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23 Juillet 2014, Ste Brigitte
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Le Fauteuil du Diable depuis Rennes-les-Bains

Le Fauteuil du Diable, la Roche Tremblante, la Source du Cercle ou bien celle de la Madeleine, les Breiches (que l’on traduit de l’occitan par sorcières) , les Bains Doux, la Fontaine des Amours, tous ces noms-là ne seront pas très parlants à la plupart d’entre-vous. Mais si je vous dis Rennes-les-Bains, alors là, vous serez déjà plus nombreux à connaître cette petite commune thermale aux multiples résurgences dont les Romains, aux temps antiques, connaissaient déjà les vertus thérapeutiques. Tous ces noms cités plus haut sont des sites, plus ou moins surprenants voire pour certains mystérieux, à découvrir tout autour de Rennes-les-Bains réalisables en quelques heures au cours d’une ou plusieurs balades pédestres. Comme souvent dans cette partie de l’Aude, dans un large périmètre entre Rennes-le-Château et le Pech de Bugarach, ces endroits ont vu passer tous les mystiques, illuminés et autres visionnaires de France et de Navarre et parfois de bien plus loin encore…  Mais pourtant ici les mots « étranges », « mystérieux », « insolites » ne sont pas vraiment usurpés car de nombreux historiens tout ce qu’il y a de plus sérieux, ont voulu en savoir un peu plus sur ces énigmes et si certains s’y sont frottés avec plus ou moins de bonheur, il faut reconnaître que très souvent les « mystères restent entiers » et, en premier lieu, le fameux et hypothétique trésor de l’abbé Saunière, célèbre curé de Rennes-le-Château, village voisin de celui de Rennes-les-Bains. Pour partir visiter le Fauteuil du Diable, grosse roche de grès dont l’Histoire dit qu’elle a été taillée en forme de siège au 18eme siècle au profit du Comte de Fleury, on prend le Chemin des Fangalots qui monte juste en face la Mairie où un parking accueille les véhicules. On poursuit à pieds la rue asphaltée qui monte au milieu de quelques jolies propriétés mais on quitte rapidement le bitume pour un étroit sentier balisé d’un trait jaune et d’un rond rouge peint sur un premier panonceau indiquant la direction à suivre : « Circuit A-Blanchefort-La Cabanasse ». Ce double balisage, on va le suivre une grande partie du parcours en suivant d’abord la direction de La Cabanasse puis on s’éloigne de ce lieu-dit pour partir plein sud en direction du Roc d’En Barou. Essentiellement en sous-bois, la promenade démarre d’abord sur un sentier bordé de vieilles terrasses et d’anciens murets, vestiges d’une intense et séculaire activité agricole puis on poursuit la marche sur d’énormes dalles de grès qui laissent imaginer le charroi qui devait régner sur cette ancienne chaussée dans des temps plus reculés. De temps à autres, les branches des chênes, frênes ou autres érables champêtres ou de Montpellier dessinent de petites fenêtres par lesquelles on entraperçoit le Pech Cardou ou quelques jolis vues sur la verte vallée de la Sals. La Sals est cette rivière dont j’avais eu l’occasion, dans ce blog, de vous faire découvrir la surprenante source salée au cours d’une belle randonnée champêtre. La pente est douce et donc facile. On quitte la sente dallée juste après avoir laissé sur notre droite la métairie de La Cabanasse et on entre dans une belle hêtraie que l’on traverse par une chemin en partie clôturé sur la droite pour déboucher quelques minutes plus tard sur une large piste gravillonneuse. Cette piste, on la quitte aussitôt et par la gauche au profit d’un chemin toujours dénommé « Circuit A ». Il se faufile au milieu de hautes bruyères et entre dans une jolie pineraie. En prêtant attention, on remarque que l’on marche de manière bien plus agréable que si l’on avait emprunté la piste gravillonneuse qui est quasi parallèle et que l’on aperçoit légèrement en contrebas. Le chemin rejoint un croisement et un nouveau panneau indiquant vers la droite, « Rennes-les-Bains » et le « circuit A » et vers la gauche, le « Roc den Barrou ». Il ne faut surtout pas hésiter à partir dans cette dernière direction, par ailleurs bien signalée par un balisage jaune. En effet, ce promontoire rocheux se trouve à quelques minutes seulement du circuit principal. De par sa position géographique en surplomb de Rennes-les-Bains et de la Vallée de la Sals, le Roc d’En Barou constitue un merveilleux belvédère offrant des vues panoramiques exceptionnelles sur les pechs de Bugarach et Cardou, sur la féerique forêt du Rialsesse aux fantastiques couleurs automnales où l’on peut deviner, quand on les connaît, les ruines blafardes du château de Blanchefort. Outre cet agréable aspect visuel, essentiel dans une randonnée, le Roc d’En Barou possède quelques insolites croix et cupules creusées dans son grès qui pourront peut-être exciter la curiosité de quelques scientifiques férus de mégalithes. Enfin, endroit idéal pour faire une pause, peut-être