• Ce diaporama est agrémenté de quelques musiques extraites d'une compilation "You Tube" intitulée "Night City Jazz"

    Le Circuit des Sources de l'Agly et de la Sals depuis Camps-sur-l'Agly

    Le Circuit des Sources de l'Agly et de la Sals depuis Camps-sur-l'Agly

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    C’est grâce à un ami, qui m’a aimablement fourni un tracé G.P.S enregistrable, que j’ai pu réaliser cette boucle audoise que j’ai personnellement intitulée «  le Circuit des Sources de l’Agly et de la Sals ». Le départ s’effectue du joli village de Camps-sur-l'Agly. Si je connais déjà la source de la Sals pour y être allé randonné en juin 2007, la source de l’Agly, elle, fait partie des sites que j’ai envie de découvrir depuis fort longtemps. Il est vrai que ce fleuve a tant de fois jalonné mes très nombreuses sorties, dans des lieux si beaux et si variés, pour ne pas dire disparates, que ne pas en connaître sa résurgence me parait complètement anormal voire absurde. Absurde, car je sais depuis très longtemps déjà qu’un sentier pédestre en permet la découverte. A la seule évocation de ce nom « Agly », il me revient à l’esprit des randonnées pédestres réalisées aux Gorges de Galamus, à Ansignan et à son aqueduc romain, au lac de barrage de Caramany ou encore en VTT sur la voie verte entre Rivesaltes et Le Barcarés. L’an dernier encore, j’ai longuement erré dans son lit asséché lors d’une balade au « Cimetière des Maures » tout près d’Estagel et du château de Jau. A bien y réfléchir, j’ai descendu son lit à de si multiples reprises; et parfois même remonté ; que seule sa source manque au palmarés du roi de la flânerie que je suis devenu au fil du temps. Ça coule de source, il faut que j’y aille ! Après tout, pour le doux rêveur contemplatif invétéré que je suis, suivre un lit, fusse-t-il d’une rivière, n’est-ce pas le lieu le plus propice pour réaliser ses rêves ? En ce 22 mai 2019, sous les meilleurs auspices, me voilà prêt à remonter jusqu’au bout de ce lit et par la même occasion réaliser mon rêve : découvrir enfin la Source de l’Agly.  Il est 7h30, quand sous un ciel merveilleusement bleu et lumineux, je gare ma voiture sur le petit parking situé à l’entrée de Camps-sur-Agly. Si le village est désert, il n’est pas silencieux. Moi, le photographe ornithologique amateur, je suis accueilli par un merle noir qui s’égosille comme si la fin du monde allait survenir. Serait-il lui aussi influencé par la mysticité du tout proche Pech de Bugarach ? Il est vrai que le célèbre pech n’est pas très loin  et je vais en avoir la preuve très vite. Je remonte la rue principale sous le signe des oiseaux. Outre les merles, il y a bien sûr les sempiternels moineaux, les non moins rares rouges-queues noirs mais j’aperçois également une fauvette mélanocéphale et un grimpereau, passereaux beaucoup plus inhabituels car plus discrets et surtout plus remuants. Voilà déjà 15 minutes que je suis occupé à photographier des oiseaux et bien d’autres sujets et je me dis qu’il serait peut-être temps de me mettre vraiment en route ? Je presse le pas, laisse le petit cimetière sur la gauche, passe devant la Ferme de Camps dont un panonceau indique à bon escient bien d’autres activités que le seul élevage que laissent imaginer un enclos, des étables et quelques meules de foin. Gîtes d’étapes avec tables et chambres d’hôtes, voilà ce que cette ferme blottie dans un décor champêtre et calme est à même d’offrir aux visiteurs et aux randonneurs de passage. « C’est toujours bon à savoir ! » me dis-je ! A la sortie du village, d’autres panonceaux mentionnent les directions de Col du Linas, de La Bastide et de Bugarach. C’est dans l’immédiat la bonne direction et le Pech de Bugarach est très vite là, presque droit devant, comme un monumental et incontournable point de mire. Un coup d’œil à l’intérieur d’une source captée et un large chemin descend au milieu des prés amplement fleuris. Faire un inventaire de toutes les fleurs printanières nécessiterait sans doute un grosse journée, alors je ne photographie que les plus visibles, probablement les plus communes et donc les plus nombreuses : marguerites, orchis, coquelicots, renoncules et sainfoins.  Une passerelle de béton se présente enjambant ici un très modeste ruisseau. Je jette un coup d’œil sur mon bout de carte I.G.N. C’est bien l’Agly comme l’indique les lettres « Fl. » signifiant « fleuve », mot auquel, par erreur, on a trop souvent tendance à attribuer une notion de grandeur et d’abondance. Mais avant d’être grand, ne faut-il pas comme toutes choses de ce monde avoir été petit ?  Le mot fleuve, ce « fluvius » romain signifiant « flot » est pourtant si juste ici et comme ce petit flot limpide finit par grossir pour se jeter à la mer, l’Agly mérite cette dénomination de « fleuve ». Une photo-souvenir puis j’y trempe ma casquette et repars ainsi le crâne bien frais.  Quelques minutes plus tard, j’atteins la route bitumée filant vers La Bastide. J’allume mon G.P.S, car pour me diriger vers la source de l’Agly, je sais déjà qu’il me faut quitter cette route avant le lieu-dit. Bien vu si j’ose dire, car le panonceau indiquant la source est si minuscule, et qui plus est enfoui sous du lierre, que sans tracé G.P.S, je l’aurais probablement loupé. Pour les randonneurs qui viendront derrière moi, j’éclaircis le lierre autour du panonceau. Un sentier entre en forêt et coupe le tout petit ruisseau des Pastressis qui est sans doute le tout premier affluent de l’Agly. De nouvelles fleurs, celles-ci des bois, m’arrêtent. Quelques mètres plus loin, un écureuil roux ; enfin celui-ci est plutôt brun ; détale devant moi et s’élève à la cime d’un arbre. Je réussis malgré tout à le figer sur quelques photos prises en rafales. Peu de temps après, c’est un chevreuil qui détale en aboyant sans que je puisse l’apercevoir. Le bois se termine et laisse la place à un plateau, espèce de maquis de cistes et de bruyères où poussent bien d’autres fleurs plus belles les unes que les autres. Quelques papillons volettent y trouvant un biotope à leur convenance. Le chemin herbeux du maquis débouche puis se poursuit dans une immense prairie entourée de clôtures. Une