• Par un samedi bien ensoleillé, je suis parti vers Port-la-Nouvelle avec l’idée d’aller randonner dans l’île de Sainte-Lucie. Mais quand je suis arrivé près du parking qui jouxte le Canal de la Robine, un panneau indiquait une interdiction de se rendre sur l’île mais sans plus. J’ai donc poussé jusqu’à l’écluse et là, effectivement un panneau un peu plus explicite confirmait par arrêté municipal du 12 mars 2010, cette interdiction de se rendre sur Sainte-Lucie suite aux dégâts causés par la tempête Klaus en janvier 2009 ! Bien que très surpris par cette proscription que je trouvais tardive, il ne me restait plus qu’à trouver un autre objectif pour remplir cette belle journée. C’est donc presque naturellement que je me rendis à Peyriac-de-Mer car j’avais un lointain souvenir d’un joli circuit avec des passerelles de bois autour du site de l’étang de Bages-Sigean et plus particulièrement autour des insolites étangs du Doul et de la Saline. En effet, ce complexe lagunaire disposait de facettes exceptionnelles car j’avais lu dans un article que l’étang du Doul avait une salinité deux à trois fois supérieures à l’eau de mer, ce qui  en faisait une espèce de « Mer Morte » unique sur le littoral méditerranéen. Quant à la Saline, le « Sel Fort », dont l’exploitation du sel avait été stoppée en 1979, le Conservatoire du Littoral en avait fait un habitat protégé pour de nombreux oiseaux sédentaires ou  migrateurs. En arrivant sur le parking en bordure de la Saline, la tramontane s’était quelque peu levée, ce qui augurait un grand ciel bleu et un chaud soleil mais ce vent allait m’obliger  à me transformer en un « Fendlabise » dont je ne me doutais pas à quel point ce nom allait me convenir pendant les quelques heures que j’allais passé sur les sentiers. Juste le temps de jeter un coup d’œil au grand panneau indiquant les « Boucles de Peyriac-de-Mer » et me voilà parti avec le vent dans le dos en direction du Mour et de l’étang du Doul. J’enjambe la Saline, par la route goudronnée qui sépare le Sel Fort de l’étang de Peyriac et malgré les bourrasques, je continue tout droit vers le sommet de la presqu’île du Mour (58 m). J’ai choisi ce sentier mais mon choix aurait pu être différent, car ici des boucles de randonnées, il y en a pour faire des perruques !  Des boucles, il y en a, « en veux-tu, en voilà ! » au bord des étangs ou sur des crêtes plus élevées, des courtes et des plus longues. Mais tant qu’à marcher, je me dis que pour voir d’amples et jolis panoramas, il vaut mieux chevaucher les plus hautes crêtes possibles. Après tout les collines de Peyriac-de-Mer, ce ne sont pas les chaînes de l’Himalaya ! Seule entorse à cette envie de marcher toujours plus haut, il faut que je trouve un endroit abrité du vent pour pique-niquer car la tramontane a mis la « surmultipliée ». Pour cela, je suis obligé de quitter le chemin balisé en jaune, direction la plage du Plan pour un repas sur le sable à l’abri des tamaris et surtout des rafales déchaînées. La suite de la randonnée m’amène à la plage du Doul dont les embruns salés fouettent mon visage plus qu’il ne faut. Mes yeux pleurent sous tant de violence mais je poursuis le circuit en montant au Roc de Berrière, qui avec ses 74 mètres d’altitude constitue le point culminant. Face à la tramontane, je vais avoir un mal fou à finir, je marche courbé en avant sur les pontons de bois mais je suis récompensé car à l’arrivée, je suis accueilli par une multitude de jolies foulques macroules et des couples de colverts guère intimidés de ma présence. Comme je vous l’ai dit, vous n’aurez que l’embarras du choix dans les boucles à effectuer, longues ou courtes, hautes ou basses, il y en a pour tout le monde, petits et grands, le but étant de partir à la découverte de ce magnifique site préservé par les scientifiques mais attention, pas par les chasseurs qui planqués dans leurs postes s’adonnent encore à leur sport favori. Pas besoin de GPS, il vous suffira de suivre les balisages et les panneaux ou mieux de marcher selon votre instinct et votre humeur. Je sais qu’on est au pays du vent, mais avant de partir, écoutez la météo et si une forte tramontane est annoncée, un conseil restait chez vous à boire l’apéro ou une bonne bière, vous n’en ressortirez pas plus saoul que moi lors de cette petite excursion ! J’ai baladé un peu plus de 3 heures, arrêts inclus et j’ai fini par une courte visite des ruelles de Peyriac-de-Mer soit un total de 9 kilomètres parcourus. Si le musée archéologique est ouvert, vous pourrez terminer par là et voir ainsi divers objets qui ont été découverts à proximité dans un oppidum. Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous conseille l’excellent site Internet : http://capausud.wifeo.com/peyriac-de-mer.php  Carte IGN 2546 OT Narbonne Top.25


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    LA FALAISE DE LEUCATE par jullie68


