• LE DOLMEN DE LA SIUREDA ET LA TOUR DE BEL OEIL par jullie68

     
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    Deux jolies curiosités à découvrir pour le prix d’une seule randonnée, qui plus est sans réelle complexité. Au menu, environ trois à quatre cent  mètres de dénivelé pour trois à quatre heures de marche effective sur un bon sentier balisé ou sur un large piste forestière, voilà le décor est planté !  A Maureillas, laissez votre voiture sur le grand parking qui jouxte l’aire de loisirs, direction Céret. Enjambez le pont de la rivière Maureillas et traversez vers la gauche le pré adjacent. Très rapidement vous trouvez le balisage jaune que vous ne quittez plus. Le sentier se faufile à travers les lotissements Mas d’en Bac et d’en Bruno, puis il commence à prendre de la hauteur, s’enfonce dans un bois, longe la clôture d’un camping puis débouche sur un vaste pré où les premiers panoramas sur les Aspres s’entrouvrent.  Le sentier continue de s’élever à travers une généreuse végétation faite de hautes bruyères arborescentes, d’amples genêts parfumés, de buis aux petites feuilles luisantes, de pins maigrichons mais surtout de chênes-lièges,  maîtres incontestés de cette verte toison ! Ce chêne règne ici depuis plus de 8.000 ans et a eu ses beaux jours avec une économie jadis florissante celle des bouchonniers.  D’ailleurs, n’est-ce pas non loin de là à Reynes que se trouve le chêne-liège le plus remarquable du monde avec ses 300 ans, ses 5,60 m de circonférence pour une hauteur de plus de 20 m ? Dans un virage, on vous indique d’aller voir une tour : C’est celle de Bel Œil ou Torre Bel Ull sur certaines cartes.  Gardez cette trouvaille pour le retour ou bien allez-y tout de suite car cette tour à signaux en partie en ruines mérite ce petit détour ! Vers le nord les panoramas sur le Roussillon en général  et sur le Bas-Vallespir et les Albères en particulier sont splendides !  Vers le sud, c’est un enchaînement de croupes verdoyantes qui ondulent vers la crête frontière. Dans cet océan de collines, seule la D.13 qui serpente vers Las Illas se révèle.  La minuscule route ressemble à un long reptile grisâtre qui aurait toutes les peines du monde à se frayer un chemin dans cette gangue verdâtre. Celui de notre randonnée est plus facile, poursuivez tout droit vers les luxueuses villas des Hauts de Céret que vous commencez à entrevoir.  Vous laissez les maisons sur votre droite et atteignez une large piste d’exploitation qu’il vous faut monter sur quelques centaines de mètres. Là, sur votre gauche, vous tomberez sur le Dolmen de la Siuréda. Il s’agit d’un dolmen composé d’une dalle horizontale posée sur trois dalles verticales (photo), le tout dressé sur un tumulus circulaire parfaitement visible. Les fouilles entreprises sur le site ont permis la découverte d’éléments funéraires préhistoriques prouvant qu’il s’agissait bien d’un caveau mortuaire. Mais bon, ne gambergez pas trop, nous étions tout un groupe à déjeuner sur le tumulus et aucun « esprit malin » n’est venu troubler cet excellent pique-nique et notre digestion ! Le retour peut se faire par le même chemin mais consultez la carte car il existe aussi des solutions pour transformer en une boucle plus longue cette belle petite randonnée ! Carte IGN 2449 OT Céret-Amélie-les-Bains-Palalda Top 25.

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  • LA TOUR DEL FAR par jullie68

    La Tour del Far (498 m) depuis Cases-de-Pène.

