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massif maures

La Chartreuse de la Verne (425 m) depuis La Mole (25 m) par le barrage.

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté de plusieurs musiques et chansons du compositeur Bruno Coulais extraites du film "Les Choristes" du réalisateur Christophe Barratier. Elles sont interprétées par Les Petits Chanteurs de Saint-Marc dirigés par Nicolas Porte. Les musiques ont pour titres : "Les Choristes", "L'arrivée à l'école","Lueur d'été", "Pépinot", "In Mémoriam a capella", "Seuls" et "Les avions en papier".

Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

La Mole, le 24 juin 2010. Voilà maintenant 8 jours exactement que des pluies diluviennes se sont abattues sur le département du Var entraînant de catastrophiques inondations et des crues meurtrières faisant plus de 50 morts. Au moment de démarrer cette longue randonnée vers la Chartreuse de la Verne,  sous un ciel bleu exceptionnellement cristallin, ici, en longeant la rivière La Verne, exceptée une eau légèrement boueuse et un énorme crapaud qui traverse le chemin devant moi ; sans doute dérangé de son habitat par la récente montée des eaux ; rien ne peut laisser présager les exceptionnelles précipitations qu’il y a eu et tous les drames qu’elles ont engendrées à quelques kilomètres de là. Même le débit de La Verne me semble plutôt modeste mais il est vrai qu’il est régulé par le barrage éponyme vers lequel je me dirige. Je viens de démarrer de l’église de La Mole, commune d’enfance de Saint-Exupéry,  j’ai longé sur ma gauche l’aire de jeux et de pique-nique puis le cimetière sur la droite. Au milieu des vignes, j’ai poursuivi la route goudronnée sur un peu plus de 2 kilomètres et à un ample virage, juste après le lieu-dit Les Cabris, j’ai coupé à gauche à travers champs en suivant un panonceau sur lequel est dessinée une église stylisée. Ce balisage, on va le retrouver tout au long du parcours car il s’agit en réalité de la représentation symbolique de notre objectif : la Chartreuse de la Verne. Cet itinéraire m’a rapproché une nouvelle fois des bords de La Verne. J’ai continué tout droit sa rive gauche par un large chemin qui traverse d’abord quelques vignes et des jardins potagers puis entre dans une pinède pour aboutir dans un sous-bois composé notamment de quelques aulnes glutineux qu’ici en Provence on appelle « vernes » et qui ont donné le nom à la rivière. Juste après une deuxième borne à incendie, le chemin se termine par un passage à gué qu’il faut enjamber pour rejoindre l’autre rive. On s’éloigne de la rivière par une étroite sente, raide et très ravinée, qui finit par rejoindre une route goudronnée que l’on emprunte vers la droite pour atteindre le barrage. Ici, on profite d’un panorama de toute beauté sur l’azurée et paisible retenue artificielle de ce barrage qui a été mis en service en 1991 pour alimenter en eau potable une grande partie des communes du Pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez. Au barrage, j’ai pris la piste en terre la plus à gauche. Avec des vues plus belles les unes que les autres sur le miroir bleuté, cette piste forestière longe simplement le plan d’eau sur environ 4 kilomètres jusqu’au bout de la vallée. Après un portail métallique, on ignore la piste qui monte à gauche même si celle-ci nous indique clairement la Chartreuse à 4,8 kilomètres. Quelques mètres plus loin, toujours à gauche, je lui ai préféré un ancestral petit sentier ombragé aménagé par les moines aux siècles précédents. Pour indication, et si vous avez excessivement chaud comme j’ai eu ce jour-là, sachez qu’avant d’emprunter le sentier j’ai continué sur une centaine de mètres le balisage blanc et vert pour arrivé à La Verne où j’ai pu me rafraîchir très facilement grâce au gué qui coupe la rivière. Ce n’est qu’une fois revigoré, que j’ai escaladé le sentier des moines. Il grimpe hardiment sur un sol souvent rocailleux mais permet de très belles vues sur le vallon et tous les environs et fait gagner, par rapport à la piste, plus de 2 kilomètres. Il finit sur une large piste sableuse qui par la droite et sous des châtaigniers séculaires vous emmène sans difficulté au splendide monastère que l’on aperçoit à quelques foulées sur son éperon rocheux et dans son écrin de verdure. Devant l’immense monument, on est immédiat surpris par la hauteur des murs d’enceinte et on a qu’une envie : découvrir l’intérieur. Ne serait-ce que pour aider à sa rénovation, je vous en conseille la visite au prix de quelques euros. En effet, même si cette visite ne permet pas une vue de l’ensemble sans doute à cause des travaux de restauration commencés en 1968 mais non encore terminés à ce jour et de l’occupation d’une partie des bâtiments par les familles monastiques de la communauté de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, Notre Dame de Clémence de la Verne mérite bien qu’on s’y attarde. Outre la boutique où vous attendent les objets fabriqués par la communauté, vous aurez un bel aperçu du petit et grand cloître, de l’église, de l’huilerie et de quelques autres pièces ou salles essentielles à la vie monacale. Grâce à quelques photos et à 2 films très intéressants présentés en boucle, vous serez informés sur l’histoire de La Chartreuse et de la vie monastique en général.  Le retour vers la Mole s’effectue par le même chemin à la différence près que cette fois, on poursuit la piste dite « de Capelude » balisée blanc et vert sur 2500 mètres environ jusqu’à une intersection avec le chemin de Pertuade, petit sentier qui file à droite puis descend parallèle au Vallon de l’Argentière jusqu’au plan d’eau. Il faut savoir que ce chemin de Pertuade coupait le vallon avant la construction du barrage. En prenant à droite, on repart vers le barrage et après celui-ci, indifféremment, on rejoint La Mole soit par le sentier pris à l’aller soit par la piste dite de « Saint-Julien ». Il faut consacrer une journée entière à cette superbe randonnée d’environ 18 kilomètres où les découvertes au milieu d’une flore et d’une faune exceptionnelles sont abondantes et variées. Pour en apprendre un peu plus sur la Chartreuse de la Verne, je vous conseille le site Internet : http://diocese-frejus-toulon.com/Monastere-Notre-Dame-de-Clemence.html IGN 3445 OT Cuers-Collobrières-Massif des Maures et 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.