clôture barre le chemin. La « châtaigne » que je reçois dans le bras gauche à l’instant où je veux la franchir ne laisse planer aucun doute : elle est « terriblement » électrifiée. Grâce à mon tracé G.P.S, je délaisse la clôture, m’en éloigne et trouve un sentier qui descend sur la droite dans un nouveau et sombre sous-bois, d’abord de feuillus puis d’immenses résineux. Le murmure de l’Agly se fait entendre. Finalement le ruisseau est là, en contrebas, sur ma droite. Je le longe à bonne distance me fiant à cette chanson de l’eau pour tenter de trouver sa source. Au bout de quelques minutes, l’étourdi que je suis constate que la musique de l’eau s’est arrêtée. Alors, je descends vers le ruisseau. Quelle n’est pas ma surprise de constater qu’il est complètement asséché ! Je le poursuis, tant bien que mal, en raison des gros blocs rocheux qui en composent son lit et des branchages qui le jonchent. J’ y découvre même un énorme pneu, objet plutôt bizarre ici mais qui n’est pas là par hasard me dis-je. La source n’est certainement pas très loin me dis-je aussi. Les blocs se font à la fois plus volumineux et plus moussus et de ce fait les difficultés augmentent. Il y a bien quelques flaques deci delà mais aucune eau ne s’écoule. Suis-je devant ce phénomène qu’on appelle « perte karstique », terme hydrologique pour désigner l’infiltration soudaine d’un ruisseau dans la roche ou est-ce carrément un assec ? Je me souviens avoir été confronté à ce type d’infiltration à la source du Tech lors d’une randonnée au pic du Costabonne. L’eau de la résurgence du Tech commençait à s’écouler puis disparaissait sous les galets pour réapparaître des dizaines de mètres plus en aval. Je m’interroge quand à poursuivre ce lit asséché ? Un coup d’œil sur mon bout de carte I.G.N me laisse perplexe. J’ai le sentiment que je suis allé trop loin et trop haut et que la source serait un peu plus bas car comment aurais-je pu l’entendre chanter auparavant ? Aurais-je loupé quelque chose ? Je redescends le cours du ruisseau et finalement une première résurgence est là, tout près d’une confluence où le débit d’un autre ruisseau sur ma gauche est beaucoup plus fougueux. Je remonte ce débit et très rapidement j’arrive devant un grand mur rocheux au pied duquel l’eau jaillit vivement d’une petite cavité. Voilà la source de l’Agly ! Enfin celle que j’ai le plus souvent constatée sur des photos vues sur Internet. J’essaie d’entrer dans la petite cavité mais la hauteur de l’eau et sa fraîcheur m’en dissuadent. Il me faudrait une combinaison en néoprène ! L’Agly serait donc composée de deux sources bien distinctes ? A voir ? (*) Quelques photos souvenirs devant la source et je me remets en route en m’élevant sur un sentier très raide mais très court débouchant sur la route D.14, presque à hauteur d’une cabane en pierres sèches. Un coup d’œil sur la configuration des lieux ne me laisse aucun doute : le ruisseau asséché, que j’ai remonté avant de découvrir la petite grotte et sa source, a violemment creusé le calcaire de quelques falaises que j’aperçois au milieu des feuillus. Il y a bien une autre rivière parallèle à la route et quand je regarde mon bout de carte, celle-ci aurait sa source au col du Linas, au pied du pech de Bugarach. Mais où exactement ? Il aurait fallu que je remonte le lit asséché dans sa totalité pour le savoir mais c’est trop tard et puis cela est-il possible ?  Ces différents constats m’ont presque fait oublier qu’il y avait un itinéraire à poursuivre et quand je m’y attelle c’est pour me retrouver bien embarrassé. Ici, pas de balisage et pas de sentier bien évident, malgré un tracé G.P.S qui m’indique de poursuivre en m’élevant droit devant dans la forêt de Mascarou. Problème, il n’ y a pas de passage et seulement des petites murailles de calcaires impossibles à escalader. Mon G.P.S ne serait-il pas suffisamment précis ? C’est fort possible compte tenu de son âge ! Je cherche ici sans trouver de vrai passage jusqu’à me décider à descendre la D.14 sur la droite et de quelques mètres où les accès à la forêt me paraissent plus plausibles. Finalement, et mon G.P.S me confirmant ce « point de repère » (waypoint),  j’opte pour un espèce de petit fossé qui s’élève rudement dans la forêt. Bingo ! C’est la bonne option ! Ce fossé atterrit sur un bon chemin, lequel un peu plus haut débouche sur une large piste forestière. C’est la piste forestière du Ciela de la Pause comme écrit sur la carte. Je l’emprunte à gauche comme me l’indique mon G.P.S. Dès la première intersection, un autre coup d’œil sur mon bout de carte me rassure pleinement quand à la suite du circuit. Je suis sur le bon tracé ! Les pistes, chemins et sentiers étant nombreux dans ce secteur, seules les intersections nécessiteront un peu d’attention et une éventuelle analyse de la carte I.G.N. Tout devient plus simple à partir d’ici et je peux sans trop d’inquiétude me consacrer à la photographie. Fleurs des bois, papillons, oiseaux, je marche vers le col de la Lucio d’un bon pas ne m’arrêtant que lorsqu’un sujet intéressant se présente. Parmi ces sujets, il y a une étrange roche moussu avec des yeux et une bouche ressemblant à s’y méprendre à un gnome ou à un lutin, tel qu’on en voit dans des films ou des dessins animés. Il y a aussi les visions furtives, mais assez réelles et suffisantes pour une photographie, celle d’un chevreuil tout d’abord puis un peu plus loin, ce sera un jeune sanglier. Ces visions-là sont les plus réjouissantes. C’est pour de telles approches de la Nature que je marche aussi ! Ajoutons-y l’image du plutôt rare Torcol fourmilier que je surprends dans son chant nuptial saccadé et rauque et me voilà pleinement ravi d’être là dans ces forêts qui se succèdent au rythme de quelques panneaux O.N.F.  