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La stature ?

Publié le par gibirando

La stature ?


 

Vous pourriez penser que l’extra-pédestre que je suis à une préférence pour Jacques  « Cheminade » voire pour le parti  «  En Marche»  d'Emmanuel Macron. Eh bien non, les mots «  marche et Cheminade » me plaisent beaucoup mais je ne vais pas voter uniquement parce qu’un candidat a un nom qui évoque le plaisir de cheminer ! Voter c’est un parcours bien plus tortueux qu’un simple itinéraire de randonnée et à vrai dire, moi je m’y égare bien plus facilement. Je m’y égare comme jamais !

 

A deux jours du premier tour de la présidentielle, je suis toujours aussi indécis quand au choix du bulletin que je vais mettre dans l’urne. Il y aurait selon les médias des petits candidats et des grands.  Alors bien sûr comme des millions de français, j’ai regardé ces fameux débats avec les 11 candidats et j’y ai vu 9 hommes et 2 femmes, rien de plus et rien de moins. Des candidats différents mais nous le sommes tous que je sache. Avant de m’installer dans mon fauteuil, je m’étais dit « voyons voir si un ou plusieurs candidat(e)s a ou ont la stature ! », sous-entendu la stature d’un président de la république. J’ai regardé les débats et selon la définition que je donnais à ce mot, trois heures plus tard, j’étais toujours aussi perplexe : selon moi aucun n’avait « l’envergure » ou la « carrure » pour résoudre les problèmes les plus graves de la France, pour discuter d’égal à égal avec « les grands » de ce monde, pour trouver la meilleure solution le jour où un désaccord éventuel surgira avec nos partenaires ou adversaires. Pour un président, je suppose que gérer des désaccords et tenter de les résoudre doit être « son pain quotidien ». Il doit être préparé à cela mais il doit le faire, c’est son job. Or, désolé mais aucun candidat ne m’avait vraiment convaincu.

 

J’en étais là à la fin de l’émission. Puis le lendemain, je ne sais pas pourquoi, j’ai réfléchi à ma position et j’étais même disposé à la remettre en cause et pour bien commencer, je me suis dit : « mais au fait ai-je une bonne définition du mot « stature » et surtout quelle est-elle exactement ? ». Dans « Google recherche », j’ai tapé « stature définition ». Autant l’avouer les définitions trop succinctes données par le Larousse ne m’ont rien apporté de plus : « hauteur de la taille de quelqu’un ou d’un animal », « caractère, importance de quelqu’un ». Je suis donc parti voir ce qu’en disait le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (C.N.R.T.L) et là, comme très souvent, les définitions sont beaucoup plus développées. Elles sont au nombre de trois :

 

-          « Hauteur que présente le corps d'un homme en position debout, d'un animal dressé, considérée dans           l'effet qu'elle produit. »

-          « Aptitude à se tenir debout ».

-          « Dimension, élévation, valeur que présente sur le plan moral une personne, une collectivité ».

 

Après avoir lu toutes ces définitions et leurs développements, je me suis dit que l’idéal serait un homme ou une femme qui réunirait ou se rapprocherait des trois définitions en même temps, car au fond ma propre définition en était un condensé. N’y a-t-il pas un proverbe qui dit « la taille engendre le respect même chez un imbécile » ?

 

Concernant les tailles des candidats les voici et j’y adjoins leur âge car on peut estimer que l’aptitude à se tenir debout longtemps peut éventuellement être lié à ce critère.

 

Nathalie Arthaud 1,64 m – 47 ans

Jacques Cheminade 1,67 m – 75 ans

Benoît Hamon 1,69 m – 49 ans

Philippe Poutou 1,71 m – 50 ans

Emmanuel Macron 1,73 m – 39 ans

Jean-Luc Mélenchon 1,74 m – 65 ans

Marine Le Pen 1,74 m – 48 ans

François Fillon 1,75 m – 63 ans

Nicolas Dupont-Aignan 1,81 m – 56 ans

Jean Lassalle 1,89 m – 61 ans.

