Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

col bigues

Le Petit Balcon d'Urbanya (1.359 m) depuis Urbanya (856 m)

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de la sublime musique "Moon River" du compositeur Henri Mancini, paroles de la chanson de Johnny Mercer. Musique et paroles destinées au film de Blake Edwards "Diamants sur canapé", en anglais "Breakfast at Tiffany's" (1961) dont les acteurs principaux étaient Audrey Hepburn et George Peppard. Ici la musique et la chanson sont respectivement jouées ou chantées par Danny Williams (chant), Audrey Hepburn (chant), Elton John (chant et piano),  Fred Schultheiss (harmonica), The Hollywood Strings (orchestre), Henry Mancini and son orchestre

Le Petit Balcon d'Urbanya depuis Urbanya

Le Petit Balcon d'Urbanya depuis Urbanya

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. Cliquez 2 fois pour un plein écran.

 


 

Avec ce « Petit Balcon d’Urbanya », voilà une nouvelle balade de ma composition à partir de mon village devenu désormais fétiche. Une balade à la fois originale dans son parcours, et inédite sur mon blog, mais qui emprunte des chemins qui eux ne sont pas , ni inédits, ni originaux : chemin de Saint-Jacques, Serrat du Calvaire et de Miralles, col de Les Bigues et chemin de l’Ourriet. Voilà quelques noms, si vous suivez régulièrement mon blog, qui sonneront à vos oreilles car ils sont loin de vous être inconnus. Si cette randonnée, je l’ai intitulée le « Petit Balcon d’Urbanya », c’est en référence à une autre que j’avais intitulée « Le Balcon d’Urbanya ». Cette randonnée-ci est bien moins longue, moins haute en élévations et démarre d’Urbanya et non pas de Nohèdes comme la précédente. Mais attention, moins longue et moins haute ne signifie pas facile et sans dénivelé. Non, ce « Petit Balcon d’Urbanya » est une vraie balade pédestre avec ses sentiers, ses pistes forestières, sa déclivité, ses difficultés et une distance qui est tout de même de 10,5 km pour un dénivelé de 500 m environ. Comme souvent à Urbanya, en ce jeudi 2 août, le Chemin de Saint-Jacques fait office de ligne de départ. Ensuite le sentier s’élève au sein de la garrigue vers les lieux-dits Serrat de Calvaire, Serrat de l'Homme, Clot del Baro, Cubera et Serrat de Miralles. Comme toutes mes balades, l’objectif, outre celui physique de marcher et de prendre un grand bol d’air, est d’aller à la rencontre de la Nature avec un grand « N ». La Nature m’offrira ce qu’elle veut et dans tous les cas et quoi qu’il arrive, je suis preneur. Aujourd’hui encore, les papillons sont de sortie en très grand nombre et je me demande si cette hyper présence n’est pas directement proportionnelle à la rareté des oiseaux ? Moins d’oiseaux, plus de chenilles et résultat plus de papillons ! C’est en tous cas, le constat permanent que je fais cette année et ce, depuis que je séjourne à Urbanya soit 2010. Dans le Haut-Conflent, je ne suis pas le seul à délivrer cette analyse. En France non plus et des organismes comme la Ligue pour la Protection des Oiseaux et le Muséum d’Histoire Naturelle s’en inquiètent bougrement. Au lieu-dit, les pommiers du Clot Baro, et au pied même d’un pommier largement chargé de fruits, je découvre un marcassin mort. Ce n’est pas un nouveau-né loin de là ! De quoi est-il mort ? A priori rien ne permet de le dire car son décès paraît récent et il est presque intact. Il semble avoir une petite plaie au cou que la vermine a déjà légèrement entamée. Rien d’autre apparemment. Acte de braconnage car la chasse est fermée ? Maladie ? S’est-il accidentellement saigné à une clôture de barbelés ? Je reste avec mes questions et laisse le jeune animal à son destin que la nature va se charger de faire disparaître si vite. Les insectes vont continuer à s’occuper de lui, puis les charognards le termineront. Ici, ce n’est pas ce qu’il manque : vautours et autres rapaces comme le milan et le gypaète par exemples, ou bien encore des corbeaux ou des corneilles. Chez les mammifères, il y a des opportunistes comme le renard, la fouine voire le blaireau ou plus rarement le chat sauvage. Après cette triste découverte, je poursuis la montée vers Miralles. Panoramas grandioses, jolie flore et faunes hétérogènes mais presque essentiellement entomologiques sont comme toujours au rendez-vous de cette fin de montée. Quand je finis par atteindre la piste au pied du Serrat de Miralles, c’est