arts martiaux pour exister, celui qui n'accepte pas une quelconque supériorité, une quelconque résistance, le roublard "roubleur" qui a besoin de se mesurer physiquement aux autres, le bagarreur de la cour de récré, celui qui dès l'âge de 16 ans veut faire du KGB (Comité pour la Sécurité de l'Etat) son exclusive trajectoire pour acquérir définitivement un sentiment de puissance, n'a pas changé. Devenir riche certes mais surtout puissant et le montrer, voilà son seul challenge. Seule sa cour de récré a changé. C'est désormais l'Ukraine. Et après en visera-t-il une autre de cours de récré ? Une chose est sûre : seuls les Russes pourraient le renvoyer de l'école ! Mais le veulent-ils vraiment ? En ont-ils la possibilité ? Et s’ils le font,  là aussi soyons certains qu’il ne se laissera pas faire ! C’est dans son tempérament ! »

     

    Une fois que cela est dit, nous revoilà dans l’impasse du danger. De tous les dangers ! Poutine lui-même est dans une impasse mais lui a déjà plusieurs solutions pour en sortir. On n’a aucune peine à les imaginer y compris la pire. On voit bien que le monde est dans une impasse car seule l’Ukraine se bat contre Poutine. Personne sur cette Terre n’est disposé à l’attaquer de peur d’une nouvelle guerre mondiale ou au pire encore du bouton nucléaire. Les seules ripostes que l’on trouve sont économiques et financières et encore, elles ne sont pour l’instant que partielles et sans trop d’effets sur la guerre elle-même. Sans trop d’effets sur l’Ukraine dont les villes sont rasées les unes après les autres, habitants civils inclus. J’en ai pleuré quelquefois en regardant ces images et préfère ne plus les regarder. Je manque de courage.  Sans trop d’effets sur la Russie dont il ne faut pas oublier qu’elle est le pays le plus vaste du monde et donc le mieux à même de vivre en totale autarcie. Enfin, si ce mesures-là pouvaient réussir, voilà un gros bon point que nous pourrions mettre enfin au crédit de cette mondialisation « marchandising » plutôt très négative jusqu’à présent. Mais on peut en douter ! Il y a aussi les manifestations et les appels à la paix mais quand on voit que 664 chercheurs et scientifiques russes en ont lancé un dès les premiers jours de l’invasion sans aucune réaction de Poutine, on comprend bien que ce n’est pas ça qui le fera infléchir. Quant aux prétendues négociations des uns et des autres, si on ne peut pas douter de la bonne volonté de ceux qui sont en dehors du conflit, on voit bien qu’elles sont des fourberies supplémentaires à l’immense hypocrisie de Poutine. Je négocie mais je rase chaque jour des villes entières avec leurs habitants !

     

    Oui cette guerre en Ukraine est une impasse de tous les dangers. Or, nous savons tous que pour sortir d’une impasse, il n’y a que deux solutions : faire demi-tour et reculer, ou foncer et fracasser tout ce qui gêne le passage. Or, pour l’instant, nous ne bougeons pas, préférant laisser les Ukrainiens se démerder malgré les horreurs et les crimes contre l’humanité qui se déroulent devant nos yeux de téléspectateurs impuissants ! A moins que le ciel vienne en aide aux Ukrainiens et qu’il devienne une issue à laquelle on espère tant, je ne vois pas de solution à cette impasse. Aide-toi, le ciel t’aidera dit une célèbre morale dans la fable « Le chartier embourbé » de Jean de La Fontaine. Chaque jour qui passe, les chartiers que nous sommes regardent les chars à foin ukrainiens s’embourbaient de plus en plus…Les chartiers que nous sommes tous regardent les « charniers » s'amonceler ! Croisons les doigts pour que de chartiers impotents on ne devienne pas chars à foin embourbés à notre tour !

    Ce billet n’est qu’un avis personnel qui n’apporte rien à la situation présente mais si je n’avais pas écrit à propos de ce qui se passe en Ukraine j’aurais eu le sentiment d’un manquement, d’une trahison au peuple ukrainien dont une immense majorité ne voulait que vivre en paix…..tout comme nous !