François Asselineau 59 ans. Sa seule taille que j’ai trouvé sur le Net est 1,61 m ce qui bien entendu est faux puisqu’il suffit de regarder la photo prise lors du débat pour constater qu’il est un peu plus grand que Dupont-Aignan et presque aussi grand que Jean Lassalle, le plus grand d’entre tous avec son mètre quatre vingt neuf. Il peut y avoir un effet d’optique car il est devant mais on peut aisément penser que sa taille se situe autour de 1,85 m voire plus ce qui fait de lui le 2eme candidat en terme de stature.

 

La stature ?

 

 

La stature serait donc la « hauteur que présente le corps d'un homme en position debout, considérée dans l'effet qu'elle produit » .Je sais que les élections ne sont ni un jeu ni des statistiques mais amusons-nous à éliminer les candidats selon le critère moyen de la taille en France : 1,79 m pour un homme et 1,65 m pour une femme. Chez les hommes, il ne reste que 3 candidats : Dupont-Aignan, Asselineau et Lassalle. Chez les femmes, Arthaud est éliminée mais notons que Marine Le Pen est 10 cm au dessus de la moyenne. Sur le seul critère de la taille, il resterait donc 4 candidats sur 11 qui aurait une « stature » satisfaisante selon la première définition, celle qui engendrerait le respect de ceux qui les regardent sans même les connaître.

 

Deuxième définition : « aptitude à se tenir debout » que l’on peut sous entendre comme une « aptitude à rester debout ». Sauf erreur de ma part, tous les candidats disposaient d’un tabouret mais j’ai noté que seul Philippe Poutou en avait fait usage au cours du débat. Apparemment, il a été le seul à ne pas tenir la station debout très longtemps devant son pupitre, éprouvant la nécessité de s’asseoir et de rester ainsi jusqu’à la fin. Ça peut s’expliquer car il est le seul à être ouvrier et donc a avoir un travail pénible dans une usine, mais je considère néanmoins que c’est un mauvais point car ça fragilise bougrement sa façon d’être et donc sa stature. Il est doublement éliminé. Trop petit, peut-être trop fragile et donc pas suffisamment performant.

 

Il reste donc 4 candidats confrontés à la 3eme définition : « Dimension, élévation, valeur que présente sur le plan moral une personne, une collectivité ». Oublions les collectivités car tous les candidats ont leur parti voire leur mouvement et attachons nous à la hauteur morale de leur personne.

 

Marine Le Pen : Au regard des affaires et si on fait abstraction de la présomption d’innocence, il faudrait l’éliminer. Le 30 mars, le Monde n’écrivait-il pas « des documents trouvés au siège du Front national, et consultés par « Le Monde », font état de la volonté du parti d’extrême droite de se financer grâce au Parlement européen » or dans ce même article on note que le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just avait prévenu Marine Le Pen de certaines difficultés que rencontrait le parti lui proposant une solution et lui écrivant la note suivante : « « Ma chère Marine, voici les comptes 2013 et une présentation un peu différente faite par moi-même. En 2013, les dépenses ont été mensuellement de 100 000 euros plus élevées que prévu »…… « Dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires. ». Attendons le verdict de la justice mais si c’est vrai, on serait loin de la moralité souhaitable ! Je me méfie des médias qui n’ont pas la même couleur politique car on est en droit de se demander comment ils ont eu des informations aussi précises et avant même la justice, alors qu’il devrait y avoir le secret de l’instruction ! Alors problème réel ou monté de toutes pièces pour fragiliser Marine Le Pen ? Le problème est qu’il faudra voter avant même le verdict. Faut-il prendre le risque ? Je vous laisse juge.

 

Jean Lassalle : Il présente la plus haute taille mais force est de reconnaître que quand il parle celle-ci devient quasiment inutile et sa haute stature est inversement proportionnelle à son pouvoir de conviction. C’est sans doute un mec gentil et intègre mais son fort accent béarnais l’handicape forcément quand il faut débattre. Rappelons-nous aussi qu’il a fait rire aux larmes l’Assemblée Nationale en disant qu’ayant passé des tests psychotechniques à l’âge de 8 ans, il avait révélé avoir « un QI juste au dessus, très légèrement, de zéro ». Il semblerait que depuis son QI est quelque peu grandi mais pas autant que sa taille. C’est un point de vue très personnel mais je juge que sa stature en terme de « largeur » n’est pas suffisante.