    Leucate, c’est la capitale mondiale du vent. En 2010, pour la quatorzième année consécutive, la ville de Leucate accueillera sur la belle plage de la Franqui, le Mondial du Vent du 10 au 18 avril. Qui sait, peut-être qu’un jour, la belle petite cité organisera le Mondial de la Randonnée Pédestre sur sa très belle falaise. D’ailleurs, si j’étais à la place des organisateurs, j’y penserai tout de suite car après tout, n’y a-il pas des randonneurs qui marchent aussi vite que le vent ? L’étymologie du nom Leucate, vient du grec « Leukos » qui signifie blanche comme les falaises que nous allons arpenter. Cette randonnée que je vous propose, peut démarrer du parking situé à côté de la colonie de vacances, du phare du Cap Leucate ou bien du sémaphore. Pour cela, de Leucate Plage, il faut prendre la D.29, direction Leucate Village. Là, il faut tourner à droite juste avant le hameau de Malagaïto et monter vers le quartier Saint-Pierre. Mais pas de problèmes, vous trouverez certainement car des panneaux indicateurs sont là juste à ce croisement. Après, selon votre humeur ou votre envie de marcher, vous choisirez vous-même le point de départ idéal : la colonie de vacances, le phare ou bien le sémaphore. La suite est d’une simplicité déconcertante car il suffit de longer la falaise de plus ou moins près. Mais dès que vous vous approcherez de trop près, surtout faites bien attention et redoublez de vigilance, spécialement si des enfants sont de la partie : Il peut y avoir des éboulements, la tramontane peut-être violente et ici, elle vous pousse vers le précipice, de plus le sentier est caillouteux et une culbute est vite arrivée. Vu la hauteur de la falaise, une chute est automatiquement dramatique et certainement fatale. Sachez tout de même qu’il existe sous le sémaphore, une très belle plagette accessible où, en été une baignade sera toujours possible. Pour le reste, il faut savoir qu’il y a un balisage jaune qui est présent et qui vous mènera jusqu’au dessus de la superbe plage de la Franqui. Le sémaphore est souvent le lieu de rendez-vous des parapentistes, le Cap des Trois Frères, celui des chasseurs sous-marins ou des pêcheurs et bien sûr, la plage de la Franqui, celui des « fous du vent et de la glisse ». Cette plage des Coussoules avec ses 8 kilomètres de long  est le paradis des véliplanchistes, des skimboarders, windsurfers, funboarders, kite-surfers, fly-surfers, des chars à voiles, des cerfs-volants, des speed-sails,  j’en passe et des meilleurs. Outre, la beauté du lieu, vous observerez les couleurs changeantes de la mer selon la saison, le temps et le vent. Elle peut passer d’un bleu acier à un bleu outremer ou d’un vert turquoise à un vert émeraude. Au bord de la blanche falaise, vous remarquerez un très bel édifice tout en pierres superbement restauré, il s’agit d’un fortin que l’on appelle La Redoute de la Haute Franqui  et qui était un ancien fanal construit sous Louis XV servant à signaler la côte. Moi, en général, je fais demi-tour ici, mais si le cœur vous en dit,  vous pourrez descendre jusqu’à la plage de la Franqui qui est accessible depuis la falaise. Pour le retour, vous pourrez prendre le même chemin qu’à l’aller ou mieux, revenir à travers les haies et ces petits murets de pierres sèches, qui clôturent très souvent des parcelles plantées de vignes ou d’amandiers, superbement fleuris au printemps. Je vous donne sur mon plan, un exemple d’un circuit facile à réaliser, sachant qu’il existe d’innombrables possibilités mais selon votre esprit d’aventures, un GPS  pourra très vite s’avérer utile dans ce dédale de murets et ce labyrinthe de sentiers. Alors, si comme le grand navigateur et écrivain Henri de Monfreid, né ici, et qui a usé ces premiers godillots et qui a fait ses premières armes d’aventurier dans ces très belles falaises, vous avez le goût de la découverte, n’hésitez plus à venir en ce lieu et rappelez-vous ce qu’il disait : « N'ayez jamais peur de la vie, N'ayez jamais peur de l'aventure, Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît ». Alors qu’attendez-vous ? Vous devriez être déjà partis ! Carte IGN 2547 OT Durban-Corbières-Leucate-Plages du Roussillon Top.25

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  • Comme j’ai pas mal galéré en réalisant cette randonnée à la Tour des Géographes (878m) et au Pech de Fraysse (917m), j’ai longtemps hésité avant de l’inscrire dans ce blog. Puis je me suis décidé à l’exposer quand même pour deux raisons : primo j’ai estimé que cette Montagne de Tauch mérite une place dans mon blog tant les panoramas à 360° y sont exceptionnels par grand beau temps, et secundo, mais c’est moins important à mes yeux, cette randonnée à la Tour des Géographes et/ou au Pech de Fraysse figure dans bons nombres d’ouvrages comme une « incontournable » de l’Aude. Et pour preuve, je vous en citerai trois que j’ai extraites de ma bibliothèque pourtant modeste : Belvédères de l’Aude et des P.O de Jean-Pierre Siréjol paru chez Rando Editions, 30 balades dans les P.O et l’Aude publié par la Semaine du Roussillon et enfin, pour le parcours que je viens d’accomplir au départ de Padern : Randonnées en Pays Cathare de Jacques Jolfre paru en 2002 également chez Rando Editions. Comme je le fais désormais à chacune de mes sorties, j’enregistre au préalable le tracé carte IGN dans mon GPS et quand je m’y réfère le tracé du livre au plus près de sa description et de son schéma quand il y en a un. J’ai donc démarré sans aucune difficulté du cimetière de Padern où une petite sente rejoint très rapidement une piste d’abord cimentée puis très vite terreuse. J’ai continué longuement cette piste, au début à travers quelques vignes puis dans une végétation composée essentiellement de garrigues et de quelques pins. Sur ma gauche et de temps à autre, le Mont-Tauch laisse entrevoir à travers une brume opaque sa haute paroi et ses piliers de calcaire blanc. Puis en quelques minutes, le ciel passe d’un gris pluvieux à un bleu azur et comme pour me démontrer toute la difficulté que je vais avoir à le conquérir, le Mont-Tauch dresse dans un ciel désormais sans nuages ses hautes falaises blanches découpées et dentelées en cheminées, ou hérissées en colonnes. Chemin faisant et le nez profitant pleinement des senteurs automnales du maquis, je prête bien attention à suivre les quelques cairns qui sont érigés et surtout de cheminer parallèlement au ruisseau des Cazals dont le ravin doit me servir de fil d’Ariane. De temps à autre, je me retourne vers le joli village de Padern pour prendre une photo et graver dans mon appareil le chemin accompli. Après une bonne grimpée de presque 4 kilomètres pour 270 mètres de dénivelé, la piste redescend un peu pour aboutir dans ce qui ressemble à un cul de sac. Seul un gros cairn prouve que je suis encore dans la bonne direction. Il s’agit en réalité du fond du Rec des Cazals qui, ici, cesse d’être un ravin encaissé pour devenir le lit banal d’un petit ruisseau encore à sec en ce début d’automne. A partir de ce gros cairn, qui malheureusement n’indique pas vraiment une direction à suivre, deux solutions semblent envisageables, soit je poursuis dans le lit à sec mais embroussaillé du ruisseau soit j’emprunte une sente qui monte assez rudement à droite sur le versant du Pech des Fayssettes. C’est à partir d’ici et en voulant suivre le lit du ruisseau que je me suis terriblement fourvoyé dans une garrigue très épaisse composée de buis, de petits chênes kermès et surtout de nombreux épineux qui sur 500 mètres m’ont meurtri et ont terriblement ralenti mon allure. J’étais à la limite du découragement quand heureusement j’ai aperçu au dessus et sur ma droite une nouvelle piste plus large. Habillé d’un bermuda et d’un simple tee-shirt, je suis sorti heureux mais griffé et sanguinolent de ce cuisant dédale. A ma décharge, je dois préciser que si j’ai suivi le lit du ruisseau c’est parce que ma carte IGN ne précisait aucun autre sentier à proximité et que dans ces conditions il me paraissait plus opportun de suivre l’itinéraire inscrit dans mon GPS et ce d’autant que dans son livre Jacques Jolfre écrivait : « du petit col, la sente se faufile, en se tortillant, au milieu d’une épaisse végétation (on est prévenu !). Vous piquez (les épineux aussi !) dans le creux du thalweg pour le remonter, etc.……à l’extrémité du bosquet, la trace devient brusquement piste carrossable.»  Au cairn, j’ai donc ignoré la sente qui montait à droite et je ne peux donc pas vous en parler, mais j’ai tout de même le sentiment d’avoir suivi à la lettre les indications de l’auteur. A partir de cette piste, le parcours est devenu plus praticable mais pas plus simple, car sous une chaleur torride et avec une déclivité qui s’est terriblement accentuée, j’ai été obligé d’économiser mon eau et j’ai pas mal souffert pour atteindre d’abord la route goudronnée puis la Tour des Géographes ou plutôt la Tour France Télécom. Car n’en déplaise à ses messieurs les scientifiques, ce sommet a beau avoir été en 1791, deux années après la révolution, le point stratégique d’une triangulation pour mesurer avec précision le méridien de Dunkerque à Barcelone à l’origine de la création de l’unité standard de mesure qu’est devenu le mètre, il n’en reste pas grand-chose si ce n’est peut-être mais j’en suis pas sûr, une vieille borne que j’ai pu photographié derrière le relais France Télécom. Dommage, le lieu mériterait peut-être une stéle explicative ! D’ailleurs, en photographiant tous ces paysages alentours avec ses nombreuses antennes, pylônes et autres éoliennes, j’avais l’impression d’être un espion industriel déguisé en randonneur ! Pour atteindre le Pech de Fraysse, j’ai tenté une nouvelle fois de suivre mon GPS et les indications de Jacques Jolfre, c'est-à-dire suivre comme il dit « la croupe arrondie et douce » c’est à dire la crête sommitale. Mais là encore, je me suis rapidement rendu compte que la douceur était illusoire et que les petits bosquets de buis et les buissons d’épineux même chétifs étaient impénétrables. J’ai donc sagement repris le bitume puis la large piste carrossable pour y accéder. Je suis parvenu au sommet aisément et j’ai découvert ainsi, malgré cette maudite « marinade » qui poisse l’horizon, une multitude de beaux panoramas de tous côtés : de la mer jusqu’au Capcir en passant par les Albères, le Canigou et les nombreux châteaux cathares. J’ai même poussé jusqu’à deux grandes antennes c’est à dire à l’extrême limite du bord de la falaise que j’avais aperçu d’en bas. J’ai pu ainsi entrevoir d’un seul coup d’œil tout le chemin parcouru. Pour le retour, j’ai suivi le même itinéraire qu’à ’l’aller mais à la différence près qu’au lieu de suivre le cours du ruisseau où je m’étais obstiné, je me suis écarté à droite du Rec des Cazals. Mais là aussi. j’ai galéré dans les caillasses et dans une flore excessivement piquante. Si malgré les difficultés que j’explique, vous envisagez tout de même de faire cet aller-retour, ce que j’espère car c’est le but de ce blog, 3 conseils : oubliez le coupe-coupe qui me paraît excessif mais équipez-vous correctement de bonnes chaussures de marche et de vêtements à manches longues et en toile bien épaisse, emportez beaucoup d’eau et surtout assurez-vous qu’il fera beau toute la journée et que vous pourrez ainsi admirer les superbes panoramas. En effet, le but ne doit pas être d’arriver là-haut à tous prix pour voir à travers le brouillard des sites industriels d’entreprises du CAC 40. Dans ces conditions, vous aurez, je pense, perdu une journée. A titre informatif, je suis resté sur les chemins 6h40 arrêts inclus et galères comprises, j’ai parcouru 24,8 Kms pour un dénivelé de 722 mètres, c’est donc une randonnée plutôt difficile malgré l’avis contraire de Jacques Jolfre qui écrit dans son livre : Difficulté aucune, mais randonnée assez longue. A vous de juger ! Il y a aussi d’autres possibilités pour accéder à cette montagne de Tauch mais aucune à ma connaissance n’est à ce jour balisée ! Mais certains lobbies ne le veulent-ils pas ainsi ? Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.