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La Croix des Maures et le Fort Freinet depuis La Garde Freinet

Publié le par gibirando

Ce diaporama est agrémenté d'une musique interprétée par la pianiste polonaise Hania Rani et enregistrée en 2022 lors d'un concert Piano Day sur Arte (non intégral). 


Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 2 fois pour un plein écran.

Depuis La Garde Freinet, magnifique et typique  village provençal du Massif des Maures, il  ne vous faudra qu’une paire d’heures pour atteindre la Croix des Maures puis les ruines du Fort Freinet et refermer la boucle que je vous propose. Tout ça en ayant largement le temps de flâner et d’observer tous les beaux paysages qui vous entourent. Vous pourrez bien sûr l’allonger à votre guise en empruntant par exemple le G.R.9 qui passe dans le village et file vers le col de la Court ou bien la Route des Crêtes Marc Robert. Dans ce cas, il sera utile de créer votre propre circuit et de l’accomplir GPS en mains tant les pistes et les sentiers sont nombreux dans ce superbe massif forestier ! Personnellement, j’ai démarré dès l’entrée du village quand on vient de Grimaud. On laisse la voiture au parking, on traverse la D.558 et l’on monte en face une route bitumée (rue du Débat) qui s’élève au milieu de quelques jolies villas blotties dans les pins et les mimosas du quartier Saint-Eloi. Là, dès le départ, vous remarquez sur votre gauche un panonceau qui vous précise que vous êtes sur le G.R.9 en direction de Collobrières distant de 26 kilomètres. Vous n’aurez pas bien sûr, l’obligation de poursuivre si loin car la Croix des Maures, elle, se trouve simplement en surplomb au nord-ouest de La Garde Freinet. D’ailleurs, la rue tourne rapidement à gauche et s’élève déjà au dessus du village que l’on aperçoit en contrebas. Cette route zigzague dans les pinèdes et finit par atteindre un petit collet (440 m) point de rencontre de plusieurs sentiers et chemins. La Croix des Maures que l’on aperçoit de ce col est facile à atteindre grâce à une petite sente évidente à suivre. Depuis l’immense croix dédiée au Christ, qui a été élevée par l’abbé Mathieu en 1900 puis restaurer en 1978, les vues sur le village sont déjà superbes mais pour avoir des panoramas à 360°, il est indispensable de partir vers le Fort Freinet, ancien fort sarrasin.  Le sentier devient plus chaotique mais il ne présente pas de réelles difficultés et il faut simplement redoubler de vigilance et regarder là où l’on met les pieds. C’est ici dans ce qu’il reste d’un vieux fortin que les sarrasins se sont sans doute installés les premiers au IXeme siècle puis plus tard, au Moyen Age, un hameau s’est développé autour avec quelques maisons dont il reste de nombreux vestiges, certaines habitations étant taillées à même la roche. Lieu certainement stratégique entre la vallée de l’Argens et l’accès à la mer du Golfe de Saint-Tropez, le village a conservé dans son nom le fait que ce fort « gardait » le col (de la Garde), lieu sans doute où le frêne (Freinet) était bien présent. Plus tard, les menaces se faisant moins précises et plus espacées, les habitants sont descendus pour s’installer directement sur le col où s’est développé le village d’aujourd’hui. Bien que le frêne soit présent sur le blason du village, ceux sont les chênes-lièges (industrie du bouchon), les marronniers (production de marrons) et les mûriers (vers à soie) qui ont, au 19eme siècle, apporté, la prospérité au village et à la région toute entière. Depuis le fort, les panoramas se dévoilent à 360° sur une immense partie de la Provence en général et du Massif des Maures en particulier, vers les Alpes du Sud que l’on peut apercevoir enneigées en hiver, sur le Rocher de Roquebrune-sur-Argens et même la Méditerranée par temps clair. Le retour commence par quelques marches d’escaliers moyenâgeuses qui  descendent dans la roche et le maquis puis on arrive à une haute et étrange saignée dans la roche qui se termine dans un fossé servant de douves naturelles car elles se remplissent de l'eau des pluies. Là, il suffit de reprendre, un large sentier qui descend à gauche et aboutit sur une piste plus large qui mène au village où une visite inévitable s’impose si vous avez effectué mon circuit. Vieille fontaine, ancien lavoir, pittoresque place du marché, ruelles aux balcons fleuris, avenues ombragées, église et chapelles, boutiques des produits du terroir, etc.…, le promeneur curieux ne peut pas s’ennuyer. Je vous conseille d’aller voir le site officiel de l’Office du tourisme ou celui de la commune ainsi que le lien suivant car il décrit une autre manière d’accéder à la croix et au fort et est bien plus complet sur le plan descriptif et historique que je ne peux l’être moi-même dans ce court résumé :

http://www.lagardefreinet-tourisme.com/images/guidefortfreinet.pdf

Carte IGN 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des MauresTop 25.

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