• Un p'tit bouquet de roses


    Comme je l’ai déjà fait à quelques reprises dans mon Journal Mensuel, avec par exemple un sujet sur ce héros de 14/18 que fut mon grand-père paternel, ou bien encore dans un article de juillet 2012 que j’avais intitulé « le petit chien de porcelaine », je vais une fois encore évoquer une courte tranche de ma vie, en l'occurence ici une "bonne" tranche de ma jeunesse. Ce petit bout de ma jeunesse, je l’ai appelé « un p’tit bouquet de roses » et vous allez comprendre pourquoi.

    Il a commencé en septembre 1965 alors que j’avais 16 ans et s’est terminé trois ans plus tard, en juillet 1968 exactement. En 1965, j’entamais à peine ma 3eme au collège de la Grande-Bastide dans le quartier de Mazargues à Marseille et cette année-là a été la première année au cours de laquelle j’ai réellement commencé à flirter et donc à embrasser des filles sur la bouche. Eh bien oui que voulez-vous, je n’étais pas vraiment en avance, ni dans ma scolarité car j’avais redoublé deux classes à l’école primaire ni sur mon temps. En effet, or mis un p’tit bisou sur la bouche à une copine de la maternelle puis quelques autres au cinéma avec une amie du quartier qui n’étaient pas restés inoubliables malgré mon désir de faire comme certains héros de mes westerns préférés, je m’étais presque toujours tenu éloigné des filles sans trop savoir pourquoi. Sans doute à cause de mon goût immodéré pour le sport car l’été, c’était la chasse sous-marine à Sormiou et le reste de l’année, le foot au Sporting Club de Bonneveine mais également au lycée. Mais revenons vers mon « p’tit bouquet de roses » qui d’ailleurs vous le verrez, n’est pas si garni que ça. Au départ, j’ai surtout flirté pour faire comme certains copains et ne pas passer à leurs yeux pour un « loser » et j’ai donc eu mon vrai premier béguin avec une jolie jeune fille du collège d’à côté. Elle était très brune et s’appelait Rosa mais tout le monde l’appelait Rosy. Rosy avec un patronyme à consonance ibérique comme Perez, Martinez ou Sanchez ou peut-être même Garcia, enfin je ne me souviens plus très bien mais elle était vraiment espagnole surtout dans son regard qui était très noir. Voilà, je venais de cueillir ma première rose pour mon p’tit bouquet. Ce premier flirt dura le temps que dure les roses puis il se termina et un second vînt prendre le relais presque dans la foulée de cette première rupture. Aussi étonnant que celui puisse vous paraître ce fut avec une nouvelle Rose ou plus exactement avec une Rosine car elle voulait qu’on l’appelle ainsi. Je n’ai jamais vraiment su si c’était par goût personnel ou si c’était son vrai prénom. Et il est vrai que ce petit nom lui allait très bien car si la première Rosy avait été très brune celle-ci était aussi blonde que les blés. Une très jolie blonde que j’ai cueillie une fois encore dans le collège d’à côté. Il faut dire que cette Rosine était une bonne copine de la première et qu’elle me zieutait depuis pas mal de temps déjà. Il faut dire également qu’à l’époque, les collèges mixtes étaient plutôt rares et le nôtre ne faisait pas exception à la règle. Mais comme les deux collèges filles et garçons étaient mitoyens, ce n’était pas vraiment un problème pour lier connaissance car il était assez facile de s’observer lors des récrés ou mieux quand les cours étaient terminés. Ce second flirt dura un peu plus longtemps que le premier car la blonde Rosine était plus douce et moins volubile que la première Rosy. Mais malgré tout, il ne fit pas long feu non plus et cette deuxième conquête se termina presque naturellement lors d’une « boum » où nous étions allés tous les deux à l’invitation de mon meilleur ami Etienne qui avait organisé ça chez lui. Là, et aussi incroyable que cela puisse paraître, je fis la connaissance d’une nouvelle conquête qui, je vous le donne en mille, s’appelait également Rose. Allez savoir pourquoi, je m’étais mis à l’embrasser, sans doute emporté par sa troublante beauté et par le bercement d’un slow trop suave, ce qui bien évidemment ne plut pas à Rosine qui s’enfuit de la boum très en colère bien évidemment. A bien y réfléchir, ce jour-là, je m’étais conduit comme un vrai goujat ! Mais cette nouvelle Rose se fanât très vite elle aussi et ce nouveau flirt ne dura qu’une petite semaine. Il faut dire qu’elle habitait dans un quartier assez éloigné du mien et comme ma mère ne me donnait que le compte juste pour faire le plein de mélange pour mon  « VéloSolex », il était hors de question que je puisse aller me balader trop loin au risque de