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  • Le Pays de Sault est une région magnifique pour tous les amoureux de nature et de grands espaces. Terre de nombreux contrastes, avec ses hauts sommets (Bentaillole 1.965 m et Ourtiset 1.933 m déjà décrits dans ce blog) ou sa moyenne montagne, ses prairies et ses pâturages, ses torrents et ses ruisseaux, ses gorges, ravins, grottes et défilés, ses splendides forêts domaniales, ses beaux villages et son riche patrimoine historique, tout le monde y trouvera son compte. Les randonneurs bien sûr trouveront à leur disposition de nombreux chemins balisés avec par exemple : le Sentier Cathare, le Chemin des Bonshommes, le GR7 et bien sûr le Tour du Pays de Sault. Tous ces chemins traversent ce remarquable pays sur plusieurs jours, mais ils en existent des plus abordables comme celui que je vous présente aujourd’hui au départ de la belle cité de Belcaire et qui s’intitule « Boucle de la forêt de la Plaine ». Praticable à pied ou en VTT à la bonne saison, il faudra sans doute chausser les skis de fond ou les raquettes pour le réaliser au plus fort de l’hiver. Ce circuit emprunte presque essentiellement de larges pistes forestières sur un peu plus de 18 kilomètres avec un dénivelé de 380 mètres. Il est donc à la portée de tous les sportifs et d’un grand nombre de non sportifs que la distance de 18 kilomètres ne rebute pas. En empruntant ces pistes, vous partirez à la découverte d’une exceptionnelle forêt composée pour l’essentiel de grands sapins (photo) mais aussi de quelques autres essences que je vous laisserai le soin de découvrir en marchant. Epais à souhait, tous ces bois qui composent la belle forêt sont pour un grand nombre d’animaux (mammifères, oiseaux, insectes, papillons, etc.…) le nid écologique parfait ! Au cours de cet itinéraire, peut-être aurez-vous la chance d’observer des spécimens de cette faune aussi nombreuse que disparate.  Le départ se fait donc de Belcaire considéré comme la capitale du Pays de Sault. Juste à l’entrée du village en venant de Quillan, il y a un petit parc ombragé où se trouve une très belle fontaine et le monument aux morts. De là, il faut remonter vers le village en empruntant la D.613 presque jusqu’à sa sortie où un panneau indique un centre de vacances. Prenez cette ruelle qui s’intitule « chemin du Bois de Ferrière » jusqu’à une sente qui monte sur la droite et où se trouvent quelques panonceaux : « Chemin de Traouc », « Forêt de la Plaine - Col de Traouc ». Ce raidillon parfaitement balisé en jaune grimpe au dessus de quelques très beaux chalets, domine rapidement le joli village et sa splendide base nautique. Au retour de notre randonnée, si vous avez bien chaud et si vous avez pensé à prendre un maillot de bain, vous pourrez toujours aller « piquer une tête » rafraîchissante dans les eaux turquoises de ce beau petit lac. Pour l’instant, vous atteignez rapidement le col de Traouc (1.075 m) où il faut prendre immédiatement à droite au panonceau marqué « raccourci ». Attention de ne pas vous laissez entraîner à gauche sur le chemin le plus logique balisé en jaune également! Vous rentrez instantanément dans une sombre forêt d’immenses sapins où le chemin redescend et retrouve assez vite la clarté et une piste terreuse. Vous poursuivez jusqu’à la prochaine jonction de pistes et vous tournez à gauche vers le col de Lancise et le refuge des Artigous. A partir de ce carrefour, le col de Lancise est à 4,5 kilomètres environ et une fois le col franchit, vous reviendrez aux Artigous en accomplissant une longue boucle à la distance sensiblement équivalente. Vous repassez devant le refuge et retrouvez le carrefour et la piste prise à l’aller que vous allez poursuivre à gauche cette fois vers le col de Perrucel. A ce col, la piste quitte enfin les sous-bois et s’ouvre sur des paysages plus vastes composés de magnifiques combes et de pâturages verdoyants et fleuris. Encore plus spacieux, les panoramas sur l’immense plateau de Sault se dévoilent quand on retrouve le bitume et la route qui redescend vers Belcaire. Si vous avez encore un peu de courage, n’hésitez pas à partir découvrir le village, ses jolies ruelles, son imposante église avec son beau retable du 17eme siècle (si l’église est ouverte !) et tout en haut en dessous d’un immense croix d’acier, les ruines de son château « Bellicadum » dont est issu le nom Belcaire qui signifie « château de guerre ». Depuis 1252, Bellicadum qui dominait la plaine, était le siège de l'administration royale du Pays de Sault. Le fortin, avec son architecture militaire, résista longtemps aux incursions espagnoles avant d'être incendié par les Huguenots. Comptez environ 4 à 5 heures pour refermer cette grande boucle qui a la forme d’un « 8 » biscornu.  Carte IGN 2148 ET Ax-les-Thermes, 2247 OT Lavelanet-Montségur, 2248 ET Axat-Quérigut-Gorges de l’Aude Top 25.

