• Notre-Dame de Coral par le col de Malrems (1.131m) depuis Lamanère (770 m)


    L'ERMITAGE DE NOTRE DAME DE CORAL par jullie68 


    Dans notre département des Pyrénées-Orientales, quand on rapproche les mots « Lamanère » et « randonnée », inévitablement on pense aux « Tours de Cabrens ». En effet, cette balade aux trois célèbres tours à signaux avec départ de Lamanère est de loin la plus connue des catalans. J’aurai donc l’occasion d’y revenir pour vous la présenter dans ce blog mais comme le village est aussi le départ d’un grand nombre d’autres randonnées (il y passe le Tour du Vallespir notamment), aujourd’hui je vous emmène à l’ermitage Notre-Dame de Coral, dont selon les historiens la première pierre aurait été édifiée en 811 pour construire un simple oratoire voire une minuscule chapelle ! Depuis la chapelle a été agrandie et mérite vraiment d’être visitée, d’autant qu’elle s’inscrit dans un cadre enchanteur et dépaysant. Lors de cette jolie randonnée et comme s’il ne suffisait pas que Lamanère soit la localité la plus méridionale de l’hexagone (Eh oui !), nous allons partir encore un peu plus au sud, vers le Col de Malrems, sur la crête frontalière avec l’Espagne que nous chevaucherons sur quelques kilomètres. Pour rejoindre le point de départ, il faut d’abord traverser Lamanère (mot dérivé de La Menera, en français La Mine) et laisser sa voiture sur le parking qui fait face au village juste après l’aire de pique-nique. On continue une partie de la route bitumée à pied, on enjambe le pont où coule le ruisseau Lamanère et l’on retrouve une piste avec des panneaux signalétiques où est parfaitement indiqué le Col de Malrems. Attention, il faut partir bien à gauche vers le col et non pas à droite même si un panneau est déjà là pour vous indiquer Notre-Dame de Coral ! Ce n’est pas bien grave mais vous feriez seulement ma randonnée dans le sens contraire de celui indiqué ! Mais comme le chante si bien Nino Ferrer partons plutôt vers le sud. Mais ici, même si comme le dit la chanson «Le temps dure longtemps,  et la vie sûrement,  plus d'un million d'années, etc… » cela ne ressemble ni à la Louisiane ni à l’Italie (hum et encore !) mais c’est jolie tout de même !  En effet, la marche s’effectue dans une végétation luxuriante. D’abord dans une forêt de feuillus aux verts tendres où prédominent les châtaigniers, les hêtres et les chênes mais où cohabitent aussi de nombreuses autres essences. Puis la pente s’accentue et ce sont les  buis luisants et les sombres conifères qui prennent le relais au fil de la grimpette.  Rapidement on aperçoit les contreforts boisés de la Baga de Bordellat sur la gauche et devant et tout en haut, la jolie courbe ondulée du col de Malrems. Parfois, le sentier taille sa voie dans d’étranges roches dont le rouge tranche avec le vert omniprésent de cette splendide flore. Mais en arrivant au col, c’est toujours le vert qui prédomine avec une magnifique prairie qui apparaît au sortir de la forêt. De cette crête frontière (borne 521), de splendides paysages se dévoilent sur les deux versants espagnol et français. De là, on distingue parfaitement les tours de Cabrens. Au col, il faut prendre à droite une petite sente, pas évidente à voir dans les hautes herbes mais que l’on suit aisément grâce à un balisage parfois jaune puis rouge et bleu assez présent. Cette sente au bon dénivelé suit plus ou moins la frontière passant d’un pays à l’autre au gré de ses méandres. Malgré les bons raidillons qui se succèdent, les arrêts sur les beaux panoramas d’Espagne sont si fréquents qu’ils permettent aisément d’oublier tous les efforts consentis. Le sentier finit par atteindre une clôture et un enclos où paissent quelques vaches à la bonne saison. On enjambe la clôture que l’on va longer sur son côté droit dans une longue montée jusqu’au Pla de la Barraca. De cette haute butte, les paysages sont très beaux, tant du côté espagnol que du côté français avec notamment des vues superbes sur une grande partie du Haut-Vallespir mais aussi sur le Massif du Canigou. Puis on amorce une descente vers la Collade de Bernadeille (borne 520) où l’on retrouve une piste qui file à droite. Cette piste se dirige vers les hameaux miniatures de Case d’Amont et de Cal Poubill. Avant la ferme de Cal Poubill, on aperçoit en contrebas l’ermitage de Notre-Dame de Coral que l’on atteint aisément par la piste que l’on peut raccourcir en coupant à travers prés. Coral viendrait peut-être de Corail comme la couleur rouge des pierres que j’ai évoqué un plus haut dans mon récit. Transformé en gîte, le lieu est accueillant et respire la sérénité et le bien-être. Dommage qu’après cette brève visite, il faille déjà repartir. Le chemin qui passe ici et qui part à gauche de la chapelle est celui du Tour du Vallespir. Il file vers Lamanère que l’on atteint après une heure de marche. Prévoyez de partir pour la journée avec le pique-nique et de bonnes chaussures de randos ! Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

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