 

Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau : A priori, les deux candidats ne traînent pas de grosses « casseroles », leur seul défaut étant de posséder, au sein des 11, parmi les plus gros patrimoines immobiliers, ce qui n’est peut être pas un vrai défaut si l’on pense qu’ils ont su gérer leurs revenus mieux que certains autres. Ça mériterait une analyse plus approfondie. Les deux candidats ont des idées très proches l’un de l’autre puisqu’ils prônent une plus grande indépendance de la France et la défense de sa souveraineté avec tout de même quelques nuances sur l’Europe, Dupont-Aignan étant plutôt pour réformer alors qu’Asselineau prêche carrément un Frexit, c'est-à-dire une sortie immédiate de l’Union européenne. Le premier est considéré par les médias comme un eurosceptique alors que le second veut quasiment revenir au franc et traîne une réputation de conspirationniste anti-américain et anti-européen. Tous les candidats reconnaissent qu’il y a un problème avec la gouvernance européenne actuelle et les fameux traités. Nos précédents gouvernants n’ont jamais tenus compte du rejet de la Constitution européenne exprimé par les français en 2005. Quand à l’euro, tous les économistes ou presque s’accordent à dire qu’il est devenu un véritable « deutschemark ». Leurs positions sur ces sujets-là ne sont donc pas isolées. Les deux candidats présentent le gros inconvénient de n’être peu que représentatifs de l’opinion publique française et leurs résultats lors de la présidentielle de 2012 ne plaident guère en leur faveur : 1,79 % pour le premier au premier tour quand au second il n’avait obtenu à l’époque que 17 parrainages ! Il a fait beaucoup mieux cette fois-ci et l’on notera d’ailleurs que selon un sondage effectué par LCI auprès de 8000 personnes, il aurait été et de très loin le plus convaincant des 11 lors de ce fameux premier débat avec 31% des voix devant Mélenchon 24%, Fillon 13%, Macron 10%, Le Pen 7%. Dupont-Aignan en obtenant 3% seulement. Alors, le vote pour ces deux-là sera-t-il enfin un vote utile ? La question reste posée !

 

Si ce vote est inutile, me voilà revenu au point de départ de mon indécision…

 

5 ans plus tard, je me demande si l’élection de François Hollande a été vraiment utile ?

 

Bien évidemment mon raisonnement n’est que dérisions, encore que les critères qui le composent ne me paraissent pas si absurdes et si négligeables que cela. De nos jours, on sait l’importance des images. Elles nous arrivent à longueur de journée sous toutes les formes et sur tous les supports. L’aspect physique c'est-à-dire la « stature » que l’on a d’un être humain est égale à la force qu’il dégage, à la puissance de l’image qu’il renvoie.

 

Les candidats peuvent toujours mettre des talonnettes, leurs images demeurent. Sarkosy en mettait. Poutine le fait encore alors pourquoi les 7 candidats que j’ai immédiatement éliminés n’en mettraient-ils pas ? Retrouveraient-ils pour autant une stature ? Mettre des talonnettes n’est-ce pas déjà une manière de tromper celui qui les regarde ? Tromper est-ce une valeur morale ? Le chien se mord la queue !

 

La stature deviendrait une forfaiture ?

 

Ça rime mais ce n’est pas ma définition !

 

Je suis toujours aussi indécis mais je trouve mes réflexions rigolotes ! 

 

Les français riront-ils le dimanche 7 mai à 20h ?

 

 

 

 

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Présidentielle, pestilentielle.....

Publié le par gibirando

Présidentielle, pestilentielle.....


