• Le Balcon de Céret (423 m) depuis Céret (158 m) (La Nogarède)

     
    LE BALCON DE CERET par jullie68
    BALCONCERETIGN

    Le Balcon de Céret est une balade pédestre bien connue des Cérétans mais également de nombreux autres marcheurs catalans. Elle constitue une « classique » pour tous les clubs de randonnées du département et désormais sa réputation va même bien au delà puisque certaines associations pédestres audoises ou héraultaises viennent parfois y user leurs godillots à l’occasion d’une visite de la Mecque du cubisme. L’été, les touristes le cheminent volontiers car ses portions ombragées en font une sortie pleine de fraîcheur plutôt agréable. . Enfin, comme de nombreuses  randonnées « incontournables », le Balcon de Céret figure dans plusieurs topo-guides régionaux. L’itinéraire est donc bien connu et pratiqué, parfaitement balisé et assez facile à entreprendre. En ce début du mois juin, Dany et moi sommes donc partis vers Céret pour tenter de comprendre ce qui pouvait attirer autant de monde sur ce balcon.  A toutes ces excellentes raisons, nous en avions quand même rajoutées trois autres avant de nous décider : la première et sans doute la meilleure, c’est que nous ne l’avions jamais réalisé, la deuxième, c’était sa distance plutôt modeste correspondant bien à ce que Dany était capable d’accomplir à cet instant compte tenu de ses diverses douleurs articulaires et enfin troisième et dernier motif, la description très incitative que l’historien Jean Tosti en faisait dans son blog consacré à la cité : "Une belle promenade est à faire au Balcon de Céret, par une petite route partant de la place des Tilleuls. Plus on monte, plus les points de vue sont merveilleux. Une balade à ne pas faire en voiture, ce serait du gâchis"Nous avons donc suivi les conseils de l’historien et les directives de notre topo-guide et c’est donc avec cet objectif de voir des points de vue merveilleux que nous avons rejoint Céret,  direction la rue de Nogarède et plus spécialement le parking du Mas éponyme. Ce dernier sert de centre de loisirs aux associations de la commune. Quelques panonceaux indicatifs de randonnées sont là sur le parking et notamment celui indiquant le départ du Balcon. La direction n’est pas réellement indiquée mais pour quelqu’un qui comme moi a pris soin de lire le topo-guide, il n’y a aucun problème puisque un autre panonceau indique très clairement la direction à prendre pour se rendre aux mas Falguerolles et d’en Poble se trouvant sur l’itinéraire. On remonte vers l’est la rue de Nogarède jusqu’à son extrémité puis à droite le chemin de Falguerolles. Après avoir cheminer le bitume au milieu de quelques belles villas, on atteint un dernier mas à quelques encablures de la forêt. On s’y arrête pour observer de bien étranges cactus joliment fleuris. Si j’emploie le mot étrange c’est parce qu’il y a quelques beaux spécimens d’Echinopsis aux superbes fleurs blanches et roses qu’on appelle parfois à tort « coussins de belle-mère » et plus couramment « Cactus Oursin » mais surtout, il y a plusieurs Figuiers de Barbarie montant en arbres et aux « raquettes » complètement inermes c'est-à-dire sans aucune épine ni poil urticant qu’on appelle des glochides.  Très étonné, je demande au propriétaire qui est là dehors si je peux lui chiper une « oreille de Mickey ». Il accepte bien volontiers et voilà que je casse une oreille au figuier et la glisse dans ma poche sans aucun problème. Bien ferme et absolument inoffensive pour la peau, elle va rester ainsi au fond de ma poche toute la journée, sans aucun problème.  Je remercie l’homme et nous poursuivons notre chemin vers le bois que nous atteignons très rapidement. Si de nouveaux panonceaux sont là à cette intersection de chemins indiquant clairement le « Balcon de Céret », nous optons d’abord pour la cascade malgré deux informations contradictoires qui en indiquent malgré tout la modeste proximité : 5 minutes pour l’un et 25 minutes aller/retour pour l’autre mais peu importe nous y allons quand même. Cette cascade c’est celle de Baussos dont j’ai entendu parler mais que je ne connais pas. Superbe, tranquille et rafraîchissante, nous allons nous y attarder à un point tel que nous aurions presque oublié que nous étions venus pour un autre motif : le Balcon de Céret. Pique-nique, photos et bains de pieds vont ponctuer ce long arrêt improvisé. Une heure et