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  • Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques de Mark Isham extraites de la bande sonore du film "A River Runs Through It (Et Au Milieu Coule Une Rivière)" de Robert Redford avec Brad Pitt. Elles ont pour titres : "Haunted by Waters" , "A River Runs Through It", "The Moment that Could Not Last", "A Summer of Lumber and Fishing", "In the Half-Light of the Canyon" et "Swing Me High; Swing Me Low".

     

    La Boucle « Et au milieu coule la Têt - Ille-sur-Têt, Rodès, Casesnoves ».

    La Boucle « Et au milieu coule la Têt - Ille-sur-Têt, Rodès, Casesnoves ».

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    Voilà déjà pas mal de temps que je réfléchissais à faire cette boucle pédestre que j’ai finalement intitulée « Et au milieu coule la Têt - Ille-sur-Têt/Rodes/Casesnoves ». Deux randonnées (*) faites antérieurement m’avaient incité à me lancer dans ce que je considérais un peu ; mais par méconnaissance ; comme une aventure. Puis en fin de compte, c’est en regardant la vidéo de mon confrère Mickaël de « PO Express – La Route des Catalans » que je me suis aperçu que cette « aventure » n’était que très modestement périlleuse. Certes quelques passages en bordure de la Têt ne sont pas des autoroutes ; il faut parfois se tenir à une corde (voir photo) ; mais néanmoins ils restent accessibles à tout marcheur digne de ce nom, et ce pour peu que l’on soit prudent et surtout pas distrait. Sur sa vidéo, Mickaël la propose au départ du hameau de Casesnoves et dans le sens contraire des aiguilles d’une montre quand on regarde la carte IGN, mais ceci n’est qu’un détail de peu d’importance. En ce 27 octobre, j’ai décidé que notre point de départ serait le petit parking qui est peu éloigné de la bien connue boulangerie du Couvent à la sortie ouest d’Ille-sur-Têt. Ce petit parking est mitoyen du canal qu’il va nous falloir suivre comme un premier fil d’Ariane, et ce jusqu’à atteindre les berges de la Têt. Ce canal, vous le voyez écrit Rec d’Illa ( ou canal d’Ille) sur la carte IGN et ce dernier est également parallèle au canal de Thuir. C’est donc entre ces deux canaux que démarre cette randonnée. Or mis le beau temps, la fraîcheur et la paisibilité du canal, quelques fenêtres s’ouvrant sur des vergers, et de nombreux oiseaux pas toujours faciles à immortaliser, il n’y a pour l’instant rien de folichon dans cette « promenade de santé » matinale à l’ombre d’arbres dont certains sont des géants. Il faut attendre quelques décamètres pour qu’avec la Fontaine Saint Jules et son agréable aire de pique-nique, bien connue des Illois, la monotonie soit rompue. Un peu plus loin, c’est une petite baraque agrémentée d’une plaque en hommage à des travailleurs étrangers qui fournit un second prétexte à un arrêt presque inattendu. Pas d’indication sur ce groupe de travailleurs étrangers, or mis les dates de 1940 à 1943 et derrière la baraque, un chariot métallique sur des rails tels qu’on devait en trouver dans toutes les mines, carrières et autres chantiers du département à cette époque. Finalement, c’est guidé par ma curiosité et en finissant cette randonnée qu’il m’a fallu chercher sur Internet les raisons de cet hommage (**). Plus loin, des travailleurs, en chair et en en os, sont là à réparer le canal en bordure de la Têt. Par obligation, nous dévions notre trajectoire, trajectoire qui par bonheur peut s’effectuer sur des passerelles métalliques qui ont été disposées à cet effet et donc à bon escient. Si le canal est encore là, il disparaît assez souvent creusé à même la roche pour réapparaître un peu plus loin. Toujours aux aguets de tout ce qui bouge, je m’aperçois que plusieurs martins-pêcheurs empruntent ces corridors aquatiques et rocheux. Ils y disparaissent eux-aussi mais toujours dans le sens contraire de l’eau qui s’y écoule. Et comme nous longeons la Têt et que bien d’autres oiseaux y sont présents, il ne m’en faut pas plus pour demander à Dany de stopper le temps nécessaire à quelques photos ornithologiques. Finalement et pris dans cet engrenage « passionnel » pour la photo animalière, nous allons stopper presque une heure. J’ai bien fait de m’arrêter à cet endroit car si le canal continue encore un peu, il s’arrête définitivement peu après et l’itinéraire longeant la Têt avec lui. Finalement, et alors que Dany m’ a attendu sagement, je suis ravi des quelques photos que j’ai pu prendre planqué au bord du fleuve. Martin-pêcheur, cincle plongeur, bergeronnettes, fauvette et même un Grand cormoran en plein vol sont venus garnir la mémoire de mon appareil-photo. Un large chemin s’élève un peu et atterrit au milieu d’un verger. Alors que je suis sur le point d’analyser le tracé enregistré dans mon GPS, un petit groupe de marcheurs arrivent m’indiquant la suite de l’itinéraire. Ce dernier part à droite en direction d’un petit casot blanc où l’on retrouve le balisage jaune et un autre canal. Finalement, je reconnais les lieux pour y être venu mais en sens inverse lors d'une balade aux Gorges de la Guillera et au château de Rodes. C’est le Rec ou canal de Corbère qui longe et domine la Têt dans les superbes Gorges de la Guillera, avec notamment les vestiges du pont-aqueduc d’en Labau dont quelques piles et arches sont encore parfaitement visibles et ce malgré leur ancienneté. En effet, l’Histoire nous apprend que la plus ancienne mention est de 1337. En réalité, quand on aperçoit ces vestiges, on n’imagine pas que les canaux que nous avons suivi sont les témoignages hydrauliques encore éloquents de cette époque où des prouesses techniques