 

L’élection présidentielle approche à grand pas dans une confusion inégalée. La présidentielle s’annonce pestilentielle. A ce jour, on ignore encore quels seront les candidats à être sur la ligne de départ, certains parce qu’ils n’ont pas encore rempli les conditions de leur parrainage et d’autres parce que planent sur leur tête des risques de mises en examen et donc de lâchage éventuel (et souhaitable) de leur parti ou de leurs électeurs. Quelques-uns n’ont pas ces problèmes-là et en principe ne devraient pas trouver d’obstacles à leur candidature, mais pour ceux-là, une autre question s’impose : ont-ils la stature de présidentiable ? Enfin, et comme souvent, il y a une quatrième catégorie de prétendants, « les petits candidats », dont une grande majorité de l’opinion publique se demande quelques sont leurs réelles motivations à vouloir se présenter et ce d’autant que les médias ne leur donnent jamais la parole le reste du temps. Parmi ces nombreuses interrogations et dans ce climat indécis et puant, il y en a une autre qui m’intéresse au premier chef, c’est la mienne d’interrogation : pour qui vais-je voter ? Et là, force est de reconnaître que cette question me renvoie à celle que je m’étais déjà posée le 18 avril 2012, c'est-à-dire 4 jours avant le premier tour de la précédente présidentielle. Cette question, j’en avais fait un article que j’avais intitulé « Comme les dix doigts de mains…mutilées », les « dix doigts » étant les dix candidats retenus et « mutilées » parce que m’étant amusé à prendre la première résolution du projet ou du programme de chacun d’entre-eux, force est de constater que je n’y avais trouvé que d’excellentes promesses et orientations. Petit problème, toutes ces personnes allaient s’opposer sans aucun regrets ni remords et finalement c’est Hollande qui avait gagné. On appelle ça la démocratie mais on connaît la suite. Sauf qu’en y regardant de plus près 5 ans plus tard, les mutilations demeurent et elles se sont même amplifiées. Grâce à la facilité d’un copier/coller, voici la liste de ces engagements telle que je l’avais rédigée à l’époque :

 

  • Mettre fin au chômage et garantir le pouvoir d’achat selon Nathalie Arthaud.
  • Redresser le pays et nos finances publiques selon François Bayrou.
  • Combattre toutes les oligarchies quelles soient politiques, commerciales ou financières et redonner du pouvoir aux peuples comme le préconise Jacques Cheminade.
  • Consulter les français par référendum sur les sujets majeurs comme l’avance Nicolas Dupont-Aignan.
  • Une santé accessible à tous les français selon François Hollande.
  • Protéger la planète et ses ressources naturelles comme le demande Eva Joly.
  • Restaurer l’autorité de l’Etat propose Marine Le Pen.
  • Partager plus équitablement les richesses et abolir l’insécurité sociale comme le promet Jean-Luc Mélenchon.
  • Faire face à la crise en luttant contre cette économie capitaliste qui menace le monde et fait chaque jour de plus en plus de pauvres comme le préconise Philippe Poutou.
  • Et enfin, mais on est en droit de se demander pourquoi Nicolas Sarkosy n’ a pas déjà instaurées ces idées-là : redonner la parole aux Français, réduire le nombre de parlementaires et faire en sorte que tous les courants politiques soient plus justement représentés au parlement.