marcher à pied le reste de la semaine. D’autant que mon collège était lui aussi dans un autre quartier également éloigné du domicile qui lui se trouvait à la Vieille-Chapelle et de ce fait, le plein d’essence ne durait pas bien longtemps même en y faisant très attention. C’est d’ailleurs pour cette raison qui fit qu'un an plus tard, je suis parti de chez mes parents pour aller loger chez ma grand-mère paternelle Adèle où j’étais beaucoup plus tranquille avec une vraie chambre uniquement pour moi. Ma grand-mère habitait une petite maison à Sainte-Anne beaucoup plus près du collège et cette solution semblait satisfaire tout le monde. Moi en premier bien sûr, mais également mes parents pour qui les dépenses étaient moindres et enfin pour mon grand frère Daniel qui désormais occupé tout seul la salle à manger avec son lit pliant. Enfin, ma grand-mère semblait la plus heureuse. Elle n’était plus seule. Elle avait trouvé quelqu’un pour lui faire la conversation, quelqu’un a qui raconter ses blagues polissonnes et surtout quelqu’un à qui elle pouvait refaire de bons petits plats comme au bon vieux temps de mon grand-père Gabriel. De ce côté-là, je n’ai jamais été à plaindre et les trois années scolaires passées chez ma grand-mère furent parmi les plus belles de ma jeunesse. Cette amourette avec cette nouvelle Rose se termina donc en « eau de boudin » alors que j’aurais nettement préféré qu’elle se termine en « eau de rose ». Mais comme dit le célèbre proverbe « une de perdue dix de retrouvées ! » et  même s’il n’y eut pas encore 7 autres roses supplémentaires aussi ahurissant que celui puisse paraître, le p’tit bouquet était loin d’être terminé. En effet, juste avant la fin de cette année 1965/1966 qui avait été une de mes meilleures années scolaires puisque j’avais fini 5eme sur 29 élèves et réussi mon BEPC, une dernière « boum », justement pour fêter les toutes proches vacances, me donna l’occasion de sortir non pas avec une nouvelle Rose mais avec une Roseline, une variété qui convenait parfaitement à mon p’tit bouquet aussi. L’été arriva, Roseline partit de son côté et moi du mien. Au cours de ce même été 1966, mon cousin Pierre me proposa de partir en stop avec lui au Festival de jazz de Juan-les-Pins. Nous couchions sur la plage. Enfin moi je couchais sur la plage car lui une fois sur deux, j’ignorais vraiment où il découchait. Il faut dire qu’il était bien plus beau garçon que moi. D’abord, il était bien plus grand et bien plus costaud que moi, il paraissait de tout évidence bien plus vieux que son âge et avec sa gouaille de « titi » parigot, tomber les filles n’était pas vraiment un problème pour lui. Là, pendant cette semaine de galère au cours de laquelle je faillis mourir de faim, j’eus une aventure avec un jolie Rosemary qui était bien plus âgée que moi, sans doute avait-elle cinq ou six ans de plus que moi selon mon estimation. En réalité et bien trop fier d’être en mesure de sortir avec une « vieille », je n’ai jamais trop osé lui poser la question sur son âge. Elle passait ses vacances sur la Côte d’Azur avec son père qui y possédait une maison mais qui était divorcé d’avec sa mère. En réalité, ce fut bien plus qu’un simple flirt et il était très clair que cette agréable Rosemary avait de l’expérience à revendre et en tous cas, bien plus que je pouvais en avoir moi-même. Grâce à elle, l’aspirant en amour que j’étais, allait prendre son premier galon. Rosemary était belge et je fis sa connaissance de manière assez surprenante car j’avais retrouvé dans le sable la montre de son père qui était magnifique car toute en or et sans doute sertie de vrais diamants tant elle scintillait. Dans la journée, je m’étais souvenu avoir vu cette montre rutilante et qui flashait sous les rayons du soleil au poignet de cet homme qui approchait la cinquantaine. Le soir, alors que tout le monde avait quitté la plage, j’avais trouvé cette montre enfouie dans le sable. Toute la nuit, j’avais conservé précieusement cette montre de luxe au fond de mon sac à dos avec l’espoir que son propriétaire et surtout sa fille que j’avais nettement remarquée, reviennent sur la plage dès le lendemain. Et quand dans la matinée, je les vis arriver, j’étais vraiment content. J’allais pouvoir restituer cette magnifique montre au papa et surtout c’était peut-être l’occasion rêvée de tenter d’approcher cette jolie jeune fille à laquelle, j’avais beaucoup souri la veille mais sans vrai résultat. Ce manque de résultat était du à la différence d’âge qu’il y avait de manière évidente entre nous et qui