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Je refais le match.....de l'équipe qui valait un milliard.

Publié le par gibirando

Je refais le match.....de l'équipe qui valait un milliard.

Le foot quel sport bizarre ! La France vient d’être sacrée championne du monde en battant la Croatie 4 buts à 2. Bravo aux joueurs, bravo à Didier Deschamps et à tout son staff. En 2016, après la défaite contre Le Portugal en finale du championnat d’Europe, j’avais écrit un article que j’avais intitulé « Loupé ou l’injustice du foot !!! ». Je me suis relu et franchement si je devais le réécrire, je ne changerais pas le moindre iota. Une fois encore, l’équipe la meilleure, enfin celle qui a développé le plus beau football n’a pas gagné. Une fois encore, la tactique, le jeu de défense et la chance ont pris le pas et l’ont emporté sur le jeu d’attaque et le culot, c’est à dire sur le jeu que j’aime. Si les matches de la France, cette « équipe qui valait un milliard », m’ont tenu en haleine ; à cause d’une fébrilité évidente de l’équipe ; ils m’ont également ennuyé la plupart du temps. Seul le match contre l’Argentine où ils ont été contraints d’attaquer et de marquer des buts pour revenir au score et gagner m’a bien plu et a eu mes faveurs. Une fois encore, les « belles » équipes et parfois celles dites plus petites,  dont le jeu était tourné vers l’avant, ne sont pas parvenues à s’imposer : Croatie, Belgique, Japon, Corée du Sud, Uruguay et j’en oublie sans doute une ou deux autres. Si la justice, l’équité et la logique avaient été de mises, c’est parmi ces équipes-là que le gagnant aurait du sortir. Mais la chance qui n’avait pas souri à la France en 2016, avait apparemment déjà choisi son camp depuis fort longtemps. Lors des qualifications déjà avec des matches ternes contre des équipes mineures et sans aucune « star ». Je me souviens d’un horrible zéro à zéro contre le Luxembourg que la plupart des médias avaient traité de « fiasco », d’échec ou de désastre. Sûr que sur la base de ce match-là, je ne voyais pas la France devenir championne du monde ! Je n’étais pas le seul. La Suède les avait battu 8-0 et les Pays-Bas 5-0. Des résultats qui avaient de quoi inquiéter le plus fidèle des supporters. Malgré ça, la France avait réussi à finir première de son groupe. Idem lors des matches de poule, contre l’Australie, le Pérou et le Danemark où la victoire n’a toujours tenu qu’à un fil. La combativité de la défense certes, l’immense talent de deux ou trois joueurs et surtout ce fil de la chance qui ne s’est jamais rompu. Ce constat a été également flagrant lors de la finale. La Croatie, que tout le monde imaginait éreintée par trois matches successifs avec des prolongations, a démarré le match sur « les chapeaux de roue ». Elle le maîtrisait amplement. En contrepartie, ce sont les joueurs français qui semblaient fatigués et tétanisés par l’importance de l’enjeu. Ils étaient en retard sur tous les ballons et les Croates gagnaient tous les duels. Il en a été ainsi jusqu’à la 18eme minute où une fois encore un concours de circonstances a décidé de changer le cours des événements qui étaient entrain de se dessiner. Coup franc de Griezmann, Mandzukic effleure le ballon de la tête et l’envoie dans sa propre cage. Premier coup de marteau sur la tête des Croates ? La roue serait-elle entrain de tourner ? Non pas vraiment. Les Croates continuent d’attaquer et marquent très logiquement 10 minutes plus tard (28eme minute). La France est-elle entrain de sombrer ? On le craint d’autant plus que les Croates semblent les moins perturbés par le challenge et font feu de tout bois. Les Français résistent mais ne se livrent vers l’attaque que par intermittence et seulement par Mbappé. Griezmann a touché son premier ballon après 12 minutes de jeu et comme trop souvent Giroud erre et trottine comme une âme en peine devant la défense croate et comme il l’a fait depuis le début de ce Mondial. Lourdaud, emprunté, le plus souvent maladroit, jamais trop servi par ses coéquipiers, sans doute trop assigné à des tâches défensives qu’il n’aime pas de toutes évidences, j’ai du mal à comprendre ce choix de Deschamps au regard des remplaçants hyper