incroyables étaient mises en œuvre pour irriguer la plaine et amener l’eau jusqu’au Palais des Rois de Majorque à Perpignan. Nombreux canaux, aqueducs et moulins ont longtemps fonctionné tout au long de la Têt y compris dans les secteurs les plus étroits, les plus rocheux et les plus encaissés comme ici. Souvent emportés par des crues, fallait-il du cœur à l’ouvrage pour que ce système complexe se remette à fonctionner correctement. A partir d’ici, je connais bien les lieux et je sais déjà que la partie de cette boucle que je considérais comme la plus compliquée est derrière nous. Si mon intention bien arrêtée est d’ignorer Rodes et son château que nous connaissons déjà fort bien, plus rien ne presse et malgré notre long arrêt au bord de la Têt, la flânerie demeure possible. Aussi dès que les Gorges de la Guillera se terminent et que l’on franchit le pont sur la Têt au lieu-dit « Station d’épuration », un banc arrive très à propos pour le déjeuner. Une grosse demi-heure plus tard, on se remet en route, direction les anciennes carrières de granit que j’ai longuement visitée en janvier 2019 lors d’une balade intitulée « Le Circuit de la Montagne brûlée depuis Rodès (le Sentier des Carrières et du village médiéval de Ropidera) ». Il est vrai que j’y avais aperçu des Hirondelles des rochers en grand nombre, cela ajoutant à ma curiosité première pour le patrimoine. Aujourd’hui, et de surcroît avec Dany, il n’est bien sûr pas question de retourner dans cette « galère » tant j’avais eu de mal à atteindre les bâtiments envahis par une végétation épineuse et urticante. Le sentier qui monte allégrement et joliment en surplomb de la Têt et de ses gorges, avec des vues admirables sur Rodès, sur la vallée et sur le Massif du Canigou suffira à notre bonheur. Je connais bien les goûts de Dany et je sais qu’elle prend du plaisir à cheminer ce sentier qui s’élève en douceur. Elle ne connait pas les lieux, lesquels aux flancs de ces gorges encaissées, laissent entrevoir de beaux et amples panoramas. Il va en être ainsi jusqu’à atteindre le point culminant à 350m d’altitude où une intersection se présente avec d’un côté la direction de Montalba-le-Château et de l’autre le hameau de Casesnoves qui n’est d’ailleurs pas indiqué sur le panonceau directionnel, d’où l’intérêt d’avoir un tracé GPS ou au pire une carte IGN. Si les paysages lointains continuent à apparaître, ils sont moins époustouflants, d’abord parce que le chemin descend vers une partie de la vallée de la Têt moins encaissée, mais aussi parce qu’une végétation de maquis et quelques magmas rocheux granitiques obstruent la vue assez souvent. Finalement, ce n’est plus tant les paysages qui captivent nos regards mais des visions plus imprévisibles comme deux vautours fauves planant au-dessus de la vallée, une corneille noire ou bien encore une énorme migration de grues cendrées dont c’est d’abord les cris stridents qui attirent notre attention. Quel beau spectacle que ces oiseaux volant en formation et en V multiples avec cette lubie et cette boussole directrice de rallier l’Afrique via l’Espagne ! D’ailleurs, leur boussole fonctionne-t-elle si correctement que ça ? Comme je l’avais déjà observé lors d’une autre balade intitulée « Le Sentier de découvertes et d’agrément de Néfiach », mais avec des cigognes, ces grues semblent parfois déboussolées ! Celles qui mènent le groupe changent tout à coup de direction, ce qui bien entendu paraît très perturbant pour l’ensemble. Elles semblent faire demi-tour mais en moins d’une minute, elles paraissent retrouver la « bonne » direction ! Ont-elles rencontré un élément perturbateur ou bien est-ce une façon d’attendre les éventuelles retardataires comme des cyclistes échappés attendent le peloton ? Elles disparaissent et ma question restera sans réponse. En définitive quand le hameau de Casesnoves se présente, avec son église Saint Sauveur fermée, ses ruines mitoyennes et sa tour médiévale sans grand intérêt de prime abord, nous avons conscience que l’essentiel de cette jolie balade a été observé. Pour qui connaît un peu l’Histoire de Casesnoves, si l’église a été parfaitement restaurée, aucune information n’évoque l’étonnante affaire de ses fresques murales qui ont pourtant défrayé la chronique dans les années 50 et je trouve que c’est un peu dommage. Les visiteurs qui viennent ici auraient peut-être envie de savoir ce qu’il s’est passé mais de savoir aussi que ses fresques sont désormais dans l’ancien hospice Saint-Jacques devenu Centre d’Art Sacré d’Ille-sur-Têt. Par le fait même que tout ou presque a été vu, la fin de cette balade est plutôt monotone même si sur notre gauche et de temps à autre les célèbres Orgues laissent entrevoir quelques-uns de leurs jolis « tuyaux » de blocaille sédimentaire. En fin de compte, ce qui va donner un peu de piment à la fin de cette randonnée, c’est de se tromper de rue pour rejoindre notre voiture, laissée près de l’ancien couvent cistercien. Après avoir un peu tourné en rond dans Ille-sur-Têt, finalement c’est bien le chemin des Neuf Fontaines puis celui de la Sini qu’il nous a fallu prendre pour en terminer. Avec pas mal de bitume pour finir, mais en suivant un canal, l’arrivée s’effectue en passant sous la N.116. Après une distance que j’estime à environ une douzaine de kilomètres, notre voiture est là ! Si la fin est un peu fastidieuse, ce n’est pas du tout cela que nous garderons de cette magnifique balade  mais les canaux, la Têt, une avifaune très présente, de jolis paysages, de beaux panoramas et un patrimoine à découvrir.  Carte IGN 2448OT Thuir – Ille-sur-Têt Top 25.