m’avait rendu timide. Je n’avais pas osé l’accoster surtout en présence de son paternel. Et effectivement quand il vît la montre, son père fut aussi heureux qu’un gamin devant un sapin de Noël garni de jouets. Il ne savait que faire pour me remercier allant même jusqu’à me donner un gros paquet de billets de banque que bien entendu, je mis un point d’honneur à refuser. Du coup, et pour me faire plaisir, il voulut même m’inviter à déjeuner chez lui dans sa villa. Mais là aussi, je fus contraint de refuser cette aimable invitation, prétextant que je n’avais rien d’autres à me mettre qu’un Jean’s et un tee-shirt plutôt « crades » qui traînaient sur la plage depuis 4 jours. Pourtant, mon ventre commençait sérieusement à crier famine mais ma bonne éducation avait su résister à cet appel. En tout dernier recours, le Monsieur fouilla dans son sac de plage, en tira deux paquets de cigarettes Boule d’Or et me les offrit. Allez savoir pourquoi, je pris les deux paquets de clopes alors que je n’avais jamais touché à une cigarette de ma vie.  Comme je l’avais plus ou moins imaginé, cette confiance entre les deux belges et moi fut l’occasion de brancher la fille qui je l’avoue me plaisait bien. D’ailleurs le père mit à profit cette relation, par ailleurs sincère de ma part mais il est vrai intéressée, pour me laisser seul avec sa fille dès la fin de la matinée. L’après-midi, il ne revint pas et Rosemary rappliqua seule sur la plage. C’était un signe. Je n’en demandais pas autant et Rosemary non plus d’ailleurs et en fin d’après-midi, le flirt était déjà plutôt bien engagé et je dirais même que le courant était déjà bien passé entre nous deux. Rosemary m’ayant promis qu’elle tenterait de revenir dans la soirée, je mis à profit ce temps libre pour dénicher une douche dans une paillote de la plage pour faire un peu de toilette. Je voulais être un peu plus présentable pour aller au festival avec elle et plus si affinités. La suite, vous la connaissez. Ce soir-là, j’avais dit à Rosemary que j’étais affamé et sans le sou et en plus de tout le reste, elle m’offrit très gentiment un hot-dog et une bière dans un bar. Mais le lendemain matin très tôt, je fus encore plus surpris quand je vis son père arriver sur la plage avec quelques pains aux chocolats, deux gros pans-bagnats ainsi que deux melons et un petit régime de bananes. Sans aucune équivoque, Rosemary lui avait parlé et c’était sa façon à lui de me remercier pour la montre. Mon cousin Pierre, qui était revenu sur la plage au beau milieu de la nuit, ne comprenait pas ce qu’il se passait et quand l’homme fut parti et que je me mis à lui expliquer l’histoire de la montre en or et en diamants, le gros paquet de billets refusé, il se mit en colère et nous en vînmes presque aux mains. Il quitta néanmoins la plage avec la moitié du butin récupéré car sans doute avait-il faim lui aussi ? Pour moi, cette querelle fut la goutte de trop et je pris la décision de le laisser seul et de rentrer à la maison. Mais ne voulant pas quitter Juan-les-Pins sans dire au revoir à Rosemary, j’attendis toute la matinée mais en vain car ce matin-là, elle ne vint pas sur la plage. Sur le coup de midi, je me mis en route en faisant du stop et ainsi se termina mon aventure « jazzique » à Juan-les-Pins. J’avais connu ma seule et unique « histoire » belge, j’avais perdu mon innocence en me piquant à une Rosemary, j’étais devenu un vrai fan de jazz et de tous les grands noms qui étaient passés ces soirs-là avec pourtant Duke Ellington et Ella Fitzgerald, un seul avait vraiment retenu mon attention, c’était un saxophoniste du nom de Charles Lloyd. Accompagné d'excellents musiciens, le pianiste Keith Jarrett, le bassiste Cecil McBee et le batteur Jack DeJohnette, Charles LLoyd avait formé un quartet dont la musique avant-gardiste m'était totalement inconnue jusque là. Cette musique si nouvelle pour moi et au moment même où j'apprenais ce qu'était la liberté, le "free jazz" arrivait à mes oreilles sous un titre une fois encore prémonitoire "Forest Flower". Encore des fleurs ! Les fleurs de la Côte d'Azur, Rosemary et cette musique m'avaient tourné la tête mais en rentrant chez moi, je redevins le garçon plutôt tranquille et insouciant que j'avais toujours été. En ce mois d'août 1966, aucune autre aventure ne vint troubler le reste de mes vacances car j’étais beaucoup plus enclin à draguer les fonds marins de la calanque de Sormiou en quête de gros poissons que de draguer les petites « girelles » pour flirter avec elles. Alors finit les roses ? Pas vraiment !

