• Pour s'y être égarés et avoir été hélitreuillés en 2004, Dany et moi gardons un souvenir inoubliable du massif des Très Estelles et de son pic. Voir mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/CAUCHEMAR1.htm, dans lequel je raconte avec force détails notre terrible cauchemar ! Mais bon autant le dire tout de suite, cette randonnée aller-retour jusqu'au superbe village de Py (1.023 m), par ce magnifique chemin que l'on appelle le Tour du Très Estelles ne devrait vous laisser que de bons souvenirs. Après Sahorre, vous prenez la D.27 en direction d'Escaro et vous laissez votre voiture au Col de Fins (897 m).  Vous êtes partis pour la journée. Prenez la piste forestière qui part sur la gauche de la route et monte dans une forêt de pins.  Sans le savoir, vous pénétrez dans une zone qui pendant des siècles a fortement été exploitée pour son sous-sol  très riche en minerai de fer. De nombreuses galeries subsistent dans ce secteur et en montant cette piste vous remarquerez un étrange panneau : «  Tambour de Sahorre » ! Non, vous n'aurez pas besoin de baguettes car il ne s'agit pas d'un instrument de musique à percussion mais d'un grand cylindre de bois dans lequel s'enroulait un câble d'acier permettant de tracter les wagonnets chargés de minerai de fer !  Il n'est pas très loin,  partez donc le visiter ! La piste zigzague vers la gauche, monte légèrement jusqu'à un replat où les panoramas commencent à se dévoiler (Canigou, Coronat, Madres, Vallée de la Têt et de la Rotja). La piste grimpe sur la droite jusqu'à un nouveau replat au bout duquel trône un gros piton rocheux. Belvédère naturel, de nouveaux paysages se révèlent à votre regard. Le massif des Très Estelles est là devant vous,  fascinante montagne se dressant au sein de sa très belle et sombre forêt domaniale. A la gauche du piton rocheux, vous laisserez un étroit couloir qui descend dans une ravine (il  mène au Pic à 2.099 m, mais c'est une autre randonnée !) et vous préférerez prendre la sente à l'opposé indiquant sur un petit panneau de bois : « Tour du Très Estelles-Py 2h30 ». Voilà, vous êtes sur un des plus beaux balcons qu'il m'est donné de connaître ! A chaque virage, un point de vue différent, mais avec un olympien Canigou plus que jamais omniprésent ! Le sentier n'est pas dangereux mais soyez néanmoins prudents, certains passages sont étroits, caillouteux avec des lauzes lisses qui peuvent parfois s'avérer glissantes ! Certains tronçons avec des à-pics très abrupts (photo) pourront impressionner les enfants ou les randonneurs sujets au vertige. Après quelques heures de marche, les « mirettes » pleines de belles images, vous arriverez au pittoresque village de Py, blotti au sein de sa belle et vaste réserve naturelle où au milieu coule la Rotja. Vous prendrez certainement le temps de découvrir cette  bourgade et si vous avez été prévoyants vous aurez réservé une bonne table sur la terrasse ensoleillée du restaurant La Fontaine. Peut-être aurez-vous la chance de déguster une belle tranche grillée de Rosée des Pyrénées accompagnée de petits haricots fins ou de bonnes pommes de terre du pays. Le tout arrosé d'un Côtes du Roussillon-Villages bien frais. Mais n'abusez pas trop des bonnes choses car il vous faut déjà penser au retour ! Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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  • Avec ses 2921 m, le Carlit est le plus haut mont des P.O mais pas le plus fréquenté, car les Catalans lui préfèrent le mythique Canigou. Mais il est sans hésiter le pic du département où les panoramas sont les plus insolites. De bas en haut, de droite à gauche, le chemin est une constellation de lacs dans une galaxie granitique. Le premier, le plus grand, est celui des Bouillouses (2000 m), enjambez-le pour trouver la sente qui part près des Bones Hores. Les traces jaunes qui signalent le "puig" sont faciles à trouver. En plus, partez sans crainte, à partir du printemps et selon l'enneigement, il y a peu de chance que vous soyez seul à grimper! Le sentier file au nord puis monte vite vers l'ouest en se faufilant dans un vallon. Il zigzague au milieu des "estanys" Nègre, del Viver, Sec, de la Commassa.  