     

    (*) Le Circuit de la Montagne brûlée depuis Rodès (le Sentier des Carrières et du village médiéval de Ropidera) et Les Gorges de la Guillera et le château de Rodès (308 m) depuis Rodès (203 m)

    (**) En effet, après les inondations cataclysmiques d’octobre 1940 qui dévastèrent les deux tiers des Pyrénées-Orientales, il fallut reconstruire, réparer les énormes dégâts causés par les crues gigantesques des cours d’eau roussillonnais. Les GTE récemment créés furent mis à contribution. Le GTE 412 était commandé par le capitaine d’aviation André Herry. Francisco Rodríguez Barroso, ancien officier de l’armée républicaine, qui devait connaître suffisamment de français parlé et écrit le seconda dans sa tâche, assurant comme tous les étrangers exerçant ce type de fonctions dans les GTE, des fonctions de secrétariat. Le 412e GTE était divisé en quatre sections de 50 hommes dont la direction était assurée par l’un d’entre eux désigné pour ses aptitudes et compétences. Le 412e GTE fut employé à la réparation des nombreux canaux d’irrigation du secteur, indispensables à l’agriculture, et à la restauration des berges de la Têt, du Boulès son affluent, et du Gimenell, sous-affluent. Lorsque, en juin 1943, ces objectifs furent atteints, le 412e GTE fut transféré à Decazeville (Aveyron) où ses hommes furent employés dans les mines de charbon.