Résultats 5 ans plus tard : Tous les sujets sont encore d'actualité ou devraient l'être. Le chômage a continué d’augmenter, tout comme notre endettement et pas qu’un peu. L’oligarchie n’a fait que s’amplifier et toutes les affaires politico-financières (Cahuzac, Bygmalion, Pénélope Fillon),  pour ne retenir que les plus célèbres et les plus médiatiques, en sont de parfaits exemples. L’avis des français ? Apparemment nos politiques s’en foutent et aucun référendum n’a jamais été proposé au cours du quinquennat d’Hollande. Pourtant, il y aurait eu de quoi faire !  La santé plus facilement accessible d’Hollande ? Parlons-en ! Et je vous renvoie à mon récent article « Il y a urgence…..la médecine est malade ! ». La planète et ses ressources ont-elles été mieux protégées ? Il y a eu la COP21 qui a fait beaucoup parler d’elle, mais n’est-ce pas une simple utopie, une « bulle politique » quand on voit que de nombreuses associations environnementales attendent des actes et du concret et que de grands pays remettent déjà en cause les financements prévus voire leurs engagements ?  L’autorité de l’Etat français ? Elle est constamment bafouée et les nombreux attentats, le ras-le-bol des policiers qui descendent dans les rues, les casseurs des banlieues, les gauchos qui manifestent violemment pour un oui ou pour un non sont autant d’exemples concrets d’un pays partant à la dérive. Partager plus équitablement les richesses et réduire la pauvreté et les inégalités sociales, lutter contre l’économie capitaliste ? C’est un doux euphémisme que de dire que les choses n’ont fait qu’empirer en 5 ans ! Oui, les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres et plus nombreux. Il suffit de regarder notre pouvoir d’achat aussi et les files devant les Restos du Cœur ! Réduire le nombre de politiciens, rendre les élections plus justes, plus équitables, plus représentatives des opinions et convictions des français, qu’a-t-on attendu pour le faire ?

 

Oui, en 5 ans, la France n’a pas avancé et elle a même reculé dans bien des domaines. Trop de domaines, au point qu’Hollande n’était pas en capacité de briguer un second mandat.  Aucune promesse parmi les 10 citées n’a été tenue ou a progressé. Alors pourquoi faudrait-il croire de nouveau à toutes celles que l’on nous fait aujourd’hui ? A chaque émission de télé, tous les débatteurs nous en balancent des tonnes….mais pour quel résultat concret ?

 

Il y a trop d’hypocrisie dans la politique. Trop d’argent, trop facilement gagné. Trop de querelles de clocher. Trop de conflits d’intérêts, Trop d’arrangements et de compromissions. Trop d’insécurité. Tout ça, ça pue à 10 lieux à la ronde y compris au sein même des campagnes que certains candidats mènent dans des conditions déplorables. J’ai perdu toute confiance en nos hommes politiques, perdu confiance en ce système qui me paraît vicié et prendre l’eau de toutes parts. Non, je n’ai pas encore fait mon choix et d’ailleurs je ne sais pas si j’en ferais un.

 

Le 23 avril et le 7 mai prochain, histoire de marquer le coup, j’ai l’intention de me rendre à mon bureau de vote avec un masque anti-pollution et anti-odeurs sur le nez ……car la seule certitude que j’ai acquise c’est que cette « présidentielle sera pestilentielle…. ». Pas étonnant, ça pue déjà !

 

 

 

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Comme les dix doigts de mains....mutilées.

Publié le par gibirando


Nous sommes à 4 jours du premier tour des élections présidentielles et ils sont dix candidats en lice. Dix, un nombre fascinant et magique aux multiples interprétations : pour Pythagore, il était par exemple, le symbole de l’Univers, pour les Hindous le dix a un pouvoir magique, chez les Mayas, il représentait la fin d'un cycle et le début d'un autre et pour eux , le dix était considéré comme étant le chiffre de la vie et de la mort, pour les Romains et leurs calendes (non, elles n’étaient pas grecques !), les neuf premiers chiffres représentaient des dieux et le dix représentait la somme des pouvoirs divins qui permettait de maintenir la cohésion du cosmos.  Les candidats devraient y penser à la cohésion car nous en aurons sans doute bien besoin après ces élections. Mais dix, c’est surtout le nombre qui nous ramène aux doigts de nos mains d’êtres humains. Mais en regardant ces femmes et ces hommes à la télévision, je me dis, dommage que nos candidats ne soient pas unis comme les dix doigts de nos mains. Nous en aurions tellement besoin de cette cohésion « romaine », de ce pouvoir magique « hindou », nous en aurions tellement besoin d’en finir avec ce cycle « maya » désastreux pour retrouver un Univers « pythagoricien » bien meilleur. Avec le nombre dix, tout semble se tenir et c’est un chiffre qui devrait être plein d’espoir. Non, à la place de cette espérance, de ces espoirs, nous avons dix candidats qui sont comme les dix doigts de mains mais des mains qui seraient……comme mutilées et donc inutiles et improductives…Et pourtant, quand on observe, tour à tour, certaines de leurs idées, on peut y voir de bonnes choses….ou plutôt de bonnes promesses….Je me suis amusé à prendre pour chacun d’eux la toute première résolution de leur projet ou de leur programme électoral figurant sur Internet et voilà ce que j’y ai trouvé :