Forêt communale de Camps-sur-Agly, forêt domaniale de l’Eau Salée, route forestière de la Paille ou de la Verrerie, les noms s’affichent, les essences sont souvent les mêmes mais par bonheur les décors varient. Forêts de très beaux feuillus et d’immenses conifères, clairières verdoyantes, fenêtres sur le Massif du Canigou enneigé ou les Pyrénées audoises et ariégeoises, murailles de calcaires où se réchauffent des lézards et où poussent des jolis bouquets fleuris, herbages où les passereaux viennent se rassasier de graminées, voilà les décors dont je ne me lasse pas. Au lieu-dit le Trou de la Relhe (ou Reille), la clairière s’élargit beaucoup plus. Je suis accueilli près d’une métairie au chant entêtant d’un pinson que je parviens à photographier. Il paraît plus enclin à chanter qu’à avoir peur de moi et de ce fait, il ne fait que sauter de branches en branches mais toujours sur le même arbre et toujours en chantant. Cet arbre, c’est son Olympia, son Zénith mais je suis son seul spectateur ! Après l’oiseau, je me mets en quête de chercher ce Trou de la Relhe, lequel si j’en crois mes lectures, serait la plus grande doline du département de l’Aude. La métairie en ruines ne m’apporte aucune aide quand au trou recherché mais un vieux linteau en partie effacé me confirme la proximité du lieu-dit. Avec difficulté, j’y lis : «…. le Trou de la Reille appartenait à Denarnaud le 12 juillet Alexis ». Enfin, c’est ce que je pense y lire ! Ici, la suite de mon itinéraire entrant en forêt, je rebrousse chemin, descend à gauche dans le premier pré ; non loin de l’arbre où le pinson chantait ; et le Trou de la Relhe est là, avec son ouverture barrée par un ruban. Un sentier argileux et donc glissant mais fait d’escaliers en rondins permet d’accéder jusqu’au fond du trou. Rien d’exceptionnel à première vue, or mis une végétation très luxuriante. Mais en prêtant attention, on peut observer que les parois de la doline continuent de s’effondrer et de gros rochers fraîchement tombés tout près du sentier semblent en être les preuves évidentes. On peut remarquer aussi que son importante hygrométrie a permis l’implantation de plantes bien particulières et notamment la Jacinthe des Pyrénées que l’on appelle aussi  la Scille lis-jacinthe. Leurs petites fleurs bleues sont plutôt rares ici mais leurs feuilles tapissent la totalité du fond. On y trouve aussi plusieurs variétés de fougères et bien d’autres plantes aimant l’humidité comme les jolis lamiers jaunes. Les arbres, eux, cherchent le soleil et élèvent tout droit leur canopée dans le petit puits de lumière que l’effondrement a créé. Certains, complètement recouverts de barbes de Jupiter ont soufferts de cet excès d’eau et de lumière et sont voués à mourir par manque de feuilles et de photosynthèse. Je quitte le trou en me demandant qu’elle est la toponymie du nom « Relhe » (**). La suite de l’itinéraire vers la Source de la Sals, très bien balisée et mentionnée, ne pose aucune difficulté. Après la traversée d’un petit bois où je réveille un jeune sanglier, le chemin atteint le haut d’un ample vallon herbeux. Je reconnais le lieu pour y être passé en 2007. Je descends un peu puis m’arrête en surplomb de la source pour pique-niquer. L’arrêt-déjeuner est toujours pour moi l’occasion de vaquer à photographier la nature aux alentours. Oiseaux, papillons et fleurs. Ici, comme c’était le cas ce matin à la sortie de Camps-sur-Agly, les prés sont amplement parsemés de fleurs sauvages, la plupart déjà vues mais quelques autres bien nouvelles. Les papillons sont déjà nombreux pour la saison mais les espèces sont relativement limitées. Les oiseaux paraissent absents mais en jouant de mes appeaux quelques uns viennent avec hésitation jusqu’à moi. Je reste presque une heure à courir la prairie, sandwich dans une main et appareil-photo dans l’autre. Il est temps de filer à la Fontaine Salée puisque c’est ainsi que l’on nomme la source de la Sals. Elle est là, toute proche, avec ses appentis illustratifs et son aire de pique-nique. Il n’y avait rien de tout ça en 2007 et notamment les nombreux panneaux explicatifs permettant désormais d’apprécier la source, l’origine de sa salinité 2 fois plus salée que la mer ; l’exploitation du sel, illicite ou pas, c’est à dire l’Histoire commune du lieu et du sel. Après cette découverte et la rencontre bien sympathique avec deux couples de randonneurs de mon âge assis à une table de pique-nique, je file vers les « Fours Verriers », direction le Pas del Capelan. Après quelques panneaux au fil du parcours mentionnant la flore, la faune, la géologie et le climat de l’endroit, là aussi, le balisage est bien présent et très bon, permettant de se diriger sans problème vers les endroits convoités. Si l’accès aux antiques « Fours Verriers » est fermé en cette saison et entouré d’un haut grillage, en empêchant ainsi toute visite et découverte gracieuse, à l’extérieur, de très nombreux panneaux explicatifs permettent d’en connaître toute l’Histoire. Histoires liées aux sites verriers forestiers et Histoire du verre, je passe une demi-heure à lire la quasi totalité des panneaux. A l’instant où je repars, je me retrouve nez à nez avec les deux couples aperçus à la source de la Sals. Nous discutons encore un peu et je leur fais part de mon désappointement à avoir trouver les « Fours Verriers » fermés.  Je rebrousse chemin, direction le Pas del Capelan où j’atterris sur une large piste forestière. Ici, un panonceau « col du Linas -30 mn » m’indique la direction à suivre. Guère plus loin, au lieu-dit « Las Clausos », sur la carte I.G.N, je quitte la piste au profit d’un raccourci qui descend presque rectiligne vers le Linas, évitant ainsi les sinuosités de la piste. Après quelques mètres seulement, j’en suis à me demander si j’ai bien fait de prendre cet étroit sentier entouré de hauts buis totalement desséchés. Si depuis mon départ de Camps, j’ai très souvent observé avec étonnement et consternation tous ces buis morts sur pieds, je ne m’étais pas vraiment interrogé quand aux raisons et explications d’un tel phénomène. Sans doute parce que la présence de nombreuses autres essences m’ont empêché d’apercevoir l’ampleur du désastre. Ici, au milieu du chemin, et à cause de petites chenilles vertes et jaunes qui « pendouillent » par milliers, voire par millions, au bout de leurs désagréables filaments, je peux enfin mettre un nom sur cette hécatombe écologique : « la Pyrale du buis » ! Ce papillon si meurtrier venu d’ailleurs est déjà ici et les dégâts sont considérables ! Si j’ai un peu entendu parler de la Pyrale du buis, j’ignorais qu’elle sévissait