    Dans son livre « Voyage avec un âne dans les Cévennes », et en parlant de la marche, Robert Louis Stevenson disait : « j’aime sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants ». Je peux vous dire que s’il était venu faire cette petite randonnée qui va du village de Cases-de-Pène à la Tour del Far (498 m), il l’aurait certainement adorée ! En effet, si au départ, le chemin longe sans difficulté la D.59 puis bifurque sur une bonne piste forestière à la Coume d’En Roc, ensuite et très rapidement vos semelles vont être maltraitées par une succession de sentes aux caillasses plus tranchantes les unes que les autres. Au sein d’une flore typiquement méditerranéenne mais chétive faite de cistes, de romarins, de quelques petits buis et de maigres genévriers, vous emprunterez le lit du ru « Coma d’en Finestre » qui, selon moi, n’a plus vu aucun filet d’eau depuis l’ « Aiguat » de 1940 ! Vous ne sortirez de ce lit inconfortable et rocailleux que pour vous tordre les chevilles dans l’escalade ininterrompue jusqu’à la tour, de pierriers calcaires mais fleuris de thyms, de jolis asphodèles, de gros pieds de fenouils et de jolis bouquets d’œillets sauvages (photo). Pour le retour, et quand vous en aurez fini avec cette magnifique scène tournante sur un Roussillon à 360 degrés, vous pourrez faire une boucle et vous aurez le choix grâce à plusieurs sentes qui serpentent au pied de la tour. Oui, il y a de belles choses à découvrir du sommet de cette "Tour du Feu" (far voulant dire feu) et pour cause : Elle faisait partie d’un système de communication et d’alerte de tours à signaux construites par les Rois de Majorque pour surveiller l’ensemble de la région. Ils en existent de nombreuses en Roussillon : Massane, Madeloc, Mir, Goa, Batère, Força Réal, j’en passe et des meilleures et qui sont toutes ou presque un excellent prétexte à une belle randonnée ! Alors pour la « Torre del Far », chaussez de bons godillots car vous êtes partis pour un dénivelé de 450 m dans un univers presque exclusivement minéral sur une dizaine de kilomètres environ. Une version existe à partir de Tautavel mais si vous ne voulez pas que l'on vous retrouve dans le même état que l’Homme célèbre découvert ici, emportez beaucoup d’eau ou évitez de faire cette randonnée en été ! Carte IGN 2548OT Perpignan et 2448OT Thuir-Ille-sur-Têt Top 25.

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  • LE CANAL DE LA ROBINE par jullie68


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    Cette fois, j’ai laissé mes godillots de marche au placard, j’ai chaussé mes baskets et j’ai enfourché mon VTT pour une belle journée ensoleillée et sans vent sur le Canal de la Robine (ou Roubine sur certaines cartes), site classé par l’Unesco au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Bien sûr, les 17 kilomètres qui séparent Port la Nouvelle, où plus précisément l’île de Sainte-Lucie (réserve naturelle) à Narbonne sont parfaitement réalisables à pied y compris pour les plus téméraires qui voudraient se lancer dans un fastidieux aller-retour. Mais le chemin qui longe le canal est un véritable plaisir pour les « cyclistes du dimanche » comme moi : la piste est très roulante, il n’y a pas de côtes à franchir, aucun dénivelé important et tout en promenant, l’aller-retour se réalise très facilement sur une courte journée. De plus, les paysages sans cesse renouvelés dans des décors d’une grande douceur (photo) permettent d’oublier très rapidement la distance. Outre le canal où l’on peut observer une faune et une flore diverse et variée, les habitations, les bateaux, les trains, les étangs, les marais salants, les écluses, les rizières ferons de ce parcours un véritable « chemin du bien-être et de la découverte ». Quelques coups de pédale supplémentaires mais sans contrainte et le bout de ce chemin du bonheur sera Narbonne pour une visite indispensable de la belle ville audoise. Alors n’hésitez plus, montez sur votre vélo et faites tourner les roues vers cette fortune que représente le Canal de la Robine. Seuls quelques moustiques et une forte tramontane pourraient contrarier vos desseins ! Carte IGN 2546 OT Narbonne Top 25.


