• Les Boucles de Peyriac-de-Mer


    Par un samedi bien ensoleillé, je suis parti vers Port-la-Nouvelle avec l’idée d’aller randonner dans l’île de Sainte-Lucie. Mais quand je suis arrivé près du parking qui jouxte le Canal de la Robine, un panneau indiquait une interdiction de se rendre sur l’île mais sans plus. J’ai donc poussé jusqu’à l’écluse et là, effectivement un panneau un peu plus explicite confirmait par arrêté municipal du 12 mars 2010, cette interdiction de se rendre sur Sainte-Lucie suite aux dégâts causés par la tempête Klaus en janvier 2009 ! Bien que très surpris par cette proscription que je trouvais tardive, il ne me restait plus qu’à trouver un autre objectif pour remplir cette belle journée. C’est donc presque naturellement que je me rendis à Peyriac-de-Mer car j’avais un lointain souvenir d’un joli circuit avec des passerelles de bois autour du site de l’étang de Bages-Sigean et plus particulièrement autour des insolites étangs du Doul et de la Saline. En effet, ce complexe lagunaire disposait de facettes exceptionnelles car j’avais lu dans un article que l’étang du Doul avait une salinité deux à trois fois supérieures à l’eau de mer, ce qui  en faisait une espèce de « Mer Morte » unique sur le littoral méditerranéen. Quant à la Saline, le « Sel Fort », dont l’exploitation du sel avait été stoppée en 1979, le Conservatoire du Littoral en avait fait un habitat protégé pour de nombreux oiseaux sédentaires ou  migrateurs. En arrivant sur le parking en bordure de la Saline, la tramontane s’était quelque peu levée, ce qui augurait un grand ciel bleu et un chaud soleil mais ce vent allait m’obliger  à me transformer en un « Fendlabise » dont je ne me doutais pas à quel point ce nom allait me convenir pendant les quelques heures que j’allais passé sur les sentiers. Juste le temps de jeter un coup d’œil au grand panneau indiquant les « Boucles de Peyriac-de-Mer » et me voilà parti avec le vent dans le dos en direction du Mour et de l’étang du Doul. J’enjambe la Saline, par la route goudronnée qui sépare le Sel Fort de l’étang de Peyriac et malgré les bourrasques, je continue tout droit vers le sommet de la presqu’île du Mour (58 m). J’ai choisi ce sentier mais mon choix aurait pu être différent, car ici des boucles de randonnées, il y en a pour faire des perruques !  Des boucles, il y en a, « en veux-tu, en voilà ! » au bord des étangs ou sur des crêtes plus élevées, des courtes et des plus longues. Mais tant qu’à marcher, je me dis que pour voir d’amples et jolis panoramas, il vaut mieux chevaucher les plus hautes crêtes possibles. Après tout les collines de Peyriac-de-Mer, ce ne sont pas les chaînes de l’Himalaya ! Seule entorse à cette envie de marcher toujours plus haut, il faut que je trouve un endroit abrité du vent pour pique-niquer car la tramontane a mis la « surmultipliée ». Pour cela, je suis obligé de quitter le chemin balisé en jaune, direction la plage du Plan pour un repas sur le sable à l’abri des tamaris et surtout des rafales déchaînées. La suite de la randonnée m’amène à la plage du Doul dont les embruns salés fouettent mon visage plus qu’il ne faut. Mes yeux pleurent sous tant de violence mais je poursuis le circuit en montant au Roc de Berrière, qui avec ses 74 mètres d’altitude constitue le point culminant. Face à la tramontane, je vais avoir un mal fou à finir, je marche courbé en avant sur les pontons de bois mais je suis récompensé car à l’arrivée, je suis accueilli par une multitude de jolies foulques macroules et des couples de colverts guère intimidés de ma présence. Comme je vous l’ai dit, vous n’aurez que l’embarras du choix dans les boucles à effectuer, longues ou courtes, hautes ou basses, il y en a pour tout le monde, petits et grands, le but étant de partir à la découverte de ce magnifique site préservé par les scientifiques mais attention, pas par les chasseurs qui planqués dans leurs postes s’adonnent encore à leur sport favori. Pas besoin de GPS, il vous suffira de suivre les balisages et les panneaux ou mieux de marcher selon votre instinct et votre humeur. Je sais qu’on est au pays du vent, mais avant de partir, écoutez la météo et si une forte tramontane est annoncée, un conseil restait chez vous à boire l’apéro ou une bonne bière, vous n’en ressortirez pas plus saoul que moi lors de cette petite excursion ! J’ai baladé un peu plus de 3 heures, arrêts inclus et j’ai fini par une courte visite des ruelles de Peyriac-de-Mer soit un total de 9 kilomètres parcourus. Si le musée archéologique est ouvert, vous pourrez terminer par là et voir ainsi divers objets qui ont été découverts à proximité dans un oppidum. Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous conseille l’excellent site Internet : http://capausud.wifeo.com/peyriac-de-mer.php  Carte IGN 2546 OT Narbonne Top.25

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