A 2200 m, vous atteignez un dôme et le Carlit se dévoile enfin, pas vraiment impressionnant d'ici. Par un petit pont, vous coupez un ru qui fait le lien entre les étangs de las Dugues et de Vallell au nord et Llong et Llat au sud. La sente est plus raide et contourne par la droite un piton rocheux. Vous atteignez un collet, d'autres lacs, et enfin un replat où vous pouvez souffler. A l'ombre du Tossal Colomer (2673 m), la rampe jonchée d'éboulis s'accentue encore. A 2598m, près d'un torrent, vous prenez conscience du chemin parcouru, de la beauté des paysages mais aussi du raidillon à escalader pour vaincre l'objectif. Ménagez vos efforts, grimpez en douceur, marquez bien vos appuis, tentez d'analyser les dangers potentiels (chutes de pierres, névés, etc...) cette dernière portion est plus technique mais ne nécessite pas un savoir-faire spécial. Soyez néanmoins prudents, j'ai vu des marcheurs chevronnés redescendrent sanguinolents! Bien sûr, il faut parfois vous aider autant de vos mains que de vos pieds mais le bonheur d'un spectacle grandiose est là tout près. Arrêts inclus, prévoyez la journée. Carte IGN 2249ET Font-Romeu Capcir Top 25.

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  •  Voilà une belle boucle de moyenne montagne que vous pourrez  accomplir en toutes saisons, sauf bien sûr dans le cas d'un fort enneigement où les raquettes ne seront pas toujours suffisantes. En automne, les couleurs y sont particulièrement chatoyantes. A Vinça, prendre la direction de Baillestavy et de Valmanya. C'est la D.13 qui vous mènera à ces superbes hameaux par une belle petite route sinueuse qui longe les Gorges de la Lentilla. Après Valmanya, haut lieu de la résistance catalane contre les  envahisseurs nazis, continuez jusqu'à Los Masos et à son parking terminal. Garez votre véhicule car la randonnée commence ici !  Deux solutions vous sont proposées mais pour le circuit à accomplir, c'est du pareil au même ! Personnellement, je conseille de partir vers l'Abri du Pinatell en suivant le balisage jaune plutôt que le GR.36 vers le Prat Cabrera et le GR.10 par le Bois de Patriques. Le dénivelé est plus « soft » et donc accessible au plus grand nombre !  Un large chemin se faufile au milieu des bouleaux blancs puis dans une hêtraie. Il est parallèle à la Lentilla qui n'est ici qu'un étroit torrent mais déjà bien impétueux. Rapidement, vous coupez ce torrent par un confortable pont de bois récemment refait à neuf. Puis vous arrivez à un nouveau panneau indiquant Le Pinatell à 3h15. Ne vous fiez pas à cet horaire, même en lambinant vous atteindrez l'Abri du Pinatell en moins de 2 heures. La rampe qui part complètement à gauche est plutôt bonne et agréable sauf lorsqu'à plusieurs reprises vous couperez de larges éboulis « tord-chevilles et casse-gueules ». Dans ces pierriers, prenez garde aux blocs qui ne sont pas toujours stabilisés ! Après une série de méandres au doux dénivelé qui vous laisseront entrevoir de splendides panoramas de tous côtés et jusqu'à la mer, vous arriverez à l'Abri du Pinatell et au GR.10. C'est ce tronçon là qu'il vous faut prendre sur la droite en direction d'« Els Cortalets » et que l'on appelle à juste titre le « Balcon du Canigou ». Le balisage est désormais blanc et rouge. Le Canigou est là devant vous et si le temps est clair, vous aurez tout le loisir de le contempler à travers les grands résineux. Vous ne quitterez plus ce magnifique chemin qui se faufile à travers des forêts de grands sapins, de rhododendrons et de quelques feuillus encore présents aux couleurs automnales éclatantes. Comme cela m'est arrivé