un beau troupeau de vaches gasconnes qui m’y accueille. Toujours prudent dès lors que les mères ont leurs veaux près d’elles, je marche lentement et m’écarte au maximum pour éviter de les effrayer. Tout se passe bien. Une fois encore, cette piste qui file vers le col de Les Bigues se transforme pour moi en un inventaire des lépidoptères du Haut-Conflent. Seuls un beau lézard vert, un renardeau malingre, quelques oiseaux et de jolies fleurs viennent changer cet agréable mais sempiternel recensement La faune est désormais si présente que j’en oublie de photographier les paysages pourtant si amples. Sur ma droite, le flanc du Serrat Gran déroule sa merveilleuse forêt aux essences si variées et donc si différemment colorée. Si quelques fleurs subsistent encore, les cistes à feuilles de laurier sont en fin de floraison et leurs fleurs blanches aux corolles si fines et si légères tombent comme des flocons de neige dès lors que je les touche à peine. Comme souvent aussi, et comme je l’avais fait lors de ma précédente balade à la « Font de la Serra de la Barbera », le col de Les Bigues fait office de table de pique-nique sinon improvisée, tout du moins souhaitée. Mon estomac crie famine. Je m’installe à l’ombre de pins à crochets et sur un tapis de ramilles que je prends soin de recouvrir d’un épais papier-bulles. Si ce n’était la présence d’opulentes fourmis des bois qu’on appelle « formica rufa », c'est-à-dire « fourmi rousse », je me ferais bien une petite sieste. Un trop copieux déjeuner comme celui que je viens d’engloutir n’est jamais trop bon pour marcher et le silence et le calme ambiant sont des provocations à se laisser tomber dans les bras de Morphée. Mais non ! Ce lit en « formica » est bien trop inconfortable et surtout agressif. Je repars, cette fois tout en descente par la piste DFCI C057. Elle m’entraîne sur ce large chemin qui se termine dès lors que l’on aboutit dans le Correc du col del Torn et à la côte 1234 sur la carte I.G.N. Dans l’immédiat, il me faut descendre sur ce large chemin que j’avais pris l’habitude de découvrir si bien débroussaillé mais sur lequel aujourd’hui me voilà contraint de zigzaguer au milieu des hauts genêts, des fougères et des cistes quand ce n’est pas des ronciers qui s’entortillent dans mes chevilles. Cette végétation expansive, je ne l’avais jamais découverte ainsi et notamment lors de ma balade que j’avais intitulée « le Chemin de l’Ourriet ». Par bonheur, quelques mésanges sédentaires et des serins de passage me font oublier ces difficultés végétales. Un peu plus loin, dans le Correc de la Sardana, c’est une autre musique que se fait jour. Elle prend la forme non pas d’une danse mais d’une laie accompagnée de quatre ou cinq de ses rejetons. Caché que je suis dans les fougères du bord du chemin, ils ne peuvent pas me voir mais comme ils déambulent dans le bois se trouvant en contrebas, les photographier au travers des arbres devient hypothétique. Comme le ferait un Indien, je me laisse glisser doucement le long du talus et dans un silence de cathédrale, je descends dans le bois moi aussi. Ils sont à une quinzaine de mètres seulement mais dans ce sous-bois bien sombre peu propice à une parfaite exposition photographique, faire une bonne mise au point est assez galère. C’est d’autant plus galère que les marcassins assez vifs courent dans tous les sens et le plus souvent dans les hautes fougères qui encadrent le ruisseau. La mère, elle, paraît plus paisible. Elle erre en fouinant le sol de son groin sans jamais s’alerter de ma présence si proche. Le manque de luminosité et les arbres sont les seules entraves aux photos que j’ai bien envie de faire et de réussir. Ce joli spectacle va durer 10 bonnes minutes mais peu à peu la petite harde descend en longeant le correc jusqu’à disparaître dans une végétation bien trop dense en contrebas. Je m’empresse de vérifier si quelques-unes de mes photos sont correctes puis plutôt satisfait je remonte le sous-bois puis le talus. Hyper joyeux de ce divertissement faunique que je viens de vivre, il ne me reste plus qu’à poursuivre ma balade. La présence d’une ruine sur ma gauche m’indique que le Correc du col del Torn n’est plus très loin. Ici, près de ce correc, je sais les difficultés qui m’attendent car le minuscule sentier qui descend vers l’Orriet n’est jamais facile à cheminer. Il est plus ou moins parallèle au ruisseau. Si ce sentier