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    LE PECH D'AUROUX ET LES GORGES DE GALAMUS par jullie68


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    Dans ce secteur à cheval entre Aude et Pyrénées-Orientales, il y a beaucoup de jolies choses à voir et bien sûr de nombreux sentiers pour les contempler. Il y a bien évidemment le Tour du Fenouillèdes et le Sentier Cathare mais aussi le GR.36 et de nombreux chemins de petites randonnées ou chemins de pays (PR). Pour grimper au Pech d’Auroux (940m) puis découvrir les fabuleuses Gorges de Galamus que je vous propose dans ce descriptif, on ne déroge donc pas à cette règle car il y a de nombreux sentiers pour y parvenir. Bien sûr, le circuit que je vous propose (en noir sur ma carte) est le plus long mais il permet de tout apprécier sur une seule journée. Mais comme il existe bien d’autres possibilités, on peut aller au  Pech d’Auroux sans visiter les Gorges de Galamus et vice-versa !  Sur ma carte, j’ai donc volontairement dessiné plusieurs tracés offrant ainsi une large palette de randonnées avec des variantes plus ou moins longues : le tracé bleu permet de revenir à la voiture après avoir escalader le Pech d’Auroux sans aller voir les gorges mais pris dans le sens inverse, il permet de surplomber les Gorges de Galamus et de partir à leur rencontre en évitant l’ascension du Pech d’Auroux. Quand au tracé en rouge, il permet une descente plus rapide vers les gorges (mais aussi plus scabreuse) que celle qui va vers le Moulin de Cubières. De toute manière, vous pourrez revenir randonner plusieurs fois sur ce site et quelque soit la saison, je suis prêt à vous garantir de belles découvertes panoramiques, floristiques, faunistiques et géologiques ! Pour le parcours principal, à Saint-Paul-de-Fenouillet prendre la D.7 en direction des gorges sur un peu moins de 3 kilomètres pour parvenir à un large virage où un chemin file à droite. A gauche de la route, des panonceaux indiquent qu’on est à la fois sur le GR.36, le Tour du Fenouillèdes et le Sentier Cathare. D’ailleurs, dès le départ, un grand panneau de bois balisé de marques blanches et rouges indique clairement la direction de « Peyrepertuse », fameuse forteresse cathare.  Après avoir laissé sur votre droite la carcasse d’une voiture bleue au fond d’un fossé et sur votre gauche une petite vigne, la sente s’élève immédiatement dans une végétation typiquement méridionale. Au bout d’un quart heure, vous atteignez le col de Corbasse (419m) où les vues sont splendides sur la Vallée de l’Agly, Saint-Paul de Fenouillet et la Massif du Canigou. Excepté dans le sous-bois qui le précède, vous aurez peu d’ombre sur les 3,5 kilomètres et les 340 mètres de dénivelé qui mène au Pla de Brézou (665 m). Aussi quand vous l’aurez atteint, vous en apprécierez la fraîcheur et la sérénité qui s’en dégage. Traversez-le dans sa longueur pour aller découvrir les beaux paysages vers la vallée du Verdouble et Peyrepertuse. En effet, c’est de cette extrémité où paissent souvent quelques vaches paisibles, qu’il vous faudra repartir en sens inverse et suivre une sente qui file à droite du pla (panneau avec variante du GR, balisage rose également). Profitez aussi de cette belle prairie entourée de petits bois ombragés pour vous reposer et éventuellement vous restaurer un peu. Vous risquez d’en avoir besoin car si le « Pla de Brézou » se termine, un autre plat vous attend, un plat de résistance qui s’appelle le Pech d’Auroux (940 m) et que vous avez certainement remarqué sur votre droite en arrivant. Un grand dôme triangulaire boisé dominé d’une haute paroi rocheuse (photo). Pour y parvenir, la sente va rapidement se transformer en un court mais très escarpé raidillon de 275 mètres de dénivelé, où pour se hisser, vos mains seront parfois aussi utiles que vos pieds ! Le Pech d’Auroux est un merveilleux mirador à 360 degrés sur une grande partie des Pyrénées Catalanes et Ariégeoises, du Fenouillèdes et des Corbières. La suite est une longue descente avec souvent le Pech de Bugarach et les crêtes des hautes falaises de Galamus en ligne de mire. Tout cela jusqu’à une croisée de deux chemins : d’un côté la D.7 à 45 minutes (tracé en bleu), de l’autre Cubières et Galamus (tracé principal en noir). En prenant, cette dernière option, la sente se remet un peu à monter, redescend et rencontre une nouvelle intersection au Col das Souls. D’un côté et à gauche, la « descente rapide » vers les gorges (le tracé rouge sur ma carte) par une forte pente pas toujours évidente et se transformant en véritable toboggan après les pluies et tout droit « Cubières par le moulin », descente plus facile car plus praticable mais sur laquelle un peu plus bas il ne faut pas se laisser entraîner vers un large chemin qui file à droite. Dans les deux cas, vous partez découvrir les remarquables Gorges de Galamus. Sinueuses à l’excès, elles empruntent le limpide cours de l’Agly, sont dominées par la D.7, périlleuse ici car bordée d’un bas parapet, pas trop impressionnantes au début, elles se creusent au fur et à mesure puis se transforment en un véritable canyon quant on approche du séculaire ermitage Saint-Antoine. On accède à ce véritable nid d’aigle accroché à la paroi rocheuse et construit dans une grotte par un mince boyau creusé dans la roche. Ici les gorges deviennent abyssales et finissent par devenir si étroites et si profondes que le lit écumeux de l’Agly reste le plus souvent invisible. Paradis des canyonneurs ou des randonneurs en eau vive selon le débit de la rivière, les gorges sont très fréquentées à la bonne saison. Classé monument historique en 1927, l’ermitage mérite une ample visite, gratuite de surcroît. Le sentier le traverse et retrouve un peu plus loin son parking et la D.7. Encore un dernier petit effort, votre véhicule n’est plus très loin ! Pour cette boucle longue d’environ 19 kilomètres, comptez 6 à 7 heures de marche. Chaussez-vous convenablement et par une chaude journée, emportez beaucoup d’eau ! Carte IGN 2447 OT Tuchan Top 25.