souvent, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir un ou plusieurs isards, d'entendre siffler la marmotte ou bien de trouvez de gros cèpes ou de succulents bolets. Après Le Clôt de Baix (photo) et La Carnisserie et leurs torrents descendant des ravines, vous attendrez les bas flancs du Barbet et une partie plus sèche car plus ensoleillée. Malgré cette aridité, jusqu'au Ras del Prat Cabrera, point culminant de la boucle à 1.739 m, les paysages demeurent grandioses ! Là vous retrouverez un petit panneau jaune indiquant Valmanya à 1h30. Suivez le balisage blanc et rouge du GR.36 ou mieux longez la clôture et la crête. Vous ne pourrez pas vous tromper et la sente finit par descendre dans le Bois de Patriques. Cette descente est plutôt scabreuse. Les feuilles des hêtres et de chênes s'y ramassent à la pelle mais à moins de vouloir faire un herbier gigantesque, vous serez surtout attentifs à ne pas tomber sur les pierres glissantes enfouies sous ce tapis automnal. Vous quitterez le bois pour un maquis de fougères et de genêts et les quelques maisons de Los Masos seront à vos pieds. Comptez cinq  heures de marche effective avec de bonnes chaussures adaptées. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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    Ce chemin que l'on a baptisé le « Cami Ramader » démarre du magnifique village d'Evol ou plutôt du hameau de Thuir d'Evol et se hisse jusqu'au refuge de la Mouline. Avec sa traduction, nous pourrions pensé qu'il  a été nommé ainsi  arbitrairement ! Pas de problème pour  le terme « Cami » le mot signifie bien chemin mais « ramade » signifiant troupeau de moutons et « ramader »  transhumance, nous devons reconnaître que des chemins de transhumance dans les Pyrénées, il y en a beaucoup d'autres ! Mais bon, tout le monde l'appelle ainsi y compris l'Institut National Géographique sur ses cartes ! En tous cas, si cette désignation  de « Cami Ramader » peut être attribué à de nombreux autres sentiers, ici cette dénomination n'est vraiment pas usurpée. En effet,  les signes d'un pastoralisme sont évidents à chaque détour du chemin. Le Cami Ramader est très souvent dallé de lauzes et les constructions de pierres sèches sont nombreuses et visibles (capitelles, orris, terrasses). Le plus souvent en ruines, on pourrait assimiler ces édifices à des vestiges d'une époque révolue, mais il n'en est rien car quelques cortals ont été restaurées et servent encore de bergeries. Certes les bergers et les troupeaux d'ovins ne sont pas aussi nombreux qu'aux siècles précédents mais lors d'une récente randonnée, j'ai pu constater par moi-même que dans cette splendide vallée, le pastoralisme n'était pas mort ! A cette description, le lecteur pourrait croire que le chemin est austère et les paysages arides ! Rien de tout cela, le Cami Ramader est certes pierreux par endroits mais il s'élève le plus souvent dans un cadre boisé et rafraîchissant. Il longe l'ardent torrent d'Evol qui descend du Gorg Nègre et c'est au « glouglou » harmonieux  de ses petites cascades que vous accomplirez les 700 mètres de dénivelé. En arrivant à la Mouline, les paysages changent encore : d'immenses conifères se dressent dans le ciel, les près verdoyants remplacent les garrigues méditerranéennes. Vous profiterez de ce cadre bucolique pour un agréable pique-nique et quand le temps de redescendre sera venu, vous aurez le choix entre le Cami Ramader ou une boucle par la route (photo) en asphalte (pour ce qu'il en reste !) qui monte au Col du Portus. Au printemps et en été quand les journées sont plus longues, vous serez tentés d'aller découvrir les merveilleux Gorgs (Nègre, Estelat, Blau, Estany del Clot). Alors n'hésitez plus, venez marcher dans les traces de nos pasteurs, ils sont nos ancêtres depuis plus de 2000 ans et c'est certainement un peu grâce à eux que nous prenons plaisir à randonner ! Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.