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  • Le lac de Caudiès-de-Conflent (1.750 m) est plus un prétexte à un bon pique-nique qu’une vraie randonnée. Accessible à tous petits et grands, jeunes et vieux, cette courte balade rafraîchissante, à faire évidemment en été, est aussi un bon motif pour partir à la découverte d’une contrée méconnue, celle des Garroxtes. Il faut dire que l’accès à cette vallée est difficile car la route qui y serpente à flancs de précipices est incroyablement spectaculaire voire périlleuse ! Les « Sébastien Loeb » du dimanche sont donc priés de rester chez eux quant aux conducteurs sujets au vertige, ils préféreront passer par Mont-Louis puis La Llagonne plutôt que de prendre cette vertigineuse route qui va d’Olette à Railleu ou à Ayguatébia. A Caudiès, beau petit hameau de montagne où vieilles bâtisses retapées et chalets plus modernes se côtoient dans une parfaite harmonie, vous saisirez aisément ce que les mots « tranquillité et silence » veulent dire. Quand à la randonnée pour se rendre au lac, elle est parfaitement mentionnée sur un panonceau au centre du village (Lac de Caudiès : 3 km-60 m de dénivelé-1h30 difficulté : facile). Il vous suffira donc de suivre le balisage jaune bien apparent et les panneaux indicateurs bien présents pour parvenir très rapidement dans ce havre de fraîcheur qu’est le lac de Caudiès-de-Conflent (photo). Tables, bancs, barbecues dans un cadre bucolique et boisé, comme je vous l’ai dit en préambule, tous les aménagements pour un excellent pique-nique sont réunis ! Pour le retour, vous pourrez soit reprendre le même sentier, soit prendre la large piste forestière qui file et monte à gauche du lac. Après la barrière, vous marcherez quelques centaines de mètres pour déboucher sans difficulté sur la petite D.4 qu’il vous faudra prendre par la gauche pour rejoindre votre véhicule et le village. D’ailleurs, tout en redescendant la petite route, le village est souvent bien perceptible quant aux panoramas sur les forêts, le Pic Pelade et plus loin le Madres et le Coronat, ils sont tout simplement formidables. Alors n’hésitez plus, partez visiter les Garroxtes et leurs magnifiques hameaux !  Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25. 

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  • LE PIC DES SEPT HOMMES par jullie68



    Avec l’été et les premières grosses chaleurs, les névés les plus coriaces fondent à vue d’œil et laissent la voie libre aux plus hauts sommets des Pyrénées-Orientales. Aux plus prestigieux bien sûr (Canigou, Carlit, Madres, etc.…) mais également à des pics moins connus comme ce Pic des Sept Hommes (2.651 m) que je vous propose de conquérir après une longue balade dans des décors aussi grandioses que variés. Le démarrage s’effectue depuis Mariailles (1.710 m), célèbre lieu de départ vers sa majesté « le Canigou ». Vous emprunterez la large piste qui suit le ravin de la Llipodère, d’ailleurs un panneau indique clairement la direction : « Croix de la Llipodère 3,5Km-Pla Guillem 5Km ». Et c’est bien au Pla Guillem que vous devrez aller et même un peu plus loin au Col des Boucacers (2.281 m). Le Pic des Sept Hommes est cet énorme mamelon pierreux sur votre gauche de l’autre côté du ravin. Avant d’y grimper, vous allez longuement le contourner et le découvrir sous différents aspects. Ses versants sont parfois blancs car recouverts d’éboulis, parfois verts et boisés, parfois jaunis par d’innombrables genêts. Vous ne quitterez plus la piste, sauf le cas échéant pour prendre quelques rudes raccourcis balisés de gros cairns mais dans un environnement ô combien agréable, contrasté et coloré de roses rhododendrons et d’ocres genêts. Au col de la Roquette (2.083 m), vous poursuivrez la piste qui continue à gauche de la Croix de la Llipodère. De cet endroit (photo), le Col de Boucacers est parfaitement visible devant vous légèrement à gauche ; quant