• 3- Mon Journal Mensuel (143 articles)

    Chaque mois, "Mon Journal Mensuel" reprend sous la forme d'un article, d'un billet ou d'une chronique, un sujet qui me tient à coeur.

    Sujets d'actualités ou de société, récits d'un vécu personnel voire intimes, rien n'est jamais prévu à l'avance mais mon côté "réac" y est souvent présent. "Réac" mais dans le sens noble du terme, c'est à dire en réaction contre toutes les tendances négatives mais si possible, toujours avec sensibilité, dérision, voire humour et/ou esprit de justice.

    Vous trouverez ci-dessous tous les articles rédigés depuis 2010 présentés du plus récent au plus ancien.

  • Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer dessus. Parfois 2 fois pour une photo plein écran.1986 - 2008 Emporté par la houle

    Les magnifiques bureaux de la société Gilbertrad où j'ai pris plaisir à bosser pendant presque 14 ans

    Il y a quelques jours, j’ai revu mon ex-patron de chez Gilbertrad et ce fut pour moi un réel bonheur. Cette rencontre m’a conforté dans l’idée qu’il était temps que j’écrive la suite de ma vie professionnelle. La première, celle qui s’était écoulée de 1969 à 1986, en 2018 je l’avais intitulée « Mon onde informatique ». Là, et pour rester dans le domaine de la mer, je lui ai donné le titre de « Emporté par la houle » et ce n’est qu’en lisant ce récit que vous comprendrez pourquoi. Il évoque mes années professionnelles de 1986 à avril 2008 lors de mon départ à la retraite. Voilà de très longues années que nous ne nous étions pas revus. Il m’a invité à déjeuner et m’a longuement expliqué comment à partir de 2012 il avait réfléchi à liquider proprement son entreprise. A regrets certes, mais l’activité de commerces de gros de lingerie qui était celle de l’entreprise ayant défavorablement évolué, le chiffre d’affaires baissant fortement d’année en année car ses principaux clients partaient directement acheter en Asie, il n’avait pas vu d’autre solution que ce dépôt de bilan mûrement réfléchi mais « clean » pour tout le monde : salariés bien sûr mais aussi fournisseurs, banquiers et l’Etat . Ayant bossé dans son entreprise avec passion de juillet 1994 à avril 2008, soit presque 14 ans, j’avais énormément été affecté d’apprendre cette liquidation judiciaire. Cette rencontre m’a quelque peu apaisé. Il faut dire que je m’étais beaucoup impliqué dans mon travail, même s’il est vrai aussi que j’avais pris beaucoup d’allégresse à tenir le job qui m’avait été affecté. Certes, j’y avais tenu le poste officiel de Directeur Comptable et Financier mais à vrai dire mon rôle exact allait bien au-delà de ces trois mots. J’y faisais également office d’informaticien, assurant la petite maintenance quotidienne logicielle et technique mais aussi de Responsable des Ressources Humaines m’occupant de la gestion informatique du personnel et des paies, déclarations sociales et des inévitables contrôles de l’Urssaf ou bien fiscaux. Oui pendant ces 14 ans,  j’ai bossé avec délectation car certes je me servais à fond de mes expériences passées d’informaticien et de gestionnaire (1969-1986) mais aussi de tout ce que j’avais appris pendant les années précédentes, c’est-à-dire entre 1986 et 1994. Informatique, gestion, comptabilité, finances, économie, droit fiscal et juridique, droit social et du travail, droit des entreprises, rapports amicaux et prévenants avec le personnel mais jamais complaisants professionnellement, contacts avec les clients, les fournisseurs, les banquiers et toutes les administrations auxquelles on est confronté en pareil cas, j’en passe et des meilleures. Oui, j’avais pris mon pied pendant ces 14 ans, avant que tout cela ne devienne trop lourd pour moi et pesant dans ma tête parce que justement au fil des années, les affaires marchaient déjà moins bien, les crédits étaient plus difficiles à obtenir, les clients plus difficiles à leur faire honorer leurs factures, etc... etc….…Oui, quand à la mi-2007, j’ai appris que je pouvais partir à la retraite en avril 2008 à 59 ans et avec des droits plutôt corrects, ma décision fut immédiate et sans appel. J’allais arrêter malgré les 14 années pleines d’enthousiasme que j’avais vécues chez Gilbertrad. Rester seulement à trouver un(e) remplaçant(e) et ce ne fût pas une mince affaire. Dès que ma décision fut prise, j’ai en permanence commencé à idéaliser ma retraite. Je me voyais déjà vivre mes passions qu’étaient la mer, la montagne et la Nature plus globalement. Je me voyais déjà profiter à plein de Dany mon épouse. Mais si j’ai rapidement compris que l’idéal est rarement atteignable, je ne vais pas me plaindre de mon sort car j’ai souvent fait ce que j’avais envie, et en premier lieu cette passion de la randonnée pédestre qui peu à peu avait supplanté celle de la mer et était devenue pratiquement un « principe de vie » : Tour du Vallespir en 6 jours en 2009Cassis-Marseille en 2 joursTour du Tres Estelles de sinistre mémoire puis Tour des Fenouillèdes en 5 jours en 2011 avec mon filsTour du Capcir en 4 jours en 2013 toujours avec mon fils et 2 de ses amis, Tour du Golfe Antique en 3 jours en 2014 (à paraître) sans compter bien sûr les innombrables randonnées sur un jour que vous trouverez sur mon blog "Mes Belles Randonnées Expliquées". Oui, la marche et être le plus souvent auprès de la Nature avaient peu à peu effacé les galères professionnelles que j’avais vécu avant mon embauche chez Gilbertrad. Car autant l’avouer, elles avaient été un peu trop nombreuses à mon goût. Voilà donc ci-après comment ma petite « Onde informatique » était devenue peu à peu une houle qui tentait de m’emporter : 

