• Une fois encore, et pour une triste cause cette fois, ce n’est pas dans l’actualité que je suis allé piocher « mon billet mensuel ». J’aurais pu évoquer cette actualité nauséabonde où l’on ne parle que d’argent. Ce fric qui pourrit tout et attire tous les hommes comme la m…. attire les mouches. Affaires Kerviel, Bettancourt et Woerth, ministres dilapidant l'argent public, dettes des états et problèmes des banques à rembourser leurs engagements, crises des places financières, retraites et salaires des fonctionnaires, excès d’argent dans le football et le sport en général, top 100 du magazine Forbes, etc.… : Les sujets sur le sujet, si je puis dire, ne manquaient pourtant pas !

    Mais qu’ai-je à faire de toutes ces abjections et du fric au regard de la perte d’une amie très chère qui n’avait que 53 ans.

    Monique était une collègue de travail. Responsable d’une boutique de lingerie, je l’avais connu il y a une dizaine d’années et je lui avais simplement enseigné pendant quelques jours le fonctionnement d’une caisse enregistreuse informatique et la tenue de pièces comptables. Immédiatement, nous nous sommes réciproquement appréciés car je me souviens qu’avant de commencer la journée nous partions prendre un café à la Loge de Mer et nous parlions de tout et de rien. De nos vies respectives, de nos loisirs, de nos enfants, du travail, de la vie quoi… D'emblée, nous nous sommes parlés comme si nous nous étions toujours connus, nous bavardions comme deux bons vieux copains et avec cette simplicité qui très souvent rapproche les êtres car il n’y a aucune arrière-pensée et encore moins des conflits d’intérêts. Parfois nos conversations et nos bavardages s’éternisaient et nous arrivions en retard au travail, mais très consciencieuse, Monique se faisait un principe de rattraper ce retard. Ensuite, dans nos relations professionnelles, je l’avais souvent au téléphone mais quand je la revoyais c’était toujours avec bonheur et j’ai la faiblesse de penser que c’était réciproque.

    Très jolie mais réservée, Monique avait toujours une lumière au fond de ses jolies yeux verts et un petit sourire au coin de ses lèvres qui faisaient qu’on ne pouvait que l’aimer.

    Avec la joie de vivre et le courage qui la caractérisait, Monique s’est battue longtemps contre un cancer et en avril 2008 ce fût pour moi un incroyable bonheur que de la revoir plutôt en bonne forme à mon pot de départ à la retraite.(photo).

    Monique a ensuite repris un mi-temps thérapeutique et j'espérais qu'elle en avais fini avec cette terrible maladie. Depuis ma retraite, nous échangions de temps à autre quelques messages amicaux sur Facebook qu'elle commençait toujours par un "coucou Gilbert" comme aux premiers jours de notre amitié. Quand nous nous revoyions, c’était toujours avec une grande joie car malgré la maladie qui l’avait fatalement affaiblie, elle avait toujours cet agréable petit sourire qui illuminait son visage, retroussait son petit nez et exhalait sa gentillesse.

    Malheureusement la maladie est revenue à la charge et a finalement et injustement eu raison de son courage et de sa tenacité à vouloir vivre. Aujourd’hui, je suis effondré devant cette injustice, j’ai comme une grosse déchirure au fond du cœur et il m’est insupportable de penser que je ne la reverrai jamais plus.

    Je ne suis pas croyant mais je prie pour qu’elle ne souffre plus. J'espère qu’elle a rejoint son paradis et qu’elle a trouvé le bonheur que sans aucune équivoque elle méritait tant….

    Voilà, ce mois-ci, ce petit billet sur mon journal mensuel, c’est ma façon à moi de rendre hommage à Monique que j’aimais pour ce qu’elle était : Tout simplement, une fille super !!!


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