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  • Ce circuit peu banal, vous permettra de découvrir une grande partie des Albères avec pour panorama la "Grande Bleue"et la splendide Côte Vermeille.  Le départ s'effectuera soit du Col des Gascons (386m) soit du Col de Ballaury (420m) selon où vous laisserez votre véhicule. Les 2 cols séparés par une bonne piste sont situés sur le célèbre G.R.10 au pied de la Tour de la Madeloc. Suivez les traces du G.R jusqu'au panneau indiquant le Sailfort par la crête Est et poursuivez tout droit avec les marques jaunes comme repères. Ne quittez plus ce balisage et longez le ravin Ravaner. Vous le coupez à angle droit quelques minutes plus tard et arrivez peu après à un tunnel praticable bien que souvent mouillé. Les nyctophobes s'abstiendront et contourneront l'obstacle. Désormais le sentier est sans difficulté, et s'il fait beau et chaud, votre regard plongera souvent dans le bleu de la Méditerranée avec l'envie de vous y jeter. Quand vous arriverez à une jonction de chemins au panneau "Forêt de la Massane", la tour du même nom sera sur votre droite et il vous faudra poursuivre légèrement à gauche dans une forêt de grands hêtres.  Observez- les, certains arbres ont plus de 300 ans, vous êtes dans une Réserve Naturelle  exceptionnelle ! Mais soyez attentifs les marques jaunes sont difficiles à trouver! En allant tout droit vous couperez un ru et arriverez sans peine aux Baraques des Couloumates. Profitez des installations pour faire un bon pique-nique! Le lieu est idéal pour une pause méritée d'autant que les difficultés arrivent! Le chemin est au dessus du refuge et atterrit sur des prés. En vous aidant des cairns, il vous faut monter jusqu'à l'arête de la frontière avec l'Espagne. Le Pic des 4 Termes est là avec un merveilleux panorama (photo) et vous ne regrettez pas vos efforts! Au pied du pic, vous retrouvez le G.R.10 et par le Pic du Saifort, il vous ramene à votre voiture en moins de 2 heures. Carte IGN 2549OT Banyuls Top 25.

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  • D'EUS A ARBOUSSOLS par jullie68

    Voilà une belle promenade que vous pourrez accomplir sans peine et en quelques heures et qui vous fera découvrir deux beaux villages catalans dont celui d'Eus (photo), classé parmi les plus beaux villages de France. Perché sur un piton rocheux, il est en tous cas reconnu à juste titre comme celui le plus ensoleillé. Après la visite d'Eus, de son église Saint-Vincent, des ruines de son château, de ses superbes ruelles, de sa chapelle romane, de son musée de la Solana et de bien d'autres découvertes historiques ou contemporaines (de nombreux artisans et talents artistiques y ont élus domicile) vous partirez pour une heure trente de marche en direction d'Arboussols. Le chemin démarre près du parking qui jouxte les murailles du château. Les panneaux indicatifs sont nombreux et le balisage à suivre est de couleurs jaune et rouge car il s'agit du G.R de Pays Tour du Fenouillèdes. Sur votre gauche, vous laisserez successivement deux sentiers à découvrir en une autre occasion, celui de Comes et celui des Sources  et continuerez tout droit. Vous cheminez désormais dans une flore typiquement méditerranéenne dense et aromatique. Vous coupez et surplombez plusieurs ravins. Sans cesse, vous découvrez la présence séculaire de l'homme : chemins dallés, terrasses, orris, murets de pierres sèches, etc... Les paysages sont grandioses avec un panorama à 180 ° qui va des Albères jusqu'au Madres en passant par les Très Estelles, les premiers grands sommets pyrénéens, le Coronat et bien sûr sa « majesté » Canigou qui s'étale devant vous à un simple coup d'ailes. Vous visiterez plus rapidement Arboussols et si le coeur vous en dit vous pourrez pousser jusqu'au magnifique Prieuré de Marcevol. Le retour s'effectue par le même chemin. Inutile de compter les heures car si vous voulez tout visiter et tout découvrir votre journée sera évidemment très remplie. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