                                                                   GIL SA – NATEL SA 1986-1988 

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    En 1981, avec des commerciaux de chez Gil SA, je tourne le dos à l'appareil photo lors d'un salon informatique organisé par le Creufop de Perpignan. 

    -           - Fin 1986-mars 1988 : Comme déjà indiqué dans « Mon onde informatique »,  la première grosse vague de cette houle qui s’annonce depuis quelques temps déjà arrive dans le dernier trimestre de 1986 quand Gil SA, mon employeur, m’annonce qu’il va fermer l’agence informatique de Perpignan dont je suis le responsable. Ici commencent réellement les vrais problèmes car les sociétés Natel SA ; mon employeur précédent ; et Gil SA se renvoient la balle de cette fermeture. Ils ferment l’agence mais refusent de nous licencier mon ami René Ciano et moi, mettant en avant la signature d’un contrat de rattachement du personnel qu’ils auraient signé entre eux et nous auraient fait signer par la même occasion. Grosso-modo, notre dernier employeur, c’est-à-dire Gil SA utilise ce contrat pour dire que nous sommes des salariés de Natel SA. Dans l’autre camp, Natel SA affirme le contraire, demandant à Gil SA d’assumer la responsabilité de la fermeture de l’agence et donc de nous licencier. Résultat ? Nous ne sommes pas licenciés, nous ne pouvons pas nous inscrire comme demandeur d’emploi au risque d’être considérés comme démissionnaires, nous sommes obligés de déposer un recours auprès du Tribunal des Prud’hommes et dans l’attente du résultat prud’hommal, nous sommes obligés de faire acte de présence pendant plusieurs mois dans l’entreprise, et cela sans aucun salaire. Là commence une galère pour nous et un imbroglio qui vont durer de décembre 1986 à mars 1988 avec toutes les péripéties liées à cette terrible situation. Terrible quand on a une femme qui travaille à mi-temps et deux enfants à élever et à nourrir  : Aux Prud’hommes nous obtenons gain de cause à nos demandes, à la Cour d’Appel nous perdons un peu de ce qui a été gagné et de ce fait nous voilà contraints de faire un pourvoi de la décision auprès de la Cour de Cassation. Pendant ce temps, les mois passent, nous ne sommes toujours pas licenciés, donc pas de droit aux allocations chômage et notre seul recours est de vivre de nos rentes ; à condition d’en avoir, ce qui n’est pas mon cas. Me voilà donc contraint de travailler au noir, ce que je fais par la force des choses. Finalement, un soir, Monsieur Gex, le grand patron de Natel SA m’appelle et me propose la signature d’un protocole d’accord pour stopper la procédure du pourvoi en cassation. Il me propose de garder l’argent gagné et bien évidemment ; mais après aval de mon avocat ; j’accepte car j’en ai assez de cette situation alambiquée qui m’empêche de bosser normalement depuis bientôt deux ans. Sauf qu’à cet instant, je ne sais pas que mon ami René Ciano a déjà rendu la somme d’argent perdue en appel. Je le regrette mais je lui dis tant pis pour toi car je lui avais fortement déconseillé de le faire. Après la signature de ce protocole d’accord et le règlement total de cette situation, avec obtention du licenciement et des sommes correspondantes, me voilà enfin libre de m’inscrire comme demandeur d’emploi. Sauf que n’ayant pas bossé depuis plus d’un an, je n’ai pas droit à des allocations de chômage mais seulement à une prime unique de formation obligatoire de 3.000 francs.  Formation d’anglais et de comptabilité que je vais suivre au CNED de décembre 1987 à février 1988. Ainsi se termine cette longue et terrible affaire, affaire qui aura néanmoins le mérite de me permettre de comprendre que les relations employeurs/employés ne seront pas toujours un petit mascaret.