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  • Bonjour à toutes et à tous,

    Pour ceux que ça intéresse, sachez que je viens de terminer le récit et les vidéos de mes 3 jours de marche sur le Sentier du Golfe Antique. Si je n'ai pas mis ce tour dans ma page d'accueil, c'est parce que j'ai réalisé ce tour de l'étang de Bages-Sigean en 2014 et que de ce fait j'ai estimé qu'il n'était plus trop d'actualité. Vous pouvez néanmoins le retrouver en totalité dans la rubrique dédiée ou bien en cliquant sur le lien suivant :

    "Voyez près des étangs...Voyez ces oiseaux blancs ou le Sentier du Golfe Antique en 3 jours".

    Le Sentier du Golfe Antique en 3 jours

     

     


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  • Ce diaporama est agrémenté de 5 musiques du groupe "Secret Garden" extraites de leur album "Winter Poem". Elles ont pour titres : "Make A Wish", "Song For A New Beginning", "Frozen In Time", "Song At The End Of The Day" et "Lament For A Frozen Flower".

     La Saline de Mandirac et le Grand Castelou depuis l'écluse de Mandirac.

    La Saline de Mandirac et le Grand Castelou depuis l'écluse de Mandirac.

    Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.


     

    C’est parce que j’avais en partie parcouru les lieux en 2014 lors d’un « GPR Sentier du Golfe Antique » en 3 jours, que j’ai imaginé cette boucle pédestre que j’ai intitulée « La Saline de Mandirac et le Grand Castelou depuis l’écluse de Mandirac ». D’abord le secteur m’avait bien plu mais j’avais le sentiment d’y être passé trop vite. Trop vite, car ce jour-là c’était la première étape allant de Port-la-Nouvelle à Narbonne et qu’il m’avait fallu parcourir une bonne trentaine de kilomètres.  Au-delà de ce premier aspect, il y en avait eu un second encore plus important à mes yeux : les Oiseaux. Certes, j’en avais vu beaucoup, mais là aussi j’étais resté avec un sentiment d’inachevé sur la plan photographique ! Inachevé car je n'avais pas pris suffisamment mon temps et que mon appareil-photo n'était pas vraiment performant pour des photos animalières. J’avais donc envie d’y retourner avec cet espoir de faire beaucoup mieux. En ce 22 octobre, il est 12h30 quand je gare ma voiture à proximité de l’écluse de Mandirac située sur le canal de La Robine. La météo est mitigée car faite de gros nuages blancs et gris qu’un bon petit cers pousse du nord-ouest vers le sud-est, mais j’ai bon espoir que ça s’arrange. En tous cas, j’ai la quasi-certitude qu’il ne pleuvra pas.  Je viens à peine de couper le moteur qu’un train passe à toute vitesse sur la voie ferrée mitoyenne faisant s’envoler une Aigrette et un Héron cendré. Par chance, mon appareil-photo est sur le siège passager et si je loupe l’Aigrette, le Héron passant juste devant mon pare-brise, je peux l’immortaliser en plein vol. Je démarre, direction Tournebelle-le-Neuf et le Grand Tournebelle en longeant plein sud et pour l’instant le Canal de la Robine. En 7 ans, j’ai le sentiment que beaucoup de choses ont changé et pas en bien. Le petit Café de pays faisant restaurant et qui organisait d’agréables soirées musicales est délabré et est ouvert aux quatre vents, les abords de la gare de Gruissan-Tournebelle paraîssent beaucoup moins bien entretenus même si sur la façade un grand graffiti plus joli est venu remplacé quelques tags qui étaient très moches. J’ai appris que la Ligue de Protection des Oiseaux de l'Aude en avait fait son siège. Depuis mon départ, j’ai vu des déchets parsemés de tous côtés alors que de grands conteneurs poubelles sont là sur le parking près de l’écluse. J’essaie donc d’oublier ces tristes aspects et de me concentrer sur ce que je suis venu faire, c’est-à-dire tenter d’observer ce qui est encore beau, c’est-à-dire la Nature. Juste avant d’arriver au Grand Tournebelle, elle se présente sous les traits d’un Ragondin qui fouine l’herbe de la berge et quelques secondes plus tard c’est une Gallinule poule d’eau qui se dépêche de traverser la Robine. Quelques mètres plus loin c’est