rapides et bons dribbleurs qui se trouvent sur le banc. Ces remplaçants seraient-ils incapables d’assumer les mêmes tâches que Giroud, c'est-à-dire peser sur une défense, jouer en déviation puis défendre quand c’est nécessaire ? J’ai souvent trouvé que c’était faire peu de cas des autres grands attaquants que sont Thomas Lemar, Nabil Fekir, Florian Thauvin ou Ousmane Dembele, tous excellents dans leurs clubs respectifs. Je n’ai rien contre Giroud, lequel a marqué de nombreux buts en équipe de France, mais là, je ne le trouve pas à la hauteur de l’enjeu, surtout si je le compare à des avants-centres comme Cavani, Luis Suarez et quelques autres encore qui courent comme des lapins sur le front de leurs attaques respectives. Giroud, lui, ne fait que trottiner et même quand il est à 50cm de son adversaire, il n’a pas ce coup de rein nécessaire pour tenter de lui chiper le ballon. Il n’essaye même pas la plupart du temps. Mais pour Deschamps et le France, la chance est toujours là, même en jouant à 10 ou à 10 et demi. Elle rôde dans la surface croate et à la faveur des Français. 35eme minute et sur un corner anodin, le ballon à mi-hauteur, touché d’abord par un joueur français, vient ricocher involontairement sur la main du joueur croate Perisic. Les Français se ruent sur l’arbitre, qui n’a pas vu la faute, pour réclamer un penalty. La vidéo est là et l’arbitre sans doute contacté par les arbitres du système VAR file regarder lui-même le replay. Après mûres réflexions et sans doute parce que la main est détachée du corps, le penalty est accordé. Quelle chance pour la France que Platini ne soit jamais devenu président de la FIFA, lui qui était à fond contre l’arbitrage vidéo, et apparemment innocent dans l'affaire du « paiement déloyal » de Sepp Blatter !  C’est le second penalty accordé à la France après celui du premier match contre l’Australie. Il avait déjà permis à la France de gagner le match. Griezmann le transforme. 2 à 1 pour la France et deuxième assommoir pour les joueurs croates. Les Croates se ruent vers la cage des Français mais en vain. Le repos de la mi-temps arrive sur ce score et le moins que l’on puisse dire est que les Français ne sont pas malchanceux. Le début de la deuxième période est le reflet de la première. Les Croates continuent de dominer et leurs défenseurs poussent encore plus et viennent aider leurs attaquants pour tenter d’égaliser. Lloris est très présent sur les tentatives les plus dangereuses. Les Croates se dégarnissent et se font quelques frayeurs sur des déboulés de Mbappé. Il est vrai qu’ils connaissent bien ce scénario car dans les matches précédents, ils sont revenus à chaque fois au score. Ils continuent de croire en cette audace-là mais ce soir, il est écrit que la chance est du côté français. Nouveau déboulé supersonique de Mbappé qui réussit à centrer non sans difficulté. Le ballon parvient à Griezmann mais sa tentative de passe est contrée. Le ballon divague à la limite de la surface de réparation et les Croates éprouvent les pires difficultés à le dégager car les Français font un pressing très haut. Finalement Pogba en hérite et shoote vers le but une première fois. Le ballon est contré par la défense adverse mais par chance, il revient dans ses pieds et sa deuxième tentative finit au fond des buts croates (59eme minute) car le gardien de but Subasic est masqué par plusieurs joueurs. S’en est trop pour les Croates dont on commence à voir le doute s’immiscer dans leurs têtes. Les Français se requinquent car ils commencent à comprendre que ce soir la chance leur sourit et ce, malgré une domination évidente et une possession de la balle bien meilleure de leurs adversaires du jour. Il n’en faut pas plus pour que la confiance change de camp. Nouvelle attaque des Français avec une belle contre-attaque de Lucas Hernandez qui réussit à passer le ballon à Kilian Mbappé. Démarqué, le meilleur des joueurs français et sans doute du tournoi ne se fait pas prier pour marquer le quatrième but (65eme). Cette fois, la chance n’y est pour rien et seul le talent des deux joueurs est à mettre à l’actif de ce but. Les Croates commencent à comprendre qu’un éventuel retour au score se