     

    JIBECO SARL – Les Soldeurs Occitans  Avril 1988

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    -           - Fin mars 1988, je pars m’installer en solitaire dans un T.1 du centre historique de Narbonne ; espèce de minuscule chambre de bonne ; car le patron ; un ancien client de Gil SA ; me propose un poste de responsable de la gestion des stocks dans sa société Jibeco Sarl- Les Soldeurs Occitans à partir du 1er avril. En réalité, je comprends très vite qu’il a de gros manques dans ses stocks, qu’il veut comprendre pourquoi et qu’il a besoin à la fois de quelqu’un pour tenir une gestion informatique sérieuse mais aussi de quelqu’un de maniable, de souple voire de docile et d’obéissant s’il le juge nécessaire. J’effectue d’abord un inventaire mais que je ne peux mener à son terme à mon grand regret. En effet, le week-end suivant et alors que j’ai tout prévu pour le terminer, il préfère organiser un barbecue chez lui avec le personnel que j’avais prévu d’occuper. On se querelle un peu à ce propos car j’ai la franchise de lui dire que je n’ai pas pour habitude de travailler ainsi. Finalement, lui n’apprécie pas et n’accepte pas ma franchise et moi je ne me sens pas à l’aise dans cette société où la rigueur ne semble pas de mise. En effet,  j’ai constaté d’importantes démarques dans les stocks de papiers-peints que je voudrais bien m’expliquer car j’estime que voler des rouleaux de papiers-peints ne peut pas être chose aisée de la part de clients. Alors pourquoi, comment et grâce à qui disparaissent-ils ? Je lui en fais part, mais là aussi et alors que j’envisage de mener une petite enquête, il me demande de laisser tomber.  Je ne comprends pas, n’aime pas cette situation nébuleuse et de ce fait je préfère mettre fin d’un commun accord à la période d’essai qui se termine quelques jours plus tard. Voilà une deuxième grosse vague à laquelle je ne m’attendais pas de la part d’un ancien client avec lequel j’avais toujours eu de très bonnes relations commerciales précédemment.