au pic, il parait écrasé mais ne vous y fiez pas, le bon dénivelé à travers caillasses et pierriers ne sera pas une partie de plaisir. Pour atteindre le col des Boucacers, vous quitterez la piste au moment où elle amorce une épingle à cheveux vers la droite et couperez à travers champs où plutôt à travers pelouses pour atteindre une clôture que vous devrez impérativement longé jusqu’au pied du pic. Voilà, vous êtes au pied des vrais difficultés avec 370 mètres d’une sérieuse grimpette à accomplir dans une imprécise sente faite d’un balisage effacé et de cairns parfois imperceptibles dans ce décor rocailleux. Mais après tant d’efforts fournis, quelle joie vous éprouverez une fois arrivés sur la longue crête des Sept Hommes ! Celle de la prouesse accomplie peut-être ? Mais surtout la joie de découvrir de merveilleux paysages à 360° avec une vue rarissime mais prodigieuse du mythique sommet du Canigou ! Les plus courageux pousseront jusqu’au Puig Roja (2.724 m) un peu plus loin sur la crête. Pour le retour, je vous conseille de redescendre par la sente empruntée à l'aller, puis de rejoindre le refuge du Pla Guillem et de prendre à proximité le sentier qui contourne par la gauche le Pic de la Roquette (2.273 m). Après ce sentier tout en descente, qui est un merveilleux balcon panoramique sur les Esquerdes de Rotja, les Très Estelles et plus loin les hauts sommets de Cerdagne et du Capcir, vous retrouverez le Col de la Roquette pour un retour facile et évident. Attention ce parcours plutôt difficile est conseillé aux marcheurs aguerris mais le Pla Guillem qui est accessible au plus grand nombre vaut à lui seul le détour ! Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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  • Voilà une jolie boucle, toute simple mais à faire avec la carte IGN appropriée. Je l'ai raccourcie délibérément car elle est connue dans une version plus longue sous le titre de « Circuit de Sournia » dans le célèbre « 100 randonnées dans les P.O » de Georges Véron. Ici, ce secteur des crêtes que l'on va cheminer, on l'appelle les "Terres Noires" à cause de certaines portions du terrain très sombres faites de marnes schisteuses noirâtres que l'itinéraire emprunte. Dès que vous entrez dans Sournia (alt.500 m) en venant de Perpignan ou plutôt d'Ille-sur-Têt, le départ s'effectue 40 mètres à droite après la gendarmerie. Vous montez une petite sente balisée en rouge et blanc car vous êtes sur le GR.36. Elle s'élève rapidement dans la garrigue, longe quelques « feixes » moussues, ces vieilles terrasses de pierres sèches, entre dans un bois et finit par déboucher près d'une ferme et dans une zone d'estive. Par précaution, prenez garde à fermer les barrières et à ne pas trop déranger le troupeau. Vous arrivez sur une petite route asphaltée et des paysages disparates se dévoilent de tous côtés : les Corbières, les magnifiques forêts des Fenouillèdes, la Vallée de l'Agly, les toits rouges de Prats de Sournia et de Sournia, son vallon de la Désix, les collines du Bas-Conflent, avec derrière elles l'inévitable dôme enneigé du Canigou. Prenez cette route par la gauche et poursuivez sur le GR.36. La route se transforme en un chemin carrossable toujours goudronné. Sur votre droite, un bel orri, sur votre gauche l'éclatant Canigou et le début de la chaîne pyrénéenne. Au col boisé de Benta Fride (960 m) vous enjambez une barrière et quittez le bitume pour emprunter une piste forestière. Vous êtes dans la très belle forêt communale du Vivier, connue pour son hêtre remarquable le Fajàs d'en Baillette : plus de 500 ans, plus de 5 mètres de diamètre et plus de 30 mètres de hauteur. Il n'est pas très loin, n'hésitez pas à faire l'aller-retour pour aller le découvrir ! A la côte 992, il vous faut par la gauche quitter la piste et grimper un court dénivelé vers la crête. Vous arrivez à un gros cairn et il vous faut désormais longer une