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  • NOTRE DAME DE FASTE par jullie68


    Il y a des jours où l’appel de la nature et le désir de marcher sont bien plus forts que tout !  Ce 30 janvier 2009 fait parti de ceux-là. 6 jours après la terrible tempête du 24 et malgré un ciel très bas couleur de plomb, nous avons préparé un pique-nique et nos sacs à dos sont prêts à être harnachés. Il reste à trouver le lieu de notre randonnée, pas trop loin car il est déjà 9 heures et un parcours pas trop long à cause du temps incertain. Je cherche dans mes archives et tombe sur une courte boucle à Notre-Dame de Faste découpée dans la rubrique « balade » de la Semaine du Roussillon. Cette randonnée parfaitement balisée d’une durée totale de 3h30 se trouve à 40 kilomètres de Perpignan. Située sur le versant Est au pied de la Montagne de Tauch, elle semble être la rando idéale pour une journée maussade comme aujourd’hui. Je programme mon GPS de voiture direction Tuchan et plus particulièrement le hameau de Ségure sur la D.39. Une heure plus tard, nous sommes déjà au hameau et dans les starting-blocks devant un panneau très explicite comme on aimerait en voir plus souvent car agrémenté d’un plan très clair que l’on peut confronter à la carte IGN : « Rando Découverte-Commune du Tuchan-Circuit Notre Dame de Faste ». Sur le chemin qui s’élève très vite dans un maquis typiquement méditerranéen le balisage jaune est bien présent. Très raviné et jonché de nombreux branchages, cicatrices de la récente tempête, le chemin continue de grimper et laisse entrevoir quelques belles collines oblongues. Mais sous la voûte grisâtre, on ne peut guère espérer mieux et seules quelques vignes ocres détonnent dans cet univers végétal opaque. Perché sur son promontoire, le château médiéval de Ségure, qui apparaît bien vite, vient rompre avec bonheur cette tristesse ambiante. Ceinturé de plusieurs grands cyprès qui pointent leurs faîtes vers ce ciel embrumé, le site du château ressemble beaucoup plus à la campagne toscane qu’à un paysage des Corbières. Quelques pans de murs effondrés, d’autres en cours de restauration, quelques jolies arcades ouvertes à tous les vents, de nombreuse salles encombrées sur plusieurs niveaux, plusieurs fenêtres en surplomb sur de beaux panoramas contrastés mais voilés en la circonstance, voilà ce qui reste de ce castel moyenâgeux. Après cette brève visite, on reprend la piste qui descend à gauche du château et on emprunte aussitôt à gauche un sentier toujours balisé en jaune qui monte vers le lieu-dit la Bergerie de Chauvette. Avec 200 mètres de déclivité sur une distance d’1,8 km, ici commence le seul vrai dénivelé de ce court itinéraire. Une étroite sente caillouteuse s’élève hardiment au milieu d’une haie composée essentiellement de bruyères arborescentes et de petits chênes verts. Elle finit par s’adoucir, devient balcon sur les jolis panoramas de la vallée de Ségure et des Corbières Orientales puis on arrive à un carrefour et à une ferme isolée, point culminant (479 m) de notre périple. Cette ferme dénommée « le Mohair du Tauch » est la propriété d’une tisseuse que la Semaine du Roussillon décrit comme « l’unique artisane de tout le Sud de la France à fabriquer des vêtements naturels en Mohair ». Mais pourquoi ne pas croire le journal puisque j’aperçois déjà d’étranges chèvres aux cornes biscornues et laineuses à souhait qui se baladent sous les chênes verts. Plus bas dans un enclos, d’autres chèvres broutent un épais fourrage et j’en profite, non sans mal, pour figer sur mon numérique quelques unes de ces  « capricieuses stars » de la pelote audoise. La piste qui descend rejoint très rapidement notre but ultime : l’église Sainte-Marie de Faste est déjà là sur notre gauche, imposante mais pas très folichonne de prime abord. En tous cas, c’est la première réaction que l’on a d’une stèle en hommage à l’équipage d’un avion d’Air France tombé non loin de là en 1945. Puis quant on s’approche, on la trouve plus belle, plus originale avec ses pierres rouges et sa solide porte métallique encadrée de grosses pierres de taille grises. La légende prétend que Notre-Dame de Faste, lieu prisé au fil des siècles par de nombreux pèlerins, aurait été bâtie au XIIeme siècle par des marins qui pris dans une violente tempête auraient fait le vœu de construire une chapelle sur la premier lopin de terre aperçu. Il semble que le Mont du Tauch fut celui-ci car on dit  que par temps très clair, la mer serait visible par une échancrure de la montagne. Impossible de dire si c’est vrai car la Montagne du Tauch toute entière pourtant distante de quelques mètres reste invisible aujourd’hui. Mais quel dommage que l’église soit fermée, j’ai omis d’aller à la mairie de Tuchan pour demander la clé ! Après un casse-croûte vite avalé, nous poursuivons  la sente très escarpée qui descend méchamment dans le ravin où coule abondamment le ruisseau de la Faste. On le traverse à diverses reprises pour le suivre tantôt sur sa rive gauche tantôt sur sa rive droite. On longe quelques vignes puis on débouche sur une large piste qui atterrit sur la D.39 qu’il faut remonter sur la gauche pour retrouver le hameau de Sègure. Comme vous le constatez, malgré la grisaille qui a entravé tous les horizons aujourd’hui, il reste beaucoup de choses à voir sur cette courte balade, alors n’hésitez pas à y aller même en hiver ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.<o:p></o:p>


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  • LE CANAL DE LA ROBINE par jullie68