aussi catastrophiquement dans ces lieux si beaux où j’ai pourtant cheminé si souvent. Fini les grandes haies de buis aux petites feuilles si luisantes qui avaient encadré tant de mes belles sorties dans ce secteur de l’Aude. Je peux mettre un nom sur chacune d’entre-elles où le buis y était forcément l’arbre le plus emblématique (***). Les 9/10eme de cette descente vers le hameau du Linas et son col éponyme se résument à slalomer et à battre l’air devant moi avec mon bâton de marche pour esquiver les chenilles et tous leurs filaments. Malgré ça, je ne parviens pas à toutes les éviter loin s’en faut ! A deux ou trois reprises, j’ai le sentiment que le buis rebourgeonne depuis son pied asséché, mais non, en y regardant de plus près, je constate qu’il s’agit de fragon aux feuilles tout aussi luisantes. Quand je prends et serre une tige de buis asséché avec une main pour l’effeuiller complètement, je me retrouve avec une demi-douzaine de chenilles au creux de ma paume. C’est incroyable la quantité de chenilles qu’il peut y avoir sur une seule branche mais pas toujours visibles au premier coup d’oeil ! Le désagrément de cette « calamité végétale » s’arrête dès lors que j’atteins la piste à une centaine de mètres du Linas. Il faut dire que le hameau, au pied du pech de Bugarach, est essentiellement entouré de prés eux-mêmes encadrés de  quelques haies formées par de flamboyants genêts et de blanches aubépines. Si la vue de ces plantes chatoyeusement colorées est agréable, les quelques buis de ces haies sont morts également et ça se voit bien sûr. Juste avant le village, j’attire vers moi deux beaux chevaux qui paissent au loin dans des fougères naissantes. Il y en a un blanc et un bai. Avec la langue et le palais, quelques « tlo, tlo, tlo, » bien puissants suffisent pour les faire venir vers moi. Le blanc d’abord semble moins farouche puis le bai ensuite. S’ils sont là à un mètre de moi, il m’est impossible de les caresser. Je finis par comprendre que la clôture est électrifiée et qu’à juste raison ils s’en méfient comme de la peste. Comme je les comprends depuis la violente « châtaigne »  prise ce matin juste avant la source de l’Agly ! C’est donc à bonne distance que je leur distribue quelques bouts de pain puis de grandes gerbes de graminées qu’ils mangent goulûment. A cet instant, les deux couples de randonneurs laissés aux « Fours Verriers » arrivent derrière moi. Bien évidemment, outre les deux beaux chevaux, la conversation porte sur cette « sordide et inévitable » Pyrale du buis. Alors que nous discutons, une des deux dames s’exclame soudain «  mais vous êtes recouvert de chenilles ! » et la voilà aussitôt qui s’attelle à me « dépyraliser » à l’aide d’un mouchoir en papier. J’en ai apparemment plein le dos, la casquette et j’en ai même une sur une oreille et une autre sur les lunettes. Après cet « échenillement » en bonne et due forme, le Linas est là. Seules deux bergeronnettes m’arrêtent dans la traversée du hameau. Il est vrai qu’il est assez peu commun d’observer une bergeronnette grise et une bergeronnette printanière presque côte à côte. Avec les deux couples, nous continuons un bout de chemin ensemble mais nos itinéraires se séparent juste avant le col du Linas. Eux ont leur voiture au col et moi, j’ai encore un grand bout de chemin à faire jusqu’à Camps. Tout en descendant vers les Pastressis et la Bastide, j’en suis à me demander où peut-être cette « possible » deuxième source de l’Agly ? La carte I.G.N ne m’apporte pas de réelles réponses. Il y a bien sur la carte une mention « réservoir » non loin du col du Linas, et donc au pied du Bugarach, mais est-ce la source ambitionnée ? Rien ne le dit ! D’ailleurs en regardant bien la carte, plusieurs ruisseaux s’écoulent de toutes parts pour se rejoindre dans ce relief karstique fait de petites falaises longeant la D.14 où je me trouvais ce matin ! J’en suis trop loin désormais et j’abandonne très vite toute idée de la trouver, préférant me consacrer à la photographie florale et ornithologique. Les oiseaux sont plutôt nombreux surtout à l’approche des habitations du lieu-dit les Pastressis. Juste avant la Bastide, c’est un renard que je surprends alors que je l’aperçois sous le ventre d’une vache. Il détale mais je réussis à avoir une photo à peu près correcte. Que faisait-il sous la vache ? La tétait-il ? J’en suis à me le demander mais la jeune vachère que je rencontre peu de temps après semble en douter, tout comme le vacher que je rencontre dans le hameau. Ici les gens sont bien sympathiques et j’ai le sentiment que la vie s’écoule si paisiblement mais si isolément que chaque voyageur, aussi éphémère soit-il, est toujours le bienvenu. Enfin, les gens sont très accueillants ! Si je n’y prends pas garde, les conversations ont tendance à s’éterniser.  Pourtant, si je garde à l’esprit qu’il me faut terminer un parcours, je fais en sorte de ne jamais décevoir mes interlocuteurs. Je quitte le hameau de la Bastide et ses agréables habitants en accélérant le pas car mon intention est de visiter Camps-sur-Agly. Le bitume si souvent décrié m’offre cette opportune accélération. C’est chose faite une heure plus tard. Très belle église, longue lecture de l’Histoire de Camps grâce à de ludiques panonceaux, approche dissuasive et donc impossible des ruines du château médiéval, errance dans les charmantes ruelles, vieux lavoir, école communale, mairie, je finis cette longue randonnée les jambes un peu lourdes mais le coeur empli de joies. Seule la Pyrale du buis aura terni cette fin de journée mais j’ose espérer que la science saura apporter des solutions à ce effarant fléau écologique. Cette randonnée a été longue de 18,3 km pour des montées cumulées de 774 m. Le point le plus bas est à 480 m et se trouve sur l’Agly près de la jonction entre la petite route de La Bastide et le P.R descendant de Camp quant au plus haut, il est à 830 m et proche du Trou de la Relhe. N’ayant procédé à aucun enregistrement pendant ma balade, j’ai extrait tous ces chiffres du tracé que m’a aimablement fourni mon ami. Cartes I.G.N 2447 OT Tuchan – Massif des Corbières et 2547 OT Durban-Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