a bien existé ; la présence de murets en pierres sèches qui l’encadrent parfois en étant les preuves formelles ; il n’a jamais été réellement ni défriché ni retracé. Du coup, il faut surtout ne pas speeder et être vigilant à rester sur le sentier le plus emprunté. Ce sont les seules conditions pour atteindre sans trop d’encombres la clairière qui se trouve à la confluence des correcs de Gimelles et du col del Torn. Pas si simple, même quand comme moi on y est passé à diverses reprises. Le perdre, c’est se créer un challenge supplémentaire mais comme il faut continuer à descendre en gardant à l’esprit le correc del Torn, on finit toujours pas y parvenir. Par la suite, le sentier devient nettement plus visible même si le débroussaillement n’est pas toujours au top. Un chevreuil détale, s’arrête entre les arbres puis détale à nouveau. Son bref arrêt ne m’a laissé que quelques secondes pour faire une photo, mais par chance, sa tête apparaît bien droite entre deux troncs. Après cette vision si furtive, je laisse sur la droite l’imposante ruine de l’Orriet puis je continue de descendre sur cette étroite sente qui file en balcon au dessus de la rivière d’Urbanya. Ici, le « tyran d’eau » que je suis ne peut jamais s’empêcher d’aller piquer une tête dans une petite « marmite du diable ». C’est ce que je fais aujourd’hui tant la chaleur est de mise et ce malgré une météo orageuse qui a pris le dessus. Ici les cascades et les petites cuvettes d’eau claire, mais toujours un peu fraîches, sont légions. On a l’embarras du choix, même si la descente vers la rivière puis sa remontée nécessitent toujours une grande prudence. Pour moi, en été, c’est toujours un grand plaisir d’aller me baigner en amont du village et ce d’autant que j’y photographie toujours une faune et une flore qui ne sont très souvent qu’aquatiques : libellules qu’on appelle « demoiselles », grenouilles et certains papillons des bois humides. Après la baignade, j’adore aller visiter ce que j’appelle désormais la « maison des Draculas », un orri  oublié des hommes mais très souvent occupé par une colonie de Rhinolophes. Ces chauves-souris, sont des animaux extrêmement vulnérables et bien évidemment protégés, et de ce fait, j’essaie de les déranger le moins possible. Deux à trois fois dans l’année au maximum car j’ai le sentiment qu’il y a les grands rhinolophes au printemps et les plus petits en été. Dès lors que j’ai quelques photos correctes, cela suffit à mon bonheur. Je m’assieds à l’entrée de l’orri et je tente de les photographier sans utiliser le flash. Ce n’est pas évident mais c’est la seule condition pour qu’ils ne se sauvent pas en plein jour de leur habitat où ils s’accouplent. Une fois encore, grâce à cette faune bien diversifiée, où sangliers, chevreuil, renard, papillons, lézards ont été de la partie, ce « Petit Balcon d’Urbanya » a tenu toutes ses promesses. En définitive, quand j’observe mes photos, les oiseaux avec une belle variété ont été bien plus présents que je ne l’avais craint au départ. Quand aux papillons toujours les plus nombreux sur les photos, j’en ai recensé 46 différents si je ne tiens pas compte du sexe de certains dont la femelle et le mâle sont parfois bien différents. Cela signifie, qu’en ce 2 août et si je tiens compte des papillons que je n’ai pas pu photographier, c’est au moins 60 voire 70 papillons d’espèces bien différentes qui étaient présents autour et dans ce vallon d’Urbanya. Un chiffre record sans doute ! La déclivité modérée de 503 mètres et les amples panoramas que l’on aperçoit constamment tout au long du circuit justifie pleinement son nom de « Petit Balcon ». Il faut enfin noter que cette balade n’emprunte que la partie ensoleillée du vallon, c'est-à-dire la « solona » ou « soulane ou adret » en français. Ce qui veut donc dire que si vous partez avec une prévision météo donnée comme « ensoleillée » pour toute la journée, au printemps et en été, les rayons du soleil vous accompagneront tout au long de la balade. Alors prévoyez de l’eau suffisamment, des lunettes de soleil et la crème dermique protectrice appropriée. Cette randonnée telle qu’expliquée ici a été longue de 10,5 km. Selon mon G.P.S, les montées cumulées ont été de 1.010 m. Le dénivelé est de 503 mètres entre le point le plus bas à 856 m à Urbanya et le plus haut à 1.359 m au col de Les Bigues. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