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    Cette fois, j’ai laissé mes godillots de marche au placard, j’ai chaussé mes baskets et j’ai enfourché mon VTT pour une belle journée ensoleillée et sans vent sur le Canal de la Robine (ou Roubine sur certaines cartes), site classé par l’Unesco au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Bien sûr, les 17 kilomètres qui séparent Port la Nouvelle, où plus précisément l’île de Sainte-Lucie (réserve naturelle) à Narbonne sont parfaitement réalisables à pied y compris pour les plus téméraires qui voudraient se lancer dans un fastidieux aller-retour. Mais le chemin qui longe le canal est un véritable plaisir pour les « cyclistes du dimanche » comme moi : la piste est très roulante, il n’y a pas de côtes à franchir, aucun dénivelé important et tout en promenant, l’aller-retour se réalise très facilement sur une courte journée. De plus, les paysages sans cesse renouvelés dans des décors d’une grande douceur (photo) permettent d’oublier très rapidement la distance. Outre le canal où l’on peut observer une faune et une flore diverse et variée, les habitations, les bateaux, les trains, les étangs, les marais salants, les écluses, les rizières ferons de ce parcours un véritable « chemin du bien-être et de la découverte ». Quelques coups de pédale supplémentaires mais sans contrainte et le bout de ce chemin du bonheur sera Narbonne pour une visite indispensable de la belle ville audoise. Alors n’hésitez plus, montez sur votre vélo et faites tourner les roues vers cette fortune que représente le Canal de la Robine. Seuls quelques moustiques et une forte tramontane pourraient contrarier vos desseins ! Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.


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  • Cette fois c'est sûr, voilà une randonnée à la portée du plus grand nombre et en à faire en famille. Seule la distance de 15 kilomètres environ pourra effaroucher les moins audacieux et les enfants trop jeunes. A part ça, ce circuit ne présente aucune difficulté. Le balisage peint en jaune (PR) est très clair, l'itinéraire aisé car il suit, pour la majeure partie, de larges pistes d'exploitation. Par contre, je recommande vivement d'accomplir cette boucle sur une période allant de l'automne au début du printemps par beau temps de préférence, l'horizon avec les Pyrénées enneigées y est sublime. En outre, l'été n'est pas à préconiser car le « cagnard » règne en maître sur ces crêtes calcaires et on risque de vous y retrouver desséché comme l'Homme de Tautavel découvert non loin de là !  Vous laisserez votre voiture sur le grand parking qui fait face à la cave vinicole de Paziols. Là, direction Estagel par la D.611. Vous enjambez le pont de la Coume et après une centaine de mètres, un large chemin monte sur votre droite. Un panonceau indique « Sentier pédestre ». Rapidement, le chemin s'élève dans des sites typiquement méditerranéens de garrigues et de « serres ». Un large panorama laisse entrevoir la longue montagne de Tauch avec son Pech de Fraysse, sa Tour des Géographes et ses blanches éoliennes qui tournent dans un ciel azur. En dessous, les toitures rouges de Paziols, plus loin celles de Tuchan et le château d'Aguilar perché tout en haut de son promontoire. Après 20 minutes d'une douce ascension, le chemin coupe une autre piste qu'il faut continuer par la droite. Ici, un autre spectacle commence. Ce spectacle enchanteur, les Cathares l'ont bien connus, c'est celui de la blanche chaîne des Pyrénées qui dessine une longue perspective des contreforts des Albères jusqu'aux lointains sommets ariégeois. Et comme toujours, le magnifique Canigou fait son « intéressant » !  Sont aussi visibles, les vallées du Verdouble, plus éloignées celles de l'Agly et de la Boulzane, encadrées de multiples serres, pechs et autres collines (photo). La Tour del Far pointe son téton. La piste devient rectiligne aux milieux de belles vignes amoureusement entretenues, puis zigzague dans les garrigues faites de cistes, de romarins, de genévriers, de chênes kermès, de buis et de lentisques. De temps en temps, un amandier en fleurs vient mettre une touche d'opaline dans cette verte toison. Vous aurez plaisir à marcher dans ces paysages sans cesse renouvelés qui défilent. Les kilomètres et le temps défilent aussi ! Vous atteignez les Rocs Nègres. Il est l'heure du pique-nique que vous organiserez au col d'Hiéro où une grande table et des bancs sont dressés bien à l'ombre d'un bel abri en bois. Après, ce repas et ce repos, si le coeur vous en dit, vous pourrez pousser jusqu'au Pech de la Couronne (524 m) distant de 300 mètres. Mais autant le dire tout de suite, son ascension reste compliquée car il n'y a pas vraiment de sentier et pour l'atteindre, il faut se frayer un chemin à travers une dense végétation faites parfois d'épineux. Sinon, vous pourrez redescendre dans le pittoresque vallon du Bac de la Coume. Là vous retrouverez de jolies vignes et quelques champs bien sillonnés. A l'approche de Paziols, le vallon devient défilé aux gorges asséchées, puis un simple ru où coule parfois un frêle filet d'eau. Les ruines d'un vieux moulin évoquerait-il des temps anciens où l'eau coulait à flot ? Vous retrouvez le hameau cher au coeur de Nougaro et votre voiture. Fin du voyage pour l'homo erectus que vous êtes vraiment devenu ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.


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  • Une fois n'est pas coutume, je vous emmène jouer dans la neige sur la frontière entre Aude et Pyrénées-Orientales. C'est la saison ! Direction Prades, puis par l'agréable D.14, vous traversez successivement la belle station thermale de  Molitg-les-Bains, le superbe village de  Mosset et sa Tour des Parfums pour arriver après maints virages au Col de Jau à 1.506 mètres où vous laissez votre véhicule sur le vaste parking.  Le Dourmidou (1.843m) est ce dôme rondelet qui se trouve sur votre droite quand vous arrivez de Mosset. Chaussez vos raquettes et  s'il fait beau, vous êtes partis pour une splendide journée dans un cadre prodigieux. Au col, la D.14 devient D.84. Suivez-la quelques instants puis sur la droite de la route, enjambez une clôture et dirigez-vous vers une large piste qui s'élève, parallèle à la départementale, au mileu des sapins. Au bout d'une dizaine de  minutes, vous arrivez à l'extrémité de cette piste, quittez-la en progressant vers le haut vers une zone intitulée Lapazeuil sur la carte IGN. Lapazeuil est un replat désertique, comme l'ensemble du Dourmidou d'ailleurs !  La suite vous l'accomplirez avec logique car le  sommet est là devant vous, à quelques traces de raquettes, du moins le croirez-vous au début !  A partir du replat, vous repartirez sur votre droite et dans le sens inverse du chemin initialement pris. Vous aurez le parking du Col de Jau dans votre champ de vision. La suite est une simple formalité malgré un dénivelé qui s'accentue progressivement. A plusieurs reprises, vous aurez l'impression d'avoir atteint le sommet, mais ce n'est qu'une illusion et il vous faudra poursuivre « tout schuss » en suivant une longue clôture. Alternant de rudes montées et des zones plus planes,  ce fil d'Ariane « barbelé » vous guidera jusqu'au pinacle.  Dans la montée, les paysages sont déjà grandioses car pas un arbre, pas un rocher, rien ne vient altérer le spectacle. Mais que dire du sommet avec son panorama à 360° ! Géant !!!  Tous les grands sommets régionaux sont visibles : Canigou (photo), Madres, hauts pics ariégeois, etc... Pour le retour, il suffit, à nouveau, de suivre la clôture, cette fois jusqu'au parking. Attention, soyez prudents, la fin, très pentue, est peu évidente en raquettes, raison pour laquelle, je l'évite à la montée ! Carte IGN 2249 ET Font-Romeu et 2248 ET Axat-Quérigut Top 25.