    (*) La Source de l'Agly : Si j'en crois les spécialistes en hydrologie, la vraie source de l'Agly serait située au pied du Pech du Bugarach près du col du Linas. Son tout premier lit serait donc celui asséché que j'ai remonté en premier avant de revenir à la petite cavité située sous la départementale 14. Cette information est précisée par le Syndicat Mixte du Bassin versant de l'Agly (SMBVA), information confirmée sur l'encyclopédie Wikipédia où vous pourrez retrouver les principales caractéristiques du fleuve (longueur, principaux affluents, etc....). L'eau sortant de la cavité située sous la D.14 proviendrait alors d'un ruisseau sous-terrain descendant du lieu-dit Mascarou. Il faut savoir que descendant de ce secteur, l'Agly a déjà un affluent connu qui s'appelle le Ruisseau de la Pause.

    (**) Toponymie du nom "Relhe" ou "Reille": "relhe", tel qu'écrit ici serait un vieux mot de la langue béarnaise signifiant le soc d'une charrue. Il est utile de préciser que dans cette même langue béarnaise le mot "arelhe" est soit la charrue elle-même soit le sillon que cette dernière a creusé. Faut-il donc voir dans ce nom "Relhe" que l'on écrit ici parfois "Reille", tout type de dépression ou d'affaissement à la surface de la terre et que l'on peut retrouver dans les mots "rail", "rayer", "rayon", etc.....? Notons que le mot "reille" aurait pour étymologie le latin "regula" signifiant "règle". 