 

 

Partager cet article
Repost0

Le Serrat Gran (1.430 m) depuis Urbanya (856 m)

Publié le par gibirando



Ce diaporama est agrémenté de de la chanson d'Eddy Mitchell "Rio Grande". Elle est interprétée ou jouée par Yvon (chant), Olivier Moulin (harmonica),  Paul Contamine (clavier électrique) 
LE SERRAT-GRAN
SERRATGRANDIGN
Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Le Serrat Gran est, contrairement à son nom, un modeste sommet du Haut-Conflent à 1.430 mètres d’altitude dont sa crête sert de délimitation entre les territoires d’UrbanyaConat et Mosset. Au delà de son altitude elle même, je suppose qu’il doit surtout son nom à sa position géographique car dans des temps plus anciens, il était sans doute le passage à franchir le plus court mais aussi le plus élevé pour les villageois qui voulaient se rendre d’un village à un autre. Je vous parle bien sûr d’une époque où les routes carrossables et les pistes forestières n’existaient pas et à laquelle les seuls moyens de communications étaient certainement des sentiers muletiers. Présent à Urbanya en ce début du mois d’avril, c’est vers ce sommet, dont j’aperçois un bout du versant sud depuis ma maison, que je m’étais tourné ce matin-là pour réaliser ce qui aurait du être une courte randonnée mais qui c’est transformé au fil du parcours en une longue virée.  Ce long périple, vous ne serez pas obligés de l’accomplir, hors mis peut-être si le plaisir de marcher et le désir de découvrir sont aussi ardents que les miens. Je mentionne d’ailleurs sur la carte jointe à cet article, la boucle initialement envisagée vers le Serrat Gran ainsi que le parcours réellement accompli. Vous aurez donc le choix entre les deux options. Cette randonnée au Serrat Gran, j’aurais pu l’intituler « Au dessus des ravins » mais comme peu de gens connaissent ce sommet et qu’il était le point culminant de la balade préalablement prévue, j’ai préféré lui conserver la faveur du titre de mon article. En effet,  sur cet itinéraire, on chevauche le véritable relief du Conflent, c'est-à-dire cette zone intermédiaire très vallonnée que l’on appelle « piémont pyrénéen » se situant entre la bordure méditerranéenne et ses plaines et les premiers hauts sommets des Pyrénées. Ici, les ravins sont si nombreux que le regard est presque systématiquement porté vers eux, c'est-à-dire vers le bas plutôt que vers l’horizon ou les montagnes.  J’en ai dénombré une bonne quinzaine, courts ou longs, profonds ou pas mais heureusement plus souvent aperçus que franchis. Pourtant sur ce parcours où les panoramas sont le plus souvent à 360°, l’horizon et les montagnes environnantes se dévoilent magnifiquement et notamment vers un Canigou enneigé tout simplement extraordinaire à cette époque de l’année. Mais rassurez-vous, il n’y a pas que le Canigou à observer et d’autres montagnes comme les massifs du Coronat ou du Madres sont également bien visibles. Sans compter qu’à cette saison, la flore et la faune se réveillent magnifiquement, offrant des intérêts supplémentaires insoupçonnés aux randonneurs de ce circuit original. Tout démarre une fois encore d’Urbanya, village qui se pare de blanc en cette saison grâce à ces nombreux cerisiers, pommiers et autres arbres fruitiers en fleurs. Le départ est similaire à la randonnée du « Serrat de Calvaire » déjà décrite dans ce blog. Ensuite, il y a bien sûr un itinéraire quelque peu différent que je vous décris ci-après. On laisse son véhicule sur le parking, on franchit le pont puis on emprunte le Chemin de Saint-Jacques qui part à droite de la mairie et monte entre quelques maisons. Après la dernière habitation, devant un garage fait de tôles et de planches, on prend le sentier qui monte à gauche. Là, on va suivre la sente la plus évidente qui va s’élever et redescendre au fil des petites ravines que l’on franchit allégrement. La principale ravine est occupée par un bois où coule l’étroit « Correc » de Vallurs.  