Nathalie Arthaud :Ce pro­gramme s’arti­cule autour de trois idées : pour mettre fin au chômage, il faut imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ; il faut imposer à l’État des embauches dans les services publics déjà existants ou encore à créer, utiles à toute la population ; pour assurer un pouvoir d’achat convenable pour tous, il faut imposer l’augmentation de tous les salaires et de toutes les retraites et pensions. Il faut garantir ce pouvoir d’achat par l’indexation automatique des salaires, retraites et pensions sur le coût de la vie, mesuré par la population travailleuse elle-même ; pour démontrer que tout cela est possible, réaliste, et que la classe capitaliste peut en assurer le financement sans même se retrouver sur la paille, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur les entreprises industrielles et bancaires, en commençant par supprimer le secret des affaires.

François Bayrou :Le redressement de notre pays commencera par le rétablissement de nos finances publiques. Car le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement, parce que le surendettement des familles et celui de l’État, c’est la même angoisse et la même dépendance.

Jacques Cheminade :Les autres candidats à l’élection présidentielle s’expriment comme si la météorologie politique était à peu près normale. Ils administrent un système qui meurt. Le risque est que notre avenir et celui des générations futures partent avec eux. Je monte sur la scène pour répondre au tragique de la situation. Mon projet repose sur cinq piliers qui forment ensemble cette réponse. Je ne vais pas reproduire ici la totalité du programme de Jacques Cheminade mais on peut résumer ces 5 points : combattre l’oligarchie politique par une politique citoyenne, combattre l’oligarchie financière, rétablir une économie au service de l’homme, investir dans la créativité humaine et créer une alliance des peuples pour combattre ces oligarchies.       

Nicolas Dupont-Aignan :Consulter les français sur les sujets majeurs. Notre pays souffre à juste titre d’un divorce profond entre sa classe poli­tique et le peuple. C’est pourquoi je mettrai en place le référendum d’ini­tiative populaire, afin de permettre aux français de mieux s’exprimer à tous les échelons de notre vie démocratique. Je m’engage également à consulter les français directement par ré­férendum pour toutes les réformes majeures dont dépend l’avenir de notre pays.

François Hollande :La santé pour tous. Déserts médicaux, préservation de l’hôpital public, encadrement des dépassements d’honoraires, augmentation de la part forfaitaire des médecins généralisés, avec François Hollande, l’accès à la santé pour tous, c’est maintenant !

Eva Joly :Protégeons la planète construisons l’avenir : Lutter contre la corruption, lever le secret bancaire, s’attaquer aux paradis fiscaux : L’accaparement des richesses rime souvent avec celui des ressources. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est lorsque que les ressources naturelles sont détournées au profit de quelques-uns que les équilibres planétaires sont menacés.

Marine Le PEN : Mon projet présidentiel est complet et cohérent. Il est le seul à aller vraiment au fond des choses, pour assurer le redressement de notre pays, la prospérité de son peuple, et le rayonnement de la France dans le monde. Mon projet fixe un cap pour la France. Sa cohérence, c’est le rétablissement partout de l’autorité de l’Etat, face aux puissances d’argent, aux communautarismes, aux féodalités et à l’effondrement de la morale publique. Je souhaite une France forte, sûre d’elle-même et de ses valeurs, qui puisse garantir à chacun de nos compatriotes la sécurité, une éducation, l’emploi et des conditions dignes d’existence. C’est en s’appuyant sur ce qui fait la force de la France et les valeurs de notre République, en misant sur l’Etat-Nation, que nous pourrons atteindre cet objectif impérieux.