    L’année scolaire suivante; en 1966/1967, c'est-à-dire en 2eme, s’en est fini du collège de la Grande-Bastide et j’effectue mon entrée au Lycée Jean Perrin. Là, dans la classe, coup de foudre immédiat pour une belle et grande fleur au doux prénom de Marie-Rose, une variété « rousse » que je n’avais jamais eu l’occasion d’ajouter à mon p’tit bouquet. Mais là aussi, l’aventure se termina presque aussi vite qu’elle avait commencé car cette grande « échalote », très bonne élève au passage, n’appréciait pas trop ma paresse ou ma turbulence en classe. Enfin tout ça était très juste et je ne pouvais pas lui en tenir rigueur et nous restâmes néanmoins bons amis. Avec elle, se termina cette incroyable et « rose » série où mes six premières idylles avaient eu dans leur prénom le mot « rose ».  Il y eut ensuite une Josiane, une Evelyne et une Martine. Au cours de l’été qui suivit, je réussis à allier ma passion grandissante et dévorante pour la chasse sous-marine, activité dans laquelle je commençais à bien me débrouiller, avec quelques flirts très passagers. Il y eut une Eliane, une Marie-Paule, une Monique et même une « folklorique » Leila.

    Au cours de l’année scolaire 1967/1968, j’étais passé en 1ere malgré des notes plus que médiocres en 2eme. C’’était l’année préparatoire au baccalauréat, année ô combien importante surtout aux yeux de mes parents. Malgré mon souhait de bien faire, cette année-là fut minée par les événements de mai 68 auquel je l’avoue je n’ai jamais vraiment participé ne me sentant pas à l'aise dans les habits d’un révolutionnaire. D’ailleurs, je ne comprenais pas grand chose à cette révolution, à tout ce qui se passait autour de moi et ça ne m’intéressait pas vraiment. Je préférais nettement la plage aux manifestations et en plus je ne sais pas pourquoi, mais les filles étaient bien plus câlines sur le sable que derrière les pavés des barricades. De plus, j’étais surtout pris dans le tourbillon du foot car au Lycée Jean Perrin, j’étais tombé dans une excellente équipe, équipe 2 du lycée il est vrai, mais avec d’authentiques bons copains mais excellents joueurs de foot de surcroît. Nous battions tous les autres lycées de Marseille et lors de la finale du Championnat Universitaire de Marseille, nous eûmes l’ultime privilège de battre l’équipe une du lycée. La finale d’Académie se profilait à l’horizon et malheureusement nous perdîmes ce match 1 à 0 contre une excellente équipe d’Avignon formée presque essentiellement de stagiaires professionnels. Ainsi se termina pour moi, cette année scolaire 1967/1968. Une fois encore, je n’avais pas beaucoup bossé et après mon année exceptionnelle en 3eme, à nouveau, mon carnet de notes n’était pas bon du tout et surtout il était rempli de « peut mieux faire » qui était loin de satisfaire mon père. Mais cet été de 1968 allait être le plus beau de ma vie.