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  • Cette excursion part de Sorède, la perle des Albères.  A première vue, quant on regarde la colline, l'on pourrait croire que l'on va flaner pour atteindre tout d'abord la chapelle de Notre-Dame du Château puis un peu plus haut les ruines de la forteresse wisigothique d'Ultrera (photo). En réalité, il n'en n'est rien et avec ses 500 mètres de dénivelé pour une montée inférieure à deux kilomètres, l'effort sera constant et soutenu du départ à l'arrivée. Mais croyez-moi, de là-haut le spectacle en vaut vraiment la peine ! Dans Sorède, il suffit de suivre les panneaux indiquant l'ermitage, ils mènent à la piste qui permet d'accéder en voiture à l'édifice religieux. Dès que le bitume laisse la place à la terre, près d'un petit oratoire blanc, garez votre voiture. Le sentier est sur votre droite 50 mètres plus haut. Le balisage jaune est là pour vous guider. Tout en montant dans une garrigue parfumée typiquement méditerranéenne au milieu des chênes-liège, frênes, acacias, mimosas, bruyères et autres cistes, la trace de l'homme est omniprésente. Il y a des orris, des oratoires, des murettes, des terrasses de lauzes et aussi des croix. D'ailleurs, quelques panonceaux portent la mention non galvaudée        " Chemin de Croix". Quand vous arriverez à la chapelle,  connue pour son beau rétable du XVIIIe, vous serez reçu par l'acceuillant David. Sympa, toujours disponible, n'hésitez pas l'interroger sur l'Histoire de ce lieu. Amoureux des Albères, érudit et prolixe, c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il vous parlera de l'ermitage bien sûr, mais aussi du roi wisigoth Wamba ou bien de "Padre Himalaya", physicien portugais, concepteur en 1900 du premier four solaire dont les vestiges jouxtent le château d'Ultrera. Quand vous quitterez la  belle terrasse ombragée et fleurie pour découvrir toutes ces reliques, c'est le coeur content et la tête pleine de jolis récits. Pensez à laisser votre obole, l'association Notre-Dame le mérite bien ! Carte IGN 2549OT Banyuls Top 25.

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  • Cette fois c'est sûr, voilà une randonnée à la portée du plus grand nombre et en à faire en famille. Seule la distance de 15 kilomètres environ pourra effaroucher les moins audacieux et les enfants trop jeunes. A part ça, ce circuit ne présente aucune difficulté. Le balisage peint en jaune (PR) est très clair, l'itinéraire aisé car il suit, pour la majeure partie, de larges pistes d'exploitation. Par contre, je recommande vivement d'accomplir cette boucle sur une période allant de l'automne au début du printemps par beau temps de préférence, l'horizon avec les Pyrénées enneigées y est sublime. En outre, l'été n'est pas à préconiser car le « cagnard » règne en maître sur ces crêtes calcaires et on risque de vous y retrouver desséché comme l'Homme de Tautavel découvert non loin de là !  Vous laisserez votre voiture sur le grand parking qui fait face à la cave vinicole de Paziols. Là, direction Estagel par la D.611. Vous enjambez le pont de la Coume et après une centaine de mètres, un large chemin monte sur votre droite. Un panonceau indique « Sentier pédestre ». Rapidement, le chemin s'élève dans des sites typiquement méditerranéens de garrigues et de « serres ». Un large panorama laisse entrevoir la longue montagne de Tauch avec son Pech de Fraysse, sa Tour des Géographes et ses blanches éoliennes qui tournent dans un ciel azur. En dessous, les toitures rouges de Paziols, plus loin celles de Tuchan et le château d'Aguilar perché tout en haut de son promontoire. Après 20 minutes d'une douce ascension, le chemin coupe une autre piste qu'il faut continuer par la droite. Ici, un autre spectacle commence. Ce spectacle enchanteur, les Cathares l'ont bien connus, c'est celui de la blanche chaîne des Pyrénées qui dessine une longue perspective des contreforts des Albères jusqu'aux lointains sommets ariégeois. Et comme toujours, le magnifique Canigou fait son « intéressant » !  