    (***) Mes autres balades dans ce secteur marqué les buis : Comme indiqué dans mon article, la Pyrale du buis a complètement dévasté tous les buis, arbuste pourtant emblématique qui avait jalonné tant de mes balades dans ce secteur du Pech du Bugarach. J'ai été très triste de constater ce désastre écologique me souvenant de toutes ces merveilleuses balades : 

    La Montagne des Cornes et le lac de Barrenc depuis Rennes-les-Bains

    La Sals, source d'eau salée

    Le Circuit des Templiers (832 m) depuis Bugarach (465 m)

    Le Fauteuil du Diable depuis Rennes-les-Bains

    Le Pech Cardou ( 795 m) depuis Serres ( 271 m)

    Le Pech d'Auroux (940 m) et les Gorges de Galamus

    Le Pech de Bugarach (1.230 m) depuis La Bastide (588 m)

    Le Roc Paradet (900 m) depuis Camps-de-l'Agly

    Le Sentier des Terres Rouges depuis Serres

    Le Chemin du Facteur depuis Caudiès-de-Fenouillèdes.

    Le Château des Maures et le viaduc de l'Escargot depuis Caudiès-de-Fenouillèdes

    La Forêt domaniale des Fanges depuis le col Saint-Louis (Caudiès-de-Fenouillèdes)

     


    1 commentaire
  • Vers une déshumanisation sournoise et silencieuse ?


     

    Allons-nous vers une déshumanisation sournoise et silencieuse de notre société ? Sans vouloir être trop alarmiste, je le crains ?

     

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de regarder deux reportages à la télé. Ils étaient plutôt dissemblables mais pourtant je leur ai trouvé une certaine similitude. Dans les deux cas, il y était question de ruralité mais pour moi, la ressemblance n’était pas là : j’y décelais surtout de la déshumanisation. Le premier reportage se passait dans la lointaine périphérie parisienne, dans une petite commune d’une zone qui jusqu’à présent avait été plutôt rurale. Enfin, c’est ce que je comprenais car le reportage évoquait la nécessité que la commune avait de construire des logements sociaux. Pour parvenir à ses fins, la municipalité n’avait pas d’autres choix que d’exproprier des habitants du cru. Dans le cas présent, le reporter interviewait un agriculteur qui n’avait pas d’autres choix que de quitter son lopin de terre sur lequel il avait œuvré une longue partie de sa vie. Ce monsieur était sans doute proche de la retraite et même s’il prenait cette expropriation avec mansuétude, on sentait bien qu’il « en avait gros sur la patate » mais qu’il ne voulait pas l’avouer au journaliste. Il ne comprenait sans doute pas « pourquoi lui ? » et surtout d’être pris dans cet engrenage d’une administration intransigeante et donc pas très humaine. D’un autre côté, on comprenait que l’indemnité qu’il allait percevoir de son expropriation l’aiderait dans sa vie future de retraité.  Le deuxième reportage, la chaîne en question voulait nous le présenter comme un progrès. Il s’agissait d’une dame qui était souffrante, vivait dans un milieu rural et rencontrait les pires difficultés pour trouver un médecin près de chez elle. En réalité, il n’y en avait plus à des kilomètres à la ronde depuis déjà pas mal de temps. Par chance, la dame pouvait marcher, il y avait encore une pharmacie dans son village (pour combien de temps ?  Le reportage ne le disait pas !) et elle alla y chercher un conseil. Par chance aussi, le pharmacien, au courant bien évidemment de ce problème majeur qu’était le « désert médical » de sa petite commune, était devenu prévoyant. Equipé du matériel adéquat, il proposa à sa cliente une téléconsultation médicale. N’ayant pas d’autres choix, la dame accepta ce contact par écran interposé et sembla ravie de cette consultation avec un généraliste qui était à l’autre bout du fil, c'est-à-dire à l’autre bout d’Internet. Enfin, c’est ce qu’elle affirma au reporter à la fin du sujet,  mais on peut aisément supposer qu’elle aurait préféré une consultation plus classique ! Le généraliste précisa qu’il avait une double activité de consultations classiques et de téléconsultations et que tant qu’il pourrait accomplir les deux, il continuerait ainsi ! Combien de temps ? Il ne le précisa pas !