Jean-Luc Mélenchon :Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale. La France est plus riche que jamais. Mais jamais non plus cette richesse n’a été aussi peu partagée. Les réformes libérales qui se sont encore accélérées sous le pouvoir actuel ont permis à une petite minorité d’accumuler des fortunes considérables. La pauvreté et la précarité se sont étendues, touchant des secteurs jusqu’ici préservés. L’égoïsme social des possédants viole l’intérêt général. En partageant les richesses et en garantissant le droit de chacun à une vie stable et digne, nous permettrons à tous de vivre mieux. C’est le premier chantier de notre programme.

Philippe Poutou :Le taux de chômage en France a atteint 10 %. Il y a maintenant 4,5 millions de chômeurs, 1,3 million de plus depuis 2008. Les conditions de travail se dégradent à grande vitesse, et le pouvoir d’achat se réduit avec l’augmentation des prix et la stagnation des salaires. Le nombre de pauvres en France a atteint 8,2 millions en 2009. En Grèce, où la crise économique a quelques pas d’avance, un tiers de la population vit dans la pauvreté, le nombre de SDF explose, certains salaires ont diminué de 40 %.Tout cela n’est pas une fatalité, c’est le résultat de politiques et d’une crise du capitalisme qui nous menace tous. La crise est le produit d’une situation folle. Alors que l’économie entrait en récession, les capitalistes ont fait le choix de maintenir à tout prix leurs profits en décidant de licencier et de maintenir des salaires bas, de prêter massivement aux populations et aux états à des taux usuriers. Au lieu d’investir cet argent, ils ont préféré le placer dans la finance. Le résultat était inévitable : les populations et les pays les moins puissants ne peuvent plus payer, l’argent investi dans la finance a perdu sa valeur puisqu’il ne correspondait à rien, et l’économie s’effondre.

Nicolas Sarkosy :Rendre la parole aux Français, en sollicitant leur avis par référendum quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages. Réduire le nombre de parlementaires et réserver un certain nombre de sièges à la proportionnelle aux élections législatives, pour que tous les grands courants de notre vie politique soient représentés au parlement....

Voilà à peu de choses près comment commencent les programmes de chacun des 10 candidats.

Et c’est presque une évidence, à moins d’être un « grand argentier » ou un grand patron du CAC 40 ou plus simplement un « nanti »,  comment pourrait-on être opposé à ces quelques « bonnes » orientations :

  • Mettre fin au chômage et garantir le pouvoir d’achat selon Nathalie Arthaud.
  • Redresser le pays et nos finances publiques selon François Bayrou.
  • Combattre toutes les oligarchies quelles soient politiques, commerciales ou financières et redonner du pouvoir aux peuples comme le préconise Jacques Cheminade.
  • Consulter les français par référendum sur les sujets majeurs comme l’avance Nicolas Dupont-Aignan.
  • Une santé accessible à tous les français selon François Hollande.
  • Protéger la planète et ses ressources naturelles comme le demande Eva Joly.
  • Restaurer l’autorité de l’Etat propose Marine Le Pen.
  • Partager plus équitablement les richesses et abolir l’insécurité sociale comme le promet Jean-Luc Mélenchon.
  • Faire face à la crise en luttant contre cette économie capitaliste qui menace le monde et fait chaque jour de plus en plus de pauvres comme le préconise Philippe Poutou.
  • Et enfin, mais on est en droit de se demander pourquoi Nicolas Sarkosy n’ a pas déjà instaurées ces idées-là : redonner la parole  aux Français, réduire le nombre de parlementaires et faire en sorte que tous les courants politiques soient plus justement représentés au parlement.

Voilà 10 idées qui pourraient s'écrire dans un seul et même programme, faisant sans doute l’unanimité de nombreux électeurs et ainsi rassemblées, ces idées ressembleraient aux 10 doigts de deux mains qui s’entrelacent et forment ainsi  le début d’une certaine cohésion.

Mais non, tout ça serait vraiment trop beau et il faut déjà se dire que dès dimanche soir,  le nombre 10 n'aura plus guère d'importance puisque de nos dix candidats, il n’en restera plus que deux…..et là….c’est une autre « paire »….., une autre paire de « manches »  bien sûr…..

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