Sont aussi visibles, les vallées du Verdouble, plus éloignées celles de l'Agly et de la Boulzane, encadrées de multiples serres, pechs et autres collines (photo). La Tour del Far pointe son téton. La piste devient rectiligne aux milieux de belles vignes amoureusement entretenues, puis zigzague dans les garrigues faites de cistes, de romarins, de genévriers, de chênes kermès, de buis et de lentisques. De temps en temps, un amandier en fleurs vient mettre une touche d'opaline dans cette verte toison. Vous aurez plaisir à marcher dans ces paysages sans cesse renouvelés qui défilent. Les kilomètres et le temps défilent aussi ! Vous atteignez les Rocs Nègres. Il est l'heure du pique-nique que vous organiserez au col d'Hiéro où une grande table et des bancs sont dressés bien à l'ombre d'un bel abri en bois. Après, ce repas et ce repos, si le coeur vous en dit, vous pourrez pousser jusqu'au Pech de la Couronne (524 m) distant de 300 mètres. Mais autant le dire tout de suite, son ascension reste compliquée car il n'y a pas vraiment de sentier et pour l'atteindre, il faut se frayer un chemin à travers une dense végétation faites parfois d'épineux. Sinon, vous pourrez redescendre dans le pittoresque vallon du Bac de la Coume. Là vous retrouverez de jolies vignes et quelques champs bien sillonnés. A l'approche de Paziols, le vallon devient défilé aux gorges asséchées, puis un simple ru où coule parfois un frêle filet d'eau. Les ruines d'un vieux moulin évoquerait-il des temps anciens où l'eau coulait à flot ? Vous retrouvez le hameau cher au coeur de Nougaro et votre voiture. Fin du voyage pour l'homo erectus que vous êtes vraiment devenu ! Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25.


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  • Une fois n'est pas coutume, je vous emmène jouer dans la neige sur la frontière entre Aude et Pyrénées-Orientales. C'est la saison ! Direction Prades, puis par l'agréable D.14, vous traversez successivement la belle station thermale de  Molitg-les-Bains, le superbe village de  Mosset et sa Tour des Parfums pour arriver après maints virages au Col de Jau à 1.506 mètres où vous laissez votre véhicule sur le vaste parking.  Le Dourmidou (1.843m) est ce dôme rondelet qui se trouve sur votre droite quand vous arrivez de Mosset. Chaussez vos raquettes et  s'il fait beau, vous êtes partis pour une splendide journée dans un cadre prodigieux. Au col, la D.14 devient D.84. Suivez-la quelques instants puis sur la droite de la route, enjambez une clôture et dirigez-vous vers une large piste qui s'élève, parallèle à la départementale, au mileu des sapins. Au bout d'une dizaine de  minutes, vous arrivez à l'extrémité de cette piste, quittez-la en progressant vers le haut vers une zone intitulée Lapazeuil sur la carte IGN. Lapazeuil est un replat désertique, comme l'ensemble du Dourmidou d'ailleurs !  La suite vous l'accomplirez avec logique car le  sommet est là devant vous, à quelques traces de raquettes, du moins le croirez-vous au début !  A partir du replat, vous repartirez sur votre droite et dans le sens inverse du chemin initialement pris. Vous aurez le parking du Col de Jau dans votre champ de vision. La suite est une simple formalité malgré un dénivelé qui s'accentue progressivement. A plusieurs reprises, vous aurez l'impression d'avoir atteint le sommet, mais ce n'est qu'une illusion et il vous faudra poursuivre « tout schuss » en suivant une longue clôture. Alternant de rudes montées et des zones plus planes,  ce fil d'Ariane « barbelé » vous guidera jusqu'au pinacle.  Dans la montée, les paysages sont déjà grandioses car pas un arbre, pas un rocher, rien ne vient altérer le spectacle. Mais que dire du sommet avec son panorama à 360° ! Géant !!!  Tous les grands sommets régionaux sont visibles : Canigou (photo), Madres, hauts pics ariégeois, etc... Pour le retour, il suffit, à nouveau, de suivre la clôture, cette fois jusqu'au parking. Attention, soyez prudents, la fin, très pentue, est peu évidente en raquettes, raison pour laquelle, je l'évite à la montée ! Carte IGN 2249 ET Font-Romeu et 2248 ET Axat-Quérigut Top 25.