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  • Si vous ne connaissez pas le village de Bouisse, vous pesterez déjà pour le trouver! Combien de virages aurez-vous emprunté sur des départementales étroites pour  l'atteindre ? Et quand vous l'aurez trouvé, vous vous direz : «  où est-il ce sommet à gravir, ce Milobre connu de nombreux marcheurs ? ». En réalité, il s'agit d'une modeste croupe culminant néanmoins à 878 mètres !  Bon, 230 mètres de dénivelé, ce n'est pas le Carlit,  mais croyez-moi, si vous aimez marcher, vous ne regretterez pas son ascension ! Vous laisserez votre voiture sur le parking de l'imposante église et partirai vers le nord en direction du « Camin de Mielobre ».  C'est  la ruelle qui démarre à gauche du manoir.  L'asphalte laisse rapidement la place à un large chemin de terre. Continuez tout droit et au bout de quelques minutes délaissez un autre sentier qui part sur la droite (vous reviendrez par là !).  Malgré le silence ambiant et même si vous marchez en toute discrétion, votre passage fera s'époumoner les chiens des élevages tout proches. Il s'agit en général d'une belle race de braques que l'on appelle : devinez comment ! Eh oui le Milobre de Bouisse ! Mais bon, les chiens aboient et vous, comme la caravane vous ne faites que passer ! A chacun de vos pas, la quiétude que vous appréciez tant se réinstalle.  Le sentier se faufile au milieu de hauts buis alors qu'une ronde et verte colline se dessine dans le panorama. Il va vous falloir quelques minutes pour l'atteindre sur un chemin parfois difficile car souvent empli d'ornières. En réalité, vous arrivez à un collet devant un enclos à bestiaux et il vous faut prendre vers la droite une sente bien visible.  Après quelques zigzags au milieu des buis, vous arrivez sur un replat au pied d'un vaste mamelon. C'est le Milobre ! Les paysages s'exposent et le village apparaît bien loin maintenant. Les Pyrénées enneigées surgissent de l'écran que forme l'horizon avec comme acteur principal cet incontournable et fantastique Canigou (photo). Mais au fur et mesure que vous grimperez, bien d'autres images s'imposeront dans ce riche casting : les Pyrénées ariégeoises, l'identifiable Montagne de Tauch, de profondes vallées, de belles  forêts de feuillus, des falaises de calcaires blanches, et de tous côtés, de verdoyants bocages et des pâturages d'un vert intense.  Même si vous n'avez pas un grand sens de l'orientation, vous n'aurez aucun mal à rallier le sommet car de nombreuses sentes s'y dirigent dont une balisée en jaune (GR de pays). Par jour de grande tramontane, accrochez-vous à votre bâton de marche, les bourrasques y sont renversantes !  Pour le retour, plusieurs possibilités s'offriront à vous car le village est là à vos pieds ! Je vous propose de rejoindre le replat par lequel vous êtes arrivés. Là, vous descendez tout « schuss » vers Bouisse par un large chemin herbeux. Vous passez près d'une bergerie en ruines et retrouvez un peu plus bas un bon chemin qui se coule au milieu de grands bosquets de houx.  Souvent ces luisants buissons sont chargés de leurs belles boules rouges et sans les saccager, coupez en quelques branches, il paraît que ça porte bonheur !  Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25


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    LE ROC PARADET par jullie68

    Il existe "x" versions pour accéder à ce roc. De Prugnanes situé dans les P.O, mais aussi de Camps-sur l'Agly, agréable village audois.J'ai un faible pour un circuit qui part de ce beau petit hameau dont le château date de la Croisade contre les Albigeois (1208-1229). Quand on tourne le dos à l'église, un massif boisé et oblong (photo) les Pradasses et la Serre s'étire jusqu'au Pech de Bugarach. Notre objectif est là! On prend le chemin qui descend dans le vallon, coupe un ru et monte vers la Bergerie de Mondy. Avant les Mathibets, grande bâtisse en ruines, la piste fait un angle droit. Si vous prêtez attention, vous observez sur la gauche une sente qui descend et aboutit ici. Ce soir, notre boucle se refermera là! Pour l'heure, il suffit de suivre tout droit cette piste. Ne la quittez plus! Belle vue sur Camps qui s'éloigne. Suivez le panneau Péchines et Campeau. Peu à peu le sentier s'élève en sous-bois, les paysages changent, on se faufile au milieu d'énormes buis, enfin il s'élargit à l'approche du Col et des ruines de Péchines. Les fléches oranges inversées vous dirigent droit vers le Bugarach. Mais gardez un oeil sur votre gauche car très vite il vous faut descendre vers les évidentes ruines du hameau oublié de Campeau. Là, vous coupez le GR.36 dont il ne reste qu'à suivre les fameuses traces blanches et rouges. Communes au Sentier Cathare et au Tour du Fenouillèdes, elles vous ménent sans souci au Roc Paradet. Ce modeste rocher s'avère être un très beau mirador. La douce descente vous conduit à la bergerie en ruines du Pla de Lagal. Là, quittez le GR.36 et poursuivez ! Camps est dans votre ligne de mire. Descendez! La boucle se referme avec de belles images plein la tête! Carte IGN 2347 Quillan & 2447 Tuchan Top 25.

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  • Il y a des randonnées qui vous réconcilient une fois pour toute avec la nature. La boucle que je vous propose avec la découverte de l'étrange source d'eau salée de la Sals en fait partie. Cette source salée qui jaillit au beau milieu de la forêt domaniale du même nom a connu son heure de gloire au temps de la gabelle. Aujourd'hui, l'association Salicorne met son " grain de sel" avec pour objectif le développement économique de cette vallée. Elle organise chaque début juillet une "Marche du Sel" où tout le monde est le bienvenu. De mon côté, je vous propose cette modeste boucle, à faire de préférence au printemps, qui démarre sur la D.74 peu après Sougraigne et le lieu-dit "les Clamencis". Laissez la voiture à proximité de deux panneaux indiquant la forêt domaniale et la Sals, Source Salée. A la droite de la route, une piste grimpe dans la forêt, alternant terre et bitûme. Rapidement, vous croisez la Sals qui se faufile à travers les bois et les champs. Il suffit de suivre les indications, elles vous ménent sans problème jusqu'à la source. Un gros bouillon blanchâtre jaillit de dessous un rocher et l'eau qui dégouline de tous côtés cherche son chemin dans les prés (photo). Profitez de ce cadre bucolique pour faire un pause pique-nique. Au pied de la source, par un petit pont de rondins, la sente balisée en jaune grimpe à travers les prairies. Au printemps, vous marchez dans un Eden de fleurs multicolores et sur une herbe tendre qui ne demande qu'à être couchée. N'hésitez pas à le faire et si vous fermez les yeux, vous vous croirez au "Paradis"! Si le chant des oiseaux vous réveille, repartez pour atteindre la forêt où vous croisez un GR de pays. Prenez le à gauche et poursuivez, il vous méne au Col de la Fage et à la D.74 que vous descendez par la gauche. Bien sûr, la route qui vous ramène à votre voiture est moins idyllique mais oubliez  l'asphalte et regardez autour de vous!  Les paysages sont encore magnifiques! Carte IGN 2347OT Quillan Top 25.