complique de plus en plus. Ils ne ferment pas le jeu pour autant mais les Français retrouvent une certaine maîtrise. Cette maîtrise se transforme parfois même en une certaine suffisance vis-à-vis de leurs adversaires. Les Croates dont la fierté n’est plus à démontrer s’agacent de cette arrogance des Français. Cette morgue des Français se termine par un but croate avec une énorme bourde d’Hugo Lloris sur Mandzukic (69eme). On se dit « heureusement qu’on a déjà marqué 4 buts et qu’on en a encore 2 d’avance ! » car en terme de job ça s’appellerait une « faute professionnelle » ! Lloris n’en est pas à sa première grosse boulette ! D’un autre côté, comment lui en vouloir au regard des incroyables parades qu’il a réalisées lors de ce Mondial ? Malgré tout, on se dit qu’on aura le temps de lui en vouloir si ça tourne au vinaigre. Il reste encore plus de 20 minutes à jouer et les Croates ne baissent jamais les bras. Les sélectionneurs ont déjà procédé à des changements et si ça ne change pas grand-chose pour les Croates, les entrées de N’Zonzi et de Tolisso à la place d’un Kanté et d’un Matuidi devenus « hors services » apportent un bien fou à l’équipe de France. Les Français sont à la peine mais tiennent le choc. Au regard de la physionomie du match, ils tiennent surtout ce résultat sans doute au delà de leurs rêves les plus fous. L’entrée de Fékir à la place de Giroud ne change pas le visage de cette fin de match mais démontre, si besoin était, que l’ancien « gunner » est loin d’être aussi performant que le lyonnais. Un maintien du ballon plus qu’intéressant à ce stade du match, une succession de dribbles sur l’aile droite  plus un tir cadré au bout de quelques minutes, on est en droit de se demander pourquoi Deschamps n’a pas choisi l’option Fékir ? Le match se termine. Les joueurs français sont champions du monde et l’heure n’est pas aux questionnements. L’heure de tirer des enseignements viendra-t-elle un jour ? Probablement pas sauf à être un « ronchon » comme je le suis ! Et puis à quoi bon se poser des questions quand finalement on sort vainqueurs ? Au foot, la chance fait désormais partie du jeu tant de nombreuses équipes sont proches l’une de l’autre. Un pied ou une tête qui détournent un ballon et il n’entre pas dans les filets. Ou bien le contraire et le but est marqué. Ça ne tient à rien ou à si peu de choses. De nombreux scores ont été étriqués se terminant souvent aux prolongations voire aux tirs au but.  La chance fait partie du football comme elle fait partie de la vie et c’est sans doute cette incertitude qui fait aimer ce sport à des milliards de gens. On sent presque que de nombreuses équipes sont capables de devenir championnes du monde. C'est la glorieuse incertitude du sport, enfin du foot surtout ! En tous cas, cette victoire a fait le bonheur de millions de Français. J’en fais partie même si j’ai toujours tendance à relativiser et à minimiser ce bonheur et ce, parce que le foot est devenu abject par l’argent qu’il ne cesse de brasser. Une prime de 400.000 euros pour les 23 joueurs champions du monde plus ce que le staff va percevoir et c’est plus d’un milliard que l’on attribue au foot dans un pays qui est presque en faillite car surendetté à 99% de son PIB. C'est un pays où nos gouvernants sont capables d'enlever 5 euros d'APL à des personnes qui ont du mal à boucler leur fin de mois mais où taper dans un ballon et gagner une coupe tout en or engendrent autant de passions que si un astronaute français avait mis ses pieds sur Mars pour la toute la première fois. Certains joueurs ont déjà promis de reverser tout ou partie de cette somme à des œuvres caritatives tant leurs contrats, leurs salaires et les royalties qu’ils touchent à travers la pub les mettent à l’abri du besoin pour le restant de leur vie voire pour plusieurs ! Oui le foot est répugnant par l'argent qu'il brasse, et finalement, que celui qui joue le mieux ne gagne pas est bien dans la même cohérence. La France est championne du monde et s’il faut certes s’en réjouir, le foot, n’est pas, loin s’en faut, la préoccupation principale d’une majorité de français. Blanc, black, beurk, si j’osais. Beurk pour l’argent bien sûr !