    L’année 1968/1969, année de terminale et donc du bac commença bien évidemment avec quelques points sur les « I » de mon père. Le premier point était qu’il m’avait demandé d’arrêter le foot au lycée car il jugeait que les deux entraînements en semaine et le match au Racing Club de Marseille le dimanche étaient amplement suffisants. Mon père était d’autant plus inquiet quand à ma réussite au bac que je venais au cours de l’été de faire la connaissance de Dany, une très belle jeune fille brune de 16 ans dont il voyait bien à quel point j’y étais accroché et surtout comment j’en étais amouraché. L’année scolaire ne fut pas exceptionnelle mais j’avais tenté de m’accrocher et si les notes étaient plutôt passables, un 11 de moyenne final me laissait encore un petit espoir de réussite. Malheureusement et malgré de bonnes notes dans la plupart des autres matières, un 4,5 sur 20 et un coefficient de 6 en comptabilité sur un sujet qu’on n’avait jamais vu en classe mais soi-disant prévu au programme, vint ruiné tous mes espoirs d’avoir ce Bac G2 que mes parents avaient tant espéré. 4 élèves sur les 18 de ma classe le décrochèrent du premier coup et 4 autres encore l’eurent après le passage à l’oral. Sans vouloir me chercher d’excuses, en 1968 et pour apaiser les tensions du mois de mai, les diplômes au baccalauréat avaient distribués comme des petits pains ; surtout en Bac G2 dont s’était la première année d’existence ; et pour moi comme pour beaucoup d’autres, il ne faisait aucun doute que l’année 1969 était venue largement compenser ces offrandes de 1968. Pour moi, c’était le fiasco scolaire complet, ni oral ni bac mais j’étais heureux auprès de Dany dont j’étais fol amoureux. Le foot marchait à merveilles car avec le Racing nous gravissions sans cesse les divisions supérieures et j’avais la certitude qu’une nouvelle vie allait enfin s’ouvrir devant moi. Dans ma tête, un déclic était survenu et me mettre à bosser comme ne cessait pas de me le dire mes parents depuis toujours était devenu pour moi une évidence. J’avais envie de bosser et d’apprendre. Je m’étais piqué à quelques jolies roses mais j’avais envie de tirer un trait sur tout ça. Le bonheur était là, à ma portée et j’étais bien décidé à le saisir à bras le corps sans plus jamais me piquer à la première rose venue. J’avais envie de créer quelque chose et le chemin était tout tracé.

    Un jour, avec Dany, nous décidâmes de faire les présentations auprès de nos parents respectifs et là, ô surprise, en arrivant chez elle, j’appris que sa mère s’appelait Rosine. Il y avait donc en Dany un peu de « rose » aussi et je l’aurais presque parié ! Avec ce superbe petit bouton qui ne demandait qu'à s'épanouir, mon p’tit bouquet de roses était vraiment terminé !

    Forest Flower par le Charles Lloyd Quartet en 1966

     

     

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