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  • LE SENTIER NATURE DE NEBIAS par jullie68


    Voilà une randonnée à la portée du plus grand nombre dans une nature génèreuse, merveilleuse et étrange. Toutefois, le terrain varié et glissant par endroits nécessite de bonnes chaussures. En effet, vous marcherez tour à tour dans la garrigue, dans des prairies, dans des bois, sur des chemins secs ou boueux, dans des dolines karstifiés. Vous découvrirez un moulin restauré, un ancien fortin allemand, de nombreuses ruines, les vestiges de pierres sèches de Lourpinel et le lac privé de Cavirac. Vous enjamberez le ruisseau de Picharèlo. Vous grimperez au Belvédère de Brézilhou. Vous longerez les crêtes de cette falaise de calcaire où un très beau panorama s'étendra à vos pieds (photo). Vous vous perdrez dans un dédale minéral (Clos des Encantados et Grand Lapiaz) et dans un labyrinthe végétal (Labyrinthe Vert et Cami Salvatge). Vous observerez des arbres insolites tels le "Chêne Gros", le " Sapin-Harpe" ou le " Chêne Poulpe".  Du sympathique village de Nébias, prenez la rue qui monte au Moulin à Vent. Suivez le sentier Nature puis laissez vous guider par les panneaux S-N et les traces de couleur "vert fluo". La suite est d'une grande simplicité et après 3 heures de magiques découvertes vous serez de retour au village. A Nébias, pensez à visiter le ludique musée de la flore et de la faune régionale et laissez-vous surprendre par les étonnants insectes métalliques d'un artiste sculpteur. Carte IGN 2247 OT Lavelanet-Montségur et 2347 OT Quillan Top 25.


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  • 2 sommets pour le prix d'une seule randonnée, voilà le but de cette escapade dont le départ est Campagna-de-Sault. Vous descendez la ruelle jusqu'au ruisseau, prenez à gauche, franchissez un pont et continuez le balisage jaune vers le ruisseau des Badels. Désormais, quelque soit le balisage (traces bleues), il vous faut suivre ce ruisseau que vous coupez par un pont de pierres au bout de 40 minutes. Vous grimpez dans un pré et plus haut vous retrouvez la sente et quelques marques bleues. Tout en montant, vous apercevez les premiers pics et une caravane blanche située sur une piste que vous finirez par atteindre. Vous la traversez car le chemin part au milieu des pelouses et vous mène à la Font de Canalette, un ru qui remplit un gros abreuvoir en pierre. L'ascension se poursuit aisément car le sentier est facile à repérer. Après un muret servant de barrage, on bifurque nord-ouest, hors sentier, vers le dôme du Bentaillole que l'on aperçoit déjà (photo). Par beau temps, ce pic à priori débonnaire est en réalité un merveilleux belvédère. Tous les sommets les plus proches sont visibles:Trois Seigneurs, Valier,Montcalm,Roc Blanc,Géant, Frau, Madres,Canigou, etc... Avec les beaux jours, ses flancs sont le terrain de jeu favori d'une foule de marmottes. Tout en pique-niquant, prenez le temps de les observer discrétement ! Non loin de là, juste en dessous, sur le chemin du retour, il y a le Pic d'Ourtiset. Vous l'atteignez sans souci et retrouvez la piste que vous quittez par la droite avant un premier lacet. La sente file vers une forêt de hêtres puis vers le Col de la Borne Rouge. Là, il vous faut descendre à droite dans le vallon de Campbeil. Si la végétation n'a pas trop envahi ce chemin, le retour est une formalité. Dans le cas contraire, un GPS peut s'avérer très utile. Sinon, reprenez la piste à la caravane blanche et revenez par l'initénaire emprunté à l'aller. Comptez 4 à 5 h pour le circuit complet avec 1.150 m de dénivelé cumulé. Carte IGN Axat-Quérigut N°2248 ET Top 25.

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  • Le but  de cette splendide randonnée qui part du col du Frayche (1.020m) est d'atteindre un vaste plat herbeux situé 410 mètres plus haut au sommet d'une immense falaise blanche. Depuis Lapradelle, on prend la D.22 qui mène à Salvezines. Là, direction Le Caunil que l'on dépasse pour atteindre le col qui se situe après un petit tunnel. Le balisage jaune, facile à trouver, est sur la droite de la route. L'ascension alterne garrigues et forêt de pins, sous-bois et panoramas sur les épaisses forêts environnantes, fenêtres sur les derniers pechs calcaires des Fenouillèdes et les premiers monts pyrénéens enneigés. Tout en grimpant, la forêt se fait plus dense et au bout de 40 minutes le chemin coupe l'extrémité d'une piste forestière. Nous sommes au milieu de la forêt domaniale d'En Malo-Bac d'Estable. Puis le dénivelé faiblit, la sente s'élargit, les pins laissent la place aux pelouses. Au bord de la falaise, les paysages se révèlent enfin. Soyez prudents sur ces pitons rocheux dentelés ! Par beau temps, c'est un vrai grand spectacle : droit devant le Pech de Bugarach, dessous le château de Puilaurens et le défilé de Pierre-Lys. Plus loin, vers le sud, les châteaux cathares de Peyrepertuse et de Quéribus. Vers les nord, les gorges de l'Aude et les hauts sommets ariégeois (photo). Prenez le temps d'admirer tous ces paysages tout en pique-niquant sur le vert gazon, vous ne le regretterez pas ! Le balisage moins évident à trouver, continue le long de la falaise, descend légèrement et se poursuit dans un forêt de hêtres rabougris par le vent jusqu'à la Roque Rouge. N'ayez crainte, le sentier aboutit à une large piste qu'il suffit de suivre pour retrouver soit le route goudronnée soit le balisage jaune qui descend au col d'Al Bouich. Les deux itinéraires vous raménent au point de départ. Comptez 3 heures sans les arrêts pour le circuit le plus long. Il existe des variantes mais un GPS est alors recommandé. Carte IGN Prades-St Paul de Fenouillet N°2348 ET, Top 25.


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