dans le petit canal du domaine  du Grand Tournebelle que je surprends un Martin-pêcheur. Puis le passage à niveau de la voie ferrée est là et même si les barrières sont levées, je le traverse avec la prudence qui s’impose. Depuis que j’ai laissé ma voiture, trois trains sont déjà passés. Un peu plus loin, dans un pré, juste à côté de la voie ferrée quelques chevaux blancs ; sans doute des « Camargue », nous rappelle les similitudes qu’il y a entre le delta de l’Aude et celui du Rhône. Les deux fleuves sont à l’origine de la création de leurs étangs et marécages respectifs. D’ailleurs peu de gens le savent mais le canal de la Robine emprunte en partie l’ancien lit de l’Aude, mais ça c’était au temps où les Romains avaient fait de Narbonne le deuxième port de commerce de la Méditerranée après ceux mitoyens d’Ostie et de Portus Augusti qui étaient ceux de Rome. De plus et même si les productions ne sont pas comparables en volume, il y a bien un riz de Mandirac comme il y a un riz de Camargue. Les comparaisons ne s’arrêtent pas là puisqu’on peut y observer quasiment les mêmes oiseaux, raison de ma présence. Aigrettes, hérons et canards colverts sont les premiers visibles mais comme ici les roselières sont très hautes mais également infranchissables car très denses, il me faut trouver des talus pour apercevoir les marais et les oiseaux qui les habitent. Il va en être quasiment ainsi jusqu’au lieu-dit Saint-Louis. Une fois franchi le passage à niveau, les seuls talus étant les ballasts de la voie ferrée, il vaut mieux éviter d’y grimper totalement. D’abord parce que les pierres qui les composent sont peu faciles à gravir mais surtout parce que c’est très dangereux. Ici les trains sont relativement nombreux à circuler et de surcroît ils roulent « à fond la caisse » sur cette longue ligne droite parallèle à La Robine. Alors j’essaie de trouver un juste milieu et surtout d’autres endroits moins périlleux. Finalement et compte tenu des difficultés, je n’ai pas trop à me plaindre des photos ornithologiques qui viennent remplir la carte mémoire de mon appareil-photo.  Dans ma quête à vouloir photographier tous les volatiles, ma plus grand difficulté est de surprendre les passereaux pourtant plutôt nombreux. Le cers, fait parfois de rafales assez violentes, incite tous les oiseaux à se laisser tomber dans les roseaux. Parfois, les rassemblements de passereaux sont si importants qu’ils donnent l’impression de pierres tombant du ciel. Malgré quelques photos, j’ai conscience qu’il me faudra faire preuve de patience et trouver des endroits bien plus propices à leur observation. Dans l’immédiat, je me fais une raison. Au lieu-dit Saint-Louis, je surprends quelques colverts dans le canal Le Canelou mais leur côté sauvage les fait s’enfuir dans les roseaux en me voyant. Après avoir emprunter la passerelle qui enjambe le canal, en apercevoir les deux ou trois habitations constituant le lieu-dit, j’ai le même sentiment que j’ai eu à Mandirac. L’endroit me paraît bien plus sordide et sale qu’en 2014. D’ailleurs, une des villas avec sa toiture amplement défoncée, ses rideaux roulants et ses fenêtres cassées, ses canisses fracassées et sa terrasse sens dessus dessous me paraît totalement saccagée. On dirait qu’une tornade est passée par là, à moins que ce soit les actes de terribles vandales ? Dans le doute et malgré son aspect désert, je m’abstiens de l’approcher et ce, malgré plusieurs fauvettes qui en occupent le jardin et que je veux à tout prix photographier. Comme elles ont la bougeotte, j’utilise mon appeau et attends de voir si elles viennent à moi.  