rudimentaire clôture faite de fils barbelés et de gros piquets. Sur votre gauche et devant vous, les panoramas s'entrouvrent toujours plus beaux. La crête devient montagnes russes mais à la côte 963, le GR.36 tourne à droite et vous, vous ouvrez une barrière et tournez à gauche dans une nouvelle zone d'estive sauf si vous souhaitez voir l'hêtre remarquable ce en quoi il vous faut descendre et prendre une autre piste qui part d'abord nord-est, tourne à gauche pour filer plein nord. En la suivant, vous arriverez sans problème a cet arbre exceptionnel et le retour à la côte 963 ce fait par le même chemin. Pour le circuit de Véron, à la côte 963 il faut continuer tout droit vers le Col de l'Espinas (1.005m) mais c'est une autre rando ! Une petite sente coupe des près puis entre dans un bois dit de la Pépinière (photo). Au début du printemps, les sous-bois sont tapissés de très jolies violettes et de jonquilles sauvages. La sente devient piste et descend jusqu'à la D.2. Sournia est sur votre gauche à un peu moins de 4 kilomètres. Grâce à de multiples raccourcis balisés en jaune, vous éviterez une marche forcée sur l'asphalte et vous rejoindrez ainsi plus rapidement le village. Pour clore cette agréable boucle qui vous aura occupé au moins 4 heures, prenez le temps d'une visite de Sournia. Sa belle chapelle St Michel du Xeme siècle, sa pittoresque fontaine du Pou, son église et ses jolies ruelles le méritent bien ! Carte IGN 2348 ET Prades-Saint Paul de Fenouillet Top 25.

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  • Coucouroucouil ! Non ce n'est pas un « gros mot » mais le nom d'un pic culminant à  plus de 2.000 mètres, peu connu, sauf de vrais randonneurs et des gens du cru ! Je vous propose non pas d'y monter, mais plutôt d'en faire le tour car de tous côtés les panoramas sont splendides ! Le départ se fait du joli hameau de Prats- Balaguer (1.309 m). Pour l'atteindre, à Fontpédrouse, vous aurez au préalable quitté la N.116 qui va vers Font-Romeu pour prendre l'étroite D.28 qui se dirige vers les réputés bains chauds de Saint-Thomas.  Mais pour le bain, attendez ce soir d'avoir fini ma balade, vous verrez quant on est « cassé » par six à sept heures de marche sur de bons dénivelés, c'est encore plus réconfortant !  Traversez le village en suivant les indications puis montez à travers les prés en longeant des murets de pierres sèches en direction du Castell. A ce château en ruines, vous tombez sur une piste qui longe les gorges de la Riberola. Poursuivez pendant 450 mètres et prenez à votre gauche une sente qui s'élève. Parfois glissante car dallée de roches parfois agréable et gazonnée, elle vous hisse rapidement vers des points de vue merveilleux. Les bouleaux blancs sur votre droite, les sombres sapins sur votre gauche encadrent le chemin et  tracent une haie d'honneur au dessus de  laquelle se dévoile  toute une chaîne de très hauts sommets enneigés :  Pic de l'Orri (2.561m), Pic d'Eyne (2.786m) Pic de la Fosse du Géant ( 2.799m) Pic Nou Fonts (2.861 m) et j'en passe. D'ailleurs, à l'approche du bassin qu'alimente le petit torrent de la Font dels Collets, le sentier devient promontoire et un grandiose panorama s'entrouvre sur la splendide vallée de la Riberola. Pour moi, avec la vision de ce joli petit lac,  les souvenirs reviennent ! Souvenirs chargés d'émotion de notre périple en 2001 sur le GR.10 !. À découvrir sur mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/LES%20CONQUERANTS1.htm. Souvenirs pas toujours très réjouissants car Dany souffrait depuis 2 jours d'énormes cloques aux doigts de pieds. Cette journée avait été pour elle un vrai calvaire et ce tronçon un véritable chemin de croix ! Longez le bassin par sa gauche, traversez un grand pré et continuez de grimper vers une large piste en longeant le ru.  Cette piste vous ménera au Collet d'Avall (1.996m), point de retour de notre boucle.  