    Alors, cette téléconsultation médicale a-t-elle été une bonne chose ? Oui, bien sûr, telle que présentée dans le reportage ! Cette dame était seule, n’avait pas de moyen de locomotion et avait un besoin urgent qu’un docteur digne de ce nom lui établisse un diagnostic. Cette téléconsultation régla tout ça ! Enfin, le reportage ne le dit pas mais le laissa imaginer.

    Est-ce un progrès ? Personnellement, je ne le pense pas et je considère au contraire qu’il s’agit d’un pas supplémentaire vers cette déshumanisation de la société que l’on vit maintenant depuis de trop longues années.

     

    A titre de dernier exemple, on sait tous que nos supermarchés sont depuis déjà longtemps équipés de caisses automatiques, les clients scannant eux-mêmes leurs produits et payant à une borne automatique elle aussi. Eh bien, un premier supermarché vient de franchir le pas en ayant uniquement des caisses automatiques….il est vrai seulement le dimanche. Il est à parier que cet essai sera concluant, si concluant qu’il finira par être mis en place tous les jours puis dans tous les supermarchés de France et de Navarre !

     

    Comment dans un pays qui se dit développé et donc civilisé, ayant qui plus est 5 à 6 millions de personnes sans emploi et de trop nombreux emplois précaires,  en est-on arrivé là ? A ne plus avoir à faire qu’à des robots ? A ne plus avoir suffisamment de docteurs généralistes mais également de spécialistes et de vétérinaires dans les zones rurales par exemple ?  Je ne sais pas ! Ici, dans cet article, il est surtout question de médecins mais la liste des professions économiquement « faibles » voire « insuffisantes » pourrait être longue comme un jour sans pain ! Je vous en fais grâce mais ne vous est-il jamais arrivé de ne pas trouver de plombier ou d’électricien rapidement ? Moi si !

     

    Comment en est-on arrivé à ne plus pouvoir couvrir médicalement une gigantesque partie de notre territoire, pourtant si ridicule en terme de superficie, si on la compare à bien d’autres pays ?

     

    Oui, comment en est-on arrivé là, en France, pays d’Europe, et peut-être même du monde, où le taux des prélèvements obligatoires (impôts, taxes et cotisations sociales) est un des plus élevés ? Sinon le plus ?

     

    Serions-nous trop nombreux dans ce si petit pays ? Aurions-nous grossi si vite au point d’être contraint de demander à un agriculteur de délaisser sa terre pour construire des logements dans l’urgence ? Aurions-nous grossi si vite au point d’être dans l’incapacité de mettre en place des services médicaux ou autres de qualité ? J’en suis convaincu et pourtant il me faut tout de même parler de déshumanisation de notre société. Les deux ne me paraissent pas contradictoires même si certains économistes affirment que l’immigration serait une valeur ajoutée pour notre économie, ce que je ne pense pas. En tous cas, pas toute l’immigration et pas celle non choisie !

     

    Ma crainte dans la fuite en avant de cette déshumanisation est qu’elle entraîne avec elle bien d’autres turpitudes beaucoup plus graves.  Moins d’humanisme, c’est une régression inéluctable de l’Homme, c’est ne plus prendre son temps pour tout et notamment celui nécessaire pour apprendre, réfléchir, pour penser, pour être respectueux et attentif de son prochain et digne de soi. C’est par la force des choses perdre des règles de base, des traditions, des repères, de sa liberté, de son identité individuelle et donc forcément des racines qui nous sont communes, collectives et auxquelles inévitablement nous tenons quand nous les voyons être « déracinées » les unes après les autres.