Après avoir enjambé ce petit ruisseau, le dénivelé s’accentue et il ne va pratiquement plus cesser jusqu’au sommet du Serrat Gran sauf peut-être en passant près d’une immense ruine qui arrive très vite où il s’aplanit quelque peu. Lors du tour du Serrat de Calvaire, je m’étais déjà posé la question de savoir si cette grande ruine n’était pas le hameau de Saint-Jacques figurant sur les cartes Cassini ? A ce jour et malgré quelques recherches complémentaires, je n’ai toujours pas la réponse à cette question.  Devant ces vestiges, on est donc toujours sur l’itinéraire que j’avais décrit pour faire le tour du Serrat de Calvaire et il va en être ainsi jusqu’à la côte 1098 de la carte IGN, non loin du Roc de Jornac. C’est à ce point précisément qui offre des vues sublimes sur le Massif du Canigou que les deux itinéraires différent. Au lieu de suivre, le large chemin qui part en épingle à cheveux, on va lui préférer le petit « cami » débroussaillé qui longe la clôture à main gauche. Cette clôture, on ne va plus la quitter jusqu’au sommet du Serrat Gran et même un peu plus loin jusqu’au Col de les Bigues, rendant ainsi cette ascension d’une simplicité déconcertante. Je tiens tout de même à préciser que j’ai utilisé sciemment le mot « simplicité » plutôt que « facilité » car la déclivité s’accentuant nettement, la « grimpette » se mérite ! Mais grâce aux multiples panoramas, on oublie facilement les affres de l’effort à accomplir. En effet, en marchant le plus souvent dans une végétation rase composée essentiellement de cistes à feuilles de lauriers et de maigres et rares genêts, on aura en permanence le regard absorbé par le spectacle se dessinant de tous côtés : forêts domaniales des Réserves Naturelles, Canigou, Coronat, Escoutou, Pelade, Madres, Portepas,TornPla de Vallenso (Balençou) et toujours d’immenses ravins vertigineux qui descendent pour rejoindre les vallons où coulent les principales rivières de la contrée, à savoir Urbanya et Callau. Cette dernière rivière finissant par rejoindre le Têt, son affluent majeur à Ria. Si le sentier monte très raide, il  monte en tous cas toujours très droit jusqu’au sommet du Serrat de Miralles (1.377 m). Par temps clair, ce qui n’était pas vraiment le cas, le ciel étant plutôt voilé ce jour-là, vous aurez des vues sur le lac bleuté du barrage de Vinca et bien plus loin encore vers le Roussillon et la Méditerranée. Vers le nord, quelques sommets dominant la Vallée de la Castellane apparaissent et notamment le Pic del Rosselló gravi dernièrement et récemment expliqué dans ce blog. Ici, au sommet du Serrat de Miralles, on est quasiment au centre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes alors malgré un ciel laiteux, le spectacle est tout de même saisissant et splendide. Avec un tel tableau devant les yeux, ajouté à une terrible fringale,  j’en ai profité pour entamer très sérieusement mon casse-croûte gardant mon dessert pour le Serrat Gran bien visible car à seulement quelques foulées. J’ai mangé sous un véritable concert de chants mêlés orchestré par des oiseaux de toutes sortes et en sortant mes jumelles de leur fourreau, j’ai pu reconnaître : mésanges, serins, chardonnerets, pipits, fauvettes, pinsons, rouges-queues, bruants, etc…  Tout ce petit monde virevoltait d’arbres en arbres dans le joli Bois