Plus longue que le GR.10, je préfère néanmoins emprunter la piste car les panoramas et les vues plongeantes sur la vallée y sont sublimes.En plus l'approche du magnifique Col Mitja est inoubliable. Sa courbe parfaite entre les pics de Gallinas(2.624 m) et Redoun(2.677m) ressemble à la cambrure dorsale d'une belle "playmate" (photo)! Si le temps, le courage et vos jambes vous le permettent, n'hésitez pas à continuer la balade vers ce col et ces sommets, les points de vue à 360° y sont merveilleux! Mais attention, celà constitue une longue course réservée aux marcheurs chevronnés! Trop de neige, moi j'ai bifurqué au Collet d'Avall et j'ai suivi le balisage jaune pour une limpide descente en raquettes. Le final au dessus de Prats-Balaguer est superbe et la vue porte très loin jusqu'au Carlit. Bon, si vous avez réalisé la boucle proposée, vous aurez bien mérité un relaxant bain chaud à 35° à St-Thomas.Croyez-moi, après une dure rando, c'est génial ! Carte IGN 2250 ET Bourg-Madame-Mont-Louis Top 25.

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    J'espère que vous aurez suffisamment de nez pour suivre mes conseils et venir randonner à Mosset ! Le village médiéval figure au classement des plus beaux villages de France et mérite donc le détour. Vous en profiterez pour visiter la Tour des Parfums et en contrebas son jardin des senteurs. Pour démarrer cette randonnée, il vous faudra lever le nez vers le pylône GSM qui surplombe le bourg car  la bonne direction à prendre est par là ! Avoir du nez à Mosset, vous flairez déjà combien c'est indispensable ! Suivez le balisage jaune bien visible dans les ruelles. Une bonne piste en terre prend rapidement le relais. Inutile de la poursuivre et prenez le raccourci qui grimpe immédiatement vers le pylône. Odeurs de thyms, de cistes, de genêts, de sauges, de romarins et de résineux, tout en montant, vous humez toutes les senteurs du maquis méditerranéen. Après le pylône, vous retrouvez la piste qu'il vous faut désormais poursuivre vers la droite. Si vous ne la quittez plus et en prenant à droite au point côté 1.027 sur la carte IGN, dans des paysages sans cesse renouvelés, cette piste vous mènera très facilement au Col de la Croix de Marquixanes et à notre destination finale au Roc des Quarante Croix (1.356 m).  Au départ, tout en montant, les panoramas sur Mosset et la verte Vallée de la Castellane sont grandioses. Puis les vues se succèdent : Vallée de la Têt, Canigou,  Pla de Balençou, forêts domaniales d'Urbanya, Pic de Tour, Madres, Col de Jau, Pic Dourmidou, Pic del Roussillou. La sente se poursuit le plus souvent avec des perspectives à 360 degrés au milieu d'un chaos d'énormes blocs granitiques aux formes bizarres et parfois surprenantes : J'ai cru voir un « zizi géant», une immense tortue, un gigantesque dromadaire, un oiseau de pierre, un dinosaure couché, etc..., pourtant ce jour là je vous l'assure, je n'avais bu que de l'eau !  Par contre, j'ai trouvé le rocher aux Quarante Croix (photo), 100 mètres vers le nord et en contrebas du Roc et de la borne signalant le sommet. Et là, je vous le donne en mille, je n'ai quasiment rien vu ! Pourtant, j'ai scruté le rocher en tous sens et les 40 croix gravées néolithiques en question, il faut vraiment les deviner ! D'accord, le but était de passer une bonne journée de marche et de voir de beaux paysages. De ce côté là pas de problèmes, on découvre tout le Conflent et les Fenouillèdes. Du Roc, la vision porte même jusqu'à la mer. Bien plus près, on aperçoit même le beau château de Puilaurens puis ce sont les immenses forêts domaniales de Salvanère, Boucheville et Rabouillet qui défilent devant vos yeux émerveillés ! Pour information, pour aller au Roc, au col de la Croix de Marquixanes, il vous faut prendre à droite et suivre les barrières d'un enclos puis les marques blanches et rouges de délimitations de parcelles sur des pins. Au bout de 500 mètres vous trouverez