     

    Pourquoi cette déshumanisation ? Internet ? L’hyper technologie et l’intelligence artificielle ? La mondialisation ? Des politiques et des économies trop libérales ? La main mise du monde de la finance sur les affaires de la planète ? Trop de bureaucratie ? Trop d’individualisme ? Trop de cupidité ? Trop d’immigration non souhaitée ?

     

    Sans doute tout ça à la fois et bien d’autres choses encore, avec bien évidemment de nombreuses interconnexions entre toutes ces raisons. A toutes ces raisons est-il possible d’y rattacher des mots plus simples ? « Concurrence », « rivalité », « compétition », « discorde », par exemple ! Oui, je pense que ce sont les bons mots ! Ils s’appliquent aux hommes, aux entreprises, à nos institutions et à tous les pays quels qu’ils soient !

     

    Comme cette déshumanisation ne cesse de s’amplifier et donc de s’aggraver un peu partout sur notre planète, il faut simplement espérer que tous ces mots ne se transformeront pas en des synonymes plus violents comme « tuerie », « conflit » ou « guerre », mots malheureusement déjà trop présents sur notre Terre. Oui, il faut l’espérer car la situation (les situations) qu’on le veuille ou non se dégrade(nt). Ce n’est pas être pessimiste mais réaliste que de le dire !

     

    L’humanisme, richesse parmi les plus précieuses que nous ayons, est menacé de toutes parts. En France, il est un héritage du Siècle des Lumières et ces lumières ont rayonné sur le monde au point d’en éclairer pendant longtemps une immense partie. De nos jours, ces lumières s’estompent et si nous n’y prenons pas garde, le risque est grand qu’elles s’éteignent petit à petit et à tout jamais. Le civisme,  l’éthique, l’éducation et l’enseignement de nos enfants, petits-enfants et futurs descendants seront essentiels pour l’avenir de l’humanité (et donc de la France), mais pas suffisants. Il faudra aussi mettre des garde-fous et se défendre contre les attaques incessantes qui prônent d’aller dans le sens contraire : le capitalisme et la robotisation à outrance, l’ubérisation, le néo-libéralisme, les archaïsmes et les pressions idéologiques, religieuses et communautaristes, l’abêtissement des peuples et l’ignorance. La partie n’est pas gagnée mais il faudra coûte que coûte la jouer !

     

    Si on laisse les choses en l’état, voire se dégrader,  un jour, pas si loin que ça, il n’y aura plus de petits agriculteurs, qui bichonnent leur lopin de terre car ils n’ont que ça pour vivre. Plus de petits agriculteurs, c’est la disparition quasi certaine de bons produits, c’est un pan colossal de notre économie qui se meurt, c’est une perte inéluctable de création de nouvelles richesses, c’est moins de possibilité de faire face à une demande alimentaire de plus en plus importante. Le chien se mort la queue mais sans comprendre qu’un jour il n’aura plus rien à se mordre. Si on laisse les choses en l’état, voire se dégrader,  un jour, on demandera à cette dame souffrante de prendre contact avec un robot. Ce dernier lui délivrera un diagnostic. Comme il n’y aura plus de pharmacie dans son petit village, elle n’aura pas d’autre choix que de commander ses médicaments sur Internet. Elle continuera d’être ravie n’ayant plus d’autres choix que celui-ci mais l’homme aura totalement disparu de ses relations et se sont des ordinateurs qui prendront en charge notre santé, connaissant tout par cœur de nos antécédents médicaux.

     

    Dans le cas de cette dame citée en préambule, imaginons toutefois qu’Internet ait été en panne. Imaginons toutefois qu’elle ait été plus gravement malade et dans l’impossibilité de se rendre à la pharmacie…..Que serait-il advenu ?

     

    Le Samu serait venu la chercher ?  Sans doute ! Par bonheur, il y a encore un peu d’humanité dans certains lieux de notre chère France ! Espérons que personne n’aura l’idée de les supprimer !

     

    Etonnons-nous après ça que les urgences soient débordées et le personnel éreinté car insuffisant là aussi, et en grève depuis quelques temps déjà…..

     

    Oui, la société va dans le sens de la déshumanisation et que font nos gouvernants et élus pour y remédier ?

     

    Pas grand-chose, tiraillés qu’ils sont entre le souci de ne pas déplaire ;  souvent avec l’idée première d’être réélus ; leur pouvoir décisionnaire parfois limité ; au niveau des communes par exemple ; les nombreux groupes de pression qui les influencent, les conflits d’intérêts, les décisions à mettre en œuvre pour certains,  sans se mettre à dos ce qui n’y sont pas intéressés ou n’y ont pas droit. Ce n’est pas simple il faut l’avouer, mais le constater ne sera jamais suffisant !

     

    Oui cette régression galopante de l’humain sera gagnée si chacun d’entre-nous en prend conscience et fait en sorte d’agir sagement et en conséquence dans son quotidien. C’est mon humble avis. Il ne faut pas avoir peur des machines mais des hommes qui les inventent et les font fonctionner. Le célèbre physicien Stephen Hawking  n’était-il pas inquiet de voir certains hommes sacrément perturber par leurs propres innovations ?


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