• Notre-Dame de Faste (479 m) depuis le hameau de Ségure


    NOTRE DAME DE FASTE par jullie68


    Il y a des jours où l’appel de la nature et le désir de marcher sont bien plus forts que tout !  Ce 30 janvier 2009 fait parti de ceux-là. 6 jours après la terrible tempête du 24 et malgré un ciel très bas couleur de plomb, nous avons préparé un pique-nique et nos sacs à dos sont prêts à être harnachés. Il reste à trouver le lieu de notre randonnée, pas trop loin car il est déjà 9 heures et un parcours pas trop long à cause du temps incertain. Je cherche dans mes archives et tombe sur une courte boucle à Notre-Dame de Faste découpée dans la rubrique « balade » de la Semaine du Roussillon. Cette randonnée parfaitement balisée d’une durée totale de 3h30 se trouve à 40 kilomètres de Perpignan. Située sur le versant Est au pied de la Montagne de Tauch, elle semble être la rando idéale pour une journée maussade comme aujourd’hui. Je programme mon GPS de voiture direction Tuchan et plus particulièrement le hameau de Ségure sur la D.39. Une heure plus tard, nous sommes déjà au hameau et dans les starting-blocks devant un panneau très explicite comme on aimerait en voir plus souvent car agrémenté d’un plan très clair que l’on peut confronter à la carte IGN : « Rando Découverte-Commune du Tuchan-Circuit Notre Dame de Faste ». Sur le chemin qui s’élève très vite dans un maquis typiquement méditerranéen le balisage jaune est bien présent. Très raviné et jonché de nombreux branchages, cicatrices de la récente tempête, le chemin continue de grimper et laisse entrevoir quelques belles collines oblongues. Mais sous la voûte grisâtre, on ne peut guère espérer mieux et seules quelques vignes ocres détonnent dans cet univers végétal opaque. Perché sur son promontoire, le château médiéval de Ségure, qui apparaît bien vite, vient rompre avec bonheur cette tristesse ambiante. Ceinturé de plusieurs grands cyprès qui pointent leurs faîtes vers ce ciel embrumé, le site du château ressemble beaucoup plus à la campagne toscane qu’à un paysage des Corbières. Quelques pans de murs effondrés, d’autres en cours de restauration, quelques jolies arcades ouvertes à tous les vents, de nombreuse salles encombrées sur plusieurs niveaux, plusieurs fenêtres en surplomb sur de beaux panoramas contrastés mais voilés en la circonstance, voilà ce qui reste de ce castel moyenâgeux. Après cette brève visite, on reprend la piste qui descend à gauche du château et on emprunte aussitôt à gauche un sentier toujours balisé en jaune qui monte vers le lieu-dit la Bergerie de Chauvette. Avec 200 mètres de déclivité sur une distance d’1,8 km, ici commence le seul vrai dénivelé de ce court itinéraire. Une étroite sente caillouteuse s’élève hardiment au milieu d’une haie composée essentiellement de bruyères arborescentes et de petits chênes verts. Elle finit par s’adoucir, devient balcon sur les jolis panoramas de la vallée de Ségure et des Corbières Orientales puis on arrive à un carrefour et à une ferme isolée, point culminant (479 m) de notre périple. Cette ferme dénommée « le Mohair du Tauch » est la propriété d’une tisseuse que la Semaine du Roussillon décrit comme « l’unique artisane de tout le Sud de la France à fabriquer des vêtements naturels en Mohair ». Mais pourquoi ne pas croire le journal puisque j’aperçois déjà d’étranges chèvres aux cornes biscornues et laineuses à souhait qui se baladent sous les chênes verts. Plus bas dans un enclos, d’autres chèvres broutent un épais fourrage et j’en profite, non sans mal, pour figer sur mon numérique quelques unes de ces  « capricieuses stars » de la pelote audoise. La piste qui descend rejoint très rapidement notre but ultime : l’église Sainte-Marie de Faste est déjà là sur notre gauche, imposante mais pas très folichonne de prime abord. En tous cas, c’est la première réaction que l’on a d’une stèle en hommage à l’équipage d’un avion d’Air France tombé non loin de là en 1945. Puis quant on s’approche, on la trouve plus belle, plus originale avec ses pierres rouges et sa solide porte métallique encadrée de grosses pierres de taille grises. La légende prétend que Notre-Dame de Faste, lieu prisé au fil des siècles par de nombreux pèlerins, aurait été bâtie au XIIeme siècle par des marins qui pris dans une violente tempête auraient fait le vœu de construire une chapelle sur la premier lopin de terre aperçu. Il semble que le Mont du Tauch fut celui-ci car on dit  que par temps très clair, la mer serait visible par une échancrure de la montagne. Impossible de dire si c’est vrai car la Montagne du Tauch toute entière pourtant distante de quelques mètres reste invisible aujourd’hui. Mais quel dommage que l’église soit fermée, j’ai omis d’aller à la mairie de Tuchan pour demander la clé ! Après un casse-croûte vite avalé, nous poursuivons  la sente très escarpée qui descend méchamment dans le ravin où coule abondamment le ruisseau de la Faste. On le traverse à diverses reprises pour le suivre tantôt sur sa rive gauche tantôt sur sa rive droite. On longe quelques vignes puis on débouche sur une large piste qui atterrit sur la D.39 qu’il faut remonter sur la gauche pour retrouver le hameau de Sègure. Comme vous le constatez, malgré la grisaille qui a entravé tous les horizons aujourd’hui, il reste beaucoup de choses à voir sur cette courte balade, alors n’hésitez pas à y aller même en hiver ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.<o:p></o:p>

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