• Le Balcon de Bethmale (1.729m) depuis l'étang de Bethmale (1.060 m)


    Voilà une courte boucle de 14 kilomètres au cours de laquelle vous allez découvrir de magnifiques sites et voir de très beaux paysages. Mais attention, ici court ne veux pas dire facile car avec ses 680 mètres de dénivelé, il faut mériter ces découvertes et il est donc nécessaire de faire quelques efforts significatifs, même s’il est vrai que pour les randonneurs ariégeois habitués à avaler les gros dénivelés du Mont Valier, ma randonnée, que j’ai intitulé le Balcon de Bethmale, ne représente qu’un petit hors-d’œuvre. Personnellement, je prends pour point de départ le splendide et étrange étang de Bethmale (1.060 m), (étrange car habité d’une jolie légende à lire à la fin de cet article) où si le cœur vous en dit, vous pourrez avant de partir randonner et moyennant quelques euros, tremper le fil pour capturer quelques belles truites. Mais sachez qu’ici il y a peu de chance que vous attrapiez une truite sauvage saumonée comme il y avait dans le « bon vieux » temps, car la plupart d’entres-elles ne sont là qu’à cause des nombreux lâchés qui y sont pratiqués. D’ailleurs, l’étang lui-même n’est pas vraiment sauvage car aucun cours d’eau ne vient l’alimenter. La suite est d’une grande simplicité puisqu’au lac, il suffit d’emprunter le célèbre GR.10 qui file vers le col de la Core (1.395m) et un panonceau est là pour vous indiquer la marche à suivre. Les premières difficultés apparaissent avec les premières montées, mais si le ciel est bleu et le temps clair, monter vers le col de la Core sera un vrai régal. Au sortir du bois de Crabère, les panoramas merveilleux s’entrouvrent sur le large vallon de Bethmale et face à soi, le rocailleux Tuc d’Eychelle avec ses 2.315 mètres, fait « son intéressant ». Avant le col de la Core, le G.R.10 suit parallèle la D.17 puis la quitte dans quelques lacets. Souvent, vos pas hésiteront entre le vrai chemin parfaitement balisé des traditionnelles couleurs blanches et rouges et ces petites caminoles laissées par les vaches ou les chevaux de Mérens. Au col, votre regard bascule sur l’autre vallée, celle de Seix et sa somptueuse forêt domaniale mais surtout sur un panorama extraordinaire vers une vaste partie des sommets frontières des Pyrénées Ariégeoises. Ici sur le côté gauche du col, celui du Cap de Bouirex, des poteaux originaux ont été dressés et servent en quelque sorte de tables d’orientation individuelles pour vous faire découvrir tous ces pics.  Mais c’est de l’autre côté du col qu’il vous faut partir par une étroite sente qui file à droite en direction du col d’Eliet (1.683m). Ce chemin, c’est en partie le « Chemin de la Liberté » qu’empruntaient tous ceux qui, pendant la guerre de 39-45, fuyaient le nazisme et ses exactions. Ici, les choses sérieuses commencent sur le G.R.10D que vous cheminez vers le col d’Eliet. Au début, il grimpe vers une ligne de crêtes et alterne parties rocailleuses et pelouses d’altitude sur un chemin en balcon sur la vallée de Bethmale. On finit par atteindre le point culminant, 1.729 m selon mon GPS, de cette jolie boucle avant le col d’Eliet. La sente redescend puis hésite sur de courts dos d’âne.  En dessous, votre ligne de départ apparaît, jolie flaque couleur bleu acier au milieu d’un océan de verdure. Pourtant, au départ ce miroir était plutôt couleur turquoise ! Après, le col d’Eliet et sa jolie cabane, la sente descend définitivement à travers la forêt de Cadus. On coupe la piste qui, depuis l’étang, monte  à la cabane de Campuls. Cette piste qui est largement utilisée par tous les troupeaux qui montent en transhumance vers le merveilleux cirque de Campuls, on la quitte pour un sentier sinueux qui aboutit vers le fond de l’étang. Comme toutes les boucles, cette randonnée peut-être effectuée dans le sens inverse, en partant vers le col d’Eliet, elle n’en sera pas moins facile car le point culminant correspond sensiblement à la moitié du parcours. Arrêt compris, je vous conseille de consacrer une journée pour effectuer cette boucle. Si vous avez le temps, vous consacrerez une autre journée pour aller à la pêche mais attention à cette étrange légende qui règne ici : "Il y a très longtemps, une vilaine sorcière vivait cachée à l’étang de Bethmale. Chaque jours, elle ennuyait les habitants des alentours. Un beau jour, les bethmalais exaspérés montèrent vers le lac avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège tendu par les villageois, l’horrible sorcière sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers". Carte IGN 2048 OT Aulus-les-Bains-Mont Valier Top 25.

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