aisément la borne. Si vous avez un bon GPS,  le sens de l'orientation ou mieux du nez, vous pourrez éviter le retour par le même chemin. Descendez donc tout droit vers le Cortal Margaride, puis prenez le bon chemin qui longe d'abord la rive droite du ruisseau de La Canals puis sa rive gauche. La suite est une simple formalité vous ramenant à l'intersection de la côte 1.027 évoquée plus haut puis à Mosset. Au village, levez une dernière fois votre nez vers le clocher de l'église, vous constaterez avec stupéfaction qu'un pin sylvestre y a pris racine ! Je vous l'ai dit à Mosset avoir du nez est essentiel, venez donc y « randon'nez » !  Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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    Une fois de plus, cette belle randonnée s'adressera au plus grand nombre. Relativement facile et parfaitement balisée, la montée vers la Chapelle Santa Engracia, ancien ermitage dont les premières mentions écrites remontent à 1235, permet de nombreuses découvertes ! Un superbe panorama sur notre ligne de départ qu'est Amélie-les-Bains mais aussi sur une grande partie du Vallespir et la très belle vallée du Tech. Mais il y a bien d'autres trouvailles, alors suivez le guide ! Le démarrage s'effectue à droite du parking des célèbres thermes. Délaissez les florifères arbres de Judée avec leur rose intense et montez les quelques marches, elles mènent à un lavoir et vers la gauche aux très belles Gorges du Mondony, malheureusement fermées depuis quelques temps ! Prenez la venelle qui part vers la droite, elle se faufile parmi quelques murettes où croulent les glycines, puis au milieu de quelques vieilles maisons paisibles et de quelques jolis jardinets. Rapidement, vous quittez le parfum entêtant des glycines pour ceux non moins enivrants des sous-bois où se mêlent les odeurs de résine, de terreau et de mousse. Vous dominez déjà Amélie, ses rouges toitures, ses thermes, son église et ses vestiges militaires. Quelques indices sur vos premières trouvailles : la source de Monjolet, toute proche est un lieu frais et reposant sous son petit préau moussu. Très prisée de quelques catalans et de certains curistes, son eau chaude sulfureuse aurait de miraculeuses vertus ! Puis vous trouvez une inscription sculptée et un petit menhir en hommages au bataillon du 25eme Léger, ces célèbres carabiniers napoléoniens. Comme indiqué, vous êtes sur leur chemin !  Vous traversez la D.53 et grâce aux nombreux panneaux indicatifs vous poursuivez sans crainte votre pèlerinage. De temps en autre, quelques branches de chênes ou de frênes esquissent des petites lucarnes sur les crêtes enneigées du Massif du Canigou. Puis, un peu plus haut, le monumental sommet se dévoile enfin dans toute sa splendeur. Au dessus de vous, un autre sommet plus modeste, le Pilon de Belmax (1.290m) et une minuscule croix blanche qui se rapproche et grandit à chacun de vos pas. Bientôt, vous arrivez à la croisée de chemins, Col de Paracolls, Grande Batterie et Arles sur Tech d'un côté et Santa Engracia de l'autre puis à un collet. Vous n'êtes plus très loin maintenant. La croix blanche est à gauche du collet, allez-y car le panorama du Costabonne jusqu'à la mer en passant par l'inévitable Canigou est exceptionnel ! La chapelle, elle, est à droite, à une centaine de mètres, on la devine à travers le faîte des chênes verts. Parfaitement restaurée, elle est blottie dans une petite clairière (photo) près d'un promontoire donnant sur les superbes gorges du Mondony. Ce décor est une incitation au recueillement, à la contemplation ou moins religieusement et grâce à ses barbecues à une bonne grillade !!! Je félicite au passage tous ceux qui participent à la préservation de cet exceptionnel patrimoine. Sans les arrêts, comptez trois bonnes heures pour un aller-retour sur un dénivelé de 420 mètres environ. Carte IGN 2449 OT Ceret-Amélie-les-Bains-Palalda Top 25.