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    DEFI SARL  JUIN 1988 – JANVIER 1990

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    -          - Le 1er juin 1988, après 2 mois comme demandeur d’emploi, c’est par l’entremise de la société d’avocats et de juristes Fidal ; que je connais un peu depuis mon pourvoi en cassation ; que je signe un CDD de comptable dans l’entreprise Défi Sarl de Perpignan. C’est une entreprise un peu spéciale puisqu’elle ne vend que des produits et objets sexuels et pornographiques et dispose de deux sex-shops avec salles de projection dans le centre-ville de Perpignan pour les films qu'elles proposent et distribuent. Je suis là pour remplacer l’unique comptable qui doit partir en congés de maternité incessamment mais aussi pour tenter de trouver une ou plusieurs banques que l’activité de l'entreprise ne choquerait pas. Il y en a peu dans ce cas, ce n’est pas facile d’en trouver, mais finalement je réussirais à en faire rentrer deux en quelques mois. Concernant l’activité, au départ, je me dis « vendre ça ou des cacahouètes quelle différence ? » Sauf que je vais très vite prendre conscience que la différence est énorme. Sous un autre aspect, elle va me permettre d’apprendre très rapidement le métier de comptable que je ne connais qu’à travers mes rôles d’informaticien et de gestionnaire en informatique. De surcroît et en quelques mois, elle va me permettre d’être confronté à tous les contrôles possibles : fiscaux, Urssaf sans oublier les gendarmes et les policiers qui viennent régulièrement dans l’entreprise à cause de « méfaits sexuels » qui ont été pratiqués avec des objets vendus par l’entreprise. Méfait est un terme « léger » car parfois l’intégrité des enfants est remise en cause et de ce fait, l’entreprise est amené à monter en gamme dans les poursuites judiciaires. C’est ainsi qu’une fois, mais pour une toute autre raison, je vais même avoir droit à la présence d’un juge d’instruction et à un interrogatoire policier serré en bonne et due forme. Pour mon bonheur, il n’y en aura qu’un seul et surtout sans suite judiciaire pour moi. Finalement, la comptable en poste revient mais le patron préfère me conserver, ce qu’elle apprécie moyennement. J’avoue que je la comprends, même si en la circonstance je ne peux pas me permettre de faire du sentiment. De mon côté, j’estime tenir un rôle de chef comptable, d’autant que je suis seul et sans aide,  et j’en demande régulièrement le salaire et les conditions d’un cadre, cadres auxquels j’ai toujours cotisé depuis mon passage chez NTI puis chez Natel SA à partir de 1975.  Finalement ce qui devait arriver arriva. Un soir, alors que j’en suis déjà à faire des heures sup régulièrement et sans jamais les compter, la dispute éclate avec mon patron pour une peccadille. Il apprécie moyennement que je lui remémore les différents rappels et engagements qu’il m’a déjà promis à diverses reprises mais toujours en vain. Sa réponse « si vous n’êtes pas content, allez voir ailleurs » est cinglante, mais je le prends au mot et lui répond : « Vous voyez j’ai la carte de pointage à la main, alors c’est la dernière fois que je pointe et vous ne me reverrez plus ! » (tous les salariés étaient tenus de pointer leurs horaires de rentrée et sortie à une pointeuse automatique).  C’était le vendredi 26 janvier 1990 au soir, je terminais ma semaine et je n’y ai plus jamais mis les pieds et ce, malgré les quelques demandes informelles des avocats de chez Fidal. Bien m’en a pris car le soir même je retrouvais un autre boulot dans l’entreprise Casademon SA sis au Boulou qui à l’époque avait une activité de transports mais surtout de commissionnaire en douanes. Autant dire que chez Défi, j’avais pris quelques grosses vagues en pleine poire et étais souvent tomber de ma planche mais j’avais toujours réussi à rejoindre la côte sans encombre. Pour le bien de ma famille, c’était le plus important.

     

    CASADEMON SA  JANVIER 1990 – AVRIL 1993

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houleEn 1992, moustache et chemise bleue rayée bien entouré de jolies salariées de chez Casademon lors du départ à la retraite d'un autre salarié.