demi plus tard mais avec une paresse incroyable, nous estimons qu’il est temps de rebrousser chemin et de se consacrer à notre balade. Un sentier s’élève franchement dans une végétation de type maquis constitué principalement de bruyères arbustives, de cistes, de quelques lavandes à toupets et bien sûr des inévitables chênes qu’ils soient verts, blancs ou lièges. Au départ, les vues s’entrouvrent joliment sur Céret et sur ses proches alentours. Un peu plus loin, on profite de chaque ouverture pour observer des paysages un peu plus lointains vers la Plaine du Roussillon et les Albères notamment. Puis, les panoramas disparaissent et le sentier se faufile exclusivement dans une végétation plutôt épaisse. De toute manière, le sentier se faisant plus caillouteux, les yeux se consacrent essentiellement à examiner le sol et les pieds. 2 kilomètres plus loin et 200 mètres plus haut, on atteint le Mas d’en Poble, petit domaine paisible posé au milieu de prés verdoyants. Une large piste terreuse prend le relais du sentier mais atteint très vite l’asphalte d’une route que l’on emprunte vers la droite. Bien qu’en balade pédestre, le bitume ne soit jamais la panacée, ici, grâce aux décors plutôt variés et contrastés, de surcroît sur une portion plane,  on l’oublie assez vite : mas, cerisaies, parties forestières ombragées, panoramas lointains, prairies verdoyantes où paissent quelques moutons donnent à cette route un attrait incontestable. Ici, les points de vue merveilleux de Jean Tosti se dévoilent et on regrette simplement que le Canigou soit entièrement enveloppé d’un épais matelas nuageux le rendant ainsi invisible. 1.300 mètres plus loin,  on quitte le bitume au profit d’un étroit sentier qui descend dans un bois en direction d’un petit vallon et du Mas d’en Clic. Au fond du vallon, on enjambe le Correc de Nogarède, celui-là même où nous faisions « trempette » à la cascade de Baussos quelques heures plus tôt. Ce ruisseau dissocie la forêt de quelques vergers et terrains cultivés. Après le Mas d’en Clic, on retrouve le maquis et ici commence le sentier dit de la Porte de fer. La Porte de fer est un abri sous roche ayant été fréquenté depuis des temps immémoriaux et dans lequel les archéologues ont retrouvé des fragments de poteries ainsi que des pièces de monnaie romaines. Ce sentier longe un vieux canal d’arrosage aujourd’hui rafistolé de « bric et de broc » mais ayant eu en son temps ses heures de gloire. Taillé dans la roche et fonctionnant encore aujourd’hui, ce canal construit en 1866 captait ses eaux dans le Tech du côté d’Amélie-les-Bains. Chemin faisant, il alimentait toutes les fontaines du canton et pendant très longtemps, il a été le principal moyen d’irrigation de tout le Bas-Vallespir. Une stèle en hommage aux exploitants ayant financé sa construction s’élève sur la place des Ormeaux à Céret. Depuis ce canal, on profite de chaque fenêtre s’entrouvrant sur la cité puis le sentier finit par atteindre le goudron de la route Jean Caball. Là, sur la gauche, à moins de 500 mètres de distance, il y a une superbe table d’orientation vers laquelle on peut effectuer un rapide aller/retour avant de poursuivre entre murets, champs et jardins vers l’ancien couvent des Capucins cher à Frank Burty, peintre, créateur puis conservateur du Musée d’Art Moderne. Les premières maisons de Céret sont déjà là et la balade tire à sa fin. On emprunte la rue des Capucins puis à droite l’avenue d’Espagne en passant devant le stade et le lycée Déodat de Séverac. On poursuit l’avenue d’Espagne jusqu’au camping le Bosquet de Nogarède puis juste après le camping, on emprunte un escalier qui rejoint la rue de Nogarède.  La balade au Balcon de Céret est finie et nous ne regrettons pas de l’avoir accomplie. Selon le tracé enregistré dans mon GPS, cette boucle a été longue de 11km500 incluant bien sûr les allers et retours vers la cascade de Baussos et la table d’orientation ainsi que quelques divagations personnelles pour aller photographier une fleur des champs ou bien un oiseau. Je ne vous dirais pas le temps que nous sommes restés sur ce modeste parcours car même arrêts inclus vous trouveriez ça très exagéré voire ridicule. Enfin, en randonnée, l’essentiel n’est-il pas de prendre du plaisir ? Nous en avons pris ! Carte IGN 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25. 

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