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  • Si vous ne connaissez pas le village de Bouisse, vous pesterez déjà pour le trouver! Combien de virages aurez-vous emprunté sur des départementales étroites pour  l'atteindre ? Et quand vous l'aurez trouvé, vous vous direz : «  où est-il ce sommet à gravir, ce Milobre connu de nombreux marcheurs ? ». En réalité, il s'agit d'une modeste croupe culminant néanmoins à 878 mètres !  Bon, 230 mètres de dénivelé, ce n'est pas le Carlit,  mais croyez-moi, si vous aimez marcher, vous ne regretterez pas son ascension ! Vous laisserez votre voiture sur le parking de l'imposante église et partirai vers le nord en direction du « Camin de Mielobre ».  C'est  la ruelle qui démarre à gauche du manoir.  L'asphalte laisse rapidement la place à un large chemin de terre. Continuez tout droit et au bout de quelques minutes délaissez un autre sentier qui part sur la droite (vous reviendrez par là !).  Malgré le silence ambiant et même si vous marchez en toute discrétion, votre passage fera s'époumoner les chiens des élevages tout proches. Il s'agit en général d'une belle race de braques que l'on appelle : devinez comment ! Eh oui le Milobre de Bouisse ! Mais bon, les chiens aboient et vous, comme la caravane vous ne faites que passer ! A chacun de vos pas, la quiétude que vous appréciez tant se réinstalle.  Le sentier se faufile au milieu de hauts buis alors qu'une ronde et verte colline se dessine dans le panorama. Il va vous falloir quelques minutes pour l'atteindre sur un chemin parfois difficile car souvent empli d'ornières. En réalité, vous arrivez à un collet devant un enclos à bestiaux et il vous faut prendre vers la droite une sente bien visible.  Après quelques zigzags au milieu des buis, vous arrivez sur un replat au pied d'un vaste mamelon. C'est le Milobre ! Les paysages s'exposent et le village apparaît bien loin maintenant. Les Pyrénées enneigées surgissent de l'écran que forme l'horizon avec comme acteur principal cet incontournable et fantastique Canigou (photo). Mais au fur et mesure que vous grimperez, bien d'autres images s'imposeront dans ce riche casting : les Pyrénées ariégeoises, l'identifiable Montagne de Tauch, de profondes vallées, de belles  forêts de feuillus, des falaises de calcaires blanches, et de tous côtés, de verdoyants bocages et des pâturages d'un vert intense.  Même si vous n'avez pas un grand sens de l'orientation, vous n'aurez aucun mal à rallier le sommet car de nombreuses sentes s'y dirigent dont une balisée en jaune (GR de pays). Par jour de grande tramontane, accrochez-vous à votre bâton de marche, les bourrasques y sont renversantes !  Pour le retour, plusieurs possibilités s'offriront à vous car le village est là à vos pieds ! Je vous propose de rejoindre le replat par lequel vous êtes arrivés. Là, vous descendez tout « schuss » vers Bouisse par un large chemin herbeux. Vous passez près d'une bergerie en ruines et retrouvez un peu plus bas un bon chemin qui se coule au milieu de grands bosquets de houx.  Souvent ces luisants buissons sont chargés de leurs belles boules rouges et sans les saccager, coupez en quelques branches, il paraît que ça porte bonheur !  Carte IGN 2447 OT Tuchan-Massif des Corbières Top 25


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