Après cette séquence peu réussie, je poursuis ma route qui peu après devient rectiligne et bitumée. Elle file tout droit vers le Petit Castelou. Mais j’oublie vite l’asphalte car ici quelques arbres morts et donc dénudés accueillent des passereaux et c’est donc beaucoup plus facile pour moi d’en immortaliser quelques-uns. Un rapace s’envole d’un marais et s’amuse à jouer avec le vent. Il me laisse le plaisir de le photographier. Si l’arrivée au Petit Castelou est encore synonyme d’oiseaux et notamment de quelques limicoles non encore aperçus, les véritables « clous du spectacle » de la longue ligne droite qui se présente à nouveau sont des flamands roses en grand nombre, plusieurs Hérons, un groupe de magnifiques cigognes blanches passant juste au-dessus de ma tête mais surtout un superbe papillon Petit Monarque que le vent semble clouer sur l’herbe. Voilà un papillon que je n’avais jamais vu ni photographié jusqu’à présent et que je croise deux fois en quelques semaines dans des secteurs très éloignés l’un de l’autre, mais surtout que tout oppose. Le premier à « la Chapelle Sainte Marguerite de Nabilles », au-dessus de Conat et donc dans le Haut-Conflent à 865m d’altitude, c’était le 19 septembre, et le second ici un mois plus tard au bord de l’étang de Bages-Sigean. Quels contrastes de paysages et de biotopes pour un papillon migrateur censé venir d’Afrique via l’Espagne ! Après ces agréables spectacles, il est temps pour moi d’allumer mon GPS et d’en observer le tracé que j’y ai enregistré.  En effet, je ne veux pas louper le petit sentier qui doit m’amener vers Le Grand Castelou, ce qui m’obligerai à quelques kilomètres supplémentaires et de surcroît sur l’asphalte. Finalement, la bifurcation n’est pas très loin et se présente sur ma gauche mitoyenne d’une martellière, vanne métallique laissant passer les eaux selon les besoins. J’y retrouve avec un peu d’étonnement les balises jaunes et rouges propres au GRP Sentier du Golfe Antique.  Sans doute une variante dont je sais qu’elles sont plutôt nombreuses car si ce GRP est long de 75km et peut s’effectuer en plusieurs jours comme je l’ai réalisé moi-même, il est aussi constitué d’un réseau d’une douzaine de petits parcours pédestres individuels. Un petit ponton permet d’enjamber l’étier et le sentier est là qui traverse l’ancienne saline aujourd’hui largement envahie par les soudes, les salicornes, les lavandes de mer, les roseaux et autres plantes rustiques des marais. Si les passereaux y sont également plutôt nombreux, ils continuent de disparaitre au sol dans cette dense végétation.  Finalement comme j’abandonne l’idée de les photographier dès lors qu’ils disparaissent dans les roseaux, les grands bâtiments du domaine du Grand Castelou, gérés désormais par le Conservatoire du Littoral, sont vite là. Les bâtiments étant désertés de toute présence humaine, je me laisse aller à une visite improvisée mais vite découragée car les portes sont autant murées que l’endroit est vide. Un panonceau indiquant « un sentier de randonnée du Grand Castelou », je me laisse tenter avant de lire qu’il y a deux itinéraires, le premier assez réduit car de 2km autour des bâtiments, et le second de 4 km empruntant en très grande partie celui que je viens d’accomplir autour de la Saline de Mandirac. De ce fait et une aire de pique-nique avec des tables et des bancs arrivant bien à propos, je m’y arrête histoire de me reposer un peu et de goûter de quelques biscuits. Grand bien m’en prend de m’arrêter à cet endroit car au-dessus de l’aire de pique-nique de grands arbres totalement effeuillés vont servir d’aire de repos à de nombreux passereaux de passage. Je vais rester là plus d’une heure n’ayant qu’à siffler dans mes appeaux, attendre que les oiseaux arrivent et prenant un énorme plaisir à photographier chardonnerets, pinsons, serins et autres linottes mélodieuses.  