 

 

 

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La crise, une chance pour l'Europe ?

Publié le par gibirando

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La crise est une chance pour l’Europe. Voilà le titre que le Figaro a donné à un de ses articles paru il y a quelques jours (le 22/07/2012) après une interview accordée à ce journal par Wolfgang SCHÄUBLE, le Ministre allemand de l’Economie et des Finances. Ce titre très choquant pour des millions d’européens que la crise frappe de plein fouet, ce n’est pas la première fois que des médias le mettent en exergue. A titre d’exemple, le Nouvel Observateur avait déjà donné ce titre à un éditorial paru le 28 septembre 2011 et idem pour le Monde qui avait fait paraître le 20 juillet 2011 un papier intitulé « La crise : une chance unique pour l’Europe ? » après l’entretien d’un financier de la banque Barclays ». Il est vrai que dans ces deux derniers cas, le titre se terminait par un point d’interrogation donnant ainsi aux articles en question un aspect moins provocateur.

Voilà maintenant plusieurs printemps que cette crise perdure, les années et les mois passent mais rien ne change vraiment, bien au contraire ! Plusieurs pays sont tombés dans un abîme financier insoluble. Parfois cet abîme se double d’une véritable gabegie politique mettant en péril la démocratie même de ces pays que la Communauté Européenne a accepté d’intégrer dans son giron sans doute un peu trop vite. D’autres pays sont en passe de tomber à leur tour dans ce cratère financier sans fond et pourtant rien ne semble changer vraiment, hors mis peut-être les chefs d’Etat et les gouvernements  de droite, de gauche, du centre ou de coalition qui se succèdent sans aucun vrai résultat pour les citoyens que nous sommes. Car de quoi parle-t-on en parlant de chance ? Parle-t-on d’un sort bienheureux ou bien d’une simple probabilité qu’un évènement voit le jour ?  Quelle est cette chance des pays européens à sortir de la crise, si ce n’est pas d’offrir à leurs habitants, un monde futur bien meilleur ? Mais qu’ils soient de gauche ou de droite, nos politiques sont complètement démunis et impuissants face à cette crise et le bout du tunnel n’est toujours pas visible, loin s’en faut. Leurs seules préoccupations : plaire aux agences de notations, satisfaire les marchés financiers et leurs seules solutions pour régler les problèmes que leur ont laissés leurs prédécesseurs : augmenter les impôts et les taxes, réduire le déficit avec dans la plupart du temps, diminuer le nombre de fonctionnaires, les émoluments de ces derniers ou ceux des retraités. En quelques mots : faire souffrir un plus grand nombre de leurs concitoyens.

Alors bien sûr, il faut lire cet article du Figaro pour comprendre le sens exact de ce titre tapageur et d’ailleurs Wolfgang SCHÄUBLE le précise clairement : «  Les crises offrent toujours des chances, car elles favorisent la disposition au changement ».

Moi, je l’avoue, je trouve cet article très affligeant car le seul changement visible que l’on constate en Europe, c’est toujours de plus en plus de pauvreté, de plus en plus de souffrance et des écarts de plus en plus abyssaux entre les plus riches et les plus pauvres. Des millions de gens souffrent quotidiennement des effets de la crise et voilà un homme politique qui vient nous parler très tranquillement de changements à mettre en place pour que cette dernière se termine au plus vite. Pourquoi, ce Monsieur SCHÄUBLE n’arrive-t-il pas à convaincre ces collègues politiques européens que ces changements sont à mettre en oeuvre au plus vite ? Pourquoi, sa supérieure en chef Angéla Merkel n’est-elle jamais d’accord avec les autres chefs de gouvernement quant aux solutions à adopter en Europe ? Des citoyens grecs, espagnols ou italiens se suicident car ils ne trouvent pas d’échappatoire à leur miséreuse vie, des peuples manifestent chaque jour dans les rues de l’Europe car ils en ont marre de leurs médiocres existences et ce Monsieur SCHÄUBLE vient nous dire très sereinement ce qu’il faudrait faire pour en changer. A la lecture de cet article, il paraît même parfois d’un optimisme béat. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil mais tout le monde est sans aucun doute un peu trop laxiste puisque rien ne change jamais !