aurez-vous la bonne fortune, comme nous l’avons eu nous-mêmes, d’assister à une ronde incessante d’aigles royaux. Nous étions entrain de pique-niquer et à dire vrai, par leurs circonvolutions répétées, on s’est posé la question de savoir si eux aussi avaient faim ou bien si c’était une simple curiosité de leur part que de venir nous rendre visite de si près ! De par leurs passages à hauteur du roc et avec leurs incroyables envergures, il y avait quelque chose d’un peu angoissant à les voir aller et venir devant nous. Mais le dicton est bien connu : « un aigle ça passe et ça rapace ! ». Après cette délicieuse mais préoccupante pause déjeuner, on a rejoint le circuit A pour déboucher sur une route goudronnée bordée sur la droite de grands prés verdâtres. Cette route asphaltée n’est pas vraiment ennuyeuse car on en sort plutôt vite et, elle est surtout encadrée en grande partie de superbes chênes rouges d’Amérique. Quand je dis rouges, en réalité, les couleurs des feuilles de ces arbres originaires de l’Amérique du Nord vont du vert tendre au rouge cardinal en passant par diverses nuances de jaunes et d’oranges. En automne, ces jolis chênes sont un vrai ravissement pour les yeux des randonneurs contemplatifs que nous sommes ! Une fois encore, on délaisse rapidement cette route pour entrer dans la forêt où un premier panonceau indique clairement la direction de la « Roche Tremblante et de la « Source de la Madeleine ». Quelques mètres plus loin et après s’être gavé de quelques rouges arbouses bien mûres dont les arbustes bordent le sentier, on parvient à une petite fourche où sur la gauche un autre panonceau, cette fois balisé d’un trait jaune et d’un cercle bleu, propose de se rendre au « Fauteuil du Diable ». Je vous conseille de suivre ce chemin qui file droit sous des pins et entre dans un clairière où des enfants ont dressé des cabanes faites de quelques planches et de branchages en guise de toits. Quelques foulées plus loin, un autre panneau mentionne la « Roche Tremblante » et il est temps de partir à la découverte de ce premier « mystère ». Au sein d’un petit agrégat rocheux, la « Roche Tremblante » est un énorme bloc de grès qui semble en équilibre précaire sur un socle restreint. En, réalité, il n’en est rien mais comme l’histoire est tenace, on raconte qu’au cours des siècles précédents, la roche vacillait dès qu’on la poussait un peu. C’est soit une pure affabulation ou si c’était le cas, quelques nigauds l’ont tellement bousculée qu’ils ont fini par rompre définitivement le point de balancement. Ce sont peut-être les mêmes nigauds qui, depuis de nombreuses décennies, ont gravés toutes sortes de noms, dates et initiales sur cette roche qui ne manque pas d’attrait et présente  l’avantage d’être sur le parcours. On revient sur nos pas pour redescendre en direction du village et découvrir au beau milieu du sentier notre principal objectif du jour, à savoir l’énigmatique « Fauteuil du Diable ». Bloc de grès sculpté en forme de fauteuil, il siège au centre d’une petite clairière et se distingue à cause de quelques symboles cabalistiques et d’une croix templière gravés dans sa pierre. Beaucoup de choses ont été dites et écrites à propos de ce trône et de la Source d’eau ferrugineuse du Cercle qui se trouve juste à côté. Parmi elles, nombreuses sont sans doute les balivernes : cérémonies païennes dédiés à la déesse Isis, sorts jetés par le diable ou par des sorcières à ceux qui ont pris le risque de s’y asseoir, forces occultes et venues d’ailleurs les soirs de pleine lune, lieu de sacrifice, lieu de réunion ou d’initiation des Templiers, source aux eaux miraculeuses, cromlech du temps des gaulois, etc.… J’avoue qu’au cours de cette courte randonnée, j’ai franchement été beaucoup plus troublé par les aigles qui tournoyaient autour de nous au Roc d’En Barou que par les croyances ou les sornettes dont j’avais pris connaissance sur Internet avant de me rendre sur ces lieux soi-disant mystérieux. On a quitté ce site ô combien ésotérique non sans avoir au préalable pris le risque de braver le diable en prenant quelques photos bien calés dans ce fauteuil plutôt confortable puis, on a rapidement rejoint le centre du village par le chemin du Cercle et la Grand-rue où une courte flânerie est venue compléter cette charmante randonnée. Arrêts inclus, nous sommes restés environ quatre heures sur les chemins et encore, avons-nous fait l’impasse sur la Source de la Madeleine, les petits menhirs des Breiches et la Fontaine des Amours. Nous reviendrons sans doute à Rennes-les-Bains, il y a tellement d’énigmes à élucider et surtout d’agréables bains chauds où soigner nos articulations endolories par nos nombreuses balades ! Carte IGN 2347 OT Quillan - Alet-les-Bains – Couiza Top 25

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Le mardi 09 novembre 2010 à 12h10 dans 4-Aude (32)
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