    -          - Le lundi matin 29 janvier 1990 au matin me voilà déjà au Boulou dans un minuscule bureau de la société Casademon SA. Même s’il ne s’agit que d’une énorme chance et coïncidence, c’est bien grâce à l’expert-comptable Daniel Ruiz que j’ai retrouvé ce nouveau job. C'est lui qui m'avait appelé au téléphone le fameux vendredi soir. Le chef-comptable vient de décéder et ils ont besoin dare-dare de quelqu’un de confiance et de sérieux. Daniel Ruiz me connaît et il sait qu’il peut compter sur moi, même s’il sait aussi que je ne suis pas quelqu’un qui se laissera faire ou manipuler, sa crainte étant que les patrons sont paraît-il des sanguins. Les trois patrons, je n’aurais jamais ni à les critiquer ni à m’en plaindre ni à m’y confronter sauf lors d’un petit accrochage consécutif à un vol d’argent orchestré par mon aide-comptable pendant une longue absence pour maladie que j'allais vivre. Je l’évoque un peu plus loin. Entourée donc de cette aide-comptable et deux secrétaires qui sont censées être sous mes ordres, je vais vivre dans ce bureau exigu du Boulou les pires moments de travail de mon existence. Les trois femmes, qui ont l’air de s’entendre « comme des larrons en foire »,  ont décidé de se liguer contre moi et de me mener la vie dure. Au-delà de ce problème peu agréable, elles papotent plus qu’elles ne bossent et me mettent la tête comme un tambour. Le soir quand je rentre chez moi, je n’en peux plus mais je vais tenir bon. Elles ne savent pas que j’ai les épaules solides et qu’il m’en faut beaucoup plus pour baisser les bras devant elles. Finalement au fil des mois, les choses vont s’arranger et elles vont finir par m’accepter et s’avérer plus dociles.  Sauf qu’à cet instant, une grosse vague houleuse vient me percuter prenant la forme d’une intervention chirurgicale pour une hernie discale aussi douloureuse qu’inattendue. Cette hernie discale va m’immobiliser quelques mois (impossibilité de prendre la voiture pour faire les 30km qui sépare mon domicile du Boulou),  ce dont mon aide-comptable va profiter pour chaparder une belle somme d’argent. Quand je rentre, je constate immédiatement ce problème que je signale bien évidemment à mes patrons et à Daniel Ruiz l’expert-comptable. Mon aide-comptable disparait de la circulation, une enquête de gendarmerie est ouverte mais je ne connaîtrais jamais la fin de l’histoire. Mais je dirais peu importe car ici chez Casademon, je n’en ai pas fini avec la houle qui continue de m’emporter. En 1993, les frontières de l’Union Européenne s’ouvrent en grand et avec elles disparait l’activité de commissionnaires en douanes. Un plan social est annoncé et va être mis en œuvre pour tous les salariés concernés. Au départ je n’en fais pas partie puis finalement le grand patron de chez Casademon trouve que je coûte trop cher à l’entreprise alors finalement il m’y intègre, embauchant au passage un jeune comptable peu formé mais beaucoup moins onéreux que moi en salaire. Finalement, je quitte l’entreprise le 30 avril 1993 mais ne vais profiter du repos du plan social que pendant quelques mois.  Toujours aux bons soins de Daniel Ruiz, je commence à travailler à la société Pétror SA à compter du 11 octobre 1993.

     

    PETROR SA  OCTOBRE 1993 – SEPTEMBRE 1994

    1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houleLa station-service Pétror et ses bureaux avenue Julien-Panchot à Perpignan tels que je les ai connus dans les années 93/94.