Il oublie sans doute un peu vite que c’est à cause du laxisme, d’erreurs de gestion, ou parfois même de corruptions imputables à certains de ces collègues politiques que les pays et les peuples qui les composent se trouvent aujourd’hui dans cette situation désastreuse et trop souvent dramatique.

On allume la télévision et à longueur d’années, on entend que les chefs d’états ou leurs ministres vont se rencontrer pour tenter de trouver des solutions à la crise et le plus souvent, il s’agit pour les médias de la réunion au sommet de la dernière chance…. Puis on apprend que la BCE, le FMI, le MES ou tel autre sigle vont injecter des milliards à tel ou tel état ou à leurs banques…qui sont au bord de la faillite. Les indices boursiers remontent quelques jours….puis ils dégringolent à nouveau et là, à voir la tête déprimé du commentateur, c’est vraiment….la galère….Pour qui est-elle cette galère ? Pour les institutions ou les gens qui boursicotent ? Pour les prédateurs de la finance qui spéculent à longueur d’années ? Non, pas vraiment ! Enfin, je ne pense pas ! En réalité et même en m’intéressant un peu à l’économie, je n’y comprends plus rien !!! Suis-je le seul ainsi ? On trouve des milliards pour les états, on trouve des milliards pour renflouer les banques, on trouve des milliards pour organiser des Jeux Olympiques, on trouve des millions d’euros pour payer un seul joueur de foot….mais pas un seul homme politique…n’est capable de trouver des solutions pour sortir au plus vite de cette crise qui n’en finit plus. Ah oui, une chose qui semble certaine, c’est que l’Europe a été une vraie chance pour ces pays qui sont désormais exsangues, car sinon que seraient-ils devenus ?

Jamais à la télévision, on vient nous dire que tel homme politique ou financier a eu une bonne idée pour améliorer le sort de l’Europe, jamais on ne nous parle de coopération fructueuse entre tel pays européen et tel autre ou bien de telle entreprise européenne avec telle autre pouvant servir à améliorer le sort de nombreux travailleurs européens. On préfère avoir des vues à court terme et s’approvisionner en gaz naturel chez le russe Gazprom plutôt qu’en Europe même si, envers et contre tous, Monsieur Poutine continue à aider son ami syrien Bachar el Assad qui assassine son peuple en toute impunité. On préfère délocaliser en Asie ou en Afrique plutôt que dans l’UE, etc, etc…. On préfère pratiquer un libre-échange destructeur d’emplois plutôt que de mettre en place des barrières douanières et un protectionnisme européen, protectionnisme que nombre de nos partenaires mondiaux ont déjà mis en place depuis fort longtemps, protégeant ainsi leur propre économie.  Non, chaque pays européen joue sa propre partition et leurs gouvernants sont avant tout préoccupés de ne pas perdre les prochaines élections.

Alors bien sûr, je ne suis pas ministre des Finances et je n’y entends pas grand chose dans la crise et dans la manière de la résoudre mais je ne suis pas dupe Monsieur SCHÄUBLE, la crise n’est pas vraiment une chance pour l’Europe et en tous cas pas pour une majorité d’européens.

Je vous rappelle les significations que le Larousse donne du mot « chance » : sort favorable, part d’imprévu heureux inhérente aux événements, probabilité que quelque chose se produise.

L’Europe a été une chance pour la paix (sort favorable)…et souhaitons que malgré la crise, cette chance demeure encore très longtemps (part d’imprévu heureux inhérente aux événements). Quant à dire si la crise est une chance pour l’Europe (probabilité que quelque chose se produise), il est bon d’attendre encore quelques temps pour se prononcer. Après tout le Larousse ne précise pas si cette dernière chance sera bienheureuse ou pas ! Alors vu comme ça, vous avez raison Monsieur SCHÄUBLE !

Publié dans chance, crise, europe, figaro, schauble

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