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  • Cette balade, je l'intitule la randonnée des villages perdus du Roussillon. En effet, les deux hameaux de Nohèdes et d'Urbanya sont des culs de sac. Des culs de sac oui car la route s'arrête là ! Des impasses non ! Car une fois franchie la dernière trace de bitume, la montagne sera à vous !  Et quelle montagne ! Etrange car pleine de découvertes où l'histoire et les légendes se confondent.  Etonnante car parfois luxuriante et boisée parfois aride et déserte. Intéressante avec ses empreintes permanentes d'un pastoralisme passé et présent. Mais surtout splendide et sauvage avec de belles vallées et des gorges encaissées (Urbanya), des torrents qui y dévalent, des multiples cols,  des hautes falaises (Coronat), des hauts sommets (Madres, Pelade, Coronat, Tour) de magnifiques forêts domaniales et des réserves naturelles (Conat, Nohèdes) où vous aurez tout loisir de découvrir une flore somptueuse et peut-être la chance d'aller à la rencontre d'une faune qu'il faut impérativement préserver !  Et enfin pour couronner le tout, cette randonnée s'adaptera à tous ! Vous pourrez aller de Nohèdes à Urbanya en deux heures comme en huit ! Surprenant non ? Si le coeur vous en dit, vous pourrez même y passer 2 jours dans cette fabuleuse montagne ! Suivez-moi !  La randonnée démarre sur la D.26, 500 mètres avant d'entrer dans Nohèdes. Laissez votre véhicule près d'un hangar et suivez la sente mentionnant Urbanya sur un petit panneau de bois. Vous êtes sur le Tour du Coronat. A découvrir dans son intégralité sur mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm. Nohèdes s'éloigne (photo), la rampe caillouteuse faite de lauzes s'élève en douceur jusqu'au Col de Marsac que vous atteignez en moins d'une heure. Un large panorama s'entrouvre sur  la plaine du Roussillon jusqu'au Pic du Canigou. A vos pieds, la jonction du profond canyon d'Urbanya et de la verte et sombre vallée de Nohèdes engendre le tranquille vallon du Caillan. Là, au Col de Marsac, comme je vous l'ai dit plus haut, deux solutions s'offriront à vous : soit vous descendrez par la piste forestière indiquant parfaitement Urbanya, dont vous apercevez au loin les premières maisons, soit vous poursuivrez le Tour du Coronat jusqu'au col de Tour. Là vous gambaderez quelques heures dans la merveilleuse et contrastée forêt domaniale de Nohèdes/Urbanya. Au col de Tour, si vous avez choisi de découvrir la montagne sur 2 jours, vous partirez vers le refuge de Callau distant de 5 kilomètres dont vous aurez au préalable réservé le gîte et le couvert. Dans le cas contraire, vous prendrez la direction du Col des Vigues pour ensuite redescendre de manière évidente sur Urbanya. Prenez le temps d'un peu de repos pour visiter ce beau hameau perdu !  Du village, vous repartirez jusqu'au col de Marsac par la piste forestière qui passe devant la jolie église pour un retour vers Nohèdes qui lui aussi mérite le détour ! Très longue, longue ou courte, comment la désirez-vous cette randonnée ? Il ne vous reste plus qu'à faire votre choix ! Oubliés ces deux villages ? Pas si sûr ! Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25 (et 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25 si vous allez au refuge de Callau).

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