    -          - Dans cette société Pétror, j’y entre en qualité « d’informaticien » pour 2 raisons : La première est qu’en réalité, je vais remplacer le chef-comptable qui est en longue maladie depuis bientôt 2 ans mais qui de ce fait, fait toujours partie de l’effectif. Il ne peut donc pas y avoir 2 chefs-comptables. Quant à la seconde, la plus importante aux yeux du patron est qu’il y a un énorme trou de 200.000 francs dans le compte clients 41 dont il me faudra trouver la raison ou tout du mois une explication. Compte clients que je décrirais comme « fourre-tout » car toutes les activités de l’entreprise y sont comptabilisée et donc mélangées, ce qui bien évidemment ne simplifie pas les choses. Et dieu sait si les activités différentes sont multiples car si la principale est de gérer des stations-services avec les différents carburants, les autres sont pléthoriques et vont de la réparation automobile au gonflage des pneus en passant par les ventes de boissons, de cafés ou de sandwichs et celles qui consistent à vendre du fuel à d’autres entreprises ou à des particuliers et j’en oublie encore quelques autres. Ma tâche est donc d’assurer la tenue de cette comptabilité avec deux gentilles aides-comptables mais surtout d’arriver à trouver la raison de ce trou car le patron a acquis la quasi-certitude que le chef-comptable en maladie est parti avec. D’ailleurs, j’apprends que plusieurs sociétés d’audit, dont certaines très prestigieuses, sont venues se frotter à ce souci, qu’elles ont cherché pendant quelques jours mais qu’elles n’ont jamais rien trouvé. Finalement, il ne me faudra que quelques semaines pour trouver la raison de ce trou, qui n’est ni une malversation, ni un vol mais seulement un énorme oubli comptable. Cet oubli, c’est simplement la non-saisie informatique comptable depuis plus de 2 ans des factures de fioul vendu aux particuliers. Les règlements ont toujours été saisis par une des 2 aides-comptables mais seul le chef-comptable saisissait ces factures-là en informatique. Sous forme de petits carnets, elles ont été archivées dans une armoire mais n’ont plus été saisies depuis plus de 2 ans et le trou s’est peu à peu creusé jusqu’à dépasser les 200.000 francs lors du dernier bilan. Voilà l’explication. Elle est d’autant plus facilement justifiable qu’après avoir saisi ces deux années-là de factures, le trou dans ce compte clients 41 « fourre-tout » n’est plus que de 150,00 francs. Une peccadille qui sera passée à pertes et profits au regard du nombres d’opérations qu’il aurait fallu pointer pour trouver cette toute petite erreur. De ce côté-là, ce challenge est donc terminé pour moi mais je vais encore bosser chez Pétror pendant quelques mois. Mais la société va mal, le grand patron vieillit et ces enfants ont du mal  à redresser cette affaire vieillissante elle aussi. Je vais voir Daniel Ruiz car je sens bien que mes jours sont comptés dans cette société qui périclite. La société disparaîtra en mai 1995. Dans l’immédiat, Daniel Ruiz me demande de patienter, s’engage à me trouver un autre job, job qui arrivera en juillet 1994 avec mon embauche chez Gilbertrad Sarl. Afin de le remercier, j’accepte néanmoins un deal consistant à travailler à mi-temps jusqu’à la clôture du bilan de chez Pétror qu’il me demande d’assumer. Je termine le bilan et mon contrat d’ « informaticien » chez Pétror le samedi 24 septembre 1994 et commence à bosser à plein temps chez Gilbertrad dès le lundi suivant.

     

    GILBERTRAD SARL (Sopordex/Intiméa)  JUILLET 1994 – AVRIL 2008

    1986 - 2008 Emporté par la houle


    1986 - 2008 Emporté par la houle
    1986 - 2008 Emporté par la houle1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle 

    -         1986 - 2008 Emporté par la houle

           Les splendides locaux de la société Gilbertrad Sarl où tous les salarié(e)s trouvaient des conditions idéales pour travailler.