C’est sur cette bonne note que je quitte le Grand Castelou, certes un peu de déçu d’avoir trouvé l’endroit désœuvré alors que j’avais imaginé que son acquisition par le Conservatoire du Littoral lui donnerait une autre vie aussi active que l’avaient été les précédentes. Il ne me reste qu’à refermer cette boucle mais là, j’hésite entre ressortir par le nord du domaine, direction le Grand Mandirac, ou bien vers l’est par des chemins qui traversent le domaine mais dont je n’ai aucune certitude qu’au bout ils enjambent la voie ferrée. Après réflexion, c’est la première solution qui me paraît la plus sage. Nouveaux chevaux blancs, quelques fleurs et d’autres oiseaux me font une fois encore oublier que je marche sur des voies asphaltées, voies asphaltées toutefois plutôt dangereuses dès que je sors du domaine. Ici, peu de bas-côtés pour satisfaire les piétons et la prudence doit être de mise. Au Grand Mandirac, juste après le passage à niveau, je retrouve  sur ma gauche les grandes bâtisses du 19eme siècle similaires à celles du Grand Castelou. Ces maisons de maître sont les témoins d’un âge d’or de la viticulture mais également de quelques essais plus ou moins convaincants de la culture du riz et de bien d’autres légumes ou céréales. Mais au-delà de cet aspect patrimonial, c’est surtout le chantier de charpenterie de marine qui m’intéresse. Comme j’y passe régulièrement devant en voiture sans jamais m’arrêter, je profite de cette occasion qui m’est donnée pour m’y attarder. Un homme est là et m’informe gentiment sur le chantier en cours. Après cette découverte, la dernière longue ligne en direction de l’écluse m’attend. A pied, elle est aussi risquée que celle qui m’a amené ici au sortir du Grand Castelou. Les voitures y sont nombreuses car Mandirac reste un raccourci certain et donc très emprunté entre Gruissan et le sud de Narbonne.  La route est assez étroite, les voitures y roulent parfois très vite et il est donc préférable de marcher en ayant constamment un œil devant soi et un autre derrière. Finalement, c’est entier que j’arrive devant la Maison de l’écluse, chance qu’un pauvre petit ragondin n’a pas eu. De cette crêpe de peau, de poils et de chair sanglante jonchant la route, seule la queue ronde et dure, encore pratiquement intacte, laisse imaginer qu’il a pu y avoir derrière cette représentation macabre un petit animal au cœur battant. Le pire dans cette vision d’horreur, c’est qu’en m’approchant de la confluence que forme ici le Canelou avec la Robine, j’y aperçois un autre ragondin qui semble faire « les cent pas » dans l’eau verdâtre du minuscule canal.  Il va et vient, faisant des longueurs d’une dizaine de mètres, et surtout il me laisse pensé à quelqu’un qui attend avec impatience et en vain le retour de quelqu’un d’autre. Attend-il l’âme en peine son conjoint que je viens de voir sur la route bien plus plat qu’une limande ? Compte tenu de la proximité des deux faits, je l’imagine aisément car même ma présence penchée sur la balustrade du Canelou ne change rien à ses longueurs natatoires. Je préfère quitter les lieux et m’en éloigner très vite tant ces deux scènes que je viens de voir m’ont terriblement attristées, et ce d’autant que je sais qu’ici les ragondins sont très mal vus et carrément chassés car ils occasionnent pas mal de dégâts dans les berges des canaux et les cultures. En 2014, j’avais constaté la présence de plusieurs pièges le long de La Robine.  Je traverse l’écluse et file vers l’ancienne école. Si sous certains aspects, elle me rappelle l’école primaire telle que j’ai pu la connaître, seuls quelques moineaux qui l’occupent trouvent un réel intérêt à mes yeux. Quelques voitures arrêtées un peu plus loin sur la route de Gruissan me rappellent mon passage ici en 2014. Seraient-elles encore là pour les même raisons ? Oui, c’est bien le cas, mais avec beaucoup moins de cigognes qu’il y a 7 ans, car cette fois-ci, il n’y en a que deux et beaucoup plus éloignées. Malgré ces derniers volatiles immortalisés et mon envie de continuer à photographier la Nature, il faut que je me rende à l’évidence, cette balade est bien finie !  Globalement je suis satisfait de ce long après-midi. Les oiseaux observés ont été très nombreux même si je sais que les photos n’auront pas toujours la belle qualité espérée à cause d’une météo variable et donc pas toujours idéale en terme de luminosité et de l'éloignement de certains volatiles. Telle que racontée ici, cette boucle a été longue de 9,2km avec bien évidemment une déclivité inexistante. Carte IGN Top 25.


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