d’Estarder, rendant encore plus agréable cette halte anticipée. Beaucoup plus haut dans le ciel, quelques grands rapaces sont entrés dans la partie et se sont mis à tournoyer sinistrement au dessus de ma tête. Je ne pense pas qu’il s’agissait d’aigles royaux car il y en a paraît-il très peu dans le massif du Madres-Coronat alors en raison de leur grand nombre, plus d’une dizaine et de leurs caractéristiques, j’ai pensé à des Vautours fauves. Une fois rentré à la maison, l’agrandissement d’une photo sembla me confirmer cette idée : ailes larges et plutôt sombres où les plumes extrêmes étaient amplement écartées, poitrails plus clairs chez certains sujets et queues carrées courtes et noires. Alors, devant cet incroyable spectacle ornithologique et toujours à l’affût de quelques belles photos animalières, il a fallu que je me pousse un peu pour quitter ce joli mirador. Tout en continuant à longer la forêt, j’ai pris la direction de l’objectif du jour. A l’orée de grands pins mais planté de jeunes sapinettes, le Serrat Gran est un belvédère moins intéressant car moins ouvert sur de larges panoramas que le Miralles. Aussi après m’être délecté d’un « Flamby » et d’une compote de pommes, j’ai rapidement amorcé la descente vers le col de les Bigues en m’enfonçant pleinement dans la forêt pendant quelques minutes. En arrivant au col, il était seulement midi passé de quelques minutes et malgré un ciel se couvrant de gros cumulus blancs du côté du Madres et du Coronat, je n’avais pas franchement envie de redescendre vers Urbanya pour terminer si tôt cette belle balade. Alors j’ai poussé jusqu’au col del Torn (col de Tour) et j’ai refait à l’envers cette magnifique randonnée que j’avais intitulé le « Balcon d’Urbanya ». Il emprunte un tronçon du Tour du Coronat avant de redescendre sur le village. Comme je l’ai dit en préambule, rien ne vous obligera à faire de même et à ce moment-là, il vous suffira de redescendre du Col de les Bigues vers Urbanya en empruntant un des différents sentiers qui y mène : soit ceux des Escocells selon leur état d’embroussaillement soit celui du Clot del Baro, souvent le plus praticable mais le plus long. Je précise que cette randonnée au Serrat Gran qui longe en grande partie les clôtures qui délimitent les territoires d’Urbanya, Conat et Mosset (tracé fait de petits points sur les cartes IGN) n’est réalisable que si les sentiers qui les côtoient ont été défrichés, ce qui était le cas le jour où je les ai empruntés. Je pense qu’ils sont débroussaillés régulièrement car j’y ai rencontré un agent ONF qui lui-même longeait la clôture entre le Serrat Gran et le Serrat de Miralles pour effectuer des relevés.  En conséquence, je présume que cet agent ONF est habitué à cheminer ces sentiers. Si au Col de les Bigues, on fait le choix de redescendre sur Urbanya, on aura effectué une courte boucle d’une dizaine de kilomètres environ, pour un dénivelé de 580 mètres mais des montées cumulées de 830 mètres. En ce qui concerne la suite de ma balade que j’ai accomplie ce jour-là, j’avoue que j’ai été comblé au delà des mes espérances car quelques animaux très intéressants se sont montrés très indulgents envers moi, acceptant sans trop rechigner d’être photographiés : un superbe et trop rare lézard ocellé et un magnifique renard avec encore son pelage d’hiver notamment. Pour cette seconde partie, je vous précise que la boucle réalisée ce jour-là est longue d’environ 17 kilomètres et pour le reste, je vous renvoie à la carte IGN et à mon diaporama. Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25. 

 

Enregistrer

Partager cet article
Repost0