     -        - Ainsi commence une nouvelle vie professionnelle, beaucoup plus enthousiasmante, dans une entreprise qui va fonctionner très fort pendant de longues années. Comme expliqué en préambule, je vais y vivre les plus belles années de travail, apprenant énormément, travaillant de concert avec des personnes pour la plupart sympathiques, le plus souvent féminines et très compétentes, touchant à tout ce qui me plaît, tout ça avec une grande liberté de mouvements car je sens derrière moi que la confiance est là de la part de mon patron. Oui je peux le dire après toutes les grosses vagues que je viens de prendre de plein fouet pendant ces 8 dernières années de 1986 à 1994, voilà qu’enfin je peux souffler un peu sans pour autant me reposer sur mes lauriers. J’apprécie tout ça à sa juste mesure, et ce d'autant que j'ai un salaire que je considère correct. Malheureusement, comme rien n’est immuable, ni dans nos vies, ni dans celle d’une entreprise, les bons résultats s’amenuisent à partir du milieu des années 2000. Une deuxième entreprise s'appelant Désert Bleu voit le jour mais là aussi les bons résultats se font attendre. Ils ne viendront jamais. Qui dit moins bons résultats dit tracas et qui dit tracas dit « prises de tête » permanentes. Ces derniers tracas s’amplifient peu à peu et leur trouver des solutions devient de plus en plus compliqué. Aussi quand en avril 2008 l’heure de la retraite sonne, je quitte la planche sur laquelle j’ai si longtemps surfé puis sur laquelle j’ai été terriblement ballotté. Je mets les pieds à terre définitivement et ne l’ai jamais regretté, ne m’ennuyant jamais. Le petit mascaret que j’avais connu à compter de 1969 et sur lequel je m’étais laissé porter jusqu’au milieu des années 80 était devenu une houle aux lames de fond de plus en plus gigantesques et menaçantes mais j’avais tenu bon sur ma planche et la retraite était arrivée comme la terre promise qu’attendent tous les marins. Je pouvais désormais profiter de tout ce que j’aimais et avait aspiré : l’informatique avec le développement d’un blog, les randonnées, la pêche en mer, la photo naturaliste ou pas, l’écriture, le goût de lire et d’apprendre, les activités sportives et associatives, etc…et j'en oublie.

     1986 - 2008 Emporté par la houle

    1986 - 2008 Emporté par la houle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1998, je suis au fond avec une chemise bleue dans le réfectoire de l'entreprise lors de la Coupe de Monde de foot où nous avions été autorisés à voir les matches de l'équipe de France à la TV et à droite avec deux copines/salariées avec lesquelles je me suis toujours super bien entendu et que j'aimais beaucoup pour leur gentillesse et leur compétence professionnelle.

     

     

    Comme le dit un célèbre proverbe « une mer trop calme n’a jamais fait un bon marin », alors j’espère simplement que j’ai été un bon employé. Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont fait confiance. Merci à toutes les personnes que j’ai côtoyées et avec lesquelles j’ai apprécié de bosser. Je garde de vous toutes et de vous tous, ami(e)s ou non, d’excellents souvenirs. Compte tenu des 16 employeurs différents que j’ai connus au cours de ma vie professionnelle, vous comprendrez aisément que je n’ai pas pu et voulu vous citer tous nommément. De toute manière, je ne l’aurais pas fait.  Idem, pour le nom de tous mes patrons dont certains sont sans doute encore en activité. S’ils me lisent, ils se reconnaîtront. Si j’ai toujours pensé et constaté qu’on ne pouvait vivre correctement qu’en travaillant, j’ai appris aussi que le travail était d’abord une richesse collective. Alors oui mille mercis à vous toutes et à vous tous qui avaient enrichi ma vie.

    1986 - 2008 Emporté par la houle

     

    1986 - 2008 Emporté par la houleEn avril 201986 - 2008 Emporté par la houle08, lors du pot de départ à la retraite que j'ai organisé avec l'ensemble du personnel et des amis.1986 - 2008 Emporté par la houle

     

     

     

     

     

     

     

    En janvier 2014 lors d'une amicale et agréable soirée entre anciens collègues et après le dépôt de bilan de Gilbertrad. J'avais beaucoup de chance car la plupart des filles de chez Gilbertrad étaient très jolies !


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